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Au rythme de l'année liturgique - Page 118

  • L'apôtre Barthélemy (24 août)

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    MichelAnge-barthelemy.jpgLors de l'audience générale du mercredi 4 octobre 2006, le pape Benoît XVI consacrait sa catéchèse à l'apôtre Barthélemy :

    Chers frères et soeurs,

    Dans la série des Apôtres appelés par Jésus au cours de sa vie terrestre, c'est aujourd'hui l'Apôtre Barthélemy qui retient notre attention. Dans les antiques listes des Douze, il est toujours placé avant Matthieu, alors que le nom de celui qui le précède varie et peut être Philippe (cf. Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 14) ou bien Thomas (cf. Ac 1, 13). Son nom est clairement un patronyme, car il est formulé avec une référence explicite au nom de son père. En effet, il s'agit probablement d'un nom d'origine araméenne, bar Talmay, qui signifie précisément "fils de Talmay".

    Nous ne possédons pas d'informations importantes sur Barthélemy; en effet, son nom revient toujours et seulement au sein des listes des Douze susmentionnées et ne se trouve donc au centre d'aucun récit. Cependant, il est traditionnellement identifié avec Nathanaël:  un nom qui signifie "Dieu a donné". Ce Nathanaël provenait de Cana (cf. Jn 21, 2) et il est donc possible qu'il ait été témoin du grand "signe" accompli par Jésus en ce lieu (cf. Jn 2, 1-11). L'identification des deux personnages est probablement motivée par le fait que ce Nathanaël, dans la scène de vocation rapportée par l'Evangile de Jean, est placé à côté de Philippe, c'est-à-dire à la place qu'occupe Barthélemy dans les listes des Apôtres rapportées par les autres Evangiles. Philippe avait dit à ce Nathanaël qu'il avait trouvé "Celui dont parle la loi de Moïse et les Prophètes [...] c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth" (Jn 1, 45). Comme nous le savons, Nathanaël lui opposa un préjugé plutôt grave:  "De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?" (Jn 1, 46a). Cette sorte de contestation est, à sa façon, importante pour nous. En effet, elle nous fait voir que, selon les attentes des juifs, le Messie ne pouvait  pas  provenir  d'un village aussi obscur, comme l'était précisément Nazareth (voir également Jn 7, 42). Cependant, dans le même temps, elle met en évidence la liberté de Dieu, qui surprend nos attentes en se faisant trouver précisément là où nous ne l'attendrions pas. D'autre part, nous savons qu'en réalité, Jésus n'était pas exclusivement "de  Nazareth", mais qu'il était né à Bethléem (cf. Mt 2, 1; Lc 2, 4), et qu'en définitive, il venait du ciel, du Père qui est aux cieux.

    L'épisode de Nathanaël nous inspire une autre réflexion:  dans notre relation avec Jésus, nous ne devons pas seulement nous contenter de paroles. Philippe, dans sa réponse, adresse une invitation significative à Nathanaël:  "Viens et tu verras!" (Jn 1, 46b). Notre connaissance de Jésus a surtout besoin d'une expérience vivante:  le témoignage d'autrui est bien sûr important, car généralement, toute notre vie chrétienne commence par une annonce qui parvient jusqu'à nous à travers un ou plusieurs témoins. Mais nous devons ensuite personnellement participer à une relation intime et profonde avec Jésus; de manière analogue, les Samaritains, après avoir entendu le témoignage de leur concitoyenne que Jésus avait rencontrée près du puits de Jacob, voulurent parler directement avec Lui et, après cet entretien, dirent à la femme:  "Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant; nous l'avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde!" (Jn 4, 42).

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  • "Seigneur n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ?"; homélie pour le 21ème dimanche du temps ordinaire

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    Homélie du 21ème dimanche ordinaire année C

    (archive du 25 août 2013)

    Prédication du frère Alain Quilici op du couvent de Toulouse (source)

    Pensez-vous que la question qui est aujourd'hui posée à Jésus : Seigneur n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? soit bien judicieuse ? Quel intérêt y a-t-il à poser de telles questions et que voulez-vous que Jésus réponde ?

