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Actualité - Page 4

  • Premier dimanche de l'Avent: ouverture de la nouvelle année liturgique ce 27 novembre 2022

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    Chant d’entrée de la messe 

    « Ad te, Domine, levavi animam meam:

    Deus meus, in te confido; non erubescam.

    Neque irrideant me inimici mei : etenim universi qui sustinent te, non confundentur.

    Vias tuas, Domine, demonstra mihi, et semitas tuas edoce me. 

    Vers toi j'élève mon âme, mon Dieu, en toi je mets ma confiance, je n'aurai pas à en rougir. Que mes ennemis ne se moquent pas de moi, car tous ceux qui t'attendent ne seront pas confondus.

    Seigneur, fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers »

    (Psaume 24, 1-4) 

    Ce tout premier chant de l'année liturgique est emprunté au psaume 24, un des psaumes les plus utilisés dans la liturgie. Quand le psalmiste chante sa peine, son angoisse, sa joie, sa confiance, ce n'est jamais une prière purement individuelle. Au contraire, c'est toujours une prière qui inclut les deux dimensions personnelle et communautaire. On ne se sauve pas tout seul, mais ensemble, en famille. On comprend pourquoi l'Église a su, avec son instinct d'épouse et de mère, recueillir en elle ce trésor unique de la prière biblique et le dispenser à ses enfants, notamment à travers la liturgie.

  • Liège : le samedi 3 décembre prochain à 8h00 : célébration de la « Messe aux Chandelles » en l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132)

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    Affiche 3 décembre 2022 Rorate-page-001.jpg

    Au temps liturgique de l’Avent annonciateur de Noël, dans les pays alémaniques, mais aussi en France, la tradition propose des messes « Rorate », célébrées avant l’aube à la seule lueur des bougies. Leur nom vient du premier mot de l’hymne grégorienne « Rorate caeli desuper » chantée à la messe et qui signifie : « Cieux, distillez d’En Haut votre rosée » (Es. 45,8).

    C’est un peu romantique et très beau, comme dans les tableaux en clair obscur de Georges de la Tour soulignant des détails inhabituels : une petite flamme prête à s’éteindre perce l’obscurité de la nuit. Cette obscurité a quelque chose de notre vie et la lumière symbolise la lumière qu’on attend : l’Enfant-Jésus est comparable à cette petite lumière que peu ont reconnue un peu plus tard dans la nuit de Bethléem.

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    L’église du Saint-Sacrement a voulu s’associer à la restitution de cette belle symbolique religieuse: à (re) découvrir à Liège. Un petit déjeuner amical suivra la liturgie.

    Tous renseignements: Email : sursumcorda@skynet.be ou Gsm : 0470947005

  • Le cardinal Zen condamné, une honte pour le Saint-Siège

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le cardinal Zen condamné, une honte pour le Saint-Siège

    26-11-2022

    La première sentence prononcée à l'encontre du cardinal Zen par le tribunal de Hong Kong est légère mais revêt une grande importance politique et religieuse. Et bientôt, il y aura un deuxième procès pour "conspiration" qui mettra encore plus dans l'embarras un Saint-Siège qui continue à maintenir un silence injustifiable pour sauver l'accord avec Pékin.

    Comme prévu, le cardinal Joseph Zen, ainsi que cinq autres prévenus, a été condamné par un tribunal de Hong Kong à payer une amende pour avoir omis d'enregistrer correctement un fonds humanitaire qui a aidé les protagonistes des manifestations pro-démocratiques de 2019. La sanction est somme toute légère, 4 000 dollars de Hong Kong (un peu moins de 500 euros), alors que la peine maximale aurait été quatre fois plus lourde, mais elle a évidemment une forte portée symbolique.

    Et ce n'est que l'apéritif, car le cardinal Zen devra bientôt faire face à un procès beaucoup plus lourd, celui de la "collusion" avec des forces étrangères, toujours liée au soutien de manifestations pro-démocratiques, que la loi contestée sur la sécurité 2020 considère comme un crime très grave. Ici aussi, bien que l'emprisonnement du Cardinal Zen soit hautement improbable étant donné son âge avancé (presque 91 ans), toute condamnation aurait néanmoins une énorme signification politique et religieuse.

    L'histoire est connue : le cardinal Zen, avec les autres accusés, avait créé le Fonds humanitaire 612 en juin 2019 pour fournir une assistance économique, psychologique et médicale aux personnes arrêtées ou blessées lors de manifestations pro-démocratiques. Les autorités de Hong Kong, par le biais de la loi sur la sécurité, ont jugé que ce Fonds était de nature politique et non humanitaire, remettant ainsi en cause le mode d'enregistrement.  

