Alors que débutent les Journées Mondiales de la Jeunesse 2016, le cardinal Stanislas Dziwisz a accordé à KTO un entretien exceptionnel à l'archevêché de Cracovie, cadre si évocateur du lien entre Jean-Paul II et la Pologne. Le cardinal Dziwisz est archevêque de Cracovie depuis 2005. Il a vécu pendant près de 40 ans auprès de saint Jean-Paul II à Rome et a été son plus proche collaborateur. Il raconte comment est née chez le pape polonais l'idée de créer les JMJ et comment s'est établit une relation intense avec les jeunes du monde entier. Il évoque aussi l'évolution des JMJ, vers une expérience spirituelle plus intense, et la manière dont ces rencontres ont façonné l'évangélisation des jeunes. Depuis Cracovie, capitale de la miséricorde, le cardinal Dziwisz confie aussi ce qu'il attend des JMJ 2016, avec l'aide des puissants intercesseurs que sont les apôtres de la miséricorde sainte Faustine et saint Jean-Paul II. "N'ayez pas peur ! Venez à Cracovie afin de prier, méditer et réfléchir ensemble, avec le pape François !" lance encore le cardinal Dsiwisz.
BELGICATHO - Page 1426
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JMJ : un entretien exceptionnel avec le cardinal Stanislas Dziwisz, archevêque de Cracovie
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La procédure de béatification de Romano Guardini est amorcée
Romano Guardini est une des grandes figures de la théologie contemporaine appréciée de Benoît XVI et à laquelle le pape actuel a consacré des recherches durant ses études :
Lu sur kerknet.be (notre traduction) :
L'archidiocèse de Munich et Freising désire la béatification du philosophe germano-italien et théologien Romano Guardini (1885-1968).
L'archidiocèse allemand de Munich et Freising, a lancé ce mois-ci la préparation du processus de béatification du philosophe germano-italien et théologien Romano Guardini (1885-1968). Il est considéré comme l'un des penseurs catholiques les plus importants du siècle dernier et un pionnier du Concile Vatican II (1962-1965).
Un important penseur catholique
Guardini est né à Vérone en Italie en 1885, mais a vécu et travaillé la majeure partie de sa vie en Allemagne. En 1910, il a été ordonné prêtre. En 1915, il est diplômé en tant que théologien à l'Université de Fribourg. Entre 1923 et 1939, il a enseigné à Berlin la philosophie de la religion et la vision catholique du monde. En 1939, il a a été obligé par les nazis de démissionner de son enseignement. Après la guerre, il fut à nouveau professeur à l'université de Tübingen.
Aptitude à l'interdisciplinarité
Selon le professeur Ugo Perone, qui a la chaise Guardini à l'Université Humboldt de Berlin, sa pensée a été caractérisée par sa propension à l'interdisciplinarité: en tant que chercheur, il était non seulement intéressé par la théologie, mais aussi par la philosophie et la poésie. Dans le même temps, il a donné forme à des projets pastoraux pratiques - tels que le développement de la liturgie - et il a exprimé une forte empreinte sur le catholicisme en Allemagne.
Il est exceptionnel que tant de compétences soient combinées en une seule personne.
Source: Katholisch.de -
Fraternité des Saints Apôtres et crise de l'Eglise : quelle attitude prendre ?
Sur son blog, le Père Simon Noël, moine du monastère de Chèvetogne, met en ligne ces réflexions qui invitent à la prudence et à l'obéissance mais aussi au discernement en profondeur. Elles méritent d'être lues avec la plus grande attention :
La fraternité des saints apôtres et la crise de l'Eglise
Le Père Zanotti-Sorkine à Marseille
La dissolution de la Fraternité des saints apôtres et l'obéissance à l'Eglise
Le décret de dissolution de la Fraternité des saints apôtres vient donc d'être officiellement promulgué par l'archevêché de Malines-Bruxelles. Lors de ses adieux, Mgr Léonard avait dit que l'un des cadeaux qu'il laissait en quittant sa charge était l'existence d'un certain nombre de séminaristes, gage de futures ordinations de prêtres dans l'archidiocèse, et espoir d'une relève. Il léguait cela à son successeur avec une joie non dissimulée. Pour certains d'entre eux l'expérience va s'arrêter.
