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Justice - Page 5

  • RDC : corruption au sommet de l’Etat, toujours le même cirque

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    Lu sur le site web « Afrikarabia » :

    C’est une vidéo qui fait grand bruit. On y voit Vidiye Tshimanga, l’un des conseillers les plus influents de la présidence congolaise déballer le mode d’emploi du mal qui ronge depuis des décennies la République démocratique du Congo : la corruption. Par le menu, le conseiller stratégique de Félix Tshisekedi explique à de faux investisseurs comment obtenir de très juteuses licences d’exploitations minières en évitant toutes sortes de « tracasseries ». Dans la vidéo, Vidiye Tshimanga tente de convaincre ses interlocuteurs qu’il est l’homme de la situation. « Si je demande au président quelque chose, il donne. Moi, c’est le président… Le président ne fait pas d’affaires directement ». Pour montrer son influence auprès du chef de l’ Etat, le conseiller rapporte qu’il a financé la campagne électorale de Félix Tshisekedi. Des propos qui ont choqué à Kinshasa.

    Monsieur 20%

    Dans cette vidéo révélée par le journal suisse Le Temps, et un consortium de journalistes (OCCRP) spécialisé dans la lutte contre la corruption, Vidiye Tshimanga détaille le fonctionnement du système de corruption, grâce à sa société Cobamin : « Avec Ivanhoe, ils ont 80%, j’en ai 20. Mes 20% sont divisés en deux. Donc vous avez 10%, c’est Cobamin. Les autres 10%, c’est parce que dans la loi minière, vous avez l’obligation d’avoir une personne congolaise (dans la société)… Cette personne est quelqu’un que nous avons choisi ». Les deux journalistes du Temps, affirment pour l’instant, « ne pas avoir trouvé dans les registres congolais des sociétés détenues conjointement par Cobamin et Ivanhoe ou ses filiales ». Par contre, l’enquête révèle que la Cobamin a pu obtenir un permis minier à proximité de ceux d’Ivanhoe… un mois seulement après l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. Simple coïncidence ?

    « Un montage grossier »

    Vidiye Tshimanga détaille également le circuit qui permet le tour de passe-passe financier pour toucher ses rétrocommissions : « La société ne sera pas à mon nom, car je suis une personnalité politiquement exposée. Nous avons des trusts qui sont sur l’île Maurice, nous avons différentes façons de le faire, mais généralement, nous mettons les noms des personnes que nous contrôlons dans le pays. Mais c’est nous qui dirigeons (…) Je suis toujours derrière. » Face au scandale qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux, Vidiye Tshimanga a décidé de démissionner ce vendredi. Dans sa lettre rendue publique, il dénonce un « grossier montage » et affirme détenir un enregistrement audio qui contredirait les propos tenus, « sortis de leur contexte ». Le conseiller assure enfin au chef de l’ Etat, qu’il n’a cessé de défendre la lutte contre la corruption « ainsi que les anti-valeurs qui ont trop longtemps gangréné notre Nation ».

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  • Mère Teresa de Calcutta : Fais le quand même…

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    « Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes, Pardonne leur quand même...

    Si tu es gentil, les gens peuvent t'accuser d'être égoïste et d'avoir des arrières pensées,

    Sois gentil quand même...

    Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,

    Réussis quand même...

    Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,

    Sois honnête et franc quand même...

    Ce que tu as mis des années à construire, quelqu'un pourrait le détruire en une nuit,

    Construis quand même...

    Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,

    Sois heureux quand même...

    Le bien que tu fais aujourd'hui, les gens l'auront souvent oublié demain,

    Fais le bien quand même...

    Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,

    Donne au monde le meilleur que tu as quand même...

    Tu vois, en faisant une analyse finale, c'est une histoire entre toi et Dieu, cela n'a jamais été entre eux et toi. 

    Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta »

  • Etats-Unis : une victoire majeure pour le droit à l’objection de conscience et les soins médicaux humains

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Etats-Unis : une décision de justice pour protéger l’objection de conscience

    2 septembre 2022

    Aux Etats-Unis, une décision de Cour d’appel fédérale affirme que le gouvernement américain ne peut pas exiger d’établissements chrétiens qu’ils pratiquent des avortements ou des “opérations de transition de genre”. Le 26 août, un panel unanime de la 5e cour d’appel fédérale a confirmé la décision d’un tribunal inférieur les protégeant contre la disposition « anti-discrimination » de l’Affordable Care Act (ACA). Elle concerne les fournisseurs de soins de santé qui reçoivent un financement fédéral.

