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Société - Page 708

  • Le dépérissement du catholicisme en France

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    La Croix a publié un "état des lieux" présentant à travers diverses cartes la situation du catholicisme en France. Le bilan est loin d'être rassurant. Pourtant, à bien des égards, la vitalité catholique dans l'Hexagone paraît plus forte qu'elle ne l'est chez nous où le tableau est encore bien plus consternant.

    (La) première carte (élaborée à partir des données recueillies par La Croix) fait apparaître une baisse générale du nombre de baptisés en France, conforme en cela à une tendance déjà ancienne. En 2000, pour la première fois, la moitié d’une classe d’âge était baptisée, 46 % en 2004, et seulement 32 % en 2013. (...)

    La seconde carte permet de voir le nombre de prêtres actifs (âgés de moins de 75 ans), à l’horizon 2024. Elle montre une très forte diminution du clergé par rapport à aujourd’hui. Au total, le nombre de prêtres français passera de 5 806 aujourd’hui à 4 257 en 2024, en comptant les 664 séminaristes actuellement formés dans les diocèses français. (...) la moyenne française s’établit autour de – 25 % : les diocèses français perdront en moyenne un quart de leurs effectifs de prêtres actifs, d’ici à 2024. En revanche, quatre diocèses affichent un solde positif : Avignon (+ 20 %), Fréjus (+ 15 %), Versailles (+ 7 %) et Chartres (+ 4 %). (...)

    Tout l'article est ici : http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Baptemes-mariages-pretres-l-Eglise-de-France-en-cartes-2014-06-06-1161711

  • Quand l'Appel fait une enquête auprès des catholiques belges...

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    La revue belge "l'Appel", dirigée notamment par l'abbé Gabriel Ringlet, a lancé une enquête afin de connaître l'avis des catholiques sur une série de positions de l'Église. N'hésitez pas à y répondre en toute sincérité. 
     
    LE MAGAZINE L'APPEL INTERROGE SES LECTEURS
     
    En octobre prochain, un Synode sur la famille se tiendra à Rome. On devrait y discuter du positionnement de l'Eglise catholique face à l'évolution de la famille, à l'éthique etc. Que pensent de ces questions les catholiques belges, et parmi ceux-ci les lecteurs du magazine chrétien indépendant "L'appel"?
     
    Pour le savoir, le mensuel lance une grande enquête en ligne, via internet. Il y invite ses lecteurs à se prononcer à propos de quelques grands dossiers qui concernent l'évolution de l'Eglise en ce début de XXIe siècle et entend recueillir leur sentiment face à l'avenir de l'institution.
     
    Cette enquête, à laquelle on peut répondre sur internet jusqu'à la fin août, fait suite à d'autres sondages de même type réalisés précédemment par le magazine. Les résultats 2014 permettront de mesurer l'état actuel de l'opinion de chrétiens vis-à-vis d'une série de thème épineux qui interpellent toujours les croyants soucieux de vivre avec leur siècle.
     
    Pour prendre connaissance du questionnaire proposé au public cliquez sur ce lien:
    https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dDBPc0hlODRWSXZ2ZzJadlBDT3FHMnc6MA ou se rendre sur le site internet du magazine L'appel (www.magazine-appel.be
     
    ) où un onglet donne directement accès au questionnaire.

  • Huit cents cadavres de bébés dans une fosse septique, vraiment ?

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    Lu sur didoc.be :

    Huit cents bébés dans une fosse septique? 

    L’ombudsman du journal De Standaard explique comment une information douteuse a fini par faire la « une » de la presse internationale.

    Quelle histoire choquante, révoltante, singulière et tout à fait suspecte que celle de ces huit cents cadavres de bébés que des religieuses irlandaises auraient jetés dans une fosse septique.

