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Doctrine - Page 110

  • Le degré zéro de la transmission de la foi

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    Le néo-christianisme, degré zéro de la transmission de la foi

    L’aspect le plus ravageur de la crise de société des années soixante (Concile, Mai 68) a été l’interruption, ou en tout cas la réduction drastique de la transmission, en premier lieu dans le catholicisme. Une partie des jeunes catholiques ont cessé de l’être, puis une partie des enfants de ceux qui étaient restés catholiques (avec un bagage catéchétique dérisoire) sont demeurés sur le bord du chemin, et ainsi de suite, la succession des générations amplifiant le double phénomène de désertion et, pour ceux qui demeuraient dans l’Église, d’analphabétisme religieux. Un évêque qui fut auxiliaire de Rome nous racontait sa surprise de découvrir qu’un certain nombre d’enfants d’écoles catholiques de son secteur, dirigées par des religieuses, ne savaient ni les prières élémentaires, ni… faire le signe de croix. 

    Nous parlions dans notre livraison 25 de janvier 2021, du reflet théorisé de cette situation par des théologies ultra-libérales, qui sont autant de versions du néo-catholicisme contemporain[1]. Nous remarquions qu’elles ne se satisfont pas des réformes que poursuit la tendance conciliaire la plus progressiste : « Ce n’est plus le temps des réformes, mais d’une rupture radicale », déclarait le P. José Maria Virgil[2].

    Un dominicain belge, Dominique Collin, né en 1975, animateur de l’aumônerie des étudiants de Liège, doctorant et chercheur au Centre Sèvres, à Paris, très représentatif de ces théologies de la limite, développe le même thème : « Certes, on peut toujours modifier telle ou telle structure ecclésiastique, remédier à tel ou tel abus, réviser telle ou telle disposition canonique, restructurer la curie romaine : toutes ces « réformes », bien qu’elles paraissent à certains moments nécessaires, restent accessoires par rapport à la signification ultime du christianisme. Je pose la question : une réforme peut-elle aller au-delà d’un simple ravalement [3]»

    L’avantage des penseurs catholiques de l’excès est qu’ils éclairent en les poussant au maximum les idéologies qui les ont précédés, en l’espèce toutes celles qui ont été libérées par le bouillonnement du concile Vatican II.

    De la tradition, faisons table rase

    Le projet de faire la table rase de la tradition, commun à tous les progressismes avancés, ne peut jamais être appliqué totalement, car il réduirait le message religieux qu’il délivre, lequel est par la force des choses d’essence traditionnelle, à l’insignifiance. Réduction à l’insignifiance vers laquelle il tend, malgré toutes les demi-mesures, comme on le voit dans la réforme liturgique de Vatican II.

    La pensée du P. Collin, exposée dans ses nombreuses conférences et deux livres récents, Le christianisme n’existe pas encore[4]et L’Évangile inouï[5]s’inspire spécialement de la critique de Kierkegaard contre l’Église luthérienne établie du Danemark. Kierkegaard voulait en finir avec le « mensonge » que représentait la prédication du christianisme par cette Église, au point que, selon lui, la mission des prêtres ne consistait plus qu’à empêcher le christianisme d’exister.

    Dans la même veine, moins violent que Kierkegaard dans le ton, mais plus anarchiste dans le fond, Dominique Collin explique que le christianisme historique et culturel, le christianisme « d’appartenance », continue certes de proclamer l’Évangile, mais en oubliant de le proclamer comme Évangile – euangélion, bonne nouvelle – au point qu’on serait en droit de remplacer le préfixe euphorique eû, bien, bon, par le préfixe dys, mauvais, difficile. Le christianisme d’appartenance prêcherait un « dyslangile », inintéressant pour notre époque.

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  • Il y a 40 ans, sur la Place Saint-Pierre...

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    Communiqué de la Fondation Jean-Paul II-Cercle de Belgique

    Karol e quel mistero di Fatima - La Nuova Bussola Quotidiana

    Le 13 mai prochain des célébrations d'action de grâce à la Vierge de Fatima auront lieu dans de nombreux pays, y compris en Belgique, pour La remercier d’avoir sauvé la vie du pape Jean-Paul II lors de l'attentat de la place Saint-Pierre, dont le 40e anniversaire tombe cette année.

    « La Fondation Jean-Paul II-Cercle de Belgique » désire se joindre à cette commémoration et vous invite à vous plonger dans cette petite collection consacrée à l’enseignement de ce grand pape.