    Le procès et la condamnation du cardinal Zen seraient déjà un geste grave en temps normal, mais le fait que l'accord secret entre la Chine et le Saint-Siège pour la nomination des évêques, renouvelé il y a tout juste un mois, fait de toute cette affaire un énorme scandale. Tout d'abord pour l'Eglise, qui apparaît comme inféodée au régime chinois, une Eglise qui est prête à troquer sa liberté avec le classique plat de lentilles des nominations promises d'évêques, de surcroît au compte-gouttes et fidèles au parti communiste chinois. En effet, même face à un procès clivant et inique d'un cardinal, la Secrétairerie d'État du Vatican continue à garder un silence injustifiable. De plus, donner raison à ceux qui pensent qu'ils ne sont pas si mécontents à Rome, étant donné que le cardinal Zen - qui est très critique à l'égard de l'accord Chine-Saint-Siège - est un personnage indigeste tant pour Pékin que pour le Vatican.

    Après tout, l'augmentation des persécutions à l'encontre des catholiques en Chine n'entrave en rien le processus d'ouverture du Saint-Siège à Pékin (une ouverture qui semble n'aller que dans un sens) et il est difficile d'accorder du crédit à la Secrétairerie d'État du Vatican lorsqu'elle continue à affirmer qu'il s'agit uniquement d'un accord religieux. (...)

    Mais malgré la bonne volonté de Taipei - avec qui le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques - qui souhaite collaborer avec le Vatican pour promouvoir la liberté religieuse en Chine, il semble assez clair que la question de la liberté religieuse est passée au second plan à Rome, et il est inévitable que l'accord avec Pékin ait des répercussions politiques immédiates. Si, en juillet, le Saint-Siège a nommé un nouveau chargé d'affaires ad interim à Taipei (il n'y a pas eu de nonce sur l'île depuis 1972) en la personne de Monseigneur Stefano Mazzotti, ce geste a été contrebalancé par le renforcement de la "mission d'étude" à Hong Kong, qui est devenue le véritable point d'observation et de conseil sur la Chine.

    Et d'autres signaux ont montré la distance progressive du Saint-Siège vis-à-vis de Taïwan, comme l'a documenté Marinellys Tremamunno dans la NBQ, notamment la présence embarrassée et maladroite de Monseigneur Paul Richard Gallagher (numéro 2 de la Secrétairerie d'État) à la célébration à Rome du 80e anniversaire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la République de Chine (Taïwan).

    Autant de signaux envoyés à Pékin pour montrer que le Saint-Siège est prêt à transférer sa représentation diplomatique dès que le régime communiste le souhaitera. Et peut-être qu'au Vatican on espère que le silence auquel est contraint le cardinal Zen facilitera l'opération. Probablement que la pierre d'achoppement de cette première condamnation, légère dans sa sanction, pourra être surmontée sans trop de dommages, étant donné que les voix de protestation dans l'Église ne sont pas trop fortes ; mais une nouvelle condamnation prévisible pour "conspiration" avec des forces étrangères sera beaucoup plus difficile à expliquer au monde catholique, aussi endormi soit-il.

    Le cardinal Zen est une figure limpide, un pasteur qui n'adopte pas une approche politique, mais qui s'est toujours battu pour la liberté de l'Église et en faveur des catholiques persécutés ; un pasteur qui donne sa vie pour l'Église chinoise comme tant de ses saints prédécesseurs en Chine. Le faire passer pour un vieil emmerdeur qui ne comprend pas les besoins des catholiques chinois n'est qu'une nouvelle ignominie du Vatican (...).

  • Le "moratoire" exigé par Rome mais rejeté par les évêques allemands

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    Documents. Le "moratoire" exigé par Rome mais rejeté par les évêques allemands

    source

    Jeudi 24 novembre, "L'Osservatore Romano" a publié le texte intégral des trois discours qui ont introduit la rencontre à huis clos, six jours plus tôt, entre les 62 évêques d'Allemagne et trois hauts fonctionnaires de la Curie romaine :

    > Documents - La réunion inter-dicastère avec les prélats allemands du 18 novembre

    Le pape François n'a pas pris part à la réunion, contrairement aux attentes. Le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin a fait office de modérateur. L'évêque Georg Bätzing de Limburg, président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, et le cardinal Marc Ouellet, préfet du Dicastère pour les évêques, ont pris la parole dans l'ordre. Une discussion animée a suivi, toujours à huis clos.

