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Europe - Page 109

  • La présidence maltaise de l'UE se propose de revivifier la foi dans le projet européen

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    Du service Presse de la Comece :

    Présidence maltaise de l'UE: revivifier la foi dans le projet européen

    Le vendredi 6 janvier, une délégation conjointe de la Conférence des Églises européennes (CEC) et de la Commission des Conférences épiscopales de l'Union européenne (COMECE) a été reçue le Premier ministre de Malte, M. Joseph Muscat, et des représentants de son gouvernement alors que Malte vient d’endosser pour six mois la présidence du Conseil de l'Union européenne. La réunion avait pour objectif d’échanger sur des sujets de préoccupation commune, en particulier les priorités de la présidence maltaise, notamment la migration, la politique de voisinage et l'inclusion sociale.

    "La Présidence maltaise du Conseil de l'Union européenne offre à notre pays l'occasion de donner une impulsion forte visant à revivifier la foi dans le projet européen", a déclaré l'archevêque de Malte, Mgr Charles J. Scicluna.

    Les questions relatives à la migration et à l'accueil des réfugiés en Europe ont dominé les discussions. Les représentants du gouvernement et des églises ont souligné la nécessité de recadrer le débat public, en parlant notamment des avantages de la migration pour les sociétés européennes et en soulignant les opportunités d'accueillir en Europe ceux qui ont besoin de sécurité. Les Eglises ont également réitéré leur appel à l'amélioration des voies sûres et légales vers l'Europe, l'importance centrale de l'unité et de la réunification familiales, et le travail fourni par les Eglises dans les contextes locaux qui favorisent des rencontres enrichissantes avec les réfugiés.

    La délégation de la CEC-COMECE a également encouragé le gouvernement maltais à adopter une approche holistique et globale lors de la mise en œuvre de ses priorités. Les réponses apportées aux problèmes de migration et à l'accueil des réfugiés devraient prendre en compte les causes profondes à l’origine du déplacement des populations, y compris les crises écologiques. Mettre en cohérence des politiques de l'Union européenne avec les objectifs de développement durable des Nations Unies constituerait une piste pour l'élaboration d'une approche plus solide et équilibrée en la matière.

    La rencontre de la CEC et de la COMECE avec la présidence maltaise du Conseil de l'Union européenne s’est tenue sous l’égide de l'article 17 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Celui-ci engage l'UE à un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les Eglises et les communautés religieuses. Les Eglises sont très reconnaissantes de l'occasion qui leur a été offerte d’être reçues au tout début de la présidence maltaise, qui a commencé le 1er janvier 2017.

    Télécharger le document de réflexion de l’Eglise de Malte sur la présidence maltaise de l’UE (en anglais).

    Communiqué de presse de l’Eglise catholique de Malte

    Voir les photos 

    Liste des participants :

    Représentants du Gouvernement maltais

    • Dr Joseph Muscat, Premier Ministre
    • Louis Grech, Vice Premier Ministre et Ministre des Affaires européennes
    • Dr George Vella, Ministre des Affaires étrangères
    • Dr Ian Borg, secrétaire pour les relations avec le Parlement pour la présidence maltaise et les fonds européens

    Représentants de la COMECE et de la CEC

    • Mgr. Charles J. Scicluna, archevêque de Malte et membre de la COMECE
    • Mgr. Mario Grech, évêque de Gozo
    • Révérend Dr Robert Innes, évêque de Gibraltar en Europe, Church of England
    • Mgr Joseph Galea Curmi, Vicaire général
    • Rev. Prof. Emanuel Agius, Doyen, Faculté de Théologie de l’Université de Malte
    • Mme Doris Peschke, secrétaire générale, Churches’ Commission for Migrants in Europe
    • Fr Olivier Poquillon OP, secrétaire général de la COMECE
    • Mme Erin Green, Chargée de Communication, CEC
  • L’avortement tabou emblématique de la nouvelle religion sans Dieu

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    Jozef De Kesel, le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles désigné voici un an par le pape François pour remplacer Mgr Léonard, déclarait récemment à l’agence Zenit « ne pas vouloir tenir de discours anti-moderne » et promouvoir « une Eglise qui accepte la culture dans laquelle elle vit  tout en restant fidèle à l’Evangile ». Mais encore ? La question reste en effet entière de savoir comment ce haut prélat compte concilier un certain nombre de contraires manifestes, car l’Ecriture nous dit justement qu’on ne peut pas servir deux maîtres à la fois.  

