Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Spiritualité - Page 163

  • Fatima, Vatican II, et la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie

    IMPRIMER

    D'Andrea Gagliarducci sur Catholic News Agency :

    Fatima, Vatican II, et la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie
     
    23 octobre 2022

    Le 60e anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II n'est pas le seul anniversaire notable que l'Église célèbre actuellement. 

    Il y a 80 ans presque jour pour jour, le 31 octobre 1942, le pape Pie XII consacrait l'Église et le genre humain au Cœur Immaculé de Marie dans un message radio adressé au Portugal à l'occasion du Jubilé des apparitions de Fatima.

    Dix ans plus tard, en 1952, Pie XII a consacré les peuples de Russie au Cœur Immaculé de Marie. 

    Toutefois, peu de gens se souviennent aujourd'hui que la demande de renouvellement de la consécration émanait en fait du concile Vatican II et qu'elle a été acceptée par le pape Paul VI.

    Au cours du concile Vatican II, 510 archevêques et évêques de 78 pays ont signé une demande au pape de consacrer le monde entier, en particulier et explicitement la Russie et les autres nations dominées par le communisme, au Cœur Immaculé. Le 21 novembre 1964, à la fin de la troisième session du concile Vatican II, le pape Paul VI a confié la race humaine au Cœur Immaculé de Marie.

    Dans son discours à la fin de la troisième session du concile, il a dit : " À votre Cœur Immaculé, ô Vierge Mère de Dieu, nous recommandons le genre humain tout entier ; amenez-le à reconnaître le Christ Jésus, l'unique et véritable Sauveur ; préservez-le des malheurs que les péchés attirent et donnez-lui la paix, qui est fondée sur la vérité, la justice, la liberté et l'amour. "

    Cet acte de consécration était également significatif dans un autre sens. 

    La dévotion au Sacré-Cœur de Marie était sujette à des débats et ouvertement contestée à Vatican II. Certains pères du concile la considéraient comme une pratique ancienne, presque superstitieuse. 

    Dans son "Journal du Concile", le Père Yves Congar (1904-1995) note : "Je fais la plus grande campagne possible contre une consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie car je vois le danger qu'un mouvement dans ce sens se forme."

    La dévotion au Cœur Immaculé de Marie s'est largement répandue après les apparitions de Fatima en 1917.

    La demande de consacrer le monde au cœur immaculé de Marie a été exprimée dans le deuxième des trois secrets de Fatima.

    "Lorsque vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne qu'il est sur le point de punir le monde pour ses crimes par la guerre, la faim et la persécution contre l'Église et le Saint-Père. Pour l'empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. S'ils acceptent mes demandes, la Russie sera convertie et ils auront la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde entier, favorisant les guerres et la persécution de l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, et diverses nations seront détruites. Finalement, Mon Coeur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui sera convertie, et une période de paix sera accordée au monde."

    Le 13 juin 1929, Sœur Lucia a eu une vision splendide de la Sainte Trinité et du Cœur Immaculé de Marie, au cours de laquelle Notre Dame lui a dit que "le moment était venu où elle voulait que son désir de consacrer la Russie participe à la Sainte Église et à sa promesse de la convertir."

    Selon Sœur Lucie, la Vierge a souligné que "le moment est venu où Dieu demande que le Saint-Père fasse, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, promettant ainsi de la sauver. Il y a tant d'âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, je viens donc demander réparation : sacrifie-toi à cette intention et prie."

    Sœur Lucie, par l'intermédiaire de ses confesseurs et de l'évêque de Leiria, a réussi à faire remettre la demande de la Madone au pape Pie XI, qui a promis de la prendre en considération.

    Sœur Lucie raconte que le Seigneur s'est alors plaint à elle que la consécration de la Russie n'avait pas été réalisée. " Ils n'ont pas voulu écouter ma demande. Comme le roi de France, ils le regretteront, et ils le feront. Mais il sera tard. La Russie aura déjà commis ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et la persécution de l'Église. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir."

    L'allusion concernait le roi français Louis XIV, surnommé le "Roi Soleil". 

    En 1668, Sainte Marguerite Marie Alacoque demanda que le Sacré-Cœur de Jésus soit appliqué sur les bannières royales. Mais Louis XIV ne l'a pas fait, et sa dynastie est tombée sous la guillotine avec Louis XVI.

    Sœur Lucie a écrit plusieurs lettres sur cette dévotion. Enfin, le 2 décembre 1940, Sœur Lucie écrit directement au pape, lui demandant de bénir la dévotion des premiers samedis. 

    C'est ainsi que le 31 octobre 1942, dans son message radiophonique au Portugal à l'occasion du Jubilé des apparitions, Pie XII consacre l'Église et le genre humain au Cœur Immaculé de Marie.

    Cette consécration a été suivie en 1952 par la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Et cela a conduit à la demande des évêques du concile - et finalement à la consécration faite par Paul VI.

    Andrea Gagliarducci est un journaliste italien de la Catholic News Agency et un analyste du Vatican pour ACI Stampa. Il est collaborateur du National Catholic Register.

  • Nous désacralisons la liturgie en « confondant la simplicité avec une banalité débraillée »

    IMPRIMER

    De Mgr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France sur le site de l'Eglise catholique en Martinique :

    Admirable Grandeur

    A propos de la lettre du pape François « Desiderio Desideravi » (DD)* sur la liturgie

    J’avoue avoir été impressionné par le décorum pompeux qui a entouré les funérailles de la Reine d’Angleterre. Sans exalter les affects, le cérémonial parvenait à transcender les émotions par des chorégraphies sobres, à la fois fastueuses et humbles, et si parfaitement ordonnées. Le fait de soigner chaque détail, chaque geste, chaque déplacement, témoignait bien plus que des cris et des larmes, de l’amour et du respect ! Les chants religieux, enfin, invitaient à la prière et à l’approfondissement.

