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Actualité - Page 3

  • Du gymnase au bar à café, les églises de la province d'Anvers obtiennent une nouvelle fonction

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    Lu sur la Gazet van Antwerpen :

    17 septembre 2021

    p. 8-9  :

    Du gymnase au bar à café, les églises obtiennent une nouvelle fonction

    Dans les prochaines années, la province d'Anvers investira 5 millions d'euros dans une politique en faveur des églises sur son territoire. De nouvelles utilisations seront recherchées et des ajustements seront effectués pour permettre d'autres utilisations des bâtiments de l'Eglise. Les églises de Flandre se vident. Sur les 1 786 églises paroissiales, 8 % ne sont plus utilisées, 60 % ne sont ouvertes qu'une ou deux fois par semaine et 50 % ne sont ouvertes que lors des offices. Les plans de politique ecclésiastique flamands ont identifié un tiers des bâtiments ecclésiastiques pour une éventuelle réutilisation ou une utilisation secondaire. Dans la province d'Anvers, cela concerne 298 églises. Parmi celles-ci, 102 sont des églises dites B, pour lesquelles une utilisation secondaire ou supplémentaire doit être examinée à court terme. Le vicaire Wim Selderslaghs : "Nous discutons déjà des besoins de la communauté religieuse et de la mesure dans laquelle le bâtiment de l'église répond à ces besoins. Nous examinons si et comment nous pouvons mettre le bâtiment au service d'un plus grand nombre de communautés. Mais ces discussions sont souvent bloquées par le manque de ressources pour y travailler. Les congrégations nous disent que leurs budgets sont sous pression. Les implantations d'églises n'ont pas l'argent nécessaire pour commencer à gérer le bâtiment différemment et impliquer des partenaires."

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  • Un tiers des pratiquants limbourgeois n'a pas repris le chemin de l'église après le corona

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    De tvl.be/nieuws (Dario D'Arpino) :

    16 septembre 2021

    blob:https://www.tvl.be/d0fbca7d-0638-48d2-ab82-33754ca2bf1d

    Un tiers des croyants limbourgeois ne retrouvent pas le chemin de l'église après la corona

    Un tiers des croyants du Limbourg ne retrouvent pas le chemin de l'église après la corona. C'est ce que montrent les interviews de TV Limburg avec des prêtres. Les chiffres officiels ne sont pas encore disponibles, le prochain comptage des pratiquants aura lieu aux alentours de Noël, mais on ne peut nier que la crise de la corona a un impact durable sur la fréquentation des églises dans le Limbourg. Bien qu'il y ait aussi des paroisses où les bancs sont toujours remplis.

  • Belgique : 256 prêtres de moins en deux ans

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    De Sud Presse

    17 septembre

    p. 13 :

    Encore moins de prêtres 

    Les derniers chiffres sur le nombre de ministres du culte rémunérés par l’État belge illustre deux choses : l’hécatombe de prêtres se poursuit au niveau de l’église catholique tandis que la reconnaissance de nouvelles mosquées traîne… Entre 2018 et 2020, on est passé de 2.535,5 ministres du culte catholique payés par l’État (on parle ici en équivalents temps plein) à 2.279. Soit une perte de 256 prêtres en 2 ans ! « Cela fait 50 ans que ce chiffre diminue. La plupart des prêtres ont plus de 65 ans et visiblement, les décès sont nombreux », observe Caroline Sägesser, docteur en Histoire et chercheuse au Crisp. « Le Covid a peut-être aussi poussé de vieux prêtres à arrêter ». Tommy Scholtès, porte-parole de la conférence épiscopale confirme : « On assiste à un vieillissement général du clergé et les entrées au séminaire ne compensent pas le nombre de décès. Heureusement, à côté des prêtres, nous avons des dizaines de milliers de bénévoles qui animent les paroisses. Il ne faut pas croire que l’église catholique en Belgique est en danger parce qu’il n’y a pas de prêtres ! »

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  • Benoit XVI-Rémi Brague : même combat

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    Dans le cadre de conférences organisées à l’Université de Liège, l’Union des étudiants catholiques liégeois et le groupe de réflexion sur l’éthique sociale avaient invité, voici quelque temps déjà, le philosophe Rémi Brague, professeur ordinaire à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Membre de l’Institut, celui-ci a reçu le Prix de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI. Elle rejoint la dénonciation, renouvelée aujourd’hui par le pape émérite (Un texte inédit de Benoît XVI sort en Italie ), de l’anthropologie mortifère que l’Occident postchrétien fait peser sur le monde.

    the-preaching-of-the-antichrist-luca-signorelli.jpgVoici, en synthèse, un rappel de cette conférence intitulée :  « Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme ». Elle n’a pas pris une ride :

    Mort de Dieu, mort de l’homme

    Le titre est une métaphore empruntée à l’œuvre du philosophe juif Martin Buber (Vienne 1878-Jérusalem 1965) illustrant  le thème de la mort de Dieu que l’on rencontre aussi chez Max Weber (Le désenchantement du monde, 1917) et, bien sûr, Friedrich Nietzche (le Gai Savoir, 1882) : plus que de triomphe, c’est un cri d’inquiétude auquel répond celui de la mort de l’homme que l’on trouve chez Léon Bloy, Nicolas Berdiaev ou André Malraux. Il a été repris et rendu célèbre par Michel Foucauld (Les mots et les choses, 1966) ramenant cette idée à la critique d’une incohérence logique : si le prototype disparaît, alors la copie doit aussi s’effacer. La thèse de Rémi Brague est moins innocente : selon lui, la disparition de Dieu à l’horizon de l’humanité pourrait, de fait, entraîner celle de l’humanité elle-même, sinon physique en tout cas ontologique: la disparition de ce qui fait l’humanité de l’homme.