    Le problème de l’avortement illustre le genre de question qui surgit tôt ou tard si l’on approfondit un peu le souci exprimé d’ouverture à « une culture pluraliste dans une société sécularisée » :

    Deviens ce que tu es

    A ce propos, dans un récent livre d’entretiens (« Un évêque dans le siècle », Drieu Godefridi, éd. du CEP), le prédécesseur de l’archevêque De Kesel,  Monseigneur Léonard, rappelle par exemple que l’homme n’est pas que liberté individuelle. S’il pense que tout est suspendu simplement au choix de la liberté individuelle, il renie une part de son être au monde.  Qu’il s’agisse de l’avortement, de l’euthanasie, de l’homosexualité, de la théorie du genre ou de l’omnipotence de la technique,  « il y a toujours, observe-t-il,  cette conception d’une liberté qui est absolutisée alors que, dans son fonctionnement concret, elle est  toujours relative à mille autres aspects de notre existence ou de la réalité ». Si la liberté singulière de l’individu se prend elle-même comme but, elle déshumanise l’homme, elle devient une pure forme indifférente au contenu. Qu’est-ce qui vaut vraiment pour moi ? Paraphrasant Aristote et Thomas d’Aquin, l’archevêque émérite répond : « le contenu, la liberté ne peut le trouver qu’en dehors d’elle-même, dans les appels qu’elle accueille et qui viennent finalement des données de notre humanité. La grandeur de l’homme, c’est de devenir librement ce qu’il est ».

    La vie morale n’est pas qu’une affaire de sincérité

    Au sujet des débats sur l’avortement, Mgr Léonard témoigne : « J’entendais souvent, dans les années 1970, des raisonnements qui étaient de l’ordre de l’existentialisme sartrien : pourquoi pénaliser l’avortement, il faut que chacun agisse suivant sa conscience, selon ce qu’il juge sincèrement être le bien pour lui. Je ne pense pas que les journalistes qui s’exprimaient de la sorte connaissaient la philosophie existentialiste, mais ils raisonnaient dans ces termes-là. Or, la sincérité ne suffit pas, l’authenticité ne suffit pas. Une grave erreur peut être sincère, une erreur d’orientation peut être authentique. La vie morale n’est pas qu’une affaire de sincérité. La sincérité est une condition nécessaire mais pas suffisante de la moralité. Sinon, on se prend pour Dieu, comme si on était soi-même le Bien. De ce point de vue-là, la formule révélatrice de Sartre est : ce n’est parce qu’une chose est bonne qu’elle s’impose à moi, mais elle est bonne parce que je choisis librement de la faire ». C’est un simplisme que professait déjà Spinoza, au siècle les « Lumières »…

    Vouloir contenter tout le monde et son père n’a jamais été une solution, comme le constatait déjà le fabuliste. A fortiori s’il s’agit de notre Père des Cieux.

    JPSC 

  • Le Kosovo, terreau du djihadisme

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    De Radio Vatican :

    Le Kosovo, terreau du djihadisme

    (RV) Entretien – Le Kosovo est le pays d’Europe qui compte le plus de ressortissants partis combattre en Syrie par rapport à sa population. Ils sont trois cents à être partis depuis 2014 et la proclamation du soi-disant califat par al-Baghdadi. Le Kosovo est aussi un État où les musulmans représentent plus de 95 % de la population.

    Depuis son indépendance effective en 1999, les fondations sunnites du Golfe persique ont investi le pays, étendant leur influence sur la population comme elles l’ont fait en Bosnie ou en Albanie. Elles exploitent les défaillances de ces États et des individus. Elles diffusent un islam rigoriste, le wahhabisme, originaire d’Arabie saoudite. Des fondations chiites se sont aussi implantées. Mais elles sont loin d’être les seules responsables de cette vague de départs de Kosovars vers le Proche-Orient.

    La pauvreté, qui touche une grande partie de la population, est également un facteur explicatif. Sans oublier le fait que le Kosovo, et plus largement les Balkans, sont le terrain d’affrontement entre plusieurs puissances étrangères : la Russie et la Turquie, historiquement présentes dans la péninsule, l’Union européenne et les États-Unis. Le Kosovo se retrouve donc à la croisée de multiples intérêts conflictuels.

    Sébastien Gricourt, qui a dirigé la publication de l’ouvrage «Kosovo : récits sur la construction d’un Etat» (Editions Non Lieu, mars 2014), revient avec Xavier Sartre sur ces départs vers la Syrie.