    24 septembre 2022

    En ce début d’année pastorale, je me suis pris à rêver que notre Seigneur Jésus méritait lui aussi, dans nos liturgies, une telle dévotion, et bien plus encore !

    La messe est la source et le sommet de notre vie chrétienne. Étonnante bonté du Maître de l’univers ! Il s’humilie pour nous au point de se cacher dans une petite hostie de pain. Il n’y a rien au-dessus de la messe en ce bas monde, rien de plus indispensable à notre salut. Jésus s’est montré radical : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous » (Jn 6,53). C’est à cause de cette parole qu’on a décidé de le mettre à mort.

    Aujourd’hui encore, nos frères séparés, qui pourtant aiment et chantent si bien le Seigneur, avec parfois des mots d’adoration si justes et si pieux (A l’agneau de Dieu… Prosternez-vous… Nous t’adorons dans ton temple, etc) ne peuvent admettre que Jésus ait parlé « pour de bon ». Beaucoup y voient un symbole et ne reconnaissent ni la présence réelle du Corps et du Sang du Seigneur, ni sa nécessité pour avoir la vie !
    De notre côté, nous « les catholiques », nous avons des façons bien à nous de ne pas aller jusqu’au bout de la radicalité de Jésus et d’amoindrir la foi :

    • Nous nous habituons à la messe. Pour un bon catholique, c’est presque un acte banal que d’avoir accès tous les dimanches, et même tous les jours, au Corps et au Sang de Celui dont tous les prophètes depuis Abraham ont désiré voir le jour. Les communions manquent de piété, voire de respect.

    • Nous mélangeons l’eucharistie à toutes sortes d’expressions, comme s’il fallait la « pimenter » : les danses ou les coloriages des enfants du catéchisme, les cérémonies pour honorer des personnes, des discours socio-politiques ou théologiques, les mariages ou les funérailles dont les invités ne sont pas croyants…

    • Nous désacralisons la liturgie en « confondant la simplicité avec une banalité débraillée » (DD22)

    • Les musiques liturgiques deviennent de la variété (de la « pop ») : danses, vibrations, émotions, percussions agressives. Même les supplications deviennent des biguines ou du chouval bwa. Le pape François parle des « subjectivismes, fruits de la domination des goûts individuels et de l’invasion d’éléments culturels assumés sans discernement et qui n’ont rien à voir avec l’inculturation » (DD49). Dieu s’en accommode peut- être, mais qu’en est-il de nos âmes qui ont besoin du sacré pour se reposer dans l’Esprit ?

    • D’autres enfin, en réaction, « d’un esthétisme rituel qui ne prend plaisir qu’à soigner la formalité extérieure du rite » (DD22) instrumentalisent (cf. DD16) la liturgie pour marquer leur intégrité religieuse ou leur différence idéologique, voire sociale… Le Saint-Sacrifice mérite mieux…

    Et pourtant… regardez l’humilité de Dieu ! Souhaitons que nos liturgies, « soignent tous les aspects de la célébration (espace, temps, gestes, paroles, objets, vêtements, chants, musique, ...) et toutes les rubriques, offrant ainsi à l’assemblée le mystère pascal ! » (DD23). Faisons- nous tout petits, nous aussi devant Dieu pour être élevés par Lui ; ne gardons rien pour nous, offrons-nous tout entiers à ce Dieu qui se donne à nous !

    + Fr David Macaire, Archevêque
    de Saint-Pierre et Fort-de-France 

  • La lettre ouverte d'un couple marié, parents de jeunes enfants, aux évêques flamands

    IMPRIMER

    G. et M.-M. Lebbe 

    Monsieur le Cardinal Jozef De Kesel

    Messieurs les Evêques flamands 

    secr.mgr.dekesel@diomb.be

    johan.bonny@bisdomantwerpen.be

    patrick.hoogmartens@bisdomhasselt.be

    lode.aerts@bisdombrugge.be

    sec.bisdom@bisdomgent.be

    secretariaat.hulpbisschop@vlbm.be 

    cc :

    Les Evêques francophones de Belgique

    mgr.jpdelville@evechedeliege.be

    mgrwarin@diocesedenamur.be

    guy.harpigny@evechetournai.be

    jean.kockerols@skynet.be

     

    Bruxelles, le 19 octobre 2022

    Lettre ouverte

    Eminence,

    Excellences,

    Nous sommes un couple marié catholique belge, parents de jeunes enfants.

    1. Le mardi 20 septembre 2022, vous avez publié un document intitulé « Être proche des personnes homosexuelles sur le plan pastoral » dans lequel vous promouvez une reconnaissance des couples homosexuels qui désirent vivre une relation stable et fidèle. Vous proposez un « moment de prière» dans lequel le couple homosexuel priera pour s'engager devant Dieu l'un envers l'autre dans la fidélité.

    Vous donnez des exemples de prières que les personnes qui entourent le couple (famille, amis) pourront réciter pour et avec eux, pour renforcer leur lien et pour faire de leur foyer un lieu de compréhension et de tolérance. Vous affirmez que « même s’il ne s’agit pas d’un mariage religieux, cette relation peut aussi leur être source de paix et de bonheur partagé ». Les passages 250, 297 et 303 d'Amoris Laetitia sont cités pour étayer votre initiative.

    Vous déclarez vouloir mieux accepter et intégrer les couples homosexuels au sein de l’Eglise et vouloir « répondre à leurs questions sur les positions de l'Église ». Vous voulez apprécier leur choix et partager leur joie d'avoir trouvé un partenaire stable.

    Vous détaillez ensuite le « moment de prière » où le couple demandera à Dieu « de bénir et de perpétuer cet engagement d'amour et de fidélité ». Vous précisez que la cérémonie peut être simple afin de conserver une claire différence entre le mariage sacramentel et cet « engagement » du couple homosexuel devant Dieu.