    Echec de l’athéisme ?

    Pour Rémi Brague, l’athéisme est un échec. Sa faveur croissante dans l’opinion publique n’est pas une objection pertinente. Pour un philosophe, la quantité de gens qui défendent une opinion déterminée n’est pas un argument en soi : ni pour, ni contre. Mais d’autres succès spectaculaires sont à mettre au crédit de l’athéisme :

    Au niveau théorique d’abord, la science moderne de la nature n’a plus besoin d’une religion « bouche-trou » lorsqu’on cherche une explication du monde. Mais, on peut ici se demander si une religion a vraiment jamais prétendu expliquer comment le monde fonctionne. Quoi qu’il en soit, le Dieu horloger de Voltaire a vécu. Cette victoire théorique se complète d’une victoire dans la pratique politique, laquelle montre que les sociétés d’aujourd’hui peuvent s’organiser sans avoir besoin d’un principe supra humain de légitimité. Reste que toutes les religions ne cherchent pas à réglementer la société : on oublie trop à cet égard que le christianisme n’édicte pas de règles de conduite fondamentalement distinctes de celles que la raison naturelle a ou pourrait trouver par ses propres forces.  De fait, le Décalogue qui est ce qu’il a retenu de la Torah des juifs n’est jamais que le « kit » de survie de l’humanité : un minimum.

    Quoi qu’il en soit, les deux « victoires » de l’athéisme sont énormes dans l’histoire de l’humanité. Mais elles appellent tout de même deux observations :

    D’une part, l’athéisme n’est pas nécessairement l’affirmation militante de convictions agressives. Ce peut être d’abord un principe de méthode : une mise entre parenthèses du divin. C’est pourquoi on a inventé des termes comme « agnosticisme », « sécularisme » ou « humanisme » (un parti politique belge d’origine chrétienne a même adopté ce qualificatif). D’autre part, cet agnosticisme lui-même ne concerne pas que les questions religieuses : le positivisme philosophique se contente de connaissances « positives » sur le monde, sans chercher les causes dernières des phénomènes qu’il appréhende.

    Est-il légitime que l’homme existe ?

    Malgré tout cela, l’athéisme contient un défaut mortel, même sous sa forme atténuée de l’ agnosticisme. Il y a, en effet, une question sur laquelle l’athéisme n’a rien à dire dès lors que la racine de l’homme serait l’homme lui-même : s’il n’existe aucune instance supérieure à l’homme, comment celui-ci pourrait-il affirmer sa propre valeur?  Si c’est l’homme lui-même qui se juge, comme dirait Chesterton, c’est le signe du fou, dont l’histoire politique nous montre maints exemples.

    Au tournant des XVIIIe-XIXe siècles, Fichte, radicalisant la philosophie de Kant, croit avoir trouvé la solution : le divin est donné dans la loi morale qui est présente en nous et dont nous aurions tous conscience. Donc, il n’y a pas besoin de foi en Dieu mais, en revanche, il y a quelqu’un en qui nous avons besoin de croire : c’est l’homme.

    Croire en l’homme, malgré ce théâtre de grand guignol que représente l’histoire ? Nous avons eu, au XXe siècle, deux régimes explicitement athées : l’un anti-chrétien parce qu’anti-juif, l’autre anti-juif parce qu’anti-chrétien. « J’ai honte d’être un être humain » disait alors la philosophe allemande d’origine juive Hanna Arendt. Et aujourd’hui la question de la légitimité de l’être humain se fait encore plus concrète parce que nous avons, à grande échelle, les possibilités techniques d’en finir avec l’humanité. Or, comme disait Leibniz, les possibles ont une tendance à exister.  

    Mais, à supposer même que l’athéisme ne tue personne, est-il capable de donner des raisons de vivre ? L’homme n’est peut-être pas le gentil du film hollywoodien, c’est peut-être le méchant ou, comme disait le philosophe angliciste allemand Hartmann, la « sale bête » universellement prédatrice, universellement envahissante ne se contentant pas de sa niche écologique mais faisant irruption partout : si l’homme disparaissait, alors tout de même la nature serait libre.

    Que faire avec ce genre d’argument ?  Une réponse serait de dire qu’il y a un instinct de survie et que l’homme peut bien continuer à exister sans s’occuper de sa propre légitimité. Mais alors, le seul animal qui se pose la question des raisons de ce qu’il fait renoncerait à la raison à propos d’un problème qui met en jeu son existence.

    Cette impasse rationnelle n’appelle qu’une issue raisonnable : c’est de trouver un point de référence extérieur qui puisse dire qu’il est bon qu’il existe des hommes, un levier d’Archimède qui soit en droit de dire, justement parce qu’il n’est pas homme, que celui-ci, malgré tout, doit être sauvegardé et, conclut Rémi Brague, pour nommer ce point de référence extérieur, si vous trouvez un meilleur terme que Dieu, vous me faites signe.

