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  • Nigéria : un attentat djihadiste a fait au moins 29 morts, ravivant les inquiétudes concernant la persécution des chrétiens

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    D'InfoVaticana :

    Au Nigéria, un attentat djihadiste a fait au moins 29 morts, ravivant les inquiétudes concernant la persécution des chrétiens.

    Au Nigéria, un attentat djihadiste a fait au moins 29 morts, ravivant les inquiétudes concernant la persécution des chrétiens.

    Au moins 29 personnes ont été tuées dans une attaque perpétrée par des combattants liés à l'État islamique dans le nord-est du Nigéria. Ce nouvel épisode de violence témoigne de l'insécurité persistante qui règne dans le pays et de la vulnérabilité de la population civile, notamment dans les zones abritant des communautés chrétiennes. Selon Tribune Chrétienne , l'attaque a eu lieu dans la nuit du 27 avril dans le village de Guyaku, dans l'État d'Adamawa.

    Des hommes armés ont pris d'assaut la ville et ont ouvert le feu sans discernement sur les habitants, faisant de nombreuses victimes. L'attaque a ensuite été revendiquée dans un message publié sur Telegram, mais l'identité du groupe impliqué n'a pas été confirmée. L'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), ainsi que d'autres groupes armés, opère avec une intensité particulière dans cette région.

    Violences profondément enracinées dans le nord du pays

    Ce qui s'est passé à Guyaku n'est pas un incident isolé. Cela s'inscrit dans une série d'attaques qui persistent depuis plus de vingt ans dans le nord du Nigeria, où la présence de groupes djihadistes, de bandes armées et de conflits locaux a engendré une situation d'instabilité chronique.

    Le gouverneur de l'État d'Adamawa, Ahmadu Umaru Fintiri, s'est rendu sur place après le massacre et a condamné l'attaque, annonçant des mesures pour renforcer la sécurité. Cependant, ces réponses institutionnelles n'ont pas permis d'enrayer la répétition des attaques contre la population civile.

    Les enlèvements et les agressions contre les mineurs constituent une menace croissante.

    L'insécurité s'étend également à d'autres régions du pays. Le même jour, dans l'État de Kogi, au centre du Nigeria, un groupe armé a attaqué un orphelinat et enlevé 23 enfants. Quinze ont été secourus par la suite, tandis que huit sont toujours portés disparus.

    Bien qu'aucune revendication n'ait été faite dans cette affaire, les enlèvements d'étudiants et d'enfants se sont multipliés ces dernières années, devenant l'une des principales formes de violence dans le pays, pour des raisons à la fois économiques et stratégiques.

    Les attaques persistent malgré les opérations militaires

    Le gouvernement nigérian affirme mener des opérations contre les groupes armés avec le soutien international, notamment grâce aux conseils des États-Unis. Cependant, la persistance d'attaques comme celle de Guyaku remet en question l'efficacité de ces efforts.

    Dans ce contexte, les communautés chrétiennes restent parmi les plus touchées, dans un scénario où la violence persiste et où de vastes régions du pays demeurent hors du contrôle effectif de l'État.

  • Garder ouverte la porte du Mystère. Léon XIV dévoile aux nouveaux prêtres les « secrets » de leur mission

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    Garder ouverte la porte du Mystère. Léon XIV dévoile aux nouveaux prêtres les « secrets » de leur mission

    26 avril 2026

    Le 26 avril, quatrième dimanche du temps pascal, c’est le « Dimanche du Bon Pasteur ». C’est ce jour-là que, depuis 63 ans, on célèbre la Journée Mondiale de Prière pour les vocations sacerdotales et religieuses.

    Dans la basilique Saint-Pierre, le Pape Léon XIV préside la liturgie eucharistique solennelle et ordonne dix nouveaux prêtres, dont huit pour le diocèse de Rome. Dans son homélie, il s’inspire également du passage de l’Évangile selon saint Jean lu pendant la liturgie pour évoquer l’horizon ouvert et vaste comme le monde dans lequel s’inscrit le « service du prêtre », un « ministère de communion » offert pour partager avec tous la « vie en abondance » qui « nous parvient dans la rencontre très personnelle » avec le Christ. Dans son homélie, s’adressant en particulier aux futurs prêtres, l’Évêque de Rome rappelle trois « secrets » de la « vie du prêtre », des pistes pour saisir l’ampleur et la nature de la mission à laquelle ils sont appelés.

    « Plus votre lien avec le Christ est profond », rappelle le Souverain Pontife, en exposant le premier « secret » de la vie du prêtre, « plus votre appartenance à l’humanité commune est radicale. Il n’y a ni opposition, ni rivalité entre le ciel et la terre : en Jésus, ils s’unissent pour toujours ».

    « La réalité – ajoute le Pape Prevost en évoquant le deuxième “secret” – « ne doit pas nous faire peur ». Aujourd’hui, « le besoin de sécurité rend les esprits agressifs, referme les communautés sur elles-mêmes, pousse à chercher des ennemis et des boucs émissaires ». Alors que « votre sécurité » – exhorte l’Évêque de Rome en s’adressant aux ordinands – ne doit pas être placée « dans la fonction que vous occupez, mais dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus, dans l’histoire du salut à laquelle vous participez avec votre peuple ».

    Les communautés dans lesquelles les nouveaux prêtres exerceront leur ministère – rappelle le Souverain Pontife – « sont des lieux où le Ressuscité est déjà présent, où beaucoup l’ont déjà suivi de manière exemplaire. Vous reconnaîtrez ses plaies, vous distinguerez sa voix, vous trouverez ceux qui vous le montreront. Ce sont des communautés – ajoute le Successeur de Pierre – « qui vous aideront, vous aussi, à devenir saints. Et vous, aidez-les à marcher unies à la suite de Jésus, le Bon Pasteur, afin qu’elles soient des lieux – des jardins – de la vie qui ressuscite et se communique souvent ».

    Aux prêtres, le Pape Prevost ne demande pas non plus de plans complexes ni d’hyperactivisme pastoral. Il rappelle plutôt que « faciliter la rencontre, aider à rapprocher ceux qui, autrement, ne se fréquenteraient jamais, rapprocher les opposés ne fait qu'un avec l'Eucharistie et la Réconciliation. Rassembler, c'est toujours et encore implanter l'Église ».

    Il évoque ensuite le passage de l’Évangile selon Saint Luc où Jésus dit de lui-même : « Je suis la porte ». En accompagnant les autres sur le chemin de la foi – ajoute-t-il en s’adressant aux ordinands –, « vous raviverez la vôtre. Avec les autres baptisés, vous franchirez chaque jour le seuil du Mystère, ce seuil qui a le visage et le nom de Jésus. Ne cachez jamais cette porte sainte, ne la bloquez pas, ne soyez pas un obstacle pour ceux qui veulent entrer ».

