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Actualité

  • Hommage au cardinal Mercier (1851-1926) : thomiste, œcuméniste, mariologue

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    De sur le CWR :

    Hommage au cardinal Mercier (1851-1926) : thomiste, œcuméniste, mariologue

    Philosophe thomiste très respecté qui, en tant que cardinal, résista à l'occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale, il était également connu pour ses efforts œcuméniques et ses pétitions en faveur d'une définition dogmatique de Marie comme Médiatrice de toutes les grâces.

    Statue du cardinal Désiré-Joseph Mercier (1851-1926) par Égide Rombaux, devant la cathédrale Saint-Michel-et-Gudule de Bruxelles. (Image : Wikipédia)
    Cette année marque le centenaire de la mort du cardinal Désiré-Joseph Mercier de Belgique, décédé le 23 janvier 1926.

    Prêtre, archevêque, cardinal

    Né en 1851 dans le Brabant, région francophone de Belgique, Mercier entre au séminaire diocésain en 1868 et est ordonné prêtre en 1874. Après des études supérieures à l'Université catholique de Louvain, il commence à enseigner la philosophie au petit séminaire de Malines en 1877. L'encyclique  Aeterni Patris du pape Léon XIII, publiée en 1879, apporte le soutien pontifical au renouveau du thomisme, et en 1882, Mercier est nommé professeur de philosophie thomiste à l'Université catholique de Louvain. Avec l'appui de Léon XIII, il fonde l'Institut supérieur de philosophie de Louvain et, en 1894, il lance la revue Néo-scolastique , qui vise à rapprocher la philosophie scolastique des sciences et de la pensée modernes. Figure majeure du renouveau néo-thomiste, Mercier est l'auteur d'ouvrages de métaphysique, de logique, de psychologie et d'épistémologie.

    En 1906, Pie X nomma Mercier archevêque de Malines (Malines, en Flandre), en Belgique. Par cette nomination, il devint primat de Belgique et pasteur d'environ 2,3 millions de catholiques et 3 000 prêtres. En termes d'effectifs, l'archidiocèse de Malines était alors le deuxième plus important au monde après celui de Milan.

    En 1907, Mercier fut nommé cardinal et rejoignit rapidement Pie X dans sa lutte contre le modernisme catholique. Bien qu'opposé aux modernistes, il restait ouvert au dialogue avec des penseurs accusés de modernisme, tels que Maurice Blondel et Marie-Joseph Lagrange, OP. Il prit également contact avec le prêtre jésuite moderniste et suspendu, George Tyrrell. Mercier invita Tyrrell dans son archidiocèse à condition qu'il accepte de soumettre tous ses écrits à son examen et à son approbation. Tyrrell rejeta cette condition et critiqua le cardinal belge, le qualifiant de représentant d'une conception « ultramontaine » dépassée qui étouffait le débat théologique.

    Durant la Première Guerre mondiale, Mercier résista à l'occupation allemande de la Belgique et fut finalement assigné à résidence. Sa lettre pastorale de Noël 1914,  Patriotisme et Endurance, fut accueillie avec enthousiasme non seulement en Belgique, mais aussi aux États-Unis, en Angleterre, en France et dans d'autres pays. Les évêques allemands, mécontents, accusèrent Mercier de violer la position de neutralité du Vatican. Benoît XV, cependant, admirait Mercier et soutint la libération de la Belgique comme condition à la paix. Après la guerre, Mercier reçut de nombreuses distinctions pour sa résistance héroïque à l'occupation allemande. Considéré comme le « pape du Nord », il accepta des invitations à donner des conférences en France, en Espagne, en Autriche, en Angleterre, aux États-Unis et au Canada. Il reçut des doctorats honoris causa, notamment de Harvard, de Princeton et de Yale, et participa au défilé de la victoire de 1919 à New York aux côtés du roi Albert de Belgique.

    Mercier est également resté dans les mémoires pour son soutien aux discussions œcuméniques avec les anglicans, connues sous le nom de Conversations de Malines. Soutenues par Lord Halifax d'Angleterre, ces discussions théologiques se déroulèrent à la résidence du cardinal Mercier entre 1921 et 1925. Bien que ces échanges se soient déroulés dans un climat amical, aucun accord ne put être trouvé sur la signification de la primauté papale ni sur d'autres questions. Le pape Benoît XV (r. 1914-1922) était au courant des Conversations de Malines. Il ne les critiqua jamais, mais ne les approuva jamais non plus. Pie XI (r. 1922-1939) était également informé de ces discussions œcuméniques. Admiratif pour Mercier, il attendit la mort du cardinal en 1926 pour y mettre un terme. Dans son encyclique de 1928,  Mortalium Animos, Pie XI réaffirma la conception catholique de la primauté papale et mit en garde contre les discussions œcuméniques susceptibles de relativiser la doctrine catholique.

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  • Des chrétiens du Mozambique victimes d’attaques islamistes

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    D'IFamNews :

    Des chrétiens du Mozambique victimes d’attaques islamiques

    22 janvier 2026

    Une vague de violence djihadiste a frappé le nord du Mozambique fin novembre 2025, lorsque des militants liés à la province de l’État islamique du Mozambique ont déclenché des attaques coordonnées, faisant au moins 22 morts parmi les chrétiens et forçant plus de 80 000 personnes à fuir leurs foyers. Cette agression brutale souligne la persécution incessante dont sont victimes les croyants dans les points chauds djihadistes, exigeant une condamnation mondiale et une action décisive contre l’islam radical.

    La terreur a commencé le 20 novembre dans le village de Primeiro de Maio, district de Muidumbe, où des assaillants armés ont fait irruption, tuant quatre civils et incendiant des maisons. La panique s’est propagée aux villages voisins de Nampanha et de Mapate, laissant des corps jonchant les ruines abandonnées tandis que les survivants s’enfuyaient dans les forêts ou vers un lieu sûr plus éloigné. Le 25 novembre, le carnage s’est étendu au district de Memba, dans la province de Nampula, avec quatre autres personnes tuées dans le village de Mazua. Les attaques se sont propagées au district d’Eráti, frappant Pavala, Sirissa, Nhage, Nahavara, Lúrio et Mazula, des maisons, des récoltes et des églises abandonnées du jour au lendemain.