    Vous en avez certainement entendu parler, car tous les médias occidentaux, même The Washigton Post et The Guardian, ont relayé l’information la semaine dernière. Notre journal aussi. « 800 cadavres de bébés trouvés dans une fosse septique d’un couvent de religieuses irlandaises » titrait De Standaard Online le 3 juin, et le journal imprimé enchaînait le lendemain : « Des religieuses ont jeté 800 bébés morts dans une fosse septique ». En Irlande, la nouvelle a provoqué un débat social (et parlementaire) chargé d’émotions sur l’héritage du catholicisme et la mise sur pied d’une commission d’enquête. Des articles d’opinion ont également jailli çà et là, comme celui repris dans nos colonnes « Enlevez le couvercle de béton du passé » (paru initialement le 6 juin dans The Guardian), où l’on exhorte « l’Église » à « révéler où sont enterrés les autres cadavres ».

    Quatre lecteurs m’ont écrit en faisant la même observation : les preuves avancées pour une telle atrocité leur semblaient plutôt ténues. C’étaient toujours les mêmes que l’on retrouvait dans tous les articles publiés la semaine dernière sur cette affaire dans la presse internationale (aussi dans De Standaard) : une « historienne locale » a demandé les certificats de décès de 796 enfants morts entre 1925 et 1961 dans un home pour « enfants bâtards ». Elle n’a retrouvé la tombe que d’un seul d’entre eux. Elle suppose donc que tous les autres sont enterrés dans la propriété. Et d’évoquer le témoignage de deux hommes aujourd’hui adultes, qui se souviennent, enfants, avoir vu dans les années 1970 — soit il y a quarante ans — le couvercle fêlé d’une fosse où se trouvaient quelques ossements. Mais, malgré tous les débats, cette prétendue fosse commune n’a pas encore été retrouvée et encore moins ouverte jusqu’à présent.

    L’un des quatre lecteurs — qui m’a particulièrement aidé dans la rédaction du présent article — m’a envoyé une interview de la femme en question par le journal irlandais local Connacht Tribune du 13 février dernier, soit quatre mois avant que l’affaire ne soit divulguée à l’international. Là, il n’est pas question d’une historienne, mais bien d’une « femme au foyer » qui consacre ses loisirs aux recherches généalogiques. Elle a conclu à la présence des ossements dans une fosse septique par déduction : après avoir entendu parler du témoignage datant des années 1970, elle a consulté une vieille carte de 1891 et constaté que celle-ci indiquait une fosse de ce genre dans les environs où les enfants devaient alors se trouver d’après elle. Mouais.

    Ce même lecteur m’a également envoyé la version PDF d’un dépliant du comité d’action local, non daté mais clairement rédigé encore plus tôt, où il est question d’une collecte de fonds en vue d’ériger une plaque commémorative pour les enfants. Les explications de la même « historienne » y sont de nature beaucoup plus spéculative : « Peut-être n’a-t-on jamais tenu de registre (de l’endroit où les enfants ont été enterrés) ou celui-ci a-t-il été perdu depuis… Se pourrait-il qu’un grand nombre de ces enfants soient enterrés dans le petit champ situé à l’arrière de l’ancien home ? » Elle précise aussi que, à l’époque, le taux de mortalité infantile était de toute façon beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui en Irlande.

    Entre-temps, la femme « déplore » que ses propos aient été déformés « par les médias ». La reconstruction de la manière dont une information locale sur une femme au foyer passionnée d’histoire régionale qui récolte des fonds pour une plaque commémorative crée soudain la sensation à l’échelle internationale montre bien comment un tel phénomène se produit. Bien que le premier article sur ce sujet soit déjà paru en février, ce n’est que le 25 mai que The Irish Mail on Sunday titre en manchette : « A MASS GRAVE OF 800 BABIES ». Tout comme son pendant anglais, The Mail est un journal bien connu pour le caractère douteux de ses informations ; la nouvelle ne suscite pas encore de réel émoi. Jusqu’à ce que le prestigieux quotidien The Washington Post décide quand même de la relayer le 3 juin. Les médias internationaux ont tôt fait de suivre le mouvement, tous avec la même combinaison de certitude absolue et d’incertitude absolue. À l’instar des autres médias cette semaine-là, De Standaard écrit que « les restes d’environ 800 cadavres de bébés ont été trouvés sur le domaine » et en même temps que « c’est la raison pour laquelle Corless suppose qu’ils ont tout bonnement été jetés dans une fosse ». Elle suppose que, mais, pour la presse, on les a vraiment trouvés.