    À l'issue de la réunion, un communiqué a été publié, dans lequel il était notamment indiqué que parmi les propositions avancées figurait celle d'"appliquer un moratoire à la voie synodale allemande", mais que cette proposition "n'a pas trouvé de place" :

    > Communiqué conjoint du Saint-Siège et de la Conférence épiscopale allemande

    C'est le cardinal Ouellet qui a proposé, en vain, le moratoire dans son discours d'introduction, reproduit ci-dessous.

    Retour à l’esprit des Actes des Apôtres

    Le cardinal-préfet du Dicastère pour les évêques

    Dans la Lettre au Peuple de Dieu en voyage en Allemagne, le Pape François, en communion avec son prédécesseur Benoît XVI, a noté la détérioration de la vie chrétienne dans le pays et a invité tout le peuple à faire confiance au Christ comme clé du renouveau ; Le Saint-Père a écrit qu’il s’agit « d’une détérioration, certes multiforme et difficile et rapide à résoudre, qui exige une approche sérieuse et consciente qui nous pousse à devenir, au seuil de l’histoire actuelle, comme ce mendiant à qui l’Apôtre a dit: « Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je vous le donne: au nom de Jésus-Christ, le Nazaréen, marche! » (Actes 3:6) ». Je me réfère à ce passage de la lettre cité pour offrir quelques brèves considérations ecclésiologiques concernant vos recherches synodales, dans l’esprit des Actes des Apôtres. Je le fais en tant que frère dans l’épiscopat, mais aussi en pensant aux besoins des simples fidèles.

    Vous, successeurs des Apôtres en Allemagne, avez pris au sérieux la tragédie des abus sexuels perpétrés par les clercs, et vous avez lancé, à la manière typiquement allemande, une opération d’étude avec les ressources de la science, de la foi et des consultations synodales, pour arriver à une révision radicale qui mettrait fin à cet échec moral et institutionnel. Les débats houleux qui ont eu lieu et les propositions de réforme qui en découlent méritent certainement des éloges pour l’attention, l’engagement, la créativité, la sincérité et l’audace dont a fait preuve votre Chemin synodal, où les laïcs ont joué un rôle égal, sinon prédominant. Après une étude attentive de vos conclusions, il est naturel de reconnaître sincèrement le gigantesque effort d’autocritique institutionnelle, le temps consacré à ces réflexions et l’investissement d’un travail commun entre théologiens, évêques et pasteurs, hommes et femmes, pour parvenir à certains consensus, bien qu’avec difficulté et tensions considérables. Il nous appartient maintenant de réagir à vos propositions, qui contiennent de nombreux éléments qui peuvent être partagés de nature théologique, organisationnelle et fonctionnelle, mais qui soulèvent également de sérieuses difficultés du point de vue anthropologique, pastoral et ecclésiologique.

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  • France : le « droit à l’avortement » en chemin vers la Constitution

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    De gènéthique magazine :

    Le « droit à l’avortement » en chemin vers la Constitution

    25 novembre 2022

    Après 8 heures de débat, l’Assemblée nationale a largement adopté la proposition de loi présentée par Mathilde Panot (groupe LFI) « visant à protéger et à garantir le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse ».

    Par 337 voix pour et 32 voix contre, l’Assemblée nationale a adopté ce texte, laissant ainsi penser à un consensus général. Aurore Bergé (groupe Renaissance) a cherché à donner de l’épaisseur à cette majorité : « nous avons travaillé ensemble, ce texte devient le texte de notre assemblée ». Pourtant, l’hémicycle a été le lieu de désaccords, d’attaques parfois virulentes, d’accusations, d’obstructions et de misogynie. Josiane Corneloup (LR) se défend parmi d’autres : « vous instrumentalisez ce texte pour être perçus comme des progressistes, en enfermant les autres députés dans des contre-vérités insupportables ».

    Dans ce débat inconsistant, on ne peut que remarquer le parachutage idéologique de l’avortement dans la norme suprême de la République française, l’absence d’une ferme opposition dans les débats, et des questions restées sans réponse.

    L’avortement « parachuté » dans la Constitution française

    Le texte adopté en Commission la semaine dernière (cf. IVG dans la Constitution : un deuxième texte adopté en Commission) a été amendé[1] pour être finalement voté sous la formule suivante : « La loi garantit l’effectivité et l’égal accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse ». La mention de la contraception a été supprimée.

    Le « droit » à l’avortement serait ainsi intégré dans un nouvel article 66-2 de la Constitution. Il faut préciser que cet article est placé dans le titre VIII relatif à « l’autorité judiciaire », et qu’il suit l’article 66-1 selon lequel « Nul ne peut être condamné à la peine de mort». En tout état de cause, le « parachutage » de l’avortement dans le texte supérieur de la hiérarchie des normes a fait débat. Les députés ont finalement renoncé à l’intégrer dans l’article 1er de la Constitution portant sur les principes fondamentaux de la République indivisible, laïque, démocratique et sociale, afin d’établir un consensus avec la majorité (qui présentait aussi un texte, porté par Aurore Bergé (n°447)[2]) et d’emporter plus facilement l’adhésion du Sénat.