    Des chasses de porte-à-porte ont ciblé les chrétiens, amplifiant le génocide religieux. Un résident déplacé s’est lamenté : « Des milliers de familles souffrent en essayant d’échapper aux terroristes. La plupart des maisons ont été brûlées et des gens ont été tués. » Un chef d’église local a fait écho au désespoir : « La situation est douloureuse. Les populations sont terrifiées et sans issue. »

    L’évêque Alberto Vera du diocèse de Nacala a capturé le chagrin : « Ce fut une semaine de terreur et de grandes souffrances. Les parents et leurs enfants ont dû fuir vers des lieux plus sûrs. La terreur règne dans tout le district. Des gens ont été tués. » Il a affirmé la solidarité de l’Église : « Ce sont des familles, des enfants et des personnes âgées qui veulent seulement vivre en paix. L’Église souffre avec eux et marche avec eux, même lorsque tout leur a été enlevé. »

    Cette atrocité révèle l’échec à freiner les affiliés de l’EI qui ravagent l’Afrique, du Mozambique au Nigeria, où des groupes similaires comme l’ISWAP prospèrent dans l’impunité. Alors que les dirigeants occidentaux tergiversent, les communautés fidèles endurent le massacre : il est temps d’armer les alliés, de sanctionner les facilitateurs et de donner la priorité à la liberté religieuse plutôt qu’à l’apaisement.

  • Le Message de Léon XIV pour la 100e Journée Mondiale des Missions

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    De Gianni Valente dans une dépêche de l'Agence Fides :

    Le monde a encore besoin de missionnaires. Message de Léon XIV pour la 100e Journée Mondiale des Missions

    25 janvier 2026

    Cité du Vatican (Agence Fides) - « En effet, ce n’est pas nous que nous prêchons mais le Christ Seigneur », écrit Paul de Tarse dans sa deuxième lettre aux Corinthiens.

    Le dimanche 25 janvier, jour où la liturgie de l'Église célèbre la conversion de Saint Paul, le grand missionnaire « Apôtre des Actions », le message de Léon XIV pour la 100e Journée missionnaire mondiale, qui est célébrée cette année le dimanche 18 octobre est
    diffusé.

    « Un dans le Christ, unis dans la mission » est le titre du nouveau « texte missionnaire » de l'évêque de Rome. Des mots qui font écho à la devise papale, « In Illo uno unum » (Un dans le Christ), tirée d'un sermon de saint Augustin.

    « Dans la mesure où chacun s'attache au Christ », écrivait l'évêque d'Hippone dans ce même sermon, « il s'unit d'autant plus aux autres qui s'attachent au Christ ».

    Dans la sollicitude missionnaire qui traverse et unit les derniers Pontificats - ceux du Pape François, le Pape de l'Evangelii gaudium, et de Léon XIV, le Pape qui, en tant que religieux augustinien, a vécu de nombreuses années comme missionnaire loin de sa patrie -, le nouveau document du Successeur de Pierre se penche également sur le lien mystérieux qui, dans l'œuvre de l'Église, entremêle toujours mission et communion, depuis leur source.

    Les deux, suggère le pape Prevost, germent comme des dons du « mystère de l'union avec le Christ ». Ils fleurissent et grandissent comme des gestes accomplis par le Christ lui-même en ceux qui reposent et demeurent en lui, « comme les sarments dans la vigne ».

    L'année 2026 marquera le centenaire de la création de la Journée Mondiale des Missions, promue en 1926 par le Pape Pie XI et « si chère à l'Église ». Le Pape Léon profite de cette occasion spéciale pour suggérer à quoi il convient de confier l'attente de voir fleurir « une nouvelle ère missionnaire » dans l'histoire de l'Église, qu'il a lui-même évoquée le 5 octobre, lors du Jubilé du monde missionnaire.

    Mission et communion ecclésiale, les dons du Christ

    Être chrétien, rappelle le Souverain Pontife dans la première partie de son Message, « c'est vivre en union avec le Christ, dans laquelle nous sommes rendus participants de la relation filiale qu'Il vit avec le Père dans l'Esprit Saint ». Seule cette union peut faire jaillir comme un don « la communion réciproque entre les croyants » et faire naître « toute fécondité missionnaire ».

    Le Pape Prevost cite l'enseignement de Saint Jean-Paul II, selon lequel « la communion est à la fois source et fruit de la mission ». Il reprend également les paroles de Saint Paul VI, celles de l'exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, qui rappellent qu'« Il n’y a pas de véritable évangélisation si le nom, l’enseignement, la vie, les promesses, le Royaume, le mystère de Jésus de Nazareth, Fils de Dieu, ne sont pas proclamés ». Il évoque l'urgence « d'intensifier l'engagement œcuménique avec toutes les Églises chrétiennes, en saisissant également les occasions offertes par la célébration commune du 1700e anniversaire du Concile de Nicée ».

    Et il souligne que l'unité des disciples « n'est pas une fin en soi : elle est ordonnée à la mission ». C'est l'unité implorée dans la prière par le Christ lui-même, lorsqu'il demande au Père, dans l'Évangile selon Jean, de donner et de préserver la communion entre les disciples comme un signe vivant à montrer « afin que le monde croie que tu m'as envoyé ». « C'est dans le témoignage d'une communauté réconciliée, fraternelle et solidaire », souligne Léon XIV, « que l'annonce de l'Évangile trouve toute sa force communicative ».

    Bénédictions aux OPM, « merci » aux missionnaires

    La mission des disciples et de toute l'Église, rappelle le Pape Léon XIV dans son message, « est le prolongement, dans l'Esprit Saint, de celle du Christ ». La Bonne Nouvelle que les chrétiens sont appelés à annoncer au monde « n'est pas un idéal abstrait : c'est l'Évangile de l'amour fidèle de Dieu, incarné dans le visage et dans la vie de Jésus-Christ ». C'est pourquoi, rappelle le Souverain Pontife dans la conclusion de son message, tous les baptisés, chacun selon sa vocation et sa condition de vie, peuvent prendre part « à la grande œuvre que le Christ confie à son Église ». L'unité dans la mission, prévient l'évêque de Rome, « ne doit pas être comprise comme une uniformité », mais trouve sa seule raison d'être dans le fait de « rendre visible l'amour du Christ et inviter chacun à Le rencontrer ». Et lorsque ce dynamisme mû par la grâce prévaut, on peut aussi surmonter les fragmentations, les divisions, les controverses qui déchirent la communauté ecclésiale.

    Ainsi, la mission devient le symbole, le visage et le paradigme de la communion ecclésiale. Elle ose même « développer avec créativité des voies concrètes de collaboration dans la mission ».

