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Ethique - Page 275

  • Humanae Vitae a trouvé un défenseur : PierAngelo Sequeri

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  • Communiqué de presse de la FAFCE pour la Journée Internationale de la Famille

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    Communiqué de Presse | La Famille: le point de départ pour l'avenir
     

    Bruxelles, le 15 mai 2018
     
    Aujourd’hui a lieu la Journée Internationale de la Famille, avec une attention particulière donnée au thème formulé par les Nations Unies, “Familles et sociétés inclusives”. La famille est le premier lieu d’intégration, où la valeur de chaque personne peut être accueillie dans sa singularité. Une société inclusive commence avec la famille: c'est la cellule vitale de la société et chaque société a besoin de la famille pour être réellement inclusive.
     
    Dans une conférence de presse au Parlement Européen aujourd’hui, le Président de la FAFCE, Antoine Renard, a presenté la Résolution pour un printemps démographique, délivrée par le Conseil de Présidence de la Fédération lors de sa dernière réunion à Vienne. “Notre fédération - dit-il - souhaite faire prendre conscience de cette urgence silencieuse, demandant des politiques familiales au niveau national, qui prennent réellement en compte la contribution essentielle de la famille à la société”.
     
    Le Conseil de l’Union Européenne adoptera probablement la semaine prochaine ses Conclusions sur le rôle de la jeunesse par rapport au défi démographiqueLa FAFCE constate positivement que le Conseil se penche enfin sur cette question primordiale. Cependant, c’est étonnant de voir comment ce document ignore la politique familiale comme un enjeux et une clé pour sortir de la crise.
     
    Tout en respectant le principe de subsidiarité, il est urgent et essentiel que les leaders européens discutent sérieusement de cette situation complexe qu’est l’hiver démographique. Les membres de la FAFCE sont conscients de ces grands défis anthropologiques et considèrent la famille comme une solution, le lieu où la vie est premièrement accueillie et le point de départ pour l’avenir.
    Pour cette raison, la FAFCE soutient fortement le projet de loi pro-vie qui a été proposé par une initiative citoyenne législative en Pologne. La FAFCE soutient également la requête légitime des citoyens roumains d'un référendum sur le mariage. Pour cette raison elle a suivi avec grande inquiétude le cas de Alfie Evans au Royaume-Uni et toutes les mises en danger du droit à la vie de chaque personne dans le monde. Pour cette raison la FAFCE est très préoccupée par la proposition de loi qui vise à légaliser l’euthanasie au Portugal. Dans le même temps la FAFCE soutient pleinement la campagne “Love Both" en Irlande, en faveur d’un non au référendum du 25 mai prochain: un non catégorique au référendum pour dire un oui catégorique à la vie.
     
    Au cours de la Journée Internationale de la Famille, célébrons la famille pour ce qu’elle est vraiment: la cellule de base de la société qui génère la vie pour l’avenir de notre continent. Faisons face à cette réalité claire: aucun Etat membre n’a de taux de natalité suffisant. Élaborons une véritable politique familiale et renouons avec la culture de la vie dans notre continent.
     
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    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) représente 22 associations locales et nationales: nous sommes la voix des familles d'une perspective catholique au niveau européen. La FAFCE détient un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe et fait partie de la plateforme des droits fondamentaux de l'Union européenne.
  • "Aime, et ce que tu veux, fais-le" un livre de Thérèse Hargot qu'il ne faut vraiment pas confondre avec du saint Augustin !

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    De Constance Prazel, sur Liberté Politique, ces propos critiques qu'il est bon de lire au moment ou la chaîne KTO accueille sur son plateau le duo Hargot - Gobillard au sujet du livre d'entretiens qu'ils viennent de publier. Madame Hargot, en particulier, tient des propos assez choquants et pas vraiment en accord avec une vision catholique de la sexualité... :

    Aime et fais ce que tu veux...

    L’une des plus belles prières augustiniennes, tirée de son commentaire de l’épître de saint Jean, ou slogan soixante-huitard ? L’amour dont parle saint Augustin, c’est la dilectio, l’amour désintéressé qui vient de Dieu, et duquel rien ne peut sortir de mauvais. Malheureusement, il n’est pas sûr qu’il soit toujours interprété de la sorte.