    2. L'objet principal de l'initiative pastorale publiée ne s'adresse pas simplement aux personnes ayant des tendances homosexuelles comme le titre de votre document peut le suggérer mais aux personnes homosexuelles actives et aux couples homosexuels, vivant ensemble et souhaitant approfondir leur engagement de fidélité l'un envers l'autre.

    Les prières proposées s'adressent uniquement aux couples homosexuels qui souhaitent sceller leur amour devant Dieu et demandent à être « donnés l'un à l'autre pour toujours ».

    Un couple homosexuel qui vit ensemble et demande à approfondir son « engagement » l'un envers l'autre est/a été ou sera sexuellement actif. C’est implicite dans votre déclaration.

    3. Vous approuvez de ce fait l’union homosexuelle, et donc forcément les actes homosexuels.

    4. L'acte homosexuel, cependant, selon l'enseignement de l'Église, reste « intrinsèquement désordonné » et enfreint les 6e et 9e commandements sur la chasteté.

    En publiant le document « Être proche des personnes homosexuelles sur le plan pastoral », vous vous êtes formellement éloignés de l'enseignement du Christ sur la sexualité (Mt 19, 4-6 ; 15, 19-20) dont l'usage est réservé au mariage, c’est-à-dire à l’union entre un homme et une femme :

    « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mt 19, 4-6)

    Votre document :

    • transgresse la loi divine dans l'Écriture Sainte (Gn 1, 26-28 et Gn 2, 24 ; Gn 19, 1-29 ; Lv 18, 22 ; Lv 20, 13, 1 Tm 1, 9-10)
    • viole les avertissements explicites de Saint Paul à ce sujet (1 Co 6, 9-10 ; Rm 1, 24-27)
    • s’oppose diamétralement au Catéchisme de l'Église Catholique (CEC, 2357-2359).
    • ne tient pas compte des directives données en 2021 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (Responsum CDF, 22 fév. 2021)
    • va à l'encontre de plus de 2000 ans de Tradition et de Magistère de l'Eglise Catholique 

    Finalement, votre nouvelle pastorale contredit également l'enseignement du pape François et d'Amoris Laetitia lui-même, sur lequel vous prétendez fonder votre document.

    Amoris Laetitia énonce clairement les lignes directrices de l'accompagnement pastoral des « situations irrégulières ». Il précise notamment que le « discernement ne pourra jamais s’exonérer des exigences  de vérité et de charité de l’Évangile proposées par l'Église » (AL, 300).

    Le pape affirme que les conditions suivantes doivent nécessairement être présentes dans l'accompagnement des personnes vivant en « situations irrégulières », à savoir : « humilité, (…) discrétion, (…) amour de l’Église et de son enseignement, dans la recherche sincère de la volonté de Dieu »  (AL, 300).

    Il met en garde contre tout relativisme :

    « La tiédeur, toute forme de relativisme, ou une réticence injustifiée quand il s’agit de le proposer, seraient un manque de fidélité à l’Évangile et également un manque d’amour de l’Église envers ces mêmes jeunes. Comprendre les situations exceptionnelles n’implique jamais d’occulter la lumière de l’idéal dans son intégralité ni de proposer moins que ce que Jésus offre à l’être humain » (AL, 307).

    Le pape François rejette toute initiative qui établirait même la plus vague similitude entre une union homosexuelle et le mariage. Il cite les Pères du Synode : « il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille » (AL, 251).

    Votre démarche contrevient donc à l’esprit synodal.

    5. L'Église catholique ne peut pas bénir ou « prier sur » une union qui est contraire à l'ordre du Créateur et qui relève de l’ordre du péché.

    La promouvoir, c'est tomber dans l’hérésie. Réciter les prières suggérées est de l’ordre du blasphème.

    Par contre, aimer les personnes homosexuelles en vérité est exigé par la loi de Dieu.

    Les prêtres fidèles qui ne souhaitent pas que ce « moment de prière » ait lieu dans leur paroisse devront-ils recourir à « l'objection de conscience » dans l'Église à laquelle ils ont consacré leur vie ? Avez-vous songé à l’impact que votre initiative aura sur les chrétiens persécutés dans le monde, dont des milliers, chaque année, préfèrent mourir plutôt que de trahir leur foi ?

    De nombreux fidèles en Belgique souffrent profondément de votre déclaration.

    6. Votre document et votre nouvelle initiative pastorale portent atteinte à la dignité des personnes homosexuelles dans l'Église en laissant entendre qu'elles sont incapables de suivre l'enseignement du Christ.

    Il s'agit d'une approche condescendante, discriminatoire et humiliante pour la personne ayant des tendances homosexuelles, désireuse de vivre selon les commandements de Dieu.

    Ce n'est pas l'amour du Christ que vous proclamez, mais une attaque contre la vocation à la sainteté à laquelle est appelée toute personne, et donc également celle ayant des tendances homosexuelles.

    La personne ayant des tendances homosexuelles, comme tout enfant de Dieu dans l’Église, est invitée à suivre ses commandements.

    Avec la grâce de Dieu, il/elle n'est pas moins capable que n'importe quel autre chrétien de répondre à l'appel du Christ : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, se charge de sa croix et me suive » (Lc 9, 23). Il/elle n'est pas moins capable de répondre au commandement d'amour du Christ à la femme adultère : « Va, et désormais ne pèche plus » (Jn 8,11).

    Votre initiative pastorale remplace le commandement du Christ à la femme adultère par : « Va, continue de pécher et sois béni dans ton péché ». 

    La croix du Christ, clé de notre salut, a été retirée de votre discours.

    Nous sommes tous pécheurs, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, appelés à le suivre sur le chemin exigeant de la sainteté et à être, dans l’amour, « parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48). La miséricorde de Dieu nous a donné les sacrements pour persévérer et progresser sur ce chemin de la sainteté.

