Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Foi - Page 471

  • Rome : le pèlerinage "Summorum Pontificum" aura lieu en octobre avec la participation du cardinal Sarah

    IMPRIMER

    Du site de l'Homme Nouveau :

    Le cardinal Sarah célébrera la messe du pèlerinage Summorum Pontificum en octobre prochain

    Le cardinal Sarah célébrera la messe du pèlerinage Summorum Pontificum en octobre prochain

    Chaque année depuis 2012 un pèlerinage se déroule à Rome pour rendre grâce pour le motu proprio du pape Benoît XVI Summorum Pontificum. Aura-t-il lieu cette année ? Assistant ecclésiastique de cette rencontre, l'abbé Claude Barthe annonce que non seulement le pèlerinage aura bien lieu mais que le cardinal Sarah célébrera la principale messe à Saint-Pierre de Rome le 24 octobre prochain.

    L’Homme nouveau – Le pèlerinage Summorum Pontificum à Rome aura donc bien lieu cette année ?

    L’abbé Claude Barthe – Oui, comme tous les ans depuis 2012 ! Il est vrai que cette année est assez particulière : il règne, du fait de ce qu’on nomme la « crise sanitaire », une atmosphère assez surréaliste qui touche toutes les activités religieuses et spécialement les pèlerinages. J’étais il y a quelques jours à Lourdes, où l’on ne trouve que quelques poignées de fidèles. Cependant, après mûre réflexion, le Cœtus internationalis qui organise le Pèlerinage romain, a décidé, compte tenu de ce que représente cette démarche catholique, de la maintenir, en tenant compte des contraintes qui nous sont imposées.

    L’Homme nouveau – Quel en sera le programme ?

    L’abbé Claude Barthe – Le pèlerinage lui-même se réduira à l’acte le plus important : la messe pontificale à Saint-Pierre de Rome, à l’autel de la Chaire, le samedi 24 octobre. Avec bien entendu, le lendemain, la messe dominicale du Christ-Roi.

    Le samedi 24 octobre, les pèlerins, clercs et fidèles, se retrouveront devant l’entrée de la Basilique à 11h 30, où les accueillera le cardinal Burke, et ils rentreront avec lui dans Saint-Pierre. À 12h, le cardinal Robert Sarah y célèbrera pontificalement la messe de saint Raphaël archange.

    L’Homme nouveau – Quels pèlerins ?

    L’abbé Claude Barthe – Les autorités vaticanes, à l’heure actuelle, demandent que les assistants des cérémonies à Saint-Pierre ne soient pas plus de 150. C’est fort peu. Mais il est possible que ces mesures soient élargies avant la fin du mois d’octobre

    En tout cas, exceptionnellement, nous demandons à ceux qui veulent participer à cette messe de bien vouloir s’inscrire très rapidement ici : https://bit.ly/3hCY4K4Nous enregistrerons les inscriptions au fur et à mesure qu’elles seront « cliquées » et nous les confirmerons. Lorsqu’un certain quota sera atteint, nous avertirons les inscrits dépassant ce quota qu’ils seront portés sur une liste d’attente, et nous les tiendrons informés de ce que nous obtiendrons des autorités de la Basilique. .

    L’Homme nouveau – Et le dimanche 25 octobre ?

    L’abbé Claude Barthe – Selon la tradition, notre pèlerinage s’achèvera lors de la fête du Christ-Roi. La messe pontificale en sera célébrée à 11h, le dimanche 25 octobre, par le cardinal Raymond Leo Burke, dans l’église de la Trinité-des-Pèlerins qui, selon sa vocation, sert en quelque sorte de base au pèlerinage et dans laquelle célèbrent notamment les prêtres qui participent au pèlerinage.

    L’Homme nouveau – Par ailleurs, l’association Oremus/Paix liturgique avait annoncé une rencontre. Cela tient-il toujours ?

    L’abbé Claude Barthe – Tout à fait. Les organisateurs communiqueront à ce sujet, mais je peux vous dire que cette Rencontre se tiendra le vendredi 23 octobre dans l’aula magna de l’Augustinianum, près de la place Saint-Pierre, entre 10h et 16 h. Elle accueillera cette année les communications d’une série d’intervenants, dont celle du cardinal Raymond Leo Burke, et aussi de Joseph Shaw, chairman de la Latin Mass Society, Jean de Tauriers, Président de ND de Chrétienté, l’abbé Antony Ike, séminariste nigérian spécialiste de l’Afrique catholique et Trinidad Dufourq qui témoignera de la vitalité et du développement de la de messe traditionnelle en Argentine. Les organisateurs demandent de s’inscrire à la Rencontre ici :  https://bit.ly/3in6sOl.

    La Rencontre se conclura le même jour à 17h dans l’Église Sainte-Marie des Martyrs du Panthéon, par le chant des vêpres pontificales, présidées par Mgr Janfranco Girotti, évêque titulaire de Méta, et Régent émérite de la Pénitencerie Apostolique. Ici encore, il faudra s’inscrire pour les vêpres au Panthéon, ce que rappelleront les organisateurs : https://bit.ly/2XpGhhM.

    L’Homme nouveau – Peut-on dire que ce pèlerinage 2020 sera un pèlerinage de principe.

    L’abbé Claude Barthe – Il sera bien plus que cela ! Nous nous rendons bien compte que cette année sera tout à fait particulière. Par exemple, nombre de nos amis d’Amérique ne pourront nous rejoindre. Mais ceux qui seront présents représenteront tous ces pèlerins d’intention du monde qui nous accompagneront par leurs prières. Les pèlerins in re représenteront la foule des pèlerins in voto ! Cette année encore, nous porterons, auprès du Tombeau de l’Apôtre, toutes ces implorations pour le salut de l’Église et pour la diffusion de la liturgie romaine antique qui y contribuera puissamment par son rayonnement de lex orandi très pure.

  • Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? (21e dimanche du T.O.)

    IMPRIMER

    L'Evangile : Mt 16, 13-20

    Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. » 
    Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
    Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ  (homelies.fr - archive 2008)

    Les deux évangélistes Marc et Matthieu précisent tous deux la localisation géographique du dialogue que nous venons d’entendre entre Jésus et ses apôtres ; c’est donc que celle-ci est significative. Il s’agit de « la région de Césarée-de-Philippe », ville construite par le tétrarque Hérode-Philippe près des sources du Jourdain, et ainsi dénommée en l’honneur de l’empereur Auguste. Jésus a-t-il voulu susciter la reconnaissance de son identité messianique sur l’horizon de cette cité élevée à la gloire des grands de ce monde, afin de suggérer l’antagonisme irréconciliable entre le Royaume de son père et les Empires d’ici-bas ? Ou bien a-t-il choisi ce lieu paradisiaque où l’eau coule en abondance et où la végétation est luxuriante, pour signifier que l’accueil de la révélation donne accès à la nouvelle création ? Peut-être faut-il conjuguer les deux interprétations : Jésus pourrait en effet suggérer par ce choix géographique, que l’on n’accède au nouvel Eden qu’en renonçant aux fastes d’ici-bas ?

    « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? » La question introductrice semble relever d’un sondage d’opinion ; en terme médiatique nous pourrions traduire : « où en est ma cotte de popularité ? » De fait les disciples répondent en se référant à ce qu’ils ont pu entendre autour d’eux dans les murmures de la foule émerveillée par les miracles du Rabbi : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes ». Le point commun entre toutes ces propositions, est qu’elles se réfèrent toutes à des personnages du passé. Réflexe spontané des masses qui occultent la nouveauté du message et des interventions de Jésus, en tentant de les renvoyer à du déjà vu et déjà connu. Il est toujours rassurant de se dire que ce Rabbi n’apporte somme toute rien d’original, mais ne fait que répéter ce qui s’est déjà dit par le passé : cela permet d’éluder la question d’une véritable conversion.

    Mais une telle interprétation de la Personne du Christ se méprend totalement sur son identité et sa mission ; car Jésus n’est pas venu pour redire, mais pour accomplir ; il n’est pas venu pour prolonger une histoire ancienne, mais pour ouvrir des temps nouveaux. Il ne se contente pas de faire écho aux enseignements des Rabbis de la tradition ancestrale, mais il ouvre une brèche vers un au-delà que l’homme ne pouvait même pas pressentir - et encore moins atteindre - par lui-même. Plus encore qu’une doctrine, c’est un chemin que Jésus déploie devant nous ; un chemin sur lequel il passe en premier pour rejoindre le Père, entraînant à sa suite ceux qui ont pressenti la radicale nouveauté de son enseignement et qui lui font confiance.

    Lorsque Simon proclame que Jésus est « le Messie, le Fils du Dieu vivant », son affirmation n’est vraie qu’à condition de donner à ces termes une signification radicalement nouvelle, qui correspond à Jésus seul, mais qui ne sera révélée qu’au matin de la Résurrection. Il est dès lors probable que lorsque Pierre attribue à Jésus le titre de « Christ », et de « Fils de Dieu », il est loin de mesurer la portée de ce qu’il affirme : ce n’est qu’au terme de la deuxième partie de son cheminement à la suite de Jésus, culminant dans le triduum pascal, qu’il le découvrira - non sans peine. C’est bien pourquoi pour le moment Notre-Seigneur ordonne aux disciples « de ne dire à personne qu’il était le Messie ».

    Pourtant, même s’il n’a pas encore tout compris, Simon a cependant fait un pas décisif dans la bonne direction, comme le confirme la réponse très solennelle de Jésus, dont on devine la joie intérieure. Son disciple vient en effet de manifester son ouverture à la grâce d’en haut : ce qu’il vient de proclamer n’est pas le vestige de son catéchisme d’enfance, ni le fruit d’un raisonnement humain. Mais il s’agit d’une véritable confession de foi, c'est-à-dire de l’adhésion, à travers des mots connus, à une réalité inconnue, radicalement nouvelle, que Simon a pressentie à la lumière de la grâce, en la Personne de son Maître.

    Cet accueil de l’action de l’Esprit Saint, fait de Simon un homme nouveau : il est désormais bien plus que le fils de Yonas ; car un autre s’est joint à lui : le Père de Jésus, qui vient de parler par sa bouche. Par cette intervention divine, Simon est élevé au-dessus de sa simple hérédité naturelle, au-dessus de la « chair et du sang » : il participe désormais à la filiation de Jésus dans l’Esprit.

    Cette nouvelle généalogie est confirmée par le don d’un nom nouveau : Simon devient « Pierre ». Or ce nom n’est rien de moins qu’un titre messianique : la pierre, le rocher, est une des dénominations par lesquelles la Bible désignait le Christ à venir. Ainsi donc la foi naissante de Simon l’unit d’emblée à son Maître, au point de le rendre participant à son identité et à sa mission.

    Le ministère des « clés du Royaume » qui lui est confié est également un pouvoir messianique : seul le Christ enseigne, condamne et absout avec l’autorité de Dieu son Père. Ce qui ne signifie pas que celui-ci se plie désormais aux caprices de Pierre et de ses successeurs, mais bien plutôt qu’il s’engage à leur accorder une grâce particulière de discernement, de manière à ce que leurs décisions correspondent à ses desseins.

