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Spiritualité - Page 162

  • Les Scouts d’Europe offrent un terrain particulièrement favorable à l’évangélisation

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    De Mathilde de Robien sur Aleteia.org :

    Les Scouts d’Europe, un terrain favorable à la mission

    02/11/22

    Dans leur manière d’aller à la rencontre et d’accueillir des jeunes de tous horizons, puis de les aider à grandir humainement et spirituellement, les Scouts d’Europe offrent un terrain particulièrement favorable à l’évangélisation.

    Chef de troupe pendant trois ans, puis tout autant chef de clan, Rémi de Saint Albin, 27 ans, toujours engagé dans le mouvement, a vu grandir et s’épanouir de nombreux scouts, d’horizons et de profils très variés. « La pédagogie scoute révèle des choses merveilleuses dans chaque jeune. Elle porte des fruits incroyables, notamment chez les jeunes les plus éloignés de la foi ou de la vie au grand air ! », témoigne-t-il. Un constat que partage également le mouvement, convaincu que la pédagogie élaborée par Baden Powell fait éclore le meilleur chez les jeunes qui s’engagent dans le scoutisme.

    Une merveilleuse école de vie qui permet à des jeunes de 8 à 19 ans de grandir dans toutes les dimensions de leur être : corps, esprit et âme. « Plus j’avance dans la connaissance de la pédagogie scoute, plus je suis émerveillée par cette méthode éducative intégrale qui vise à faire de nos jeunes des catholiques et des citoyens heureux et engagés », confie Myriam Cocquet, Commissaire générale Guides depuis mai 2020. Un trésor que les Scouts d’Europe désirent partager au plus grand nombre, et qui les pousse à être de véritables missionnaires.

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  • Euthanasie : quand le Père Abbé de Fontgombault monte au créneau

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    L'homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault, pour la Toussaint (source) :

    (Fontgombault, le 1er novembre 2022)

    Venite benedicti patris mei
    Venez les bénis de mon Père
    (Mt 25,34)

    Chers Frères et Sœurs,
    Mes très chers Fils,

    Deux foules peuplent les horizons de la liturgie de ce matin de Toussaint. L’épître nous associe à la joie du voyant de l’Apocalypse devant la cité céleste. La voix puissante d’un ange énumère le nombre des élus parmi les douze tribus d’Israël. Puis voici, une foule innombrable de toutes races, peuples, nations et langues qui se tiennent devant le trône de Dieu. L’évangile nous fait entendre une autre voix, celle du Seigneur, plus douce, qui invite ses contemporains, et qui nous invite, à la mise en œuvre des béatitudes comme la porte ouvrant vers une grande récompense dans les cieux.

    Comment ne pas rappeler cet autre enseignement du Seigneur évoquant le jugement de la fin des temps, et dont saint Matthieu s’est souvenu à la fin de son évangile :

    Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire… toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. » (25,31-34)

    Et quel sera le critère du discernement ?

    J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! (ib. 35-36)

    La pratique des œuvres de miséricorde attire la bénédiction de Dieu : ce que vous « avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (v.40) Heureux donc les pauvres de cœur, les doux, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix. Heureux ceux qui offrent à manger et à boire à l’indigent, qui accueillent l’étranger, qui soignent et visitent le malade et le prisonnier. En mettant en œuvre sans relâche, jour après jour, l’enseignement du Seigneur, ils indiquent à leurs frères le chemin qui, de la vie dans l’éphémère temps présent, conduit à la Jérusalem céleste.

    L’accompagnement du malade, l’accès aux soins palliatifs est devenu une question importante alors que de nombreux États ont autorisé ou se préparent à rendre légale l’euthanasie. Ce faisant, l’État providence, en offrant à ses citoyens une « mort heureuse », prétend se substituer à la Providence divine qui dispose toute chose, et en particulier le moment de la mort, avec justice et amour.

    Il y a un peu plus de deux ans, la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié un document intitulé Samaritatus bonus (1) , « Le Bon Samaritain », consacré au soin des personnes en phases critiques et terminales de vie. Je vous invite vivement à le relire intégralement et à le faire connaître. Je crois de mon devoir aussi de le citer un peu longuement ce matin dans le cadre de cette homélie.

    Ce document rappelle que :

    L’Église considère... comme un enseignement définitif que l'euthanasie est un crime contre la vie humaine parce que, par un tel acte, l'homme choisit de causer directement la mort d'un autre être humain innocent. Ceux qui adoptent des lois sur l'euthanasie et le suicide assisté sont donc complices du grave péché que d'autres commettront. Ils sont également coupables de scandale car ces lois contribuent à déformer la conscience, même des fidèles. (Cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n. 2286.) « les supplications de très grands malades demandant parfois la mort ne doivent pas être comprises comme l’expression d’une vraie volonté d’euthanasie ; elles sont en effet presque toujours des demandes angoissées d’aide et d’affection... » (Cong. pour la Doctrine de la Foi, Décl. Iura et bona (5 mai 1980))

    Les lois qui approuvent l'euthanasie « non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s'y opposer par l'objection de conscience...“il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes” (Ac 5, 29) ». (Jean-Paul II, Evangelium vitae (25 mars 1995), n. 73)

    La Congrégation veut aussi répondre à l’objection que l’opposition à une telle loi tiendrait aux convictions religieuses de l’individu. Il n’en est rien :

    Le droit à l'objection de conscience ne doit pas nous faire oublier que les chrétiens ne rejettent pas ces lois en vertu d'une conviction religieuse privée, mais en vertu d'un droit fondamental et inviolable de chaque personne, essentiel au bien commun de toute la société. Il s'agit en effet de lois contraires au droit naturel, dans la mesure où elles sapent les fondements mêmes de la dignité humaine et d'une vie en commun fondée sur la justice.