Que faut-il en penser? Certains ne cachent pas leur tristesse et leur déception, ni leur crainte pour l'avenir immédiat de l'Eglise en Belgique. Leur douleur doit être entendue. Car celle-ci montre qu'ils ne sont pas insensibles à ce problème grave qu'est la vocation sacerdotale et la formation des séminaristes.
Le primat de Belgique dit avoir pris sa décision devant Dieu et en conscience. Il a aussi consulté les autres évêques du royaume ainsi que les instances romaines compétentes. Comme toute décision de la hiérarchie, celle-ci doit être reçue avec un a priori favorable. En effet personnellement je ne vois pas comment on pourrait mettre en doute sa parole. Tout au plus pourrait-on, en cas de désaccord profond, pratiquer ce qu'on appelait au XVIIe siècle, lors du conflit janséniste, le "silence respectueux".
Mais vous m'objecterez saint Thomas d'Aquin et ce qu'il dit sur l'obligation de pratiquer la correction fraternelle à l'égard des prélats qui nuisent au bien commun de l'Eglise. Oui mais dans ce cas, il vous faudrait une certitude morale suffisante, basée sur une entière connaissance du dossier. Tant que vous ne l'avez pas, vos critiques sont stériles et vous vous exposez peut-être à devoir plus tard vous déjuger.
Je prends cependant l'objecteur au sérieux et j'admets comme supposition que l'archevêque a commis une faute ou du moins une erreur. Dans ce cas, l'obéissance demeure la voie chrétienne traditionnelle. Obéir promptement, surtout avec son intelligence, est le seul moyen pour que la volonté de Dieu se réalise, par les voies qui sont les siennes. L'exemple de tant de saints nous le prouve à travers l'histoire de l'Eglise. Si on croit vraiment en la Divine providence, on a cette assurance qu'il faut s'abandonner avec confiance, malgré toutes les apparences contraires, car Dieu permet le mal, pour qu'en sorte un bien plus grand.
Dom Lambert Beauduin, le fondateur du monastère bénédictin de Chevetogne, avait une vision sur le renouveau monastique et sur l'unité des chrétiens, qui dérangeait un certain de nombre d'autorités de l'époque. Il avait eu l'appui du cardinal Mercier, mais celui-ci n'était plus. Dom Lambert fut finalement frappé d'une sanction administrative, car on n'avait rien trouvé contre lui du point de vue doctrinal ou du point de vue moral. Il dut s'exiler en France. Il se soumit et jamais ne se révolta. Sa patience et sa persévérance à la longue furent payantes. Sur sa tombe on peut lire cet éloge: Vir Dei et ecclesiae, Homme de Dieu et de l'Eglise. Il aimait dire en effet qu'on ne critique pas sa mère.
J'espère que le Père Zanotti-Sorkine saura trouver les mots justes pour guider ses enfants spirituels sur la bonne voie. Je prie beaucoup pour eux tous.
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A-t-on pris la peine de vérifier le charisme de la Fraternité des Saints Apôtres ?
Un ami de notre blog, B.M., un prêtre belge, nous partage ces réflexions :
Dans les motifs de la décision de dissoudre la fraternité des SS Apôtres à Bruxelles, il n'y a aucune référence formelle à son charisme. On voudrait le souhaiter comme le demande le récent document "Iuvenescit Ecclesia" de la Congrégation pou la doctrine de la foi en date du 15 mai 2016.