    Ce pouvoir inouïe est conféré non seulement à Simon-Pierre et à ses successeurs - qui l’exercent d’une manière paradigmatique - mais il le sera bientôt à tous ceux qui suivent le Christ (Mt 18, 18), c'est-à-dire à l’Eglise entière. Tous, si nous confessons que le Christ est « la pierre angulaire rejetée par les bâtisseurs mais choisie par Dieu » (Mt 21, 42), nous recevrons une « caillou blanc, portant gravé un nouveau nom » (Ap 2, 17). Tous nous sommes appelés à devenir des pierres vivantes de l’édifice de Dieu (1 P 2, 4-6) - à condition de nous laissons équarrir par l’Esprit.

    « Seigneur, par la foi, tu ouvres devant nous une histoire radicalement nouvelle ; tu nous invites à ta suite sur un chemin qui nous fait quitter ce monde ancien et nous donne accès dès à présent à la nouveauté du Royaume. La seule exigence, est que nous nous nourrissions de ta Parole, et que nous consentions à l’action transformante de ton Esprit, afin d’entrer chaque jour davantage dans la compréhension de “la profondeur de ta richesse, de ta sagesse et de ta science” (2nd lect.). Donne-nous de ne pas être des enfants timorés ou ingrats, mais d’oser risquer notre vie en réponse à ton appel, “car tout est de toi, et par toi, et pour toi. A toi la gloire pour l’éternité ! Amen” (Ibid.). »

    Père Joseph-Marie

  • Samedi 22 août : Fête du Coeur Immaculé de Marie

    IMPRIMER

    DU CŒUR IMMACULÉ DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE - Regnum Galliae ...

    De Hozanna.org (Abbé Henri Forestier) :

    Samedi 22 août : Fête du Coeur Immaculé de Marie

    Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé ! Paroles de la sainte Vierge Marie à Lucie lors des apparitions de Fatima en 1917...

    La dévotion au Cœur de Marie, appelé Pur ou Immaculé, était déjà ancienne dans l'Eglise quand eurent lieu les apparitions de Fatima. Saint Jean Eudes et d'autres, en parallèle avec la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus avaient développé la dévotion au Cœur de Marie, à partir de l'Evangile qui parle à plusieurs reprises de Marie méditant les actions de Jésus dans son Cœur, ainsi que du glaive de douleur qui transpercera son Âme... Ainsi le Cœur de Marie symbolisait l'extraordinaire fidélité de la Vierge et son amour pour son divin Fils.

    Mais après les apparitions de Fatima, la dévotion au Cœur Immaculé de Marie prit un essor extraordinaire, et aujourd'hui encore nous aimons, selon les indications de la Vierge Marie, et comme l'a encouragé le pape Pie XII, prier particulièrement ce Cœur Immaculé le premier samedi de chaque mois (Je rappelle que la sainte Vierge demande que l'on se confesse et communie à cette occasion, que l'on dise le chapelet et qu'on médite pendant au moins 15 minutes un ou plusieurs mystères du rosaire).

    Aux chrétiens d'aujourd'hui, confronté à un monde qui s'écarte de la foi, le Ciel demande de prier avec plus abondamment...  Inutile de se perdre dans des récriminations et des critiques, pensons à prier le Cœur Immaculé de Marie, pensons à consoler le Seigneur et la sainte Vierge des multiples abandons, pensons aussi à préparer par la prière le monde de demain !

    Pratique : Pratiquer aujourd'hui, par amour pour Marie, la dévotion demandée aux premiers samedis

  • "Christus vincit" ("Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps"); un livre de Mgr Schneider bientôt disponible en français

    IMPRIMER

    De Jeanne Smits, sur son blog :

    “Christus Vincit” de Mgr Athanasius Schneider bientôt disponible en français : commandez-le aujourd'hui et bénéficiez de frais d'envoi réduits !

    J’ai la joie de vous annoncer la parution prochaine, le 15 septembre, de la version française du dernier livre de Mgr Athanasius Schneider, Christus Vincit, aux éditions Contretemps.

    Ce fut aussi une joie pour moi de traduire cet ouvrage, que je vous propose d’acquérir ici. Toute commande reçue d’ici au 8 septembre bénéficiera de frais de port réduits, et vous sera expédiée dès parution à la mi-septembre (voir les tarifs).

    Christus Vincit est le fruit d’entretiens menés par ma consœur Diane Montagna, journaliste anglophone basée à Rome, avec cet évêque auxiliaire du Kazakhstan que j’ai souvent eu l’occasion d’évoquer sur mon blog. Mgr Schneider est de ces évêques fidèles qui prennent au sérieux leur devoir d’enseigner et de proclamer la vérité, haut et fort.

    Il le fait dans ce livre avec toute la fraîcheur et la profondeur d’un dialogue sans fard. Aucune question n’est esquivée ; Mgr Schneider y aborde sans arrière-pensées la question de la communion dans la main, du concile Vatican II, de la confusion actuelle dans l’Eglise, de la Fraternité Saint-Pie X, de la dérive papo-centrique… Avec autorité et sérénité, il propose les réformes qu’il juge urgentes pour que le Christ soit remis à sa juste place, au centre et au sommet de l’Eglise et du culte.