  • Les conclusions des expertises de l’Église concernant les restes présumés de la famille impériale russe bientôt publiées

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    D'Orthodoxie.com :

    L’Église orthodoxe russe révélera les conclusions de l’expertise des restes présumés de la famille impériale durant le second trimestre 2017

    Le supérieur du monastère Sretensky de Moscou, l’évêque de Iegorievsk Tikhon (Chevnoukov) a donné des indications sur le moment auquel seront publiées les conclusions des expertises de l’Église concernant les restes présumés de la famille impériale russe retrouvés à Ekaterinbourg. « Nous espérons, compte tenu de l’ampleur du travail et de la longueur du rapport, que nous pourrons, vers la fin du second trimestre de cette année, présenter les conclusions : celles des enquêteurs seront soumises au comité d’investigation, et les nôtres, à la future Assemblée des évêques de L’Église orthodoxe russe » a déclaré à l’Agence Interfax l’évêque Tikhon, qui fait partie de la Commission ecclésiale pour l’étude des résultats des investigations sur « les restes d’Ekaterinbourg ». En ce qui concerne leur reconnaissance ou non en tant que saintes reliques, « les conclusions définitives seront tirées uniquement par l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe », a précisé l’évêque Tikhon. « Un travail intensif est en cours. Il s’agit d’expertises génétiques, qui sont effectuées dans les meilleurs laboratoires du monde. Une expertise de grande dimension et très intéressante s’achève, avec des données nouvelles, dont je ne peux actuellement parler », a ajouté Mgr Tikhon. « C’est une expertise historique, à laquelle participent nos grands historiens spécialistes des archives, ainsi que des experts criminologiques ». L’évêque Tikhon a qualifié la nouvelle équipe de chercheurs de « très professionnelle ». « Ils ont déjà découvert beaucoup de choses intéressantes, d’une importance certaine. Mais, puisque le dossier n’est pas encore clos, nous n’avons pas le droit de diffuser les détails de l’enquête » a-t-il ajouté.

  • Mgr Delville en lunch débat le mardi 17 janvier 2017 à l’Ulg

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    ulg_17 janv 2017.jpg

    « Avec pour thème Le christianisme médiéval, creuset de l’Europe, Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, animera le mardi 17 janvier prochain la première rencontre du cycle de lunchs débats de l’année 2017 organisé à l’Université de Liège par le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale et le Cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège, avec le concours du Forum de conférences Calpurnia.

    Le cycle de cette année est intitulé « L’Europe, ses fondements, aujourd’hui et demain ». Quatre rencontres seront proposées pour réfléchir sur des enjeux majeurs de la crise actuelle de l’Europe. Parmi les prochains conférenciers figureront notamment Hamza Fassi-Fihri, député à la Région de Bruxelles-Capitale, et Pierre Defraigne, directeur exécutif du Centre Madariaga-Collège de l’Europe.

    Programme : apéritif à 18h ; exposé suivi du lunch débat de 18h15 à 20h30. La rencontre se tient à la Salle des professeurs, dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, place du XX août, 7, 1er étage » (La Libre Belgique , 27 XII 2016).

    Participation aux frais : 15 € (à régler sur place) – 5 € pour les étudiants

    Inscription nécessaire au plus tard trois jours ouvrables à l’avance (12 janvier 2017)

    soit par téléphone : 04 344 10 89

    soit par email : info@ethiquesociale.org 

    Plus de renseignements et  s’inscrire en ligne, cliquez ci-dessous:

    http://www.ethiquesociale.org/

     

     JPSC

  • Déchainement anticatholique en Espagne

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    De Philippe Oswald sur aleteia.org :

    Les attaques sidérantes contre l’Église catholique en Espagne

    Un antichristianisme virulent extrêmement inquiétant.

    Quatre-vingts ans après la guerre d’Espagne (1936-1939), une laïcité agressive resurgit en Espagne. Les actes hostiles au christianisme ont doublé au cours de ces deux dernières années selon le rapport 2016 de l’Observatoire de la liberté religieuse. Certes, comme nombre d’autres pays, l’Espagne a subi des attentats islamistes visant des bâtiments chrétiens et ceux qui les protègent. Mais la virulence de l’offensive laïciste est symptomatique d’une radicalisation idéologique due à des ferments internes. En voici quelques exemples.

    Sus aux crèches et aux symboles religieux !

    En juillet 2014, l’Association pour la défense d’une université publique et laïque a appelé à la suppression des symboles religieux de l’Université de Grenade, tandis que l’Association Valencienne des Athées et des Libres Penseurs offrait 5 euros pour chaque symbole religieux enlevé. Le 24 décembre 2015, une crèche grandeur nature était vandalisée au parc Taconera de Pampelune. Le maire de Madrid, membre du parti de gauche Podemos a, quant à elle, interdit l’exposition d’une crèche de Noël à la fameuse Porte de Alcalá de la capitale espagnole en 2016 comme en 2015. En réaction, plusieurs centaines de Madrilènes sont venus y déposer des crèches !