    Dans son message, le Pape Léon remercie les Œuvres PontificalesMissionnaires (OPM) « signe vivant de l'unité et de la communion missionnaire ecclésiale », à commencer par l'Union Pontificale Missionnaire, à l'occasion du 110e anniversaire de sa fondation ; il rappelle avoir fait l'expérience « avec gratitude » le soutien des OPM à l'œuvre apostolique « déjà pendant mon ministère au Pérou » ; il rappelle les anniversaires importants célébrés cette année par les OPM : les 200 ans de la création du « Rosaire Vivant » promu par la bienheureuse Pauline Marie Jaricot, fondatrice de l'Œuvre de la Propagation de la Foi, « qui rassemble encore aujourd'hui de nombreux fidèles en groupes à distance pour prier pour tous les besoins spirituels et missionnaires ». Et surtout, les 100 ans de l'institution par Pie XI de la Journée Missionnaire Mondiale, dont les offrandes recueillies lors des messes célébrées dans le monde entier l'avant-dernier dimanche d'octobre sont confiées aux POM pour être redistribuées, « au nom du Pape, afin de répondre aux « divers besoins de la mission de l'Église ».

    Le Message papal exprime également sa gratitude envers « les missionnaires et missionnaires ad gentes d'aujourd'hui : des personnes qui, comme saint François Xavier, ont quitté leur terre, leur famille et toute sécurité pour annoncer l'Évangile, apportant le Christ et son amour dans des lieux souvent difficiles, pauvres, marqués par des conflits ou culturellement éloignés ». Ils le font, explique le Pape Léon XIV, parce qu'ils « savent que le Christ lui-même, avec son Évangile, est la plus grande richesse à partager ».

    Le monde, reconnaît le successeur de Pierre, « a encore besoin de ces courageux témoins du Christ, et les communautés ecclésiales ont encore besoin de nouvelles vocations missionnaires ».

    (Agence Fides 25/1/2026)

  • Face au masculinisme, promouvoir une virilité saine

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    Le journal La Croix publie l'opinion de Rémi Fourneraut, Président de l’Association des Guides et Scouts d’Europe, au titre d'"auteur invité" :

    « Face au masculinisme, nous voulons que nos enfants vivent une virilité saine »

    Un « enjeu de sécurité publique ». Voilà comment le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) définit le masculinisme, ce courant d’idées qui dévalorise les femmes et justifie les discriminations et violences à leur égard. Dans un rapport publié mercredi 21 janvier, l’instance nationale appelle les pouvoirs publics à agir face à ce fléau grandissant, mais comment ?

    Selon une récente enquête (1), 17 % de la population française adhère à ce « sexisme hostile ». Un chiffre inquiétant mais considéré comme bas comparé à nos voisins outre-Manche où cette idéologie galope. En France, le nombre d’influenceurs de la « manosphère » explose.

    Parlant à de jeunes hommes en perte de repères, ces escrocs de la virilité cumulent les millions de vues et de like. « Être un homme », pour ces influenceurs, se réduit à des produits dévoyés de la virilité comme le machisme, la domination de l’homme sur la femme…

    S’il est indispensable de démonter ces discours sexistes et dangereux, il faut bien se rendre à l’évidence : la virilité a été mise au ban, conspuée, honnie. Et ces influenceurs surfent sur cette absence. Car la société ne répond plus à la question inévitable à l’âge de l’adolescence : que suis-je appelé à devenir ?

    Se construire avec ses pairs

    Face à cette absence de clés de réponse, l’éducation différenciée, également mal nommée non-mixité, que vivent notamment les jeunes des Guides et Scouts d’Europe, prend tout son sens. Ces jeunes, cœur de cible des masculinistes, se retrouvent entre garçons vivant une virilité sans exaltation mal placée. Avec sa patrouille (un groupe de quelques garçons de 12 à 16 ans), chaque jeune va apprendre à se mesurer à ses propres limites, à gagner en compétences et à se dépasser.

    Il va se construire face à lui-même et à ses pairs, non pas dans la victimisation et la recherche d’un responsable de ses échecs (en l’occurrence les femmes selon les théories masculinistes). Construire une tente surélevée, s’orienter lors d’un raid sur des dizaines de kilomètres, vivre 18 jours dans la nature avec les contrariétés de la météo… voilà des activités qui poussent les jeunes vers l’avant, vers l’action, les rendant moins sensibles à la complainte des influenceurs masculinistes qui accusent les femmes de leurs moindres difficultés. Chaque garçon ne sera pas dans la fuite de ses failles mais dans la connaissance de soi et dans l’acceptation de soi.

    Outre le fait de grandir avec des jeunes, les scouts voient aussi dans leurs chefs des exemples de grands frères, à leur service et inspirants. Loin des clichés des adulescents en culotte courte, les chefs scouts accompagnent les jeunes à grandir et à affronter les difficultés, préfigurations de celles qu’ils connaîtront dans leur vie d’homme. C’est pourquoi l’humble compagnonnage du grand frère scout s’oppose à l’égoïsme du masculinisme.

    La différence n’est pas exclusive de l’égalité

    On reproche souvent à l’éducation différenciée de vivre en cercle fermé, de refuser l’altérité. Ce qui, a notre sens, est une erreur ! Cette approche n’engendre pas la peur de l’autre. Elle crée un lieu, d’une forme de safe space où chacun peut se révéler lui-même sans la nécessité de séduire. Une opportunité précieuse à l’âge de l’adolescence, où émergent des questions sur son propre corps et sur le rapport au monde, pour les filles comme pour les garçons.

    Accepter une différence ne signifie pas accepter une hiérarchie. La différence n’est pas exclusive de l’égalité, elle contribue au développement de la complémentarité qui est nécessaire. Reconnaître l’altérité c’est reconnaître l’autre qui est différent, et reconnaître cette différence comme une richesse.

    Alors que faire ? Apprendre à nos garçons à être des hommes sans fuir le réel ni se réfugier dans la victimisation. Et sans absolutiser les vertus masculines, leur permettre de devenir des hommes. Des hommes debout.

    (1) Toluna-Harris Interactive, conduite en ligne auprès de 3 061 personnes âgées de 15 ans et plus, représentatives de la population française, en vue de ce rapport du HCE.
  • Mercredi 11 février : Journée portes ouvertes au Collège Notre-Dame au Coeur d'Or

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    Portes Ouvertes – 11 février 2026 de 14h à 18h

    Vous recherchez une école secondaire pour votre fils, alliant exigence académique, encadrement éducatif et internat ?

    Nous vous invitons à notre journée portes ouvertes, le mercredi 11 février, de 14h à 18h, à Tenneville.

    Cette rencontre vous permettra de découvrir une école secondaire pour garçons avec internat, inspirée de l’esprit de Don Bosco, où chaque élève bénéficie d’un accompagnement personnalisé, d’une pédagogie en petits effectifs et d’un cadre structurant.