    La Fondation Jean-Paul II, association souhaitée par ce pape hors norme, a été instituée par décret pontifical du 16 octobre 1981 en tant qu’institution religieuse, caritative et sans but lucratif. Son siège est au Vatican.  Elle est implantée dans 18 pays du monde. (cfr. site : fjp2.com

    Les objectifs de la Fondation sont doubles :

    D’une part créer des bourses qui permettraient à des jeunes venus d’Europe du Centre et de l’Est, ainsi que d’Asie, de suivre des études à l’université de Lublin (KUL).

    Et d’autre part, la promotion de l’enseignement de Jean-Paul II. Aujourd’hui plus encore qu’hier, notre société se trouve dans une phase critique de son histoire, menacée dans ses fondements mêmes en tant que civilisation judéo-chrétienne

    Le souci de la culture et du développement intégral de la personne est l’une des idées directrices de l’enseignement de Jean-Paul II. La Fondation y porte un grand intérêt et participe à la diffusion de son enseignement. 

    La Fondation en Belgique a lancé une collection de livrets développant de manière claire et accessible la pensée et l’enseignement de Jean-Paul II. L’idée est de permettre à chacun, surtout aux jeunes, de saisir le sens et l’actualité du message de Jean-Paul II. Quatorze experts de l’enseignement de ce grand pape ont déjà accepté de participer à l’aventure et deux livrets, l’un écrit par le Cardinal Robert Sarah « Jean-Paul II, Visionnaire et Prophète des temps modernes » et le second par le Cardinal Philippe Barbarin « Jean-Paul II, Pierre au Tournant du Nouveau Millénaire ». Ces deux livres sont sortis l’année 2020, année du 100e anniversaire de la naissance de Jean-Paul II.

    Deux autres livrets sont sortis en ce beau mois de mai et sont en vente dans toutes les librairies notamment à l’UOPC.

    « Jean-Paul II, Défenseur de la Vérité » par Monseigneur André Léonard. « Jean-Paul II, Pierre au Tournant du Nouveau Millénaire » Veritatis Splendor , ou « la Splendeur de la Vérité » est certainement la plus célèbre et la plus exigeante de toutes les encycliques  publiées par Jean-Paul II.

    Mgr André Léonard a fait dans ce livre un travail didactique et pastoral remarquable. Il explique pas à pas l’encyclique de manière concrète et vivante avec humour parfois et toujours beaucoup de simplicité et de bienveillance.

    « Jean-Paul II, le Pape des Juifs » par Samuel Goblet.  D’une rive du Tibre a l’autre… Le dimanche 13 avril 1986, le pape Jean-Paul II s’apprête à gravir les marches de la synagogue de Rome. Il vient sans doute de franchir le kilomètre le plus long de l’histoire… Celui qui sépare la basilique vaticane de la synagogue, qui se situe de l’autre cote du Tibre. Un voyage de deux mille ans à travers une histoire pavée de malentendus, d’humiliations, de persécutions. Ce passage symbolique du fleuve deviendra après lui une tradition.

  • Le 10 mai en Allemagne : la consommation du schisme ?

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    Du National Catholic Register :

    Des catholiques allemands défient le Vatican en organisant des cérémonies de bénédiction pour les couples de même sexe

    Une journée de protestation a été organisée le 10 mai en réponse à la récente déclaration du Vatican selon laquelle l'Église ne peut pas bénir les unions entre personnes de même sexe.

    A service as part of a day of action in defiance of the Vatican’s ruling on same-sex blessings takes part in the youth church in Würzburg, Germany, on May 10.

    Un service dans le cadre d'une journée d'action en défi à la décision du Vatican sur les bénédictions pour les couples de même sexe se déroule dans l'église des jeunes à Würzburg, en Allemagne, le 10 mai. (photo : Gehrig / CNA Deutsch via CNA)

    10 mai 2021

    Des prêtres et des agents pastoraux en Allemagne ont défié le Vatican lundi en menant des cérémonies de bénédiction auxquelles assistaient des couples de même sexe.

    Les cérémonies, connues sous le nom de "Segnungsgottesdienste für Liebende", ou "services de bénédiction pour les amoureux", ont été promues à l'aide du hashtag "#liebegewinnt" ("l'amour gagne"). Les organisateurs ont déclaré que les services étaient ouverts à tous les couples, y compris - et en particulier - ceux du même sexe.

    CNA Deutsch, le partenaire d'information en langue allemande de CNA, a indiqué que des cérémonies ont eu lieu dans environ 80 villes d'Allemagne ainsi qu'à Zurich, la plus grande ville de Suisse.