    S'il répond qu'il y aura énormément de gens sauvés, voire tout le monde, ne va-t-on pas en conclure qu'il n'y a pas de raison de s'en faire. Dieu est si bon qu'il sauvera tout le monde ! S'il répond qu'il n'y aura que peu de gens sauvés, cela risque de décourager le pauvre monde et d'amener les gens à se dire que c'est si difficile que ce n'est même pas la peine d'essayer.

    Aussi Jésus ne répond-il pas à cette question, trop générale, trop théorique, sans utilité. Il choisit plutôt de mettre son interlocuteur face à lui-même. Quand il lui dit : Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, il renvoie le questionneur à la seule question qui devrait vraiment l'intéresser et le toucher et qui est la question de son propre salut éternel.

    Jésus lui dit clairement et assez brutalement : méfie-toi, ce n'est pas gagné !

    Pour être sauvé, c'est-à-dire pour être admis à participer à la vie éternelle dans le royaume en communion avec Dieu, il ne suffit pas de faire partie du groupe, en l'occurrence ici du peuple élu. Il ne suffit pas de se satisfaire d'avoir mangé et bu en présence du Seigneur, comme qui dirait d'avoir participé à des repas paroissiaux ; ni d'avoir fait partie des foules qui l'ont entendu parler.

    Le salut dont parle Jésus n'est pas une affaire collective et impersonnelle ; c'est une affaire éminemment personnelle. Et tel est le sens de la porte étroite. Ce n'est pas tant une porte où tout le monde se précipiterait comme dans un entonnoir, ce qui serait démoralisant. Ce n'est pas non plus comme un portique d'aéroport où ne passeraient que ceux qui n'ont aucun bagage, ce qui serait moralisant.

    La porte est étroite en ce sens qu'on y passe un à un. Chacun compte pour un. Le salut que propose Jésus est une affaire personnelle entre lui et chacun de nous. C'est à chacun que Jésus adresse la parole, c'est à chacun qu'il tend la main, c'est de chacun qu'il attend une réponse.

    Il n'y a pas de raison de douter que chacun de ceux qui auront répondu à son appel, chacun de ceux qui l'auront suivi, même imparfaitement comme des pécheurs que nous sommes, comme de pauvres gens qui font ce qu'ils peuvent, il n'y a pas de raison de douter que celui-là ne soit bien accueilli comme fut bien accueilli le fils prodigue de la parabole.

    L'essentiel est de se rappeler qu'on ne se donne pas à soi-même le salut éternel. Beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas , dit Jésus. Le salut on le reçoit de Dieu. C'est un don. Et ce don n'est pas réservé à une élite. Au contraire : Allez et de toutes les nations faites des disciples. Tous ceux qui croiront et seront baptisés seront sauvés. Ou comme disait la première lecture : je viens rassembler les hommes de toute nation et de toute langue.

    D'où l'importance de la mission, l'importance de l'évangélisation qui est toujours nouvelle. Chacun doit pouvoir entendre le message. Chacun doit pouvoir y répondre. Il est adressé largement à tout le monde, et à chacun personnellement.

    Voyez quel bonheur est le nôtre d'avoir entendu l'appel de Jésus et d'y avoir répondu, le bonheur d'avoir été baptisés et d'avoir avec Jésus une relation personnelle. Nous ne devons cesser de rendre grâce à Dieu de nous avoir rendus sensibles à son appel.

    Mais voyez aussi quelle responsabilité est la nôtre. Malheur à moi, si je n'évangélise pas, disait saint Paul. Nous ne devons pas être en paix tant qu'il reste ne serait-ce qu'une personne qui n'a pas entendu le message de l'évangile qui n'ait pas eu la possibilité d'y répondre.

    Alors peu importe de savoir s'il y aura peu ou beaucoup de gens sauvés. Ce n'est pas le nombre qui compte. C'est chacun qui compte aux yeux de Dieu.

    Chacun doit donner sa réponse. Le créneau est étroit. Il faut saisir l'occasion. Que le Seigneur achève en nous ce qu'il a commencé.

