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Actualité - Page 5

  • France : "Des gesticulations politiciennes occultent la réalité de ce que vivent les femmes"

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    Communiqué d’Alliance Vita :

    Constitutionnaliser le « droit à l’interruption volontaire de grossesse »

    Un faux débat

    L’Assemblée nationale examine demain la proposition de loi de LFI (La France Insoumise) prévoyant que « Nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits. » Alliance VITA dénonce un faux débat.

    Depuis le début de cette législature, l’idée s’est répandue chez certains politiques qu’il faudrait modifier la Constitution en écho à la décision de la Cour Suprême des États-Unis du 24 juin 2022.

    La situation en France est pourtant radicalement différente de celle des États-Unis. Dans ce pays il n’y a pas de loi fédérale régulant l’avortement. L’arrêt de la cour suprême renvoie désormais la législation de l’avortement aux Etats fédérés. En France comme dans de nombreux autres pays, l’avortement est encadré par des lois votées par le Parlement.

    Dans notre pays, le nombre d’IVG demeure à un niveau élevé avec 223 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) enregistrées en 2021 et un taux record de recours (15,5 IVG pour 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2021).

    Le faux débat autour de la constitutionnalisation occulte la réalité de l’IVG aujourd’hui. Non seulement le dernier rapport de la DREES montre que le taux global de recours à l’IVG a tendance à augmenter, mais l’organisme a également établi en 2020 que ce sont les femmes les plus pauvres qui avortent le plus souvent (rapport 2020). L’IVG s’avère ainsi un marqueur d’inégalités sociales qui devrait alerter les pouvoirs publics.

    Des études récentes montrent aussi des liens entre les violences conjugales et les interruptions volontaires de grossesse à répétition. En France, le lien entre IVG et violences demeure cependant peu exploré :  très peu de médecins posent systématiquement la question des violences aux femmes réalisant une IVG[1]. Or, on sait que pour 40 % des 201 000 femmes concernées chaque année par les violences du conjoint, celles-ci ont débuté à la première grossesse.

    Par ailleurs, inscrire un droit inconditionnel à l’avortement dans la constitution pourrait faire sauter le cadre législatif actuel et conduire à un accès illimité à l’IVG. On peut craindre qu’il devienne alors possible d’exiger une IVG jusqu’à son terme ou en raison du sexe.

    Ces gesticulations politiciennes occultent la réalité de ce que vivent les femmes : la nécessité est plus que jamais à la prévention de l’avortement et à permettre à celles qui le souhaitent de poursuivre leur grossesse.

  • Le wokisme serait-il devenu la nouvelle morale des entreprises occidentales ?

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    De l'Institut Thomas More sur youtube :

    Vidéo de la Rencontre de l’Institut Thomas More du mercredi 9 novembre 20220, à Rixensart (Belgique), avec Anne de Guigné, grand reporter au quotidien français Le Figaro, chargée des questions de politique économique, auteur de Le capitalisme woke. Quand l’entreprise dit le bien et le mal (Presses de la Cité, 2022)

  • Ce qui vient de se dérouler à Rome avec les évêques allemands sera dévastateur pour l'unité de l'Église

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    Du Père Raymond J. de Souza sur le National Catholic Register :

    Les évêques allemands prennent un détour qui met en péril l'unité avec Rome

    COMMENTAIRE : Ce qui s'est récemment déroulé à Rome avec les évêques allemands est dévastateur pour l'unité de l'Église.

    22 novembre 2022

    Rome a demandé - supplié, en fait - les évêques allemands de prendre une bretelle de sortie de leur Voie synodale qui implique des changements importants dans la doctrine catholique, la pratique sacramentelle et la gouvernance ecclésiale. Les Allemands ont refusé. A la vitesse pratiquée sur l'autoroute, l'accident à venir sera terrible.

    Ce qui s'est récemment passé à Rome a été dévastateur pour l'unité de l'Église. Que la menace de division vienne d'Allemagne est tout à fait prévisible sur le long terme, mais cela reste une surprise pour le pape François. 

    Alors que le pape François rêvait initialement d'une "Église pauvre pour les pauvres", il a plutôt poursuivi un programme pour les riches : la sainte communion pour les personnes dont le mariage est invalide, un contrôle national accru sur les livres liturgiques, des priorités pastorales légères en matière de moralité sexuelle et lourdes en matière de changement climatique. Peu importe. La plus riche de toutes les Églises locales est maintenant engagée dans la rébellion, et Rome ne peut rien y faire. Le Pape s'insurge contre le "retour en arrière" mais se retrouve, vis-à-vis de l'Allemagne, dans le marasme des années 1970. Mais cette fois-ci, ce sera différent. Le reste de l'Église n'est pas dans la même situation. Ainsi, le processus du Saint-Père sur la synodalité pour une Église synodale va bientôt devenir un accident à grande vitesse impliquant plusieurs véhicules.