On peut y lire entre autre : "Dans cette exigence d’une nouvelle évangélisation, il est plus que jamais nécessaire de reconnaître et d’apprécier les nombreux charismes, susceptibles de réveiller et de nourrir la vie de foi du peuple de Dieu" (n.1) et encore : "Reconnaître l’authenticité du charisme n’est pas toujours une tâche facile, mais c’est un service nécessaire que les pasteurs sont tenus d’effectuer. La communauté des fidèles, en effet, a « le droit d’être avertie par ses Pasteurs de l’authenticité des charismes et de la confiance que l’on peut accorder à ceux qui en sont les porteurs »[66]. Pour cette raison, l’autorité devra être consciente du caractère imprévisible des charismes suscités par l’Esprit Saint, en les valorisant selon la règle de la foi, en vue de l’édification de l’Église[67]. Il s’agit d’un processus qui prend du temps et requiert des étapes précises pour parvenir à leur vérification, avec un discernement sérieux, jusqu’à la reconnaissance de leur authenticité par l’Église. La réalité qui prend corps en naissant d’un charisme doit jouir d’un temps opportun d’expérimentation et de sédimentation, qui fasse passer de l’enthousiasme des débuts à une configuration stable. Dans tout l’itinéraire de vérification, l’autorité de l’Église doit accompagner avec bienveillance cette nouvelle réalité. Il s’agit, de la part des Pasteurs, d’un accompagnement qui ne cessera jamais, parce qu’il n’est pas de terme à la paternité de ceux qui, dans l’Église, sont appelés à être les vicaires de Celui qui est le Bon Pasteur et dont l’amour empressé ne s’arrêtera jamais d’accompagner son troupeau." (n. 17)
Le document donne ensuite au n.18 une série de 8 critères de discernement pour chercher à authentifier un nouveau charisme. On suppose que le nombre de prêtres Français ne fait pas partie du coeur du charisme de cette fraternité, mais est un fait contingent lié à la création de la fraternité comme ce genre de particularité s'est produite maintes fois à la naissance d'un nouveau charisme dans l'Église. Il plus que souhaitable d'évaluer et de justifier positivement ou non un charisme naissant si nous voulons demeurer fidèles aux dons du Christ pour son Église, dons déjà revus et à recevoir.
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République Dominicaine : maintien inconditionnel du "droit inviolable à la vie"
EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE, LES DÉPUTÉS MAINTIENNENT « LE DROIT INVIOLABLE À LA VIE »
synthèse de presse bioéthique de genethique.org
Le 19 juillet, la Chambre des députés de la République dominicaine a décidé d’éliminer un paragraphe du nouveau Code pénal qui aurait décriminalisé l’avortement en cas de risque pour la vie de la mère, de malformation, d’inceste ou de viol. Le rejet de ce paragraphe a été voté par une majorité écrasante, à 132 voix contre 6.
L’avortement demeure un crime dans ce pays, passible d’une peine de 2 à 3 ans de prison pour la mère, et 4 à 10 ans pour un professionnel de santé.
La Chambre a ainsi suivi une décision de la Cour constitutionnelle qui avait déjà invalidé un amendement similaire, introduit dans le Code pénal. En outre, ce vote est conforme à l'article 37 de la Constitution nationale qui stipule que « le droit à la vie est inviolable depuis la conception jusqu'à la mort. La peine de mort ne peut être établie, prononcée ou appliquée, dans tous les cas ».
Le Sénat devra confirmer ce vote.
Sources: CFAM, Marianna Orlandi (20/07/2016)
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Lettre de Mgr Jeanbart, archevêque catholique d'Alep, sur la fin de la guerre en Syrie
Mgr Jeanbart vient d'adresser une nouvelle lettre aux chrétiens de Syrie où il écrit, fort de son Espérance : " Oui la paix est proche, il n’y a aucun doute à cela, et avec elle, notre patrie bien-aimée sera le terrain d’une reprise étonnante et admirable. "
Message aux chrétiens de Syrie (traduit de l’arabe).
AU COEUR DE LA TEMPETE ET FACE A LA PAIX QUI ARRIVE, RESTEZ !
Au cours des tous derniers jours, une tempête folle a secoué notre existence, une des plus violentes que nous avons dû subir au cours de cette guerre injuste et détestable, dont souffre notre pays depuis plus de cinq ans. Nous avons assisté avec beaucoup de peine et de regret à la destruction et à la démolition de nombre de maisons appartenant à nos fidèles, et à quelques unes de nos institutions, mais grâce à Dieu, les dégâts se réduisaient en général aux biens matériels. Bref, et malgré tout, l’escalade des bombardements sans discernement et sans précédent, a terrorisé les habitants dans les quartiers résidentiels de la ville, et a occasionné aux maisons et aux commerces de nos fidèles des pertes considérables ; tout cela a semé la peur et le désarroi dans leurs cœurs, et a épouvanté les femmes et les enfants.