    Enfin, le document précise que pour conférer le sacrement de réconciliation, le confesseur doit veiller à ce que le pénitent ait une contrition. Aussi, une personne inscrite auprès d'une association pour recevoir l'euthanasie ou le suicide assisté doit montrer son intention d'annuler cette inscription avant de recevoir les sacrements. Dans le cas où le patient serait inconscient, le prêtre pourrait administrer les sacrements sous condition et seulement si le repentir peut être présumé à partir d'un signe donné précédemment par la personne malade. Ceux qui assistent spirituellement les malades ne pourraient en aucun cas rester présents au moment de l’acte, ce qui ne pourrait être interprété que comme une complicité au mal.

    Alors que l’Église nous convie à méditer en ce jour sur la beauté du Corps mystique du Christ, elle nous rappelle que nous ne sommes pas seulement les profiteurs d’un admirable échange où la sainteté des uns profite aux autres. Les âmes au purgatoire, nos frères de la terre, et tout particulièrement ceux qui sont dans l’épreuve, implorent l’aumône de notre prière. Cheminant au cœur de l’Église militante, nous avons le devoir de nous entraîner les uns les autres vers la cité céleste, d’être comme un bon ange pour notre frère. Qui comprend la sainteté de la cité céleste, n’a de cesse d’y mener son prochain.

    Que Marie, Mère de Dieu, Reine des Anges et des Saints, Mère de miséricorde et Refuge des pécheurs, intercède pour nous. Amen.

    (1) https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20200714_samaritanus-bonus_fr.html

    CDF_Samaritanus_bonus.pdf

  • Dans la main de Dieu

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    Dans la main de Dieu

    2 novembre: jour de la commémoration des défunts. Pour bon nombre d'entre nous, après la mort il n'y a rien. Jamais, nous ne reverrons ceux que nous avons aimés. Très curieusement, un texte de la Bible, tiré du livre de la Sagesse, nous livre des paroles conformes à ce que beaucoup d'humains pétris d'une philosophie matérialiste pensent aujourd'hui. En voici quelques extraits... "Les incroyants se disent: "Il est court le temps de notre vie et quand vient la fin d'un homme, il n'y a point de remède. Notre nom tombera dans l'oubli. Le hasard nous a amenés à l'existence  et après cette vie, nous serons comme si nous n'avions jamais été. Notre existence est le passage d'une ombre et sa fin est sans retour. De la mort, nul ne revient". Quel athée ne se retrouvera pas dans ces mots? Cependant, ce même texte poursuit: "Telles sont leurs pensées mais il se trompent. Ignorant les desseins divins, il ne savent pas qu'ils sont créés pour l'immortalité et que les âmes des justes sont dans la main de Dieu. Aux yeux des insensés, nos défunts paraissent être morts et leur sortie de ce monde semble un malheur, mais ils sont dans la paix". Contraste!  D'un côté ceux qui croient que le Réel se réduit à ce qu'ils peuvent percevoir de lui et de l'autre, ceux qui pensent que nos sens sont insuffisants pour saisir la totalité de ce Réel. Dès lors, si pour les premiers tout s'arrête avec la fin du corps physique, pour les deuxièmes tout est transfiguré avec ce corps spirituel qui n'appartient aucunement à l'espace-temps. Certes, la nature et hélas les actions de l'homme à travers des assassinats, sont capables de tuer notre corps matériel, mais ils ne peuvent rien à l'encontre de notre âme qui, elle, demeure éternellement.  Un mot attribué à St Jérôme peut, je le crois nous aider à percevoir la différence qui existe entre ce monde et celui qui nous attend sur l'autre rive. Le voici en guise de conclusion: "La vie (terrestre) est un rêve dont la mort (l'au-delà) nous réveille".

    Jean-Pierre Snyers (Montforêt 19, 4190 Ferrières, Belgique)

  • Sénégal : Vêpres d’hier, 30 octobre 2022, à Keur Moussa

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    KTO propose un nouveau rendez-vous de prière. Le dernier dimanche de chaque mois à 21h30, les vêpres de l’abbaye bénédictine de Keur Moussa au Sénégal seront retransmises. Voici le rendez-vous de ce dimanche 30 octobre 2022, capté hier pour la première diffusion sur cette chaîne :

    Mgr Ndiaye, archevêque de Dakar : « Keur Moussa fait partie de l'histoire du patrimoine de l'Église du Sénégal » :

  • Toussaint : le tissu de la miséricorde

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    De l'abbé Antoine Fernandez sur le site de l'Opus Dei :

    Le tissu de la Miséricorde

    "L'Église vit la communion des saints." Dans cette méditation, la communion des saints est comparée au travail de tissage, confié aux mains de la Sainte Trinité. L'image de la Vierge au manteau en est une illustration éloquente.