    Les évêques allemands - plus de 60 d'entre eux - étaient à Rome pour leur visite ad limina apostolorum (au seuil des apôtres), la visite périodique obligatoire au Saint-Père et à la Curie romaine, dont la dernière a eu lieu en 2015 pour les diocèses allemands. Occasion de rendre compte de leur situation locale, l'ad limina a aussi pour but de renforcer les liens de communion avec l'Église universelle. La routine régulière prévoit des rencontres avec les responsables des différents départements romains ("dicastères").

    Les Allemands ont obtenu quelque chose de plus : l'"interdicastère", dans le langage du Vatican. Il s'agit d'une réunion de tous les chefs de tous les dicastères de la Curie. Le Saint-Père les convoque de temps à autre pour discuter de problèmes d'intérêt général. Il est extrêmement rare qu'une "interdicastérielle" se tienne avec un épiscopat national. L'exemple récent le plus notable est celui de 1998, lorsqu'une réunion interdicastérielle s'est tenue avec les évêques australiens. Le "relevé de conclusions" de cette réunion, signé par toutes les parties, engageait les évêques australiens à mettre fin à toute une série de mauvaises pratiques liturgiques et d'erreurs doctrinales.

    Cette fois, il n'y aura pas eu de consensus (forcé) de ce type. Alors qu'il était initialement prévu que le pape François assiste à l'interdicastère, il ne l'a pas fait. Il avait rencontré personnellement tous les évêques allemands ensemble le jour précédent. L'interdicastère a donc été présidé par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Vatican, avec des allocutions du cardinal Luis Ladaria, préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, et du cardinal Marc Ouellet, préfet du Dicastère pour les évêques. 

    En passant, il est à noter que le cardinal Luis Tagle, pro-préfet du dicastère de l'évangélisation, n'a joué aucun rôle notable. Son dicastère est censé être le plus haut placé dans la réforme de la Curie promulguée par le pape François au début de cette année. Étant donné que cet interdicastère s'est déroulé exactement comme il l'aurait fait avant la récente réforme, il semble que la réforme soit moins importante qu'il n'y paraît. 

    Le Cardinal Parolin, dans un langage clairement destiné à évoquer le spectre de la Réforme protestante, a averti les Allemands qu'ils risquaient "une réforme de l'Eglise, et non une réforme dans l'Eglise". La première est la voie du schisme ; la seconde est la tâche permanente d'une Église semper reformanda - une Église toujours à réformer pour être plus profondément ce que le Christ l'a fondée à être.

    Les cardinaux Ladaria et Ouellet ont ensuite expliqué "franchement et ouvertement" comment la voie synodale allemande s'était égarée. Le cardinal Ouellet a franchement demandé un "moratoire". Les Allemands ont refusé catégoriquement. Déterminés à continuer, ils prévoient d'aller de l'avant avec les questions qui relèvent de leur autorité locale. Des questions plus profondes pour l'Église universelle seront imposées par les Allemands à l'ordre du jour du Synode des évêques sur la synodalité en octobre prochain. 

    La crise est donc arrivée.

    Le conflit entre les évêques allemands et Rome est scellé, et il s'intensifiera au cours de l'année prochaine. Le processus synodal du Saint-Père sur la synodalité pour une Église synodale sera désormais entièrement consommé par la question allemande, alors que des évêques du monde entier font valoir les mêmes arguments que les cardinaux Ladaria et Ouellet - mais sans le langage diplomatique habituellement employé à Rome.

    Le pape François ne peut rien y faire, mais ce n'est pas faute d'avoir essayé. Les observateurs de la papauté moderne notent que le pape François a le style de gouvernement le plus autocratique de tous les pontifes depuis Grégoire XVI (1831-1846). Pourtant, l'exercice de son autorité est souvent inefficace. 

    Il a tenté d'arrêter la voie synodale allemande. Il a écrit - personnellement, sans l'aide de conseillers, a-t-il révélé par la suite - une longue lettre à tous les catholiques allemands en juin 2019, les mettant en garde contre le fait de s'engager dans la voie qu'ils avaient tracée. Ils l'ont fait quand même. 