    Mais on découvre également, comme jamais à ce jour, la personnalité de Mgr Schneider qui a connu, pendant son enfance, la persécution soviétique au Kirghizistan où il est né, avant d’émigrer avec sa famille en Estonie, puis en Allemagne de l’Ouest. C’est là qu’il fut confronté, adolescent, à des innovations liturgiques qui le poussèrent à chercher à répondre à sa vocation sacerdotale dans un cadre plus traditionnel : ce fut la providentielle découverte des chanoines réguliers de la Sainte-Croix qui allait le conduire en Autriche, au Brésil et à Rome.

    C’est au Kazakhstan qu’il exerce aujourd’hui son ministère comme évêque auxiliaire de Sainte-Marie d’Astana, tout en apportant soutien et formation aux catholiques du monde entier par ses voyages et ses publications diffusées par internet.

    Christus Vincit permet de découvrir tout cela d’une manière édifiante et inédite, tout comme le lien tout particulier de Mgr Schneider avec Notre Dame de Fatima, sa vénération des saints anges, et son parcours marqué par la Providence.

    La franc-maçonnerie, le laïcisme contemporain, l’islam, les questions de la liberté religieuse et de l’indifférentisme religieux donnent lieu à des chapitres à part entière, tout comme le pouvoir pontifical, « la quatrième grande crise » que vit aujourd’hui l’Eglise ou encore la confusion doctrinale.
    De manière quasi prophétique, Mgr Schneider dresse le portrait du bon évêque et suggère la manière dont un futur pape pourrait réformer l’Eglise en donnant de meilleurs pasteurs au troupeau.
    Aux jeunes, aux laïcs, aux parents, il prodigue à la demande de Diane Montagna de nombreux conseils aussi concrets qu’ils sont profondément spirituels.

    Malgré le constat terrifiant qu’il peut faire de l’actualité, Mgr Schneider voit bien des raisons d’espérer. Souvent, dit-il, elles viennent des « petits » de l’Eglise : tous ces enfants, ces époux fidèles, ces jeunes pieux et chastes, ces prêtres fidèles qui sont comme des « perce-neige spirituels ».

    « Il y a aussi des laïcs et des membres du clergé qui défendent courageusement le Christ-Vérité au milieu du champ de bataille, aux dépens d’avantages personnels et temporels. Je les appellerais les “saumons” spirituels de notre époque, puisqu’ils nagent à contre-courant et sautent par-dessus les obstacles pour atteindre les eaux pures de leurs origines. La source très pure, originelle de l’Église est précisément la personne de Jésus-Christ, et concrètement la Très Sainte Eucharistie », répond Mgr Schneider à Diane Montagna qui lui demande de parler des « signes d’espoir ».

    Il faut dire que le livre, recommandé par le cardinal Burke et le cardinal Sarah, porte un sous-titre qui est aussi un programme et une annonce : Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps.

  • Belgique : le nombre de baptêmes d'adultes en augmentation

    IMPRIMER

    Lu sur Le Soir de ce jour (p. 24) :

    Davantage de baptêmes d’adultes 

    Cette année, 305 adultes seront baptisés au sein de l’Eglise catholique, soit 61 personnes de plus par rapport à l’an dernier, a indiqué jeudi le porte-parole du cardinal Jozef De Kesel et de la conférence épiscopale. Le nombre d’adultes qui se font baptiser ne cesse d’augmenter d’année en année. En 2010, on en dénombrait ainsi 143, cinq ans plus tard, ils étaient 180. L’an passé, ils étaient 244 et, cette année, 305. Par diocèse, cela donne 23 baptêmes d’adultes à Anvers, 4 à Bruges, 14 à Gand, 14 à Hasselt, 93 à Malines-Bruxelles (11 pour le Brabant flamand et Malines, 67 à Bruxelles et 15 en Brabant wallon), 11 à Namur, 19 à Liège et 127 à Tournai. A cause de la pandémie, les fidèles n’ont pu recevoir le baptême à l’occasion des fêtes de Pâques.

  • Une grande chaîne de prière pour soutenir Maria Shahbaz, mariée et convertie de force à l’Islam

    IMPRIMER

    De Timothée Dhellemmes sur Aleteia.org :

    20 août 2020

    Une chaîne de prière pour soutenir Maria Shahbaz, mariée et convertie de force à l’Islam

    WEB2-PAKISTAN-YOUNG GIRL-ACN
    ACN
    Maira Shahbaz, une chrétienne pakistanaise de 14 ans enlevée et mariée de force.

    Kidnappée pendant le confinement par des hommes armés à proximité de son domicile au Pakistan, Maria Shahbaz, 14 ans, a été forcée de se convertir à l’Islam et d’épouser l’un de ses agresseurs. Mgr Jacob Muricken, évêque auxiliaire de Palai, en Inde, vient de lancer un site Internet et une grande chaîne de prière pour obtenir sa libération.

    C’est une histoire qui rappelle amèrement celle d’Asia Bibi, une chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour blasphème en 2009 avant d’être miraculeusement graciée huit ans plus tard au terme d’un procès retentissant. Au Pakistan, pays majoritairement musulman où la charia est encore en vigueur dans plusieurs provinces du pays, les communautés chrétiennes sont régulièrement cibles de violences.

    Lire aussi :

    Au mois d’avril dernier, alors qu’elle se rendait à son travail à Faisalabad, dans la province du Pendjab, Maria Shahbaz a été embarquée de force dans une voiture par trois hommes armés, qui se sont enfuis en tirant des coups de feu. Depuis, elle a été forcée de renoncer à sa foi et d’épouser l’un de ses kidnappeurs. Malgré les nombreuses plaintes déposées par sa famille, la Haute cour de Lahore a ordonné le 4 août dernier que Maria Shahbaz continue de vivre aux côtés de l’homme qui l’a enlevée. Celui-ci a en effet réussi à produire une déclaration indiquant que la jeune fille avait « volontairement » quitté le domicile de ses parents. Il soutient également qu’elle est âgée de 19 ans, alors que des documents officiels de l’Église et de son école prouvent qu’elle n’en a que 14.

