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Foi - Page 473

  • Le sort de Hongkong : un message pour l'Occident

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    Le sort de Hongkong est un message pour l’Occident

    Sombre Noël pour le « territoire semi-autonome » de Hongkong ! Anciennement autonome, devrait-on dire, puisque Pékin a piétiné le traité passé avec le Royaume Uni en 1997 qui garantissait l’autonomie politique – « un pays, deux systèmes » – de Hongkong pendant cinquante ans (cf. LSDJ n°997). Dans un silence international quasi général (y compris celui du Vatican, qui semble vouloir préserver à tout prix son accord provisoire avec la Chine), la répression pilotée par Xi Jinping depuis Pékin au nom de la nouvelle « loi de sécurité nationale » (entrée en vigueur le 1er juillet), se donne libre cours. On compte à ce jour plus de 10 000 arrestations de défenseurs de la liberté. Il n’y a plus un seul député pro-démocratie au Parlement de Hongkong : après la révocation de quatre d’entre eux, début novembre, tous les représentants de l’opposition démocratique ont démissionné.

    Symbole de cette mise au pas totalitaire : l’inculpation, le 11 décembre, de l’intrépide patron de presse pro-démocratie Jimmy Lai, sous la double accusation de « fraudes » et de « collusion avec des forces étrangères ». Avant lui, fin novembre, trois jeunes figures de proue du mouvement pro-démocratie (à l’origine des manifestations géantes « des parapluies » de 2019) ont été condamnés à de la prison ferme pour avoir organisé une manifestation devant le quartier général de la police de Hong Kong en juin 2019 : 13 mois et demi pour Joshua Wong, 24 ans ; 10 mois pour Agnès Chow, 24 ans ; 7 mois pour Ivan Lam, 26 ans. Des incarcérations perpétrées « en violation de leurs droits d’expression et de réunion pacifique », a dénoncé Amnesty International. Comme eux, douze jeunes démocrates, âgés de 16 à 30 ans, des « boat people » cherchant refuge à Taïwan, ont été capturés en mer et incarcérés cet été, sans que leurs familles puissent leur rendre visite. Ils font l’objet de poursuites judiciaires, a-t-on appris cette semaine.

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  • Le Sponsus ou Drame de l'Epoux (créche de l'église du Saint-Sacrement à Liège) (feuillet pour le temps du confinement)

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  • Des prêtres s'adressent au Conseil d'Etat pour sauver les fêtes de Noël

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    Lu sur la Libre :

    Des prêtres au Conseil d'État pour sauver les fêtes de Noël

    Un groupe de prêtres catholiques s'est à nouveau adressé au Conseil d'État contre les restrictions sur les célébrations de la messe, espérant célébrer la messe de Noël normalement, relatent mardi Het Nieuwsblad et De Standaard.

    L'un des prêtres est le pasteur de la basilique de Koekelberg, Marc Leroy. "Dans mon église, la plus grande du pays avec une superficie de 10.000 mètres carrés, seules 15 personnes sont autorisées à entrer. Normalement, il y a 700 croyants (...) Je pense que les politiciens ne savent pas ce qui se passe en ce moment".

    Le Conseil d'État avait qualifié, au début du mois, de violation de la liberté de culte l'interdiction par le gouvernement de toutes les activités de culte collectives en raison de la pandémie. En réponse, le gouvernement a autorisé jusqu'à 15 personnes à assister à la messe.

  • Le vrai temps du christianisme est un anti-progressisme

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    D'Hildegarde Berbier sur Le Rouge & le Noir :

    Ni linéaire, ni cyclique : le vrai temps du christianisme

    21 décembre 2020

    Le christianisme a pour particularité d’être souvent associé à une vision inextricablement linéaire du temps, chose que nous reprochent régulièrement les critiques du progressisme et en particulier les néo-païens. Ces critiques assènent— à juste titre — que la linéarité du temps instaure un rapport aux événements bien particulier s’assimilant à une succession de causes et d’effets convergeant vers un seul but eschatologique — la Parousie — dont on ne saurait entraver la marche forcée. Dans sa version sécularisée et une fois Dieu relégué aux cieux, cette vision du temps se dégraderait alors en culte du Progrès : il y aurait ainsi un sens de l’Histoire et critiquer un événement,une loi ou un mode de vie nouveau serait inévitablement « rétrograde », « obscurantiste », « moyenâgeux », voire « anhistorique ».