    Une formation solide et un cadre éducatif complet

    Notre établissement propose :

    • une formation académique exigeante, préparant aux études supérieures et aux jurys d’État,
    • un internat, favorisant l’autonomie et la vie en communauté,
    • de nombreuses activités culturelles, sportives et éducatives,
    • un cadre naturel exceptionnel de 20 hectares, propice au calme et à la concentration.

    Une navette privée depuis la gare de Marloie facilite l’accès à l’école.

    Venez nous rencontrer !

    La journée portes ouvertes est l’occasion idéale pour visiter l’école, rencontrer l’équipe éducative et poser toutes vos questions.

    Informations pratiques
     Mercredi 11 février – 14h à 18h
     La Converserie 1, 6970 Tenneville

    Vous pouvez nous contacter via l’adresse mail : direction@collegecoeurdor.be

    Aidez-nous à mieux vous accueillir en remplissant notre formulaire en ligne ! 

     

  • Le christianisme sans la chrétienté ?

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    De sur Corrispondenza Romana :

    Le christianisme sans la chrétienté ?

    Ce récit met en scène des empereurs et des dirigeants romains, des anges messagers et les premiers pontifes, des prêtres et des prêtresses païens, ainsi que de nombreux Pères de l'Église, tels que saint Jérôme et saint Augustin. C'est une histoire captivante par laquelle Chateaubriand entendait raviver l'esprit de la civilisation chrétienne – avec ses aspects culturels – que le catholicisme, notamment en France dans les années qui suivirent les atrocités de la Révolution et de Napoléon, cherchait à exprimer naturellement, de façon nouvelle et libre. L'œuvre exalte l'attitude du croyant, c'est-à-dire celle de celui qui savoure la beauté du christianisme à travers la certitude du message chrétien et les enseignements de l'Église ; ceux-ci constituent le cœur du témoignage qui anime les relations des disciples du Christ.

    Revenons à ce point littéraire à la lumière d'un récent débat que la presse a résumé par la formule d'un « christianisme sans christianisme ». Ce concept a été attribué au président de la Conférence épiscopale italienne, Matteo Zuppi, qui, ouvrant l'Assemblée générale des évêques italiens en novembre dernier, a affirmé que « la fin du christianisme ne coïncide pas avec la disparition de la foi, mais marque la transition vers une époque où la foi n'est plus soutenue par le contexte social et est plutôt le fruit d'un choix personnel et conscient d'adhérer à l'Évangile ». (N'est-ce pas aussi un des thèmes chers au cardinal Joseph De Kesel ? ndB)

    Les concepts de christianisme et de chrétienté sont certes distincts, mais est-il possible de les dissocier ? Cette dissociation se justifie si l’on identifie le christianisme à une organisation terrestre spécifique – sociale, culturelle, politique, voire partisane. Dans cette perspective, le christianisme n’existe que dans la mesure où ces structures se conforment au message de l’Évangile ; si cette conformité fait défaut, alors on parle de la fin du christianisme.

    L’approche est différente si l’on considère le christianisme avant tout comme une réalité spirituelle, indépendante des formes historiques et institutionnelles. De ce point de vue, on peut affirmer non seulement que là où il y a du christianisme, il y a aussi du christianisme, mais surtout – et plus profondément – ​​que là où il y a un christianisme authentique, il y a toujours une forme de christianisme , comprise comme une aspiration vivante et active vers une civilisation inspirée par l’Évangile.

    En définitive, la question cruciale permet de clarifier le problème : de quel point de vue envisageons-nous le monde ? Si nous l’observons principalement à travers des catégories sociales, culturelles ou politiques, nous risquons de reléguer l’Évangile au second plan, de l’adapter à la logique dominante. Dès lors, il devient difficile de proclamer avec conviction le message de l’Évangile et la Tradition de l’Église, et d’affirmer que le christianisme authentique engendre toujours un christianisme différent.

    En l'absence de cet engagement sincère et authentique, nous finissons par dépendre d'une reconnaissance souvent intéressée de structures sociales ou politiques parfois hostiles au christianisme. Il peut en résulter un christianisme réduit à une pratique intime ou piétiste, dépourvue d'impact culturel et historique, et un credo déconnecté de la réalité, soumis à des sociétés et des politiques dévoyées.

    À l’inverse, si l’Évangile et la Tradition de l’Église ne sont pas subordonnés à des instruments inappropriés d’action sociale et politique, les conditions sont réunies pour une authentique attitude chrétienne, qui distingue, sans la séparer, le christianisme et la chrétienté. Il ne s’agit pas d’un christianisme passivement adapté au monde, mais d’un christianisme conscient de l’unicité du message évangélique, œuvrant activement à la construction d’une civilisation chrétienne. Cette action se manifeste d’abord dans la vie personnelle et familiale, puis s’étend aux relations sociales et culturelles, qui sont ainsi éclairées et évangélisées de manière libre, transparente et authentique, tout en résistant aux excès de ces milieux sans scrupules qui risqueraient autrement de gagner du terrain.

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  • Face à l'IA, préserver les voix et les visages humains; le message du pape pour la 60e journée des communications internationales

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    MESSAGE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    À L'OCCASION DE LA 60E JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS INTERNATIONALES

    source

    _______________________

    Préserver les voix et les visages humains

    Chers frères et sœurs !

    Le visage et la voix sont des traits uniques et distinctifs de chaque personne ; ils manifestent son identité irremplaçable et constituent l'élément fondamental de toute rencontre. Les Anciens le savaient bien. Ainsi, pour définir la personne humaine, les Grecs anciens utilisaient le mot « visage » ( prósōpon ), qui, étymologiquement, désigne ce qui se trouve devant le regard, le lieu de la présence et de la relation. Le terme latin persona (de per-sonare ), quant à lui, inclut le son : non pas n'importe quel son, mais la voix si particulière d'une personne.

    Le visage et la voix sont sacrés. Ils nous ont été donnés par Dieu, qui nous a créés à son image et à sa ressemblance, nous appelant à la vie par la Parole qu’il nous a lui-même adressée ; une Parole qui a d’abord résonné à travers les siècles dans la voix des prophètes, puis s’est faite chair dans la plénitude des temps. Cette Parole – cette communication que Dieu fait de lui-même – nous avons aussi pu l’entendre et la voir directement (cf. 1 Jn 1, 1-3), car elle s’est révélée dans la voix et le visage de Jésus, le Fils de Dieu.