    Dans son homélie, le Pape Léon évoque le « reproche amer » que Jésus, dans ce même Évangile, adresse à ceux qui « ont caché la clé d’un passage qui devait être ouvert à tous ». Alors qu’« aujourd’hui plus que jamais, surtout là où les chiffres semblent tracer un fossé entre les gens et l’Église », les prêtres sont appelés à tenir « la porte ouverte. Laissez entrer et soyez prêts à sortir ».
    C’est précisément là le troisième « secret » de la « vie du prêtre » que le Successeur de Pierre rappelle aux ordinands et à tous les prêtres : « vous », dit-il, « êtes un canal, pas un filtre ». Concernant l’appartenance à l’Église et le cheminement dans la foi – ajoute le Souverain Pontife –, « Beaucoup croient déjà savoir ce qu'il y a au-delà du seuil. Ils apportent avec eux des souvenirs, peut-être d'un passé lointain; souvent, li y a quelque chose de vivant qui ne s'est pas éteint et qui attire; parfois li y a autre chose qui saigne encore et repousse. Le Seigneur sait et attend. ». Tandis que les prêtres sont appelés à être « le reflet de sa patience et de sa tendresse. Vous appartenez à tous et vous êtes pour tous ».
    « La préoccupation première de toute mission sacerdotale – rappelle Léon XIV dans la conclusion de son homélie – est de “garder le seuil ouvert et de le montrer, sans avoir besoin de trop de mots ». Une mission entièrement tissée sous le signe de la liberté et de la gratuité. À l’opposé des stratégies humaines qui visent à regrouper les personnes de force, en les poussant à entrer dans des enclos sans issue. « Il existe des appartenances qui étouffent, des communautés dans lesquelles il est facile d’entrer et presque impossible de sortir », reconnaît le Pape Prevost. Mais dans l’Église, dans la communauté des disciples du Christ, cela ne fonctionne pas ainsi : « Celui qui sera sauvé, dit Jésus,« pourra entrer; li pourra sortir et trouver un pâturage ”. Nous cherchons tous refuge, repos et soins : la porte de l’Église est ouverte. Non pas pour nous éloigner de la vie : la vie ne s’épuise pas dans la paroisse, dans l’association, dans le mouvement, dans le groupe. Celui qui est sauvé « sort et trouve des pâturages ».
    Les prêtres eux aussi sont appelés à « sortir » et à aller à la rencontre des gens là où se déroule leur vie réelle. À s’émerveiller « de ce que Dieu fait pousser sans que nous l’ayons semé. « Ceux pour qui vous serez prêtres – fidèles laïcs et familles, jeunes et personnes âgées, enfants et malades – », prévient l’Évêque de Rome, « habitent des pâturages que vous devez connaître. Parfois, vous aurez l’impression de ne pas en avoir les cartes. Mais le Bon Pasteur les possède, et c’est sa voix, si familière, qu’il faut écouter ». (GV) (Agence Fides 26/4/2026)

  • Banneux Notre-Dame, 1er mai 2026 : Marche pour les Vocations

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    2026_04_26_14_04_34_Greenshot.pngBanneux Notre-Dame, le 1er mai 2026

    Sanctuaire de la Vierge des pauvres

    Organisé par l'Église de Belgique pour les jeunes, les consacrés, les communautés et les familles.

    Pour qui ? Pourquoi ?

    La Marche pour les Vocations est un temps fort pour tous ceux qui se posent la question de l’appel de Dieu sur leur vie et pour tous ceux qui sont heureux d’y avoir répondu. C’est un moment pour rendre grâce, marcher ensemble, prier, écouter, discerner et se laisser toucher par la présence de Dieu.

    Infos pratiques

    • 10 h 30 ▸ Accueil
    • Marche de 10 km
    • Pause pique-nique
    • Possibilité d’adoration au sanctuaire 
    • 16 h ▸ Messe pour les vocations avec Monseigneur Terlinden

    S’inscrire à la marche

    Covoiturage

    Arriver à Banneux en bus (avec le diocèse de Tournai
  • Ce que montre une étude finlandaise sur la santé mentale et la transition de genre

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    De "La Sélection du Jour" :

    Santé mentale et transition de genre : ce que montre une étude finlandaise de long terme

    Par Raphaël Lepilleur. Synthèse n°2684, Publiée le 24/04/2026 - Photo : Entre récits et données, le réel refait surface. Crédits : Olmosovich à la poche, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
    Une étude finlandaise d'ampleur, fondée sur des registres de santé exhaustifs, suit 2 083 adolescents sur plus de vingt ans. Elle met en évidence une morbidité psychiatrique nettement plus élevée que dans la population générale, qui ne diminue pas après les parcours médicaux étudiés. Mené par des psychiatres universitaires dans un pays souvent présenté comme progressiste, ce travail introduit une complexité qui contraste avec l'idée d'une amélioration systématique de la santé mentale.

    Le document en sélection est une étude scientifique finlandaise publiée en 2026 dans la revue médicale Acta Paediatrica. Elle analyse, à partir des registres nationaux de santé, le parcours de 2 083 adolescents et jeunes adultes ayant consulté des services spécialisés en identité de genre entre 1996 et 2019, comparés à plus de 16 000 individus issus de la population générale. L'une des plus vastes études jamais menées sur ce sujet. Il ne s'agit donc pas de déclaratif, ni d'un travail militant, ni d'un échantillon restreint. L'étude repose sur des données médicales exhaustives : diagnostics, hospitalisations, prescriptions, et un suivi dans le temps pouvant aller jusqu'à 25 ans, sans perte d'information (« no loss of data », précisent les auteurs). Un point rarement atteint à cette échelle, qui souligne la continuité du suivi et la solidité de l'ensemble. 

    Elle a été menée par des psychiatres pleinement intégrés au système de santé finlandais. Parmi eux, le Dr Riittakerttu Kaltiala, cheffe du département de psychiatrie pour adolescents à l'hôpital universitaire de Tampere, enseignante, clinicienne (plus de 230 publications scientifiques). Les auteurs déclarent des financements académiques classiques, des activités institutionnelles standards. Aucun élément ne permet d'identifier un conflit d'intérêt. Le contexte compte aussi, la Finlande étant régulièrement présentée comme un modèle en matière de qualité de vie, de stabilité sociale, de politiques publiques. Un pays souvent cité comme référence, y compris sur ces questions. Le pays a été un pionnier dans la simplification des procédures de changement légal de genre, supprimant l'obligation de stérilisation et de diagnostic psychiatrique. Difficile donc de plaider l'argument d'une société transphobe ou rétrograde. 