     
    Opus Dei - Le tissu de la Miséricorde

    Artisan consommé, la Trinité tisse l’histoire « de façon suave et forte » (Sagesse 8, 1). Sa miséricorde exprime sa toute-puissance (pape François, Le Visage de la Miséricorde §6), quand Dieu donne, dès la création, la vie et les forces et, par grâce, son intimité bienveillante. Des anges et des hommes, comme les brins d’une tapisserie bigarrée, bénéficient de cet amour. La Trinité façonne avec doigté le corps mystique du Christ.

    Par l’Église, étendard du Sauveur (Isaïe 5, 26), des nouveaux membres sont rattachés à la trame solide de la foi. « L’Église vit la communion des saints » (pape François, idem §12). Ce tissu vital est greffé dans une Source divine. Chacun porte une fibre de la miséricorde paternelle, trempée dans le Sang de l’Agneau et dans le souffle de l’Esprit.

    LA TRINITÉ FAÇONNE AVEC DOIGTÉ LE CORPS MYSTIQUE DU CHRIST.(...) CHACUN PORTE UNE FIBRE DE LA MISÉRICORDE PATERNELLE

    La grâce sans limite accordée à l’humanité du Christ imprègne le corps de l’Église (saint Augustin, Discours sur les Psaumes 132 §9). Chaque membre est appelé à garder et diffuser la miséricorde, pilier et loi du Royaume. « Un membre souffre-t-il ? Tous les membres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur ? Tous les membres prennent part à sa joie » (1Corinthiens 12, 26). Chacun peut bénéficier des biens spirituels de tous les autres, gratuitement : « un trésor de vie qui s’enrichit en étant partagé » (Catéchisme §949).

    Ceux qui ont atteint le ciel se soucient de leurs frères vulnérables. Ceux qui sommes en chemin nous accrochons aux aînés. Ceux qui se purifient dans l’au-delà ne sont pas oubliés du reste. Si un regard de miséricorde nous a appelés à la foi, un souffle de tendresse nous soutient dans la persévérance. La communion des saints atteste que la fidélité est définitive chez les saints et accessible aux pèlerins qui traversent la terre.

    CHACUN PEUT BÉNÉFICIER DES BIENS SPIRITUELS DE TOUS LES AUTRES, GRATUITEMENT : « UN TRÉSOR DE VIE QUI S’ENRICHIT EN ÉTANT PARTAGÉ »

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  • Le Christ est ce que nous avons de plus cher

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    Du cardinal Sarah à la journée de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le Christ est ce que nous avons de plus cher

    31-10-2022

    "Aujourd'hui, l'invitation de Jésus nous stimule surtout à renouveler notre adhésion à lui, personne vraiment vivante et vraiment chère, et à ne pas le confondre avec un quelconque projet d'idéologie ou de société chrétienne (...). C'est seulement en contemplant l'amour du Père pour son Fils que nous apprenons nous aussi à aimer Jésus-Christ".

    Nous publions la méditation du Cardinal Robert Sarah* à la Journée de la Nuova Bussola Quotidiana 2022, qui s'est tenue le 29 octobre à Palazzolo sull'Oglio avec la participation d'environ 1000 personnes.

    "Le Christ est ce que nous avons de plus cher" : cette déclaration est la profession de foi la plus profonde que le cœur d'un chrétien puisse faire. Comme nous le remarquons dans l'Évangile, dès sa première apparition, une grande foule suit Jésus. Sa parole a toujours quelque chose de fascinant, et chacun peut y trouver quelque chose qui lui convient et le juge avant lui-même ou les autres. Hier, aujourd'hui, toujours une foule nombreuse a cherché, cherche et cherchera à s'emparer du Seigneur pour ce qui leur convient. Jésus, par contre, qui connaît le cœur de l'homme, dit immédiatement que pour ceux qui le suivent, il ne s'agit pas de choisir une de ses vérités, mais de le choisir Lui, une Personne vivante, réelle, présente, qui veut être choisie et suivie uniquement par amour.

    L'AMOUR DU CHRIST

    L'amour, et seulement l'amour, peut justifier une radicalité qui pourrait autrement sembler anormale ou impossible, mais que, dans la totalité que comporte tout amour, l'amour pour Lui exige de manière si globale parce que personne et rien ne peut être au-dessus de Lui. Celui qui aime son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même sa propre vie plus que moi, dit Jésus, n'est pas digne de moi. Il est vrai que ce qui nous tient le plus à cœur, c'est le Christ. Le chrétien n'est pas celui qui aime à moitié ou qui n'aime pas le monde, mais celui qui aime avec une telle plénitude que le monde n'est qu'un des nombreux moments de cet amour, mais ne s'y épuise pas. 