    Dans son célèbre « Drame de l’humanisme athée » publié à la fin de la seconde guerre mondiale, le Père Henri de Lubac estimait que si l’on peut construire une société sans Dieu, elle serait inhumaine. Moins optimiste, Rémi Brague ajoute qu’une telle société serait séculaire au sens propre du terme, c’est-à-dire que raisonnablement, elle ne pourrait donner que la vie d’un individu humain en sa longévité maximale.

    JPSC

  • Mariage homosexuel, pilule, suicide assisté... Un nouveau livre de Benoît XVI salué par François

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    Du site de Famille Chrétienne :

    Mariage homosexuel, pilule, suicide assisté... Un texte inédit de Benoît XVI sort en Italie

    16/09/2021

    « Avec la légalisation du “mariage homosexuel” dans seize États européens, le thème du mariage et de la famille a pris une nouvelle dimension qui ne peut certainement pas être ignorée ». Telle est la première phrase du texte inédit du pape émérite Benoît XVI introduisant l’ouvrage La Vera Europa, identità e missione, – La vraie Europe, identité et mission – qui paraît le 16 septembre aux éditions CantagalliLe livre de 264 pages est le troisième volume d’un projet éditorial qui rassemble une sélection des textes de Joseph Ratzinger-Benoît XVI. Les deux précédents ouvrages avaient également été préfacés par le pape François.

    Liens étroits entre la pilule et le suicide assisté

    Dans son texte d’un peu plus de deux pages envoyé à l’éditeur en avril dernier, Benoît XVI dresse un raisonnement en quatre temps. D’abord, il explique que « le “mariage homosexuel” est en contradiction avec toutes les cultures de l’humanité qui se sont succédées jusqu’à présent ». Jamais auparavant n’avait été remis en question le fait que « l’existence de l’homme – en tant que mâle et femelle – [était] ordonnée à la procréation », insiste-t-il. Cette « certitude originelle qui a été évidente pour l’humanité » a selon lui été bouleversée avec l’introduction de « la pilule » contraceptive. Car celle-ci a rendu possible la « séparation entre fécondité et sexualité ». Dès lors, toutes les formes de sexualité sont devenues « équivalentes » ; « il n’existe plus aucun critère de fond », constate le pontife émérite.

    Il en déduit que, si la sexualité est séparée de la fécondité, « alors, inversement, la fécondité peut naturellement être pensée sans sexualité ». L’homme ne serait donc plus compris comme « un don reçu » mais un comme « produit planifié ». Or, « ce qui peut être fabriqué peut aussi être détruit », prévient le théologien de 94 ans. Et de s’inquiéter de la « tendance croissante » au recours au « suicide comme fin planifiée de la vie ». Finalement, le pape émérite assure que derrière les réflexions sur le mariage homosexuel, la pilule ou bien le suicide assisté se cache une « question fondamentale » : « qui est l’homme ? ». Il pose alors cette alternative : « soit l’homme est la créature de Dieu, l’image de Dieu, le don de Dieu, soit l’homme est un produit que lui-même sait créer ».

    Un raisonnement salué par le pape François

    Dans sa préface rédigée le 28 juillet dernier, le soutien du pape François au pape émérite est manifeste. « Je suis heureux de présenter ce volume », commence-t-il par écrire, avant de reprendre brièvement l’alternative existentielle proposée par son prédécesseur et les enjeux qu’elle soulève. Il s’attriste lui aussi du fait qu’en Europe, « l’idée de respect de toute vie humaine disparaît de plus en plus, à partir de la perte de la conscience de son caractère sacré ».

    Puis il écrit : « au fil des ans, Benoît XVI n’a pas craint de dénoncer avec beaucoup de courage et de clairvoyance les nombreuses manifestions de ce renoncement dramatique à l’idée de création, jusqu’aux conséquences actuelles les plus récentes ». Des conséquences qui, selon le pontife argentin, sont « décrites de manière absolument claire et convaincante dans le texte introductif [de Benoît XVI, ndrl]».

    En conclusion de sa préface, le pape François fait sienne l’espérance de son prédécesseur, convaincu que « le désir de Dieu » est « profondément inscrit dans chaque âme humaine et ne peut disparaître ». Et de le citer : « nous les humains, sommes agités jusqu’à ce que nous ayons trouvé Dieu. Cette agitation existe aussi aujourd’hui. C’est l’espérance que l’humanité, encore et toujours, se mette en route vers ce Dieu ».

  • Comment le christianisme a "traité" l'esclavage

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    De François-Guillaume Lorrain sur le site du Point :

    L’historien Olivier Grenouilleau, qui a eu en 2005 maille à partir avec les décolonialistes, étudie comment le christianisme a « traité » l’esclavage.

    « Transport des Nègres dans les colonnies » (sic), gravure du XIXe siècle.© Photo Josse/Leemage

    13/09/2021

    L’esclavage, Olivier Grenouilleau en arpente le champ depuis bien longtemps. Ses différentes voies empruntées au fil des siècles, transatlantiques, infra-africaines, orientales, mais aussi ces voix de l’abolitionnisme qui se sont élevées à partir de la fin du XVIIIe siècle. On rappellera la fatwa menée contre lui en 2005 parce qu’il avait démontré l’année précédente, dans Les Traites négrières. Essai d’histoire globale, que le mercantilisme occidental excluait une visée génocidaire. Après avoir discrètement, c’est-à-dire scientifiquement, consolidé cette thèse par un ouvrage sur l’un des piliers de l’Occident, la loi du marché capitaliste, l’historien nantais l’étaie cette fois tout aussi solidement avec une autre colonne de ce même Occident, le christianisme.

