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Doctrine - Page 6

  • Le cardinal Zuppi est le nouveau président de la Conférence épiscopale italienne

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    Comme on pouvait s'y attendre, c'est un cardinal très "bergoglien" dont l'ascension fulgurante peut étonner qui a été désigné pour succéder au cardinal Bassetti à la présidence de la Conférence épiscopale italienne. Nous reproduisons cette présentation de l'archevêque de Bologne par Sandro Magister qui le voit très bien figurer parmi les "papabili" du prochain conclave :

    Matteo Zuppi

    Matteo Zuppi a lui aussi été élu au conseil post-synodale de 2018. Signe d’une carrure internationale déjà reconnue, malgré le fait qu’il ne soit archevêque de Bologne que depuis trois ans et qu’il n’était pas encore cardinal, ce à quoi François a remédié le 5 octobre 2018.

    Il doit depuis un certain temps sa notoriété et son prestige à un élément important de sa biographie. Pas tellement le fait qu’il soit le petit-neveu d’un cardinal, Carlo Confalonieri (1893-1986) qui a notamment été secrétaire du pape Pie XI, mais plutôt le fait qu’il soit le cofondateur de la Communauté de Sant’Egidio, indiscutablement le lobby catholique le plus puissant et le plus influent de ces dernières décennies au niveau mondial.

    En tant qu’assistant ecclésiastique général de la Communauté de Sant’Egidio et curé jusqu’en 2010 de la basilique romaine de Sainte-Marie-du-Trastevere, en plus d’être évêque auxiliaire de Rome depuis la même année, Mgr Zuppi s’est retrouvé au centre d’un réseau sans égal de personnes et d’événements à une échelle planétaire, aussi bien religieuse que géopolitique, allant des accords de paix au Mozambique des années 1990-92 aux rencontres interreligieuses d’Assise en passant par les « corridors humanitaires » pour les immigrés d’Afrique et d’Asie vers l’Europe.

    Avec une très grande habileté, la Communauté de Sant-Egidio a également parfaitement su s’adapter aux lignes de gouvernement de chacun des derniers pontificats, celui de Jean-Paul II, de Benoît XVI et de François. Mais c’est surtout avec ce dernier qu’elle a atteint son apogée, avec Vincenzo Paglia à la tête des instituts du Vatican pour la vie et la famille, avec Matteo Bruni à la tête de la salle de presse et surtout avec le cardinal Zuppi comme archevêque de Bologne et en passe de devenir le président de la Conférence épiscopale italienne.

    De là à son élection comme Pape – pas trop vite, dans quelques années – rien n’est certain mais ce serait sérieusement dans l’ordre des choses. Surtout avec un collège de cardinaux électeurs désordonné et indécis et donc facilement influençable par un lobby cette fois non pas composé de cardinaux – comme la légendaire « mafia » de Saint-Gall qui a favorisé l’élection du pape Bergoglio – mais un lobby autrement plus influent et déterminant qui a pour nom Communauté de Sant’Egidio.

    Un documentaire télévisé sur lui est déjà prêt, il s’intitule : « L’Évangile selon Matteo Z. ». En voici la bande-annonce, sur celui qui sera peut-être le prochain pape :

    > Zuppi, l’évêque des rues

    Lire également : http://www.belgicatho.be/archive/2020/09/23/apres-le-pape-francois-le-pape-egidio-6265276.html

    Mgr Zuppi est également perçu comme "gay friendly" : http://www.belgicatho.be/archive/2019/09/11/la-communaute-lgbt-se-rejouit-d-avoir-un-cardinal-6175293.html

    et http://www.belgicatho.be/archive/2020/05/25/quand-la-promotion-de-l-homosexualite-s-invite-dans-les-milieux-ecclesiasti.html

    Et, pour élargir votre recherche : http://www.belgicatho.be/apps/search?s=zuppi&search-submit-box-search-6500=OK

  • Un changement de l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité est-il à l'ordre du jour du Synode ?

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    De FSSPX.NEWS :

    Quel est le vrai but du synode sur la synodalité ?