    Selon Joe Davis du Becket Fund for Religious Liberty, avocat des plaignants, la décision est « une victoire majeure » pour le droit à l’objection de conscience et les soins médicaux humains.

    Un autre recours en Virginie

    En Virginie, une infirmière de MinuteClinic, une division de CVS Health, Paige Casey, a été licenciée après avoir refusé de fournir des produits abortifs en raison de ses convictions religieuses. Elle a donc décidé de poursuivre CVS Health car l’entreprise lui avait accordé les années précédentes une exemption pour motif religieux.

    Alliance Defending Freedom, un groupe juridique à but non lucratif qui assiste la soignante, affirme que la loi de Virginie interdit aux employeurs de prendre des mesures disciplinaires lorsqu’un employé s’oppose à un avortement pour des raisons religieuses.

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    Sources : Reuters, Brendan Pierson (30/08/2022) ; Washington Times, Matthew Barakat (31/08/2022)

  • Lorsque la vie bascule... Une fiction de Jean-Pierre Snyers

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    Lorsque la vie bascule...

    Une fiction de Jean-Pierre Snyers :

    Tout s'est passé très vite. Il n'aura fallu que quelques minutes pour que sa vie bascule. A 15 heures, il fumait tranquillement sa pipe, à 15 heures 10, il était menotté. Pourquoi? Il ne le savait pas. La seule raison donnée par les policiers fut qu'ils agissaient sur ordre du Parquet. Embarqué dans leur fourgon, il cherchait à comprendre de quel crime il était responsable. Certes, il était particulier et certes aussi, il avait ses idées (très souvent opposées à celles des médias), mais il ne se doutait pas qu'un jour, celles-ci le conduiraient entre quatre murs. Quoique... En regardant dans le rétroviseur du temps qui passe, il savait que le monde qui était devenu le sien aujourd'hui, ne ressemblait plus à celui qu'il connaissait dans sa jeunesse. Pas à pas mais sûrement, une espèce de police de la pensée s'était installée et, sous peine d'être muselé, inquiété, rejeté, on ne pouvait plus dire ce qu'on avait la liberté d'affirmer il y a quelques décennies. 
     
    De nature tourmentée et souvent pessimiste, dans le véhicule entièrement automatisé et guidé par les ondes qui l'emmenait, il scruptait le paysage de glace et de neige qui s'offrait à ses yeux. En effet, suite au changement climatique sous nos latitudes, les courants chauds du Gulf stream ayant quasiment cessé d'exister, la période hivernale était devenue similaire à celle qui caractérisait la Suède 25 ans plus tôt. Fort heureusement, nos forestiers avaient été prévoyants et c'est ainsi qu'ils avaient planté en abondance des pins sylvestre et des épicéas de Serbie, capables de résister à la fois à des étés secs et torrides et à un froid scandinave. Quant à ceux qui avaient misé sur les châtaigniers, les chênes, les frênes, les ormes, les noyers, les tilleuls, voire même sur des essences méditerranéennes, inutile de préciser que leurs plantations ressemblaient à de grands cimetières.

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  • USA : la Géorgie reconnaît la personnalité juridique du fœtus

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Etats-Unis : La Géorgie reconnaît la personnalité juridique du fœtus

    29 Août, 2022

    Suite à l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, une loi géorgienne de 2019, intitulée Living infants Fairness and Equality Act, est entrée en vigueur accordant la personnalité juridique à l’enfant à naître dès six semaines de grossesse, c’est-à-dire une fois qu’ « un battement de cœur humain [est] détectable ». Cette loi définit un « enfant à naître » comme « un membre de l’espèce Homo sapiens à n’importe quel stade de développement qui est porté dans l’utérus » de telle sorte que le 14ème amendement qui accorde le droit à la vie doit leur être applicable. La Cour d’appel du 11ème circuit a également reconnu que la notion de « personne » pouvait inclure les embryons et les fœtus.