    Ce travail semble difficile à écarter. Mais encore faut-il accepter le cadre dans lequel il s'inscrit : celui de la psychiatrie. Un cadre aujourd'hui contesté par certains courants militants, qui le dépeignent comme un outil de normalisation, le bras armé d'une société transphobe. Dans cette lecture, le diagnostic lui-même est suspect, l'évaluation clinique assimilée à une forme de contrôle.

    Pourtant, une contradiction semble émerger de cette posture. Les mêmes voix qui s'élèvent contre la validité du cadre psychiatrique sont souvent celles qui s'appuient sur la reconnaissance de diagnostics, qu'ils soient auto-établis ou validés par la médecine, pour asseoir leur démarche. On observe alors un paradoxe : la science médicale, qualifiée d'oppressive, devient simultanément une source de légitimité. Cette oscillation entre le rejet du système et l'appel à sa validation interroge sur la cohérence d'une position qui mobilise les outils de ce qu'elle condamne parfois.

    Dans ce cadre, le rôle du médecin est lui aussi remis en cause. Le processus d'évaluation est dénoncé comme un "gatekeeping" (un contrôle d'accès arbitraire qui conditionne l'accès aux soins). Les patients seraient contraints de "performer" leur détresse pour satisfaire des critères médicaux. Poussée à son terme, cette position considère que toute production scientifique issue de ce champ serait, par définition, irrecevable. C'est une position. Elle existe. Mais si on accepte le principe même de l'observation clinique, alors cette étude ne peut être ignorée.

    L'identité, le rapport à soi, au corps, traverse toute l'histoire de la pensée et de l'humanité. Elle n'est pas née au XXIe siècle. Ce qui change radicalement aujourd'hui, c'est la manière dont cette question est prise en charge : médicalement, institutionnellement, politiquement, culturellement. Et cette prise en charge n'a rien d'anodin. Côté traitement, nous parlons de traitements irréversibles et très lourds. De bloqueurs de puberté, d'interventions chirurgicales radicales, comme la création d'un néo-pénis à partir d'un lambeau de peau prélevé sur l'avant-bras ou la cuisse, puis équipé d'une prothèse gonflable en silicone. Ou la confection d'un néo-vagin, une cavité artificielle nécessitant une dilatation à vie pour éviter qu'elle ne se referme. Il s'agit d'engagements à vie, avec des complications potentielles inhérentes à la construction d'organes artificiels.

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  • Vocations : "l'heure est grave car nous n'avons plus de futurs prêtres en formation dans notre diocèse" (Mgr Rossignol, évêque de Tournai)

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    De Monseigneur Frédéric Rossignol lors de la Messe Chrismale 2026 (source)

    "Alors que nous nous préparons à vivre la messe chrismale, permettez-moi de souligner un des aspects de cette célébration, celui de l’importance de la prêtrise pour notre Église. Je me permets de le faire parce que l’heure est grave, mes chers amis, car nous n’avons plus de séminaristes (de futurs prêtres en formation !) au sein de notre diocèse, à l’exception d’un jeune en fin de formation, ordonné diacre il y a peu et qui sera prêtre à l’été prochain.

    Beaucoup diront : « Nous en sommes bien conscients, mais qu’est-ce qu’on peut bien y faire ? » Je crois au contraire que nous pouvons « y faire », chacun à partir de son expérience de chrétien. Tout d’abord, il est bon de remercier Dieu pour les modèles de prêtres qui nous ont fait et nous font encore grandir dans la foi, et ils sont nombreux ! Comment ces prêtres nous inspirent-ils ? Certainement par leur vie de foi, par la manière dont ils célèbrent l’Eucharistie, en la vivant avec enthousiasme, avec profondeur, avec régularité. Ils sont là, que l’assemblée soit grande ou petite, qu’elle participe activement ou non, qu’elle chante merveilleusement ou poussivement… Ils nous accueillent en début de célébration, nous demandent comment nous allons. Ils préparent leurs homélies avec soin : elles sont concrètes, enthousiasmantes, elles nous apprennent de nouvelles choses sur la foi, elles sont touchantes de sincérité. Lorsqu’ils prononcent les paroles de la consécration et qu’ils nous donnent la communion, nous savons avec certitude et reconnaissance que Dieu se rend présent. Ces prêtres nous rappellent combien la sainteté d’une personne peut avoir tellement d’impact dans la vie d’une multitude de gens qui ont besoin de sentir que Dieu les aime.

    Les prêtres nous interpellent aussi par leur esprit de sacrifice. Ils ont renoncé à une vie de famille, à des êtres chers qui leur disent qu’ils sont aimés de manière unique et préférentielle. Eux sont là pour tous, et renoncent donc à un amour exclusif. Les prêtres sont aussi des hommes de compassion. Ils écoutent les souffrances de leurs contemporains, dans le sacrement de la confession ou dans les confidences qui leur sont faites à d’autres moments, et Dieu sait si cela fait du bien d’être écouté avec bienveillance. Les prêtres cherchent aussi à créer le lien au sein des communautés chrétiennes. C’est un exercice difficile. Beaucoup de gens sont attachés à leurs habitudes, leurs privilèges, leur sensibilité. Travailler ensemble, se préoccuper des autres, ça n’est pas toujours naturel !

    Mais certains diront : « Le problème, c’est que les prêtres que je vois, je ne veux pas en dire du mal, mais pour dire la vérité, ils sont loin d’être des modèles tels que vous les décrivez ! » Et oui, la prêtrise n’a rien de magique ! Comme toute vocation, elle s’inscrit dans un appel à grandir dans le don de soi, mais peut se transformer en un chemin de superficialité et d’égocentrisme, et comme pour nombre d’entre nous, beaucoup de prêtres ont des penchants édifiants et d’autres aspects de leur personnalité moins glorieux.

    La première chose, si nous voulons retrouver des vocations, c’est donc de remercier Dieu et les prêtres pour leur vocation et de prier pour la conversion des prêtres qui s’égarent. La deuxième, c’est de montrer un amour profond et authentique pour les sacrements, en particulier pour l’Eucharistie et la confession. Allons à la messe avec un profond désir de recevoir le Christ dans son corps et son sang. Allons nous confesser avec un profond désir de nous réconcilier avec Dieu et d’entendre de la bouche du prêtre : « Et moi, je te pardonne tous tes péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. » La troisième démarche est de prier pour les vocations, de dire des chapelets, de supplier le Seigneur de nous envoyer des ouvriers pour sa moisson. La quatrième initiative à prendre est de parler de la vocation à la prêtrise dans les catéchèses, dans les célébrations, de demander aux prêtres d’en parler eux-mêmes,… La dernière initiative est de donner de l’argent pour la formation des prêtres. Former un prêtre, c’est au minimum sept ans d’études. Aujourd’hui, nous constatons un nouvel élan de jeunes qui demandent le baptême. Certes, beaucoup d’entre eux ont à faire un long chemin pour que la foi s’enracine au plus profond de leur vie, mais étant donné qu’ils découvrent la joie de suivre le Christ, nous pouvons et nous devons espérer que plusieurs d’entre eux découvriront un jour le Christ leur dire : « Ne veux-tu pas me suivre entièrement une vie donnée pour le service de l’Église ? J’ai besoin de prêtres, veux-tu en faire partie ? »

    Restons dans la confiance, le Seigneur a fait des merveilles, il continuera d’en faire dans les générations à venir. (...)