    On peut lire la suite, réservée aux abonnés, ICI

  • 95 attaques contre des églises catholiques aux États-Unis depuis mai 2020

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    De Kate Olivera sur le National Catholic Register :

    Les évêques signalent 95 attaques contre des églises catholiques aux États-Unis depuis mai 2020

    Les incidents comprennent des incendies criminels, la destruction de statues et la défiguration de bâtiments d'église et de pierres tombales avec des croix gammées et un langage anticatholique.



    13 septembre 2021

    Au moins 95 incidents de vandalisme sur des églises catholiques ont été signalés à travers les États-Unis depuis mai 2020, selon un rapport du Comité pour la liberté religieuse de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis.

    Les incidents comprennent des incendies criminels, la destruction de statues et la défiguration de bâtiments d'église et de pierres tombales avec des croix gammées et des propos anticatholiques. 

    "Que ceux qui ont commis ces actes soient des individus perturbés appelant à l'aide ou des agents de la haine cherchant à intimider, ces attaques sont les signes d'une société qui a besoin de guérison", ont écrit l'archevêque Thomas Wenski de Maimi, président du comité de l'USCCB sur la liberté religieuse, et l'archevêque Paul Coakley d'Oklahoma City, président du comité de l'USCCB sur la justice domestique et le développement humain, dans une déclaration publiée en juillet 2020. 

    "Dans ces incidents où les actions humaines sont claires, les motivations ne le sont toujours pas. Alors que nous nous efforçons de comprendre la destruction de ces symboles sacrés d'amour et de dévotion désintéressés, nous prions pour ceux qui en sont responsables et nous restons vigilants pour éviter que cela ne se reproduise", ont écrit les évêques. 

    Le dernier incident inclus dans le rapport a eu lieu le 5 septembre. Des vandales ont graffité une porte et deux panneaux dans une église catholique à Louisville, Colorado, à environ 30 km au nord-ouest de Denver.

    Des incidents se sont produits dans 29 États.

    Le rapport mentionne 12 incidents en Californie depuis mai 2020, dont la dégradation et le retrait d'une statue de St Junipero Serra en octobre 2020 et un incendie criminel en juillet 2020 qui a détruit des parties d'une église de mission vieille de 249 ans à San Gabriel.  

    Le rapport cite également 14 incidents à New York, dont des graffitis anti-catholiques et anti-police sur l'extérieur de la cathédrale St. Patrick en janvier. 

    Dans certains cas, les diocèses ont demandé un renforcement de la sécurité suite à des actes de vandalisme.  

    Le diocèse de Brooklyn a demandé une présence policière accrue en mai, après deux incidents de vandalisme sur des propriétés d'église en trois jours. Une statue représentant la Sainte Mère tenant l'enfant Jésus a été découverte vandalisée à l'extérieur des bureaux administratifs du diocèse, avec le Christ décapité. Un crucifix exposé à l'extérieur d'une paroisse a également été retrouvé renversé, et un drapeau américain à l'extérieur du presbytère a été brûlé. Les deux incidents ont fait l'objet d'une enquête en tant que crimes haineux potentiels. 

    "Nous sommes très préoccupés par l'existence d'une tendance aux crimes haineux contre les catholiques", a déclaré Mgr Anthony Hernandez, le modérateur de la curie du diocèse, dans une déclaration à la suite des attaques. 

    "Notre nation se trouve à une heure extraordinaire de conflit culturel", ont écrit les archevêques Wenski et Coakley. 

    "La voie à suivre doit passer par la compassion et la compréhension pratiquées et enseignées par Jésus et sa Sainte Mère. Contemplons, plutôt que de détruire, les images de ces exemples de l'amour de Dieu. En suivant l'exemple de Notre Seigneur, nous répondons à la confusion par la compréhension et à la haine par l'amour."

  • Des Etats-Unis à l'Europe : tous unis contre la vie et le famille

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    De Mauro Faverzani sur le site de Correspondance européenne :

    Tous contre la vie et la famille aux États-Unis et en Europe

    Davantage d’avortements aux Etats-Unis, l’Italie parie sur l’euthanasie et au sein de l’UE, fait son apparition une liste noire.

    Partons d’une constatation, une tragique constatation. Les avortements aux Etats-Unis, en 2019, ont vu leur nombre augmenter de 2,3% par rapport à l’année précédente. C’est ce que révèle un rapport mis au point par le Charlotte Lozier Pro-Life Institute. Le document montre les statistiques de 39 Etats américains et bien que manquent des données relatives aux 11 derniers Etats, les chiffres indiquent malheureusement une tendance constante à la hausse non seulement par rapport à 2018 mais aussi par rapport à 2017. Le taux d’avortement a augmente – dans 21 des 39 Etats pris en considération, en particulier dans l’Illinois, en Géorgie, au Texas et en Floride – et a diminué dans 17 autres, in primis le Missouri, le Tennessee et le West Virginia.