    Si cela avait été des musulmans…

    « Les chiffres ravivent une fois de plus le souvenir d’une page très sombre de (l’histoire de) l’Irlande ultra-catholique », écrit ce journal. C’est bien entendu la raison du trouble causé par cette information. Une nouvelle prend de l’ampleur lorsqu’elle touche à un événement sous-jacent qui suscite de vives émotions et à propos duquel les gens estiment souvent qu’on leur cache des choses. Ces histoires sont toujours étouffées ! C’est tabou ! Mais, heureusement, on a des récits révélateurs comme celui-ci ! C’est aussi la raison pour laquelle ce genre d’informations sont moins rapidement remises en cause — ce serait comme douter de la validité de l’événement sous-jacent lui-même.

    Pas étonnant, dès lors, que différents blogs catholiques aient presque immédiatement tenu cette histoire pour suspecte. Cela fait partie de la même dynamique : le groupe visé a souvent l’idée tout aussi fausse que l’on ne trouve rien d’autre que ce genre d’histoires dans les journaux et que leurs adversaires culturels ne sont jamais traités aussi durement (« si cela avait été des musulmans, on n’aurait pas parlé de la sorte ! ») – si bien qu’ils se mettent quasi automatiquement, et parfois contre toute raison, à contester en bloc une information qui semble les stigmatiser en tant que groupe.

    Mais, dans ce cas-ci, ils avaient raison.

    Tom Naegels est l’ombudsman du quotidien De Standaard. Son article est paru dans l’édition du 10 juin sous le titre « Huit cents bébés dans une fosse septique ? Impossible ». Source :http://www.standaard.be/cnt/dmf20140610_01135529. Ce texte a été traduit du néerlandais par Pierre Lambert.

  • Un enfant mort-né n'est pas un déchet hospitalier

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    Lu sur le site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    L'enfant mort-né ne pouvait pas être assimilé à un déchet hospitalier

    Monsieur MARIC est un ressortissant croate dont l’épouse donna naissance dans un hôpital public croate, au cours du neuvième mois de sa grossesse, à un enfant mort-né. Monsieur et Madame MARIC laissèrent le soin à l’hôpital de procéder à l’enterrement de l’enfant. Quelques mois plus tard, cherchant à obtenir des informations quant au lieu où reposait la dépouille, Monsieur et Madame MARIC apprirent que celle-ci fut incinérée ensemble avec des « déchets hospitaliers » ; ce par application de la procédure prévue pour l’élimination des déchets hospitaliers.

    Devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, Monsieur et Madame MARIC soutenaient que le traitement réservé à la dépouille de leur enfant par l’hôpital contrevenait au respect de leur vie privée et familiale (article 8 de la Convention), et que c’est à tort que leurs actions devant les juridictions croates furent déclarées non fondées.

    Après avoir rappelée qu’il convient de faire preuve d’une prudence et d’une diligence particulière dans la gestion de situations impliquant le décès d’un proche, la Cour estime que la façon dont il fut procédé en l’espèce constitua à plus d’un égard une ingérence de la part de l’hôpital public dans le droit au respect de la vie privée des parents.

    La Cour considère ensuite que cette ingérence fut illégitime, relevant notamment que la loi applicablen’autorisait pas l’hôpital à assimiler la dépouille de l’enfant à un « déchet hospitalier » ; la loi croate ne permettant cela que lorsqu’il s’agit d’un fœtus âgé de 22 semaines au plus. La Cour fait également mention de l’inadéquation du droit croate quant à cette question. La Cour conclut donc qu’il y a eu violation de l’article 8 de la Convention, et octroie une indemnisation aux parents.

    Texte complet de l'Arrêt de la CEDH (seulement disponible en anglais)

  • Joseph Ratzinger : le football est un retour au Paradis !

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    Ratzinger1977.jpgVoilà bien un fan de foot que l'on n’attendait pas : le cardinal Joseph Ratzinger ! À la veille du Mondial 2014 au Brésil, c’est le moment ou jamais de relire cette réflexion de 1985 sur le football, parue dans son livre  « La gloire de Dieu ». Un ouvrage écrit avant la Coupe du monde de football de 1985 au Mexique, et qui débute par une question élémentaire autant que profonde : pourquoi ce sport parvient-il à électriser autant de gens ?  Voici  quelques-unes de ses réponses les plus percutantes notées sur le site Aleteia :

    D’où vient cette fascination pour le football ?