    20 mai 2022

    La question se pose avec de plus en plus d’acuité devant ce qui au début a été présenté comme un dérapage, puis confirmé, et qui au fil des éléments accumulés apparaît comme un but plus ou moins avoué : l’intégration d’un changement de l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité, sans préjuger d’autres objectifs, bien évidemment.

    Petit à petit les indices s’accumulent qui, réunis, semblent bien constituer une preuve.

    Une organisation condamnée promue par le secrétariat du synode

    Ainsi, comme cela a été rapporté par FSSPX.Actualités, en décembre 2021 le Secrétariat du Synode des évêques, en charge de la préparation du synode sur la synodalité, avait établi un lien vers le site web de New Ways Ministry (NWM), une organisation qui fournit une assistance pastorale aux homosexuels, mais qui s’écarte de la doctrine de l’Eglise et dont les fondateurs ont été condamnés.

    Le lien avait d’abord été supprimé après constatation que le NWM a été désapprouvé et par le Saint-Siège et par les évêques américains. Mais, selon sa manière habituelle, le pape a loué les actions de cette organisation en écrivant personnellement à la directrice de NWM, Sœur Jeanine Gramick, qui a pourtant reçu l’interdiction permanente de tout travail impliquant les personnes homosexuelles.

    Devant ce fait, le secrétariat du synode a rétabli le lien.

    Le rapporteur du synode veut changer l’enseignement catholique

    Le 2 février 2022, le cardinal Jean-Claude Hollerich, rapporteur général du prochain synode sur la synodalité, a déclaré à l’agence allemande Katholische Nachrichten Agentur, que l’enseignement actuel de l’Eglise sur l’homosexualité était « erroné » et que le « fondement sociologique-scientifique » de cet enseignement qui la condamnait n’était plus correct.

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  • Destituer les évêques allemands ?

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    De FSSPX.news :

    Le cardinal Burke réclame la destitution des évêques allemands

    20 mai 2022

    Selon le cardinal Raymond Burke, le pape François doit démettre les évêques allemands de leur fonction s’ils ne se distancient pas des erreurs du Chemin synodal qu’ils ont initié en 2019 et qui ne cesse d’attaquer la doctrine catholique.

    Le cardinal Burke n’y va pas par quatre chemins. Devant la constatation qu’un certain nombre d’évêques se sont soit prononcés en faveur de changements dans la doctrine de l’Eglise – par exemple en ce qui concerne l’évaluation de l’homosexualité, le célibat des prêtres ou l’ordination des femmes – soit ne se sont pas opposés explicitement à de telles propositions dans le cadre du Chemin synodal, il demande au pape François de les démettre.

    Le Saint-Père « doit interpeller ces évêques et leur demander d’abjurer les hérésies et même les positions qui vont à l’encontre de la discipline de l’Eglise », a déclaré Burke dans un entretien publié le 11 mai par Catholic Action for Faith and Family. « Et s’ils n’abjurent pas leurs erreurs et ne se corrigent pas, alors il doit les démettre de leurs fonctions. C’est la situation dans laquelle nous sommes arrivés. »

    « Le pontife romain, successeur de Pierre, est par définition le principe de l’unité dans l’Eglise », a souligné le cardinal. « C’est à lui de corriger ces évêques. Et s’ils n’acceptent pas la correction fraternelle, s’ils n’acceptent pas sa correction hiérarchique en tant qu’évêque de l’église universelle, alors des mesures appropriées doivent être appliquées pour que les fidèles sachent que ces évêques ne les guident pas dans la foi catholique » a-t-il insisté.

    « Malheureusement, la confusion est provoquée et poussée par ceux qui sont appelés à être des enseignants de la foi et des bergers du troupeau avec clarté et courage », a encore constaté le cardinal Burke.

    Selon lui, les évêques qui ne défendent pas clairement la doctrine catholique « abandonnent le troupeau et ne se révèlent pas être des bergers, mais des mercenaires qui tentent d’adapter la doctrine de l’Eglise à la vision du monde, à une vision du monde séculière, une vision du monde sans Dieu ».