    Amen

  • Le chapelet : une école bienfaisante

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    De France Catholique :

    Le chapelet : une école bienfaisante

    Fr. Élisée de Notre-Dame du Mont Carmel, ocd.

    13 juillet 2022

    © Mattes / CC by-sa

    Loin d’être un exercice fastidieux et répétitif, réciter des «  Je vous salue Marie  » a une vertu pacifiante insoupçonnée. Les explications d’un religieux carme.

    Après quelques «  Ave Maria  » murmurés au fil des mystères, les fidèles du Rosaire en font parfois l’expérience : un nuage de paix les entoure, une douceur qui vient de plus haut descend sur eux. Que se passe-t-il ? Ils entrent, sans le savoir, dans ce que sainte Thérèse d’Avila appelle la «  contemplation  » : une action plus sensible et profonde de l’Esprit Saint dans leur âme.

    Entrer en amitié avec Jésus

    Il faut le dire, car beaucoup ont pu le vérifier, la prière du chapelet, la méditation des mystères du Christ avec la Vierge Marie, est une véritable «  école d’oraison  », cette prière approfondie pratiquée et recommandée par tous les auteurs spirituels et les maîtres de l’art de la prière. Il n’est donc pas étonnant que des effets semblables s’y fassent sentir ! Comme dans l’oraison, celui qui prie le Rosaire est appelé à mobiliser toute son humanité pour entrer en relation d’amitié avec Jésus. Thérèse d’Avila, en enseignant à ses Sœurs le recueillement, les invite à toujours avoir une image du Seigneur vers laquelle se tourner. Voilà exactement ce que fait celui qui, avec Marie, contemple les mystères du Rosaire à chaque instant de la vie de Jésus : à la crèche, au Thabor, à Gethsémani ou au jardin de la Résurrection.

    Thérèse invite aussi à ne pas négliger la prière vocale pendant le temps d’oraison afin d’éviter les distractions et de recentrer l’attention sur la présence de Jésus toujours présent au fond de l’âme. Telle est la fonction bienfaisante des «  Je vous salue Marie  » entrecoupés de «  Notre Père  » et de «  Gloria  » qui, sans être rabâchés, ressemblent à une petite berceuse qui maintient l’esprit éveillé à la présence de celui qui est toujours là. Thérèse d’Avila insiste aussi sur le fait que le temps consacré à l’oraison est un temps durant lequel nous devons nous «  livrer  », nous donner, remettre entre les mains de Jésus le «  joyau  » de notre volonté.

    Celui qui récite le chapelet avec le cœur fait cela, et d’une manière très concrète : à chaque Ave qu’il égrène, il donne son cœur à Jésus par Marie. Il entre plus profondément dans l’intimité du cœur du Seigneur. Les conseils de Thérèse d’Avila dans le cadre de l’oraison peuvent donc être mis en pratique d’une manière très simple par la récitation du chapelet. Ces multiples regards posés sur le Seigneur, ces paroles d’amour répétées avec confiance, ces petits grains qui, égrenés avec foi, symbolisent le don toujours renouvelé de nous-mêmes, sont autant de «  supports  » humains sur lesquels la foi, l’espérance et la charité s’enracinent pour nous unir plus profondément à Jésus.

    Se laisser faire

    Que se passe-t-il donc lorsque, comme nous le disions, un «  nuage de paix  » semble nous envahir durant la récitation du chapelet. On pourrait dire que notre univers mental se retourne. Nous croyions que nous étions à l’origine de notre prière, nous découvrons alors que c’est le Seigneur qui nous attire. Nous pensions le regarder, nous découvrons que c’est lui qui porte son regard d’amour sur nous.

    Nous pensions lui parler, nous commençons alors à entendre le murmure silencieux de sa voix dans notre cœur. Nous pensions nous donner à lui et nous découvrons qu’en réalité, c’est lui qui répand dans nos cœurs le flot de sa grâce et qui se livre pour nous : à la crèche, à la Croix, dans le mystère de la Pentecôte, etc. C’est alors le moment de se laisser faire, de se laisser conduire par Marie, afin de recevoir en plénitude la grâce que le Seigneur souhaite nous donner.