    « Nous voulons une intervention judiciaire rapide et impartiale »

    Face à la relative indifférence que suscite le cas de Maria Shahbaz au niveau international, Mgr Jacob Muricken, évêque auxiliaire de Palai, dans l’État du Kerala, au sud de l’Inde, a créé un site Internet afin de réclamer sa libération. « Nous partageons sa douleur, nous voulons une intervention judiciaire rapide et impartiale, et nous prions pour que le monde entier s’unisse pour toujours contre de tels verdicts qui vont incontestablement à l’encontre de la conscience collective de l’humanité », est-il écrit en préambule du site. Pour soutenir Maria Shahbaz, plusieurs actions sont proposées : « offrir 14 saintes messes », « offrir 14 chapelets », « aider davantage 14 personnes qui sont dans le besoin »… 14, un chiffre qui fait référence à l’âge de Maria Shahbaz.

    Taonga: Taonga: the Island Farm (Ad)
     
    Lire aussi :

    S’appuyant sur le cas d’Asia Bibi, les soutiens de Maria Shahbaz conservent l’espoir que la jeune fille soit libérée un jour. Maintenant que la Haute Cour de Lahore a rejeté leur requête, ils peuvent toujours porter l’affaire devant la Cour suprême du Pakistan. D’après le Mouvement pour la Solidarité et la Paix, une organisation de défense des droits de l’Homme dans le pays, environ 1.000 femmes et filles chrétiennes et hindoues sont enlevées chaque année au Pakistan.

  • Jésus-Christ : le grand absent de l'Église aujourd'hui

    IMPRIMER

    De Gianfranco Amato sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Jésus-Christ : le grand absent de l'Église aujourd'hui

    21-08-2020

    L'idée qu'il peut y avoir un christianisme sans le Christ se répand de plus en plus. Après tout, le pouvoir aime une religion qui prend soin des pauvres, de l'environnement et qui éclipse la figure encombrante de cette unique Vérité du Christ. Lisez Giussani et Amerio à ce sujet.

    De plus en plus chaque jour au sein de l'Eglise, se manifeste une grande absence : celle de Jésus Christ. Ils parlent de tout sauf de lui. Dans les discours officiels, dans les interventions et maintenant même dans les documents, toute référence au Fils de Dieu semble avoir disparu. L'idée qu'il peut y avoir un christianisme sans le Christ se répand de plus en plus largement. Après tout, le pouvoir aime une religion qui s'occupe des derniers, des pauvres, des défavorisés, des différents, des migrants, de la justice sociale, de l'environnement, du respect écologique, de la paix et qui éclipse la figure encombrante de cette unique Vérité-Christ avec tout l'arsenal de préceptes, de dogmes, de principes, de valeurs et d'idéaux qui en découle. Nous entendons alors des voix autorisées au sein de la réalité ecclésiale qui parlent de tout sauf de 'l'Unique nécessaire'. Mais n'était-ce pas la tâche de l'Église "d'annoncer le Royaume de Dieu et du Christ et de l'établir parmi tous les peuples", comme semble l'indiquer le point 565 du Catéchisme catholique ?

    Il est triste de voir un tel degré de conscience de la véritable tâche de l'Église de la part de ses Pasteurs, comme celui que nous vivons aujourd'hui. Et c'est triste surtout pour ceux qui, comme moi, ont connu une perspective complètement différente du christianisme et ont eu la grâce d'être éduqués selon cette perspective.

    Je me souviens très bien, par exemple, des paroles de l'évêque Luigi Giussani lorsqu'il disait : "Ceux qui prétendent qu'avant d'annoncer le Christ il faut résoudre les problèmes politiques et sociaux, à mon avis - consciemment ou inconsciemment - assèchent le cœur même de l'annonce chrétienne, selon laquelle le salut de l'homme est le Christ et rien que le Christ".

    Je me souviens aussi très bien de la dénonciation que Giussani lui-même a lancée sur le danger que dans "de nombreux cercles de l'intelligentsia chrétienne" et de l'Église elle-même, on prétendait "poser et affronter les problèmes sur la base de catégories mondaines".

    Aujourd'hui, il semble qu'à tous les niveaux, seules les catégories mondaines soient valables. Mais cette circonstance finit vraiment par assécher le cœur humain, au point de lui faire perdre le sens de la dimension exacte des choses. J'ai toujours été frappé, à cet égard, par une autre des intuitions profondes de Giussani : "Celui qui travaille à améliorer la vie de l'homme - sans la perception claire ou confuse, explicite ou implicite, de ce lien transcendant qui constitue la tension substantielle de la conscience humaine - reste fatalement victime des déphasages, des déformations monstrueuses de la réalité : les petites choses finissent par paraître grandes et les grandes petites, jusqu'à ce que tout prenne des contours déformés et grotesques". Bien que ces mots aient été prononcés il y a près de quarante ans, ils parviennent à décrire la situation que nous vivons avec une efficacité dramatique. Comment ne pas remarquer la dimension "déformée et grotesque" qu'assume aujourd'hui une chrétienté qui, en censurant le Christ, finit par faire de petites choses des grandes et réduire les grandes choses à des petites.

    Lire la suite

  • Se passer de prêtres ?