    + Frédéric Rossignol

     

    Quelques chiffres :

    • Effectifs globaux : il y a actuellement 22 jeunes qui se préparent au ministère presbytéral et se répartissent comme suit:
      • 10 séminaristes diocésains
      • 8 séminaristes, également diocésains, qui dépendent du séminaire Redemptoris Mater
      • 4 religieux
    • Évolution : Ces chiffres marquent une chute vertigineuse par rapport à 2012, où ils étaient encore 82.
  • Le pape Léon XIV en Afrique : 7 choses à savoir sur l’Église catholique en Angola

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    D'EWTN News :

    Le pape Léon XIV en Afrique : 7 choses à savoir sur l’Église catholique en Angola

    Le pape Léon XIV se rendra en Angola du 18 au 21 avril dans le cadre d'une tournée africaine de 11 jours et fera notamment étape à Luanda, Muxima et Saurimo.

    Le pape Léon XIV en Afrique : 7 choses à savoir sur l’Église catholique en Angola

    Le pape Léon XIV est arriveé en Angola le 18 avril 2026, troisième étape de son premier voyage pastoral sur le continent africain en tant que pontife. | Crédit photo : Vatican Media/Archidiocèse catholique de Luanda
     

    18 avril 2026

    Après ses visites apostoliques en Algérie et au Cameroun, le pape Léon XIV se rend maintenant en Angola, où l'Église catholique est une institution religieuse historiquement enracinée et socialement influente qui reste centrale dans la vie spirituelle, culturelle et publique du pays.

    Voici sept points essentiels à savoir sur l'Église catholique en Angola :

    1. L'Église est ici historiquement enracinée et représente une présence majoritaire.

    L'Église catholique est la plus grande institution religieuse d'Angola, et on estime qu'entre 40 % et 55 % de la population se déclare catholique. 

    La présence de l'Église catholique en Angola remonte à la fin du XVe siècle, lorsque des explorateurs et des missionnaires portugais arrivèrent le long des côtes angolaises, faisant du catholicisme l'une des premières traditions religieuses organisées du pays.

    Au fil des siècles, à travers la domination coloniale, la lutte pour l'indépendance et une longue guerre civile qui s'est achevée en 2002 , l'Église est restée profondément ancrée dans la société angolaise. Cette longue histoire a façonné non seulement la pratique religieuse, mais aussi l'éducation, la langue, la culture et l'identité nationale, conférant à l'Église catholique une crédibilité dont peu d'institutions bénéficient.

    2. Les chefs religieux s'adressent régulièrement à la conscience de la nation.

    Dans l'Angola d'après-guerre, l'Église catholique s'est imposée comme une voix morale et sociale de premier plan, abordant fréquemment les questions de réconciliation, de justice, de gouvernance et de guérison nationale.

    En novembre dernier, le secrétaire exécutif de la  Commission catholique pour la justice et la paix de la  Conférence des évêques catholiques d'Angola et de São Tomé  (CEAST) a décrit le Congrès national de réconciliation de 2025 comme un « moment historique d'espoir et d'engagement renouvelé » pour les Angolais qui luttent encore contre les cicatrices du conflit alors qu'ils travaillent à la paix et à l'unité nationale.

    ACI Africa, service frère d'EWTN News en Afrique, a rapporté que le père Celestino Epalanga , membre angolais de la  Compagnie de Jésus  (Jésuites), a exprimé sa gratitude aux autorités civiles et religieuses qui ont soutenu le Congrès, en particulier CEAST et tous les diocèses d'Angola, notant que la réunion a rassemblé des représentants de partis politiques, d'associations professionnelles, d'institutions universitaires et de communautés religieuses.

    Cet engagement témoigne de la conception plus large que l'Église catholique a d'elle-même en tant que compagne du peuple angolais – non seulement un guide spirituel, mais aussi une gardienne de la dignité humaine et de la cohésion sociale.

    3. L'Église en Angola possède une présence institutionnelle à l'échelle nationale.

    L'influence de l'Église catholique en Angola est renforcée par une présence institutionnelle solide qui s'étend sur l'ensemble du territoire. Organisée en diocèses et archidiocèses couvrant toutes les régions, l'Église catholique en Angola gère des milliers de paroisses et de lieux de culte annexes.

    Au-delà de la pastorale, l'Église catholique joue également un rôle majeur dans l'éducation et les soins de santé, en gérant des écoles primaires et secondaires, des instituts de formation professionnelle, des hôpitaux et des cliniques.

    Parmi les institutions phares de l'Église en Angola figure l' Université catholique d'Angola , qui contribue à la formation intellectuelle et au débat public.

    L’action de l’Église catholique en Angola s’appuie sur un cadre juridique formel régissant les relations entre l’État angolais et le Saint-Siège. L’  Accord-cadre , signé le 13 septembre 2019, engage les deux parties à coopérer pour le bien-être spirituel et matériel de tous, dans le respect de la dignité et des droits de la personne humaine.

    Aux termes de cet accord, l'État angolais reconnaît la personnalité juridique de l'Église catholique et sa propriété des biens de l'Église, ce qui fournit une base juridique stable aux activités pastorales, éducatives, sanitaires et sociales de l'Église à l'échelle nationale.

    La force de cette collaboration entre l’Église et l’État a été mise en évidence en mars 2024 lorsque l’archevêque  Giovanni Gaspari , alors nonce apostolique en Angola et à São Tomé-et-Príncipe, a qualifié le partenariat de « merveilleux ».

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  • Léon XIV au Cameroun : « Aucune société ne prospère sans la vérité. »

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    VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    EN ALGÉRIE, AU CAMEROUN, EN ANGOLA ET EN GUINÉE ÉQUATORIALE
    (13-23 AVRIL 2026)

    RENCONTRE AVEC LE MONDE UNIVERSITAIRE

    DISCOURS DU SAINT-PÈRE

    Université Catholique d'Afrique Centrale (Yaoundé)
    Vendredi 17 avril 2026

     

    Monsieur le Grand Chancelier,
    chers frères dans l’épiscopat,
    Monsieur le Recteur,
    illustres membres du corps enseignant,
    chers étudiants,
    distinguées Autorités,
    Mesdames et Messieurs !