    Certains pourraient éprouver des scrupules parce que, à ce moment-là, ils ont du mal à «  méditer  » avec précision sur les mystères. Saint Jean de la Croix les inviterait volontiers à ne pas se tracasser de cela. Ils entrent dans une manière de prier où ils doivent quelque peu «  lâcher  » leur ancienne méthode. La récitation du Rosaire devient plus douce, moins «  claire  », plus simple aussi. Ils doivent consentir à se laisser guider par Marie. Sans renoncer à faire mémoire de chaque mystère du Rosaire, ils peuvent les méditer d’une manière beaucoup plus épurée.

    Ceci dit, la frontière entre la prière du Rosaire et l’oraison n’est pas si étanche. Il n’est pas interdit à celui qui fait oraison quotidiennement d’égrener quelques «  Ave  » pour recueillir son attention. Un simple regard porté sur celle qui le regarde toujours avec un sourire maternel pourra l’aider à se recueillir. Par Marie, la grâce de Jésus lui sera donnée avec plus d’abondance.

    La prière du chapelet peut aussi devenir, à la manière de la «  Prière de Jésus  » dans l’Église d’Orient, une manière d’entrer dans une forme de prière continuelle : quelques «  Ave  », toujours présents sur la bouche et dans le cœur, le chapelet égrené sans ordre dans la rue, dans le métro ou avant de dormir, et la parole de Jésus s’accomplira alors en nous : «  Veillez donc et priez en tout temps  » (Lc 21, 36).

    — 

    Un chapelet pour le monde

    Le 25 mars 2021 a été officiellement lancé, depuis le sanctuaire Notre-Dame de Myans en Savoie, le chapelet perpétuel pour le monde. Fruit de la prière de trois amies qui se demandaient comment protéger le monde déboussolé par la pandémie de Covid et les nombreuses attaques contre la vie, il est adapté aux malades, aux jeunes et aux enfants. Traduit en quatre langues et prié dans 45 pays. Pour y participer il suffit de s’engager à réciter le chapelet une fois par semaine. V. J.

    Inscription : chapeletperpetuelpourlemonde.org

  • Assumpta est Maria in caelum

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    Fête de la Dormition pour les Eglises orientales,  de l’Assomption pour celle de Rome, depuis le IVe siècle de notre ère, il s’agit de la même foi : la Vierge ne mourut, ni de vieillesse, ni de maladie ; elle fut emportée par la véhémence du pur amour ; et son visage fut si calme, si rayonnant, si heureux, qu'on appela son trépas la dormition.Telle que la définit en 1950 le pape Pie XII, dans une proclamation dogmatique infaillible, cette croyance ne dit pas autre chose: « Par l'autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul, et par Notre propre autorité, Nous prononçons, déclarons, et définissons comme un dogme divinement révélé que l'Immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste » (constitution dogmatique Munificentissimus, § 44)

    Dans la liturgie romaine, l’assomption se célèbre le 15 août : fête religieuse d’obligation, elle est aussi civilement chômée dans les pays de tradition catholique. Extraits des liturgies romaine et slavonne d’une même fête :

  • Laurent et le ministère diaconal

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    Restorations_06.jpgSaint LAURENT, PROTO DIACRE DE L’EGLISE ROMAINE par Don Francesco Moraglia, Docteur de théologie systématique (Gênes) - source : vatican.va

    (ci-contre : saint Laurent par Fra Angelico - Vatican)

    L’histoire de l’Eglise nous a laissé de grandes figures d’évêques et de prêtres qui ont contribué à illustrer, sur le plan théologique et pastoral, le sens profond du ministère ordonné. Pour l’épiscopat, on distingue, entre autres, les figures d’Irénée, Augustin, Winfrid, Boniface, Bartolomé Las Casas et Ildephonse Schuster; pour la prêtrise, l’époque moderne et contemporaine a été marquée par Philippe Néri, Jean-Marie Vianney, Jean Bosco, Pierre Chanel et Maximilien Kolbe. Le ministère diaconal acquiert lui aussi des contours plus nets si on le considère à la lumière de la figure de grands diacres; c’est le cas, par exemple, du martyr Laurent, proto diacre de l’Eglise romaine qui, avec Etienne et Philippe, est certainement l’un des plus célèbres de l’antiquité.