    Pour moi, rien n'est aussi réducteur de la plénitude de l'amour du Christ que de parler de célibat, qui est un concept négatif, car il indique la non-réalisation. Il faut plutôt parler de la virginité qui, si pour les conjoints elle n'est pas physique, pour tous, conjoints et non conjoints, doit être intérieure, libératrice, signe d'un choix de foi qui trouve en Jésus son unique Seigneur, son trésor le plus précis. Bien sûr, il ne faut pas se présumer, il faut avoir l'humilité quotidienne de mesurer ses propres forces, de fructifier ses talents, de stimuler ses charismes, afin de ne pas commencer une construction que l'on aurait ensuite du mal à achever.

    Aimer le Christ et prier pour la sagesse du cœur ne suffit pas. La vie doit être le signe de ces nouvelles relations, de cette "nouveauté" qui bouleverse la respectabilité tranquille de l'homme. Si l'on aime le Christ plus que quiconque, on doit aimer ceux avec lesquels le Christ s'est identifié : les petits, les pauvres, les derniers. Saint Paul nous donne un exemple concret de cette capacité révolutionnaire du Christ qui non seulement surmonte toutes les barrières sociales, mais fait concrètement aimer le dernier, l'esclave fugitif, au-delà de toute attente. C'est ainsi qu'il écrit à Philémon : "moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus, j’ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ. Cet Onésime (dont le nom signifie « avantageux ») a été, pour toi, inutile à un certain moment, mais il est maintenant bien utile pour toi comme pour moi. Je te le renvoie, lui qui est comme mon cœur. Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile. Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par contrainte mais volontiers. S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement, non plus comme un esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé : il l’est vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi. S’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose, mets cela sur mon compte. Moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main : c’est moi qui te rembourserai." (Phlm 1,9-19).

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  • Le Chapitre général de l’Ordre de Saint-Lazare s'est tenu à Orléans

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    Cérémonie d'investiture de l'ordre de Saint Lazare à la cathédrale d'Orléans  par le grand maître et en présence du prince Charles-Philippe d'Orléans et  du cardinal Kambanda

    Communiqué de presse :

    Le samedi 15 octobre, en la cathédrale d’Orléans, a été célébrée une messe d’action de grâce qui clôturait le Chapitre général de l’Ordre de Saint-Lazare.

    Présidée par le Protecteur spirituel de l’Ordre, Son Eminence le Cardinal Antoine Kambanda, archevêque de Kigali, accompagné du Très Révérend Père Bernard Lorent, abbé de l’abbaye de Maredsous et Grand Prieur spirituel chargé du lien entre les chapelains des quinze juridictions nationales de l’Ordre, en présence de Monseigneur Jacques Blaquart, évêque d’Orléans et de nombreux chapelains de Saint-Lazare dont Monseigneur Krzystof Wlodawczyk du Grand Prieuré de Pologne, la liturgie a été conclue par l’engagement de nouveaux chevaliers et dames.

    Le Chapitre général de l’Ordre se réunit tous les trois ans pour partager l’expérience des membres dans leurs actions au service des plus démunis et préparer les projets des années à venir. A cette occasion, le mandat de son Grand Maître, le Comte jan Dobrzensky z Dobrzenicz, a été prolongé.

    L’Ordre de Saint Lazare de Jérusalem possède un statut d’association privée de fidèles dans une dizaine de diocèses en Europe et aux Etats-Unis. L’Ordre n’est pas un ordre du Saint-Siège comme celui de Malte ou du Saint-Sépulcre mais, au sein de l’Eglise catholique, son identité historique et son œuvre ont été confirmées par Son Eminence le Cardinal Kevin Farrel, Préfet du Dicastère pour les Laïcs la Famille et la Vie, par un document du 15 septembre 2020 dans lequel il précise : « Le Dicastère pour les Laïcs la Famille et la Vie considère que l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, de par son histoire et sa structure, a toujours été et demeure en réalité un ordre équestre » et «… souhaite à l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem de continuer avec grande fécondité l’œuvre de sanctification de ses membres et du noble service en faveur des plus pauvres qui le caractérisent dans toutes les Eglises locales où il est présent ». 

    https://histoiresroyales.fr/photos-ceremonie-investiture-ordre-de-saint-lazare-cathedrale-orleans-2022/

  • Et si nous nous laissions transformer (31e dimanche du TO)

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    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 31e dimanche du temps ordinaire (C) :