Face à ces événements cruels dont souffrent les citoyens, nous ne trouvons plus de paroles qui puissent justifier ce qui se passe, ni de mots pour consoler les sinistrés, les blessures sont tellement profondes, il ne nous reste plus que les invocations et la prière. Une prière qui les aide à patienter et à accepter leurs malheurs, et qui en même temps, stimule d’autres à se lever et se mettre à travailler pour offrir bénévolement leur aide et leur soutien à ceux qui en ont besoin. La prière qui fait naître l’espoir dans les esprits et la charité dans les coeurs, est peut-être la seule réponse significative et le baume le meilleur pour calmer les douleurs des victimes innocentes dans ces circonstances de grand désastre et de désolation.
Notre prière doit être fervente envers le Seigneur, présent parmi nous, mais invisible, afin qu’il intervienne comme Il l’a fait avec ses apôtres pour calmer cette tempête de violence et de guerre, et pour apaiser l’anxiété des sinistrés et des terrorisés, et raffermir les personnes de bonne volonté dans leur action d’aide humanitaire d’urgence dans les différents domaines : alimentaire, médical, social, habitat. Chacun d’entre nous doit prendre garde et ne point oublier, même pour une seconde, que nous sommes en proie à une guerre féroce et que nous faisons face à une agression criminelle et injuste qui subtilise nos terres et nos propriétés, les droits de notre peuple et toutes nos ressources humaines, commerciales et civiles autant que notre héritage religieux et culturel.
Notre position face à cette agression serait : soit la reddition et la fuite, soit la résistance et le courage de l’affrontement. Faire front et réagir nous donne la chance de continuer à vivre chez nous ; se laisser abattre par le désespoir et s’enfuir serait une perte de tout ce qui constitue notre patrimoine du passé, notre présent plein de ressources et de tout notre avenir sur la terre de notre pays bien-aimé qui nous a vu naître et nous a beaucoup donné dans le passé ; cette terre généreuse ne manquera pas de nous assurer un avenir brillant si nous savons résister et patienter. Le choix est évidemment clair : nous persévérons et restons, ou nous nous rendons pour nous enfuir, dispersés dans les quatre coins du monde et aller nous réfugier dans des pays qui ne sont pas les nôtres, pour accepter de vivre de l’aide sociale et de la compassion des bienfaiteurs.
Certains de ceux qui désirent émigrer, prétendent qu’ils le font pour l’avenir de leurs enfants ; nous ne leur reprochons point cet objectif légitime et louable, mais nous leur demandons de nous répondre franchement et clairement : qui vous a dit que l’éducation de vos enfants sera nécessairement meilleure à l’étranger ? Savez-vous que les sociétés occidentales se débattent dans des problèmes de réforme de leur système pédagogique, et que les valeurs sur lesquelles vous avez été éduqués et que vous espérez transmettre à vos enfants, vous ne les retrouverez pas facilement là-bas ? Savez-vous que l’âge de la majorité permet aux adolescents dans ces pays, de se soustraire très tôt à l’autorité parentale ? Les enfants peuvent contredire leurs parents, et dans certains pays, on leur donne le droit de les poursuivre en justice si, un jour, pour leur propre bien, ils essayaient de les contraindre. Sans parler du relâchement qui fait que beaucoup de jeunes tombent dans l’insouciance, l’oisiveté, et même parfois la drogue et la violence. Honnêtement, à bien y réfléchir, nous pensons qu’une formation sérieuse pour nos nouvelles générations peut trouver une bonne base chez nous, et peut-être même, meilleure que dans certaines sociétés occidentales vers lesquelles se pressent les uns et les autres. Reconnaissons quand-même honnêtement que les jeunes qui ont pu être éduqués dans nos écoles et nos universités, et qui ont ensuite voyagé en Europe en vue d’une spécialisation académique ou à la recherche d’un emploi, ont récolté le succès. L’application et la discipline qui étaient à la base de leur éducation leur ont été d’un grand secours et ont été à l’origine de leur succès et du respect qui les a entouré partout oú ils ont été.
Nous ne voulons pas nous étendre sur ce sujet, bien que nous ayons beaucoup à dire à ce propos, mais nous demandons à ceux de nos fidèles qui se ruent vers l’émigration de se calmer un peu et de ne pas se précipiter pour prendre une décision aussi importante, dont les résultats peuvent être regrettables et sans voie de retour.