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  • Rester en tenue de service et garder nos lampes allumées; homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire

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    Homélie pour le 19e dimanche du temps ordinaire – Année C (archive : 11 août 2013), Abbaye Ste-Anne de Kergonan.

    Sagesse 18, 6-9 / Hébreux 11, 1...19 / Luc 12, 32-48

    En ce dimanche, chers frères et sœurs, nous poursuivons la lecture du chapitre douzième de l'évangile selon saint Luc. Jésus y parle de son retour, de notre manière d'attendre son retour, d'attendre notre rencontre définitive avec lui.

    Le tout nouveau prêtre que je suis a retenu de cet évangile quelques thèmes qui s'y croisent et qui peuvent nous éclairer sur ce qu'est le prêtre, nous faire méditer sur des aspects de sa mission.

    Au cœur de notre page d'évangile, il y a les mots de service, de noces, et de veille.

    « Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. » (Luc 12, 35-37)

    Bien sûr, ce que le Seigneur dit ici concerne chaque chrétien, et chacun peut et doit l'entendre pour lui-même – c'est important de bien avoir conscience de cela ; mais selon les divers états de vie, cela prend des couleurs particulières. Nous sommes les uns pour les autres des révélateurs de tel ou tel aspect du service, de la veille et des noces.

    Le Seigneur nous demande de « rester en tenue de service » et de « garder nos lampes allumées ». Les prêtres sont bien des serviteurs du Seigneur et des serviteurs de leurs frères ; c'est le sens même du mot ministre. La charge qu'ils ont reçu est entièrement dépendante du Christ, lui qui a pris librement pour nous la forme d'esclave. « Le Fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (Marc 10, 45). Il a institué le sacerdoce ministériel en faveur des hommes et de la communauté de l'Église (cf. CEC n°876 et 1551).

    Le serviteur veille. Le rôle du serviteur est aussi bien de veiller - grâce à sa lampe allumée - pour attendre le retour du maître, que d'illuminer par cette même lampe la salle du banquet. De la sorte, la lampe : c'est la veille, le fait de veiller ; et c'est aussi la foi (foi dont nous parlaient les deux premières lectures ; foi en une promesse de Dieu, confiance en sa Parole). Le prêtre veille dans la prière ; il veille / il prie pour demeurer prêt, pour demeurer proche de son Seigneur, et pour ne pas entrer en tentation. Dans sa vie priante, il présente à Dieu les combats et les croix de ses frères en même temps que les siens. Sa vigilance consiste aussi à garder l'intégrité de la foi ; il entretien cette foi pour lui-même, et pour ceux dont il a la charge.

    Sont présentes dans cette parabole, également les noces. Le maître de la parabole est de retour des noces : ces noces peuvent être soit celles auxquelles le maître assiste, soit les noces du maître lui-même avec son épouse. Dans ce dernier cas, le prêtre est ce serviteur qui se met 2 au service de l'union de son maître et de son épouse, du Christ et de l'Église, du Christ et de chaque fidèle. Telle est bien le but ultime et magnifique de son service !

    « Heureux les serviteurs que le maître trouvera en train de veiller », trouvera au service de la foi ; « Amen, je vous le dit : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. » C'est un retournement ! Le Seigneur se mettra au service de ses ministres, il leur offrira un banquet ; bref, il servira lui-même aux noces. Et ces noces seront celles du Seigneur lui-même avec son serviteur vigilant, éveillé ; serviteur réellement servant, serviteur illuminé par la foi et rayonnant la foi. Ce banquet, ces noces seront parfaitement consommées dans le ciel, mais déjà ici-bas elles sont commencées ; le Christ est notre frère, notre époux, son Père est notre Père, et nous pouvons déjà l'appeler notre Père comme l'a chanté la prière d'ouverture de cette messe.