    Aujourd’hui on n’ose plus parler de péché, car on estime qu’on condamnerait l’autre en parlant ainsi. Il y a là un anéantissement du chemin de la conversion, qui enferme dans le découragement et la tristesse. Mais Dieu n’agit pas ainsi. Ceux qui tombent dans le péché, il veut les relever, les remettre en route, pour qu’ils puissent librement se détourner du mal et s’attacher à Lui, croire en Lui. Il espère en chaque homme, non pas en raison du bien que nous faisons déjà, comme si nous pouvions nous regarder nous-mêmes et dire « je comprends, mon Dieu, que tu espères en moi ». Il espère en chaque homme en raison du bien qu’il peut accomplir en nous. Il paraît que 86% des occidentaux pensent qu’ils iront au paradis. Parmi eux il y en a sûrement un fameux paquet qui se voient entrer au paradis non pas parce qu’ils espèrent en Dieu, mais parce qu’ils s’estiment dans la bonne moyenne. Il y a tant de gens qui sont satisfaits d’eux-mêmes devant Dieu, qui ne vont jamais se confesser, qui disent par leur vie : Dieu ferait bien d’être déjà content de tout ce que je fais. À moins qu’ils se disent plutôt : personne ne sait rien de Dieu, alors je ne peux même pas me préparer pour Dieu, à quoi bon me soucier de ces choses, on verra bien… Oubliant ainsi, parfois à cause des errements des pasteurs de l’Église, le trésor de la Révélation que Dieu a déposé dans le cœur de son Église.

    Dans l’évangile d’aujourd’hui nous voyons qu’en réalité nous pouvons nous préparer, parce que c’est Dieu qui nous cherche et que la préparation c’est de lui ouvrir notre cœur, disant : « Seigneur, prends pitié de nous ! » et aussi : « Merci mon Dieu ne nous aimer ainsi et d’avoir tout fait pour nous ». C’est d’ailleurs ainsi que se déroule la messe : nous cherchons Dieu en y venant — c’est un peu monter dans l’arbre que de venir à l’église —, et nous laissons le Seigneur nous regarder (c’est pourquoi le prêtre ne commence pas par « bonjour, chers amis » mais par « le Seigneur soit avec vous ! ». Dès le début nous disons « prends pitié » et nous continuons en nous émerveillant de l’œuvre de Dieu à notre égard : « Gloire à Dieu ! Nous te bénissons, nous te rendons grâce… prends pitié de nous ! ». Ce mouvement d’accueil, de contrition puis de reconnaissance est le mouvement de la vie en Dieu. Ce mouvement, nous devons l’apprendre ; il ne nous est pas naturel, à nous qui nous défendons depuis l’enfance en nous justifiant nous-mêmes. C’est pourquoi c’est difficile d’entrer dans la messe : nous avons l’habitude de nous regarder nous-mêmes et de chercher une certaine harmonie par nous-mêmes, et ici il faut regarder Dieu, lui laisser les commandes de notre cœur en le louant et en reconnaissant notre petitesse et même notre péché.

    Laissons donc les commandes au Seigneur et contemplons avec joie l’action de Dieu qui se déploie dans la rencontre de Jésus et Zachée. Celui-ci craque devant l’initiative de Dieu à son égard. En lui se vérifie ce que saint Paul dira plus tard : « gloire à Celui qui peut réaliser, par la puissance qu’il met à l’œuvre en nous, infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même concevoir ! » (Ép 3,20) Puissions-nous à notre tour dire au Seigneur : je veux que tu prennes de la place dans mon emploi du temps, dans mes priorités, dans les choses auxquelles je suis attentif. Je veux que tu sois le fond d’écran de mon esprit. Viens chez moi, partout !

    Et cela, souhaitons-le aussi pour les autres. Disons-leur : « viens louer avec moi le Seigneur, il peut te faire tant de bien par son amour ! » Ainsi nous aidons chacun à se préparer à la venue du Seigneur au cours de sa vie, à la fin de sa vie et à la fin du temps. On se prépare au Seigneur. Il ne s’agit pas d’attendre et de dire « on verra bien ». Mais on se prépare dans la paix. L’agitation est l’œuvre du diable. Le trouble est l’œuvre du diable. À ce sujet, saint Paul dit qu’il ne faut pas s’exciter « à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ » (2 Th 2,1), au contraire des messages qui pullulent partout sur internet. Il faut d’abord, dira-t-il dans la suite, que vienne l’antiChrist, qui se fera adorer comme dieu à la place du vrai Dieu. On voit bien que tout ce qui est contraire à Dieu et à sa Parole monte en puissance, même à l’intérieur de l’Église. Et on peut imaginer qu’un jour il sera interdit dans le monde entier d’adorer le vrai Dieu. Mais ce n’est pas encore demain. C’est encore pour le moment le temps de l’évangélisation et le temps de préparer un bel avenir à nos enfants et nos petits-enfants. « Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » (Lc 12,32)

  • Benoît XVI souffre beaucoup de la situation actuelle de l'Église

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    De Marta Santin sur Religion Confidencial :

    Peter Seewald : "Benoît XVI souffre beaucoup de la situation actuelle de l'Église".

    Le biographe du pape émérite a participé au congrès organisé à l'occasion de son 95e anniversaire. "Il m'a avoué que peut-être Dieu l'a encore gardé ici-bas pour donner un témoignage au monde".

    27/10/22

    "Benoît XVI est le pape dont la longévité a été la plus longue. Je l'ai rencontré il y a quinze jours et j'ai l'impression qu'il souffre beaucoup de la situation actuelle de l'Église. Il m'a avoué que Dieu l'a peut-être encore gardé ici-bas pour donner un témoignage au monde", a déclaré hier Peter Seewald, journaliste, écrivain et biographe du pape Benoît XVI.