    C’est sous une forme détournée, Aime, et ce que tu veux, fais-le, qu’une « accompagnatrice » en questions affectives et sexuelles, Thérèse Hargot, a choisi d’acclimater la maxime augustinienne pour son dernier opus, écrit en dialogue avec Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon.

    La jeune femme s’est fait une spécialité de s’adresser à un public bien sous tous rapports, en utilisant un langage d’une crudité absolue pour parler de sexualité, de vie conjugale, et d’éducation affective.

    Elle le sait : son discours plaît, parce qu’il présente tous les gages de la respectabilité, et « en même temps », expression du grand écart si conforme à la France de 2018 présidée par Emmanuel Macron, il assume une expression cash qui se veut sans tabou, pour donner ce qu’il faut de frisson d’interdit aux honnêtes gens. Que pourrait-on lui reprocher, puisqu’elle inclut habilement un évêque dans son opération de séduction ?

    L’entreprise pourrait avoir quelques mérites, si elle n’entretenait une permanente confusion des genres, sans mauvais jeu de mots. Un discours qui parle volontiers, voire de manière privilégiée aux catholiques (un gauchiste libéré estimera ne pas avoir besoin des conseils de Thérèse Hargot, et ne se reconnaîtra sûrement pas dans sa rhétorique). Un discours qui se nourrit, existe par le public catholique, comme en témoigne ses nombreuses interventions dans les diocèses, les établissements catholiques du secondaire ou du supérieur. Mais un discours, in fine, de défiance et de critique à l’égard de l’Eglise experte en humanité.

    Donner la parole à l’autre est une chose saine et indispensable.  A condition que cet autre se présente comme autre, en vérité, et non dans un culte de l’ambiguïté. Dans le livre de Thérèse Hargot, la vigilance est de mise, car on se retrouve dans une conversation vécue sur le mode de l’entre-soi, de « l’entre-catho », avec des propos  trop souvent en contradiction avec le discours de l’Eglise. L’on ne saurait suivre Thérèse Hargot, quand, confortablement installée dans un fauteuil à dialoguer avec une autorité ecclésiastique, elle nous explique que « heureusement que les religieuses ont la masturbation, », « seul moment où [leur] corps est touché, [leurs] pulsions évacuées, [leur] sexe considéré » ; ou bien qu’il est une « erreur » de vouloir moraliser ses pulsions ; ou même, à propos d’une jeune femme mariée qui trompe son mari avec son patron tout en restant avec son mari : « Bienheureux celles et ceux qui vivent de telles amours ! » Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a là de quoi semer le trouble dans les esprits, tout particulièrement dans ceux de la jeunesse, mais également dans ceux du monde adulte…

    Par son langage cru, par des raccourcis superficiels, par des affirmations catégoriques souvent peu fondées, Madame Hargot en arrive à désacraliser totalement ce qu’il y a de plus sacré chez l’homme, ce chef-d’œuvre de la Création qui consiste à donner la vie. Par son discours évacuant systématiquement toute notion de morale, et bien évidemment toute transcendance, son discours devient bassement techniciste et scientiste. Thérèse Hargot devrait pourtant le savoir : évacuer la morale crée l’amoralité, conduisant mécaniquement à l'immoralité. La plus belle intimité des personnes mérite mieux que cela...

    Aujourd’hui, le dialogue est devenu une vertu en soi, au détriment de l’approche par la vérité et la charité, qui seul peut mener à la conversion. Mais une formatrice en vie sexuelle et affective ne sera pas automatiquement une philosophe accomplie, une sexologue reconnue, ou un théologien affirmé, quand bien même elle dialoguerait avec un évêque… Sachons donc garder notre esprit critique sur des sujets aussi délicats, et ne pas prendre pour parole d’Evangile ce qui ne saurait bénéficier d’un imprimatur !

  • Pourquoi cette obsession médiatique pour l’euthanasie ?

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    Bertrand Vergely est interrogé sur atlantico.fr :

    Un Australien de 104 ans vient mourir en Suisse et fait les Unes partout : mais pourquoi cette obsession médiatique pour l’euthanasie ?