    Mais elle a précisé qu'il était difficile de calculer le nombre exact des services de bénédiction.

    Dans la ville bavaroise de Würzburg - mais aussi dans d'autres endroits, comme Aix-la-Chapelle, Berlin, Francfort, Mayence et Cologne - plusieurs services ont eu lieu en même temps.

    Près de 130 participants se sont réunis dans l'église des Augustins, non loin de la cathédrale de Würzburg, tandis que près de 40 personnes ont assisté au même moment à une cérémonie dans l'église des jeunes.

    Des observateurs à Cologne, Munich et Würzburg ont rapporté à CNA Deutsch que dans de nombreux endroits, un "nombre modeste" a pris part à la campagne.

    Un participant de Cologne a rapporté qu'un total de six couples ont été bénis dans la chapelle de la communauté universitaire catholique locale, et qu'un total de 23 personnes étaient présentes.

    Dans de nombreux endroits, une bénédiction générale a été donnée à la fin du service, qui incluait toutefois explicitement les couples homosexuels et leurs relations. Parfois, des bénédictions individuelles ont été offertes après la cérémonie.

    Selon les organisateurs d'un service à la Liebfrauenkirche de Francfort, "à la fin de la messe [...] des frères capucins étaient à la disposition de tous les couples pour des bénédictions personnelles." L'église, dédiée à Marie, appartient au diocèse de Limburg, dirigé par l'évêque Georg Bätzing, président de la conférence épiscopale allemande.

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  • Allemagne : le jour du schisme ?

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    C'est aujourd'hui que des bénédictions d'unions homosexuelles doivent avoir lieu dans divers diocèses allemands, au mépris de l'interdiction romaine. Sera-ce donc un schisme déclaré ? Stefano Fontana sur La Nuova Bussola Quotidiana (traduction de Benoît et moi) faisait la lumière sur cette question, il y a quelques jours :

    L’Allemagne vers le schisme de velours. Avec le Pape en spectateur

    7 mai 2021

    À l’approche du 10 mai, la tension monte autour du schisme allemand redouté et les appels à Rome pour qu’elle intervienne et freine la dérive schismatique se multiplient. Mais la notion de schisme aujourd’hui n’est pas claire dans la réalité en raison du rôle du Pape, de la compétence doctrinale des Conférences épiscopales et de la situation de crypto-schisme généralisé. Le sentiment est que rien ne se passera, mais que les malentendus continueront et que des pratiques schismatiques seront mises en œuvre. Un crime sans coupables.

    À l’approche du 10 mai, la tension monte autour du schisme allemand redouté, et les appels à Rome pour intervenir et freiner la dérive schismatique se multiplient. On en appelle au Catéchisme et au Code de droit canonique selon lesquels un schisme se produit lorsqu’une Église particulière n’est plus en communion avec le Pape. La notion de schisme est en soi très claire sur le papier, mais l’est-elle encore dans la réalité aujourd’hui ? La réponse est non : ce qu’est un schisme et quand une Église particulière y tombe est une question plutôt nébuleuse. Quelques observations sur ce brouillard nous aideront peut-être à comprendre comment la question allemande se terminera après le 10 mai.

    On peut commencer par l’aspect le moins contraignant mais pas moins important. Selon des informations plutôt fiables rapportées par diverses sources, François n’a pas vraiment apprécié la publication du Responsum de la Congrégation pour la doctrine de la foi qui rejetait la bénédiction à l’église des couples homosexuels. Bien sûr, il peut s’agir de rumeurs incontrôlées, mais la faiblesse de la phrase finale concernant l’approbation du Pape – « le Saint Père a été informé et a donné son consentement » – va également dans ce sens. Il a dû y avoir une certaine tension dans les palais du Vatican, puis une phrase d’approbation du pape ayant peu de valeur d’autorité a été choisie. De plus, si l’on part du principe de cohérence, même dans un pontificat souvent contradictoire avec lui-même, la position exprimée à plusieurs reprises par François sur le problème de l’homosexualité conduirait davantage à la bénédiction des couples à l’église qu’à son interdiction.

    Il y a ensuite la question de la compétence doctrinale des Conférences épiscopales. Nous savons que Ratzinger niait cette compétence. Déjà dans la première interview avec Vittorio Messori en 1984, il avait clairement déclaré que les Conférences n’ont qu’une fonction d’organisation et n’ont aucune signification théologique. Alors que François a affirmé dans pas moins de deux documents faisant autorité, et non dans des interviews banales, qu’il faut aller vers une compétence doctrinale des conférences épiscopales. Pour mémoire, les deux documents en question sont les exhortations Evangelii Gaudium et Amoris laetitia.