    Des droits légaux accordés au fœtus

    De plus, dans un communiqué de presse du lundi 1er août, le ministère des finances géorgien a publié des directives autorisant la déclaration des embryons comme personnes à charge. Les parents du fœtus peuvent donc bénéficier d’un crédit d’impôt à hauteur de 3.000 dollars, mais aussi d’une pension alimentaire. Les enfants à naître doivent être inclus dans les recensements de population. Cette décision pourrait influencer le poids relatif des Etats, en matière électorale ou budgétaire.

    Vers la reconnaissance de la personnalité du fœtus dès la conception

    Georgia Right to Life et d’autres groupes ont demandé au gouverneur Brian Kamp de convoquer une session législative spéciale en vue d’adopter un amendement à la Constitution de l’Etat sur la personnalité fœtale. Ils souhaitent « des lois qui accordent aux fœtus les mêmes droits et protections juridiques que pour toute personne ». Si un tel amendement était adopté, aucune exception à l’avortement ne serait possible. « Un droit primordial à la vie de tous les êtres humains en tant que personnes à n’importe quel stade de développement, de la fécondation à la mort naturelle » serait en revanche affirmé.

    Les Républicains de la Chambre et du Sénat des Etats-Unis ont d’ailleurs présenté une législation qui établirait un droit à une pension alimentaire pour les enfants à naître dès leur conception, car « la vie commence à la conception », d’après les mots de Mike Johnson, député de Louisiane.

    Source : The New York Times, Kate Zernike (21/08/2022)

  • " Desiderio desideravi ", paix ou guerre liturgique ?

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    Roche images (6).jpgVers une guerre de cent ans? La « chasse aux tradis » et la volonté d’en découdre est obstinément à l’œuvre dans la curie romaine:

    Comme l’observe justement le mensuel « La Nef ,  « Desiderio desideravi, la Lettre apostolique du pape François, est une belle réflexion sur la liturgie, mais deux courts passages confirment en effet la dureté de son Motu Proprio «Traditionis custodes » au lieu d’en atténuer le trait :

    « Le pape François a publié le 29 juin dernier une Lettre apostolique, "Desiderio desideravi", « sur la formation liturgique du peuple de Dieu ».

    Après Traditionis custodes « écrit uniquement aux évêques », François a souhaité s’adresser « aux évêques, prêtres et diacres, aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs » pour seulement partager « quelques réflexions sur la liturgie » sans chercher à être exhaustif et aborder la théologie de la messe comme Jean-Paul II l’avait fait dans Ecclesia de Eucharistia en 2003. Ces réflexions, où perce l’influence de Romano Guardini souvent cité, ne manquent pas de souffle.

    D’emblée, le pape explique que les premiers chrétiens, autour des apôtres et de la Vierge Marie, avaient conscience que la Cène du Seigneur n’était pas qu’une représentation : « Dès le début, l’Église avait compris, éclairée par l’Esprit Saint, que ce qui était visible en Jésus, ce qui pouvait être vu avec les yeux et toucher avec les mains, ses paroles et ses gestes, le caractère concret du Verbe incarné, tout de Lui était passé dans la célébration des sacrements » (n. 9). La liturgie est le lieu de rencontre par excellence avec le Christ : « Dans l’Eucharistie et dans tous les Sacrements, nous avons la garantie de pouvoir rencontrer le Seigneur Jésus et d’être atteints par la puissance de son Mystère Pascal. […] Le Seigneur Jésus qui, immolé sur la croix, ne meurt plus, et qui, avec les signes de la passion, vit pour toujours, continue à nous pardonner, à nous guérir, à nous sauver avec la puissance des Sacrements » (n. 11). C’est pourquoi le pape insiste sur la nécessité de l’émerveillement devant le mystère pascal qui doit être « l’émerveillement devant le fait que le dessein salvifique de Dieu nous a été révélé dans la Pâque de Jésus (cf. Ep 1, 3-14) dont l’efficacité continue à nous atteindre dans la célébration des “mystères”, c’est-à-dire des sacrements » (n. 25). Cela appelle à soigner la liturgie sans tomber dans le ritualisme : « La redécouverte continuelle de la beauté de la liturgie n’est pas la poursuite d’un esthétisme rituel qui ne prend plaisir qu’à soigner la formalité extérieure d’un rite ou se satisfait d’une scrupuleuse observance des rubriques. Il va de soi que cette affirmation ne vise nullement à approuver l’attitude opposée qui confond la simplicité avec une banalité débraillée, l’essentialité avec une superficialité ignorante, ou le caractère concret de l’action rituelle avec un fonctionnalisme pratique exaspérant » (n. 22).