    Dans l'intervalle de trois ans, des déclarations claires condamnant le processus allemand sont venues des plus hauts dicastères curiaux - la Secrétairerie d'État, de la doctrine, des évêques et des textes législatifs. Chacune d'entre elles a été rejetée. La différence, cette fois-ci, c'est qu'au lieu d'être écartés lors d'une conférence de presse en Allemagne, le Saint-Père et ses principaux collaborateurs l'ont été de près et en personne, face à face.

    On ne voit pas très bien ce que le pape François peut faire de plus. En 2017, il avait écrit aux prêtres d'Ahiara, au Nigeria, qui protestaient depuis des années contre l'évêque que Benoît XVI avait nommé. Le Saint-Père avait exigé qu'ils "manifestent clairement une obéissance totale au pape" et "soient disposés à accepter l'évêque que le pape envoie et a nommé". Huit mois plus tard, le pape François a révoqué l'évêque. Les prêtres contestataires ont gagné cette épreuve de force.

    Cette année, un grand nombre de prêtres de l'Église syro-malabare du Kerala, en Inde, ont refusé de suivre les décisions liturgiques prises par leur synode dans les années 1990. Le pape François a décrété qu'ils devaient désormais se soumettre. Ils ont refusé, et les protestations qui ont suivi ont consisté à brûler leurs évêques en effigie et à assiéger leurs résidences. Les interventions du Saint-Père sont mises au défi.

    Même au sein de la Curie romaine, ces dernières années, les décrets juridiques du pape François relatifs à l'autorité financière n'ont tout simplement pas été mis en œuvre selon les délais qu'il avait déterminés.

    Un effondrement de l'autorité papale est une crise pour l'Église. L'effondrement est maintenant évident. Le défi de l'Eglise allemande consommera les ressources qui restent au pape François.

    Le père Raymond J. de Souza est l'éditeur fondateur du magazine Convivium.

  • Le pape place la Caritas Internationalis sous la conduite d'un administrateur temporaire

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    D'I.Media via aleteia.org :

    Le pape François débarque la direction de Caritas Internationalis

    22/11/22

    Le bureau de presse du Saint-Siège a diffusé ce mardi 22 novembre un décret indiquant que Caritas Internationalis est placée sous la conduite d'un administrateur temporaire jusqu'à ce que les statuts de la confédération soient révisés.

    Un décret du pape François diffusé par le Bureau de presse du Saint-Siège le 22 novembre 2022 indique que Caritas Internationalis est placée sous la conduite d’un administrateur temporaire jusqu’à une assemblée générale qui sera organisée du 11 au 16 mai 2023, en vue d’une révision des statuts de la confédération. Cette annonce fait suite à l’enquête menée par une commission indépendante qui a mis en lumière des difficultés sur le plan de la gestion financière.

    Cet acte fort et inattendu du pape François touche une puissante organisation qui supervise l’action humanitaire de l’Église catholique dans le monde. Placée sous la responsabilité du dicastère pour le Service du développement humain intégral, Caritas Internationalis est une confédération de 162 organisations catholiques de secours, de développement et de services sociaux qui œuvrent dans plus de 200 pays et territoires à travers le monde. En France, ce réseau est actif à travers le Secours catholique.

    Tout en assurant de la poursuite normale des activités sur le terrain, le communiqué annonce la nomination avec effet immédiat, d’un triumvirat formé de deux laïcs et d’un jésuite. Le consultant italien Pier Francesco Pinelli, doté du mandat de commissaire extraordinaire, sera assisté par l’actuelle responsable du plaidoyer au sein de Caritas Internationalis, l’Espagnole Maria Amparo Alonso Escobar, et par le prêtre jésuite portugais Manuel Morujão, en charge de l’accompagnement personnel et spirituel de l’équipe. Le secrétaire général sortant, le Français Aloysius John, élu à ce poste en mai 2019, n’est pas mentionné dans le décret mais il a de facto perdu son mandat.

    L’assemblée générale de mai 2023 pourvoiera à l’élection du président, du secrétaire général et du trésorier. En attendant, le cardinal philippin Luis Antonio Tagle, président sortant de Caritas Internationalis, sera chargé d’assister le commissaire extraordinaire et de veiller aux relations avec les Églises locales et avec les organisations membres de la confédération.

    L’objectif de cette mise sous tutelle de Caritas est d’ « améliorer ses normes et procédures de gestion », est-il expliqué dans le décret, qui précise que l’enquête de la commission indépendante n’a pas mis en évidence de « mauvaise gestion financière ou de comportements inappropriés de nature sexuelle », mais des « carences relatives aux procédures de gestion avec des effets négatifs sur l’esprit d’équipe et sur le moral du personnel ». 