    Rejet de la constitutionnalisation de la clause de conscience et de la prohibition de la GPA

    Malgré plusieurs propositions, la constitutionnalisation de la clause de conscience portée par Patrick Hetzel (LR) a été rejetée. La rapporteure Mathilde Panot a bien précisé qu’elle était pour sa part favorable à sa suppression. Il en a été de même pour la prohibition de la GPA, rejetée assez rapidement par l’Assemblée.

    L’absence d’une opposition ferme

    Comme le reflètent les votes, rares ont été les députés qui se sont opposés au texte de Mathilde Panot (consultez le scrutin public en cliquant ici).

    Chez Les Républicains, certains ont évoqué leur désaccord, en déplorant le refus des points d’équilibre trouvé par la loi Veil. Au Rassemblement National, c’est Marine le Pen qui plaidait plutôt pour la constitutionnalisation de la loi actuelle.

    De part et d’autre, quelques députés ont tenté une défense « stratégique » visant à jouer la montre en proposant la constitutionnalisation de tout autre sujet : préférence nationale, multiplicité des langues, droit d’asile etc… Tous rejetés.

    Il serait toutefois injuste d’omettre l’opposition d’Anne-Laure Blin, Marc le Fur, Xavier Breton, Patrick Hetzel, Fabien Filippo (députés LR) notamment, ou encore celle d’Emmanuelle Ménard (non inscrite), qui ont alerté sur les dérives qu’engendrerait la constitutionnalisation de l’IVG. « C’est ouvrir la boîte de Pandore et donner prise à toutes les surenchères. Demain, vous voudrez y mettre l’euthanasie, le droit au changement de sexe, la PMA et la gestation pour autrui (GPA) […] en faisant de l’accès à l’avortement un droit illimité, […]. Finis les délais ! Seize, vingt-quatre, trente semaines… Chacun pourra surenchérir » dénonce Emmanuelle Ménard. Des alertes qui n’ont toutefois pas trouvé d’échos au gouvernement, représenté par Eric Dupont-Moretti, ni auprès de la rapporteure, Mathilde Panot.

    Des questions sans réponse, peu d’honnêteté intellectuelle

    La partie était en quelque sorte « gagnée » d’avance par la rapporteure, qui bénéficiait d’un « avis de sagesse éclairé » du gouvernement pour arriver à l’adoption du texte.

    C’est la raison pour laquelle, aussi bien Mathilde Panot qu’Eric Dupont-Moretti, se sont bien gardés de répondre aux interrogations de Fabien Di Filippo : « Que pensez-vous du délai de l’IVG et de la possibilité de l’allonger ? Garantissez-vous que ça n’arrivera pas ? Que pensez-vous de la préservation de la clause de conscience des médecins ? ». Ou encore aux oppositions de Xavier Breton : ce qui justifie les limites posées au « droit à l’avortement », « c’est la protection de la vie à naître » : « est-ce cet équilibre que vous voulez rompre ? » . Marc Le Fur, lui aussi, a interpelé la majorité : « Vous voulez absolument engager ce débat, alors que, dans notre pays, 220 000 avortements sont pratiqués par an. Certains d’entre vous veulent-ils augmenter ce chiffre ? J’ose espérer que non ! ».  

    Des questions restées sans réponse, malgré l’insistance d’Emilie Bonivard (LR), pourtant favorable au texte adopté. Le débat manquait quelque peu « d’honnêteté intellectuelle », comme l’a déploré Fabien Di Filippo. Si bien qu’aucune forme d’opposition n’a été écoutée par la rapporteure et le gouvernement.

    Et la suite ?

    Mathilde Panot a appelé de ses vœux le dépôt d’un projet de loi par le gouvernement : « Aujourd’hui, l’Assemblée nationale parle au monde, […] La balle est dans le camp du gouvernement : nous attendons le projet de loi du gouvernement ».

    Pour l’heure, le texte est transmis au Sénat. Pour que le texte soit définitivement adopté il doit être « voté conforme » par le Palais du Luxembourg, puis soumis à un référendum.

     

    Pour aller plus loin : Constitutionnalisation de l’avortement : « On ne joue pas avec la norme constitutionnelle » [Interview Guillaume Drago].