    Scientifique australien âgé de 104 ans, David Goodall est venu jusqu'en Suisse pour bénéficier d'un suicide assisté. Une affaire qui montre une fois de plus l’intérêt de notre société moderne pour euthanasie... alors que les sociétés pré-modernes, vivre longtemps était une grâce.

    Atlantico : David Goodall, âgé de 104 ans, a fait le choix de se rendre en Suisse afin de mettre fin à ses jours légalement, ce qui, dans son pays, l’Australie, n’est pas autorisé. Alors que notre société  se passionne pour la question de l’euthanasie, elle ne s’intéresse nullement à la condition des personnes âgées dans les EHPAD. Comment expliquer cette attitude ?

    Bertrand Vergely : Un homme de 104 ans décide d’aller en Suisse se faire euthanasier. Pour une partie de nos contemporains, celui-ci est un héros. La vieillesse étant considérée comme une horreur, cet homme qui met fin à ses jours afin de mettre fin à la vieillesse dit la vérité de l’existence en attendant qu’un jour la science mette fin à la vieillesse avant de mettre fin à la mort. Dans les sociétés pré-modernes, vivre longtemps était une grâce. Et l’on honorait ceux et celles qui vivaient longtemps. La vieillesse était non pas signe de caducité mais de force  Avec la modernité tout change.

    Si l’on entend vivre on entend bien vivre en ayant pour cela les moyens de vivre. Aussi fat-on de la jeunesse et, derrière elle des moyens de vivre,  le critère de la vie.  Matérialiste, pragmatique, utilitariste, consumériste, notre vision du monde consiste à penser qu’une vie vaut la peine d’être vécue si elle a les moyens de sa propre vie. La vie donne du plaisir parce qu’elle a les moyens d’être vécue ? C’est une vie digne. Caractéristique de la modernité : le plaisir est plus important que la vie. C’est lui qui est sacré. Lui qui donne de la dignité à la vie. Dans Les fondements de la métaphysique des mœurs Kabnt explique qu’on est moral quand on vit non pas parce que la vie donne du plair mais malgré le fait qu’elle n’en proucre aucun. Vivre parce qu’il le faut, vivre parce que la vie est une chose sérieuse, fondamentale, sacrée, passe avant le plaisir de la vie. En ce qui nous concerne, aujourd’hui, c’est l’inverse qui a lieu. Le plaisir de la vie passe avant le sérieux de la vie, le sacré de la vie, le fondamental de la vie. Le plaisir qui est sans morale passe pour plus moral que la morale qui est sans plaisir. Notre monde est devenu un monde d’usagers de la vie, de consommateurs de la vie  qui entendent être satisfaits ou remboursés. L’euthanasie est à comprendre dans cette logique consumériste. La vie ne donne plus de plaisir ? Se faire euthanasier est une façon de se faire rembourser en tant que consommateur non satisfait.

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  • Succès de foule pour la mobilisation pro-vie en Irlande

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    https://www.irishtimes.com/news/social-affairs/thousands-gather-for-love-both-rally-in-dublin-1.3493432

    En français : la dépêche parue sur le site de Libération

  • 15 000 personnes, dont plusieurs évêques catholiques et beaucoup de jeunes, à la Marche nationale pour la Vie à Ottawa

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    Le jeudi 10 mai 2018 avait lieu sur la Colline parlementaire, la Marche nationale pour la vie, un rendez-vous annuel depuis 1998 à Ottawa. Près de 15 000 personnes, dont plusieurs évêques catholiques et beaucoup de jeunes, ont montré un visage d’espérance pour les droits des enfants à naître et la dignité inhérente à chaque vie humaine.

    (... même si, malheureusement, plus de 50% des catholiques canadiens se disent pro-choix.)