    M. Seewald a fait ces déclarations percutantes hier, lors de la conférence organisée par le CEU à l'occasion du 95e anniversaire de Joseph Ratzinger-Benoît XVI, qui se poursuit aujourd'hui, jeudi. 

    Il a également souligné que le pape émérite considère que si l'Église ne fait pas ce qu'elle doit faire, cela aura des répercussions sur les temps dans lesquels nous vivons. "C'est un homme qui a beaucoup souffert, et nous verrons comment il entrera dans l'histoire dans les prochaines années", a déclaré l'écrivain, l'une des personnes qui connaissent le mieux le pape émérite. 

    La figure de Ratzinger, déformée

    Il a également dénoncé la manière dont les médias déforment Ratzinger. Interrogé par le modérateur de la table ronde, José Francisco Serrano, collaborateur de Religión Confidencial, sur les plus grandes injustices dont a souffert Ratzinger, M. Seewald a répondu que la société l'expose comme un réactionnaire, sans faire connaître la véritable personnalité humaine du pape émérite. 

    Pour le journaliste, qui n'était pas un fan de Ratzinger lorsqu'il l'a rencontré pour la première fois, Benoît XVI est un homme authentique, car il dit ce qu'il pense et fait ce qu'il pense. "Pour Ratzinger, la réforme consiste à éclairer le temps présent par la foi, et il dit qu'il faut être prêt à accepter les coups. Nous devons également avoir le courage d'être non-modernes", a déclaré Ratzinger. 

    Un homme très humble

    "Il a été très facile d'entrer en dialogue avec lui. C'est un homme très humble et pas du tout un inquisiteur. Vous pouvez le critiquer, mais il est plus intéressant d'écouter ce qu'il a à dire", a déclaré M. Seewald. 

    Pour le biographe du pape émérite, une autre chose surprenante est que toutes ses analyses de l'Église se sont réalisées depuis. "Quand l'homme se détourne de Dieu, la société souffre", rappelant les propos de Ratzinger. 

    Dès 1970, il prédisait ce que serait l'avenir de l'Église : un groupe très restreint mais avec des fidèles très convaincus. Il avait raison sur beaucoup de choses, mais pas sur sa santé. "Quand il a été élu pape, il pensait que Dieu le Père le rappellerait dans quelques années, et quand il a pris sa retraite, il pensait qu'il ne vivrait que quelques mois. Et cela fait plus de huit ans. Il a réalisé un nouveau record", a déclaré le journaliste allemand. 

    Markus Graulich, sous-secrétaire du Dicastère pontifical pour les textes législatifs et président de l'Association de théologie ecclésiastique, qui a également participé à ce congrès, a clairement exprimé le soutien du pape François à Benoît XVI :

    "François a dit que l'œuvre théologique de Benoît XVI, le place parmi les très grands théologiens qui ont occupé la chaire de Pierre". François fait remarquer : "Il m'apparaît de plus en plus clairement qu'il fait de la théologie à genoux. C'est un homme qui croit vraiment et qui prie vraiment, un homme de paix et un homme de Dieu", a déclaré Mgr Markus à propos de ce que François dit de Benoît XVI. 

    Par conséquent, "ceux qui pensent qu'ils doivent systématiquement polémiquer contre la théologie de Benoît XVI se placent en marge de la pensée du pape François", a fait remarquer le sous-secrétaire du Dicastère pontifical pour les textes législatifs. 

    Mgr Markus a distingué ce qui a été l'œuvre de son pontificat : la liturgie, la promotion de la famille chrétienne, la défense de la vérité et l'unité de la foi. "Tout son travail conduit au cœur de l'Évangile, à la rencontre avec le Christ et la vérité, la vérité qui nous libère. 

    Crise d'abus et oubli de Dieu

    Le professeur et prêtre Carlos Granados, éditeur des œuvres complètes de Joseph Ratzinger/Benoît XVI, a également pris la parole lors de la conférence. Il a défini l'enseignement théologique du pape émérite tout au long de son ministère : "La théologie de Benoît XVI consiste à parler de Dieu, et à bien parler de Dieu".

    Sur la crise des abus, une grande souffrance pour Benoît XVI, qui a mis tous les moyens à sa disposition, a inventé le terme de Tolérance Zéro, et n'a pas été bien comprise, Granados a rappelé que Benoît XVI a laissé des notes sur le sujet qui sont peu utilisées, où il offre les clés pour la purification de l'Eglise. 

    "Le pape interprète la crise des abus comme l'oubli de Dieu. C'est le noyau central de Ratzinger. Le Dieu dont parle Benoît XVI est le Dieu créateur, le centre de la théologie de Ratzinger. Et ce n'est pas un Dieu qui répond à la société démocratique, un Dieu qui s'accommode de la sensibilité d'une certaine époque, mais c'est un Dieu qui va toujours à la rencontre de l'homme", a affirmé Granados. 