    La conception cyclique des événements, quant à elle, paraît souvent bien plus « saine » en comparaison d’une vision du temps comme fuite linéaire vers un but (le Retour du Christ ou la fin de l’Histoire). Présentée comme commune aux religions païennes, elle permettrait d’appréhender le temps comme un enchaînement d’éternels recommencements et éviterait, par la même, l’impasse que représente le progressisme.

    Mais qu’en est-il réellement ? Ce débat pourrait paraître anodin ou futile, mais il n’en est rien. Il s’agit ici de notre conception de l’Histoire et donc de notre rapport aux événements qui est en jeu. Car si les catholiques sont souvent prompts à pointer du doigt les dérives du progressisme, ils sont toutefois bien incapables de répondre aux critiques de nos adversaires qui font du christianisme le fer de lance d’une vision linéaire du temps [1].

  • Des découvertes archéologiques majeures à Gethsémani

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    De Vatican News :

    21 décembre 2020

    Découvertes archéologiques majeures à Gethsémani

    De surprenantes découvertes archéologiques remontant pour certaines à l’époque de Jésus ont été faites des derniers mois à Gethsémani. Elles ont été présentées ce matin à Jérusalem en présence du Custode de Terre Sainte, le père Francesco Patton et des archéologues qui ont mené cette importante campagne de fouilles, parmi lesquels Amit Re’em de l’Autorité israélienne des Antiquités.

    Nous sommes à quelques pas du petit jardin situé juste à l'extérieur de la vieille ville de Jérusalem, au pied du Mont des Oliviers, là où Jésus s'est retiré en prière après la dernière Cène, avant d'être trahi par Judas et arrêté. Au fil des siècles, le site est devenu un lieu de pèlerinage autour de la Basilique dont les origines remontent à l'époque byzantine et qui, grâce à une contribution internationale - d'où son nom d'Église de toutes les nations - a été reconstruite par l'architecte Antonio Barluzzi dans les années 1920.

    Afin de permettre au flux ininterrompu de visiteurs de passer en toute sécurité du jardin, où Benoît XVI célébra la messe en mai 2009, à la Basilique, un tunnel souterrain a été creusé sous l'allée. Et c’est ainsi que durant les travaux, une incroyable surprise s’est présentée aux ouvriers: au bout du tunnel, se trouve une série de salles annexes à l'ancienne Basilique de l’Agonie, datant de l'époque des Croisades. Plus frappante encore est la découverte, à mi-chemin du tunnel, d'un bain rituel juif creusé dans la roche, datant du premier siècle après J.C. : «jusqu'à présent, nous n’avions jamais rien trouvé à Gethsémani qui remonte au temps de Jésus. Cette découverte a été identifiée parce que les bains rituels juifs sont très caractéristiques: ils comportent une série de marches qui se terminent par un bassin peu profond», explique le père Eugenio Alliata, éminent archéologue du Studium Biblicum Franciscanum.

    En araméen, le mot Gethsémani signifie “pressoir”, “lieu où l’on travaille l’huile”. «Pendant le travail de l'huile ou du vin, poursuit le père Alliata, le juif pieux qui les prépare, s'il veut qu'ils soient casher, c'est-à-dire purs selon la Loi, doit se préparer en prenant un bain rituel dans une baignoire spéciale». Si à Jérusalem l’on trouve fréquemment des pièces archéologiques remontant à l'époque du roi Hérode le Grand ou des procurateurs romains comme Ponce Pilate, rien à Gethsémani n’avait été trouvé de contemporain à Jésus jusqu’à présent.

    La série de pièces datant de l'époque arabe de Jérusalem, -il y a entre mille et deux mille ans-, qui a été mise à jour au-delà de l'embouchure du tunnel, est également importante: «les découvertes sont postérieures à la conquête musulmane de Jérusalem en 638 après J.C. Les fouilles ont révélé une chapelle chrétienne avec une abside, très bien conservée, un autel et une inscription en grec qui demande à Dieu d'accepter l'offrande de ses fidèles comme il l'a fait pour Abraham. Le Patriarche est en effet considéré comme le modèle du croyant en Dieu, celui dont l'offrande est agréable au Seigneur», indique encore le père Alliata. Selon toute probabilité, un hospice pour les pèlerins se rendant à Jérusalem se trouvait autour de la chapelle et atteste de la présence continue des chrétiens dans la ville sainte, même après la conquête musulmane.

    Vatican News Service - PO

  • Les Évêques demandent de faire sonner les cloches à Noël

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    Les Évêques demandent de faire sonner les cloches à Noël

    Communiqué de presse :

    Les Évêques demandent de faire sonner les cloches à Noël

    En ce temps béni de Noël, les Evêques de Belgique demandent aux paroisses de faire sonner les cloches dans toutes les églises du pays, le jour de Noël à midi.