    Le cardinal Burke fait partie des signataires, désormais plus de 100, d’une lettre critique adressée à Mgr Georg Bätzing, président de la conférence épiscopale allemande. Dans cette lettre, des évêques et cardinaux du monde entier avaient averti que le Chemin synodal risquait de mener à une « impasse » et d’avoir des « effets destructeurs ».

    Mgr Bätzing a rejeté les critiques, ainsi que les préoccupations exprimées par les évêques de Scandinavie et de Pologne. Le « changement urgent » dans l’Eglise suite à la crise des abus inclut « également la nécessité de développer l’enseignement de l’Eglise », a-t-il déclaré en mai.

    Il faut comprendre par « développer l’enseignement de l’Eglise » un changement plus ou moins radical, une évolution contraire à la révélation et à l’enseignement de la Tradition pérenne, autrement dit un enseignement contraire à ce que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, nous a révélé.

    Est-ce que cette inquiétude de plus en plus pressante de nombreux évêques vis-à-vis du Chemin synodal aura un quelconque résultat du côté de Rome et du pape ? C’est malheureusement peu probable au vu de la direction que prend le synode sur la synodalité sur plusieurs des erreurs dénoncées du Chemin synodal.

  • "Club des Hommes en Noir" : le traditionalisme entre fidélité et résistance ?

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Le traditionalisme entre fidélité et résistance ?
    Une approche du Club des Hommes en Noir

    Les abbés Celier et Guelfucci avec Jean-Pierre Maugendre sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir pour aborder l'histoire des traditionalistes. À quand cette sensibilité remonte-t-elle ? Est-elle seulement une question de liturgie ? Les réactions épidermiques qu'elle suscite ne sont-elles pas dues à une méconnaissance ? Pourquoi les 60 dernières années ont-elles été si importantes ?

    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc.

     

  • USA : le courage d'un archevêque

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    De Luke Coppen sur Catholic News Agency :

    L'archevêque Cordileone interdit à Nancy Pelosi de communier tant qu'elle n'aura pas cessé de soutenir l'avortement.

    20 mai 2022

    L'archevêque Salvatore Cordileone a annoncé vendredi que la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ne devrait pas être admise à la communion dans l'archidiocèse de San Francisco, ni se présenter pour recevoir l'Eucharistie, tant qu'elle n'aura pas publiquement répudié son soutien à l'avortement.

    Le 20 mai, Mgr Cordileone a déclaré que cette mesure était "purement pastorale et non politique" et qu'elle avait été prise après que Mme Pelosi (D-Calif.), qui s'est décrite comme une "fervente catholique", ait repoussé à plusieurs reprises les efforts qu'il avait déployés pour la contacter afin de discuter de son soutien à l'avortement. 

    Mgr Cordileone a déclaré avoir envoyé la notification à Mme Pelosi, "un membre de notre archidiocèse", le 19 mai. La dirigeante démocrate n'a pas immédiatement répondu publiquement à l'annonce de Cordileone après qu'elle ait été communiquée aux médias vendredi après-midi. Dans une interview accordée en 2008 à C-SPAN, Mme Pelosi a déclaré que le fait de se voir refuser la communion serait "un coup dur", se décrivant à l'époque comme une "communiante régulière".

    Les instructions de Mgr Cordileone ne s'appliquent qu'à l'archidiocèse de San Francisco. D'autres évêques ont compétence sur ces questions lorsque Pelosi est à Washington, D.C., et dans d'autres diocèses des États-Unis et de l'étranger.

    Dans une lettre du 20 mai adressée aux laïcs catholiques, Mgr Cordileone a expliqué qu'il avait émis cette instruction conformément au canon 915 du Code de droit canonique, qui stipule que "les personnes ... persévérant obstinément dans un péché grave manifeste ne doivent pas être admises à la Sainte Communion". 

    "Après de nombreuses tentatives pour lui parler afin de l'aider à comprendre le grave mal qu'elle commet, le scandale qu'elle provoque et le danger qu'elle fait courir à sa propre âme, j'ai déterminé que le moment est venu de déclarer publiquement qu'elle ne sera pas admise à la Sainte Communion tant qu'elle n'aura pas publiquement répudié son soutien au 'droit' à l'avortement, confessé et reçu l'absolution pour sa coopération à ce mal dans le sacrement de pénitence", écrit Cordileone dans la lettre.