    Le cœur du texte insiste sur « la nécessité d’une formation liturgique sérieuse et vitale », de façon à « retrouver la capacité de vivre pleinement l’action liturgique » qui « était l’objectif de la réforme du concile » (n. 27). Pour François, on n’approche pas du mystère du Christ par « une assimilation mentale d’une idée quelconque, mais en un engagement existentiel réel avec sa personne. En ce sens, la liturgie n’a pas pour objet la “connaissance”, et sa portée n’est pas essentiellement pédagogique, même si elle a une grande valeur pédagogique (cf. Sacrosanctum concilium n. 33). La liturgie est plutôt une louange, une action de grâce pour la Pâque du Fils dont la puissance atteint nos vies. La célébration concerne la réalité de notre docilité à l’action de l’Esprit qui opère par elle jusqu’à ce que le Christ soit formé en nous (cf. Ga 4, 19). La pleine mesure de notre formation est notre conformation au Christ » (n. 41).

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  • À peine coiffé de sa barrette rouge par le pape, le cardinal Roche tire son flingue liturgique

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    Lu sur le site web du Sismografo cet article extrait de « The Tablet » :

    Roche téléchargement (5).jpg« Le pape François accueille hier le nouveau cardinal anglais Arthur Roche, préfet du Dicastère pour le culte divin et les sacrements, lors d'un consistoire pour la création de 20 nouveaux cardinaux.

    Le nouveau cardinal anglais dit que ceux qui « s'opposent obstinément » aux réformes liturgiques du Concile Vatican II risquent d'adopter une position qui n'est plus catholique.

    Le cardinal Arthur Roche, préfet du Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, est devenu le troisième cardinal anglais à être créé par le pape François après avoir reçu son chapeau rouge lors d'une cérémonie à la basilique Saint-Pierre le 27 août.

    Roche faisait partie des 20 prélats admis au Collège des cardinaux, dont 16 avaient moins de 80 ans et pouvaient voter lors d'un futur conclave. 

    L'ancien évêque de Leeds occupe l'un des postes les plus sensibles et les plus exigeants du gouvernement central de l'Église, l'obligeant à travailler en étroite collaboration avec le pape et avec les évêques du monde pour superviser le culte catholique.

    Conseiller de confiance de François, le chef d'église né dans le Yorkshire a récemment été nommé par le pape membre du Dicastère pour les évêques, un organe influent du Vatican qui joue un rôle essentiel en aidant le pape à nommer des évêques à travers le monde. Lorsque François a lu les noms du dernier groupe de cardinaux plus tôt dans l'année, celui de Roche était le premier sur la liste.

    Mais le cardinal de 72 ans a également été lui-même attaqué à une époque où, en tant que préfet de la liturgie, il a été étroitement impliqué dans le rétablissement des  restrictions sur les  célébrations de l'ancien rite, la forme de culte utilisée par l'Église. avant les réformes mandatées par le concile du Vatican de 1962-65. Les nouvelles restrictions ont été accueillies avec un mélange de colère et de défi par certains catholiques traditionalistes.

    Selon la nouvelle constitution de la Curie romaine , le département de Roche est chargé de promouvoir la « liturgie sacrée conformément au renouveau entrepris par le Concile Vatican II ». C'est un point que le cardinal a tenu à souligner avant son élévation.

    "Le conseil est la législation la plus élevée qui existe dans l'Église", a-t-il déclaré à  The Tablet  et au  National Catholic Reporter . « Si vous ne tenez pas compte de cela, vous vous mettez de côté, aux confins de l'Église. Vous devenez plus protestant que catholique.

    Les  réformes du culte catholique décrétées par Vatican II , issues d'un mouvement liturgique remontant au XIXe siècle, mettent davantage l'accent sur la participation active des croyants ordinaires à la liturgie et voient les sacrements célébrés non plus seulement en latin mais en langues locales.

    "Après deux guerres mondiales qui avaient été déclenchées au cœur de l'Europe chrétienne, il était évident qu'il fallait une énorme réforme au sein de l'Église", a déclaré Roche en référence à Vatican II, qui a commencé 17 ans après la fin de la guerre mondiale. II.