    Remise en question du management

    Selon Reuters, un membre du personnel de Caritas Internationalis a fait mention « d’abus verbal, de favoritisme et de mauvaise gestion générale des ressources humaines », qui auraient provoqué des départs.

    De source vaticane, l’audit « de l’organisation et du bien-être au travail » ainsi que de conformité de Caritas « aux valeurs catholiques de dignité humaine et de respect de chaque personne », a eu lieu ces deux derniers mois. Il a été mené par le groupe d’experts indépendants composé des psychologues Enrico Parolari et Francesca Busnelli, et de Pier Francesco Pinelli – à présent nommé comme administrateur.

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  • Le Club des Hommes en noir reçoit Mgr Schneider

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    Dans ce Club des Hommes en noir exceptionnel, Philippe Maxence reçoit Mgr Schneider à l’occasion de la sortie de son livre : La messe catholique (Contretemps). Pour s’entretenir avec lui : les abbés de Tanouärn et Laurans, le père Thomas et Jean-Pierre Maugendre:

  • Le pape et les évêques allemands : un tour de force ?

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    De Bernhard Meuser sur kath.net/news :

    "La manière dont le pape François a traité les évêques allemands a été un tour de force".

    22 novembre 2022

    "Je sais d'un évêque romain que rien n'a généré un plus grand mécontentement au Vatican que cette gesticulation provinciale selon laquelle on finira bien par apporter la lumière aux crétins subversifs de Rome." Commentaire invité de Bernhard Meuser

    Augsbourg (kath.net) La manière dont le pape François a traité les évêques allemands a été humainement juste et stratégiquement un tour de force. Son homélie de jeudi n'a fait que répéter clairement ce qu'il a longuement exposé dans sa lettre au peuple de Dieu en pèlerinage et dont il ne s'est jamais écarté.

    L'espoir étrange que le pape se soumette ensuite à un débat public sur des choses qui ne sont à aucun moment négociables témoigne tout au plus d'un orgueil allemand.

    Le fait que le Saint-Père ait fait clarifier les choses in concreto par le niveau deux au lieu de s'exprimer lui-même est la conséquence de cette attente stupide et rhétoriquement élevée que le pape doive se confronter au plébiscite d'une Eglise locale stérile en de nombreux endroits, qui s'est fait remarquer à maintes reprises par sa désobéissance et sa résilience à l'Evangile. Je sais par un évêque romain que rien n'a suscité plus de mécontentement au Vatican que cette attitude provinciale qui consiste à dire que l'on apportera encore la lumière des Lumières aux crétins subversifs de Rome.

    Que l'évêque Bätzing ne pense pas qu'à Rome on n'a pas perçu l'arrère-plan de ses discours.

    L'auteur : Bernhard Meuser, né en 1953, est théologien, publiciste et auteur renommé de nombreux best-sellers (entre autres "Christ sein für Einsteiger", "Beten, eine Sehnsucht", "Sternstunden"). Il a été l'initiateur et le co-auteur du catéchisme pour jeunes "Youcat", paru en 2011. Dans son livre "Freie Liebe - Über neue Sexualmoral" (Fontis Verlag 2020), il formule des pierres angulaires pour une morale sexuelle vraiment renouvelée.

  • Avons-nous une foi aussi ferme que celle des premiers missionnaires ?

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/TANZANIE - Le 400e anniversaire de Propaganda Fide : "Avons-nous une foi aussi ferme que celle des premiers missionnaires ?"

    21 novembre 2022

    Dar es Salaam (Agence Fides) - " Avons-nous une foi aussi forte que celle des premiers missionnaires qui sont venus dans notre pays ? " a demandé Mgr Damian Denis Dallu, archevêque de Songea et président des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) en Tanzanie, dans son homélie lors de la messe solennelle pour le 400e anniversaire de la fondation de la Sacrée Congrégation De Propaganda Fide, aujourd'hui Dicastère pour l'Évangélisation, qui s'est tenue le 13 novembre.

    Dans son homélie, Mgr Dallu a fortement insisté sur la nécessité de demander à Dieu le don d'une foi solide. Faisant une comparaison avec les premiers missionnaires, il a mis au défi chaque chrétien d'aujourd'hui de se demander si nous avons toujours cette foi forte des premiers missionnaires. De son point de vue de pasteur, il a témoigné que dans le monde d'aujourd'hui, la majorité des croyants ont peu de foi ou une foi vacillante, et que face aux défis de la vie, ils finissent par rejoindre des sectes religieuses en expansion ou d'autres tendances, simplement parce qu'ils espèrent obtenir une solution rapide à leurs problèmes.