    [1] Sous amendements adoptés : n° 588 de Marie-Noëlle Battistel (NUPES) et n° 655 de Philippe Vigier (Modem)

    [2] Aurore Bergé a finalement retiré son texte au profit de celui de Mathilde Panot

  • Club des Hommes en noir : que vont devenir les tradis ?

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    De l'Homme Nouveau sur youtube :

    Quelles sont les décisions des évêques de France vis-à-vis des fidèles traditionnalistes ? Ces derniers pourront-ils avoir accès aux sacrements dans l'ancienne forme ? L'analyse du Club des Hommes en noir avec cette semaine autour de Philippe Maxence, les abbés Barthe, Célier et Guelfucci et le docteur Philippe de Labriolle.

  • Eglise : le fiasco d’un anthropocentrisme révolutionnaire

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    De Jean-Pierre Maugendre sur Riposte Catholique :

    De l’Eglise « experte en humanité » à sa « responsabilité institutionnelle » dans la pédocriminalité : le fiasco d’un anthropocentrisme révolutionnaire

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  • IVG en France : La Marche pour la Vie dénonce avec force un vote qui n’a pas enregistré de réelle opposition

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    La Marche pour la Vie dénonce l’avortement sans limite (source)

    Communiqué de La Marche pour la vie :

    L’Assemblée Nationale a voté aujourd’hui une loi avec un article unique pour constitutionnaliser l’avortement, indiquant  que « La loi garantit l’effectivité et l’égalité d’accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse », ceci dans le cadre d’un délai d’au moins 14 semaines, et sans intégrer de délai de réflexion.

    La Marche pour la Vie dénonce avec force ce vote qui n’a pas enregistré de réelle opposition. Si le Modem, Renaissance et la NUPES et les autres partis de gauche ont voté ce texte à la quasi unanimité des présents, le RN s’est distingué par son soutien (38 pour, 23 contre, 13 abstentions), et la mobilisation de LR a été très modeste (13 pour, 7 contre, 2 abstentions).

    Il est regrettable que toute critique de la loi Veil n’ait été portée par aucun des députés présents, qui ont pour les plus résistants souligné « l’équilibre de la loi Veil », alors que celle-ci ouvrait déjà la porte à toutes les dérives et transgressions, et était en elle-même foncièrement mauvaise.

    En votant en faveur de l’avortement dans la Constitution, les députés souhaitent intégrer dans nos textes fondamentaux le droit de faire mourir un membre de l’espèce humaine. Cela menacerait directement l’objection de conscience du corps médical et ouvrirait la porte à l’avortement à la demande jusqu’au terme de la grossesse, tout en ayant de terribles conséquences sur les mesures de protection de l’enfant à naître.

    Nous en appelons à la sagesse du Sénat pour rejeter ce texte, ce qui en permettrait un renvoi définitif.

    Nous demandons que la protection de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, devienne une grande cause nationale.

  • Le cardinal Zen condamné à 500 € d’amende

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    De Dorian Malovic sur le site du journal La Croix :

    Hong Kong : le cardinal Joseph Zen condamné à 500 € d’amende

    Les faits 

    Le cardinal Joseph Zen, 90 ans, ancien évêque de Hong Kong arrêté en mai dernier, a été condamné vendredi 25 novembre à une amende de 500 €. Avec cinq autres prévenus, il a été reconnu « coupable » de « défaut d’enregistrement de fond » lors de la création en 2019 du « Fonds d’aide humanitaire 612 » pour soutenir des contestataires au régime de Pékin. Il échappe à la prison.

    25/11/2022

    Le juge hongkongais a tranché vendredi 25 novembre et le verdict est tombé : 500 € d’amende. Une simple amende pour avoir été reconnu « coupable » de ne pas avoir enregistré dans les règles en 2019 la création du « Fonds d’aide humanitaire 612 » qui aidait financièrement et juridiquement les manifestants arrêtés en 2019 durant les manifestations pour la démocratie.

    Parmi les six prévenus figurent notamment le cardinal à la retraite Joseph Zen, 90 ans, l’une des figures de l’Église catholique en Asiela célèbre avocate Margaret Ng et la très populaire chanteuse pop et militante LGBT Denise Ho. La militante pro démocratie Cyd Ho faisait également partie du fonds de soutien mais se trouve déjà derrière les barreaux pour d’autres accusations.

    Ils ont plaidé « non coupable »

    « On peut considérer que le montant de l’amende est peu élevé », a réagi à chaud Maria Ng, une catholique qui a suivi l’audience, « elle aurait pu être du double ». Mais cette condamnation reste « scandaleuse et illustre bien la volonté du régime de Pékin de frapper les esprits à Hong Kong. La moindre petite incartade sera punie et personne ne pourra y échapper ». Dans la matinée devant le juge, les six prévenus ont plaidé « non coupable ».

