Éthique et politique, sont-elles inconciliables ? (Radio Vatican)
L’éthique en politique est un vaste sujet. « Faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait » est devenu une sorte d’idéal qui semble mis à mal au quotidien dans nos sociétés et bien plus encore peut-être lors d’une campagne électorale. La campagne présidentielle en France n’échappe pas à la règle. Les différents candidats prennent des engagements, font des promesses, mais l’élu respectera-t-il les premiers et tiendra-t-il les secondes ? Les électeurs ne sont pas dupes et savent bien qu’entre les paroles et les actes il y a un gouffre. Pourtant, les problèmes sont nombreux, la période est perturbée alors, un peu d’éthique est-il cependant possible ?
Difficile à dire selon Chantal Delsol, professeur de philosophie à l’Université Paris Est, écrivain et membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, Institut de France
Propos recueillis par Xavier Sartre
Le mardi 28 février dernier, Mgr Piotr Mazurkiewicz (1), secrétaire général de la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté Européenne)(2), était l’invité d’un lunch-débat organisé à l’Université de Liège par l’Union des étudiants catholiques liégeois et le Groupe éthique sociale, associés au forum de conférences Calpurnia. Le thème de la communication que Mgr Mazurkiewicz a prononcée, à titre personnel, portait sur la laïcité dans l’Union européenne (3). Ce thème s’inscrit dans le cadre d’un cycle de rencontres « Neutralité ou pluralisme : dialogue entre religions et philosophies non confessionnelles ». Voici la transcription officieuse de l’exposé réalisée par un auditeur (les intertitres sont de sa plume) :
L’ancien archevêque de Milan, le jésuite Carlo Maria Martini (85 ans) fait partie de la vieille garde conciliaire. Il vient de se déclare en faveur de la reconnaissance par l'Etat des "mariages" entre homosexuels. Ceci a été rapporté ces derniers jours par de nombreux journaux italiens, donnant un grand relief à la nouvelle.