    IMPRIMER

    Du site "Pro Liturgia" (19 août 2020) :

    De Mgr Marian Eleganti, évêque de Coire, à propos de la récente Instruction de la Congrégation du Clergé. (13 Août 2020) :

    « Le prêtre agit « in persona Christi » (1) : c’est ainsi que s’exprime le concile Vatican II dans “Lumen Gentium” (LG 10) et “Presbyterorum Ordinis” (PO 2) (2). Saint Ambroise écrit de son côté : « (...) Dès qu’on en vient à produire le vénérable sacrement, le prêtre ne se sert plus de ses propres paroles, mais il se sert des paroles du Christ. C’est donc la Parole du Christ qui produit ce sacrement. » (3) La personne du prêtre est à ce moment-là prise en charge par la personne du Christ : il prend la place du Christ, il devient sa voix. Ainsi le prêtre est, à cet instant-là, l’image du Christ. « Par la vertu du sacrement de l’Ordre, [les prêtres sont consacrés] à l’image du Christ prêtre suprême » (LG 28). Le Concile parle à propos du sacerdoce ordonné d’un caractère spécial, inaliénable (PO 2) et différent dans son essence - et pas seulement par son degré - du sacerdoce commun des fidèles (LG10). « Le sacerdoce ordonné est absolument nécessaire à la communauté ecclésiale pour assurer la Présence du Christ, Chef et Pasteur, au milieu d’elle. » (4)

    Il devient clair alors que la récente Instruction de la Congrégation pour le clergé est un plaidoyer en faveur du caractère sacré de l’Église et n’a rien à voir avec un retour en arrière ou un quelconque cléricalisme. Ceux qui reprochent à l’Église une focalisation sur le ministère du prêtre passent à côté du sujet : il ne peut en effet exister de paroisse vivante sans la sainte Eucharistie, et il n’y a pas d’Eucharistie sans prêtre. Les prêtres, en exerçant leur ministère, participent à la Toute-Puissance du Christ, Chef et Pasteur. Au nom de leur évêque, ils rassemblent la famille de Dieu, laquelle, en tant que communauté de frères, a soif d’unité. Ils la conduisent au Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint : « Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (2 Cor 5,20), et encore : « Que l’on nous regarde donc comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. » (1 Cor 4, 1)

    Le pape Jean-Paul II avait précisé dans un discours à la Congrégation pour le Clergé en 2001 qu’il était de première importance pour une paroisse d’avoir un prêtre, un pasteur, bien à elle. Ce titre de “pasteur” est réservé au prêtre, car il présuppose, de façon essentielle et nécessaire, l’ordination sacerdotale. Bien sûr, des laïcs peuvent intervenir au titre de collaborateurs, mais en aucun cas ceux-ci ne pourront remplacer le prêtre dans sa fonction de pasteur : car, comme le souligne encore Jean-Paul II, ils n’ont pas été ordonnés pour cela. (5) Il s’agit ici de réaliser, d’actualiser la présence du Christ, le bon Pasteur. L’Église se construit autour de l’évêque, la paroisse autour du prêtre en une communion étroite, comme le décrivait inlassablement Ignace d’Antioche dans sa Lettre d’adieu.

    « La référence à l'Église est inscrite dans l'unique et même rapport du prêtre au Christ, en ce sens que c'est la “représentation sacramentelle” du Christ par le prêtre qui fonde et anime son rapport à l’Église. » (Pastores dabo vobis, 16).

    Le sacerdoce est nécessaire à la communauté paroissiale pour que subsiste en elle la présence du Christ Grand-Prêtre, Chef, Pasteur et Époux. Sans la présence du Christ, rendue effective par le prêtre dans sa personne et par la célébration de l’Eucharistie, la paroisse ne serait pas pleinement communauté ecclésiale. Cette référence fondamentale au Christ vécue par le prêtre, parce qu’elle est une « représentation sacramentelle », est ce qui caractérise l’être et le profil du prêtre. Son sacerdoce se démarque donc ontologiquement - et pas seulement pour une question de degré - du sacerdoce commun des fidèles. Il ne doit, en conséquence, pas être perçu comme une simple fonction (une fonction peut être déléguée ou transmise à autrui, pas le sacerdoce). Le sacerdoce est un sacrement : à la fois symbole et réalité.

    Lire la suite

  • France : peut-on espérer un réveil du catholicisme (encore) majoritaire ?

    IMPRIMER

    De Bruno Béthouart sur aleteia.org :

    Comment le catholicisme majoritaire peut-il se réveiller ?

    18 août 2020

    Dans une société laïque qui ne jure que par la « sortie de la religion », nombreux sont les signaux objectifs d’attachement d’une majorité de Français à la foi catholique. Le décryptage attentif de cette affection persistante peut aider une Église qui a perdu la confiance à réveiller ce catholicisme endormi.

    À l’évidence, les catholiques sont minoritaires : regardez le peu de cas fait par les autorités publiques en faveur d’un des droits les plus imprescriptibles, la liberté religieuse en France, durant la dramatique pandémie de la Covid-19. Voyez l’effondrement de la pratique religieuse régulière : en dessous de 5% de pratiquants allant à la messe une fois par mois. Il en est de même pour le nombre de baptêmes en France depuis les années 1970 : en dix ans, l’Église de France en a perdu 100.000 chez les petits enfants ! Constatez enfin le niveau d’ordinations en France dans la même période : autour de 100 chaque année. Les tenants de la théorie d’une Église minoritaire, enfin débarrassée de la volonté d’imprimer sa marque dans la société [et ils sont nombreux surtout parmi les sociologues depuis les années 1970, voilà donc déjà 50 ans], scrutent avec attention les signes de la crise en son sein ; ils s’appuient sur ces indicateurs qui, c’est le moins que l’on puisse dire, interpellent et semblent leur donner raison !