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  • "Sans nourrir les racines, toute tradition religieuse perd sa fécondité" (pape François)

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    Discours du pape à la Communauté du Collège Pontifical Roumain :

    19 mai 2022

    Chers frères et sœurs !

    Je suis heureux de vous accueillir à l'occasion du 85e anniversaire de la fondation du Collège Pio Roumain. Je vous salue tous, supérieurs de la Congrégation pour les Églises orientales, prêtres, étudiants et employés du Collège, et je remercie le recteur, le père Gabriel, pour les paroles qu'il m'a adressées en votre nom.

    Il y a deux ans, au cours de la Divine Liturgie que j'ai présidée à Blaj, dans le Champ de la Liberté, j'ai encouragé la résistance aux nouvelles idéologies qui cherchent à s'imposer et à détacher les peuples, parfois de manière insidieuse, de leurs traditions religieuses et culturelles. Au cours de cette célébration, j'ai proclamé Bienheureux sept évêques martyrs, les désignant comme des exemples pour tout le peuple roumain. Ici, à Rome, dans la ville qui conserve le témoignage de Pierre, de Paul et de nombreux autres martyrs, vous pouvez pleinement redécouvrir vos racines, par l'étude et la méditation. C'est une occasion précieuse de réfléchir à la manière dont ces racines se sont formées. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que l'Église grecque catholique roumaine n'avait plus d'évêques actifs, car ils avaient été tués ou emprisonnés, l'évêque Ioan Ploscaru de Lugoj, qui a été emprisonné pendant quinze ans, a écrit dans son journal : "Les prêtres et les évêques de l'Église grecque catholique considéraient cette période comme la plus précieuse de leur existence. C'est une grâce de pouvoir offrir à Dieu ses souffrances et le témoignage de sa foi, même au prix de sa vie". Ceux qui donnent leur vie pour l'Évangile pensent de cette façon, ils embrassent la réponse de Dieu au mal du monde : ils se livrent, ils imitent l'amour doux et gratuit du Seigneur Jésus, qui s'offre pour ceux qui sont proches et lointains. C'est la source qui a permis aux racines de s'enfouir dans la terre, de devenir fortes et de porter du fruit. Et ce fruit, c'est vous.

    Chers amis, sans nourrir les racines, toute tradition religieuse perd sa fécondité. En effet, un processus dangereux se produit : au fil du temps, on se concentre de plus en plus sur soi-même, sur sa propre appartenance, en perdant le dynamisme des origines. Puis on se concentre sur les aspects institutionnels, externes, sur la défense de son propre groupe, de son histoire et de ses privilèges, perdant, peut-être sans s'en rendre compte, la saveur du don. Pour poursuivre la métaphore, c'est comme si l'on s'arrêtait pour regarder le tronc, les branches et les feuilles, en oubliant que tout est soutenu par les racines. Or, ce n'est que si les racines sont bien arrosées que l'arbre continue à prospérer, sinon il se replie sur lui-même et meurt. C'est ce qui arrive quand on devient complaisant et qu'on est atteint par le virus de la mondanité spirituelle, qui est le pire mal qui puisse arriver dans l'Église : la mondanité spirituelle. On s'étiole alors dans une vie médiocre, auto-référentielle, de carriérisme, d'escalade, de recherche de satisfactions personnelles et de plaisirs faciles. L'attitude consistant à essayer de grimper, d'avoir du pouvoir, de l'argent, de la célébrité, d'être à l'aise, d'aller de l'avant. C'est vouloir grandir sans racines. Il est vrai qu'il y en a d'autres qui vont vers les racines pour s'y cacher, parce qu'ils ont peur de la croissance. C'est vrai.

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  • Le cardinal Martini était un "prophète" selon le cardinal Czerny

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    De la Catholic News Agency :

    Le cardinal Martini était un "prophète", selon un cardinal du Vatican

    17 mai 2022

    Le cardinal du Vatican Michael Czerny a décrit lundi le défunt cardinal italien Carlo Maria Martini comme un "prophète".