Demandons au Seigneur d’épargner à nos chers fidèles cette dure épreuve, qui ne leur causera que davantage de désarroi, de désillusion et de stress. Oui, bien sûr que nous savons que les terroristes qui nous menacent, effrayent les femmes et les enfants ; et nous comprenons très bien que certains cherchent à partir pour trouver tranquillité, paix et sécurité, mais nous réalisons en même temps que le danger qui nous menace décroît et diminue de jour en jour, et tend à disparaître maintenant que la guerre semble approcher de sa fin.
Nous avons résisté héroïquement durant cinq ans et lutté avec tenacité face à la tentation de l’émigration et nous avons su tenir bon aux pires des moments de la guerre. Nous n’avons pas voulu écouter ceux qui voulaient nous éloigner de notre terre et de notre patrie, si chère à nos coeurs. Nous avons supporté les méfaits des destructions, de la pauvreté et de la faim sans nous défaire ; pourquoi donc aujourd’hui et alors que la paix est à nos portes, allons-nous nous rendre ? Oui la paix est proche, il n’y a aucun doute à cela, et avec elle, notre patrie bien-aimée sera le terrain d’une reprise étonnante et admirable :
- Nous allons bientôt voir un nouveau pays : démocrate, honorable, pluraliste et respectueux envers ses citoyens dans la diversité de leur appartenance et sans discrimination aucune.
- Nous allons voir ses portes grandes ouvertes pour accueillir ceux qui désirent investir pour travailler avec sérieux et loyauté.
- Nous allons voir un développement sans précédent, des projets nombreux et diversifiés, un marché de l’emploi sans précédent.
- Nous allons voir nos écoles se rénover, nos universités s’illustrer, nos hôpitaux se qualifier.
- Nous allons voir les gens se précipiter vers la Syrie, des quatre coins du monde, en quête de travail, de gain et de bénéfices. Ne soyons pas surpris si nous voyons un jour ceux qui ont accueillis nos compatriotes comme réfugiés, venir chez nous pour trouver du travail.
La Syrie, ce beau pays oú nous avons pu mener une vie douce et paisible dans le passé, nous allons, avec la grâce de Dieu, pouvoir y retrouver bientôt, dignité et prospérité. Allons donc de l’avant et faisons confiance au Seigneur car Il est le Tout-Puissant.
17/7/2016 Métropolite Jean-Clément JEANBART
Archevêque d’Alep
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Le Notre Père ; une chance magnifique de parler à notre Créateur / prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 17e dimanche du temps ordinaire
Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 11, 1-13) (archive du 28 juillet 2013) pour le 17e dimanche du temps ordinaire.
http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org
Évangile : Enseignements de Jésus sur la prière (Luc 11, 1-13)
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation.' » Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.' Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain', moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
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Pour suivre les jeunes Belges aux JMJ en Pologne, un site avec de nombreux échos et des videos
C'est ici :
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Stage d’été de l’Académie de Chant grégorien : du dimanche 21 au dimanche 28 août 2016
Du dimanche 21 (17h00) au dimanche 28 août (14h00) 2016, stage d'été de l'Académie de Chant grégorien ouvert à tous (voir ici : http://www.gregorien.be/) au Monastère Notre-Dame à Ermeton-sur-Biert (province de Namur, Belgique)

avec Paul Breisch, titulaire des orgues à la Cathédrale de Luxembourg
et Sarah Pirrotte.Concert et messe à la Collégiale de Dinant
le samedi 27 août et messe à Ermeton le dimanche 28 août
Dépliant ► Inscription en ligne ►JPSC
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Gestation pour autrui : un arrêt consternant de la Cour européenne des droits de l'homme
GPA : la CEDH valide l’achat d’enfants pour tous (via le Salon Beige)
De Gregor Puppinck :
"Le 21 juillet 2016, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu public un arrêt consternant dans les affaires Foulon et Bouvet contre France (nos 9063/14 et 10410/14) mettant en cause le refus par les autorités françaises de transcrire la filiation établie en Inde d’enfants nés de GPA commerciale. Appliquant sa jurisprudence établie dans les affaires Mennesson et Labassée de 2014, la Cour a conclu à la violation par la France du droit au respect de la vie privée des enfants, tout en rejetant l’allégation d’une violation de la vie familiale des adultes commanditaires.