    C’est pour moi une grande joie de m’adresser à vous, en cette Université catholique d’Afrique centrale, lieu d’excellence pour la recherche, la transmission du savoir et la formation de nombreux jeunes. J’exprime ma gratitude aux Autorités académiques pour leur accueil chaleureux et pour leur engagement persévérant au service de l’éducation. Cette institution est un motif d’espérance : fondée en 1989 par l’Association des Conférences Épiscopales d’Afrique Centrale, elle est un phare au service de l’Église et de l’Afrique dans sa recherche de la vérité, de la justice et la solidarité.

    Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire que les universités, et à plus forte raison les universités catholiques, deviennent de véritables communautés de vie et de recherche, qui initient étudiants et les enseignants à une fraternité dans le savoir, « pour faire l’expérience communautaire de la joie de la Vérité et pour en approfondir la signification et les implications pratiques. Ce que l’Évangile et la doctrine de l’Église sont aujourd’hui appelés à promouvoir – dans une généreuse synergie avec toutes les instances qui fermentent la croissance de la conscience humaine universelle – c’est une authentique culture de la rencontre ; bien plus, une culture de la rencontre entre toutes les cultures authentiques et vivantes, grâce à l’échange réciproque des dons respectifs de chacun dans l’espace de lumière entrouvert par l’amour de Dieu pour toutes ses créatures. Comme l’a souligné le Pape Benoît XVI, la vérité est logos qui crée un dia-logos et donc une communication et une communion » (François, Veritatis Gaudium, n. 4b).

    Alors que beaucoup dans le monde semblent perdre leurs repères spirituels et éthiques, se retrouvant prisonniers de l’individualisme, de l’apparence et de l’hypocrisie, l’Université est, par excellence, un lieu d’amitié, de coopération, mais aussi d’intériorité et de réflexion. À ses origines, au Moyen Âge, ses fondateurs lui ont donné pour objectif la Vérité. Aujourd’hui encore, professeurs et étudiants sont appelés à se donner comme idéal et, en même temps, comme mode de vie, la recherche commune de la vérité. En effet, comme l’a écrit saint John Henry Newman, « tous les principes vrais regorgent de Dieu, tous les phénomènes conduisent à Lui ». [1]

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  • L'avortement : un "luxe" que l'Europe ne peut se permettre ?

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    De sur The European Conservative :

    L'avortement est un luxe que l'Europe ne peut se permettre.

     

    Le 4 avril, le gouverneur de la région de Novgorod, en Russie, a fait une déclaration surprenante lors d'un événement consacré à la relance de la natalité. « Nous avons enregistré de petites victoires, mais ce n'est pas suffisant », a déclaré Gleb Nitkin , évoquant une baisse de 30 % du taux d'avortement. « La situation démographique de notre pays est critique, et autoriser les avortements de convenance est un luxe trop important. Notre mission est de prévenir ces cas, non pas par des interdictions, mais par un travail de qualité, des soins attentifs et une grande responsabilité. » 

    Les cyniques pourraient à juste titre souligner que le besoin démographique urgent de la Russie découle en partie des pertes effroyables qu'elle subit sur le front ukrainien, pertes qui, selon certaines estimations, avoisinent 1,2 million de morts . Néanmoins, Nitkin a raison : l'avortement est un luxe que les pays occidentaux ne peuvent se permettre s'ils veulent assurer la survie de leur civilisation (une question à aborder ultérieurement). Rares sont les conservateurs à l'affirmer ouvertement, de peur de ressembler au dictateur roumain Nicolae Ceaușescu, qui signa le décret 770 en 1967, restreignant l'avortement et la contraception afin de stimuler la natalité. C'est pourtant indéniablement vrai.

    Considérons ces chiffres effroyables. Alors que l'Occident traverse une période de profond déclin démographique, l'avortement était la première cause de mortalité dans le monde en 2025, avec environ 73 millions de bébés tués dans le ventre de leur mère. Le taux d'avortement en Angleterre et au Pays de Galles a grimpé jusqu'à 30 % des conceptions enregistrées . Annabel Denham a presque mis le doigt sur le problème dans le Telegraph le mois dernier , en soulignant que l'avortement est devenu « un phénomène de masse ».

    Au moment même où nous nous inquiétons des conséquences économiques et sociales d'une natalité trop faible, nous sommes également confrontés à des taux d'avortement historiquement élevés. Si les chiffres de 2023 avaient été comparables à ceux de 2015, on aurait pu enregistrer environ 15 % de naissances supplémentaires. Il ne s'agit pas d'une simple erreur d'arrondi ; c'est un fait démographique aux répercussions à long terme.

    Bien entendu, elle s'est empressée d'ajouter : « Il ne s'agit en aucun cas de s'opposer au droit à l'avortement. Le principe de l'autonomie corporelle – jusqu'à la limite actuelle de 24 semaines – est, à mon sens, irréfutable. » Un petit garçon né prématurément à 21 semaines dans l'Iowa en 2024 a survécu hors de l'utérus et a fêté son premier anniversaire en juillet dernier.

    En France, on compte plus de 250 000 avortements par an. Aux Pays-Bas, près de 40 000. En Allemagne et en Espagne, plus de 100 000 dans chaque pays. En Europe, le bilan annuel moyen des avortements se situe entre 3 et 3,5 millions, soit plus que la population cumulée de huit pays de l’UE. Seulement 5 % des bébés du monde devraient naître en Europe en 2026. La crise de la natalité est, sans aucun doute, un fléau aux multiples têtes ; mais il est tout aussi vrai que l’avortement met fin à la vie de millions d’êtres humains avant même leur naissance.

    Les politiciens progressistes sont déterminés à augmenter ces chiffres. Malgré les progrès technologiques qui repoussent sans cesse l'âge de la viabilité fœtale, le Danemark et la Norvège ont récemment relevé leurs limites en matière d'avortement. La France et le Luxembourg ont inscrit l'avortement dans la Constitution. Le Royaume-Uni a dépénalisé l'avortement jusqu'à la naissance l'année dernière ; le vote à Westminster s'est soldé par 379 voix contre 137. Cela a, au moins, semblé réveiller certains Britanniques ; un député a qualifié le Parti travailliste de « parti des assassins d'enfants ». Andrew Lilico, du Telegraph , a été sans détour : « Nous avons voté pour tuer nos aînés, nos malades et nos nourrissons. Nous méritons bien ce qui nous attend. »

    Ce qui nous attend est sombre. Louise Perry, qui se décrit comme « agnostique avec une certaine appréhension » quant à l’avortement mais opposée à sa criminalisation, a observé dans un essai de 2024 que notre décision collective d’abandonner la procréation est « le bouton d’autodestruction de la modernité », et

    Les populations dont dépend la modernité ne parviennent pas à se reproduire, ce qui signifie que la modernité elle-même ne parvient pas à se reproduire. La plupart des électeurs n'ont pas conscience de ce phénomène. La plupart des politiciens non plus. Pourtant, il est bien réel, et nous en subissons les prémices à travers diverses crises politiques dans le monde moderne.