    Czerny, le préfet du Dicastère pour la promotion du développement humain intégral, a déclaré que le théologien jésuite controversé avait anticipé les développements récents dans l'Église catholique.

    M. Martini, bibliste de renom, a été décrit par le New York Times comme l'un des "penseurs progressistes les plus influents" de l'Église catholique et comme un "successeur possible du pape Jean-Paul II", avec lequel il avait des vues opposées sur l'orientation de l'Église.

    M. Martini, qui a dirigé l'archidiocèse de Milan de 1979 à 2002, a déclaré dans une interview peu avant sa mort en 2012 que "l'Église a 200 ans de retard."

    S'exprimant à Milan le 16 mai, le cardinal Czerny a déclaré : "Beaucoup l'appréciaient déjà lorsqu'il était parmi vous, non sans malentendus, incertitudes et oppositions".

    "Maintenant, nous le comprenons tous mieux, en reconnaissant comment ses visions et les priorités de son gouvernement pastoral - je voudrais aussi dire son style d'écoute, de prière et de vie - ont anticipé des chemins qui impliquent finalement l'Église universelle."

    Les propos du cardinal Czerny ont été rapportés par Vatican News, le portail d'information en ligne du Saint-Siège, qui précise que le jésuite canadien s'est exprimé lors du lancement du sixième volume des œuvres complètes de Martini.

    Le livre s'intitule "Farsi prossimo" ("Approche-toi"), titre d'une lettre pastorale que Martini a écrite aux catholiques de Milan. Cette lettre a donné lieu à un congrès diocésain en 1986, que Czerny a relié au processus synodal global lancé par le pape François.

    Le pape François a fait référence à Martini à plusieurs reprises depuis son élection en 2013.

    Dans un discours prononcé en 2013 devant la Fondation Carlo Maria Martini, il a décrit le cardinal comme "un prophète de la paix" et "un père dans l'Église, non seulement pour son diocèse, mais pour d'innombrables personnes."

    Le pape a rappelé l'entretien final de Martini dans un discours à la Curie romaine en 2019.

    Il a déclaré : "Le cardinal Martini, dans sa dernière interview, quelques jours avant sa mort, a dit quelque chose qui devrait nous faire réfléchir : 'L'Église a 200 ans de retard. Pourquoi n'est-elle pas secouée ? Avons-nous peur ? La peur, au lieu du courage ? Pourtant, la foi est le fondement de l'Église. Foi, confiance, courage... Seul l'amour vainc la lassitude".

    Dans son discours à Milan, le cardinal Czerny a déclaré que Martini "a fait ce que le concile [Vatican II] lui a demandé, un événement qui, dans sa jeunesse, comme dans celle du pape François, a représenté un printemps évangélique."

    Pourtant : Non, Jorge Mario Bergoglio n'est pas Carlo Maria Martini

    Sur belgicatho, de nombreux articles ont abordé le rôle du cardinal Martini, notamment dans la "mafia de Saint-Gall").

  • Les "Engagés" ou les vicissitudes d'un parti qui a perdu sa boussole

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    D'Angélique Tasiaux sur cathobel :

    Du mouvement au sein des Engagés

    Le 14 mai, les Engagés se sont retrouvés en congrès national à Liège pour débattre d’ultimes amendements et approuver leur manifeste. Deux jours plus tard, l’annonce de la candidature à la présidence de Marc Antoine Mathijsen prouve que différentes options sont encore possibles.

    L’absence de piliers de l’ancien Centre démocrate humaniste (cdH) n’est pas passée inaperçue, avec notamment la défection remarquée dans l’assemblée des anciens présidents Joëlle Milquet et Benoît Lutgen, de la parlementaire wallonne Alda Greoli ou encore de la députée fédérale Catherine Fonck. Même si le congrès du mouvement s’est déroulé dans un climat serein, comme nous le confirme Isabelle Gaspard, une membre du mouvement, il n’en demeure pas moins qu’il reste « des questions sur lesquelles une parole chrétienne située est plus difficile. Le parti ne cite plus son appartenance chrétienne et, pour certains, cela pose question. Il y a des personnes chrétiennes qui sont engagées dans la société avec le sac à dos de leurs croyances, sans pour autant l’imposer. Il s’agit, pour elles, de chercher des références auprès du Christ, pour poser des choix sur cet héritage. Nous sommes loin d’une lecture littérale des textes, mais nous y puisons pour agir dans l’aujourd’hui. Ce n’est pas un hasard s’il y a tellement d’associations chrétiennes. » La société belge se dirige-t-elle vers une représentation à la française, dans laquelle il n’y a pas de parti catholique établi, mais des chrétiens qui revendiquent leur foi ? « Allons-nous vers un estompement de la référence ou à l’inverse des chrétiens décomplexés qui vont dire ce qu’ils sont ? », s’interroge Isabelle Gaspard.