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  • Bénédictions et désobéissance à Rome : quelles conséquences ?

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    De kath.net/news :

    Désobéissance à Rome : quelles sont les conséquences ?

    3 mai 2021

    Les appels dissimulés ou ouverts à la désobéissance contre l'interdiction romaine des bénédictions soulèvent la question de savoir si un tel comportement contre l'unité de l'Eglise reste sans conséquences. Entretien de kath.net avec le Dr. Gero Weishaupt, juriste canonique. Par Michael Koder

    Cologne (kath.net/mk) Les réactions rebelles des évêques et autres responsables ecclésiastiques des pays germanophones au responsum (la décision) de la Congrégation pour la doctrine de la foi contre la bénédiction des partenariats homosexuels soulèvent de nombreuses questions : que peut-il arriver à un évêque qui appelle publiquement à la désobéissance contre Rome ou qui la tolère ? Un croyant qui ne se sent pas représenté par son propre évêque sur cette question peut-il faire appel directement à Rome ? Le Dr Gero Weishaupt, avocat canonique et juge diocésain de Cologne, a répondu à ces questions et à d'autres dans une interview accordée à kath.net :

    kath.net : Dr Weishaupt, que peut-il arriver, en vertu du droit canonique, à un évêque qui, contrairement au responsum, procède lui-même à des bénédictions de couples de même sexe, les appelle ou les encourage expressément dans son diocèse, ou tolère délibérément de telles bénédictions ?

    Dr. Gero Weishaupt : Si un évêque, en dépit du responsum de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dont le pape François a ordonné la publication et a ainsi exprimé qu'il l'avait fait sien, permet que des bénédictions aient lieu dans son diocèse, les encourage ou même tolère de telles bénédictions, alors il s'agit clairement d'un acte de désobéissance de la part de l'évêque envers le pape, dont l'autorité curiale en matière de foi et de morale a agi en son nom. La désobéissance concerne donc directement le Pape, et indirectement la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

    Par cette désobéissance, l'évêque rompt le serment de fidélité qu'il a prêté lors de sa prise de fonction.  Outre la promesse de fidélité au Pape, l'évêque promet de protéger l'unité de l'Église universelle et de s'efforcer de toutes ses forces "de conserver pur et inchangé le dépôt de la foi transmis par les Apôtres". Il est donc "tenu de promouvoir l'ordre commun de toute l'Église, et donc d'insister sur l'observation de toutes les lois de l'Église".

    La désobéissance qui découle du refus de mettre en œuvre le responsum papal perturbe donc l'unité avec le pape. C'est un acte schismatique, qui repose certes sur une hérésie, dans la mesure où la bénédiction des relations homosexuelles exprime au moins l'idée qu'il peut y avoir des relations autres que le mariage entre un homme et une femme qui sont ordonnées à la communion sexuelle. C'est en contradiction flagrante avec la vérité révélée sur le mariage (Gn 1, 26-27 : "Dieu créa l'homme à son image ; il le créa à l'image de Dieu. Il les créa mâle et femelle") et à la nature essentielle de l'homme, dont la raison humaine tire la loi morale naturelle.  

    De plus, la bénédiction des couples homosexuels est un abus de la bénédiction qui est un sacramental. La bénédiction est une violation de l'ordre liturgique. Puisque, selon l'ordre actuel de l'Église, seul le Siège apostolique peut instituer de nouveaux sacramentaux, abolir les sacramentaux existants ou les modifier, une célébration de bénédiction pour les partenariats homosexuels serait, à proprement parler, une simulation d'un sacramental (inexistant), c'est-à-dire une fausse bénédiction.

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  • Unions homosexuelles : l'abbé Cossement s'exprime sur les médias catholiques suisses

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    De l'abbé Christophe Cossement sur son blog :

    Les médias catholiques suisses m’ont fait l’honneur de m’interviewer sur la question des unions homosexuelles. Cela a été l’occasion de dire un peu autrement mes convictions, que je mets à l’école de l’Église pour ne pas être le jouet des modes d’un moment ou des surdités de notre culture. Merci à Maurice Page pour le bel entretien. C’est par ici.