    « Cette réforme est en cours, mais c'est un processus lent parce qu'il y a ceux qui traînent les pieds à ce sujet et non seulement traînent les pieds mais s'opposent obstinément à ce que l'Église a réellement décrété. C'est une affaire très sérieuse. Au final, les gens doivent se demander : suis-je vraiment catholique ou suis-je plutôt protestant ?

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  • Rome : Inquiétants signes d’arbitraire ?

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    Saint-Pierre©Diliff-Commons.wikimedia.org_-620x330.jpg

    Lu dans la Revue mensuelle  « La Nef » Juillet-Août 2022 :

    ÉDITORIAL

    La révélation, le 2 juin, de la demande de Rome de suspendre les ordinations dans le diocèse de Fréjus-Toulon a résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel de l’Église de France. C’est peu dire qu’une telle mesure, d’un autoritarisme et d’une violence totalement inhabituels – alors même que tant d’abus mettant en cause la foi et l’unité de l’Église dans bien des diocèses (en Allemagne, par exemple) laissent de marbre les autorités –, a surpris tout le monde, et ce d’autant plus que non seulement Rome n’a fourni officiellement aucun motif, mais a laissé Mgr Dominique Rey annoncer lui-même cette décision.

    Rome n’ayant pas cru devoir étayer cette sentence de la moindre explication, c’est par les enquêtes de quelques journalistes que le public a appris les problèmes qui se posent dans ce diocèse, sans doute le plus dynamique de l’Hexagone. Il apparaît clairement que ces problèmes sont bien réels et exigent des mesures fermes (accueil de séminaristes ou prêtres non formés dans le séminaire diocésain et parfois recalés ailleurs, installation de communautés douteuses comme le monastère Saint-Benoît de dom Alcuin Reid…). Mgr Rey a pu manquer de prudence et de discernement, victime de sa trop grande générosité, il ne faut cependant pas oublier que, sous les précédents pontificats, c’est Rome qui l’invitait à un accueil tous azimuts. Ces difficultés, néanmoins, étaient désormais bien circonscrites à la suite des deux « visites fraternelles » de Mgr Aveline, archevêque de Marseille, et de Mgr Bataille, évêque de Saint-Etienne, accompagné du Père Narcisse, en avril et mai 2021, lesquels émirent, selon les enquêtes lues, des avis favorables, évoquant même « l’excellence » de l’enseignement du séminaire (1).

    Un sentiment d’injustice

    Pourquoi, dès lors, sanctionner les dix futurs ordinands (quatre prêtres et six diacres) qui ne sont en rien responsables de tels dysfonctionnements ? Si l’un d’entre eux devait être écarté, pourquoi faire subir le même sort aux autres ? Cette façon de procéder consistant à punir aveuglément toute une classe pour la faute de quelques élèves – et toujours dans le même sens, la sévérité ne s’appliquant qu’envers les plus conservateurs, jamais à l’encontre des plus progressistes ! – ne peut que laisser un sentiment d’injustice et aggraver les divisions parmi les catholiques.

    Le plus inquiétant est que, à l’heure où l’on ne parle que de synode, de décentralisation, de lutte contre le « cléricalisme », de transparence, cette façon impérieuse de sanctionner sans justification, et toujours dans le même sens, semble se généraliser avec, en filigrane, une volonté de combattre ce qui apparaît comme le principal mal de l’Église actuelle : le traditionalisme au sens large et sous toutes ses formes. Le parallèle avec le motu proprio Traditionis custodes est flagrant : on cherche à étouffer toute une mouvance, loin d’être homogène et cependant l’une des plus vivantes dans une Église occidentale bien moribonde, au prétexte de quelques brebis galeuses.

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  • Anticipation d'août : à quoi s'attendre au consistoire des cardinaux

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    Une analyse complète des trois consistoires qui se déroulent ce week-end et quelques moments clés à surveiller, publiée par le P. Père Raymond J. de Souza (National Catholic Register) ce 23 août 2022 :

    « Fin août, le Collège des cardinaux aura trois « consistoires » (assemblées plénières) : le premier, un « consistoire ordinaire », où le pape François ajoutera 20 membres à leur nombre ; la seconde, une cérémonie pro forma et brève pour approuver la canonisation de nouveaux saints ; et le troisième , un consistoire « extraordinaire » de deux jours pour discuter de la constitution récemment promulguée régissant la Curie romaine, Praedicate Evangelium .

