De MAXIMILIEN BERNARD sur Riposte Catholique :
Deux nouveaux lieux d’apostolat pour la Communauté Saint-Martin
La communauté Saint-Martin s’installera bien au Mont-Saint-Michel ainsi qu’à Garges-Lès-Gonesse en banlieue parisienne. Le modérateur général de la Communauté, Don Paul Préaux, déclare dans Famille chrétienne :
Pour le Mont Saint-Michel, j’ai donné l’accord de la communauté à Mgr Laurent Le Boulc’h en février dernier, soit plusieurs mois après l’arrivée de Don Maurice Franc, envoyé en éclaireur. Pour Garges-Lès-Gonesse, Mgr Stanislas Lalanne avait déjà évoqué il y a deux ans lors, de l’ouverture de notre mission à Sarcelles, la possibilité de nous appeler également à Garges-Lès-Gonesse. J’avais souhaité que nous puissions avoir le temps de mûrir, et deux ans plus tard, nous y sommes.
Combien de prêtres seront envoyés dans chacun de ces deux lieux ?
Nous respecterons la règle chère à la communauté d’envoyer ses membres toujours au moins par trois. Au Mont Saint-Michel, Don Maurice Franc va rester pendant un an pour assurer l’installation. Il sera rejoint par un autre prêtre à mi-temps qui terminera sa licence en liturgie, ainsi qu’un roulement de séminaristes en fonction des besoins dans l’année. Pour Garges-Lès-Gonesse il y aura un curé à temps-plein, deux prêtres à mi-temps et un diacre. […]
Quelles sont les motivations des évêques qui vous ont appelés au Mont Saint-Michel et à Garges-Lès-Gonesse ?
La motivation première, il faut bien le dire, c’est le manque de prêtres. Aujourd’hui, les évêques ne savent plus trop vers qui se tourner… Il y a aussi en partie la réputation de collaboration plutôt saine et paisible que nous entretenons avec les évêques des diocèses où nous sommes présents. Nous nous en réjouissons, et cela demeure aussi un défi à cultiver chaque jour. […]
La communauté Saint-Martin suscite à la fois un fort enthousiasme mais aussi parfois une animosité chez certains qui lui reprochent son côté trop « conservateur ». Craignez-vous d’être mal accueillis ?
Il y a toujours des personnes pour qui l’accueil est difficile. Cela n’est pas forcément de leur faute mais parfois de la nôtre aussi, parce qu’on est maladroit, qu’on veut aller trop vite, qu’on n’écoute pas… Nous restons des humains, imparfaits. Mais les personnes qui seront moins heureuses de nous voir arriver n’en sont pas moins des personnes qui seront confiées à notre sollicitude par l’Eglise qui nous envoie. Nous devrons les aimer et les écouter comme les autres. Un prêtre ne doit pas faire de sélection affective ou idéologique dans sa paroisse. Malgré tout, je crois qu’enfermer la communauté Saint-Martin dans le latin et une pastorale rétro n’est pas une image fidèle. Nous sommes les premiers à être au congrès mission et il me semble que nous vivons une certaine ouverture sur le monde et ses enjeux. Certes nous portons l’habit, mais à Garges-Lès-Gonesse par exemple cela ne devrait pas poser de problème. Juste à côté à Sarcelles, cela est même reçu de manière plutôt positive, dans un environnement où toutes les religions sont visibles. […]
Alors, pourquoi revenir sur un tel sujet qui divise d’ailleurs nos lecteurs ? Tout simplement parce que le 4 mai dernier s’est achevé à Rome un pèlerinage hors du commun, né justement du traumatisme apparu dans le sillage de ce texte. Regroupées sous l’appellation de « Voie romaine », des mères de prêtres ont voulu faire connaître à la fois leur inquiétude et leur espérance en se rendant à pied de Paris à Rome pour déposer aux pieds de François plus de 2 500 lettres lui demandant respectueusement de revenir sur les dispositions de son motu proprio.
Sitôt les mères de prêtres de
« La trentaine de mères de prêtres français, parties le 6 mars de Paris pour joindre Rome à pied, est arrivée à bon port. Elles s'étaient mises en route pour demander au pape un assouplissement pour que les prêtres qui le désirent puissent célébrer la messe selon le rite tridentin, en usage jusqu'au Concile Vatican II (1962- 1965). Elles ont pu participer, mercredi 4 mai, à l'audience générale hebdomadaire papale, place Saint-Pierre. Une seule a toutefois pu saluer François à l'issue de l'audience.