    Voici le texte écrit du discours « Pour la vie! » prononcé par le cardinal Lacroix lors de la Marche nationale pour la Vie : 

    « Pour la vie ! »

    Je m’appelle Gérald Cyprien Lacroix. Je suis le cardinal-archevêque de Québec et, je l’affirme haut et fort, je suis pro-vie. Pourquoi? Parce que je ne conçois pas d’autre façon de vivre. Je suis pour la vie, toute vie humaine, depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle. Chaque être humain mérite d’être respecté car chaque vie humaine est précieuse. On parle beaucoup, de nos jours, d’être inclusifs. Comment pouvons-nous parler d’inclusion alors que nous éliminons des vies humaines par milliers dans notre pays? Au Canada, 300 enfants sont avortés chaque jour. Près de 30,000 au Québec chaque année. Pourquoi n’ont-ils pas le droit de vivre ces enfants ? C’est une honte pour notre pays de ne pas avoir de compassion pour ces enfants qui seront les citoyens et citoyennes de demain et qui contribueront à sa prospérité.

    Je suis pro-vie, car je suis convaincu qu’il nous est nécessaire de veiller à protéger la vie en tout moment, à accueillir et à accompagner les personnes souffrantes, seules ou blessées autant que privilégier la vie des personnes qui profitent d’une bonne santé.

    Des milliers de chrétiens et de chrétiennes sont au service de la vie à longueur d’année, dans leurs familles, ou encore se dévouent pour accompagner des mamans qui vivent une grossesse difficile ou inattendue, ou encore qui assistent des personnes âgées ou malades.

    Je salue et félicite toutes les personnes qui se dévouent avec amour, compassion et respect parce que comme Jésus nous l’a enseigné dans l’Évangile, elles valorisent chaque personne et lui apportent le soutien nécessaire pour qu’elles vivent dignement.

    Trop souvent, on dit que les gens qu’on appelle « pro-vie » sont des gens contre : contre l’avortement, contre le droit des femmes, contre, contre, contre. Détrompez-vous, ajustez vos discours. Nous sommes pour la vie, pas contre. Et nous continuerons de mettre le meilleur de nos énergies au service de la vie et non de la mort et de l’exclusion.

    Aujourd’hui nous sommes ici sur la colline parlementaire de la capitale nationale. Dans quelques instants nous marcherons dans les rues d’Ottawa pour témoigner publiquement que nous sommes pro-vie, pour la vie. Demain, nous serons de retour dans nos familles, nos quartiers et nos communautés, pour continuer de servir nos frères et sœurs qui ont besoin. Il y a tant de personnes qui sont vulnérables et sans voix. Nous sommes conscients de notre mission d’être au milieu de ce monde, des personnes au service de la vie humaine.

    Bravo et merci pour tout ce que vous faites à longueur d’année ! Félicitations pour votre persévérance et pour votre engagement indéfectible pour la vie.

  • Referendum sur l'avortement en Irlande : les réseaux sociaux censurés

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    Du Salon Beige :

    Référendum sur l'avortement en Irlande : les réseaux censurés

    A lendemain d’une annonce de FacebookGoogle a annoncé bloquer les publicités au sujet du référendum irlandais sur l’avortement sur son moteur de recherche et sur YouTube. Alors que les médias font campagne pour le oui, les réseaux sociaux se trouvent ainsi censurés sur le sujet...

    Ce référendum aura lieu le 25 mai. Dans Famille chrétienne, Katie Murray qui fait partie de Pro Life Campaign, déclare :

    P3-1-1024x686"Je suis enceinte depuis très exactement douze semaines. Je comprends donc très concrètement ce que signifie l’avortement libre jusqu’à douze semaines, tel qu’il sera autorisé si le « oui » l’emporte. À l’origine, je n’étais pas du tout intéressée par la défense de la vie. J’ai commencé à me pencher dessus il y a cinq ans, lorsque certaines dérogations ont été introduites. Peu à peu, ce sujet m’a intéressée. Le mouvement prolife est en plein essor depuis cinq ans dans le pays.

    Que faites-vous, concrètement ?

    Avec l’organisation dont je suis membre, je fais du porte-à-porte. Un nombre phénoménal de gens est mobilisé chaque jour dans tout le pays, beaucoup d’étudiants, de jeunes professionnels. Notre organisation réunit des chrétiens de toutes dénominations ou des agnostiques. Notre slogan ? « Love them both », aimez-les tous les deux, la mère et l’enfant qu’elle attend. [...]

    Quelle est l’atmosphère de cette « campagne » ?