    Il est incroyablement frustrant de voir tant de personnes à droite s'obséder sur ces crises qui se multiplient tout en évitant obstinément la question de l'avortement. Migrations massives ; islamisation ; systèmes de protection sociale déjà sous tension, croulant sous le poids d'une population vieillissante soutenue par un nombre toujours plus restreint de jeunes ; propositions inévitables d'euthanasie visant cyniquement à réduire les générations trop nombreuses : tout cela découle, en partie, du fait que nous ne faisons pas d'enfants. Pire encore, nous tuons des millions de bébés chaque année. Un infanticide de luxe.

    Les politiciens de droite insistent sur le fait que des majorités en Europe soutiennent le droit à l'avortement. La Hongrie, cependant, offre un modèle convaincant de la manière dont les dirigeants peuvent, malgré ce contexte, faire évoluer les mentalités sur l'avortement et réduire le taux d'avortement. La Hongrie n'est pas encore prête à instaurer une protection générale des enfants à naître, mais le gouvernement s'y est préparé. En 2012, le gouvernement Fidesz a adopté une nouvelle constitution reconnaissant que le droit à la vie commence dès la conception, tout en maintenant le délai légal de 12 semaines pour l'avortement en Hongrie, jetant ainsi les bases d'une restriction de l'avortement.

    De plus, la pilule abortive est illégale en Hongrie et, en septembre 2022, le gouvernement a exigé que les femmes souhaitant avorter entendent les battements du cœur du fœtus avant l'intervention, les médecins devant fournir une attestation. Conjuguée à une série de mesures en faveur du mariage et de l'enfance, qui constituent l'un des principaux axes du gouvernement, cette politique a permis de réduire de moitié le taux d'avortement depuis 2003. Viktor Orbán est arrivé au pouvoir en 2011 ; si le taux d'avortement était resté au niveau de 2010, environ 300 000 bébés de moins seraient nés. Autrement dit, environ 300 000 bébés de plus auraient été avortés.

    Les critiques pourraient à juste titre rétorquer que la protection des enfants à naître dans le ventre de leur mère ne suffira pas, à elle seule, à faire augmenter le taux de natalité. De fait, des pays dotés de régimes pro-vie comme la Pologne (qui subit les attaques incessantes et illégales de Donald Tusk ) et Malte (qui a récemment rejeté les tentatives d'abrogation des lois pro-vie ) affichent toujours des taux de natalité bien inférieurs au seuil de renouvellement des générations. Cependant, les lois pro-vie – ainsi que les efforts déployés pour construire consciemment une culture pro-vie – sauvent des centaines de milliers de vies. L'effet cumulatif de ces efforts – et de ces vies – constitue un puissant levier culturel qu'il ne faut pas sous-estimer.

    Il existe une autre raison, plus solennelle, pour laquelle l'avortement est un luxe que nous ne pouvons nous permettre. Autrefois, les bébés étaient perçus, à juste titre, comme une bénédiction divine. Cette conception a incité les générations précédentes à accueillir la vie malgré des conditions économiques et sociales bien plus sombres que celles aujourd'hui invoquées comme principales causes de la recrudescence des infanticides prénataux au Royaume-Uni et ailleurs. Mais lorsque nous rejetons ces enfants – lorsque nous gravons « Retour à l'envoyeur » sur leurs frêles corps et les renvoyons à l'éternité – nous provoquons la colère divine et ne pouvons espérer prospérer.

    Une civilisation sans enfants n'a pas d'avenir. Une civilisation qui tue ses propres enfants n'en mérite pas. 

  • « Un jour, l'Afrique nous ramènera au Christ. »

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    De Stephan Baier sur le Tagespost :

    « Un jour, l'Afrique nous ramènera au Christ. »

    « Les missions à l’étranger sont un remède à notre frustration envers l’Église », déclare le père Karl Wallner. Il médite sur les péchés de l’Occident et la joie de la foi chez les chrétiens africains.
    Père Karl Wallner
    Photo : Missio Austria | Le père Karl Wallner dirige Missio – les Œuvres pontificales missionnaires en Autriche – depuis le 1er septembre 2016. Depuis sa prise de fonction, les dons reçus par Missio Austria ont plus que doublé.

    À17 ans, j'ai ressenti un appel à la prêtrise, mais je désirais aussi devenir missionnaire. Ce fut une expérience bouleversante, mais Dieu m'a ensuite clairement conduit à Heiligenkreuz. Je suis devenu curé assez tôt, puis, après mon doctorat, professeur à l'université. Fort de mon élan missionnaire, j'ai pu m'investir comme aumônier de jeunesse, ce qui a attiré de nombreux jeunes dans notre communauté. Ce fut donc une grande surprise lorsqu'on a proposé de nommer un moine cistercien, qui n'avait même jamais mis les pieds en Afrique, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Autriche. Je savais que je ne comprenais rien à l'Église universelle et que je devais aller sur le terrain.

    Vous voyagez à travers le monde depuis près de dix ans. Cela a-t-il changé et façonné votre vision de l'Église universelle ?

    Je vis dans un monde et une Église totalement nouveaux ! Mon principal champ d'action et de mission reste cependant l'Autriche, car les missions internationales sont un remède à notre frustration face à l'Église. J'ignorais auparavant que l'Église universelle dans les pays du Sud était si forte et en pleine croissance. J'essaie de partager ce qui m'inspire en Autriche et d'encourager les gens à prier pour l'Église universelle – et bien sûr, à faire des dons pour que nous puissions la soutenir.

    Vous connaissez désormais les deux réalités : africaine et européenne. Ce qui est particulièrement frappant, c’est que l’Europe vieillit, tandis que l’Afrique affiche les taux de natalité les plus élevés. Ce phénomène se reflète-t-il également au sein de l’Église ?

    Oui, démographiquement, nous connaissons un déclin dramatique depuis 50 ans. L'Europe ne représente plus que 9 % de la population mondiale, contre 60 % pour l'Asie. L'Afrique connaîtra une croissance d'un milliard d'habitants supplémentaires au cours de ce siècle. Ce continent a besoin de notre attention car nous sommes très proches. Après tout, seule la mer Méditerranée nous sépare. Par conséquent, prendre soin de cette jeune Église en pleine croissance doit être une priorité absolue pour nous, en Europe.