    Les lois plus permissives en la matière adoptées à partir de 2018 ne sont guère porteuses d’espoir et préparent des pourcentages encore plus lourds en termes de vies brises dès le sein maternel. Pour ne pas parler des avortements chimiques, eux aussi en hausse, de 41% en 2018 et de 44% en 2019, des chiffres qui ne peuvent qu’avoir empiré avec la pandémie.
    C`est notamment pour cette raison que S.Exc. Mgr Salvatore Cordileone, Archevêque métropolitain de San Francisco, dans un article paru le 5 septembre dernier dans les colonnes du Washington Post, a demandé à ce que soit affronté avec urgence la question de l’excommunication des partisans de l’avortement à savoir « d’un grand mal moral » parmi lesquels il place également les hommes politiques qui se sont exprimés contre la récente loi en faveur de la vie adoptée au Texas, tels que le Président Biden et la Présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, qui se professent tous deux catholiques en paroles mais pas dans les faits. Mgr Cordileone a fait remarquer que le Texas a investi 100 millions d’USD pour financer les centres de grossesse, des agences d’adoption et de maisons de maternité, fournissant d’abord et avant tout des consultations gratuites à quiconque désire avoir des enfants, des aides à la parentalité et à la formation au travail afin de garantir aux jeunes couples un revenu convenable pour les couts d’une famille. « La réponse aux grossesses en crise n’est pas la violence mais l’amour tant pour la mère que pour l’enfant » a déclaré l’Archevêque.

    Alors qu’aux Etats-Unis se combat une bataille passionnée pour la vie, le système médiatique poursuit sa campagne tenace sur le front opposé, ainsi que l’a confirmé l’attribution du Lion d’or du Festival de Venise au film français L’événement, dont l’héroïne est une jeune femme qui a avorté, préférant sa carrière à la grossesse. Le film a pour toile de fond la France du début des années 70, dans laquelle l’avortement était encore illégal sans que pour autant cela ait arrêté cette femme, cette mère, applaudie dans le film pour son choix, tuant de manière clandestine la créature vivante existant dans son sein, comme si en cela se trouvait qui sait quelle affirmation de droits ou qui sait quelle noblesse morale et non une prétention d’opportunité ayant couté la vie à son enfant. Quel mérite y a-t-il en cela ? Malgré cela, le 78ème Festival international du cinéma de Venise a exalté, soutenu et promu les faits et gestes de son “héros”. Un prix qui dégouline du sang versé par tous les petits innocents sacrifiés sur l’autel de la carrière et de l’égoïsme.

    Du reste, les chroniques attestent que le tournant en faveur de l’avortement de l’Italie n’a pas été récemment certifié par les événements médiatiques mais aussi par des choix politiques o combien outrageux. La détermination avec laquelle le Ministre de la Santé, Roberto Speranza, a déclaré vouloir accélérer la légalisation de l’euthanasie en constitue un triste exemple. Il veut le faire en bâillonnant totalement le Parlement et sans impliquer la Conférence Etat-Régions sous prétexte d’appliquer la décision de la Cour constitutionnelle 242/19 relative au suicide assisté, décision par ailleurs absolument non contraignante.

    D’où vient donc tant de fougue, tant de fureur dans la promotion au niveau planétaire d’une culture de mort ? Un indice peut arriver d’un intéressant reportage publié en juin dernier par l’Agence InfoCatólica. Selon l’enquête en question, l’EPF, le forum parlementaire européen pour les « droits sexuels et reproductifs » aurait lancé une action politique féroce visant à discréditer d’importantes organisations catholiques, coupables d’être en faveur de la vie, de la famille et opposées à la théorie du genre.

    Voici quelques trois mois en arrière, l’EPF a présenté un rapport intitulé : « La pointe de l’iceberg : des financeurs religieux extrémistes contre les droits fondamentaux relatifs à la sexualité et à la santé reproductive en Europe 2009-2018 ». Impossible d’imaginer un titre plus clair que celui-ci, en tenant compte surtout du fait que le texte est paru peu de jours avant le vote relatif au Rapport Matić bien connu et dans le but évident d’en conditionner le sort… On notera que le fait d’avoir une opinion simplement différente sur des thèmes à caractères clairement moraux comporte une condamnation immédiate pour extrémisme. Dans son document, l’EPF indique par exemple que « le cadre émergent est celui d’une communauté transnationale d’extrémistes religieux et d’acteurs d’extrême-droite qui prennent des décisions stratégiques de financement au-delà des frontières nationales ». Suit une longue liste, sorte de liste noire de sigles, tous fichés, mais sans qu’aucune preuve de ce qui est avancé ne soit fournie – pas plus qu’elle ne pourrait l’être – en ce qui concerne des activités illégitimes ou illicites. D’où des critiques pleuvant sur l’Eglise catholique, le Saint-Siège, certains Cardinaux européens, la COMECE – Commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne – mais aussi contre des associations dotées d’un « poids financier » dont les Cavaliers de Colomb américains et la Fondation française Jérôme Lejeune, ainsi que de simples particuliers.

    Paradoxalement, indique InfoCatólica, qui montre du doigt l’EPF, ce dernier résulte être soutenu par des organisations milliardaires telles que la Fondation Bill et Melinda Gates, l’International Planned Parenthood Federation, la Commission européenne, l’Open Society Foundation de George Soros, le Wallace Global Fund, la Fondation MacArthur, la Summit Foundation et la Fondation Hewlett, noms tristement célèbres et rangés dans la bataille contre la vie et la famille.