    En signe de consolation et d’espérance pour tous ceux qui ont été touchés par le coronavirus et leurs proches. Pour encourager ceux qui luttent contre le coronavirus, en particulier les nombreux soignants. En signe de solidarité entre nous.

    Les Evêques de Belgique : ‘Le message de Noël résonne même en temps de pandémie : Dieu nous est proche dans son humanité, Jésus vient partager notre condition humaine, l’Esprit nous tire de la peur et de l’insécurité et nous pousse à être solidaires des plus pauvres’.

    SIPI – Bruxelles, lundi 21 décembre 2020

  • Les voeux du pape à la Curie (21 décembre)

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    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    « Ce que Dieu est en train d’accomplir » à travers la crise: voeux à la curie (texte complet)

    « Que notre fragilité ne devienne pas un obstacle à l’annonce »

    A l’occasion de l’échange traditionnel des voeux avec la curie romaine, ce lundi 21 décembre 2020, le pape François a proposé une réflexion sur la « crise », pas seulement les crises provoquées par le pandémie, mais toute crise: le pape part de l’exemple de différentes « crises » rapportées par l’Ecriture Sainte.

    Le pape François exhorte notamment à « ne pas confondre la crise et le conflit », à travailler pour que la « crise » justement ne devienne pas « conflit », à trouver dans la crise une occasion de « réforme », de « mise à jour », mais dans la « paix » et la « sérénité » des « serviteurs inutiles ».

    « Que notre fragilité ne devienne pas un obstacle à l’annonce de l’Evangile »

    Mais cela demande, avertit le pape, une grande disponibilité »: « Si nous voulons vraiment une mise à jour, nous devons avoir le courage d’une disponibilité tous azimuts. Nous devons cesser de penser à la réforme de l’Eglise comme une pièce sur un vieux vêtement, ou à la simple rédaction d’une nouvelle Constitution Apostolique. Il ne s’agit pas de “rapiécer un vêtement” car l’Eglise n’est pas un simple “vêtement” du Christ, mais elle est son corps qui embrasse toute l’histoire. Nous ne sommes pas appelés à changer ou à réformer le Corps du Christ  (…) mais nous sommes appelés à revêtir d’un vêtement nouveau ce même corps pour qu’il apparaisse clairement que la grâce que nous possédons ne vient pas de nous mais de Dieu. (…) L’Eglise est toujours un vase d’argile, précieux en raison de ce qu’il contient et non en raison de ce qu’il montre parfois de lui-même. Ces temps-ci, il semble évident que l’argile dont nous sommes faits est ébréchée, fissurée, brisée. Nous devons nous efforcer à ce que notre fragilité ne devienne pas un obstacle à l’annonce de l’Evangile, mais le lieu où se manifeste le grand amour dont Dieu, riche en miséricorde, nous a aimés et nous aime. »

    « L’oeuvre que le Seigneur est en train d’accomplir »

    Le pape a conclu en suggérants des points d’examen de conscience et en demandant à ses collaborateurs un « cadeau de Noël » spécial: « Que chacun de nous, quel que soit la place qu’il occupe dans l’Eglise, se demande s’il veut suivre Jésus avec la docilité des bergers ou avec l’autoprotection d’Hérode, le suivre dans la crise ou se défendre de lui dans le conflit. Permettez-moi de vous demander expressément, à vous tous qui êtes avec moi au service de l’Evangile, le cadeau de Noël : votre collaboration généreuse et passionnée pour l’annonce de la Bonne Nouvelle, surtout aux pauvres. Souvenons-nous que seul connaît vraiment Dieu celui qui accueille le pauvre qui vient d’en bas avec sa misère, et qui, sous cette apparence, est envoyé d’en haut ; nous ne pouvons pas voir le visage de Dieu, mais nous pouvons en faire l’expérience lorsqu’il se tourne vers nous, lorsque nous honorons le visage du prochain, de l’autre qui nous engage avec ses besoins. Que personne ne fasse volontairement obstacle à l’œuvre que le Seigneur est en train d’accomplir en ce moment, et demandons le don de l’humilité du service pour que lui grandisse et que nous nous diminuions. Meilleurs vœux à chacun de vous, à vos familles et à vos amis. Et s’il vous plait, priez sans cesse pour moi. Bon Noël ! »

    Comme cadeaux, le pape a offert deux livres à ses collaborateurs: une biographie de Charles de Foucauld, un « maître de la crise » et le livre « Olotropia », de Gabriele Maria Corini, sur « Les verbes de la familiarité chrétienne. L’humain révélé dans un moment de changement », et publié par les éditions du Vatican.