    Votre démarche récente ne peut être qualifiée de pastorale.

    Un pasteur veille sur son troupeau et cherche inlassablement la brebis égarée par amour pur et désintéressé pour la ramener en sécurité, loin des dangers du péché. Le Christ, le seul vrai Berger, nous ramène constamment à lui dans l'enceinte parfaite de son amour.

    7. Un véritable accompagnement pastoral des personnes homosexuelles doit être encouragé. La personne homosexuelle dans l'Église Catholique a besoin de notre amour et de notre respect, de notre soutien et de notre prière.

    Le pape François déclare avec justesse: « nous désirons d’abord et avant tout réaffirmer que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter  ‘toute marque de discrimination injuste’ et particulièrement toute forme d’agression et de violence » (AL, 250).

    Votre déclaration du 20 septembre ne reflète pas l'amour de Dieu pour la personne homosexuelle. Au contraire, elle invite les consciences à ignorer la gravité du mal moral. Le péché (dans ce cas, une union homosexuelle) ne sera jamais une « source de paix et de bonheur partagé », comme vous le proclamez.

    ***

    Nous prions et demandons que la clarté soit rétablie, que la confusion cesse, que l'amour désintéressé du Christ, Vérité Incarnée, entre dans nos cœurs afin que nous puissions nous aider mutuellement à porter nos croix, à soulager la souffrance et à vivre selon les enseignements de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. 

    Désireux de suivre les commandements de Dieu et la doctrine de l'Eglise et pour le bien  de l’unité de l’Église, au nom de très nombreux catholiques souffrants et offensés de votre déclaration, nous vous demandons de rétracter votre document « Être proche des personnes homosexuelles sur le plan pastoral », datant du 20 septembre 2022. 

    Nous le demandons par amour de Dieu et de ses commandements, par amour de l’Eglise, et par amour pour les personnes homosexuelles qui désirent vivre le projet de Dieu sur elles.

    Nous vous demandons de réaffirmer que l'union sexuelle est réservée à un homme et une femme, engagés dans le sacrement du mariage.  

    Nous ne pouvons pas obéir ou accepter, suivre ou participer à la nouvelle approche pastorale envers les couples homosexuels telle que vous l’avez promulguée.

    Vu la gravité du sujet, nous autorisons la diffusion large de cette lettre.

    Nous vous prions d’agréer, Votre Eminence, Vos Excellences, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

    G. et M-M. LEBBE

  • Est de la RDC: Denis Mukwege appelle la Belgique à soutenir un tribunal pénal international

    IMPRIMER

    Lu sur le site web "

    Mukwege SONGBI2QVZFDVF7AQMVN7VVEEE-690x450.jpgLa Libre Afrique" ce 18 octobre 2022 :

    « Vous avez des outils diplomatiques, économiques et militaires qui peuvent arrêter cette souffrance ». Le Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, a plaidé mercredi devant la commission des Relations extérieures de la Chambre pour que la Belgique fasse des propositions au niveau international, tant au sein de l’UE que de l’ONU, afin de faire cesser la guerre qui endeuille l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) depuis 25 ans. Il a appelé la Belgique à soutenir la mise en place d’un tribunal pénal international. Le Prix Nobel de la Paix a ainsi appelé à lutter contre « la culture de l’impunité », encourageant la Belgique à mettre en place une conférence internationale en faveur de la mise en place d’une « justice transitionnelle », évoquant le « droit des Congolais à la justice, la vérité et la garantie de non-répétition des atrocités commises ces 25 dernières années et qui se poursuivent aujourd’hui. » À ce titre, le Dr Mukwege a dit encourager la résolution déposée par Ecolo-Groen visant à demander un tribunal pénal spécial pour poursuivre les crimes contre l’humanité.

    « J’invite aussi les députés à soutenir l’initiative des députés de la RDC visant à identifier et sécuriser les sites des massacres afin que des équipes d’enquêteurs internationaux soient déployés pour exhumer nombreuses fosses communes et prélever les éléments de preuves de crime de guerre, de crime contre l’humanité, voire de crime de génocide », a-t-il ajouté.

    Prenant au mot le discours prononcé en septembre par le Premier ministre Alexander De Croo devant l’assemblée générale des Nations unies, le gynécologue et militant des droits humains a aussi appelé à « repenser la mission des Nations Unies » (Monusco) sur place. À ses yeux, celle-ci devrait se concentrer à aider la RDC à réformer son armée afin qu’elle puisse assurer la sécurité des biens et des personnes.

    Le Dr Mukwege a également appelé à « appuyer notre gouvernement en vue d’une une bonne gouvernance du secteur minier. « Le pourrissement de la situation s’explique par le fait que l’on ne s’est jamais attaqué aux causes structurelles : l’exploitation et le commerce illégal des ressources naturelles. » « Les directives sur le devoir de diligence, la traçabilité, la certification des diamants sont des initiatives vont dans la bonne direction. Mais elles ne sont pas suffisantes. Ces textes ne sont pas contraignants à tous les maillons de la chaîne », a-t-il relevé, citant le cas de la Chine.