  • Un sexe "neutre" pour les enfants lors de leur inscription dans les écoles

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    De  sur sputniknews.com :

    En Belgique, un sexe «neutre» serait prévu pour les enfants lors de leur inscription dans les écoles

    La Belgique envisage de permettre dès le mois de septembre aux parents de cocher la case «neutre» en inscrivant leurs enfants dans les écoles secondaires. Une initiative qui intervient alors que le pays songe depuis longtemps à reconnaître officiellement un troisième sexe.

    Les parents pourront choisir dès le mois de septembre «sexe neutre» lors de l'inscription des enfants dans les écoles secondaires de Belgique, rapportent La Dernière Heure et le Telegraph.

    Ceux de 11 ans seront regroupés en trois genres (masculin, féminin et neutre) dans la première phase de ce plan qui devrait conduire à une reconception des toilettes, des vestiaires et des cours de sport.

    Cette initiative reflète la volonté de la ministre belge de l’Éducation, Caroline Désir, de lutter contre l’homophobie et la transphobie en plus de garantir une meilleure inclusion des élèves et familles LGBTQIA+.

    «L'actualité récente inclut malheureusement plusieurs situations délicates de harcèlement d'enfants ou d'adolescents transgenres dans les écoles», a-t-elle déclaré.

    Elle a également souligné l’importance de mettre en œuvre des ressources «sérieuses» pour que ces enfants puissent être «soutenus, entendus et reconnus».

    Parmi celles-ci figurent notamment des vidéos mettant l'accent sur les images positives des transgenres projetées dans les écoles francophones du primaire, du secondaire et des rencontres avec des représentants de groupes homosexuels et transgenres.

    Une question abordée depuis longtemps

    La question de l’enregistrement administratif des personnes transgenres a été abordée en 2018 par l’exécutif belge. Ces personnes ont obtenu le droit de changer officiellement leur sexe à l’état civil, sans conditions médicales bien qu’auparavant la preuve d’une opération génitale ait été obligatoire.

    La Cour constitutionnelle a partiellement annulé cette loi par la suite, la trouvant discriminatoire car manquant de choix pour les personnes non binaire.

    En octobre, Petra de Sutter, femme transgenre, est devenue la première en Europe à être nommée vice-Premier ministre et ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques au sein du nouveau gouvernement belge.

    Les LGBTphobies françaises

    La lutte contre les LGBTphobies n’est pas seulement une priorité en Belgique où entre 1 et 3% des adultes et jusqu'à 75.000 enfants sont transgenres, selon les estimations des groupes LGBT citées par le quotidien, mais aussi dans d’autres pays européens comme la France.

    Selon une enquête de l’Ifop réalisée en avril 2019 pour la Fondation Jasmin Roy, l’observatoire LGBT+ de la Fondation Jean Jaurès et la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), 20% des personnes LGBT+ interrogées indiquent avoir subi des injures ou des menaces verbales, 13% une ou plusieurs agressions physiques.

    De plus, 68% ont fait l’objet d’intimidation, de menaces ou de commentaires blessants ou désobligeants en lien avec leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre en milieu scolaire.

    Pour y contrer, plusieurs universités permettent à ces personnes de remplir un formulaire en ligne de demande d’utilisation d’un prénom d’usage dans les documents de scolarité, tout en organisant des campagnes de sensibilisation, des tables-rondes animées et des cycles d’événements.

  • "L'avortement: c'est plus qu'un problème, c'est un meurtre"; la conférence de presse du pape lors du vol de retour de Slovaquie

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    De Vatican News (traduction de travail) :

    Conférence de presse du Pape François : l'Église est proche et compatissante, pas politique

    S'adressant aux journalistes sur son vol de retour de Slovaquie, François a évoqué le dialogue avec les autorités hongroises, l'antisémitisme et les vaccins, ainsi que la question de l’accès à la communion pour les politiciens qui approuvent les lois sur l'avortement.

    «L'avortement est un meurtre» : le Pape a répété que l'Église ne change pas de position, tout en remarquant que «chaque fois que les évêques n’ont pas traité un problème en tant que pasteurs, ils ont pris parti pour le côté politique». C'est ce qu'a déclaré le Pape François en s'adressant aux journalistes sur le vol Bratislava-Rome, au terme de son voyage à Budapest et en Slovaquie.

    Voici une traduction intégrale de son échange avec les journalistes :

    Istávan Károly Kuzmányi (Magiar Kurir) :

    Saint-Père, merci pour votre visite à Budapest où vous avez cité le cardinal Mindszenty qui avait dit: «S'il y a un million de Hongrois qui prient, je n'ai pas peur de l'avenir...». Pourquoi avez-vous décidé de participer après 21 ans au Congrès eucharistique de Budapest et comment voyez-vous le christianisme en Europe ?

    Certains ont mal vu la visite à Budapest, c'était prévu comme ça, mais j'ai promis à votre Président de voir si je peux revenir l'année prochaine ou la suivante. Il y a tellement de valeurs des Hongrois, j'ai été frappé par le sens de l'œcuménisme avec une grande, grande profondeur.