    Pire encore, a souligné l'archevêque, il y a une tendance croissante parmi les fidèles à chercher des miracles au point d'abandonner la foi catholique parce qu'ils n'en trouvent pas ! Il est donc nécessaire que chacun soit ferme dans la foi, en gardant à l'esprit que la Croix est inévitable si nous voulons rester de vrais chrétiens. De même, l'Église doit veiller à ce que, même dans les services sociaux qu'elle offre à différents niveaux, l'accent soit mis sur le service comme moyen d'évangélisation, comme l'ont fait les premiers missionnaires. Si cela a été possible avec les premiers missionnaires, pourquoi pas avec nous aujourd'hui ? Que les célébrations du Jubilé soient donc l'occasion de réveiller le zèle missionnaire de chaque baptisé.

    Cette année, l'Église catholique célèbre des jubilés particuliers, à savoir : le 400e anniversaire de la fondation de la Sacrée Congrégation De Propaganda Fide, aujourd'hui Dicastère pour l'Évangélisation, et quatre autres jubilés des OPM. Parmi ces derniers jubilés figurent le 200e anniversaire de la fondation de l'Œuvre Missionnaire de la propagation de la foi (OPPF), le 100e anniversaire de l'élévation à l'état pontifical des trois premières Œuvres missionnaires (OPPF, OPSPA et OPSE) et le 150e anniversaire de la naissance du bienheureux Paolo Manna, fondateur de la Société de l'Union missionnaire (UPM).

    En réponse à l'invitation du Pape François dans son message pour la Journée missionnaire 2022, où il encourage tout le monde à se réjouir avec les OPM en cette année spéciale, la Conférence épiscopale de Tanzanie (CET) a organisé des célébrations les 12 et 13 novembre 2022. Ces événements ont été suivis par des représentants de tout le pays, notamment : des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, des grands séminaristes, des catéchistes, un grand nombre d'enfants appartenant à l'Œuvre de la Sainte Enfance, et quelques fonctionnaires du gouvernement tanzanien. Le premier jour a été spécialement conçu pour des séminaires spéciaux sur l'évangélisation et a été enrichi par un livre spécial sur l'histoire de la Congrégation (avant et après sa création) édité par le directeur national des OPM. Le 13 novembre, une messe jubilaire solennelle a eu lieu, présidée par l'archevêque président de la Conférence épiscopale de Tanzanie, Mgr Gervas M. Nyaisonga, évêque de Mbeya.
    (Alfred S. Kwene)

    (Agence Fides 21/11/2022)

  • Les confidences de Veerle Lodrigo, la gouvernante de Mgr Léonard

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    De Jan Antonisses sur Humo (22 novembre 2022) (extraits) :

    (...) Les dernières nouvelles n'étaient pas très bonnes. L'ancien archevêque André Léonard (82 ans), qui s'était retiré dans le sud de la France, avait été infecté par le corona. Il avait survécu à trois crises cardiaques. Il a été réanimé. Et à présent, il avait fait inscrire dans son testament qu'il ne voulait pas être enterré en Belgique. Seule sa gouvernante, Veerle Lodrigo (54 ans), représente encore le lien avec la mère patrie. "Je ne regrette pas de l'avoir suivi. Qui a un patron qui vous remercie pour tout ce que vous faites ?". (...)

    Veerle Lodrigo est une Gantoise qui a changé de carrière en 2010 : elle est passée de la tour de contrôle de Bruxelles Sud à l'archevêché de Malines. Elle a suivi André Léonard, qu'elle connaissait depuis un certain temps. (...)

    V. LODRIGO "Est-il conservateur ? (Soupir) Non, sinon il ne serait pas ouvert aux mouvements mariaux et au renouveau charismatique dans l'Église. Mais le blanc est blanc et le noir est noir. Le gris n'existe pas pour lui. ..." "Il était très diplomate en tant qu'archevêque. Mais quand il veut réaliser quelque chose, il va tout droit." (...)

    A. LÉONARD (dans un courriel) "Je ne regrette pas mes actions, notamment la manière dont j'ai réformé le séminaire de Namur. De ce fait, il est aujourd'hui le séminaire de la Belgique francophone. Avec la grâce de Dieu, j'y ai ordonné 90 prêtres pour le diocèse de Namur, et 20 pour l'archidiocèse de Malines-Bruxelles. Pour qu'un séminaire s'épanouisse, il doit être en parfaite harmonie avec les enseignements de l'Église catholique. Les jeunes ne s'engageront pour la vie et n'accompliront le vœu de célibat que si la théologie ainsi que la pratique pastorale sont conformes au magistère suprême. Je regrette la fermeté avec laquelle j'ai proclamé ma conviction : elle était parfois écrasante." (...)