    L’avocat du cardinal Zen, Robert Pang, avait déclaré le 31 octobre quelques jours après le procès « qu’imposer des sanctions criminelles pour ne pas avoir enregistré leur Fonds d’aide humanitaire s’apparente à une violation de la liberté d’association ». Il avait demandé à la cour que les charges soient abandonnées mais la justice n’a pas voulu tenir compte de la plaidoirie de l’avocat.

    Ce procès nous ramène trois ans en arrière. Dans le sillage des manifestations « pro démocratie » de 2019 et 2020, le cardinal Joseph Zen avait créé avec quelques autres activistes le 612 Humanitarian Relief Fund (« Fonds d’aide humanitaire 612 ») pour récolter des dons destinés à couvrir les frais médicaux et judiciaires des contestataires arrêtés par la police et placés en détention.

    Le cardinal Zen a été évêque de Hong Kong de 2002 à 2009

    Une initiative qui avait suscité l’ire du régime : en mai, le cardinal et les quatre administrateurs du fonds avaient ainsi été arrêtés pour « collusion avec l’étranger » – dans une rafle hautement décriée par les défenseurs des droits humains – avant d’être rapidement libérés sous caution. C’est finalement le chef d’accusation « défaut d’enregistrement de fond » – comprendre qu’ils sont accusés de ne pas avoir enregistré leur fonds d’aide – qui a été retenu contre eux dans ce procès. L’accusation de « collusion avec l’étranger » aurait eu de graves conséquences puisqu’elle aurait été passible de plusieurs années de prison.

    Le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong (diocèse qu’il a dirigé de 2002 à 2009), figure de la lutte pour la démocratie et les libertés religieuses en Chine, avait réagi pour La Croix au lendemain de l’imposition de la loi sur la sécurité nationale en juillet 2020 : « J’ai peur que nous perdions notre autonomie, laquelle a été promise par le régime de Pékin il y a des années dans la déclaration commune sino-britannique de 1984. Pékin est à l’origine de tous les problèmes actuels de Hong Kong. Hong Kong s’attend au pire maintenant, et je ne vois pas ce que nous pourrions faire à moins d’une réaction internationale forte. » Il vient d’en payer le prix.

  • 20 morts dans une attaque terroriste islamiste contre un village chrétien au Nigeria

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    De kath.net/news :

    20 morts dans une attaque terroriste islamiste contre un village chrétien au Nigeria

    24 novembre 2022

    Le défenseur des droits de l'homme Ike sur place lors de l'attaque de milices djihadistes peules : " Des familles chrétiennes massacrées de sang-froid pendant leur sommeil " - " Christen in Not " (Eglise en détresse) voit la menace d'une guerre civile

    Dans le centre du Nigeria, 20 personnes ont été tuées lors d'une attaque de milices djihadistes peules contre un village chrétien dans l'Etat du Plateau, selon des représentants locaux de l'Eglise. Lors de l'attaque du village de Maikatago, près du chef-lieu du district de Bokkos, mardi soir, des hommes armés ont mis le feu aux huttes des habitants endormis et ont tiré sur les personnes qui tentaient de se mettre à l'abri des flammes, a fait savoir jeudi à Vienne l'organisation de défense des droits de l'homme "Christen in Not" (CiN), citant Obiora Ike, défenseur des droits de l'homme et ancien vicaire général du diocèse d'Enugu.

    Selon ce dernier, Ike se trouvait lui-même en visite dans le village pendant l'attaque, où des hommes armés avaient déjà tué une douzaine d'habitants lors d'une attaque une semaine auparavant. "Mardi soir, des djihadistes peuls sont entrés dans le village où j'habite et ont massacré de sang-froid des familles chrétiennes pendant leur sommeil", a déclaré Ike, choqué et indemne, en décrivant cette nouvelle attaque. Il essaie maintenant d'aider les survivants en leur apportant de la nourriture, du réconfort, des prières, des funérailles et des hébergements d'urgence. Le défenseur des droits de l'homme Ike est partenaire de projet de "Christen in Not".

    Selon ses propres indications, l'organisation humanitaire a immédiatement mis à disposition 5.000 euros pour que les victimes de l'attaque reçoivent de la nourriture, des vêtements, mais aussi des tentes pour s'abriter en plein champ. Des gardes locaux sont également payés pour surveiller et protéger les personnes la nuit. Selon les informations de CiN, la police ou l'armée n'était pas présente sur place dans un premier temps. "Si le massacre des chrétiens - que certains qualifient déjà de génocide - ne prend pas fin et si le gouvernement reste aveugle face au terrorisme islamique, une guerre civile menace le pays le plus peuplé d'Afrique", a averti le secrétaire général de CiN Elmar Kuhn.