    À intervalles réguliers, tous les quatre ans, la Coupe du monde de football est un événement qui captive l'attention de plusieurs centaines de millions de personnes. Aucun  autre événement n'est capable d'opérer un mouvement d'une telle ampleur dans le monde. Ce qui prouve que cette manifestation sportive sollicite un élément primordial en l’homme, et la question est de savoir sur quoi se fonde ce pouvoir d’un jeu. Le pessimiste affirmera que c'est la même chose que dans la Rome antique.

    Réintégrer le Paradis 

    Dans cette Rome antique, le mot d’ordre des masses était panem et circenses, du pain et du cirque. Du pain et des jeux constitueraient donc le mot d’ordre vital propre à toute société décadente qui ignore tout autre but dans la vie. Mais  même si l'on accepte l'explication, elle n'est pas complètement satisfaisante. Il faudrait également se demander d'où vient cette fascination pour un jeu qui va jusqu'à revêtir la même importance que le pain ? Pour ce qui est de la Rome antique, on pourrait répondre que la demande ‘du pain et des jeux’ n'est rien d'autre que l’expression d’une vie paradisiaque, une exigence d'une vie de satiété sans effort, d’une liberté accomplie.
     
    Car c'est bel et bien ce qu’on entend par le jeu : un acte de liberté totale, qui ne poursuit aucun objectif, ne répond à aucune nécessité, engage et mobilise néanmoins toutes les forces de l’homme. En ce sens, le jeu serait alors une sorte de tentative de réintégrer le paradis: de s’évader des contraintes  du quotidien et de la nécessité de gagner son pain, pour accéder à ce qui n’est pas obligatoire et donc qui est beau. 

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  • Les journalistes allergiques à la religion et tentés par la désinformation ?

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    Lu sur le site de La Vie :

    L'allergie des journalistes à la religion est-elle cause de désinformation ?

    LAURENCE DESJOYAUX 

    C'est en tout cas ce qu'affirme Ed Stourton, présentateur du programme du dimanche de la chaîne BBC 4. Pour lui, les médias britanniques ont un «angle mort» dès qu'il est question de religion, ce qui les conduit à de «catastrophiques incompréhensions» des évènements qui se déroulent dans des pays où la foi est très présente.

    Dans un entretien à Radio Times rapporté par The Telegraph, le présentateur, ancien reporter chevronné, déplore que les chaînes britanniques, à commencer par la sienne, aient développé une «allergie» à la religion, qu'elles considèrent comme une excentricité qu'il vaut mieux ignorer.

    Pour Ed Stourton, cet «angle mort» sur le religieux, peut provoquer de «catastrophiques erreurs dans la lectures des évènements», notamment concernant le Moyen-Orient ou les autres régions du monde où la religion joue un rôle essentiel dans la vie politique.

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    A titre d'exemple du travail de désinformation : l'affaire des huit cents bébés.

     

  • L’homélie de Mgr Marc Aillet à Notre-Dame de Chartres

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    6a00d83451619c69e201a3fd1b111d970b-800wi.jpgCette année encore, plus de dix mille personnes ont pris part au traditionnel pèlerinage de Pentecôte animé de Paris à Chartres par l’association « Notre-Dame de Chrétienté ». Le site « liberté politique » reproduit le texte  du sermon prononcé à Chartres par Mgr Marc Aillet lors de la messe de clôture. Durant son homélie, l'évêque de Bayonne a exhorté les fidèles à  s'engager en politique,"forme éminente de la charité… et de l’évangélisation" :

    Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen.

    Je veux d’abord remercier son excellence Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres de m’accueillir ainsi que vous tous, dans sa belle cathédrale dédiée à la Vierge Marie. 