    Dès ici-bas aussi nous avons la grâce immense de pouvoir participer dans la foi à l'anticipation de ces noces, dans l'eucharistie : qui est le sacrifice pour notre réconciliation et le banquet des noces de l'Agneau. Les prêtres en sont les serviteurs.

    Chers frères et sœurs, bénissons Dieu pour ces noces qu'il scelle avec son Église, bénissons-le aussi pour ces serviteurs qu'il nous donne, et prions pour qu'il les garde vigilants dans la foi et inébranlables dans leur service. Amen.

  • Liège (Cornillon), 7 août : fêter sainte Julienne en union avec sainte Claire

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    Sanctuaire sainte Julienne de Cornillon, Liège: Fête de sainte Julienne

     

  • Août : prier pour les petits et moyens entrepreneurs

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    De Vatican News :

    En août, le Pape invite à prier pour les petits et moyens entrepreneurs

    Pour ce mois d'août, l'intention de prière du Pape François est dédiée aux petits et moyens entrepreneurs du monde entier, durement touchés ces derniers mois par la crise socio-économique.

    Cette intention de prière est présentée par La Vidéo du Pape, à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape. François invite ainsi toute l'Eglise à prier «pour que les petits et moyens entrepreneurs, durement touchés par la crise économique et sociale, puissent trouver les moyens nécessaires à la poursuite de leur activité, au service des communautés où ils vivent». Selon les données de la Banque mondiale pour 2021, une entreprise sur quatre dans le monde a perdu la moitié de son chiffre d'affaires, en raison de la pandémie.

    Voici la transcription des paroles du Saint-Père :

    À la suite de la pandémie et des guerres, le monde est confronté à une grave crise socio-économique. Mais nous ne nous en rendons pas encore parfaitement compte ! Parmi les plus durement touchés se trouvent les petits et moyens entrepreneurs. Ceux qui travaillent dans les commerces, l’artisanat, le nettoyage, les transports et tant d'autres secteurs encore. Ceux qui ne figurent pas sur les listes des plus riches et des plus puissants et qui, malgré les difficultés, créent des emplois tout en assumant leurs responsabilités sociales. Ceux qui investissent dans le bien commun au lieu de cacher leur argent dans des paradis fiscaux.

    Tous consacrent une énorme capacité créative à changer le cours des choses en partant du bas, d'où surgit toujours la meilleure créativité. Avec du courage, des efforts et des sacrifices, ils investissent dans la vie, générant du bien-être, des opportunités et du travail. Prions pour que les petits et moyens entrepreneurs, durement touchés par la crise économique et sociale, puissent trouver les moyens nécessaires à la poursuite de leur activité, au service des communautés où ils vivent.

  • L’épuration liturgique continue aux U.S.A. : L'évêque d'Arlington supprime les messes latines traditionnelles

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    Lu sur le site « catholic news agency » :

    « Salle de presse de Washington, DC, 30 juillet 2022 / 12 h 53

    Treize paroisses du diocèse d'Arlington, en Virginie, doivent cesser d'offrir des messes latines traditionnelles le 8 septembre en vertu des nouvelles règles publiées vendredi par l'évêque Michael J. Burbidge pour se conformer aux directives liturgiques du pape François.

    Selon les règles, huit autres paroisses peuvent continuer à offrir des messes dans ce qu'on appelle la forme extraordinaire, mais cinq d'entre elles ne peuvent le faire que dans d'autres endroits que leurs églises, y compris des bâtiments scolaires et une ancienne église.

    De plus, aucune des huit paroisses ne peut publier les horaires de ses messes en latin dans ses bulletins, sites Web paroissiaux ou canaux de médias sociaux, conformément aux exigences du Vatican.

    Trois paroisses du diocèse de 70 paroisses peuvent continuer à accueillir des messes latines dans leurs églises. Il s'agit de la mission St. Anthony à King George, de l'église St. Rita à Alexandria et de St. John the Beloved à McLean.