    On ne compte plus les attaques contre les bâtiments et les symboles catholiques. En juin 2014, des Femen se sont enchaînées à la Cathédrale Almudena de Madrid. En novembre 2014, des membres du même groupe ont profané le cimetière de Paracuellos del Jarama à Madrid, où reposent les restes de 7 000 victimes de la guerre civile espagnole. En octobre 2014, des vandales ont mis le feu à la porte de l’église des Douleurs de Málaga. En août 2015, le même acte de vandalisme a été perpétré contre l’église de Saint-Vincent-de-la-Mer dans la ville d’O Grove.

    Les attaques contre des manifestations religieuses n’ont cessé de croître. En mai 2014, la municipalité de Hospitalet de Llobregat a interdit la procession de Notre-Dame de Grâce de Carmona. En juillet 2014, la municipalité de Barcelone a proscrit tous les symboles religieux de la fête de la Vierge de la Miséricorde. À Madrid, la chapelle de l’Université Complutense a été fermée pour empêcher les étudiants d’y tenir une veillée de prières. À Pâques, un groupe féministe a singé une procession des fêtes traditionnelles espagnoles de la Semaine Sainte en proférant des obscénités et des menaces. Le 12 janvier 2015, le parti Podemos a déclaré qu’il abolirait la semaine de Pâques s’il parvenait au pouvoir. Le 13 juillet 2015, le maire de Cenicientos a supprimé le Chemin de Croix du Peuple sous prétexte de respecter « les personnes qui ne professent aucune religion ou qui professent l’islam ». Le retrait des crucifix de lieux publics est devenu une pratique courante, comme dans les municipalités de Hellin (Albacete), Cádiz, Ciudad Real, Cordoue et Palma de Mallorca… En février 2016, le conseil municipal de Madrid a fait enlever du cimetière de Carabanchel Bajo une plaque commémorant l’exécution de huit jeunes carmélites au cours de la Guerre civile espagnole.

     

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  • France : le Forum for Religious Freedom (FOREF) dénonce des mesures 'à l’avant-garde de la discrimination religieuse'

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    Pénalisation de l'information anti-avortement : Le FOREF dénonce des mesures 'à l’avant-garde de la discrimination religieuse'

    Selon le Forum for Religious Freedom (FOREF), la proposition de loi adoptée par le Sénat français pour pénaliser la publication d’informations anti-avortement qu’elle qualifie de "pressions morales et psychologiques" viole de façon flagrante la liberté de religion et la liberté d’expression protégées par la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que les divers traités des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme liant la France. 

    logo foref Forum for Religious Freedom

    "La France agirait comme une théocratie laïque totalitaire en adoptant cette loi, et serait à l’avant-garde de la discrimination religieuse", déclare le Dr. Aaron Rhodes, président de FOREF.

    "La question ici n’est pas de savoir si l’avortement est bon ou mauvais, mais plutôt de savoir si l’Etat a le droit de restreindre la diffusion d’informations sur le sujet, et donc de contrôler les opinions des citoyens en matière de moralité", a-t’ il ajouté. "D’un point de vue des droits de l’homme, la réponse est non".

    La proposition de loi modifie l’actuel article L2223-2 du Code de la santé publique qui réprime le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur un avortement en exerçant des "pressions morales et psychologiques", à savoir par des manifestations devant les hôpitaux.

    La nouvelle loi étendrait cette disposition à l’expression d’opinions anti-avortement "par tous moyens", y compris par le biais de sites Internet supposés dissuader les femmes d’avorter. Avec la nouvelle législation, la publication en ligne de "désinformation" sur l’avortement par des groupes anti-avortement ou des communautés religieuses, y compris l’Eglise catholique, pourrait être considérée comme une infraction punissable de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende. Ceci constitue une atteinte inadmissible à la liberté d’expression et à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

    En effet, la simple communication de convictions et d’informations anti-avortement est un droit à la liberté d’expression protégé par la Convention européenne des droits de l’homme et le Pacte international pour les droits civils et politiques. Les citoyens français ont un droit garanti au niveau international d’exprimer leurs opinions, spécialement des opinions dissidentes, et un droit protégé d’exprimer leurs convictions religieuses, même si elles ne sont pas conformes à celles du pouvoir dirigeant. Qualifier l’expression des croyances de "pressions morales" équivaut non seulement à une totale dénégation du droit à la liberté de religion, mais cela constitue aussi une violation inadmissible du droit à la liberté d’expression.