    Et pourtant, en regardant simplement les chiffres, c’est-à-dire en procédant d’une manière au moins aussi « scientifique », il est possible d’affirmer tout autant que les catholiques sont majoritaires en France ! J’en veux pour preuve deux éléments qui se confortent. Le premier est une recherche parmi d’autres réalisée par Paradox’Opinion, publiée dans La Vie du 4 avril 2015 sur le nombre effectif de baptisés en France. Ce critère est tout autant « objectif » que le nombre de pratiquants réguliers. L’enquête estime que 67% des Français, soit 42.800.000 concitoyens, ont reçu ce sacrement qui les fait membres de l’Église catholique. On objectera que l’argument ne tient pas parce que, dans la plupart des cas, ce sacrement a été administré à des enfants en bas âge. La réponse vient d’un second constat lui aussi tout autant objectif : actuellement encore près de 70% des funérailles sont religieuses et de rite catholique. Vous ne trouvez pas curieux et pertinent cette correspondance chiffrée, cette adéquation entre le choix fait par des parents pour leur enfant et l’attitude de ces enfants devenus « grands » à l’article de leur mort ? Le catholicisme est donc, de fait, la seule confession installée sur tout le territoire hexagonal et surtout elle est largement majoritaire : tous les présidents de la République, à part Jacques Chirac en 2002 et Emmanuel Macron en 2017 [tous les deux élus au second tour] auraient rêvé d’obtenir un tel score : plus des deux tiers des suffrages !

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Du jamais vu depuis longtemps : un Flamand revêt la bure franciscaine

    IMPRIMER

    De KerkNet :

    Pour la première fois depuis longtemps : un Flamand revêt l'habit franciscain

    LUNDI 17 AOÛT 2020

    Gentenaar Koen Van Durme werd op 9 augustus 2020 ingekleed als franciscaan. © Jan Bouwens ofm

    Koen Van Durme, jusqu'à récemment arboriculteur à Sleidinge, a terminé son postulat chez les Franciscains néerlandais le 9 août et a pris l'habit

    Koen Van Durme, de Gand, a reçu l'habit franciscain dans l'église du monastère de la ville néerlandaise de Megen des mains du frère ministre-provincial Theo van Adrichem. De cette façon, il a été inclus dans l'ordre et a reçu la bure, comme l'indique un communiqué de presse. A la célébration, il y avait environ 30 frères et sœurs de la famille franciscaine et 30 parents et amis.

    Que le Gantois aie fait son postulat aux Pays-Bas ne doit pas surprendre. Depuis quelques années, la custodie flamande dépend de la province néerlandaise. Dans deux ans environ, la custodie flamande et la province néerlandaise ne feront plus qu'un. Pourtant, Koen van Durme est le premier Flamand depuis longtemps à rejoindre l'ordre. Le frère Van Adrichem a déjà dit espérer que le frère Koen devienne un pionnier et que davantage de Flamands trouvent leur chemin vers les Franciscains.

    Koen Van Durme s'installe au noviciat international de Killarney, en Irlande, pour un an.

  • "Plus on s'adapte au monde (comme en Belgique, en Hollande et au Québec), plus vite l'Église catholique fait faillite" (cardinal Pell)

    IMPRIMER

    Du National Catholic Register :

    18 août 2020

    Le cardinal Pell parle du maintien de l'espoir en prison et évoque les finances du Vatican

    Le cardinal Pell a passé 13 mois en isolement, pendant lesquels il n'a pas été autorisé à célébrer la messe.

    Catholic News Agency

    WASHINGTON - Le cardinal George Pell, qui a été acquitté cette année après être devenu le plus haut dignitaire religieux catholique jamais condamné pour abus sexuels, a parlé cette semaine de la façon dont il a gardé espoir pendant ses 400 jours de prison. "La vertu de l'espérance chrétienne est différente de l'optimisme chrétien. Quelles que soient les circonstances dans lesquelles vous vivez, tout finira par s'arranger. Un bon Dieu est aux commandes, même si des choses terribles arrivent", a déclaré le cardinal Pell, 79 ans, dans une interview diffusée le 16 août.

    Le cardinal Pell a été initialement condamné en Australie en 2018 pour de multiples chefs d'accusation d'abus sexuels. Le 7 avril 2020, la Haute Cour australienne a annulé sa peine de six ans de prison. La Haute Cour a décidé qu'il n'aurait pas dû être reconnu coupable des accusations et que l'accusation n'avait pas prouvé leur bien-fondé au-delà d'un doute raisonnable. Le cardinal Pell a passé 13 mois en isolement cellulaire, pendant lesquels il n'a pas été autorisé à célébrer la messe. Le cardinal fait toujours l'objet d'une enquête canonique à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à Rome, bien qu'après l'annulation de sa condamnation, plusieurs experts canoniques aient déclaré qu'il était peu probable qu'il soit effectivement jugé par l'Église.

    Le cardinal Pell a déclaré que malgré l'inconfort et l'humiliation d'être en prison, il était souvent surpris par la décence et le professionnalisme de la majorité des agents de la prison, qui s'entretenaient avec lui et d'autres hommes en isolement.