    Dans un document de cinq pages décrivant la politique, Burbidge dit que les règles sont destinées à «renforcer la communion ecclésiale» au sein du diocèse et à se conformer aux mandats que le pape François a publiés il y a un peu plus d'un an dans son motu proprio Traditionis custodes , ainsi que plus spécifiques restrictions émises par le Vatican en décembre.

    "L'expression unique de la liturgie sacrée se trouve dans les livres liturgiques réformés selon les désirs du Concile Vatican II et promulgués par le pape saint Paul VI et le pape saint Jean-Paul", dit Burbidge dans le document.

    La nouvelle politique ne fait aucune mention explicite d'une interdiction des messes dites ad orientem , ou tournées vers l'extérieur de la congrégation, sous la nouvelle ou l'ancienne forme, comme c'est actuellement le cas dans l'archidiocèse voisin de Washington.

    La politique du diocèse d'Arlington entre en vigueur le 8 septembre, fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie […]

    Ref. L’épuration liturgique continue aux U.S.A. : L'évêque d'Arlington supprime les messes latines traditionnelles

  • Persécution liturgique romaine : le rite syro-malabar aussi

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    Lu sur le site web « Riposte Catholique » :

    « MAXIMILIEN BERNARD - 2 AOÛT 2022

    mar-antony-kariyil.jpgLe nonce apostolique en Inde a demandé la démission de Mgr Antony Kariyil, qui a remis sa charge. Ce dernier refusait de célébrer la messe selon la liturgie romaine, imposée par le Vatican à l’Église syro-malabare depuis l’automne 2021.

    Mgr Antony Kariyil, numéro deux de l’archidiocèse Ernakulam-Angamaly, dans l’État du Kerala, dans le sud de l’Inde, refusait de célébrer la messe face à l’assemblée, alors que le rite oriental syro-malabar se célèbre orienté. La situation de Mgr Kariyil était rendue compliquée en raison de la position de son archevêque, le cardinal George Alencherry, favorable au nouveau rite.

    L’uniformisation du rite en Inde ne fait pas l’unanimité. Née au premier siècle dans le Kerala, cette Église avait déjà subi une latinisation forcée à la fin du XVIe siècle. Un bouleversement qui alimente encore aujourd’hui des dissensions entre partisans de traditions syriaques orientales et fidèles d’un rite « latinisé ». En janvier dernier, deux prêtres et deux laïcs du diocèse d’Ernakulam-Angamaly avaient entamé une grève de la faim en protestation à la décision d’uniformiser la liturgie, soutenus par leur évêque.

    La demande de démission de Mgr Kariyil a suscité l’opposition de près de 200 prêtres, réunis en conseil, qui ont voté une résolution en faveur du maintien de l’évêque.

    «Nous nous opposons à l’émissaire du Vatican qui exige avec force la démission de Mgr Antony Kariyil. Il est un prélat entièrement engagé envers Jésus, la parole de Dieu et le pontife romain. Il ne viole jamais de loi canonique ni civile ». « Toute tentative de mettre en péril son épiscopat se fera au détriment de la communion catholique et de l’harmonie ».

    L’Église syro-malabare, qui compte 35 diocèses, cohabite avec deux autres rites : le rite romain et le rite syro-malankar. »

    Ref.  : le rite syro-malabar aussi

  • Prier pour les grands-parents

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    « Prière pour les grands-parents » de Benoît XVI

    Voici une Prière pour les grands-parents « Seigneur Jésus, aide les familles et la société à apprécier la présence et le rôle des grands-parents » du Pape Benoît XVI en 2006.

    La Prière de Benoît XVI « Seigneur Jésus, aide les familles et la société à apprécier la présence et le rôle des grands-parents » : 

    « Seigneur Jésus, Tu es né de la Vierge Marie, fille des Saints Joachim et Anne. Regarde les grands-parents du monde entier. Protège-les !

    Ils sont une source d'enrichissement pour les familles, pour l’Eglise et pour toute la société. Soutiens-les !