    La France a de profondes racines catholiques. Selon le Catéchisme de l’Eglise catholique, "la vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception". Le point de vue traditionnel catholique soutient donc que l’embryon "devra être défendu dans son intégrité" car il est considéré comme ayant déjà toute la dignité d’un être humain (articles 2270-2274).

    D’autres confessions en France sont opposées à l’avortement pour des raisons théologiques. M. Camel Bechikh, président de Fils de France, indique ainsi que "la proposition de loi va certainement accentuer le fossé entre la parole publique et les communautés religieuses si celles-ci n’ont pas le droit d’exprimer leurs objections morales concernant des questions de société controversées". Fils de France est une association qui encourage le patriotisme français parmi les musulmans.

    La proposition de loi, qui a été soutenue par le président sortant François Hollande, a été adoptée par le Sénat le 7 décembre et sera maintenant soumise au vote d’une Commission paritaire, composée de sept députés et sept sénateurs.

    Cette proposition de loi constitue non seulement une violation sérieuse du droit à la liberté de religion, mais également une attaque directe contre la liberté d’expression des citoyens français. FOREF appelle la communauté internationale concernée par les droits de l’homme à intervenir pour empêcher les politiciens français de commettre une telle violation des droits et libertés fondamentales que la France a historiquement défendus sur son territoire comme au niveau international.

    A propos du FOREF

    Fondée le 20 décembre 2005 par Christian Brunner, ancien Doyen de l'Université de Droit de Graz, membre du parlement autrichien de 1990 à 1994 et Peter Zoehrer, militant des droits de l'homme et journaliste, le Forum for Religious Freedom Europe (FOREF Europe) est une organisation indépendante dont le but est de défendre la liberté de culte en cohérence avec le droit international.

    Le FOREF Europe a constitué un comité international d'experts scientifiques ainsi qu'un comité interconfessionnel, qui oeuvrent pour l'aide aux victimes de l'intolérance religieuse au travers de la defense de leurs droits de la lutte contre l'injustice, la discrimination, ou la persécution.

    Le FOREF est aujourd'hui présidé par Aaron Rhodes ex-Directeur Executif de IHF (Fédération internationale des droit de l'homme d'Helsinki).

    Plus d’informations : www.foref-europe.org

  • Les verts propos d'un nouvel académicien

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     Andreï Makine dénonce les crimes de l'OTAN.

    Le discours d’Andreï Makine fait sensation sous la coupole du Quai Conti (source)

    L’écrivain d’origine russe et de nationalité française Andreï Makine a créé la sensation lors de son discours de réception à l’Académie française, le 15 décembre 2016, en s’en prenant aux « stratèges criminels de l’OTAN » et aux « ignorants au pouvoir », qualifiés d’« arrogants incultes », et en dénonçant « le martyre de tant de peuples, musulmans ou non, sacrifiés sur l’autel du nouvel ordre mondial globalitaire ».

    Tout en prononçant l’éloge traditionnel de son prédécesseur au fauteuil numéro 5 à l’Académie française, la femme de lettres algérienne Assia Djebar, Andreï Makine a décrit, dans des termes émouvants, l’amour qu’il porte depuis son enfance à la langue et à la culture françaises, qu’il condense dans un concept universel de « francité ».

    Un réquisitoire contre l’Otan et ses « supplétifs européens »

    Pour autant, il n’a pas hésité à porter un regard sévère sur les errements de la politique française actuelle, fondue dans la politique délétère des États-Unis d’Amérique et de l’OTAN. Il a fustigé sans ambigüité les crimes, l’ignorance et la bêtise des dirigeants français actuels, sans les nommer. On devine qu’il vise tout particulièrement Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé pour leur action contre la Lybie, François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius pour celle contre la Syrie.

    Rejetant le « choc des civilisations », Andreï Makine dénonce l’utilisation frauduleuse des mots et des religions par les pompiers-pyromanes occidentaux qui, avec un cynisme sans limite, s’allient à des fanatiques et à des bandits de grand chemin tout en prétendant les combattre, pour satisfaire leur soif délirante de domination mondiale

    Et Andreï Makine d’exposer aux Académiciens :

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  • La montée en puissance des "catholiques identitaires" vue par un sociologue

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    De Marie Lemonnier sur L'OBS (18 décembre) :

    Comment les catholiques identitaires montent en puissance

    Le réveil catholique s'est amorcé au début des années 1980. Des nostalgiques de la nation chrétienne ont peu à peu rallié les rangs des pratiquants conservateurs. Entretien avec le sociologue des religions Philippe Portier. 