    Voici le discours du pape François dans une traduction officielle du Vatican.

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  • Nativité de saint Jean-Baptiste (crèche de l'église du Saint-Sacrement à Liège) (feuillet pour le temps du confinement)

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  • La visitation (crèche de l'église du Saint-Sacrement à Liège) (feuillet pour le temps du confinement)

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  • Quels prêtres demain ?

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    Les prêtres de demain

    Point n’est besoin de démontrer que le relèvement de l’Église et celui du sacerdoce iront de pair. La présente situation pourrait être désespérante, mais elle est aussi paradoxalement providentielle : elle est la démonstration de la faillite d’une fausse réforme dans l’Église, pour évoquer le titre du P. Congar, et elle met en évidence des éléments de ce que pourrait être une vraie réforme.

    L’arbre et les fruits

    Nous évoquerons ici le cas de la France, sans doute le mieux documenté du point de vue des vocations sacerdotales depuis le Concile, et en tout cas le mieux connu de nous.

    Dès la fin du Concile, en 1965, un climat annonciateur de Mai 68 s’était installé dans l’Église. Des hérésies se diffusaient sans plus être combattues, cependant que toutes les institutions ecclésiales étaient ébranlées. On a du mal aujourd’hui à se représenter l’immense chambardement provoqué par l’aggiornamento des instituts religieux en fonction du décret conciliaire Perfectæ caritatis : entre 1965 et 1970 furent modifiées les constitutions et une sécularisation notable transforma bien des aspects de l’existence des religieux et des religieuses (abandon du costume, des périodes de silence, entrée de la télévision dans les couvents, vie de religieux et religieuses dans des appartements, etc.). On a alors assisté à la disparition, faute de vocations, des instituts de religieuses de vie apostolique – fait historique peu souligné – qui représentaient un élément important du tissu paroissial depuis le XIXe siècle.

    Dans le même temps, on assista à la dilution du clergé dans le monde séculier environnant, dont le signe le plus frappant pour les populations fut l’abandon très rapide de la soutane. Sur la commotion provoquée par la réforme liturgique dès ses débuts en 1964, il n’est pas nécessaire de revenir, pas plus que sur l’hémorragie des fidèles provoquée par la déstabilisation généralisée.

    C’est dans ce contexte qu’a commencé une chute vertigineuse des ordinations sacerdotales. Certes, d’autres baisses importantes avaient eu lieu par le passé : celle qui a suivi la Séparation de l’Église et de l’État entre 1905 et 1914 ; celle aussi qui commença en 1947, après les années fastes de « rattrapage » d’après-guerre, baisse qui cependant n’avait pas empêché un renouvellement des prêtres tel que la pyramide du clergé en 1965 était exceptionnellement jeune[i].

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  • Primat de Dieu chez Benoît, primat de l'homme chez François...

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, traduction de Diakonos.be :

    Deux papes, deux agendas.  Pour Benoît la priorité c’est Dieu, pour François c’est l’homme

    Ce qui frappe dans le magistère et dans les principaux actes de cette dernière phase du pontificat du Pape François, c’est la mise de côté de cette « priorité » qui, pour son prédécesseur Benoît XVI, « est au-dessus de toutes les autres », aujourd’hui plus que jamais, à une époque “où dans de vastes régions du monde, la foi est en danger de s’éteindre comme une flamme privée de nourriture”.

    Donc – comme ce Pape l’avait écrit dans sa lettre aux évêques du 10 mars de 2009 – la priorité consistant à “rendre Dieu présent dans ce monde et à ouvrir aux hommes l’accès à Dieu.  Et pas à n’importe quel Dieu mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu sur le visage duquel nous reconnaissons l’amour poussé jusqu’à l’extrême, en Jésus crucifié et ressuscité”.

    Noël approche.  Mais de ce Dieu qui est né à Bethléem, il ne reste qu’une trace ténue dans la dernière encyclique « Fratelli tutti » de François, au point que Salvatore Natoli, un philosophe réputé, y a plutôt discerné l’image d’un Jésus qui n’est « rien d’autre qu’un homme », et dont la noble mission a simplement été de montrer aux hommes que « dans leur don réciproque, ils ont la possibilité des ‘dieux’ à la manière de Spinoza : ‘homo homini deus’ ».