  • Agitation LGBT dans les milieux cléricaux: ce qui est excessif est insignifiant

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    Selon le quotidien français « La Croix » de ce 2 mai 2021, « lors d’une conférence en ligne organisée par le média britannique The Tablet, Mgr Johan Bonny, évêque d’Anvers (Belgique) a assuré, mercredi 28 avril, que, dans son diocèse, 700 personnes – majoritairement des jeunes – avaient quitté, durant les deux dernières semaines de mars, l’Église. Selon lui, cette vague de départs s’inscrit dans le sillage de la publication, lundi 15 mars, de la note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, réaffirmant l’interdiction de bénir les unions de couples homosexuels.

    → ANALYSE. Des évêques fustigent l’interdiction des bénédictions de couples homosexuels

    Dans de nombreux pays, ce rappel du Vatican avait suscité colère et lassitude, au sein des mouvements engagés dans l’accompagnement des personnes homosexuelles catholiques. Dans son intervention, Mgr Bonny a évoqué la réaction « dramatique » de « personnes principalement hétérosexuelles », ayant exprimé leur désaccord frontal avec ce document. Il a indiqué que près de 2 000 personnes avaient par ailleurs demandé l’annulation de leur inscription au baptême dans les registres des diocèses flamands de Belgique, pays pourtant traditionnellement très catholique.

    « Responsabilité devant Dieu »

    Déplorant l’absence de consultation des évêques et du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie avant la publication de cette note, Mgr Bonny a également critiqué sa « faiblesse théologique » et son incapacité à refléter les développements contemporains en matière de théologie biblique, de théologie sacramentelle et de théologie morale. « C’est comme si elle avait été écrite à l’époque de Pie XII », a regretté le responsable religieux, connu pour ses prises de position franches en faveur des minorités sexuelles.

    → ENTRETIEN. Homosexualité : « Un travail théologique urgent mais qui prend du temps »

    Estimant que la Congrégation pour la doctrine de la foi doit être « au sommet de l’érudition biblique et théologique, et non derrière un niveau de qualité ordinaire », il a également regretté que le document ne tienne pas compte de ce que les sciences humaines disent aujourd’hui de la sexualité dans la société civile, alors que de nombreux pays ont légalisé le mariage ou le partenariat civil pour les couples de même sexe.

    « Marcher ensemble »

    « Ce n’est pas du tout en phase avec Amoris laetitia », a-t-il encore martelé, avant d’insister sur l’accent mis, par l’exhortation apostolique post-synodale publiée en 2016, sur la recherche de nouveaux éléments positifs. « Ce que nous proposons ici n’est pas d’étendre le mariage sacramentel », poursuivait-il, « il y a différentes façons de s’aimer, de prendre soin les uns des autres et d’assumer sa responsabilité dans l’Église et dans la société ».

    « Mais il y a tellement de possibilités qui viennent des Écritures et de la tradition de l’Église, pour marcher ensemble avec les gens, pour les porter devant Dieu et demander la bénédiction de Dieu sur eux », prônait-il enfin. Ces dernières semaines, de nombreux autres évêques du monde entier avaient eux aussi dénoncé un texte « blessant » et « maladroit ». Une contestation frontale de la ligne du Vatican, loin d’être courante dans leurs rangs. ».

    A noter que le président de la conférence épiscopale allemande, le très synodal Mgr Georg Bätzing, vient de rappeler, sur un ton paisible, que, vivant en couple ou non, les personnes à orientation homosexuelle « ont le droit d’être pastoralement accompagnés dans chaque situation spécifique sur leur chemin à travers la vie ». L’Eglise, mater et magistra, dit-elle autre chose? Et il ajoute ceci qui mérite l’attention de "La Croix" et "The Tablet" comme celle de l’évêque Bonny d’Anvers et autres agités du monde post-moderne:  «  Dans ce contexte, je ne considère pas les campagnes publiques comme un signe utile et une voie supplémentaire ». (Source : https://www.kath.net/news/75044)

    À bon entendeur…

  • "J'élève mon enfant avec le Christ" : un guide de l'éducation chrétienne

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    De Transmettre :

    J'élève mon enfant avec le Christ

    J'élève mon enfant avec le Christ

    Guide de l'éducation chrétienne

    Comment faire grandir ses enfants dans une vision catholique? Voici le premier guide qui propose non seulement des éléments d'analyse sur les fondamentaux de l'éducation chrétienne et les étapes de la croissance psychologique et spirituelle, mais aussi des conseils pratiques sur la formation religieuse, la prière en famille et la liturgie de l 'Église, ainsi que des questions / réponses complètes sur les sacrements.