    De manière générale, l'Europe - je le dis toujours - doit reprendre les rêves de ses pères fondateurs. L'Union européenne n'est pas une réunion pour faire des choses, il y a un esprit derrière l'UE dont Schuman, Adenauer, De Gasperi ont rêvé. Il y a un risque qu'elle ne soit qu'un bureau de gestion, et ce n'est pas bon, elle doit aller jusqu'à la mystique, chercher les racines de l'Europe et les faire avancer. Et tous les pays doivent aller de l'avant. Il est vrai que certains intérêts, peut-être pas européens, tentent d'utiliser l'Union européenne à des fins de colonisation idéologique, et ce n'est pas bon.

    J'étais avec vous l'année dernière en Transylvanie, cette messe était magnifique. (ndr : en 2019, lors de sa visite en Roumanie, le Pape avait célébré une messe à Sumuleu-Ciuc, dans l’ouest du pays, en présence de nombreux catholiques de la minorité hongroise et de pèlerins venus directement de Hongrie).

    Bohumil Petrik (Dennik Standard) :

    La vaccination a divisé les chrétiens en Slovaquie. Vous dites que c'est un acte d'amour de vacciner, mais il y a eu différentes approches dans les diocèses. Comment pouvons-nous nous réconcilier sur cette question ?

    C'est un peu étrange car l'humanité a une histoire d'amitié avec les vaccins : rougeole, polio... peut-être que cette virulence est due à l'incertitude, pas seulement de la pandémie. Il y a la diversité des vaccins et aussi la réputation de certains vaccins qui sont un peu plus que de l'eau distillée, et cela a créé une crainte. Il y en a d'autres qui disent que c'est un danger parce qu'ils disent qu'avec le vaccin on reçoit le virus en soi.

    Même dans le collège des cardinaux, il y a des négationnistes, et l'un d'entre eux, le pauvre, est hospitalisé avec le virus. L'ironie de la vie. Je ne peux pas bien l'expliquer… Certains disent que les vaccins ne sont pas suffisamment testés. Il faut que ce soit clair: tout le monde au Vatican est vacciné, à l'exception d'un petit groupe qui fait l'objet d'une étude pour l'aider.

    Daniel Verdú Palai (El Pais) :

    Dimanche matin, vous avez eu une réunion avec Orban et vous pouvez comprendre certaines des différences. Nous avons voulu savoir comment s'est déroulée la rencontre, s'ils ont abordé la question des migrants et ce qu'il pense des lois sur les homosexuels qu'il a promulguées.

    J'ai reçu une visite, le président est venu me voir, il a eu cette courtoisie, c'est la troisième fois que je le rencontre, et il est venu avec le premier ministre et le vice-ministre. Le Président a pris la parole. Il a expliqué comment ils purifient les rivières, des choses que je ne connaissais pas. J'ai ensuite demandé quel était l'âge moyen, car je m'inquiète de l'hiver démographique.

    En Italie, l'âge moyen est de 47 ans, et je pense que c'est encore pire en Espagne, où de nombreux villages sont vides ou comptent de nombreuses personnes âgées. Comment résoudre ce problème? Le président m'a expliqué la loi dont ils disposent pour aider les jeunes couples à se marier et à avoir des enfants. C’est intéressant. C'est une loi qui est assez similaire à la loi française, mais plus développée.

    Ils m'ont expliqué cela, là ils ont ajouté quelque chose, le premier ministre et le vice-ministre sur comment était cette loi. Sur l'immigration, rien. Puis nous sommes retournés à l'écologie aussi.

    La famille, au sens de la démographie : vous pouvez voir qu'il y a de nombreux jeunes, de nombreux enfants. En Slovaquie aussi, il y a beaucoup de jeunes couples. Le défi consiste maintenant à trouver des emplois, afin qu'ils ne se mettent pas à en chercher. Mais ce sont les choses... Le président a toujours parlé, les deux ministres ont ajouté quelques données. La réunion a duré assez longtemps, environ 40 minutes.

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  • Un synode sur la synodalité ou comment construire une nouvelle usine à gaz pour l’Eglise papotante?

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    Le théologien franco-suisse Arnaud Join-Lambert a été nommé récemment par le Vatican membre de la commission pour la méthodologie en charge de préparer le synode sur la synodalité qui s’ouvre cette année. Pour « La Vie », il décrypte les nouveautés et les enjeux de cet événement. Une interview réalisée par Marie-Lucile Kubacki :

    « Quels sont les enjeux de ce synode sur la synodalité ? Que peut-on en attendre ? Pourquoi serait-il judicieux de s’y intéresser ? Comment respecter les délais impartis ? Alors que la phase diocésaine doit s’ouvrir dans un mois (d’une durée de six mois, suivront une phase continentale, de 2022 à 2023, puis un synode universel romain, en octobre 2023), Arnaud Join-Lambert, théologien spécialiste de synodalité et professeur à l’Université catholique de Louvain nous répond… sans langue de bois.

    Un jour, un prêtre m’a dit : « les synodes, peu importe, car au fond il n’en sort jamais rien de très nouveau ». Avez-vous le sentiment que cela change ?

    C’est une excellente question ! Ce synode romain-là est particulier parce que son but n’est pas de produire des documents. C’est écrit noir sur blanc dans les différentes instructions. Mais il y a un paradoxe car si l’intention explicite du pape n’est pas de changer les choses formellement d’un point de vue structurel, le thème touche en grande partie aux structures. C’est que l’intention du pape est assez fine : son propos est de manifester que l’on ne peut changer les structures de manière efficace sans transformer la manière de les vivre et de les habiter.