    Tandis qu’ils vieillissent, puissent-ils continuer à être pour leurs familles de solides piliers de la Foi évangélique, des gardiens des nobles idéaux familiaux, des trésors vivants de profondes traditions religieuses.

    Fais d'eux des maîtres de sagesse et de courage, afin qu’ils puissent transmettre aux générations futures les fruits de leur mûre expérience humaine et spirituelle.

    Seigneur Jésus, aide les familles et la société à apprécier la présence et le rôle des grands-parents. Qu’ils ne soient jamais ignorés ou exclus mais rencontrent toujours respect et amour.

    Aide-les à vivre sereinement et à se sentir accueillis durant toutes les années de vie que Tu leur accordes.

    Marie, Mère de tous les vivants, garde les grands-parents constamment sous Ta garde, accompagne-les dans leur pèlerinage terrestre, et par Ta prière, accorde à toutes les familles d’être un jour réunies dans la Demeure du Ciel, où Tu attends toute l’humanité pour la grande étreinte de la Vie sans fin.

    Amen. » 

    Benoît XVI

  • « L’Église ne peut se payer le luxe d’une guerre civile liturgique »

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    Tribune de Jean Bernard, collaborateur au mensuel « La Nef », publiée dans le quotidien « La Croix » : Le pape François a formulé, avec sa lettre Desiderio desideravi, « une réflexion profonde » sur la beauté de l’Évangile. Mais, selon Jean Bernard, cette lettre n’est peut-être pas de nature à apaiser les tensions réactivées par le pape autour de la liturgie (20.07.2022) :

    Avec sa lettre Desiderio desideravi, le pape François vient d’adresser à l’Église entière, le jour de la fête des saints Pierre et Paul, une réflexion profonde sur la « beauté incomparable de la liturgie ». Pour le Saint-Père, l’enjeu de notre époque est de « retrouver la capacité de vivre pleinement l’acte liturgique », tâche qui n’est pas aisée pour l’homme moderne tant celui-ci a perdu « la capacité de s’engager dans l’action symbolique qui est une caractéristique essentielle de l’acte liturgique ».

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    Le pape nous décrit ainsi, en des pages denses, ce que la liturgie doit être mais également ce qu’elle ne doit pas être, à savoir, d’un côté, un « esthétisme rituel qui ne prend plaisir qu’à soigner la formalité extérieure d’un rite ou se satisfait d’une scrupuleuse observation des rubriques », et, de l’autre, la « banalité débraillée », la « superficialité ignorante » et le « fonctionnalisme pratique exaspérant ». Pour échapper à ces deux travers, François souligne l’importance de la formation liturgique.

    Un contexte de tensions liturgiques

    Mais il n’aura toutefois échappé à personne que, si la lettre Desiderio desideravi invite à une réflexion et à une action à long terme, elle ne peut être détachée du contexte dans lequel elle a été écrite, à savoir la reprise des tensions liturgiques après la publication du motu proprio Traditionis custodes. D’ailleurs, dans sa lettre, le pape François fait explicitement référence à ce dernier texte, notamment pour rappeler que le missel de Paul VI est « l’unique expression de la lex orandi du rite romain » et qu’il convenait que l’unité dans la prière « soit rétablie dans toute l’Église de rite romain ».

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    Reste qu’il n’est pas certain que Desiderio desideravi soit de nature à apaiser les tensions, et ce pour deux raisons. La première est que cette lettre ne fera pas, ou peu, revenir les fidèles attachés à la forme traditionnelle vers le nouveau Missel, ce d’autant que beaucoup d’entre eux, venant à l’origine de paroisses où ce missel est célébré, ne sont pas disposés à y retourner. À cet égard, il convient de ne pas se méprendre sur les motifs d’une telle attitude : ceux-ci sont à rechercher non pas dans une hostilité de principe à Vatican II (sauf pour la Fraternité Saint-Pie-X) mais dans la conviction – fondée ou non – que la réforme liturgique n’a pas rempli toutes ses promesses et surtout qu’une autre réforme liturgique inspirée des principes du Concile aurait été possible, davantage respectueuse du développement organique de la liturgie.

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