Dans l’affaire Foulon, une fille est née le 31 juillet 2009 à la clinique Hiranandani spécialisée en GPA, à Mumbaï, en Inde. Son acte de naissance indique qu’elle a pour mère Minakshi Shirodkar, une indienne sans profession née en 1980, et pour père Didier Foulon, un architecte français né en 1971, vivant aux Etats-Unis. Le certificat médical de la clinique précise que cette fille est née par césarienne, ce qui est fréquent s’agissant d’enfants nés par GPA. En effet, les cliniques indiennes imposent souvent une césarienne sans raison médicale trois semaines avant terme, afin que le bébé ne soit pas marqué par la naissance, qu’il ait une tête bien ronde. Cela réduit aussi les frais d’entretien de la mère et permet à l’acquéreur de prendre à l’avance son billet d’avion à date fixe. Les mères ne reçoivent pas les soins adéquats après la naissance, entrainant un taux élevé de mortalité maternelle.
Un mois après la naissance, par un document écrit, Didier Foulon a déclaré « sur l’honneur prendre en charge les coûts financiers de la grossesse, des frais d’hôpitaux, du logement… De plus, avoir remis la somme de 100.000 roupies pour le meilleur confort de la mère et d’une bonne alimentation et qu’elle puisse engager des frais durant[son] absence ». 100.000 roupies (environ 1.300 €) correspondent à trois ans de salaire d’une ouvrière. De même, quelques jours après la naissance, il a versé 60.000 roupies à la clinique.
Par un acte notarié, Mme Shirodkar, la mère, a ensuite renoncé à sa fille en autorisant M. Foulon à « emmener ma fille en France ». Interrogée par les services consulaires français, Minakshi Shirodkar a indiqué qu’elle ne savait ni l’âge, ni l’adresse de M. Foulon, ni même s’il était marié ou célibataire, et qu’elle n’avait pas le projet de garder des contacts avec lui. L’adresse des parents indiquée sur l’acte de naissance était celle de la clinique.
Dans l’affaire Bouvet, deux enfants sont nés le 26 avril 2010 dans la même clinique que la fille Foulon, à Mumbaï. Leurs actes de naissance indiquent qu’ils ont pour mère Pushpa Kharat, une indienne sans profession née en 1982, et pour père Philippe Bouvet, un Français, âgé alors de 45 ans. Les faits sont ainsi identiques à l’affaire Foulon, à la différence que M. Bouvet vivait en couple avec un autre homme ayant déjà employé la filière indienne pour obtenir des jumeaux.
MM. Foulon et Bouvet sont probablement les pères des enfants, et tout indique que Minakshi Shirodkar et Pushpa Kharat en sont aussi les mères génétiques, et pas seulement les mères porteuses. La clinique Hiranandani précise sur son site internet qu’elle pratique la GPA par insémination artificielle de sperme dans la mère porteuse et par implantation d’embryon après fécondation in vitro. Dans le premier cas, beaucoup moins onéreux, la mère « porteuse » est la véritable mère génétique de l’enfant : c’est vraiment son propre enfant qu’elle vend pour vivre. Les termes des renonciations des mères indiquent d’ailleurs qu’elles considèrent les enfants comme les leurs. Dans l’affaire Foulon, la Cour d’appel a d’ailleurs noté que « il ne s'agit pas seulement en l'espèce d'un contrat de mère porteuse prohibé par la loi française, mais encore d'un achat d'enfant, évidemment contraire à l'ordre public ».
Ce nouvel arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme marque une étape supplémentaire de la libéralisation de la GPA et de « l’achat d'enfant ». Alors que par les affaires Mennesson et Labassée, la Cour avait donné droit à des couples hétérosexuels mariés ayant obtenu des enfants aux Etats-Unis, par l’arrêt Foulon et Bouvet elle donne à présent raison à des hommes célibataires ou homosexuels, ayant « loué une femme » pour obtenir des enfants en Inde.
Certes, il est de l’intérêt de ces enfants de voir établie leur filiation avec leurs parents biologiques, et donc a fortiori avec leur père, mais à aucun moment la Cour ne met en cause la moralité de la pratique de la GPA qui est pourtant contraire aux droits fondamentaux des enfants et des femmes. La Cour ne daigne pas davantage accorder la moindre attention aux circonstances de la naissance des enfants, à la honteuse et inhumaine exploitation de leurs mères.