    Dès sa création, Dieu a voulu l’homme pour interlocuteur et, comme le dit saint Grégoire de Nysse [1], il a imprimé sur son visage le reflet de l’amour divin, afin qu’il puisse vivre pleinement son humanité par l’amour. Préserver les visages et les voix humaines, c’est donc préserver cette marque, ce reflet indélébile de l’amour de Dieu. Nous ne sommes pas une espèce constituée d’algorithmes biochimiques, définis d’avance. Chacun de nous a une vocation irremplaçable et inimitable qui émerge de la vie et se manifeste précisément dans la communication avec autrui.

    Si nous ne parvenons pas à nous en protéger, les technologies numériques risquent de bouleverser radicalement certains piliers fondamentaux de la civilisation humaine, que nous tenons parfois pour acquis. En simulant les voix et les visages humains, la sagesse et le savoir, la conscience et la responsabilité, l'empathie et l'amitié, les systèmes que l'on appelle intelligence artificielle perturbent non seulement les écosystèmes informationnels, mais s'immiscent également au niveau le plus profond de la communication : celui des relations interpersonnelles.

    Le défi n’est donc pas technologique, mais anthropologique. Protéger les visages et les voix, c’est en fin de compte se protéger soi-même. Saisir les opportunités offertes par le numérique et l’intelligence artificielle avec courage, détermination et discernement ne signifie pas se voiler la face face aux problèmes critiques, aux zones d’ombre et aux risques.  

    N'abandonnez pas votre propre pensée

    Il existe depuis longtemps de nombreuses preuves que les algorithmes conçus pour maximiser l'engagement sur les réseaux sociaux — ce qui est profitable aux plateformes — privilégient les émotions impulsives et pénalisent les expressions humaines plus réfléchies, comme l'effort de compréhension et de réflexion. En enfermant des groupes de personnes dans des bulles de consensus et d'indignation faciles, ces algorithmes affaiblissent la capacité d'écoute et de pensée critique, et accentuent la polarisation sociale.

    À cela s'ajoute une confiance naïve et aveugle en l'intelligence artificielle, perçue comme un « ami » omniscient, dispensateur de toutes les informations, dépositaire de tous les souvenirs, « oracle » de tous les conseils. Tout cela risque d'éroder davantage notre capacité à penser de manière analytique et créative, à comprendre le sens et à distinguer la syntaxe de la sémantique.

    Bien que l'IA puisse apporter un soutien et une assistance dans la gestion des tâches de communication, le fait de se soustraire à l'effort de notre propre réflexion et de se contenter d'une compilation statistique artificielle risque d'éroder nos capacités cognitives, émotionnelles et de communication à long terme.

    Ces dernières années, les systèmes d'intelligence artificielle ont pris une place de plus en plus importante dans la production de textes, de musique et de vidéos. Une grande partie du secteur créatif humain risque ainsi d'être démantelée et remplacée par l'étiquette « Propulsé par l'IA », transformant les individus en simples consommateurs passifs de pensées irréfléchies, de produits anonymes, non autorisés et délaissés. Parallèlement, les chefs-d'œuvre du génie humain en musique, en art et en littérature sont réduits à de simples terrains d'entraînement pour les machines.

    La question qui nous importe, cependant, n'est pas ce que la machine peut ou pourra faire, mais ce que nous pouvons et pourrons faire, en progressant en humanité et en connaissance, grâce à l'utilisation judicieuse de ces puissants outils à notre service. L'être humain a toujours été tenté de s'approprier les fruits du savoir sans effort d'implication, de recherche et de responsabilité personnelle. Renoncer au processus créatif et confier nos fonctions mentales et notre imagination aux machines, c'est pourtant enterrer les talents que nous avons reçus pour grandir en tant qu'êtres humains, dans notre relation à Dieu et aux autres. C'est se cacher et faire taire sa voix.

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  • Inde : une Église renaît ; 20000 fidèles se rassemblent à Kandhamal pour une ordination épiscopale historique

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    Une Église renaît : 20 000 fidèles se rassemblent à Kandhamal pour une ordination épiscopale historique

    Avec foi, espérance et réconciliation, le nouvel évêque affronte un héritage de violence avec amour.

    DARINGABADI, Inde — Le dynamisme de l'Église persécutée à Kandhamal, dans l'est de l'État d'Odisha, a été mis en évidence le 17 janvier à l'église Notre-Dame du Saint Rosaire de Daringabadi avec l'ordination épiscopale de l'évêque auxiliaire Rabindra Kumar Ranasingh pour l'archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar.  

    Plus de 20 000 fidèles, accompagnés de centaines de religieuses et de prêtres venus de toute l'Odisha, se sont joints à neuf évêques pour la messe à Kandhamal, ville qui a connu la pire persécution des temps modernes en Inde en 2008. 

     Un cortège solennel s'est rendu à l'église pour l'ordination du premier évêque auxiliaire de Kandhamal.  

    « La nomination par le Vatican du premier évêque auxiliaire de Kandhamal renforcera et facilitera la croissance intégrale de l'Église dans cette région », a déclaré l'archevêque John Barwa de Cuttack-Bhubaneswar, qui a dirigé l'ordination épiscopale.  

    Une partie de la foule de plus de 20 000 personnes présente à l'ordination épiscopale de l'évêque Rabindra Kumar Ranasingh le 17 janvier à Daringabadi, dans le district de Kandhamal.
    Une foule de 20 000 personnes assiste à l'ordination épiscopale de Mgr Rabindra Kumar Ranasingh le 17 janvier à Daringabadi, dans le Kandhamal. (Photo : Anto Akkara)

    Kandhamal a été le théâtre des pires violences antichrétiennes des temps modernes suite au meurtre mystérieux d'un moine nationaliste hindou, Swami Laxmanananda Saraswati. Ce meurtre, survenu en août 2008, a été immédiatement qualifié de « complot chrétien » par des groupes nationalistes hindous.  

    Le corps du chef hindou assassiné a été transporté à travers Kandhamal pendant deux jours lors d'une procession funéraire, appelant à la vengeance contre les chrétiens et déclarant que le christianisme lui-même était interdit à Kandhamal.  

    Les chrétiens reçurent l'ordre d'abjurer leur foi et ceux qui, courageusement, refusèrent, furent brûlés vifs, enterrés vivants ou tués de manière particulièrement brutale. Près de 100 chrétiens furent tués, et plus de 300 églises et 6 000 maisons furent pillées lors d'une violence incessante qui laissa plus de 56 000 personnes sans abri pendant des années. 

    L’archevêque Barwa a décrit son nouvel auxiliaire comme « un berger proche du peuple, un enseignant de la vérité et un témoin de l’amour du Christ en paroles et en actes ».  