    Et c’est une grande joie pour moi de présider cette messe de clôture de votre beau pèlerinage, non seulement pour me plonger dans votre ferveur pleine de ces trois jours de prière, de réflexion et aussi d’effort, de pénitence même que vous venez confier à la Vierge Marie. Et aussi moi-même comme pèlerin, pour confier particulièrement à Notre Dame, mon diocèse, la consécration solennelle au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie que j’ai accomplie avec de nombreux prêtres et fidèles hier en la fête de la Pentecôte.

    Ce n’est pas seulement une messe de clôture mais une messe d’envoi en mission, vous venez en effet de confier à la Vierge Marie qui vous accueille ici, ces trois jours de pèlerinage, ces trois journées de prière, de méditation, où vous vous êtes aussi délestés de tout ce qui vous encombre dans votre vie ordinaire pour recentrer votre existence sur Dieu.

    Magnifique démarche que vous accomplissez aujourd’hui où vous allez aussi confier à la Vierge Marie l’engagement que vous voulez prendre au terme de ce temps fort de votre vie chrétienne. En particulier votre engagement dans la cité, car c’est bien le thème de votre dernière journée de pèlerinage sous le patronage de saint Thomas More : ce grand homme d’État du XVIe siècle, laïc, qui voulut par une conscience éclairée par la foi « obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Ils sont nombreux encore aujourd’hui, ceux qui payent cher leur fidélité à la voix de leur conscience, à la voix de la Vérité, et nous voulons particulièrement ce soir les envelopper dans notre prière.

    "Une forme éminente de la charité"

    La politique, au sens noble du mot, si elle est recherche incessante d’un ordre social juste, si elle est orientée vers le bien commun, est une forme éminente de la charité, comme l’ont dit tous les papes récents jusqu’à notre pape régnant, le pape François.

    Je sais bien la défiance et le désamour pour la chose publique, pour la politique, qui gagne aujourd’hui un nombre croissant de nos concitoyens à cause de la tentation de l’intérêt et du pouvoir qui traverse sans cesse avec ces affaires notre vie politique en France. Et pourtant l’engagement politique fait partie intégrante de la mission des catholiques. La tâche qui vous est dévolue à vous particulièrement fidèles du Christ, laïcs, de l’animation chrétienne des réalités temporelles, de votre propre initiative et de façon autonome, comme le rappelle le concile Vatican II à la lumière de la foi et de l’enseignement de l’Eglise. Mais encore faut-il que cet engagement politique soit resitué par rapport à la primauté de Dieu dans la vie de l’homme.

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  • L’autonomie religieuse renforcée par la Cour européenne des droits de l’homme

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    Dans un arrêt rendu jeudi 12 juin, les juges strasbourgeois, réunis dans leur formation la plus solennelle, ont débouté un prêtre marié qui se plaignait d’avoir perdu son emploi de professeur de religion. Lu ce jour dans le journal « La Croix » 

    Une communauté religieuse peut-elle licencier un professeur de religion qui militerait activement contre sa doctrine ? À cette question, les juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) réunis jeudi 12 juin dans leur formation la plus solennelle – la grande chambre –, ont répondu positivement.

    La Cour a en effet débouté un enseignant en religion espagnol dont l’évêque avait retiré l’agrément au motif qu’il s’agissait d’un prêtre marié, père de cinq enfants, et militant du « mouvement pro-célibat optionnel ».

    Ce retrait avait entraîné le non-renouvellement de son contrat de travail par l’État, dont il était salarié. L’ancien prêtre y voyait une atteinte à sa vie privée et familiale, mais les juges strasbourgeois ont estimé, comme la justice espagnole avant eux, que tel n’était pas le cas. Un arrêt qui confirme l’autonomie des communautés religieuses, conformément à la jurisprudence en vigueur.

    LA CEDH RÉGULIÈREMENT SAISIE SUR L’AUTONOMIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES

    « La cour a été très sensible à l’obligation de loyauté que ce salarié doit avoir à l’égard de la communauté religieuse, et le fait qu’en tant qu’ancien prêtre, ce dernier était conscient d’un risque de conflit », décrypte Nicolas Hervieu, chercheur au Centre de recherches et d’études des droits fondamentaux (Credof).