    Des abstentions aussi

    Conseillère communale à Etterbeek, Louise-Marie Bataille a choisi, avec quelques autres, de s’abstenir au moment du vote du manifeste. « Je dois pouvoir m’engager au nom de valeurs que je puise dans le trésor spirituel de mes convictions religieuses. Le sens de la dignité humaine et de l’écologie selon Laudato si’ doit pouvoir s’exprimer dans l’espace public. » Au-delà de l’aspect spirituel, elle estime que sa déception personnelle n’est pas l’enjeu, mais que « cette réorientation n’est pas porteuse parce qu’on ne voit pas son cap ni le modèle de société proposé. Le manifeste manque de contenus et d’options claires. »

    Un président pour un nouveau souffle

    Le président en exercice, Maxime Prévot a choisi de remettre en jeu sa casquette de président. Une possibilité d’élection saisie par Marc Antoine Mathijsen qui vient de communiquer officiellement sa candidature, deux jours après la tenue du congrès. « Je crois toujours au message chrétien démocrate », assure-t-il, prenant en exemple les résultats en faveur de l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU) qui a remporté plus d’un tiers des votes, lors de l’élection du 15 mai en Rhénanie du Nord – Westphalie. Marc Antoine Mathijsen l’assure : « ce n’est pas un retour en arrière, mais une projection dans l’avenir. Je ne me présente pas contre Maxime Prévot, mais au-delà. » C’est donc en tant que « rassembleur, pour rebâtir l’unité », qu’il pose sa candidature, estimant que 85% du programme des Engagés doivent être retenus, dans le prolongement du processus de refondation initié par Il fera beau demain. Pour le candidat, « le processus n’est pas abouti. J’aimerais que les chrétiens se retrouvent dans les Engagés. Or ce n’est plus le cas », même si la suppression des émissions concédées a largement été refusée lors du congrès. Si le candidat affirme saluer « la rénovation et les idées », il refuse de « se couper de la continuité historique qu’est le personnalisme chrétien ». Et de se réjouir du projet présenté par Sammy Mahdi, lui-même candidat à la tête du CD&V, le parti flamand confronté, lui aussi, à des turpitudes existentielles.

  • "Le vrai thomisme est celui d'Amoris laetitia" (pape François)

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    DISCOURS DU SAINT PÈRE FRANCIS AUX PARTICIPANTS DE LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LA THÉOLOGIE MORALE

    Salle Clémentine, vendredi, 13 mai 2022

    Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

    Je remercie le Père da Silva Gonçalves pour ses mots d'introduction ; je salue le Cardinal Farrell, Mgr Paglia et Mgr Bordeyne, ainsi que tous ceux qui ont collaboré à cette Conférence, et vous tous qui y avez participé. L'initiative s'inscrit dans le cadre de l'"Année de la famille Amoris laetitia", convoquée pour stimuler la compréhension de l'exhortation apostolique et aider à orienter les pratiques pastorales de l'Église, qui se veut toujours plus synodale et missionnaire.

    Amoris laetitia rassemble les fruits des deux assemblées synodales sur la famille : l'assemblée extraordinaire de 2014 et l'assemblée ordinaire de 2015. Des fruits qui ont mûri à l'écoute du Peuple de Dieu, composé en grande partie de familles, qui sont le premier lieu pour vivre la foi en Jésus-Christ et l'amour mutuel.