    Les remarques du cardinal Pell ont été retransmises en direct dans le cadre de la 10e conférence annuelle de l'Institut Napa, qui s'est tenue pratiquement cette année les 14 et 15 août. "Je savais intellectuellement, sur le plan médico-légal, que mon dossier était extrêmement solide", a-t-il déclaré, mais il a ajouté qu'il n'était pas "optimiste" au sens humain du terme. Sa foi, et sa prière quotidienne, ont contribué à le préserver du désespoir et de l'amertume, a-t-il dit.

    Le cardinal Pell a déclaré avoir reçu environ 4 000 lettres pendant son séjour en prison. Il y répondait rarement, sauf aux lettres de ses codétenus. Beaucoup de ses partisans ont écrit depuis les États-Unis ; quelques femmes du Texas ont envoyé des lettres régulièrement, a-t-il dit. Beaucoup de ses partisans ont demandé à Pell de prier pour eux.

    Le cardinal Pell a déclaré que, dans des circonstances normales, il aurait célébré la messe pour les nombreuses personnes qui lui demandaient régulièrement de prier. En prison, où il lui était interdit de célébrer la messe, le cardinal Pell a déclaré qu'il prierait plutôt un Memorare à la Vierge Marie à l'intention de la personne concernée. Il a dit qu'il encourageait également sa vie de prière en priant l'Office divin, en faisant des lectures spirituelles et en regardant la messe tous les dimanches à 6 heures. Il a dit qu'il regarderait même des prédicateurs évangéliques des États-Unis, comme Joel Olsteen, à la télévision, et qu'il "ferait une critique théologique de leurs efforts" dans son journal.

    Lire la suite

  • Le plus grand adversaire actuel du christianisme n’est pas tant l’athéisme, que le refus de l’Incarnation

    IMPRIMER

    Lue sur le site web « Le salon beige », cette homélie de Dom Courau, père abbé de l’Abbaye bénédictine de Triors, lors de la fête de l’Assomption :

    « Mes bien chers frères, mes très chers fils,

    maxresdefault (2).jpgSursum corda : avant d’entrer dans la Prière eucharistique, peu avant que Dieu vienne nous visiter à la messe avec sa Croix glorieuse, l’Église invite les fidèles à élever leur cœur vers le Mystère rédempteur qui leur ouvre ainsi le ciel. La collecte de ce jour a également cette perspective céleste, ad superna semper intenti – tout tendus vers les réalités d’En-Haut. Notre Dame monte au ciel avec son corps et son âme, son Assomption nous donne d’espérer pour tout de bon les réalités d’En-Haut. La recevant chez elle, Élisabeth déjà témoignait qu’en entrant chez elle, c’était le ciel qui entrait. L’évangile de ce jour pétille déjà de l’éternité : Benedictus, benedicta, beata (Luc 1,41-50). Élisabeth atteste que le fruit du sein de Marie est le Béni du Père des cieux, aussi Marie est-elle bénie entre toutes les femmes, comme le dit nos Ave Maria. Avec Élisabeth nous répétons ces mots avec plus de vérité que lorsque le peuple d’Israël acclama Judith victorieuse d’Holopherne (Judith 13,18). Oui, il nous plaît de renchérir avec la vieille cousine : Bienheureuse êtes-vous, Marie, d’avoir cru à l’invitation divine d’œuvrer à l’Incarnation ; et elle-même constate que toutes les générations convergent vers sa personne en la déclarant telle : Beatam me dicent omnes generationes (Luc 1,48). Oui, le ciel est ouvert et Marie nous y attend.

    Un ouvrage récent est consacré à l’éternité reçue (Martin Steffens, DDB 2020). C’est son titre et il annonce la couleur : la vie éternelle est le grand don désormais, à recevoir des mains de Dieu, un don et non pas un dû, une grâce à solliciter avec une humble déférence. Pourtant, par un étrange retournement des valeurs, ce désir d’éternité paraît étrangement absent autour de nous. L’homme en effet se veut satisfait de son sort, il se convainc qu’il est bien là où il est : alors que faire d’un autre monde ? Et il s’éloigne d’un même pas, et de Marie et du ciel, s’enfermant sur lui-même dans une fâcheuse clôture égoïste. L’absence de transcendance ne semble pas déranger le moins du monde la mentalité actuelle. Et le matérialisme pratique qu’on impose crée de façon à la fois feutrée et criante un immense malentendu entre notre millénaire encore bien novice et le triomphe de l’Assomption. Sous nos yeux, l’univers musulman semble le seul désormais à s’intéresser à l’au-delà, pourtant l’idée qu’il se fait du ciel est bien caricaturale et étroite, sans issue surnaturelle.

    Quoi qu’il en soit, l’homme qui se croit ainsi libre méprise d’un même mouvement le passé et l’avenir éternel, et il gaspille alors le présent. Sa sagesse de camomille, comme dit l’auteur, sa sagesse de pacotille stérilise et empoisonne sa vie perçue secrètement comme frustrée, loin de Marie. Pour faire l’économie d’un au-delà, l’homme postmoderne invente cette pâle stratégie pour se rassurer lui-même, loin de sa Mère des cieux. Dès lors, on le voit bien, le plus grand adversaire actuel du christianisme n’est pas tant l’athéisme, que, plus précisément le refus de l’Incarnation : car si Dieu s’incarne en Marie et vient jusqu’à nous, c’est pour nous ouvrir le ciel et ses perspectives inouïes. À ce titre, la fête de Marie aujourd’hui est vraiment l’antidote du neuroleptique qui endort l’humanité présente.

    À dire vrai, cela ne date pas d’aujourd’hui. Au XVIIème s., Pascal y voyait la trace de son adversaire, le démon prompt à entraver notre destinée surnaturelle :

    Lire la suite