    Philippe Portier est directeur d’études à l’Ecole pratique des Hautes Etudes, où il occupe la chaire "Histoire et sociologie des laïcités" et dirige le groupe sociétés, religions, laïcités (GSRL). Il est également professeur de théorie politique à Sciences-Po. Il vient de publier "l’Etat et les religions en France. Une sociologie historique de la laïcité", aux Presses universitaires de Rennes.

    L’élection de François Fillon à la primaire de la droite a révélé un électorat catholique très mobilisé. Comment l’expliquer, alors que les pratiques et appartenances religieuses n’ont cessé de chuter ces trente dernières années

    L’idée de la sécularisation, selon laquelle nos sociétés du progrès faisaient disparaître, de manière linéaire et homogène, l’hypothèse religieuse de nos horizons collectifs et même de nos expériences individuelles, a longtemps dominé. Je crois qu’il faut maintenant récuser ce paradigme pour lui substituer celui de la "polarisation", mieux à même de rendre compte de la complexité du réel.

    La société française est en effet travaillée par un double mouvement. D’un côté, un processus de détachement à l’égard des institutions et normativités religieuses : le pôle des sans-religions représentent 40 % de la population contre 4 % en 1950, avec en son sein 25 % d’athées convaincus. Et de l’autre, comme en réaction, un mouvement puissant de réaffirmation des identités religieuses, et particulièrement du monde catholique qui rassemble encore 50 % de la population – pratiquants réguliers, irréguliers et simple déclarés confondus. Cette polarité religieuse vote plus à droite que la moyenne, tandis que la non-religieuse est bien davantage favorable au libéralisme moral.

    Ces deux polarités opposées ne sont cependant pas absolument homogènes. Parmi les catholiques pratiquants réguliers par exemple, je distingue entre les « catholiques d’identité », qui restent très attachés au libéralisme économique, à la propriété, et qui entendent fonder la loi sur une morale objective ou « le Bien » – ceux-là montent en importance et se sont retrouvés en « affinités électives » avec François Fillon –, et puis les « catholiques d’ouverture », qui considèrent que c’est à partir de la délibération des consciences autonomes ou « le Juste » qu’il faut construire l’ordre politique. Ces derniers sont en perte très nette d’influence, d’autant plus que les nouveaux prêtres viennent massivement de la mouvance de « l’identité ».

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  • Le représentant du Saint-Siège auprès de l'OSCE dénonce l'augmentation des actes antichrétiens en Europe

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    Lu sur le site du journal La Croix :

    Le Saint-Siège souligne l’augmentation des actes antichrétiens en Europe

    L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a organisé mercredi 14 décembre une conférence sur la lutte contre l’intolérance et la discrimination, au cours de laquelle le représentant permanent du Saint-Siège auprès de cette organisation a évoqué les actes antichrétiens.

    Mgr Janusz Urbanczyk, représentant permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), est intervenu au sujet de la lutte contre l’intolérance et la discrimination à l’égard des chrétiens, mercredi 14 décembre, au cours de la conférence qui s’est tenue à Vienne (Autriche) sur la lutte contre l’intolérance et la discrimination.

    L’éducation à la « culture de la rencontre », la promotion d’un climat de meilleure confiance envers les religions, la reconnaissance qu’« avec leurs valeurs et traditions », elles puissent contribuer « de façon significative » au développement de la société. Ce sont les clés pour prévenir l’intolérance et la discrimination antichrétiennes en Europe, et donc garantir la sécurité dans le continent, tel était le fil conducteur de l’intervention de Mgr Urbanczyk, rapporte Radio Vatican. L’OSCE, qui s’occupe de la protection des droits humains et de la démocratie, avait organisé cette conférence.

    Des phénomènes souvent sous-évalués

    Dans sa première intervention, le représentant du Saint-Siège a rappelé que si, heureusement, l’on n’assiste pas en Europe aux brutales persécutions subies aujourd’hui par tant de chrétiens dans d’autres parties du monde, on remarque une augmentation des manifestations d’intolérance, des crimes de haine et des épisodes de vandalisme à leur encontre, ainsi que les offenses et les insultes à cause de leurs convictions. Des phénomènes qui sont souvent sous-évalués, notamment, selon lui, par les médias. Est tout aussi préoccupante l’agressivité de certaines campagnes de dénigrement contre les chrétiens, taxés de bigoterie et d’intolérance parce que leurs opinions ne sont pas en ligne avec les idéologies aujourd’hui en vogue. Contre ces phénomènes, le Saint-Siège demande des « mesures législatives adéquates » et des déclarations officielles analogues à celle adoptée en 2004 par le Conseil ministériel de l’OSCE sur la lutte contre l’antisémitisme.