    A lire aussi Nathalie Becquart : « Une Église synodale est une Église de l’écoute »

    Voilà pourquoi la notion de « style » revient beaucoup dans les documents préparatoires. Il s’agit de s’écouter et de dialoguer sur un sujet qui concerne toute l’Église, en espérant que cette expérience-même suscite un changement de comportement qui donne lieu à un changement de structure. Dans la commission pour la méthodologie, nous voyons que c’est un véritable enjeu, et que c’est vraiment difficile.

    En quoi ?

    Lors des deux synodes romains sur la famille, il y a eu une consultation universelle, mais certaines questions étaient fermées. Là, les questions sont ouvertes. La proposition faîte aux diocèses, dans un premier temps, est de relire les expériences de synodalité, pour en tirer les limites et les forces.

    La remarque de ce prêtre que vous citiez juste avant, et qui rejoint aussi des choses que j’entends, n’est pas fausse : un certain nombre de synodes diocésains, de conseils pastoraux et même presbytéraux, ont donné l’impression de ne pas être forcément utiles, parce que les membres n’étaient peut-être pas entrés dans cette mentalité ou cette spiritualité de porter tous ensemble le tout de l’Église. En relisant les pratiques, peut-être va-t-on réussir à faire émerger cela.

    La synodalité, en somme, c’est de réapprendre à se parler et à travailler ensemble - y compris et surtout avec ceux qui ne sont pas du même avis que nous !

    Certes. Mais il n’empêche que des questions très précises se posent d’un point de vue structurel. Dans le document préparatoire, trois niveaux de synodalité apparaissent : vie quotidienne, structures, et événements, et on ne peut pas tout baser sur le style quotidien et la manière de vivre entre chrétiens.

    Ces questions structurelles, du reste, commencent déjà à émerger, et continueront à le faire, probablement davantage pendant la deuxième phase, la phase continentale, qui est véritablement nouvelle. Peut-être l’expérience vécue pendant la première phase et les relectures de pratiques ou de non-pratiques synodales qui seront remontées à l’issue de cette période, permettront de poser des questions structurelles au niveau continental.

    J’aimerais revenir sur cette question de « style », très présente dans les documents… En quoi est-ce une nouveauté ?

    Le vocabulaire est nouveau car la notion en théologie et en pastorale est récente. Dans le magistère, elle l’est encore plus. Mais l’imitation du Christ est médiévale et elle peut être vue comme l’essence de cette question du style ! Ainsi c’est une nouveauté et en même temps cela ne l’est pas tout à fait. Dans le monde francophone, nous y sommes davantage habitués grâce aux travaux de Christoph Theobald et Gilles Routier (tous deux membres de la commission théologique du synode romain) qui ont déployé cela de manière convaincante, même si la notion fait encore débat parmi les théologiens. Cela renvoie à la manière d’être et de faire comme révélatrice de la foi, dans une logique de l’incarnation de la foi, à rebours d’une logique de foi plus théorique ou abstraite.

    Pendant la phase diocésaine, les Églises locales sont invitées à consulter tous les baptisés, mais aussi à aller vers les périphéries et les gens qui n’ont pas l’habitude de participer aux structures et aux débats d’Église… en 6 mois. N’est-ce pas un peu court ?

    C’est effectivement très court. Certains s’en plaignent à juste titre, avec en plus le risque que cela ne devienne pour d’autres un prétexte pour ne pas se saisir du sujet. Dans certains diocèses, l’équipe synodale était déjà nommée en juin. D’autres, encore, ont déjà fait un travail de relecture, comme le diocèse de Clermont qui sort de deux ans de réflexion sur la synodalité, vingt ans après la célébration de leur dernier synode diocésain.

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  • 7e centenaire de sa mort : mais qui était Dante Alighieri ?

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    De Storia Voce :

    Au-delà du poète, qui était Dante Alighieri ?

    Durée totale de l’émission: 51’53.

    James Joyce disait de Dante Alighieri : « J’aime Dante presque comme la Bible. Il est ma nourriture spirituelle, le reste n’est que remplissage. » De son côté, T. S. Eliot affirmait : « Dante et Shakespeare se partagent le monde moderne : ils n’ont pas d’équivalent ».  Connu dans le monde entier pour son œuvre magistrale La Divine Comédie, le poète Dante Alighieri reste pourtant un mystère. Né à Florence en 1265, quelle était sa place dans une société italienne médiévale en mutation ? De quel milieu familial était-il originaire ? Quel rang politique occupe t’il alors que sa ville était attachée au parti Guelfe, c’est-à-dire à la papauté ? Pourquoi enfin sera-t-il jugé et banni en 1302 pour vivre un exil de vingt années? L’historien italien Alessandro Barbero est en exclusivité sur Storiavoce : il répond aux questions de Christophe Dickès.

    L’invité: Alessandro Barbero enseigne l’histoire médiévale à l’université du Piémont-Oriental de Vercelli. Il est l’auteur, aux Éditions Flammarion, de WaterlooLe Jour des barbaresHistoires de croisadesLa Bataille des trois empires et Le marchand qui voulait gouverner Florence (Champs-Flammarion, 2017). Il vient d epublier chez ce même éditeur Dante (484 pages, 28€)