    HUMO Jean-Paul II et Benoît XVI sont deux papes avec lesquels Léonard s'est bien entendu. En tant qu'archevêque, a-t-il bénéficié d'un soutien plus important à l'étranger que dans son pays ?

    LODRIGO "Assurément. Vous connaissez le dicton : un prophète n'est pas honoré chez lui. Monseigneur est toujours en contact avec Benoît XVI de temps en temps. L'homme a 95 ans mais il est encore très brillant. Attention, tout le monde en Belgique n'est pas anti-Léonard. Beaucoup de gens ont encore de l'affection pour lui. Je le vois quand je sors le courrier : la boîte aux lettres est bourrée." (...)

    HUMO Léonard, contrairement à ses prédécesseurs en tant qu'archevêque, n'a PAS été nommé cardinal par l'actuel pape François. C'était une déception ?

    LODRIGO "'Peut-être était-il préférable que je ne devienne pas cardinal', dit-il parfois. Sinon, je devrais constamment faire des allers-retours à Rome. En même temps, cela a dû l'attrister. Son successeur, Jozef De Kesel, est devenu cardinal. Et même Luc Van Looy, l'ancien évêque de Gand, a reçu le titre (puis l'a rendu, après des critiques sur son action laxiste dans des dossiers d'abus sexuels, ndlr). Qu'est-ce que Van Looy a accompli de plus que Léonard ?

    "Monseigneur a fait des choses merveilleuses. Il a toujours été très attentif aux personnes qui ont avorté. Chaque année, il célébrait une messe pour elles. (...)

    LÉONARD (dans un courriel) "Lorsque le pape François ne m'a pas créé cardinal, j'ai supposé qu'il donnait la priorité aux diocèses de la périphérie, où ils n'avaient jamais vu un cardinal de près. Cette hypothèse s'est avérée fausse. Mon successeur en tant qu'archevêque est devenu cardinal. L'hypothèse la plus probable est donc : mon style épiscopal ne correspond pas au profil souhaité par Rome. Cela a attristé de nombreux Belges. Je trouve moi-même la politique cardinalice étrange, mais franchement, elle me convient aussi. Que serais-je devenu si j'avais porté de la pourpre maintenant ? Un cardinal doit assister à des réunions significatives et inutiles à Rome plusieurs fois par an, tandis que moi, depuis que je me suis retiré en France, je mène une vie sacerdotale extraordinaire : je n'ai jamais confessé aussi souvent, accompagné autant de personnes, prêché des retraites, animé des sessions théologiques et philosophiques. Comme dirait Edith Piaf, 'Je ne regrette rien'." (...) (un passage sur la volonté de Mgr Léonard d'être enterré en France)

    HUMO L'archevêque devenu sous-pasteur. Du jamais vu. Ou bien s'agissait-il surtout d'un adieu à la Belgique, qui l'avait injustement traité ?

    LODRIGO "Après sa retraite, Monseigneur ne voulait plus réagir au moindre pet dans l'Eglise belge. Il n'avait plus envie de parler aux journalistes. Et : le site de pèlerinage marial de Notre-Dame-du-Laus l'a attiré." (...) (long passage sur les ennuis de santé du prélat et son refus de se laisser vacciner contre le corona (qu'il a contracté))

    LÉONARD (dans un courriel) "Depuis mes graves problèmes de santé, je pense souvent à la mort. Cette pensée m'aide à me repentir, à me détacher, à m'oublier. La mort me remplit d'une certaine crainte, mais aussi d'une grande confiance dans la miséricorde du Seigneur. J'essaie d'utiliser au mieux le temps qui m'est laissé pour explorer "les nouveaux cieux et la nouvelle terre" que le livre de l'Apocalypse nous fait désirer." (...)

  • « La conquête du pouvoir », le livre qui aide à comprendre le pape François, les raisons profondes de ses actions, de ses déclarations, de ses préférences, de ses choix

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    De Jeanne Smits, sur son blog :

    Vient de paraître : « La conquête du pouvoir », le livre qui fait comprendre où le pape François cherche à mener l'Eglise

    J’ai à cœur de vous présenter un livre qui a tout de la « bombe ». Il n’a pourtant rien d’un pamphlet, rien d’une charge hostile par principe au pape François : non, c’est une mise en lumière rigoureuse de la pensée qui l’anime, des maîtres à penser qui l’ont formé, du « maître à faire » qui a été son modèle dans la praxis de la conquête du pouvoir.
     