    Malgré son traumatisme après l'attaque nocturne, Obiora Ike s'est rendu mercredi encore chez le gouverneur de la province locale, Simon Bako Lalong, et a déposé une plainte. C'est terrible ce que le fanatisme religieux provoque par la haine et l'ignorance, a fait savoir l'organisation humanitaire au défenseur des droits de l'homme : "Les voix de la paix doivent couvrir les voix du fanatisme. Les religions doivent servir la paix et le progrès".

  • Synode : d'anciens évêques anglicans convertis au catholicisme mettent en garde les catholiques contre la reproduction des erreurs qui ont conduit à la décadence de l'Église anglicane

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    De Vatican News (Pl) :

    Les anciens évêques anglicans mettent en garde contre la reproduction des erreurs des autres

    D'anciens évêques anglicans qui ont embrassé la foi catholique mettent en garde les catholiques contre la reproduction des erreurs qui ont conduit à la décadence de l'Église anglicane au cours du processus synodal en cours. Gavin Ashenden, ancien aumônier de la reine Elizabeth, et le Rt Revd Michael Nazir-Ali, ancien évêque anglican de Rochester, se sont récemment exprimés sur le sujet.

    Gavin Ashenden note que les anciens anglicans peuvent être d'une aide précieuse. Car ils se souviennent que les changements introduits dans leur congrégation d'origine ont également suscité l'opinion de personnes qui ne connaissaient pas ou ne pratiquaient pas la foi. Et bien que l'on ait beaucoup parlé de la nécessité d'écouter le Saint-Esprit, ils ont en fait cédé à l'esprit du temps. Ashenden note également que l'exclusion est souvent mentionnée dans le processus synodal, divisant les gens entre les exclus et les non-exclus, c'est-à-dire ceux qui ont du pouvoir ou qui ont été privés de pouvoir. Cependant, d'un point de vue chrétien, il serait plus juste d'utiliser des catégories relatives à la foi plutôt qu'au pouvoir. Car c'est ainsi que nous transférons des modèles sociologiques ou même marxistes à la sphère religieuse.

    Les anciens anglicans mettent également en garde contre un appel trop hâtif au sensus fidei fidelium, le sens de la foi de tous les baptisés. Le révérend Nazir-Ali, jusqu'à récemment l'une des figures de proue de l'anglicanisme britannique, en a parlé lors d'une réunion des évêques asiatiques. Il a noté que ceux qui sont consultés sur les questions de foi ont souvent encore besoin de catéchèse, voire d'évangélisation eux-mêmes.

    Nous avons déjà vu ce type de marche et de consultation dans le cadre d'un récit sociologique", écrit Gavin Ashenden avec une douleur non dissimulée. Il nous rappelle que dans l'Église anglicane, cela a conduit à la division, la démoralisation, l'appauvrissement spirituel, l'incohérence théologique, l'affaiblissement de la foi et l'apostasie. Il affirme également que les anciens anglicans aiment sincèrement l'Église catholique et souhaitent donc qu'elle soit épargnée de ce sort.

  • Nouvelle charge du pape contre "l'arriérisme"

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    Une fuite en avant irresponsable ?

    D'Amedeo Lomonaco sur Vatican News :

    Le Pape encourage les théologiens à faire progresser la tradition

    Lors de la rencontre avec les membres de la Commission théologique internationale, créée par Paul VI en 1969, le Pape s'est exprimé sur la fidélité créative à la tradition. Il exhorte à «assumer avec foi et amour» l'engagement d'exercer le ministère de la théologie à travers un processus de synodalité ecclésiale d'où peut naître «la capacité d'écoute, de dialogue, de discernement».

    La tradition fait grandir l'Église de bas en haut, comme les racines avec l'arbre. Mais aujourd'hui, il y a un grand danger: celui du retour en arrière, de l'«arrièrisme», qui conduit à penser selon la logique du «on a toujours fait comme ça». Le Pape François a souligné ce risque lors de sa rencontre au Vatican avec les membres de la Commission théologique internationale qui, dit-il, «poursuit, avec un engagement renouvelé», son service «dans le sillon tracé par le concile Vatican II». Le Pontife, improvisant, a exhorté également les théologiens à «aller plus loin». Alors que le catéchiste doit transmettre aux enfants une «doctrine solide» et «pas de nouveautés possibles», le théologien «essaie et essaie encore d'aller plus loin et ce sera le Magistère qui l'arrêtera». Pour les professeurs de théologie, a-t-il ajouté, c'est un bon critère «de se demander si les cours de théologie provoquent l'étonnement de ceux qui les suivent».