    Préparation du Conclave

    Comme les cardinaux sont dispersés à travers le monde – ce consistoire comprend les premiers cardinaux de Singapour, du Timor oriental et de Mongolie – les consistoires sont pour eux l'occasion de se rencontrer et de jauger qui pourrait être un futur pontife. Benoît XVI a encouragé cela en organisant des consistoires extraordinaires, quelques jours de discussion sur un thème particulier. 

    Le pape François l'a fait deux fois au début de son pontificat. Lors du consistoire extraordinaire de 2014, le pape François a invité le cardinal Walter Kasper à prononcer un long discours plaidant en faveur de l'admission des personnes civilement divorcées et remariées à la sainte communion. Ses arguments ont été ravagés par les frères éminents réunis, au point que le lendemain, le Saint-Père a dû plaider auprès des cardinaux pour qu'ils acceptent les arguments du cardinal Kasper. Ils ne l'ont pas fait, et le pape François s'est donc aigri de l'expérience. En août, c'est la première fois qu'il convoque un consistoire extraordinaire depuis 2015.

    Le sujet de discussion assigné pour le consistoire extraordinaire est Praedicate Evangelium . Étant donné qu'il a fait l'objet de discussions pendant neuf ans et qu'il est déjà en vigueur, on ne sait pas exactement de quoi il s'agit. Il serait difficile d'imaginer un sujet plus ennuyeux que de réorganiser l'organigramme de la Curial, donc la chose clé à surveiller est ce dont les cardinaux discutent réellement. Leurs interventions (discussions) porteront apparemment sur Praedicate Evangelium, mais étant donné le peu d'intérêt pour cela, les différents sous-textes sont ce qu'il faut écouter. Ce dont les cardinaux choisissent de parler – et qui choisit de parler de quoi – sera une préparation critique pour le prochain conclave.

    Mathématiques du Conclave

    Après la création des nouveaux cardinaux, le collège comptera 132 électeurs, des cardinaux de moins de 80 ans qui pourront voter en conclave pour élire un pape. La limite statutaire d'électeurs est de 120, bien que, parfois, les papes l'aient dépassée. Saint Jean-Paul II a atteint deux fois 135 électeurs, alors qu'au moment de sa mort, il y en avait 118.

    Sur les 132 électeurs, le pape François en a nommé 83, soit 62 %. Dans un conclave, les deux tiers (66,6%) sont nécessaires pour l'élection. 

    Le Saint-Père aura 86 ans plus tard cette année, plus âgé que Jean-Paul au moment de sa mort et plus âgé que Benoît au moment de son abdication. Seulement environ une demi-douzaine de papes dans l'histoire étaient plus âgés que le pape François ne le sera à la fin de l'année. Ainsi, un conclave à venir est de plus en plus dans l'esprit des électeurs.

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  • Six femmes chrétiennes indiennes arrêtées lors d'une fête d'anniversaire et accusées de conversions forcées

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    Du site Open Doors :

    Six femmes chrétiennes indiennes arrêtées lors d'une fête d'anniversaire et accusées de conversions forcées

    Veuillez prier pour six femmes chrétiennes qui ont été accusées de conversion forcée d'autres personnes par un groupe extrémiste hindou. Leur avocat pense qu'elles se sont vu refuser la liberté sous caution en raison de pressions politiques.

    Shivani, Inde

    Beaucoup des femmes arrêtées ont des familles qui dépendent d'elles - veuillez prier pour leur libération rapide.
    Six chrétiennes d'Azamgarh, dans l'État d'Uttar Pradesh, en Inde, ont été arrêtées après avoir été accusées de procéder à des conversions forcées. Les chrétiens sont de plus en plus harcelés et pris pour cible en vertu des lois anti-conversion, souvent à la suite de fausses accusations. 

    Les femmes ont été arrêtées le 30 juillet lors d'une fête d'anniversaire, à laquelle assistaient une centaine d'autres chrétiens. 

    Cependant, 15 membres du Vishwa Hindu Parishad (VHP), un groupe extrémiste hindou local, ont mal réagi à un si grand rassemblement de chrétiens. Ils ont fait irruption dans la fête et ont commencé à enregistrer les invités, leur prenant leurs bibles et leurs recueils de chants et les accusant de convertir les gens par la force. Elles se sont ensuite rendues au poste de police local pour déposer une plainte contre les croyants, en utilisant les bibles et la littérature chrétienne qu'elles avaient prises comme preuve de leurs accusations. 