Ce faisant, la Cour européenne, avec toute son autorité, entérine la « GPA low-cost » et la « GPA GAY » ; elle encourage de fait le recours aux mères porteuses pour toutes les personnes en mal d’enfant, et ouvre, qu’elle le veuille ou non, un « droit à l’enfant pour tous ».
Le plus triste est qu’à aucun moment la Cour ne s’interroge sur les faits en cause, sur la situation des mères porteuses, sur leur exploitation, et ce qu’il faut bien appeler le commerce des enfants. Elle ne s’interroge pas davantage sur les conséquences pour ces enfants d’avoir été commandés, payés, abandonnés par leurs mères, élevés par un homme seul ou en couple avec un autre homme. A moitié indiens, ils ne pourront pas oublier leur origine. Un jour, ces enfants se révolteront, et ils auront raison.
L’aveuglement moral de la Cour, prisonnière de son idéologie libertaire, est pathétique.
La France est condamnée à payer 45.000 euros de dommages, frais et dépens."
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Retour sur l’attentat de Nice : l’opinion de Rémi Brague, Prix 2012 de la Fondation Joseph Ratzinger
Revendiqué par l’État islamique, l’attentat de Nice nous oblige à désigner notre ennemi pour mieux le combattre. Sans haine. Le point de Samuel Pruvot avec le philosophe Rémi Brague, sur le site « Famille chrétienne » :
« L’attentat de Nice nous rappelle que la France est en guerre. Pourquoi est-ce si difficile à admettre ?
Depuis l’issue de la guerre dans laquelle Churchill faisait ainsi entrer son pays, l’Europe a connu soixante-dix ans de paix intérieure et de prospérité. Nous en avons pris l’habitude, nous considérons cela comme une chose qui nous est due, comme une évidence qui va de soi. La guerre, la famine, etc. : tout cela, c’est bon pour les autres. « Les gens heureux n’ont pas d’histoire », dit le proverbe. Mais ce n’est pas en s’imaginant sortis de l’Histoire qu’on va se rendre heureux.
On nous a dit que nous étions en guerre. Mais personne n’a eu le courage de faire comme Churchill et de nous annoncer qu’il n’avait rien d’autre à nous offrir que du sang, de la sueur et des larmes.
D’où vient cet effet de sidération qui s’est emparé des Français ?
La sidération est justement ce que cherchent à produire les attentats, et les médias qui les passent en boucle les y aident, bien malgré eux. N’oublions pas que la violence est avant tout un moyen, et il faut se demander quelle fin elle poursuit. Cette fin est la mise en place, dans le monde entier, d’une législation qui serait une forme ou une autre de la charia et qui régirait la morale individuelle, les comportements dans la famille et l’économie, éventuellement le système politique.
Nous sommes fascinés par les aspects spectaculaires des attentats, des décapitations que l’État islamique met en scène avec beaucoup de soin et de savoir-faire. Mais tout ceci nous détourne de la vraie question, qui est celle du but recherché. Ce but peut être atteint par d’autres moyens, plus discrets, mais au moins tout aussi efficaces, comme la culpabilisation de l’adversaire, la pression sociale, la propagande par répétition inlassable, toutes les formes de ruse.
Que vous inspire le fait que nos dirigeants politiques peinent à désigner notre ennemi ?
La peur de nommer l’ennemi est ancienne. Qui, avant la chute du mur, osait nommer le marxisme-léninisme, l’Union soviétique ? On préférait dire de façon vague « les idéologies ». Et les hommes d’Église n’étaient pas en reste dans cette stratégie d’évitement.
Ce pluriel est un fumigène commode. Il sert encore aujourd’hui, quand on dit : « les religions ». De même, on préfère utiliser l’acronyme Daech, que ne comprennent que les arabisants, plutôt que « l’État islamique », pour éviter de nommer l’islam.
Est-il vrai qu’il ne faut pas faire d’« amalgame » entre islam et islamisme ?
La vraie ligne de séparation ne passe pas entre islam et islamisme. Il n’y a entre les deux qu’une différence de degré, non de nature. Ce qu’il faut vraiment et fermement distinguer, c’est d’une part l’islam, avec toutes ses nuances et ses intensités, et d’autre part les musulmans de chair et d’os. Le sens légitime du refus du fameux « amalgame », c’est de ne pas réduire ces personnes concrètes au système religieux qui domine leurs pays d’origine.