    Pour contrer la discrimination et l’intolérance, a souligné Mgr Urbanczyk, il faut intervenir surtout sur l’éducation. « Le Saint-Siège, a-t-il affirmé, est fermement convaincu que l’éducation est un instrument important pour construire des ponts de paix et de stabilité, et pour faire de nos jeunes des constructeurs de paix et des promoteurs d’une authentique tolérance ». La promotion du dialogue interreligieux, et plus largement d’un dialogue respectueux dans le débat public, est indispensable pour faire progresser cet état d’esprit.

    Dans sa dernière intervention, le représentant du Saint-Siège a insisté encore sur l’importance du dialogue, de la compréhension et de la confiance réciproque, et sur la reconnaissance par les États européens de la contribution des religions au développement de la société. Il a donc invité les gouvernements, les croyants des diverses religions et de tous les acteurs sociaux à unir leur voix en défense de la tolérance et à redécouvrir la « culture de la rencontre » invoquée par le pape François.

  • De nombreux réfugiés musulmans se convertissent au christianisme en Allemagne

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    Lu sur le site du Midi Libre :

    Allemagne : de nombreux réfugiés musulmans se convertissent au christianisme

    De nombreux réfugiés musulmans se convertissent au christianisme en Allemagne, où près de 900 000 demandeurs d'asile sont arrivés en 2015.

    Ce dimanche-là, Saeed, Veronica, Farida et Matin sont devenus chrétiens: tout de blanc vêtus, ces quatre réfugiés iraniens et afghans ont été baptisés par le pasteur Matthias Linke, à l'église évangélique libre de Kreuzberg, à Berlin. C'est en Grèce que cet Iranien de 20 ans a eu ses premiers contacts avec le christianisme.

    Une fois en Allemagne, il s'est rapproché de cette église baptiste par le biais de ses camarades allemands. Sa soeur Farida l'a suivi et ils ont commencé la préparation au baptême début octobre, dispensée en allemand et en farsi. Farida voulait choisir sa religion "en toute liberté" et "cherchait une église". "C'est une raison très importante pour devenir chrétien", affirme Matthias Linke. "Dans la plupart des cas (des réfugiés qui se convertissent), il y a un fort désir de décider par eux-mêmes, de façon libre et personnelle, de l'orientation de leur vie".  

    De plus en plus de demandes

    De nombreux réfugiés musulmans se convertissent au christianisme en Allemagne, où près de 900.000 demandeurs d'asile sont arrivés en 2015 : les églises témoignent d'un phénomène notable sans être massif, mais ne livrent pas de statistiques. "Dans notre diocèse, il y a plusieurs groupes de réfugiés qui se préparent au baptême et il y a de plus en plus de demandes", indique Felix Goldinger, prêtre catholique à Spire dans le Palatinat (sud-ouest). Beaucoup viennent d'Iran et d'Afghanistan, certains de Syrie ou encore d'Érythrée. "Je m'occupe actuellement d'un groupe de 20 personnes mais je ne sais pas combien iront jusqu'au baptême", précise-t-il.

    Désir d'intégration

    Les églises assurent ne pas sous-estimer les conversions motivées par un désir d'intégration, ni celles formulées pour muscler un dossier de demande d'asile, l'apostasie ou le blasphème étant des crimes passibles de prison, de mort ou de sévices dans certains pays musulmans comme l'Iran, la Mauritanie, l'Arabie Saoudite ou l'Afghanistan. Pour les groupes jihadistes comme l'État islamique, la conversion est aussi un péché passible d'exécution. "Il y a des réfugiés qui pensent que s'ils se convertissent, il leur sera plus facile de rester ici. Or ça n'est pas systématique", indique Felix Goldinger. "Ont-ils changé de religion pour pouvoir rester en Allemagne ? C'est une question importante pour les autorités", abonde Matthias Linke.

    En dehors de leur nouvelle communauté, les convertis essayent de rester discrets et s'expriment sous couvert de l'anonymat. "Ils peuvent être confrontés à des situations difficiles dans les foyers de réfugiés, où il y a une majorité de musulmans", indique Thomas Klammt, en charge des questions migratoires à l'Union des églises évangélistes libres d'Allemagne (BEFG). "Ils peuvent aussi avoir peur pour leurs familles restées dans leur pays d'origine". Matin est toujours en contact avec la sienne, notamment sa mère, qui a "accepté" sa conversion. "Elle m'appelle chaque dimanche pour me demander si j'ai bien été à la messe", dit-il en riant.