    Enfin, le gynécologue a appelé la communauté internationale à soutenir « un processus électoral digne d’une démocratie » en RDC. Il a aussi plaidé pour l’isolement diplomatique du Rwanda. Selon lui, il existe une « similarité entre l’agression russe en Ukraine et l’agression rwandaise en RDC. »

    Denis Mukwege a dénoncé le manque d’intérêt « politique, humanitaire et médiatique » à propos de ce conflit. Il faut « mettre fin à l’indignation sélective et à la politique du double standard qui mine la crédibilité et la force du droit international. »

    Réf. Est de la RDC: Denis Mukwege appelle la Belgique à soutenir un tribunal pénal international

  • 18 octobre 2022 : 1 million d'enfants prient le chapelet pour l'union et la paix

    IMPRIMER

    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (AED France) :

    AED
    18 octobre 2022 :
    1 million d'enfants prient le chapelet pour l'union et la paix

    Photo : ces enfants ukrainiens prient le chapelet dans un abri d'Ivano-Frankivsk

    Photo : ces enfants ukrainiens prient le chapelet dans un abri d'Ivano-Frankivsk

    Le mardi 18 octobre 2022, l’AED vous invite comme chaque année à prier le chapelet pour la paix avec les enfants du monde entier. Cette campagne de prière mondiale s’appuie sur la demande de Notre Dame de Fatima aux petits bergers, certaine que la prière enfantine et confiante du chapelet peut véritablement changer le monde, vaincre le mal et apporter la paix.

    L’idée du chapelet des enfants est née en 2005 à Caracas au Venezuela. Alors que plusieurs enfants priaient le chapelet dans un oratoire dédié à la Vierge Marie, quelques unes des femmes sur place ont fortement ressenti la présence de la Sainte Vierge. Le Dès lors, la campagne s’est rapidement répandue dans le monde. L’AED soutient le projet depuis 2008 et a repris l’organisation de l’événement au niveau mondial. Chaque année, des centaines de milliers d’enfants répondent à l’appel.

    Pour cette année 2022, « nous voudrions confier tout particulièrement les pays où règnent la guerre, la violence et la grande détresse, comme l’Ukraine, le Proche-Orient, le Nigeria, la zone sahélienne de l’Afrique et partout où les peuples ne peuvent pas vivre en liberté » précise le cardinal Piacenza, président international de l’AED. Il insiste : « Marie veut que notre terre devienne pour tous un foyer où règne l’amour de Dieu et où plus personne n’ait à souffrir de la peur et de la détresse. »
     
    Concrètement : certains groupes prieront un chapelet entier, d'autres une dizaine, il est aussi possible d'y joindre une catéchèse sur le chapelet. 
     
    Participons nombreux à cette belle action de prière !
     
    L’AED vous fournit un livret contenant des méditations adaptées aux enfants sur les mystères du chapelet et une consécration à Marie. Vous avez aussi la possibilité de vous inscrire sur une carte mondiale interactive qui permet de visualiser en direct le nombre de participants à cette campagne de prière.

    Participer à la campagne de prière

    « Si un million d’enfants prient le chapelet, le monde changera. » Padre Pio
    Ayons confiance dans la force de la prière des enfants !

     

  • Liège, 30 octobre : 14ème HolyWins "En avant les enfants, fêtons les saints!"

    IMPRIMER

    Lumières ! 14ème #HolyWins #Toussaint

    Bons congés de la Toussaint !
    Vous vous demandez comment occuper vos enfants dans un cadre idéal, en bonne compagnie avec une activité plus lumineuse que ténébreuse ? 

    Nous avons la solution idéale pour vous: venez fêter Holywins le dimanche 30 octobre 2022 à 14h, la fête de tous les saints en famille ! Au programme:

    • Grand jeu avec tous les enfants dans le jardin du Sanctuaire
    • Louange suivi d'un temps d'adoration avec les enfants
    • Garderie pour les plus petits
    • Grand goûter autour d'un chocolat chaud et de gaufres

    Voici le petit reportage vidéo de 1RCF Belgique sur HolyWins 2021 qui avait rassemblé environ 200 participants:

    Dans une société qui élude souvent la question de la mort, la fête d’Halloween a le mérite de nous interroger sur ce thème, mais sans autres références que celles empruntées à des rituels morbides et macabres. C’est pourquoi HolyWins met en valeur la fête de la Toussaint, fête de la sainteté, et rappele qu’elle est habitée par l’Espérance.

    A la Toussaint, l’Eglise célèbre tous les saints – connus ou anonymes – qui sont vivants auprès de Dieu. Selon la foi chrétienne, la mort constitue en effet un passage vers la vie éternelle à la suite du Christ. Soutenus par cette espérance, les croyants se rappellent le lendemain 2 novembre les défunts de leur famille.

    Formulaire d'inscriptionInformations utiles :

    • Quand ? Dimanche 30 octobre 2022, de 14h à 18h
    • Où ? Sanctuaire Sainte Julienne de Cornillon, rue de Robermont 2, 4020 Liège
    • Qui participe ? Enfants accompagnés de leurs parents, grand-parents ou catéchistes
    • PAF ? 20 eur par famille ou groupe de max 4 personnes adultes ou enfant. Prix de 4 eur/personne pour un groupe de plus de 4. Vous pouvez payer par banque sur notre compte IBAN BE57 0689 4175 4435, ASBL Sainte Julienne. Il est aussi possible de payer sur place.
    • Qui organise ? Holywins est organisé par des familles et amis de la Communauté de l'Emmanuel et du Sanctuaire de sainte Julienne

    Merci de vous inscrire via le lien ci-dessous, et/ou de faire suivre l'e-mail à ceux de votre entourage qui pourraient être intéressés: amis, famille, voisins,...

    Infos et inscriptions: https://www.saintejulienne.org/?page_id=1646

    Formulaire d'inscriptionEmailWebsiteFacebookInstagramYouTube

  • 18 octobre : l'évangéliste saint Luc

    IMPRIMER

    IMG_20211018_115236187_BURST000_COVER.jpg

     

    SAINT LUC - Évangéliste - (Ier siècle)

            Saint Luc, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. On sait peu de chose de ses premières années ; on ignore même si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée. Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut, paraît-il, très habile médecin, et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

            Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer sa vie publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit au Cénacle, le jour de la Pentecôte, et partit pour évangéliser Antioche sa patrie.