    Les éditions Contretemps viennent en effet de publier François, la conquête du pouvoir – Itinéraire d’un pape sous influence, de Jean-Pierre Moreau.
     
    L’auteur, spécialiste de la théologie de la libération – il réalisa dans les années 1980 d’importants reportages sur les ténors de cette entreprise de dévoiement marxiste de l’Evangile – y met à nu les liens de Jorge Mario Bergoglio avec la théologie du peuple, qui en dérive mais avec la marque spécifique de l’hérésie moderniste plutôt que celle de la lutte des classes.
     
    C’est à mon sens le meilleur livre français sur le pape actuel, puisqu’il permet de comprendre les raisons profondes de ses actions, de ses déclarations, de ses préférences, de ses choix.
     
    Alors que le synode sur la synodalité entre dans sa phase romaine, La conquête du pouvoir offre une analyse serrée et précise d’une théologie qui développe une « ecclésiologie du peuple de Dieu » comme l’expliquent aujourd’hui ses tenants, parmi lesquels le théologien laïque Rafael Luciani s’est justement vu nommer à un poste de responsabilité au synode.
     
    Théologiens de la libération, théologiens « du peuple », jésuites partisans d’une réforme radicale en vue d’une « Eglise de demain » comme le Père Arrupe (dont la cause en béatification a été ouverte sous François, il y a trois ans), tous ont joué un rôle pour former l’idéologie et la praxis du pape régnant.
     
    Sa dénonciation du « cléricalisme », son engagement pour les peuples premiers, sa traque de la liturgie traditionnelle avec Traditionis custodes et Desiderio desideravi, son adhésion à la lutte « pour la planète », sa vision des jeunes, et du « peuple », et de l’histoire comme « lieux théologiques » y trouvent leur explication ultime et bien plus cohérente qu’on ne l’imagine.
     
    Il faut lire ce livre, qui transmet de manière claire et précise le fruit d’une érudition encyclopédique et de lectures dont témoigne une bibliographie impressionnante, pour s’armer face aux turbulences que le synode sur la synodalité va faire subir à l’Eglise. C’est seulement en nommant les choses qu’on peut les comprendre, et s’il le faut, les combattre.
    – François, La Conquête du pouvoir, Jean-Pierre Moreau, éd. Contretemps, 388 pages. 
    Prix unitaire : 25 euros.
  • Les évêques allemands pris au piège qu'ils se sont eux-mêmes tendu ?

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    De kath.net/news :

    Après la visite ad limina - Les évêques allemands pris au piège qu'ils se sont eux-mêmes tendu

    20 novembre 2022

    "Neuer Anfang" (nouveau départ) commente dans un communiqué de presse : "La visite ad limina des évêques allemands a été un tournant décisif pour la voie synodale. Il est même possible qu'il ait déjà été décidé qu'elle n'avait pas d'avenir". Les évêques allemands se sont piégés eux-mêmes.

    Le résultat de leur visite ad limina à Rome auprès du Saint-Père peut être résumé dans les points suivants :

    1. le Saint-Siège a émis des réserves fondamentales sur toutes les questions doctrinales et constitutionnelles décisives dans les champs de la structure épiscopale fondamentale de l'Église, de l'anthropologie et de l'éthique (sexuelle). Elles concernent "la méthode, les contenus et la structure de la voie synodale", c'est-à-dire en fait tout. Ni un soi-disant "conseil synodal" permanent avec compétence de direction, ni une modification de l'anthropologie et de l'éthique sexuelle, dans laquelle la position de base traditionnelle de la complémentarité des sexes et de la limitation de la sexualité humaine au mariage entre un homme et une femme serait rejetée, ne sont susceptibles d'être approuvés à Rome.

    2. Les évêques ont été informés qu'il existe aussi des points "non négociables". On peut supposer qu'il s'agit entre autres de la question de l'accès à l'ordo sacramentel (ordination des femmes). En effet, elle n'a même pas été mentionnée dans la déclaration commune du Saint-Siège et de la Conférence épiscopale allemande.

    3. Selon la prise de position de l'évêque de Passau Stephan Oster (publiée sur son profil Facebook), les interventions des cardinaux Luis Ladaria (Congrégation pour la doctrine de la foi) et Marc Ouellet (Congrégation pour les évêques) étaient claires et sans aucune concession de fond aux positions allemandes.