    En Europe, la connaissance de la foi a diminué, et la ferveur religieuse s'est affaiblie. Quelle expérience avez-vous vécue à ce sujet en Afrique ?

    Avant même de rejoindre Missio, j'étais impressionné par nos étudiants nigérians à Heiligenkreuz : après seulement trois mois d'apprentissage du français, ils étaient capables de lire la Phénoménologie de l'esprit de Hegel ! J'espère donc vivre assez longtemps pour voir un pape noir. Ils en ont assurément le potentiel ! Il y a aussi, bien sûr, les traumatismes causés par le culte des ancêtres et les pratiques magico-occultes comme la croyance aux démons. C'est pourquoi l'Afrique subsaharienne a embrassé le christianisme si rapidement : la foi en un Dieu rédempteur et aimant représente une véritable libération de la croyance aux démons. L'Église est forte en Afrique car la foi y est empreinte d'une grande joie, d'un théocentrisme et d'un amour du divin que nous avons perdus.

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  • "L’amitié structure les âmes" (Père François Potez)

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    Du site de RCF - Radio Notre-Dame :

    Père François Potez : "l’amitié structure les âmes"

    Un article rédigé par Mélanie Niemiec - RCF, le 9 mars 2026

    Le Grand Témoin

    Père François Potez, prêtre et éducateur, au soir d’une vie de mission

    Après avoir été engagé dans la Marine, le père François Potez entre dans la communauté des Frères de Saint-Jean et est ordonné prêtre pour le diocèse de Paris en 1989. Durant ses 37 ans de sacerdoce, il s’est longuement consacré à l’éducation des jeunes et à la préparation au mariage de nombreux couples. Il aborde l’importance de cultiver des amitiés solides. 

    Père François Potez @ Paroisse Notre-Dame du TravailPère François Potez @ Paroisse Notre-Dame du Travail

    "Vous voulez ce que vaut votre cœur". Cette phrase de Jean-Paul II s'inscrit parfaitement dans sa pensée : la dignité humaine ne repose pas sur les performances extérieures, mais sur la capacité du cœur à aimer comme le Christ. Le père François Potez l’a fait sienne.

    "Homme et femme il les créa"

    Dans les différentes paroisses dont il a été le curé, le père François Potez à préparer des centaines de couples au mariage. En 2024, il a publié un livre intitulé Puisque vous avez décidé de vous aimer, dans lequel il partage ses conseils aux jeunes mariés. Parmi ces couples, il y a Camille et Séverin. Mariés par le père François à Paray-le-Monial il y a 27 ans, tous deux s’accordent pour affirmer que son accompagnement a été "fondateur" pour leur mariage. Il a grandement insisté auprès d’eux pour qu’ils ne prennent aucun engagement bénévole durant la première année de leur mariage, afin de se concentrer pleinement sur leur relation. "Nous avons suivi son conseil", racontent-ils, puis "le désir de nous engager ensemble dans notre paroisse est venu naturellement". A leur égard, il a toujours fait preuve d’une "exigence encourageante", en conservant un "regard bon et doux". Tous les deux membres de la communauté de l’Emmanuel, ils gardent le souvenir d’un prêtre "doux" et qui inspirait une "force tranquille", devenant ainsi une "vraie figure paternelle".  

    La clé de la vie, c’est de ne plus se regarder soi-même. 

    Cela vaut aussi pour le mariage. Jean-Paul II, dans sa Théologie du Corps, enseigne que la complémentarité homme-femme est un don originel de Dieu, inscrit dans la création même de l'humanité à son image (Gn 1,27). L'homme et la femme ne sont pas deux moitiés incomplètes, mais deux personnes achevées dont la différence sexuelle révèle une vocation mutuelle au don réciproque. S’inspirant des catéchèses du pape, le père François affirme que chacun est, dans le sacrement du mariage, une "icône de la communion divine". L’homme et la femme sont, ensemble, un reflet de la Trinité.

    L’art d’éduquer 

    La bonté du père François, Marie en témoigne également. Aujourd’hui médecin, elle l’a eu pour accompagnateur spirituel pendant 5 ans, durant ses études. "Il m’a beaucoup encouragée et répondait régulièrement à mes questions sur la bioéthique", se souvient-elle. Ils se sont rencontrés lorsque le prêtre était curé de Notre-Dame du Travail, dans le 14e arrondissement de Paris. A la suite d’une nuit de prière qu’il avait organisée dans sa paroisse et à laquelle Marie a participé, elle lui a demandé un entretien personnel. Chaque discussion était pour Marie l’occasion d’échanger avec un prêtre qui "lui témoignait tout son soutien". Tout comme Marie, d’autres jeunes ont eu la joie d’être accompagnés par le père François. C’est en effet pour lui un aspect très important de son ministère. Lorsqu’il secondait le père de Monteynard à l’Eau Vive, il veillait à ce que les jeunes qui fréquentaient les camps sachent vivre en communauté.

    L’amitié est une vertu qui structure l’âme. 

    Ce lieu d’éducation chrétienne place le développement des amitiés au centre de son projet pédagogique. En se connaissant profondément : son identité, son affectivité ou la sexualité masculine et féminine, chacun cultive une image positive de soi en découvrant ses talents et ses qualités. Cela permet ensuite de se mettre généreusement au service du bien commun et d’autrui. A l’Eau Vive, vivre la mixité, l’ouverture aux autres, la maîtrise de soi dans le respect et la confiance tisse des amitiés solides. Le père François estime qu’avoir des amitiés solides est "un moyen essentiel pour mieux se préparer au mariage"

  • 689 adultes seront baptisés en Belgique pour Pâques de cette année

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    En Belgique, pour Pâques 2026 (vigile pascale du 4 avril), l’Église catholique recense 689 adultes candidats au baptême (appelés catéchumènes). Ces personnes recevront le sacrement lors de la nuit de Pâques dans les différents diocèses du pays.

    Contexte et évolution

    • Ce chiffre représente une hausse d’environ 30 % par rapport à 2025 (534 catéchumènes).
    • Il s’agit d’un triplement par rapport à 2016 (229 catéchumènes), confirmant une tendance de forte croissance continue observée ces dernières années.
    • Les diocèses les plus concernés sont notamment Malines-Bruxelles (environ 248, dont 200 à Bruxelles pour l’appel décisif) et Tournai (177). D’autres diocèses comme Liège (79) ou Namur (56) contribuent également.