    Facile à consulter et à lire, ce livre de référence est riche de nombreux encadrés, conseils de lecture, précisions de vocabulaire qui en font un outil accessible à tous.

    Un cadeau idéal de naissance ou de baptême !

    Vu dans la presse:

    "Un outil pratique, vraiment bien fait, à recommander" (La Nef).

    "Un guide complet qui traite de la question de l’éducation dans toutes ses dimensions (psy et spi)" (Famille chrétienne)

    "Croisant réflexions théologiques et psychologiques, assorties de conseils de lecture et de nombreux encadrés, c’est un précieux outil pédagogique" (France catholique)

    "Nous espérons que J’élève mon enfant avec le Christ deviendra une référence incontournable des familles" (Liberté politique)

    Pour feuilleter des extraits et commander

    Sommaire

    • Les fondamentaux de l’éducation chrétienne
    • Les étapes de la croissance psychologique et spirituelle
    • Transmettre la foi
    • La prière et la liturgie
    • Les sacrements en questions
    • Les grandes questions
    • Index

    www.transmettre.fr

    270 pages, 29 €,

  • Affaires de mariage (annulation, dissolution) : pas de conflit entre la pastorale et la loi de l'Eglise

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    De Hannah Brockhaus sur Catholic News Agency :

    Cardinal Ladaria : La pastorale et la loi de l'Eglise ne sont pas en conflit dans les affaires de mariage

    28 avr. 2021

    Le préfet du bureau doctrinal du Vatican a souligné mardi que dans les cas d'annulation ou de dissolution du mariage, le droit procédural de l'Église et la pastorale des personnes ne sont pas en conflit.

    Le Cardinal Luis Ladaria, S.J., s'est exprimé lors de la session d'ouverture d'une journée d'étude organisée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) et l'Université Pontificale du Latran. La journée d'étude du 27 avril était consacrée à l'instruction Potestas ecclesiae de 2001, qui régit le processus de l'Église catholique pour la dissolution d'un mariage antérieur non sacramentel "in favorem fidei" (en faveur de la foi).

    Selon Ladaria, dans les cas de dissolution et d'annulation dans l'Église, "l'importance de l'inclusion de toutes les réalités du mariage dans un cadre pastoral" est déjà contenue dans le Code de droit canonique de 1983. Le théologien a cité le canon 1063, le qualifiant de "probablement l'un des plus beaux des canons sur le mariage dans le code de droit canonique". Le canon 1063 dit que "les pasteurs d'âmes sont tenus de veiller à ce que leur communauté ecclésiastique offre aux fidèles chrétiens l'assistance par laquelle l'état matrimonial est conservé dans un esprit chrétien et progresse dans la perfection." Le canon décrit ensuite les moyens concrets par lesquels un pasteur doit fournir cette assistance à sa communauté.

    M. Ladaria a déclaré que le soin pastoral dans le domaine du mariage est une obligation non seulement pour les pasteurs, mais aussi pour l'ensemble de la communauté chrétienne. Il a rejeté l'idée selon laquelle le processus juridique d'annulation du mariage ou d'octroi d'une dissolution du lien naturel du mariage est en dichotomie avec le soin spirituel des âmes. "La position des cas de mariage dans le contexte de l'environnement pastoral a été indiquée par le pape François lui-même, précisément dans ses lettres apostoliques sous la forme du motu proprio Mitis Iudex Dominus Iesus et Mitis et Misericors Iesus", a-t-il déclaré.

    "Le Pontife romain nous invite -- en fait, il exprime l'obligation des autorités ecclésiales compétentes -- à surmonter la tentation de créer un fossé entre la sphère pastorale et la sphère juridique", a souligné Ladaria. Selon le cardinal, dans son exhortation apostolique Amoris laetitia de 2016, le pape François a à la fois approfondi l'aspect de l'accompagnement pastoral déjà contenu dans la loi et attiré l'attention sur les crises matrimoniales nécessitant une attention pastorale, pour lesquelles le résultat souhaité est toujours la préservation de l'union si possible.