    La police a ensuite arrêté les six femmes, dont la plupart sont issues de milieux financiers très pauvres.  

    Un avocat estime que les femmes se sont vu refuser la liberté sous caution en raison de "pressions politiques".

    "Nous pensons que c'est à cause de pressions politiques que les femmes n'ont pas été libérées sous caution".
    MUNISH CHANDRA, AVOCAT

    Munish Chandra, l'avocat représentant les femmes, a déclaré à The Wire : "La réalité du terrain est que les gens sont pris pour cible par des organisations fanatiques d'extrême droite soutenues par le gouvernement pour gagner en popularité ou en avantages politiques.

    "Les femmes étaient à leur domicile pour fêter un anniversaire", poursuit Mme Chandra. "Lorsqu'elles priaient, des membres du VHP ont déposé une plainte contre elles. Elles ont été emmenées au poste à 14 heures, mais le journal de la police indique qu'elles ont été arrêtées à 18 heures. Nous avons tenté d'obtenir leur libération sous caution, mais le tribunal de première instance n'avait pas le pouvoir de leur accorder cette libération. Nous pensons que c'est à cause de pressions politiques que les femmes n'ont pas été libérées sous caution.  

    "L'une des femmes est handicapée, le fils de l'une d'entre elles a un handicap différent et le reste de leurs familles souffre énormément car elles dépendent toutes de ces femmes", a-t-il ajouté. 

    De plus en plus de chrétiens harcelés par les lois anti-conversion

    De plus en plus de chrétiens indiens sont visés par des lois anti-conversion, qui ont été adoptées dans onze États - et ce nombre est susceptible d'augmenter. Ces lois sont censées protéger les hindous contre la conversion forcée, mais de plus en plus de chrétiens sont accusés de convertir de force d'autres personnes, même en l'absence de preuves.  

    La force motrice derrière tout cela est l'Hindutva, une idéologie qui considère les chrétiens indiens et les autres minorités religieuses comme de véritables Indiens parce qu'ils ont des allégeances qui se trouvent soi-disant en dehors de l'Inde, et qui affirme que le pays doit être purifié de leur présence. 

    Veuillez prier pour ces six femmes et leurs familles, afin qu'elles soient rapidement libérées et que leur procès soit mené de manière équitable et avec compassion. 

  • Du P. Lombardi sj, ancien porte-parole du Vatican : Benoît XVI est prêt à rencontrer le Seigneur

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    Du Catholic news Agency. Salle de presse de Denver, 24 août 2022 / 14h00 :_DSC8420cover.jpg

    « Le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Vatican de 2006 à 2016, a déclaré que le pape émérite Benoît XVI est prêt pour « la rencontre définitive » avec Dieu.

    Le prêtre jésuite a fait cette observation dans une interview accordée à Avvenire, le journal des évêques italiens, à l'occasion de son prochain 80e anniversaire, qu'il célébrera le 29 août.

    Dans l'interview, publiée le 22 août, le prêtre, qui était également supérieur provincial des jésuites italiens et directeur du Centre de télévision du Vatican, a rappelé qu'il avait pu accompagner Benoît XVI "pendant presque tout son pontificat de 2006 jusqu'à sa démission de le ministère pétrinien en février 2013. »

    Lombardi a souligné que Benoît XVI "est un homme érudit" et le définirait comme "un pape théologien aux idées très claires".

    Le prêtre jésuite a également déclaré qu'une grande vertu du pape émérite est «l'humilité. Dans les conversations avec moi, il parlait toujours en italien et non en allemand », une langue que Lombardi a apprise lorsqu'il a étudié la théologie à Francfort, où il a été ordonné en 1972.

    Il ne parlait que parfois en allemand, lorsqu'il s'entretenait avec son secrétaire, l'archevêque Georg Gänswein, et, a déclaré Lombardi, « il a eu la courtoisie de répéter les mêmes choses en italien », même si ce n'était pas nécessaire.