    Refus de la nomination d'évêques par une participation de laïcs : selon la presse, la Secrétairerie d'État a en outre fait état de graves objections aux modifications de la procédure de nomination des évêques, qui ne seraient pas compatibles avec le droit concordataire allemand existant.

    4. En cas de non-respect des objections, la voie synodale risque d'être soumise à un moratoire : la gravité des objections formulées au Vatican est mise en évidence par un événement mentionné tant par la déclaration commune que par Mgr Oster : le Saint-Siège a évoqué la possibilité d'un moratoire, c'est-à-dire d'un ordre donné aux évêques de suspendre la voie synodale, car trop de questions restaient en suspens. Celui-ci n'aurait été évité que parce que la partie allemande aurait concédé d'assimiler les objections romaines.

    5. Donc les évêques allemands se sont piégés eux-mêmes. Les devoirs des évêques allemands sont ainsi formulés. Ils rentrent en Allemagne avec le devoir de remédier à une situation qu'ils ont eux-mêmes provoquée. Cette tâche s'apparente à la quadrature du cercle. Il s'agirait de faire passer des messages contradictoires, qui se heurtent durement. A cela s'ajoute le fait que les textes et les décisions de la voie synodale critiqués à Rome ont même semblé trop faibles à de nombreux synodalistes - en tout cas non négociables. Les deux parties parlent donc de "non négociable".

    6. Mettre ensemble ces positions apparaît comme une mission impossible, à laquelle on ne peut qu'échouer. En d'autres termes, une grande partie des évêques allemands, et en particulier leur président, sont désormais pris dans un piège qu'ils se sont eux-mêmes tendu.

    7. La déclaration commune ne laisse guère de place à l'interprétation. Le fait que le Saint-Siège ait choisi la voie d'une déclaration finale commune avec les évêques allemands n'est pas le moins remarquable. Cela ne laisse guère de place à d'autres conclusions - ou même à des conclusions divergentes sur le fond. (...)

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  • Avortement, genre, euthanasie : quand des entreprises misent sur ce qu’elles croient être les nouvelles « valeurs »

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    De gènéthique magazine :

    « Tout est beauté » : une enseigne de mode fait la promotion de l’euthanasie

    21 novembre 2022

    Les entreprises se positionnent toujours plus sur les questions de société. Le dernier exemple se trouve au Québec.

    Simons, une enseigne de mode québecoise a proposé une campagne de communication peu ordinaire[1]. Dans une vidéo intitulée « Tout est beauté »[2] disponible sur son site internet, on peut écouter Jennyfer Hatch partager sa vision de la fin de vie. Cette britannique de 37 ans est décédée le 23 octobre après avoir eu recours à l’euthanasie.

    Atteinte du syndrome d’Ehlers Danlos, elle aurait voulu « “éveiller la conscience des gens” sur l’importance de mourir d’une “manière humaine” ». Le film a été rendu public le lendemain de sa mort.

    Des valeurs pour créer de la valeur ?

    « Je pense que le monde de l’entreprise a perdu quelque chose aujourd’hui : comprendre que les privilèges s’accompagnent de responsabilités et d’un engagement dans la communauté », déclare Peter Simons, le responsable de l’entreprise (cf. Faire du profit ou changer le monde ? Des entreprises choisissent les deux). Parmi les « valeurs » qu’elle entend promouvoir : la « compassion » [3].

    Peter Simons a rencontré Jennyfer dans le cadre du programme canadien d’« aide médicale à mourir », alors qu’il cherchait à réaliser « un film unique ». « Nous avons vraiment pensé – après tout ce que nous avons vécu ces deux dernières années et ce que tout le monde a vécu – qu’il serait peut-être plus pertinent de faire un projet moins orienté vers le commerce et plus axé sur l’inspiration et les valeurs qui nous sont chères », justifie-t-il.

    Des marques qui affirment défendre l’environnement ou l’avortement (cf. L’avortement pour faire marcher l’économie ?), des spots publicitaires qui mettent en scène des enfants prétendument transgenres (cf. Transgenre : « nous sommes devenus nous-mêmes le produit que nous devons conquérir »), et maintenant l’euthanasie : les entreprises misent sur ce qu’elles croient être les nouvelles « valeurs ». Au consommateur de faire son choix.

     

    [1] CBC, Why Quebec fashion retailer Simons is tackling medical aid in dying on its shopping website, Rachel Watts (09/11/2022)

    [2] « All is beauty »

    [3] https://www.simons.ca/imc/blog/spotlight/beauty-is-everywhere/

  • Stéphane Mercier sur Vimeo

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