    Les normes de 2001 de Potestas ecclesiae disent que "les mariages entre non-catholiques, dont au moins un n'est pas baptisé, peuvent, sous certaines conditions, être dissous par l'évêque de Rome en faveur de la foi et pour le salut des âmes". Cette dissolution et le processus qu'elle implique, a déclaré le cardinal Ladaria, représentent "une simple grâce". "C'est la dissolution d'un mariage naturel et valide, confiée au souverain pontife dans son rôle de pasteur suprême de l'Église catholique." La dissolution d'un mariage "in favorem fidei" peut être approuvée au cas par cas et uniquement par le pape. En ce sens, elle diffère de ce que l'on appelle le "privilège paulinien", lorsque l'Église reconnaît la dissolution automatique d'un mariage naturel entre deux personnes non baptisées. La faveur unique de l'octroi de la dissolution pour cette raison diffère également de l'annulation d'un mariage, qui déclare qu'un mariage valide n'a pas eu lieu en premier lieu.

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  • Pour le cardinal Pell, le devoir des évêques allemands est de faire respecter les enseignements de l'Écriture Sainte et de l'Eglise

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    De Courtney Mares sur Catholic News Agency :

    Cardinal Pell : "Le devoir des évêques allemands est de faire respecter les enseignements de l'Écriture Sainte".

    28 avr. 2021

    Le cardinal George Pell a déclaré dans une interview que la situation de l'Église en Allemagne semble "inquiétante", soulignant que les évêques allemands doivent remplir leur devoir de faire respecter les enseignements de l'Écriture.

    "Je pense qu'il y a un pourcentage de l'Église allemande qui semble se diriger résolument dans la mauvaise direction", a déclaré Pell dans une interview avec Colm Flynn diffusée sur EWTN le 27 avril.

    "Par cela, je veux dire qu'il est tout à fait clair qu'un christianisme libéralisé, qu'il s'agisse d'un catholicisme ou d'un protestantisme libéralisé, en une génération environ, se fond dans l'agnosticisme. ... Si vous adoptez les politiques du monde et que vous vous contentez de les suivre pour qu'elles soient approuvées, cela n'intéressera personne."

    Les commentaires de Pell interviennent alors que les membres de l'Église en Allemagne prévoient le 10 mai d'organiser une journée de bénédictions pour les partenaires de même sexe, malgré la déclaration de la Congrégation du Vatican pour la doctrine de la foi selon laquelle l'Église n'a pas le pouvoir de bénir les unions homosexuelles.

    Un nombre record de catholiques ont quitté l'Église en Allemagne ces dernières années, avec 272 771 personnes qui ont officiellement quitté l'Église en 2019.

    M. Pell a déclaré : "Le devoir des évêques allemands est de faire respecter les enseignements des Écritures, de faire respecter les enseignements de l'Église. Nous sommes soumis à ces enseignements. Ils n'ont pas le pouvoir de les changer - aucun d'entre nous ne le peut".

    "Ce qui est important, c'est ce qui est dans la Parole de Dieu, ce qui est dans la tradition apostolique. Et je ne pense pas que, lorsque la situation se dégrade, ils vont -- et je croise mes métaphores -- franchir le Rubicon."

    Le cardinal a suivi la situation de l'Église en Allemagne à travers des articles de presse pendant son emprisonnement en Australie, ce qu'il note dans son dernier livre, "Prison Journal, Volume 2 : The State Court Rejects the Appeal", publié par Ignatius Press.

    Pendant ses 404 jours d'emprisonnement avant d'être finalement acquitté, Pell a déclaré qu'il avait tenu ce journal comme un "document historique d'une époque étrange."

    Le cardinal a été emprisonné en 2019, l'année où les évêques allemands ont lancé leur controversée "Voie synodale".

    La "Voie synodale" est un processus réunissant des laïcs et des évêques allemands pour discuter de quatre sujets majeurs : la façon dont le pouvoir est exercé dans l'Église, la moralité sexuelle, le sacerdoce et le rôle des femmes.

    Lorsque les évêques ont lancé l'initiative, ils ont d'abord déclaré que les délibérations seraient "contraignantes" pour l'Église allemande, ce qui a provoqué une intervention du Vatican.

    Pell a déclaré : "La question vraiment importante pour l'Église est la suivante : Est-ce que nous enseignons publiquement ce que le Christ a enseigné ? Maintenant, certains de ces enseignements sont assez impopulaires : le pardon, les personnes sans droits comme les enfants à naître, les personnes au bas de l'échelle, comme les prisonniers, et ensuite on peut passer à des domaines plus controversés comme la famille et le mariage."

    Le cardinal a ajouté que tous les dirigeants de l'Église doivent décider s'ils doivent ou non s'exprimer sur les enseignements de l'Église à des moments où ce message peut être impopulaire.