    Aussi, l’existence d’une divergence entre les idées qui doivent être enseignées et les convictions personnelles d’un professeur peut poser un problème de crédibilité lorsque cet enseignant milite activement contre ces idées.

    Depuis plusieurs années, la CEDH est régulièrement saisie dans les affaires d’autonomie des communautés religieuses. « De tels cas reviennent régulièrement devant la cour, précise Nicolas Hervieu. Il est probable qu’elle devra à nouveau se prononcer sur ces questions dans les années à venir. »

    Loup Besmond de Senneville »

    Ref.: L’autonomie religieuse renforcée par la Cour européenne des droits de l’homme

    Une excellente nouvelle pour tous ceux qui oeuvre à préserver l'identité des communautés religieuses face au sécularisme ambiant. JPSC

  • La Coupe du Monde de football, emblématique de l'ère du vide

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    "Qui fait en sorte qu'à longueur de pages, d'heures d'antenne radio-et-télédiffusées, le même sujet soit traité avec une constance qui donne la nausée? Que le psittacisme le plus monotone y règne? Que les intellectuels y sont tellement asservis qu'ils ne trouvent rien de mieux à faire que de s'épancher urbi et orbi en analyses de café des sports dont le premier supporter venu serait capable? Le jugement tombe sans appel: il s'agit d'un régime totalitaire. Pendant un mois, nos journaux, nos médias, à travers leur monotonie, vont ressembler à ceux de l'ex-RDA: du foot, du foot et encore du foot ; ce qui ne manque pas de rappeler la presse communiste: le parti, le parti, et encore le parti. La Coupe du monde est une singerie de l'univers totalitaire au sein même du monde libre."

    Lire le coup de gueule du philosophe Robert Redeker

  • Derrière le vote de l'euthanasie, une mutation anthropologique

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    "(...) On a présenté le droit de «mourir dans la dignité» comme l'expression d'un droit fondamental enfin reconnu: celui d'en finir librement avec sa propre vie lorsqu'elle devient invivable. La thèse était la suivante: chacun peut donner la conception qu'il veut à l'existence et nul n'est obligé d'assumer la conception sacrée de la vie, de la conception jusqu'à la mort naturelle, avec la part de consentement au «mystère de l'existence» qu'elle implique.

    Dans la mesure où les services publics devraient respecter la diversité des croyances, la possibilité de l'euthanasie devrait être offerte à tous, chacun étant libre ou non de s'en prévaloir. On voit jusqu'où peut aller la logique des droits lorsqu'elle se conjugue avec un certain relativisme moral et qu'elle réclame la gratuité des services propres à l'État social. (...)

    (...) C'est notre rapport à la dignité humaine qui s'éclaire ici. La modernité l'assimile à l'autonomie: c'est elle qui donnerait sa valeur à l'existence. Inversement, la vieillesse est disqualifiée comme l'âge de la déchéance. Dépendre d'autrui serait avilissant. Plus la perte d'autonomie serait grave, moins la vie vaudrait la peine d'être vécue. Dans une société où la famille a éclaté et où les aînés sont souvent laissés à l'abandon, le vieil âge est présenté sous le signe de l'indignité. La banalisation culturelle de l'euthanasie n'est peut-être pas sans lien avec cette disqualification morale des vieux jours. (...)

    Extraits d'un article de Mathieu Bock-Coté relatif au vote de l'"aide médicale à mourir" qui vient de survenir au Québec : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/06/12/31003-20140612ARTFIG00112-comment-le-quebec-a-vote-l-euthanasie-au-nom-des-droits-de-l-homme.php

  • Google, plus fort que Big Brother ?