    Titulaire d'un doctorat en droit canonique de l'Université pontificale urbanienne, l'évêque auxiliaire Ranasingh, âgé de 52 ans, a passé la majeure partie de ses années de sacerdoce à enseigner au petit séminaire de Kandhamal, à Bhubaneswar et au grand séminaire régional de Sambalpur.  

    Plusieurs participants à la cérémonie solennelle de trois heures ont salué cette décision, le premier évêque auxiliaire étant basé à Kandhamal. La résidence de l'archevêque se trouve en effet à Bhubaneswar, capitale de l'Odisha, à 240-400 kilomètres de Kandhamal. Plus des trois quarts des quelque 100 000 catholiques de l'archidiocèse vivent dans la jungle reculée de Kandhamal.  

    Tous les prélats de l'archidiocèse, qui a célébré son jubilé d'or en 2025, étaient jusqu'à présent originaires d'ailleurs. L'enthousiasme des habitants de Kandhamal, ravis de voir l'un des leurs à leur tête, était palpable lorsque le nouvel évêque consacré est descendu parmi les fidèles pour les bénir. Il a été immédiatement entouré par une foule de fidèles qui se sont précipités pour lui toucher les mains. 

    « La réaction de nos fidèles, venus des quatre coins de Kandhamal, a été extraordinaire. Préparer le déjeuner pour tout le monde a été un véritable défi », a déclaré au Register le père Karunakara Digal, curé de la paroisse de Daringabadi qui a accueilli ce rassemblement massif. 

    « C’est un moment béni pour Kandhamal », a déclaré au Register le père Madan Nayak, directeur du centre d’action sociale « Jan Vikas » (Développement du peuple). 

    « Tout le monde est enthousiasmé par cette célébration historique de notre foi. Cela aura un impact considérable sur la vie et l'œuvre de l'Église à Kandhamal », a déclaré le père Nayak.  

    Le père Ajay Kumar Singh a salué la nomination de l'évêque auxiliaire Ranasingh comme étant « le bon choix au bon moment ».  

    « Le choix d'une personne ayant une solide connaissance du droit canonique et une profonde compréhension de la vie pastorale est particulièrement judicieux. Il est significatif qu'il provienne d'une paroisse qui fut la première à être détruite lors des violences de décembre 2007. Il est véritablement à l'écoute des fidèles », a souligné le père Singh, ancien directeur des services sociaux de l'archidiocèse. 

    « Je resterai uniquement à Kandhamal », a confirmé l’évêque Ranasingh au Register le 20 janvier.  

    « Ma principale mission est le renforcement de la foi et la réconciliation avec les populations des autres communautés, compte tenu de l'histoire de Kandhamal. Le chômage des jeunes est également très élevé. Nous devons élaborer des solutions globales pour un développement économique durable. »  

  • Un nouvel acte de vandalisme sacrilège dans la basilique Saint-Pierre

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    De kath.net/news :

    Maître-autel, chapelle du Saint-Sacrement, basilique Saint-Pierre, Rome

    Un nouvel acte de vandalisme dans la basilique Saint-Pierre

    24 janvier 2026

    Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un homme a arraché l'ostensoir, les chandeliers et les nappes de l'autel. Suite à plusieurs incidents de ce type, la basilique Saint-Pierre a été critiquée pour l'insuffisance des mesures de sécurité.

    La basilique Saint-Pierre a de nouveau été le théâtre d'un acte de vandalisme le samedi 17 janvier 2026. Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un homme a jeté à terre tout ce qui se trouvait sur l'autel. Parmi les objets dérobés figuraient des chandeliers, l'ostensoir contenant le Saint-Sacrement et des nappes. Cet incident a été rapporté par le blog Silere non possum .

    Immédiatement après l'incident, un rite pénitentiel a été accompli dans la chapelle, conformément au droit canonique. Selon des témoins, l'incident s'est produit alors que le Saint-Sacrement était exposé à l'adoration et que les fidèles étaient réunis dans la chapelle pour prier. Les autorités vaticanes n'ont fait aucun commentaire.

    L'incident du 17 janvier s'inscrit dans une série d'actes de vandalisme similaires survenus ces dernières années. Le 1er juin 2023, un homme nu est monté sur un autel de la basilique Saint-Pierre et a appelé à la protection des enfants en Ukraine. Le 7 février 2025, un ressortissant roumain est monté sur le même autel, a jeté des bougies au sol et a retiré la nappe d'autel. Le 10 octobre 2025, un homme ivre est monté sur un autel et a uriné dessus. 

    Plusieurs témoins des incidents susmentionnés ont témoigné que des employés du Vatican, connus sous le nom de sampietrini, et des officiers de la gendarmerie vaticane ont exhorté les personnes présentes à supprimer les vidéos qu'elles avaient réalisées avec leurs téléphones portables et à garder le silence sur les incidents. 

    La sécurité de la basilique Saint-Pierre relève de la juridiction du Vatican. Ces dernières années, les mesures de sécurité semblent avoir été allégées. Selon le site Silere non possum, de nombreux agents de sécurité ne sont plus présents dans la basilique Saint-Pierre mais affectés à d'autres secteurs. 

    La responsabilité de la basilique Saint-Pierre incombe au cardinal Mauro Gambetti, archiprêtre de la basilique papale Saint-Pierre et vicaire général du pape pour l'État de la Cité du Vatican. Le blog Silere non possum l'accuse d'être responsable du manque de sécurité dans la basilique. Il affirme que Saint-Pierre risque de perdre sa fonction de lieu de prière.

  • Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

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    Marche pour la vie 2026 : Quelques-unes des meilleures pancartes pro-vie de cette année

    Des militants pro-vie brandissent leurs pancartes lors de la Marche pour la vie le 23 janvier 2026. | Crédit : Tessa Gervasini/EWTN News

    De Gigi Duncan sur le National Catholic Register :

    Des dizaines de milliers de personnes défilent à Washington pour la Marche pour la vie de 2026

    Des militants pro-vie venus de tout le pays se sont réunis dans la capitale nationale, partageant des témoignages personnels, des prières et l'espoir d'une culture qui chérit chaque vie humaine.

    WASHINGTON — Des dizaines de milliers de militants pro-vie se sont rassemblés vendredi dans la capitale américaine pour la 53e Marche pour la vie annuelle, défilant du National Mall jusqu'à la Cour suprême pour exprimer leur opposition à l'avortement. 