    Sa dernière rencontre avec Benoît XVI

    Lombardi a déclaré que la dernière fois qu'il avait pu voir Benoît XVI, c'était "le 7 mai, pour lui annoncer la nouvelle de l'attribution de la fondation qui lui est dédiée".

    Benoît XVI, qui a eu 95 ans en avril, « conserve encore une formidable lucidité mentale », selon Lombardi. "Il a une mémoire et une capacité de connexion vraiment remarquables pour son âge."

    Le jésuite a également déclaré qu'après avoir vu Benoît XVI, il lui restait « l'idée d'un homme qui, malgré sa fragilité, communique la sérénité. Grâce, je pense, à une intense vie de prière.

    "Il vous dit toujours au revoir avec un beau sourire et se sent prêt pour la rencontre définitive avec le Seigneur", a-t-il déclaré.

    Cette histoire a été publiée pour la première fois par ACI Prensa, le partenaire de nouvelles en espagnol de CNA. Il a été traduit et adapté par CNA. »

    Ref. Du P. Lombardi sj, ancien porte-parole du Vatican : Benoît XVI est prêt à rencontrer le Seigneur

  • Le Cardinal Becciu "réintégré" par le Pape François ?

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    D'Andrea Gagliarducci/CNA sur le National Catholic Register :

    Le Cardinal Becciu "réintégré" par le Pape François ?

    Le cardinal Becciu est accusé de détournement de fonds, blanchiment d'argent, fraude, extorsion et abus de pouvoir.

    22 août 2022

    Le cardinal Angelo Becciu, l'ancien préfet de la Congrégation pour les causes des saints qui a démissionné de toutes ses fonctions dans le cadre d'un scandale financier présumé, a déclaré qu'il participera au prochain consistoire les 29 et 30 août. Il a ajouté qu'il participera également au consistoire pour la création de nouveaux cardinaux le 27 août. Le cardinal Becciu a annoncé la nouvelle lors d'une messe privée célébrée à Golfo Aranci, dans sa Sardaigne natale, où il passe des vacances.  Si cela est vrai, la décision semble venir directement du pape François.

    Puisque la décision du pape de démettre le cardinal Becciu de ses fonctions était personnelle, il est probable que l'invitation faite au cardinal italien de participer au prochain consistoire peut également être considérée comme une décision personnelle du pontife. En d'autres termes, il pourrait ne pas y avoir d'officialisation de la réintégration, mais simplement une brève confirmation que François a bien invité l'homme de 74 ans du Saint-Siège.

    La démission du cardinal Becciu de toutes ses fonctions au Vatican et la renonciation aux prérogatives du cardinalat ont été annoncées le 24 septembre 2020, dans une communication éparse du bureau de presse du Saint-Siège publiée tard dans la soirée. Par la suite, le cardinal Becciu a fait savoir que le pape lui avait dit en audience le soir même qu'il ne lui faisait plus confiance et qu'il y avait des accusations de détournement de fonds contre lui. Ces allégations ont ensuite été officiellement formulées dans le cadre du "procès du siècle" du Vatican, qui compte le cardinal Becciu parmi les dix accusés. 

    Le cardinal Becciu est accusé de détournement de fonds, de blanchiment d'argent, de fraude, d'extorsion et d'abus de pouvoir. Le procès porte sur l'achat d'une propriété de luxe à Londres par la Secrétairerie d'État. Le cardinal Becciu est également accusé d'avoir alloué des fonds de la Secrétairerie d'État à Caritas dans sa région natale. Le Sarde est également appelé à répondre de l'engagement de Cecilia Marogna comme consultante auprès de la Secrétairerie d'État.

    La cessation des prérogatives cardinalices du cardinal Becciu n'avait jamais été certifiée par un décret formel du Collège des cardinaux. Le cardinal a conservé son titre mais a cessé d'être membre des dicastères du Vatican auxquels il était affecté et n'a pas participé aux réunions des cardinaux. Depuis le 24 septembre 2020, le cardinal Becciu ne participe plus à aucun consistoire. Par conséquent, la réintégration ne concernerait que les fonctions cardinalices, et non la réintégration dans les rôles précédemment occupés par le cardinal Becciu. Au moment de son départ, le cardinal était préfet de la Congrégation pour les causes des saints et délégué spécial du pape pour l'Ordre de Malte. Ces fonctions ne lui seront pas confiées à nouveau, du moins tant que le procès pour corruption sera en cours.

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