    Dieu n'est pas un être sans relations

    Pour le rédacteur, ce Dieu du pape émérite présente deux caractéristiques. " Dieu lui-même est le logos, l'origine rationnelle de toute réalité, la raison créatrice. Et la deuxième caractéristique est propre à la foi chrétienne de savoir que Dieu est amour. Il n'est pas un être dépourvu de relations qui tourne autour de lui-même, car précisément parce qu'il est créateur et englobant, il est relation et amour. La foi de l'incarnation et de sa passion est la plus haute expression de cette conviction". 

    Pour sa part, le professeur Fernando Palacios, professeur de droit canonique à l'Université pontificale de Salamanque, a passé en revue la vision de la liturgie de Ratzinger : "La liturgie nous précède, elle n'est pas à la discrétion de l'Église. Le pape est le gardien et le garant de la tradition et de l'obéissance, il ne peut pas faire ce qu'il veut".

  • 1.250 jeunes ont participé au Festival JMJ a l’abbaye de Maredsous

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    De RCF sur youtube :

  • Espagne : 12 nouveaux bienheureux martyrs de la Guerre civile

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    De Vatican News (Sebastian Samson Ferrari):

    12 nouveaux bienheureux martyrs en Espagne. Le cardinal Semeraro nous invite à avoir une foi radicale en Christ

    24 octobre 2022

    Le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, a présidé, dans la Cathédrale de Santa María la Real de la Almudena, à Madrid, la Sainte Messe pour la béatification de Vincenzo Nicasio Renuncio Toribio et 11 compagnons, prêtres et religieux profès de la Congrégation du Très Saint Rédempteur (Rédemptoristes).

    "Tu donnes la fermeté dans la persévérance et accordes la victoire dans le combat". C'est la louange du Seigneur dans la Préface des Saints Martyrs que le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, rappelle dans son homélie de la Sainte Messe qu'il a présidée ce samedi matin, 22 octobre, dans la Cathédrale de l'Almudena à Madrid. Le motif de joie pour l'Église est la béatification de 12 martyrs tués en 1936, lors de la persécution anti-chrétienne qui a frappé l'Espagne pendant la guerre civile.

    "Cela s'est passé ici même, à Madrid, où la lutte contre l'Église a été particulièrement sanglante", dit Semeraro, qui souligne que l'histoire du serviteur de Dieu Vicente Renuncio Toribio et des onze autres religieux rédemptoristes, désormais proclamés bienheureux, a été rappelée au début de la liturgie.

    Commentant les paroles de saint Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens (chapitre 4, versets 8 à 10), il affirme que l'apôtre met en évidence, d'une part, notre condition fragile, car nous sommes comme des vases d'argile. D'autre part, il révèle le secret du témoignage chrétien, en disant que ce vase fragile contient un trésor, qui est la puissance de la vie du Christ habitant en nous. Selon le cardinal, c'est le point central du texte paulinien et c'est aussi l'annonce qu'ils entendent reprendre en ce jour avec l'événement du martyre qu'ils commémorent, et c'est là, assure-t-il, que se trouve la force intérieure du témoignage des bienheureux.

    Semeraro nous conseille ensuite de porter notre attention sur les paroles de Jésus dans l'Évangile : "N'ayez pas peur" (cf. Mt 10, 26-33). Semeraro insiste, à partir du texte, sur l'importance de ne pas avoir peur et considère que, "dans ces paroles, pleines de certitude et de confiance, on trouve aussi l'autre raison pour laquelle le disciple ne doit pas se laisser vaincre par la peur, et c'est la certitude de la providence du Père, qui se manifeste même dans les oiseaux et dans les cheveux de la tête".

    Le préfet souligne le message à tirer de la béatification des martyrs : le message de la confiance totale en Dieu, ainsi que de la confiance dans l'intimité de Jésus crucifié et ressuscité avec nous.

    "La foi radicale en Dieu, qui est notre Père, et la solidarité absolue avec son Fils Jésus-Christ : voilà les coordonnées qui seules peuvent nous guider, même lorsque nous nous trouvons au milieu des peurs et des chantages humains", souligne le préfet.

    " Bien sûr, ajoute-t-il, malgré cela, l'oiseau tombe au sol et le disciple est condamné à mort. Ce scandale, qui durera jusqu'à la fin de l'histoire, nous ne pouvons le surmonter qu'avec la certitude de la foi, qu'un psaume exprime en ces termes : " Même si je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains rien, car tu es avec moi " (Psaume 23 [22], 4).

    C'est notre foi", conclut Semeraro : "Je ne craindrai aucun mal - explique saint Augustin - parce que toi, Seigneur Jésus, par la foi, tu habites dans mon cœur et tu es avec moi maintenant, afin que, après l'ombre de la mort, je sois moi aussi avec toi pour toujours" (cf. Enarr. in Ps. XXII, 4 : PL 36, 182). Je ne crains aucun mal, Seigneur Jésus, car tu es avec moi. Amen.