    Nous étions prêts, car nous nous préparions depuis des années. Mais le gouvernement est généralement contre nous, de même que les médias, qui promeuvent systématiquement le camp adverse. [...]"

  • Quand un jeune garçon diagnostiqué en état de mort cérébrale se réveille 24 heures avant d'être débranché

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    EN ÉTAT DE MORT CÉRÉBRALE, UN JEUNE GARÇON SE RÉVEILLE 24 HEURES AVANT D’ÊTRE DÉBRANCHÉ

     de genethique.org

    Trenton McKinley, un jeune Américain de 13 ans habitant à Mobile en Alabama a eu un accident spectaculaire il y a deux mois. La petite remorque dans laquelle il jouait avec ses amis, tirée par un buggy, s’est renversée suite à un coup de frein trop brusque. « J'ai heurté le béton et la remorque a atterri sur le dessus de ma tête. Après cela, je ne me souviens de rien » raconte le garçon lui-même.

    Avec sept fractures du crâne, il a subi plusieurs opérations de la tête -une partie de son crâne lui a été retirée plusieurs jours et congelée avant d’être remise lors d’une opération risuée- mais son cerveau  a commencé à gonfler. Quatre fois son cœur s’est arrêté, à chaque arrêt cardiaque les médecins ont réussi à relancer son cœur grâce à l’adrénaline, mais la quatrième fois il est resté quinze minutes en arrêt cardiaque avant de se relancer. Les médecins ont indiqué aux parents qu’avec un tel manque d’oxygène, le cerveau et les reins ne fonctionneraient plus jamais : « ils ont dit qu’il ne serait plus jamais normal. Il m’ont dit que le manque d’oxygène serait si mauvais pour son cerveau qu’il resterait un légume s’il se réveillait ». Quant à ses reins ils ont expliqué qu’il serait dépendant pour toujours d’une « machine de remplacement rénale complète ».

    Le samedi, les médecins ont annoncé aux parents qu’à l’arrêt cardiaque suivant ils le laisseraient mourir, et que dès le lundi matin ils stopperaient l’adrénaline soutenant son cœur. Ils ont donc incité les parents à autoriser le don d’organe, d’autant plus que cinq enfants malades compatibles étaient alors sur liste d’attente. « C’était injuste de le maintenir en vie, parce que cela ne faisait qu’abîmer un peu plus ses organes » essayait de se rassurer la maman après avoir signé l’autorisation de prélèvement sur son fils.

    Mais contre toute attente, dès le lendemain dimanche, le garçon a commencé à bouger une main puis une jambe et ses yeux sont passés de « noirs et secs » à « verts avec de petites taches blanches comme des paillettes ». Les médecins ont donc annulé la procédure de débranchement programmée pour le lundi et ont découvert avec stupéfaction qu’en se réveillant le garçon avec gardé toutes ses facultés intellectuelles et même son humour ! Quelques jours après, le garçon faisait même du basket en salle de rééducation, et il est désormais en convalescence chez lui. « Passer de l’absence totale d’ondes cérébrales à, maintenant, la marche, la parole et la lecture, et même les maths, c’est un miracle ! » s’émerveille sa maman.

    Si l’histoire de ce garçon arrive rarement, ce n’est pas non plus la première fois, comme en témoigne par exemple Angèle Lieby[1]  dans son livre Une larme m'a sauvée : dans le coma mais pleinement consciente, cette femme a pleuré en entendant sa famille autoriser qu’elle soit débranchée par les médecins, manifestant ainsi son état de conscience. Carine Brochier, de l’Institut Européen de Bioéthique rappelle qu’« une erreur de jugement est toujours possible malgré le développement du savoir médical et des technologies » et que « l'histoire de ce garçon en Alabama devrait inciter à la prudence qui reste essentielle », car « si une personne se retrouve dans le coma ce n'est pas pour autant qu'elle ne récupèrera jamais ».

    Pour aller plus loin : Les donneurs d’organes sont-ils vraiment morts ?

    [1] Angèle Lieby: "Je suis si heureuse qu'ils ne m'aient pas débranchée"

    Sources: 20 minutes, Naomi Mackako (07/05/2018) / Fox10, Devan Coffaro (07/05/2018) / Atlantico (09/05/2018)

  • Et si l'avortement dépénalisé constituait une menace pour le droit à l'objection de conscience ?