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    Pas banale, cette longue lettre ouverte adressée par Mathias Döpfner, le plus grand patron de presse allemand, CEO du groupe de médias Axel Springer SE (qui édite entre autres Bild et  Die Welt), au président de Google Eric Schmidt. Le texte a été publié dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung. On en trouve une traduction française dans le site de L'Express http://blogs.lexpress.fr/media/2014/05/21/47765/

    A côté de considérations sur la concurrence déloyale de Google à l'égard de la presse, qui relèvent de la cuisine interne, il y a des propos sur le contrôle exercé par Google sur la privacy de chacun de nous qui donnent à penser que la prophétie d'Orwell dans 1984 est peut-être en train de se réaliser, avec "seulement" trente ans de retard. Voici deux morceaux choisis:

    - " Personne ne connaît mieux ses clients que Google. Même les e-mails privés ou professionnels sont lus par Gmail et peuvent être exploités selon les besoins. Vous-mêmes avez dit en 2010 : « Nous savons où tu es. Nous savons où tu te trouvais. Nous pouvons plus ou moins savoir, ce que tu es en train de penser. » C’est une phrase remarquablement sincère. La question est de savoir si les utilisateurs souhaitent que ces informations lorsqu’elles ne sont pas uniquement utilisées à des fins commerciales – ce qui, certes, comporte de nombreux avantages, mais aussi quelques zones d’ombres qui donnent le frisson – puissent également tomber dans les mains de services secrets, ce qui est déjà en partie le cas ?"

    - "Google explore plus d’un demi-milliard d’adresses internet. Google en sait davantage sur chaque citoyen actif dans le monde numérique que George Orwell n’a osé imaginer dans ses visions les plus audacieuses de 1984. Google est assis sur l’ensemble du trésor que représentent les données actuelles de l’humanité comme le géant Fafner dans L’anneau du Nibelung :  » Hier lieg’ ich und besitz  » (« Ici je me trouve, et possède »)."

    Dans 1984, les écrans de télévision servaient à surveiller les gens dans tous leurs actes quotidiens. En 2014, les écrans d'ordinateur sont sur le point de remplir la même fonction...

  • Philippe VI d’Espagne sera-t-il un roi catholique ?

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    Le roi Juan Carlos d’Espagne a annoncé qu’il renonçait au trône. Son fils, le prince des Asturies va lui succéder. Quel avenir pour la monarchie espagnole ? De Josémaria Ballester Esquivas dans l’hebdomadaire « Famille chrétienne » :

    244952-le-prince-felipe-d-espagne-et-sa-femme-637x0-3.jpg« Entre tradition familiale et contraintes constitutionnelles, la marge de manœuvre du nouveau monarque espagnol est étroite.

    Dans le livre-portait qui lui avait été consacré en 1993 par les journalistes José Apezarena et Carmen Castilla, le prince des Asturies, qui régnera, probablement avant la fin du mois,  sous le nom de Philippe VI, répondait par un « oui » ferme lorsqu’on lui avait demandé s’il se considérait comme catholique pratiquant. Il avait alors 25 ans et la réponse était celle que l’on attendait d’un héritier de la Couronne d’Espagne. Depuis, il ne s’est plus exprimé publiquement sur ce sujet. Où en est-il aujourd’hui ? Quelques indices permettent de mieux le cerner.

    Une éducation catholique dans une société décléricalisée

    Au départ de tout, il y a l’école. Le prince a effectué toute sa scolarité – sauf la dernière année – à l’école Santa Maria de los Rosales, un établissement privé situé dans la banlieue chic de Madrid. Et là premier élément éclairant : c’est une école non confessionnelle, même si l’enseignement de la religion catholique y est dispensé de manière sérieuse.

    Le choix de ses parents, qui n’étaient pas encore le roi Juan Carlos et la reine Sophie, s’est expliqué à l’époque par une volonté de combiner les fondamentaux historiques de l’Espagne  et de sa monarchie – avec une société en pleine décléricalisation.

    Mais les princes espagnols sont élevés de façon ininterrompue en catholiques depuis la conversion du roi wisigoth Récarède au VIIe siècle. Ils ont même reçus du pape Alexandre VI le titre de « très catholiques »depuis l’union d’Isabelle Ire de Castille et Ferdinand d’Aragon (1469). C’est pourquoi tous les sacrements du prince ont été reçus en public, sans en faire toutefois des cérémonies d’État, à l’exception de son mariage. Cette éducation catholique se traduit par ses gestes. Il n’oublie jamais de se signer en entrant dans une église ou de baiser l’anneau d’un évêque, malgré l’énervement que ces gestes produisent dans certains secteurs laïcards de l’opinion espagnole.

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