    L'événement de cette année s'est déroulé sous des conditions météorologiques exceptionnellement douces pour un mois de janvier, permettant aux participants de circuler sans encombre dans les rues de Washington, alors même que la ville se prépare à une tempête hivernale potentiellement paralysante plus tard dans le week-end. 

    Le vice-président JD Vance, prenant la parole pour la deuxième année consécutive, a annoncé aux personnes présentes que son épouse, Usha, et lui attendaient leur quatrième enfant, un troisième garçon, pour la fin du mois de juillet, une nouvelle personnelle qui a suscité de chaleureuses applaudissements de la part de la foule.

    Vance a insisté sur le fait que la défense du droit à la vie ne se limite pas à des arguments juridiques, mais constitue une affirmation culturelle plus large de la vie. 

    « Que les archives montrent que vous avez un vice-président qui met en pratique ce qu'il prêche », a-t-il déclaré, faisant référence à l'actualité de sa famille tout en présentant la vie de famille comme un élément central de la cause.

    Au beau milieu de son discours, un perturbateur s'est mis à crier au sujet de l'incapacité de l'administration à interdire la pilule abortive, qui représente plus de 60 % des avortements aux États-Unis et qui a récemment fait l'objet de critiques de la part des militants pro-vie à l'encontre de l'administration Trump.

    Vance a reconnu l'interruption avec calme, notant qu'« il y aura inévitablement des débats au sein de ce mouvement… ils contribuent à maintenir l'honnêteté des gens comme moi », sans mentionner la « pilule abortive », mais en soulignant plutôt que les désaccords internes ne devraient jamais détourner l'attention de la mission plus large de protection de la vie.

    Il a retracé l'évolution de la situation depuis l'arrêt Dobbs v. Jackson Women's Health Organization de 2022 , qui a cassé l'arrêt Roe v. Wade , et les changements de politique de l'administration. Vance a rappelé à la foule : « Nous marchons pour la vie parce que nous voulons que nos concitoyens américains sachent que la vie mérite d'être protégée. C'est pourquoi nous marchons aujourd'hui », ajoutant qu'ils ont « un allié à la Maison-Blanche ».

    Après les discours politiques, l'oratrice catholique Sarah Hurm a partagé son propre parcours : une grossesse imprévue, un accompagnement spirituel et la joie d'avoir mené sa grossesse à terme. Elle a exhorté l'assistance à considérer le soutien à la vie non seulement dans les grandes manifestations, mais aussi dans les gestes quotidiens de solidarité et d'entraide. « Sauver une vie peut être aussi simple que de répondre à un appel, d'accompagner une amie à une échographie ou de l'aider à choisir un siège auto… Vous avez ce pouvoir. Soyez cette personne qui redonne espoir à une femme », a-t-elle déclaré à la foule.

    Famille Brooks MFL 2026
    Rebecca Brooks, d'Ashburn (Virginie), participe à la Marche pour la vie avec ses petits-enfants (de gauche à droite) : Rebekah Sedillo, Jason Brooks et Steven Kierstead. (Photo : Gigi Duncan/National Catholic Register)

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  • 1RCF Belgique arrête sa diffusion le dimanche 25 janvier 2026

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    1RCF Belgique arrête sa diffusion le dimanche 25 janvier 2026

    Un article rédigé par La rédaction - 1RCF Belgique, le 22 janvier 2026

    Chers amis auditeurs,

    Nous sommes tristes de vous annoncer que la diffusion de 1RCF Belgique s'arrêtera, partout en Belgique en DAB+ et en streaming internet, à partir de ce dimanche 25 janvier vers 19h00, juste après la messe radiodiffusée depuis Notre-Dame de Paris à 18h00.

    1RCF1RCF

    Ce qu'il faut retenir :

    • 1RCF Belgique arrête sa diffusion ce 25 janvier soir
    • Merci pour votre fidélité depuis 2019
    • Soutenez les médias chrétiens

    Cette décision des évêques belges francophones a été communiquée le 5 décembre 2025 sur cathobel.be, le site de l'Eglise catholique de Belgique. Elle a fait l'objet d'articles dans les médias et d'une lettre que nous avons écrite aux amis de 1RCF le 9 décembre.

    En résumé, cet arrêt s’inscrit dans un recadrage économique et stratégique voulu par les évêques. Ils ont soutenu la création et le développement de la radio nationale 1RCF Belgique depuis 2019. Ils ont contribué pour environ 27% des fonds collectés, combinés aux 73% apportés par les donateurs et mécènes. Il ne fut malheureusement pas possible de fédérer les radios RCF locales autour d'un projet national. Maintenant, l'enjeu est de réaliser des économies et concentrer plus de moyens pour les canaux numériques et les jeunes, sous la direction de CathoBel.

    Depuis six années, vous avez été de plus en plus nombreux à nous écouter en DAB+ ou par internet.  Ensemble, nous avons réfléchi sur notre monde, nous avons partagé l'espérance et nous avons prié. A notre micro, nous avons reçu plus de 10.000 acteurs et porteurs de projets belges. Nous vous avons proposé une radio proche, vivante et à l'écoute.

    Nous savons combien cette annonce touche celles et ceux qui ont fait de 1RCF Belgique un compagnon quotidien.

    Merci pour votre fidélité, vos très nombreux messages de soutien, vos encouragements. Votre présence sur nos ondes a fait grandir un beau projet au service de l’Évangile.

    Même si la diffusion DAB+ et internet s’arrête, toute notre archive de podcasts inspirants reste accessible : 

    Retrouvez les émissions et podcasts déjà en ligne sur : www.rcf.fr/1rcf-belgique

    Ce fut un vrai privilège de vous accompagner.
    Créons, osons prendre des risques, entreprenons, à l’image de la parabole des talents (Mt 25, 14).

    Avec toute notre gratitude,
    L’équipe de 1RCF Belgique

    On ne peut que déplorer ce triste dénouement. 1RCF Belgique était globalement bien orientée. Peut-on en dire autant des autres médias catholiques belges ?

  • Saint François de Sales : un évêque de Contre-Réforme

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    On fête aujourd'hui ce grand évêque auquel un livre éclairant fut consacré il y a quelques années. Le blog de Francis Richard présente cet ouvrage :

    St-Francois-de-Salles-RICHARDT.jpg"Saint François de Sales et la Contre-Réforme" d'Aimé Richardt

    Depuis vingt ans Aimé Richardt écrit en moyenne un livre par an. Hormis un livre sur Louis XV, tous ses livres sont consacrés à des personnages - ou à des thèmes - des XVIe et XVIIe siècles, de préférence religieux.

    Cette fois, il s'est intéressé à un saint qui a joué un grand rôle dans la renaissance catholique en France voisine, François de Sales.