    Ce phénomène intervient dans un contexte de sécularisation avancée en Belgique, où l’Église catholique note une augmentation inattendue des demandes de baptême d’adultes (souvent des jeunes ou des personnes ayant vécu des épreuves personnelles). Les chiffres restent modestes en valeur absolue par rapport à la population belge, mais ils marquent un record récent.

    Note : Ces données proviennent principalement des communiqués de la Conférence épiscopale de Belgique publiés en février 2026 et sont reprises par plusieurs médias catholiques et généralistes. Elles concernent spécifiquement les baptêmes d’adultes (et parfois adolescents) célébrés à Pâques ; aucun chiffre national actualisé post-Pâques n’est encore disponible au moment de cette réponse.

    L’Église catholique en Belgique n’a pas publié d’enquête détaillée et chiffrée sur les motivations exactes des catéchumènes (comme en France), mais les communiqués officiels, les témoignages de responsables diocésains et les analyses de médias catholiques ou généralistes convergent sur plusieurs facteurs explicatifs de cette hausse continue.

    Quête de sens et recherche spirituelle dans un monde perçu comme instable

    De nombreux adultes (souvent jeunes, 18-25 ou 26-40 ans) expriment un besoin d’ancrage spirituel et d’intériorité face à l’accélération du quotidien, à la société de consommation et à un sentiment d’insatisfaction ou de « vide ». Le baptême devient un choix personnel et mûri, plutôt qu’un rite social hérité.

    Épreuves de vie comme déclencheur

    Une part importante des parcours commence après une épreuve personnelle : maladie, deuil, difficultés familiales, « vie cabossée » ou accumulation de crises (post-Covid notamment). Ces événements poussent à une recherche existentielle et à une forme de spiritualité. Des analyses soulignent que cela crée un « sentiment de manque » que la foi vient combler.

    Influence des réseaux sociaux et des médias

    Environ 70 % des nouveaux baptisés déclarent avoir nourri leur foi via les réseaux sociaux (influenceurs catholiques, témoignages en ligne). La parole religieuse y est plus « décomplexée ». On note aussi une hausse des ventes de Bibles et des recherches d’horaires de messes en ligne (via des sites comme egliseinfo.be).

    Moins de baptêmes d’enfants → plus de choix différé

    Les parents baptisent de moins en moins leurs bébés pour laisser la liberté de choix à leurs enfants plus tard. Cela explique mécaniquement une partie de l’augmentation des demandes adultes : une génération qui n’a pas reçu le sacrement enfantin le demande ensuite par conviction personnelle.

    Visibilité accrue du religieux et émulation

    • La présence d’un islam fervent rendrait la parole religieuse plus acceptable et « décomplexée », surtout chez les jeunes (effet d’émulation ou de réaction).
    • L’immigration chrétienne (notamment d’Afrique ou d’Europe de l’Est) redynamise certaines paroisses et rend le catholicisme plus visible.
    • Des stars ou personnalités affichant leur foi, ainsi qu’un regain de pratiquants dans les villes, contribuent à normaliser la démarche.

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  • Plus de vingt-et-un mille adultes et adolescents baptisés à Pâques en France

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    D'Anne Van Merris sur zenit.org :

    Plus de 21 000 adultes et adolescents baptisés à Pâques en France

    La Conférence épiscopale française publie une enquête sur le catéchuménat en 2026

    26 mars 2026

    En France, plus de 13 000 adultes et 8 000 adolescents seront baptisés cette année à Pâques. Ces chiffres inédits sont le fruit d’une enquête approfondie de la Conférence épiscopale française (CEF) sur la situation du catéchuménat en 2026.

    Ce document a été dévoilé ce mercredi 25 mars, alors que les évêques sont en pleine Assemblée plénière à Lourdes. En tout, 21 386 baptêmes d’adultes et d’adolescents seront célébrés lors de la Vigile pascale le 4 avril prochain.

    Le nombre de nouveaux baptisés a donc augmenté de 28 % pour les adultes et de 10 % pour les adolescents par rapport à l’année dernière. 17 788 personnes ont reçu le baptême l’an dernier, et seulement 4 895 en 2021.

    Au niveau des adultes, cette croissance touche aujourd’hui toutes les provinces ecclésiastiques et les paroisses françaises, qu’elles soient rurales ou urbaines. La tranche d’âge des 18-25 ans reste la plus représentée, et un quart des catéchumènes adultes sont des étudiants.

    En ce qui concerne les adolescents, ils viennent de 89 diocèses en France, soit 90 % des diocèses.

    On observe cependant un léger ralentissement, car il s’avère difficile de comptabiliser ces baptêmes de façon exhaustive : en effet, tous les diocèses ne sont pas dotés aujourd’hui de services en charge du catéchuménat des adolescents.

    L’étude de la CEF montre également que le nombre des accompagnateurs de catéchumènes se stabilise.

    Si l’accompagnement était jusqu’à présent généralement individuel en France, l’augmentation du nombre de baptêmes d’adultes invite de nombreuses paroisses ou diocèses à une réflexion sur le mode d’accompagnement.

    « Un effet boomerang » pour tous les baptisés

    Cette augmentation fait l’objet d’une grande attention de la part de l’Église catholique, qui a lancé cette année un Concile provincial pour les diocèses d’Île-de-France et le diocèse aux Armées, dans le but de mieux accueillir et accompagner les catéchumènes, et mieux intégrer les nouveaux baptisés dans les paroisses.

    Dans notre société de consommation, ce phénomène de croissance continue aussi de surprendre et d’interroger, révélant une importante quête de sens chez les français. Selon l’enquête de la CEF, un tiers des catéchumènes affirment avoir vécu une expérience spirituelle forte avant de demander le baptême, et 40 % se sont mis en chemin à la suite d’une épreuve, qui a déclenché une recherche existentielle : la maladie, le décès d’un ami, d’un parent ou d’un grand-parent.

    « Le grand défi pour l’Église est de les accompagner dans la durée pour leur permettre de devenir des disciples, et donc des membres à part entière des communautés paroissiales » explique Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon et évêque référent pour le catéchuménat au sein de la Conférence épiscopale.

    Enfin, pour répondre à ces besoins croissants, de nouvelles initiatives apparaissent un peu partout. Certains diocèses organisent des rencontres ou des pèlerinages, quelques évêques publient des orientations pastorales, et des services sont créés pour mieux accompagner les nouveaux baptisés.

    « Cette mobilisation en faveur des catéchumènes a un effet boomerang. Elle est l’occasion, pour de nombreux “vieux routiers de la vie chrétienne” de revisiter leur foi et de reprendre conscience de la façon dont Dieu peut faire irruption dans une existence et la bouleverser. Car voilà bien le signe qui nous est donné aujourd’hui : les chemins de l’être humain et de Dieu sont faits pour se rencontrer » ajoute l’archevêque de Lyon.