    Il est donc bon pour la théologie morale de puiser dans la riche spiritualité qui germe dans la famille. La famille est l'Église domestique (cf. Lumen gentium, 11 ; Amoris laetitia, 67) ; en elle, les époux et les enfants sont appelés à coopérer pour vivre le mystère du Christ, par la prière et l'amour mis en œuvre dans le concret de la vie quotidienne et des situations, dans une attention mutuelle capable d'accompagner afin que personne ne soit exclu et abandonné. "N'oublions pas que, par le sacrement du mariage, Jésus est présent sur ce bateau", le bateau de la famille. [1]

    La vie familiale, cependant, est aujourd'hui plus éprouvée que jamais. Tout d'abord, depuis quelque temps, "la famille traverse une profonde crise culturelle, comme toutes les communautés et tous les liens sociaux" ( Evangelii gaudium, 66). En outre, de nombreuses familles souffrent d'un manque de travail, d'un manque de logements dignes, ou d'une terre où elles peuvent vivre en paix, à une époque de changements importants et rapides. Ces difficultés se répercutent sur la vie familiale, générant des problèmes relationnels. Il y a beaucoup de "situations difficiles et de familles blessées" (Amoris laetitia, 79). Aujourd'hui, la possibilité même de fonder une famille est souvent ardue, et les jeunes ont tant de mal à se marier et à avoir des enfants. En effet, les changements d'époque que nous vivons poussent la théologie morale à relever les défis de notre temps et à parler un langage compréhensible pour les interlocuteurs - et pas seulement pour les "initiés" - et à aider ainsi à "surmonter les adversités et les contrastes" et à favoriser "une nouvelle créativité pour exprimer dans les défis d'aujourd'hui les valeurs qui nous constituent en tant que peuple dans la société et dans l'Église, le peuple de Dieu". [2] J'insiste : nouvelle créativité.

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  • "Nous avons perdu le sens des sacrements depuis longtemps" (cardinal Sarah)

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    Des propos recueillis par Véronique Jacquier sur le site de France Catholique :

    «  Sans les sacrements nous ne pouvons pas vivre !  »

    13 mai 2022

    Pour que Dieu rayonne pleinement dans nos vies, le cardinal Robert Sarah nous emmène à la redécouverte des sept sacrements dans son dernier ouvrage, Catéchisme de la vie spirituelle (Fayard). Entretien exclusif.

    Quelle est l’ambition de ce catéchisme atypique que vous publiez ?

    Cardinal Robert Sarah : J’ai voulu aider les chrétiens à vivre la richesse des sacrements : le baptême, la confirmation, l’Eucharistie, le mariage, le sacerdoce, la pénitence, et l’onction des malades. Nous avons souvent oublié cette richesse, parce que nous ne nous donnons pas beaucoup de peine pour mieux connaître et entrer en profondeur dans le mystère des sacrements.

    J’insiste particulièrement sur le sacrement de l’Eucharistie. La messe est parfois devenue un lieu de convivialité. Elle n’est plus toujours celui d’une rencontre vitale, personnelle, d’un cœur-à-cœur avec Jésus. Au IIIe siècle, lorsque l’empereur Dioclétien avait interdit la messe, les chrétiens d’Abitène – dans l’actuelle Tunisie – ont désobéi. Interrogés pour savoir pourquoi ils ont désobéi à l’ordre impérial, ils ont répondu : «  Nous ne pouvons pas vivre sans l’Eucharistie.  » L’affirmation de cette vérité leur a valu le martyre. L’Eucharistie est un besoin primordial, une nécessité vitale.

    Mais on peut songer aussi aux sacrements du baptême ou de la confirmation, souvent réduits à des fêtes familiales, or ce sont des actes essentiels qui engagent dans la vie d’enfant de Dieu !

    Il y a urgence selon vous ?

    Nous avons, hélas ! perdu le sens des sacrements depuis longtemps. Le mariage est fragilisé par les séparations qui se systématisent ! À la messe, on voit des prêtres transformer tel canon ou telle prière comme s’ils lui appartenaient, alors qu’ils relèvent de la tradition… Il faut réapprendre à protéger notre âme, et pas seulement notre corps. Sans les sacrements, l’Église n’existe plus ! Sans eux, nous ne pouvons pas vivre ! Ils nous fortifient sur un chemin intérieur, par lequel nous devons parvenir tous ensemble à ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu.