    "Vous avez toutes sortes de voix qui essaient de nous évincer de la place publique et de dire que nous ne devrions pas faire ceci et cela. Eh bien, l'une des choses que je dis maintenant et à tous mes successeurs est la suivante : Nous devons simplement continuer à parler", a-t-il déclaré.

    "Et notre société sera profondément diminuée dans la mesure où elle s'éloigne radicalement des enseignements chrétiens sur l'amour, le service et le pardon."

    "Et nous pouvons déjà le voir dans la société dans les changements qui ont lieu. Nous nous concentrons souvent sur les pertes que subit l'Église en raison du déclin des pratiques et du départ des croyants. C'est certainement vrai, mais cela a de grandes conséquences pour la société en général, surtout lorsqu'une majorité de la population avait été chrétienne."

  • La confession : une mise au point qui clarifie

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    la confession 061ce80b7ec4c9680cab8a2c568f84bd.jpgDans cet épisode de la Foi prise au mot (KTO), Régis Burnet se penche sur le sacrement de la confession.

    Quand a-t-il été institué ? Pourquoi l’Eglise recommande-t-elle son « usage » avant les grandes fêtes ? Est-il vraiment nécessaire à toute vie chrétienne ? Comment s’est-il pratiqué dans l’histoire ? Le sacrement du pardon est le premier reflet de l’amour et de la miséricorde de Dieu, preuve de sa patience et de sa bonté infinie pour son peuple.

      JPSC

  • Benoît XVI : futur docteur de l'Eglise ?

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    De Kath.net/news (Lothar Rilinger) :

    Le cardinal Müller : "Je considère Benoît XVI comme un docteur de l'Église du futur"

    16 avril 2021

    Müller à l'occasion du 94e anniversaire de Joseph Ratzinger : "A 20 ans, son livre 'Introduction au christianisme' m'a ouvert la porte à la compréhension de la Révélation en tant que vérité historiquement présente de Dieu" Interview de Lothar Rilinger sur kath.net

    Vatican (kath.net) Le pape émérite Benoît XVI/Joseph Ratzinger fêtera son 94e anniversaire le 16 avril 2021. A l'occasion de cette journée mémorable, l'ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, évoque sa relation désormais amicale avec le Pape émérite dans une interview exclusive à KATH.NET.

    Nous avons suivi avec le cardinal Müller le chemin qu'il a parcouru avec Benoît XVI/Ratzinger, d'abord comme étudiant à distance, puis comme professeur de dogmatique et d'histoire du dogme, comme évêque de Ratisbonne et enfin comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, donc comme le plus proche collaborateur du pape, pour contribuer aujourd'hui, en tant qu'éditeur du recueil des écrits du jubilaire, à rendre cette œuvre considérable accessible au monde savant, mais pas seulement à celui-ci.

    Cette conversation est un hommage qui vise à exprimer la gratitude des deux interlocuteurs Müller et Rilinger pour avoir rencontré Benoît XVI à travers les écrits à distance, d'une part, et à travers les conversations personnelles avec le Cardinal, d'autre part, et avoir ainsi été influencés dans leur réflexion. Mais la conversation vise également à exprimer des félicitations à l'occasion de son anniversaire, ainsi que le souhait que le Seigneur continue à tenir sa main protectrice sur le pape émérite Benoît XVI.

    Professeur titulaire et professeur honoraire à Munich

    Lothar Rilinger : Quand avez-vous connu le professeur Ratzinger ?

    Cardinal Gerhard Müller : Je veux dire qu'en tant qu'étudiant, j'ai entendu les conférences du professeur Ratzinger sur le baptême à l'Académie catholique de Bavière à Munich. En raison de la surpopulation, tout a dû être transféré dans la rue. Le professeur Ratzinger était alors en 1969/70 la grande étoile dans le ciel théologique allemand.

    Rilinger : Avez-vous, avec lui, discuté publiquement ou publié un article avant d'être chargé de reprendre la rédaction des "Joseph Ratzinger Gesammelte Schriften" (JRGS), publiés par le Herder-Verlag de Fribourg/Brg.

    Card. Müller : L'édition de ses Collected Works a commencé en 2008 avec le 11ème volume des Collected Writings sur le thème de la "Théologie de la Liturgie". Le pape souhaitait que l'édition complète en 16 volumes commence par la liturgie, qui, par sa nature même, est le culte de Dieu et la communication du salut aux hommes. Avant cela, j'ai également discuté et présenté certains de ses écrits. Mais il faut garder à l'esprit qu'avec un écart d'âge de 20 ans en tant que professeur, je n'ai jamais été son collègue.

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