    Lire la suite

  • C’est le dimanche de la persévérance (19ème dimanche du TO)

    IMPRIMER

    L'homélie du 19ème dimanche du temps ordinaire (année C), sur le site de l'abbé Christophe Cossement :

    D’où l’invitation à demander avec constance, non pas parce que Dieu serait dur de la feuille, mais parce que notre cœur doit mûrir et que ses duretés doivent craquer. La relation avec Dieu doit passer par une supplication constante parce que notre cœur doit s’assouplir pour entrer dans l’alliance. Quelles sont les duretés de notre cœur ? D’abord celle de ne compter que sur soi-même et sur ses propres projets, si bien que c’est seulement quand rien ne va plus qu’on se tourne vers le Seigneur. Une autre dureté de cœur est celle de se poster comme le juge de Dieu plutôt que d’entrer dans une confiance inconditionnelle. Juger Dieu le fait regarder avec suspicion, sans se mettre de son côté, restant prêt à reprendre ses billes quand la situation ne nous plaît pas. Cela conduit à la dernière dureté de cœur : celle de préférer croire que nous sommes orphelins, que le monde est mauvais, que nous ne sommes pas aimés, que le dépit ou le cynisme sont une bonne solution pour se situer devant les défis de la vie.

    Ce n’est pas facile de braver tous ces réflexes intérieurs qui nous poussent au découragement envers Dieu, à laisser tomber la foi, à nous replier sur nous-mêmes. Jadis, les mains de Moïse s’alourdissaient. Où trouvait-il de l’aide ? Auprès des autres qui lui soutenaient les mains. Nous aussi, il nous faut parfois pouvoir dire : « prie pour moi, afin que je persévère ! » Prie avec moi ! C’est pourquoi se développe la « prière des frères » que l’on voit dans certains rassemblements de prière, quand nous allons demander à un petit groupe de priants de prier pour nous à tel ou tel sujet.

    Les lectures aujourd’hui ne nous parlent pas de persévérance dans la prière seulement, mais aussi dans l’enseignement de la foi. Saint Paul explique à Timothée qu’il lui faut demeurer ferme dans ce qu’il a appris et retourner sans cesse à la Parole inspirée par Dieu. Si souvent aujourd’hui on réfléchit à partir des modes, des affirmations approximatives répétées sans cesse dans les médias. Il nous faut repartir de l’Écriture, du Père qui crée l’homme et la femme, de leur salut dans le Christ, de la promesse du Saint-Esprit, de la présence de Marie au Cénacle, de l’annonce du ciel nouveau et de la terre nouvelle. « Proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. » (2 Tm 4)

    Garder le cap en faisant avant tout confiance à l’Écriture, c’est un exercice difficile en notre temps où la désaffection de nombreux compatriotes qui se disent catholiques crée un vent d’inquiétude chez tous ceux qui ont des responsabilités dans l’Église. Que devons-nous changer ? Comment devons-nous nous adapter pour que ceux qui ne nous comprennent plus restent quand même ? Mais est-ce un service que l’on rend à l’humanité quand on cherche à adapter non pas la façon de dire la Parole, mais le contenu de la Parole elle-même. Tant de fois je constate qu’on fait dire à l’Écriture le contraire de ce qu’elle dit, parce que cela nous dérange trop. Et on se trouve devant des nouveautés dont on se demande sur quoi elles reposent.

    Pas étonnant que le Seigneur Jésus ait dit : « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Maintenant que nous voyons tant de croyants abandonner la foi ou errer dans des idées à la mode, cette question de Jésus prend une actualité énorme. Seigneur, qui prend ton parti inconditionnellement au­jourd’hui ? Donne-nous le courage ! Garde-nous d’adapter ton enseignement à nos faiblesses ! Fais-nous plutôt adapter nos aspirations à ton enseignement, afin que nous courrions toujours plus loin, sans jamais choisir une voie de garage, un état très peu saint où nous voudrions être déjà contents de nous, nous arrêtant avec la bénédiction de ton Église fatiguée… Par la force de ton Esprit, fais-nous nous lever à nouveau, pour marcher joyeusement toujours plus loin sur le chemin de la sainteté !

  • Liturgie 21 : La suite du synode de Pistoie : Révolution française et Restauration (XVIII-XIX° s)

    IMPRIMER

    Liturgie 21 : La suite du synode de Pistoie : Révolution française et Restauration (XVIII-XIX° s) (40 mn) 

    https://youtu.be/cZkH1FBBsII  

    Comme l'a montré le docteur Denis Crouan, le synode de Pistoie aura été l’aboutissement d’un mouvement établi sur la base des Lumières et dont les idées, en partie greffées sur des principes élaborés à la Renaissance, avaient pénétré l’esprit des clercs et futurs clercs bien avant la Révolution de 1789. Au sortir de la Révolution de 1789, la liturgie est dans un état qu’on peut qualifier de misérable : les prêtres demeurés fidèles à l’Église sont peu nombreux, dispersés et très peu formés. La liturgie est appauvrie.  

    Une fois encore l’Histoire prouve qu’au long des siècles la liturgie a subi de nombreuses variations - heureuses ou non, légitimes ou pas - qui ont sans cesse nécessité des corrections pour en revenir à ce que le culte eucharistique a d’essentiel et d’inaltérable. Le rite liturgique que l’Église qualifie de « romain » a été fluctuant mais jamais jusqu’à permettre à des prêtres d’en utiliser des variations illégitimes pour remettre en question les fondements de l’Église. 

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    Pour accéder à la totalité de la playlist :  

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • 2,4 millions de pèlerins à Zapopan (Mexique) : record battu !

    IMPRIMER

    De Catholic News Agency :

    Un nombre record de 2,4 millions de personnes participent au pèlerinage de Notre-Dame de Zapopan au Mexique.
     