Pour les chrétiens, le pardon des ennemis n’est-il pas devenu impossible ?
Beaucoup de gens s’imaginent que le pardon des offenses, et même cette demande fantastiquement paradoxale du Christ qu’est l’amour des ennemis, signifierait le refus de voir que nous avons des ennemis.
Hors de cette perspective chrétienne du pardon et de l’amour de l’ennemi, l’adversaire peut vite devenir l’équivalent du mal absolu : ce sont successivement les aristocrates (Robespierre), une classe qui s’oppose au progrès (Marx), des « insectes » (Lénine), une « race inférieure » (Hitler), ou, face au « parti de Dieu » (Coran V, 56), « les pires des animaux » (Coran VIII, 22).
Un proverbe allemand dit : « L’homme le plus pieux ne peut pas vivre en paix si cela ne plaît pas à son méchant voisin. » Le pardon des ennemis n’est jamais contre-productif. Ce qu’il produit à coup sûr, c’est la conversion de notre propre cœur, le refus de se laisser entraîner dans la spirale de la vengeance, dans la montée aux extrêmes de la violence. Celui qui est prêt à pardonner se demandera d’abord si celui qui se dit et se veut son ennemi n’a pas, aussi, quelque raison de l’être. Il s’efforcera de se corriger, sans culpabilité. Et il combattra, car il faut combattre, et il le fera avec courage. Mais sans haine.
Le pardon des ennemis n’est jamais contre-productif. Ce qu’il produit à coup sûr, c’est la conversion de notre propre cœur, le refus de se laisser entraîner dans la spirale de la vengeance, dans la montée aux extrêmes de la violence.
La violence extrême des terroristes n’est-elle pas de nature à provoquer chez nous un sursaut citoyen ?
La violence est pour eux un moyen. Les terroristes ne passent pas nécessairement à l’acte. Dans leur optique, il suffit d’une menace qui fera que l’adversaire se couchera sans combattre.
Toutefois, utiliser la violence physique est peut-être une maladresse contre-productive, dans la mesure où elle peut en effet provoquer le sursaut de l’adversaire. Il serait plus habile de l’endormir par de belles paroles, ou de montrer sa force sans avoir à l’utiliser.
Dans votre essai « L’Europe, la voie romaine », vous montrez que notre continent a des racines grecques et juives…
J’ai essayé de montrer, plus exactement, que l’Europe avait suivi l’exemple des Romains, qui avaient eu le courage de se reconnaître, en matière de civilisation, inférieurs aux Grecs qu’ils venaient pourtant de battre et d’envahir, et de se mettre à leur école. D’où cette « voie romaine », au sens de « méthode », qu’évoque mon titre.
L’Europe est secondaire par rapport aux deux sources de sa culture, la source grecque avec la philosophie (et la science qu’elle rend possible) et la source israélite, l’Ancien Testament avec ses commandements, et avec cette liaison entre le bien moral et Dieu.
Les chrétiens sont secondaires par rapport aux juifs, un peu comme les Romains sont secondaires par rapport aux Grecs. Ce rapport à l’autre a permis à l’Europe de ne pas hésiter à aller chercher son bien en dehors d’elle-même : chez les Arabes, chez les Byzantins, chez les Chinois, etc.
Chaque fois, on ne se demandait pas d’où venaient les inventions, mais si elles étaient utiles ; d’où venaient les idées, mais si elles étaient vraies ; d’où venaient les œuvres, mais si elles étaient belles.
En quoi est-il nécessaire pour l’Europe de réactiver aujourd’hui son patrimoine génétique intellectuel pour résister durablement à la menace islamiste ?
On peut effectivement souhaiter que l’Europe, comme vous le dites joliment, « réactive son patrimoine génétique », et travailler à cet effet. J’essaie de le faire dans la mesure de mes capacités.
Et, de toute façon, il vaut mieux penser en termes de réactivation que de réaction.
Samuel Pruvot »
Ref. Attentat de Nice – Rémi Brague : « Il faut combattre, sans haine »
JPSC
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Une "méthode simple pour commencer à croire"
Du site critiquesdepresse.com :
La méthode simple pour commencer à croire de Pierre Durieux, Artège. Lyon Capitale