    Le terme de Contre-Réforme est anachronique, puisque l'auteur précise en exergue de son livre qu'il n'apparaît qu'au XVIIIe siècle finissant sous la plume d'"un juriste de Göttingen, Johann Stefan Pütter (1776), pour désigner, non un mouvement d'ensemble, mais un retour opéré de force d'une terre protestante à des pratiques catholiques...".

    Or, Saint François de Sales et la Contre-Réforme montre tout le contraire, à savoir que Saint François de Sales a opéré le retour de terres protestantes à des pratiques catholiques par la seule prédication de la charité fraternelle et par des prières ardentes.

    Certes le saint savoyard se montrera ferme tout le long de sa vie, mais il sera doux tout à la fois. Ce que lui reprocheront des catholiques provocateurs tels que Jules Barbey d'Aurevilly ou intransigeants comme Léon Bloy.

    Avant la naissance de François de Sales, dans les années 1530, les réformés, emmenés par Berne, convertissent Lausanne et Genève par la force, c'est-à-dire en dévastant et en détruisant des églises, en malmenant physiquement des prêtres, en leur donnant des ultimatums pour se convertir et en leur interdisant de dire la messe. En 1535, l'évêque de Genève est même contraint de quitter la ville...qui devient dès lors ville protestante.

    François de Sales naît le 21 août 1567 au château familial situé près de Thorens, proche d'Annecy. Après être allé à l'école de La Roche (1573-1575), il fait trois années de collège à Annecy (1575-1578), avant d'être envoyé au Collège de Clermont à Paris, où il suit pendant quatre ans (1578-1582) le cursus de grammaire, de rhétorique et d'humanité. De 1582 à 1584 il suit les cours de lettres et d'arts libéraux à la Faculté des arts, puis de 1584 à 1588 ceux de philosophie et de théologie.

    Pendant ce séjour parisien, durant six semaines, fin 1586 début 1587, il traverse une crise mystique "en découvrant les disputes théologiques sur la doctrine de la prédestination". Comme le dit l'évêque de Gap, Mgr Jean-Michel Di falco Léandri dans sa préface:

    "Aujourd'hui, le débat s'est déplacé. La question, chez nombre de contemporains, n'est plus: "Suis-je sauvé ou non ?", mais: "Vais-je vers le néant ou non? Vais-je vers l'indifférencié ou non? Ne suis-je qu'un conglomérat de particules élémentaires ou non?"

    Mais ce qui est remarquable, c'est que cette question, même si elle est déplacée, porte, elle aussi, en elle la question de la liberté de l'homme: "Mes gènes me conditionnent-ils ou non?"

    Toujours est-il que c'est à Padoue où il poursuit des études de droit et de théologie (1588-1591) que François s'apaise après avoir lu, sur la recommandation de son confesseur, le livre du père jésuite Luis Molina sur La concordance du libre-arbitre avec les dons de la grâce.

    En 1592, après être retourné en Savoie, François devient avocat à Chambéry en novembre. L'année suivante il décline les lettres patentes de sénateur que lui accorde le duc de Savoie, ce qui peine son père, qui est encore plus peiné d'apprendre que son fils aîné veut servir Dieu et qu'il vient d'être nommé prévôt du chapitre de Saint Pierre de Genève.

    En 1594, François de Sales se rend en Chablais entièrement acquis, par la force, aux calvinistes (il n'y a plus qu'une poignée de catholiques). Non sans mal il va le convertir par la voie d'amour, en commençant par prêcher dans sa capitale, Thonon:

    "C'est par la charité qu'il faut ébranler les murs de Genève, par la charité qu'il faut l'envahir, par la charité qu'il faut la reconquérir. Je ne vous propose ni le fer, ni la poudre dont l'odeur et la saveur évoquent la fournaise de l'enfer."

    A cette occasion il va innover, en 1595, en ajoutant l'apostolat par la presse à ses prédications qui n'attirent au début que de faibles auditoires. Tant et si bien qu'à la Noël 1596 toutes ses entreprises de conversion, en dépit de multiples embûches dressées par les réformés, commencent à porter leurs fruits et se traduisent peu à peu par un renversement de la situation, qui ne sera complet qu'en 1598.

    Tout le restant de sa vie François de Sales va promouvoir cette voie d'amour qui a si bien réussi au Chablais avec le retour à la foi catholique de ses habitants. Cette voie est pour lui applicable en toutes circonstances, même s'il échoue, en l'empruntant, à convertir Théodore de Bèze, qu'il rencontre à plusieurs reprises.

    Quand il impose à Jeanne de Chantal des règles difficiles à observer, il lui écrit:

    "Il faut tout faire par amour et rien par la force; il faut plus aimer l'obéissance que craindre la désobéissance."

    La vie de François de Sales est bien remplie. Il est coadjuteur, puis successeur de l'évêque de Genève. Il reprend en mains les prêtres de son diocèse dont il connaît toutes les villes. Il répond à tous ceux qui lui écrivent. Il fonde des monastères avec Jeanne de Chantal. Il écrit des livres, dont L'introduction à la vie dévote (qui a énormément de succès) et le Traité de l'amour de Dieu (qui en a beaucoup moins). Il convertit. Il prêche, souvent plusieurs fois par jour. Il voyage en Italie, en France. Il semble inépuisable.

    Pourtant François de Sales tombe gravement malade par trois fois, en 1590, fin 1597 début 1598, en 1622. Il se rétablit les deux premières fois. Mais la troisième il est rappelé à Dieu, à 55 ans, ce qui n'est pas mourir jeune à l'époque.

    Aimé Richardt nous restitue toute cette vie à l'aide de témoignages de contemporains, de citations de livres consacrés au saint, d'extraits des oeuvres elles-mêmes écrites par lui. Cette biographie est importante parce qu'elle nous montre un saint qui convertit par la persuasion et par le dialogue, qui aime les autres comme il aime Dieu et comme Dieu l'aime, qui est dévôt, c'est-à-dire d'une grande piété, ce qui va de pair pour lui avec la grande charité qui l'anime:

    "Si la charité est une plante", écrit-il "la dévotion est la fleur...si elle est un baume précieux, la dévotion en est l'odeur."

    En somme il s'agit d'un saint pour notre temps où, bien souvent, les imprécations, voire les injures, servent d'arguments, où beaucoup de choses sont imposées sans discussion, où il n'est pas question d'obtenir de consentement mais de contraindre.

    Francis Richard

    Saint François de Sales et la Contre-Réforme, Aimé Richardt, 270 pages, François-Xavier de Guibert