    The Basilica of Our Lady of Zapopan in Zapopan, Mexico.
    La basilique de Notre-Dame de Zapopan à Zapopan, au Mexique. | Andum via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

    13 octobre 2022

    Après avoir été suspendu pendant deux ans en raison de la pandémie de COVID-19, le pèlerinage de la Vierge de Zapopan, dans l'État mexicain de Jalisco, a attiré 2,4 millions de fidèles.

    Ce chiffre a été confirmé par le gouverneur de l'État, Enrique Alfaro, qui a annoncé sur Twitter qu'"en 288 ans de tradition, le record de participants a été battu."

    Le pèlerinage de la Vierge de Zapopan est considéré comme un patrimoine culturel immatériel de l'humanité depuis 2018 par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

    Chaque année, l'image de la Vierge de Zapopan est ramenée de la cathédrale de Guadalajara à la basilique de Zapopan.

    Le 15 septembre 1821, cette image de la Vierge a reçu le titre honorifique de "général" de l'armée Trigarante, qui a gagné l'indépendance du Mexique vis-à-vis de l'Espagne moins d'une semaine plus tard. 

    L'armée, dirigée par le général Agustín de Iturbide, a été appelée "Trigarante" parce qu'elle se battait pour trois garanties : la religion catholique, l'indépendance vis-à-vis de l'Espagne et l'unité des forces insurgées.

    Les couleurs du drapeau tri-garant - blanc, vert et rouge - représentaient ces trois garanties et figurent encore aujourd'hui sur le drapeau mexicain.

    Lors du point culminant du pèlerinage, le 12 octobre, avec une messe à la basilique de Zapopan, l'archevêque de Guadalajara, le cardinal Francisco Robles Ortega, a encouragé les Mexicains à surmonter les "nombreuses divisions" car "nous sommes frères, fils d'un seul père, Dieu".

    "Nous avons beaucoup de violence, nous avons déjà trop de ressentiment et de vengeance, de divisions, nous ne sommes pas satisfaits de vivre avec tant de divisions", a-t-il déclaré, selon ArquiMedios, le site internet de l'archevêché de Guadalajara.

    "Nous formons une seule et même famille et nous avons été choisis et marqués par l'amour infini et miséricordieux de notre Père", a-t-il ajouté.

  • Berlin : 4000 fidèles ont escorté la Vierge de Fatima sous la porte de Brandebourg

    IMPRIMER

    De kath.net/news :

    Berlin : 4000 fidèles portent la Madone de Fatima à travers la porte de Brandebourg !

    14 octobre 2022

    "L'Allemagne remercie Marie et prie pour la paix"

    Berlin (kath.net) La capitale allemande n'avait encore jamais vécu une telle chose dans son histoire mouvementée : mercredi soir, la veille du 105e anniversaire du miracle solaire de Fatima, environ 4000 catholiques fervents venus de toute l'Allemagne se sont rendus en procession solennelle, en chantant et en priant, jusqu'au symbole national, la porte de Brandebourg. Là, ils ont écouté le discours que saint Jean-Paul II avait prononcé à cet endroit précis lors de sa visite en Allemagne en 1996, discours présenté par le célèbre publiciste Martin Lohmann. "L'homme est appelé à la liberté - et c'est en Christ qu'il trouve cette liberté", telle était la phrase centrale de ce manifeste pour une Europe chrétienne qui a fait date. Pour lui, la porte de Brandebourg était le symbole le plus fort de la liberté des hommes dans une Europe unie et non plus séparée.

    Ensuite, des enfants de chœur et des prêtres ont porté la "Madone nationale allemande", une statue de pèlerin offerte au peuple allemand par le pape Paul VI en 1967, sur le chemin de la porte qu'avaient également emprunté à l'époque le pape polonais et le chancelier fédéral Dr. Helmut Kohl. En effet, Jean-Paul II était lui aussi convaincu que la chute du mur de Berlin en 1989 et la réunification de l'Allemagne un an plus tard, en même temps que la chute des dictatures communistes dans toute l'Europe de l'Est, étaient un miracle opéré par cette même Vierge qui était apparue à trois enfants voyants à Fatima, au Portugal, en 1917. C'était l'année de la révolution d'octobre et elle avait dit aux enfants : "La Russie répandra ses erreurs dans le monde entier. Ce n'est que lorsque le Pape me la consacrera qu'elle se convertira et qu'un temps de paix sera donné au monde". Lorsque Jean-Paul survécut à l'attentat du 13 mai 1981, date du 64e anniversaire de la première apparition de Fatima, il y vit un signe du ciel l'invitant à réaliser le souhait de la Vierge. Il a procédé à la consécration le 25 mars 1984 - et effectivement, un an plus tard, Mikhaïl Gorbatchev arrivait au pouvoir, lançait la perestroïka et mettait fin à la persécution de l'Église en Union soviétique en 1988. Un an plus tard, le mur tombait, et en 1991, l'URSS s'effondrait à son tour. Trois décennies de paix s'ensuivirent, jusqu'à l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022.

    Lire la suite

  • Le traditionalisme : une fidélité, une résistance, une oeuvre d'Eglise

    IMPRIMER

    Du site de Paix liturgique, lettre 889 du 11 Octobre 2022 :

    LE TRADITIONALISME : UNE FIDELITE, UNE RESISTANCE, UNE OEUVRE D'EGLISE

    Le samedi 24 septembre dernier, s'est tenu à Paris un colloque sur l'avenir de la messe traditionnelle qui a réuni près de 500 participants. La grande réussite de cette évènement, co-organisé notamment par les associations Oremus-Paix Liturgique et Renaissance Catholique, tient à la qualité des interventions et notamment de celle de Jean-Pierre Maugendre, Président de Renaissance Catholique, que nous reproduisons ici avec son aimable autorisation.