    L’image du désert est très présente dans votre propos… C’est le terreau dans lequel peut s’enraciner la présence de Dieu dans nos vies ?

    Le désert est le lieu où Dieu se révèle. Il faut qu’il y ait des déserts dans notre cœur et dans notre vie. Car nous sommes envahis par le bruit et l’activisme. Au fond de chacun, subsiste un désir plus ou moins conscient d’échapper à ce tourbillon d’apparences, à cette vacuité qui nous assaillent.

    Si nous réussissons à créer des déserts intérieurs, faits de silence et d’adoration, nous serons remplis de présence divine. C’est dans la pauvreté et le dépouillement que nous apprenons à devenir attentifs à Dieu. Le désert est plein de Dieu. Son immensité et sa simplicité le révèlent, son silence le donne. Le désert est monothéiste. Il préserve de la multiplicité des idoles. Il faut donc se taire intérieurement et laisser l’Esprit Saint nous parler. Sans cela non plus, nous ne pouvons pas vivre.

    Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le magazine.

  • En marche vers l'Apocalypse ? Le Club des Hommes en Noir vous éclaire !

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    Retrouvez Le Club des Hommes en Noir pour sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc.

    Les abbés Barthe, Celier, le Père Thomas sj et Jeanne Smits sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir. Les élections successives, les lois adoptées contre la famille, la vie et Dieu, le recul de la foi, le retour de la sorcellerie, les mauvaises nouvelles en pagaille semblent nous montrer que la fin des temps est proche ? Est-ce vrai et comment s'y préparer ? Publié sur le site web du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

  • Pour le prochain conclave, que les cardinaux relisent la déclaration « Dominus Jesus »

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso (traduction française de diakonos.be)

    Adieu « fratelli tutti ». Avant le conclave, que les cardinaux relisent « Dominus Jesus »

    Depuis quelques mois, une nouvelle revue créée expressément pour eux circule parmi les cardinaux, dans le but avoué de les aider à « se connaître pour prendre les bonnes décisions dans les moments importants de la vie de l’Église ». Autrement dit : en prévision du futur conclave.

    La revue a le titre latin de « Cardinalis », est envoyée à tous les membres du Sacré Collège et peut être lue en quatre langues, y compris en ligne. Elle est éditée en France, à Versailles. La rédaction est assurée par « une équipe de vaticanistes de tous les pays et de diverses tendances ». Le premier numéro est sorti en novembre 2021 avec en couverture le cardinal irakien Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, et le second en avril de cette année avec en couverture le cardinal Camillo Ruini.

    L’interview d’ouverture de ce dernier numéro est en fait consacrée à ce cardinal érudit de 91 ans qui a joué un rôle tout à fait majeur au cours des pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI.

    Settimo Cielo a récemment publié deux réflexions du cardinal Ruini sur Dieu et sur l’homme, c’est-à-dire sur les questions capitales pour la mission de l’Église dans le monde. Et de nouveau, dans cette interview pour « Cardinalis » – réalisée par la vaticaniste américaine Diane Montagna – il insiste sur ce qui sont les vérités « centrales et décisives » du christianisme, sur lesquelles l’Église gagne ou perd tout :

    « Le premier point, qui est aussi le plus important, est celui sur lequel Benoît XVI a beaucoup insisté : la foi et la confiance en Dieu, le primat de Dieu dans notre vie. Le second point, inséparable du premier, est la foi en Jésus Christ Fils de Dieu et notre unique sauveur. Le troisième est l’homme, créé à l’image de Dieu et devenu en Christ son fils adoptif, l’homme appelé à la vie éternelle, l’homme qui aujourd’hui déjà cherche à vivre en fil de Dieu ».

    En particulier, il ne faut pas occulter – souligne Ruini – la vérité de Jésus Christ unique sauveur de tous, affirmée par le Nouveau Testament et réaffirmée par la déclaration « Dominus Iesus » de 2000, un « document fondamental » contre le relativisme présent jusque dans l’Église.

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