  • Réfugiés : un sommet des maires des grandes villes européennes aura lieu au Vatican les 9 et 10 décembre

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    De ihsnews.net :

    Sommet sur les réfugiés au Vatican

    Les maires de grandes villes européennes se retrouveront au Vatican pour une rencontre de travail intitulée « les réfugiés sont nos frères », les 9 et 10 décembre 2016. Parmi eux, la maire de Paris (France), Anne Hidalgo. Les participants étudieront notamment un appel pour « réduire les risques d’une spirale de réactions catastrophiques », plaidant pour la fin immédiate de la guerre en Syrie, une Union européenne plus accueillante et la lutte contre l’exploitation.

    Le Sommet, organisé à l’initiative de l’Académie pontificale des sciences, est la seconde rencontre de ce type après celle de juillet 2015 sur la lutte contre les esclavages modernes et les changements climatiques,.

    Il a pour objectif, explique un communiqué, d’« attirer l’attention internationale sur la menace à la stabilité mondiale représentée par le nombre croissant de réfugiés sur notre planète », actuellement estimé à 125 millions. Les organisateurs souhaitent une réponse proportionnée face à « l’énormité » du drame : « cela n’a aucun sens de fournir des tentes et de l’eau potable quand tous sont déjà morts de froid ou de déshydratation ».

    Parmi les causes de ce drame, la guerre, la famine et les désastres naturels. Toutes ayant un trait commun : « leur prévention est meilleure que leur traitement ».

    Beaucoup de migrants, constate la note, « ne sont que victimes innocentes d’actions et de décisions prises par les autres, c’est-à-dire de circonstances totalement évitables ». Ainsi les trois quart des urgences humanitaires étant la conséquence directe d’une guerre, « rien ne serait plus efficace que mettre fin à tous les conflits armés ».

    Quant au quart restant des réfugiés dus aux catastrophes naturelles, « le plus grand devoir moral dans l’assistance (…) revient à ceux qui en premier lieu sont à l’origine de telles catastrophes environnementales ».

    Les organisateurs lancent un appel « afin que chacun contribue comme il peut à éliminer de la face de la terre les fléaux de la guerre, des changements climatiques et de l’exploitation, à partir d’aujourd’hui et pour toujours ».

    L’appel des maires

    Durant le Sommet, explique le communiqué, seront présentées six propositions pour « réduire les risques d’une spirale de réactions catastrophiques à court terme, et (…) consolider les bénéfices des réformes à long terme ».

    L’appel demande d’ « arrêter la vague de réfugiés à l’origine, en mettant immédiatement fin à la guerre en Syrie ».

    Il préconise de « ne pas sanctionner la Grande Bretagne pour sa sortie de l’Union européenne », mais de « penser à une forme d’union plus créative et féconde, voire à une ‘saine désunion’ ». Cela implique « d’accorder une plus grande indépendance et liberté aux pays de l’UE en général et, plus particulièrement (…) de patrouiller sur les frontières nationales et de l’Union européenne afin d’accueillir les migrants économiques ‘comme ils arrivent’ ». La priorité doit être de « sauver des vies ».

    Il faut aussi « créer des couloirs humanitaires sûrs », « respecter le principe de non refoulement des réfugiés » et « dans tous les cas, examiner la possibilité de leur accès au marché du travail dans le pays d’accueil ».

    L’appel invite également à « offrir l’amnistie (…) aux victimes de l’esclavage moderne et du trafic d’êtres humains ». En effet, explique la note, beaucoup de personnes sans papier sont exploitées par des organisations criminelles. « Tous les pays doivent rechercher et poursuivre les groupes de trafiquants ».

    Le cinquième point concerne les chômeurs et les personnes affaiblies par la crise financière : il s’agit de mettre en œuvre des programmes de dépense sociale pour la santé, l’instruction, la formation, la spécialisation et le soutien aux familles, en fermant les paradis fiscaux. L’appel plaide aussi pour la réduction de la dette de la Grèce.

    Enfin, il recommande de « concentrer les ressources (…) dans la promotion du développement économique des pays à bas revenus, plutôt que dans la guerre ». En d’autres termes, « passer d’une stratégie fondée sur la défense et la guerre, à une stratégie plus focalisée sur le développement durable et global ».

    « Il est urgent que les maires, peut-on lire en conclusion, en tant qu’autorités les plus proches des citoyens, mettent à disposition leurs compétences pour accueillir et régulariser tous les migrants et les réfugiés. Il est nécessaire que leur autorité soit au service du développement durable et global, de la justice et de la paix ».

    D’après le programme, les maires de Toulouse (France), Jean-Luc Moudenc, de Rome, Madrid, Barcelone, Genève, Berlin, Dublin, Bruxelles, Lisbonne, Amsterdam, Lesbos, sont notamment attendus. Ils devraient rencontrer le pape François dans le cadre du Sommet.