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    DÉPÉNALISATION DE L’IVG EN BELGIQUE : UNE MENACE POUR LE DROIT À L’OBJECTION DE CONSCIENCE

     de genethique.org 

    Plusieurs organismes belges militent actuellement pour faire sortir l’IVG du code pénal de la Belgique[1]. Leur but est de « répondre juridiquement à la banalisation sociale de l’avortement ».

    Les conséquences pour les professionnels de santé seraient « dramatiques » : grâce à cette inscription au code pénal, le droit belge considère encore l’avortement comme un « acte particulier », permettant de fait aux professionnels de santé d’user d’une clause de conscience. « La dépénalisation de l’IVG menacerait directement cette clause de conscience en mettant l’acte abortif sur le même plan que n’importe quel autre acte médical »

    [1] Sortir l’avortement du code pénal belge ? Une question pas si neutre

    Sources: Objectiondelaconscience.org, Philippe Cappello (08/05/2018)

  • Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous"

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    Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous" 

    Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, est l'invité de Léa Salamé lundi 7 mai à 7h50.

    "A 25 je pensais être médecin, fonder une famille, quelque chose de tout a fait habituel", explique Monseigneur Michel Aupetit, médecin de formation, qui poursuit sur la révélation de sa foi : "ça a été un combat spirituel : je me rappelle très bien, je suis tombé à genoux dans la salle à manger, je savais que ma vie ne m'appartenait plus du tout, c'est ça le vrai combat". 

    A propos des débats sur la bioéthique : "En étudiant la médecine, j'ai appris des questions d'internat, j'ai cru tout savoir, puis avec le premier patient , j'ai compris qu'il fallait que je soigne une personne". 

    Sur le projet de loi sur la PMA

    A propos de la PMA étendue à deux femmes : "Nous ne sommes là ni pour faire des lois ni pour faire changer d'avis (...) Il s'agit de définir deux sociétés, l'une basé sur l'individualisme où la clé, c'est l'autonomie, et une société de la fraternité basée sur les relations interpersonnelles. Après, les lois doivent-elles s'accorder au désir des personnes? Ici on ne peut pas savoir les conséquences sur un enfant. Cette situation là, les enfants en sont victimes, là on créé quelque chose, une situation." 

    Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris, avait participé il y a 5 ans à la Manif pour tous : "J'assume absolument d'y être allé, j'étais juste à côté, je déjeunais dans une famille, j'ai dit aux gens j'y vais (...) Mais ce n'est pas moi qui organise ce genre de manifestations, ce n'est pas notre rôle du tout"

  • La défense de la famille constitue la limite de l'obéissance à l'État (François)

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    De Famille Chrétienne :

    Pour le pape François, la défense de la famille constitue la « limite » de l'obéissance à l'État

    Le pape François a écrit une préface à un recueil de textes de son prédécesseur Benoît XVI sur la politique, à paraître le 10 mai 2018 en Italie. Dans ce texte, révélé le 6 mai par le journal italien La Stampa, il affirme qu'il existe une “limite” à l'obéissance à l'Etat en matière familiale.

    Pour le successeur de Pierre, il existe aujourd'hui une idéologie qui refuse tout amour sauf celui “de son propre égo”. Selon lui, cela entraîne une “colonisation des consciences”, par une idéologie qui nie la différence homme-femme – “certitude de fond” – et son rôle dans la transmission de la vie.

    Sans les nommer, le pape désigne ainsi la 'théorie du genre' et l'avortement, basés sur la “grande négation” que l'homme a été créé à l'image de Dieu. Ainsi, “il faut établir l'obéissance de l'homme à Dieu comme limite de l'obéissance à l'Etat”, ce qui aujourd'hui signifie “défendre la famille”.

    Cette idéologie, poursuit-il, aboutit à la “production planifiée et rationnelle” de personnes qui considèrent licite “d'éliminer“ ce qui “n'est plus considéré comme créé, donné, conçu et généré, mais fabriqué par nous seuls”. Ces “apparents” droits de l'homme, estime le Souverain pontife, conduisent in fine à “l'autodestruction de l'homme”.