  • Echos du colloque autour de saint Jean-Paul II (ambassade de Pologne, 22 octobre)

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    De Colette Courtoy :

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    De gauche à droite : Bosco et Annonciade d'Otreppe, ensuite Claude Callens, Marie-Elizabeth van Rijckevorsel et Yves Thibaut

    COLLOQUE AUTOUR DE ST JEAN-PAUL II À L’AMBASSADE DE POLOGNE (22/10/22)

    Ce samedi 22 octobre, jour où l’on commémore Saint Jean-Paul II, la Fondation Jean-Paul II avait organisé à l’ambassade de Pologne un colloque sur le thème « Une après-midi pour se rassembler autour de Saint Jean-Paul II ».

    Après l’accueil par l’ambassadeur, les nombreux participants ont eu droit à une petite présentation de la vie de Jean-Paul II par des élèves de l’École catholique polonaise auprès de l’Ambassade.

    Ensuite, lors d’une table ronde animée par Yves Thibaut, journaliste à RCF, quatre intervenants ont parlé de la mission du laïcat dans l’Église :

    Claude Callens, marié depuis 1966, père de sept enfants, grand-père de dix-neuf petits-enfants. Romaniste de formation, professeur de français dans l’enseignement officiel, il a approfondi les textes des encycliques et la doctrine sociale de l’Église, enseigné à l’école de la foi à Namur et terminé sa carrière comme professeur au séminaire de Tournai. Il a parlé de ce qu’il devait à Jean-Paul II, ainsi que de son livre, à paraître dans les prochains mois, La Mission du Laïcat.

    Bosco et Annonciade d’Otreppe, mariés depuis 2016. Bosco est journaliste à La Libre Belgique, successivement correspondant particulier à Rome pour La Libre et d’autres médias catholiques, puis chargé des questions liées à la migration, à l’islam et à l’éducation, responsable de l’actualité religieuse de La Libre Belgique et enfin responsable du service Débats.

    Annonciade est professeur d’histoire. Tous les deux dans leurs métiers respectifs sont passionnés par la transmission. L’an dernier, ils ont coorganisé le Congrès Mission à Bruxelles qui fut pour eux une expérience d’Église très belle et pleine d’espérance.

    Marie-Elizabeth van Rijckevorsel, historienne de l’art, diplômée en théologie des arts à l’ICP Paris et guide conférencière dans des grands musées et expositions à Bruxelles, nous a parlé de son engagement spirituel en tant que laïque à travers l’art. L’œuvre d’art, une « rencontre qui vous transforme », peut amener aussi un développement de la foi. Dans son métier, Marie-Elizabeth ouvre aux beautés profondes de l’art et, à travers elles, aux trésors de la foi. La découverte d’une œuvre d’art peut être un moment de rencontre qui ouvre chacun à la possibilité d’un surcroit de sens. Ses visites guidées tentent de tisser un pont entre les visiteurs et les œuvres afin de dépasser la visite informative pour entrer dans le sens profond de leur proposition.

    (sur la photo ci-dessous : la consule de Pologne, Dagmara Jasinska, le cardinal Barbarin, la présidente de la Fondation Jean-Paul II, Elizabeth de Séjournet et l'ambassadeur de Pologne Rafał Siemianowski)

    Ambassadeur de Pl Consul de PL Cardinal Barbarin et E. de Séjournet.jpg

    Après une pause-café, le cardinal Barbarin, arrivé directement de Terre Sainte cet après-midi-là, a parlé de Jean-Paul II, qu’il avait rencontré à Cracovie grâce au cercle d’intellectuels qui entouraient à l’époque le cardinal Wojtyla. Il a parlé du passé de Jean-Paul II qui l’avait préparé à assurer son ministère pétrinien. On sentait chez lui, notamment lorsqu’il priait dans sa chapelle, qu’il formait un bloc avec le Christ qui est le Roc. Il a également expliqué le sens de la bulle « Ouvrez les portes au Rédempteur ». Il a parlé des trois premières encycliques de Jean-Paul II qui expliquent toute sa vision (Rédemption, Miséricorde, Travail). Il a également rappelé que Jean-Paul II, dès son ordination, s’était entouré d’un cercle de jeunes notamment de philosophes, qui priaient et réfléchissaient ensemble pour se soutenir mutuellement – Claude Callens avait également parlé plus tôt d’« équipes » ou de « cellules » de réflexion qui l’avaient aidé, lui-même, à maintenir sa foi. Le cardinal a parlé du Catéchisme de l’église catholique, document très important de son pontificat, car il y avait alors un besoin en la matière après le Concile.

    La journée s’est terminée à l’église des Dominicains, par une belle messe présidée par le cardinal Barbarin, concélébrée par Mgr Franco Coppola, le Nonce Apostolique en Belgique, Mgr Hrvoje Škrlec, chargé d’Affaires à la Nonciature Apostolique près de l’UE, et six autres prêtres. La messe était animée par la chorale Domino Cantes, attachée à l’église des Dominicains.

    Vous pouvez trouver les livres de la série « Jean-Paul II, vu par… » (éditions Mame avec la Fondation Jean-Paul II) à l’UOPC, dans les librairies diocésaines, et à la Fondation elle-même (fondationjeanpaul2belgique@gmail.com).