    Le silence total sur Dieu est tout aussi impressionnant dans le message vidéo avec lequel François a lancé le « Global Compact on Education », un plan ambitieux – et qu’il a ensuite mis en œuvre en cheville avec l’ONU – qu’il a lui-même offert à « toutes les personnalités publiques » engagées au niveau mondial dans le domaine de l’éducation, quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent.

    Dans ce plan, les mots d’ordre sont tous exclusivement séculiers.  La formule dominante est « nouvel humanisme », avec son cortège de « maison commune », de « solidarité universelle », de « fraternité », de « convergence », d’ « accueil »…  Ni plus ni moins que pour cet autre réseau mondial de « Scholas Occurentes » créée par Jorge Mario Bergoglio en Argentine et qu’il a ensuite érigé, une fois devenu Pape, en fondation de droit pontifical avec siège dans la Cité du Vatican.

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  • "Le consumérisme a volé Noël"

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    De CNA (Catholic News Agency) :

    Le pape François : "Le consumérisme a volé Noël".

    Cité du Vatican, 20 déc 2020 (CNA) - Le pape François a conseillé aux catholiques, dimanche, de ne pas perdre de temps à se plaindre des restrictions concernant les coronavirus, mais de se concentrer plutôt sur l'aide aux personnes dans le besoin.

    S'exprimant depuis une fenêtre donnant sur la place Saint-Pierre le 20 décembre, le pape a encouragé les gens à imiter le "oui" de la Vierge Marie à Dieu lors de l'Annonciation. 

    "Quel est donc le "oui" que nous pouvons dire ?" a-t-il demandé. "Au lieu de nous plaindre en ces temps difficiles de ce que la pandémie nous empêche de faire, faisons quelque chose pour quelqu'un qui a moins : pas un énième cadeau pour nous-mêmes et nos amis, mais pour une personne dans le besoin à laquelle personne ne pense ! 

    Il a dit qu'il souhaitait donner un autre conseil : pour que Jésus naisse en nous, nous devons consacrer du temps à la prière.

    "Ne nous laissons pas emporter par le consumérisme. Ah, je dois acheter des cadeaux, je dois faire ceci et cela". Cette frénésie de faire des choses, de plus en plus. C'est Jésus qui est important", a-t-il souligné.

    "Le consumérisme, frères et sœurs, a volé Noël. Le consumérisme ne se trouve pas dans la crèche de Bethléem : il y a la réalité, la pauvreté, l'amour. Préparons nos cœurs à être comme ceux de Marie : libres du mal, accueillants, prêts à recevoir Dieu".

    Dans son discours de l'Angélus, le pape a médité la lecture de l'Évangile du quatrième dimanche de l'Avent, le dernier dimanche avant Noël, qui décrit la rencontre de Marie avec l'ange Gabriel (Luc 1, 26-38). 

    Il a noté que l'ange a dit à Marie de se réjouir parce qu'elle allait concevoir un fils et l'appeler Jésus. 

    Il a dit : "Cela semble être une annonce de joie pure, destinée à rendre la Vierge heureuse. Parmi les femmes de cette époque, quelle femme ne rêvait pas de devenir la mère du Messie ?" 

    "Mais avec la joie, ces mots annoncent à Marie une grande épreuve. Pourquoi ? Parce qu'à ce moment-là, elle était "fiancée" à Joseph. Dans une telle situation, la loi de Moïse stipulait qu'il ne devait y avoir ni relations ni cohabitation. Par conséquent, en ayant un fils, Marie aurait transgressé la Loi, et le châtiment pour les femmes était terrible : la lapidation était envisagée".

    Dire "oui" à Dieu était donc une décision de vie ou de mort pour Marie, a dit le pape.

    "Certes, le message divin aurait rempli le cœur de Marie de lumière et de force ; néanmoins, elle s'est trouvée face à une décision cruciale : dire "oui" à Dieu, en risquant tout, même sa vie, ou décliner l'invitation et continuer sa vie ordinaire".

    Le pape a rappelé que Marie a répondu en disant "Qu'il me soit fait selon ta parole" (Lc 1, 38).

    "Mais dans la langue dans laquelle l'Évangile est écrit, il ne s'agit pas simplement de "laisser faire". L'expression indique un fort désir, elle indique la volonté que quelque chose arrive", a-t-il dit.

    En d'autres termes, Marie ne dit pas : "S'il faut que cela arrive, qu'il arrive... s'il ne peut en être autrement..." Ce n'est pas de la résignation. Non, elle n'exprime pas une acceptation faible et soumise, mais elle exprime un désir fort, un désir vivace".

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