    Joseph Ratzinger-Benoît XVI avait déjà étudié ce problème avec l'idéologie marxiste, analyse le pape argentin. Il avait ainsi mis en évidence que “l'authentique” différence entre le marxisme et le christianisme se situe dans la différence “abyssale” quant à la rédemption. Alors que l'idéologie communiste voit celle-ci comme la libération de toute dépendance, le christianisme la voit comme “complète dépendance à l'amour” qui constitue la “vraie liberté”.

  • Sans Dieu, les droits de l'homme s'effondrent; un texte inédit de Joseph Ratzinger

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    De Settimo Cielo traduit sur diakonos.be :

    Gloria a Dio perché sia pace in terra. Un livre inédit du Pape Benoît

    Le livre sera en vente à partir de ce 10 mai mais Settimo Cielo vous propose d’en découvrir les nouveautés les plus attendues : un texte de Joseph Ratzinger daté du 29 septembre 2014 et qui n’a encore jamais été publié avant aujourd’hui sur la question du fondement des droits humains, qui – écrit-il – sont ancrés dans la en un Dieu créateur ou ne sont pas.

    Il s’agit d’un texte d’une limpidité cristalline que Ratzinger a rédigé dans sa retraite vaticane, un an et demi après sa démission comme pape, pour commenter un livre – par la suite publié en 2015 sous le titre définitif « Diritti umani e cristianesimo. La Chiesa alla prova delle modernità » – de son ami Marcello Pera, philosophe de l’école libérale et ancien président du sénat italien.

    Dans son commentaire, le « pape émérite » analyse l’immixtion des droits de l’homme dans la pensée laïque et chrétienne de la deuxième moitié du vingtième siècle en tant qu’alternative aux dictatures totalitaires en tout genre, athées au islamiques. Et il explique pourquoi « dans ma prédication et dans mes écrits, j’ai toujours affirmé la centralité de la question de Dieu ».

    La raison est justement d’assurer aux droits de l’homme leur fondement de vérité, sans lequel les droits se multiplient jusqu’à s’autodétruire et l’homme finit par se nier lui-même.

    Le volume dans lequel va paraître ce texte, ainsi que d’autres textes de Ratzinger sur le lien entre foi et politique, est édité en Italie par Cantagalli :

    > Joseph Ratzinger-Benedetto XVI, « Liberare la libertà. Fede e politica nel terzo millennio », Pierluca Azzaro et Carlos Granados dir., préface du Pape François, Cantagalli, Sienne, 2018, pp. 208, 18 EUR.

    C’est le second d’une collection de sept volumes intitulés “Joseph Ratzinger – Textes choisis” sur les thèmes fondamentaux de la pensée de Ratzinger théologien évêque et pape, publiés en même temps en plusieurs langues et dans plusieurs pays : en Allemagne par Herder, en Espagne par BAC, en France par Parole et Silence, en Pologne par KUL et aux Etats-Unis par Ignatius Press.

    Les deux volumes parus à ce jour sont préfacés par le Pape François.

    Voici ci-dessous le texte inédit qui ouvre le second volume de la collection. Le sous-titre est l’original de Ratzinger en personne.

    Sans Dieu, les droits de l’homme s’effondrent (source)

    Éléments pour une discussion sur le livre de Marcello Pera « La Chiesa, i diritti umani e il distacco da Dio ».

    de Joseph Ratzinger

    Ce livre représente sans aucune doute un défi majeur pour la pensée contemporaine et aussi, particulièrement, pour l’Eglise et la théologie. Le hiatus entre les affirmations des papes du XIXè siècle et la nouvelle vision qui commence avec « Pacem in terris » est évidente et l’on a beaucoup débattu à ce sujet.  Elle se trouve aussi au cœur de l’opposition de Lefèbvre et de ses partisans contre le Concile.  Je ne me sens pas en mesure de fournir une réponse claire à la problématique soulevée par votre livre ; je me limiterai donc à faire quelques remarques qui, à mon sens, pourraient être importantes pour une discussion ultérieure.

    Lire la suite