    Tout avait bien commencé : « Le concile qui vient de s’ouvrir est comme une aurore resplendissante qui se lève sur l’Eglise, et déjà les premiers rayons du soleil levant emplissent nos cœurs de douceur. Tout ici respire la sainteté et porte à la joie. Nous voyons des étoiles rehausser de leur éclat la majesté de ce temple, et ces étoiles, comme l’apôtre Jean nous en donne le témoignage (Ap 1, 20), c’est vous ! ». Ainsi s’exprimait le 11 octobre 1962 le bon pape Jean dans son discours d’ouverture du Concile ! Le programme proposé était d’une simplicité…biblique : « L’Eglise n’a jamais cessé de s’opposer [aux] erreurs. Elle les a même souvent condamnées et très sévèrement. Mais aujourd’hui, l’Epouse du Christ préfère recourir au remède de la miséricorde, plutôt que de brandir les armes de la sévérité, elle répond mieux aux besoins de notre époque en mettant davantage en valeur les richesses de sa doctrine. » La méthode proposée était parfaitement claire : « Il faut que [l’Eglise] se tourne vers les temps présents, qui entraînent de nouvelles situations, de nouvelles formes de vie et ouvrent de nouvelles voies à l’apostolat catholique. C’est pour cette raison que l’Eglise n’est pas restée indifférente devant les admirables inventions du génie humain et les progrès de la science, dont nous profitons aujourd’hui, et qu’elle n’a pas manqué de les estimer à leur juste valeur. » Ces intentions au demeurant sans doute fort louables sur le fond aboutirent dans la réalité à ce que Jacques Maritain, peu suspect d’intégrisme, voire même, si j'ose dire, "imam caché" du concile Vatican appelait dans le « Paysan de la Garonne » : « L’agenouillement devant le monde ». (p 85) En quelques années un héritage multiséculaire fut jeté à bas, des habitudes millénaires oubliées, daubées, fustigées et condamnées. Mme Michu qui n’avait pas lu les Actes du concile et n’avait pas l’intention d’y consacrer dix secondes observa cependant avec stupeur, dans sa paroisse : • La suppression de la chorale, c’était pourtant bien beau mais … plus long. • L’élimination du latin ; elle n’y comprenait rien, mais l’objectif était que Dieu comprenne. • L’apparition d’une table devant l’autel, c’est sa voisine qui l’avait fournie. • La célébration de la Messe face au peuple qui faisait que le célébrant tournait le dos au tabernacle ce qui paraissait incongru à Mme Michu, pas au célébrant. • La distribution de la communion dans la main ; Mme Michu avait vu des gamins mettre l’hostie dans leur poche. • Le bouleversement du calendrier et la suppression du saint protecteur de la paroisse. Elle apprit que même sainte Philomène, la sainte préférée du curé d’Ars, avait disparu dans la tourmente. • La destruction des confessionnaux, 2 • L’interdiction des agenouillements, • La suppression de la Fête-Dieu, • L’abandon de la récitation du rosaire, etc… Mme Michu fit comme une autre voisine, elle décida de ne plus remettre les pieds à l’église, hormis pour les mariages et les enterrements. On lui avait changé sa religion. Comme le rapporte Patrick Buisson dans son ouvrage capital La fin d’un monde, citant une brave mère de famille, épouse d’un mécanicien : « La religion, ça ne devrait pas changer, puisque ce qu’on cherche, c’est d’être sûr de quelque chose. » (p 266) De son côté Guillaume Cuchet note, en conclusion de son précieux travail Comment notre monde a cessé d’être chrétien : « Cette rupture au sein de la prédication catholique a créé une profonde discontinuité dans les contenus prêchés et vécus de la religion de part et d’autre des années 1960. Elle est si manifeste qu’un observateur extérieur pourrait légitimement se demander si, par-delà la continuité d’un nom et de l’appareil théorique des dogmes, il s’agit bien toujours de la même religion. » (p 266) Tout ceci fut imposé avec une brutalité inouïe. Brutalité certes en opposition avec le discours officiel sur l’écoute, l’ouverture, le dialogue, le respect de l’autre, l’accueil des différences, mais brutalité nécessaire car tous ces bouleversements ne répondaient en aucune façon aux demandes des fidèles catholiques. Un sondage du 13 août 1976, au cœur de l’été chaud ainsi nommé en raison de la canicule de cette année-là mais aussi en référence à la messe traditionnelle célébrée par Mgr Lefebvre, devant des milliers de fidèles, à Lille, publié par l’IFOP et le Progrès de Lyon révélait l’ampleur du malaise. Si 40% des pratiquants réguliers estimaient qu’il fallait continuer les réformes initiées par Vatican II, 48% estimaient que l’Eglise était allée trop loin dans les réformes. Chiffre auquel il faut sans doute rajouter l’immense majorité de ceux qui avaient cessé de pratiquer entre 1965 et 1976. Aujourd’hui encore tous les sondages menés par l’association “Paix Liturgique” le confirment. Globalement 30% des pratiquants réguliers assisteraient à la messe traditionnelle si elle était célébrée dans leur paroisse. Alors qu’il est de bon ton de dénoncer le cléricalisme, les années qui suivirent le concile furent d’abord celles d’un cléricalisme effréné dans la continuité de ce que Mgr Schneider dans son ouvrage indispensable Christus Vincit analysait : « Le phénomène “Vatican II” apparaît comme un énorme spectacle de triomphalisme clérical. » (p 164) Le départ de sa paroisse de Madame Michu ne contrista pas son curé ; certes c'était contrariant pour la quête mais il avait bien intégré le postulat « mille fois rabâché, que l'évangélisation de ceux qui étaient loin de pourrait se faire qu'après l'éviction de tous ceux qui n'était que faussement proches », (p 256) selon la lumineuse synthèse de Patrick Buisson. Comme l’écrivait un évêque cité par la revue “Itinéraires” de Jean Madiran : « L'Eglise passe d’un christianisme sociologique à un christianisme authentique ».

    Lire la suite