    S'adressant aux membres de la Commission théologique internationale, François a ensuite exhorté à «augmenter le nombre de femmes, non pas parce qu'elles sont à la mode», mais parce qu'elles ont «une façon de penser différente de celle des hommes» et rendent la théologie «plus profonde et plus savoureuse».

    Fidélité créative à la tradition

    La fidélité créative à la Tradition, la possibilité de s'ouvrir avec prudence à l'apport des différentes disciplines et la collégialité. Telles sont les trois lignes directrices proposées par le Pape à la Commission théologique internationale, qui en est à son dixième quinquennat d'activité.

    Le premier conseil de François pour aller de l’avant est celui de la fidélité créative à la tradition: «Il s'agit d'assumer et de décliner fidèlement et avec amour, avec rigueur et ouverture, l'engagement d'exercer le ministère de la théologie - dans l'écoute de la Parole de Dieu, du sensus fidei du Peuple de Dieu, du Magistère et des charismes, et dans le discernement des signes des temps - pour le progrès de la Tradition apostolique, sous l'assistance de l'Esprit Saint, comme l'enseigne Dei Verbum (cf. n° 8). En effet, Benoît XVI décrit la Tradition comme "le fleuve vivant dans lequel les origines sont toujours présentes" (Catéchèse, 26 avril 2006); de sorte qu'elle "irrigue les différentes terres, nourrit les différentes géographies, faisant germer le meilleur de cette terre, le meilleur de cette culture. De cette manière, l'Évangile continue de s'incarner aux quatre coins du monde, d'une manière toujours nouvelle"».

    S'ouvrir à différentes disciplines

    La deuxième orientation concerne «l'opportunité, pour réaliser avec pertinence et incisivité l'œuvre d'approfondissement et d'inculturation de l'Évangile, de s'ouvrir avec prudence à l'apport des diverses disciplines à travers la consultation d'experts, même non catholiques».

    Comme le Pape l’a demandé dans la Constitution apostolique Veritatis gaudium, il s’agit de conserver précieusement le principe de l'interdisciplinarité non pas tant sous sa forme «faible de simple multidisciplinarité, en tant qu'approche qui favorise une meilleure compréhension à partir de plusieurs points de vue d'un objet d'étude; mais plutôt sous sa forme forte de transdisciplinarité, en tant que collocation et fermentation de toutes les connaissances dans l'espace de Lumière et de Vie offert par la Sagesse qui émane de la Révélation de Dieu.»

    Collégialité

    La troisième ligne directrice, indiquée par le Pape François, est celle de la collégialité. Cela acquiert une pertinence particulière et peut offrir une contribution spécifique dans le contexte du parcours synodal en cours (2001-1004), dans lequel tout le peuple de Dieu est convoqué. «Comme toute autre vocation chrétienne, le ministère du théologien, en plus d'être personnel, est communautaire et collégial. La synodalité ecclésiale engage donc les théologiens à faire de la théologie sous une forme synodale, en favorisant entre eux la capacité d'écouter, de dialoguer, de discerner et d'intégrer la multiplicité et la variété des instances et des contributions», a expliqué François.

    Les membres de la Commission théologique internationale se sont réunis en session plénière pour explorer trois thèmes: l’actualité de la foi christologique professée au Concile de Nicée, des questions anthropologiques émergentes et cruciales pour le chemin de la famille humaine et la théologie de la Création dans une perspective trinitaire. En présentant la Commission, le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer a souligné que «la présence qualifiée de femmes théologiennes, renforcée au cours des trois quinquennats précédents, a été maintenue, signe d'un engagement croissant des femmes dans les sciences théologiques». Parmi les membres de cet organe, a ajouté le cardinal, il y a aussi un théologien laïc.

    La Commission théologique internationale

    Créée en 1969 par le Pape Paul VI pour «apporter une aide précieuse à la mission confiée par le Christ à ses apôtres» (extrait du discours du Pape Montini du 6 octobre 1969), la Commission théologique internationale a pour tâche d'aider le Saint-Siège à examiner les questions doctrinales d'importance majeure.  Son objectif principal, soulignait saint Jean-Paul II en 1994, est de «poursuivre de manière permanente l'étroite collaboration entre pasteurs et théologiens qui a caractérisé les travaux du concile Vatican II». Une autre caractéristique de cet organe, comme l'a rappelé le Pape François en 2014, est «son caractère international, qui reflète la catholicité de l'Église». En effet, la Commission est composée de théologiens de différents pays ayant pour référence commune la foi en Jésus-Christ.