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Justice - Page 3

  • USA : qui est Kamala Harris, la colistière choisie par Biden ?

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    Du National Catholic Register :

    12 août 2020

    Joe Biden choisit Kamala Harris comme colistière pour la vice-présidence

    Avant d'être choisie pour se présenter avec Biden, Harris a fait la une des journaux pour ses nombreuses attaques contre l'ancien vice-président lors des débats des primaires.

    Catholic News Agency

    WILMINGTON, De. - L'ancien vice-président Joe Biden, candidat présumé du Parti démocrate à la présidence, a choisi le sénateur Kamala Harris, D-CA, comme colistière.

    Harris est la première femme noire, et la première personne d'origine indienne, à être choisie comme colistière pour un grand parti. La mère de Harris est née en Inde, et son père en Jamaïque. Harris est un fervent défenseur de la protection juridique de l'avortement et a fait pression sur Biden sur cette question au cours des derniers mois. (voir ICI)

    Le choix a été annoncé peu après 16h15, le mardi 11 août.

    Biden a déclaré que pendant qu'il était procureur général de Californie, Harris a travaillé avec son fils, Beau, qui est décédé.

    "J'ai vu comment ils s'attaquaient aux grandes banques, soulevaient les travailleurs et protégeaient les femmes et les enfants des abus. J'étais fier à l'époque, et je suis fier aujourd'hui de l'avoir comme partenaire dans cette campagne", a-t-il déclaré.

    Avant d'être choisie pour se présenter avec Biden, Mme Harris a fait la une des journaux pour ses nombreuses attaques contre l'ancien vice-président lors des débats des primaires. Harris a notamment critiqué le soutien de longue date de Biden à l'amendement Hyde, qui empêche l'utilisation des fonds fédéraux pour les avortements.

    Biden a soutenu l'amendement Hyde, à la fois par ses votes et publiquement par écrit et dans ses discours, pendant plus de quatre décennies. Il est revenu sur sa position en juin 2019, un jour seulement après avoir réaffirmé son soutien à cette politique. Harris n'a pas tardé à le souligner au cours du débat.

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  • Commission « Congo » du Parlement belge : vers la palabre sans fin ?

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    Selon les pages quotidiennes du site web africain de « Libre Belgique »  la commission sur le passé colonial, dite « Commission Congo », mise sur pied par le parlement national en Belgique, rencontre des difficultés pour démarrer ses travaux. Une cinquantaine de parlementaires ont reçu lundi une lettre d’un des experts choisis pour y participer, l’historien belgo-congolais Mathieu Zana Etambala, qui lance un cri d’alarme sur les difficultés qui se profilent déjà et invite les élus à modifier la composition du groupe d’experts. Il est à noter que ses préoccupations rejoignent celles exprimées par d’autres historiens en privé. 

    Voici, à titre documentaire pour remettre les pendules à l’heure et corser la palabre qui se profile,  les témoignages vidéos que l’ancien sénateur Léon Engulu propose à la réflexion des procureurs en herbe appelés à la barre de la question coloniale en débat.  

    Il les a confiés, avec beaucoup de verve et de sagacité, au site web de l’association « Mémoire du Congo,  du Rwanda et du  Burundi » qui les présente en ces termes :

    " Il  s’agit des regards d’un Congolais qui a débuté sa vie professionnelle à l’époque coloniale, attaché à la Territoriale, qui fut un combattant engagé aux côtés de Lumumba dans la lutte pour l’Indépendance immédiate du Congo dès 1958, qui fut Gouverneur de Province ainsi que plusieurs fois Ministre sous Mobutu. Avec toute la sagesse et l’expérience du Sénateur qu’il est depuis l’avènement de la IIIème République, il nous livre ses réflexions sur 65 années de vie politique et engagée au service de son pays."

     Dans une première capsule, il évoque son parcours scolaire et son début dans la vie professionnelle dans l’administration de territoire.  Regards d’un congolais sur les colonisateurs entre 1934 et 1958

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  • Pakistan : le drame des adolescentes chrétiennes enlevées et mariées de force

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    De Luca Marcolivio sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Maira et Huma kidnappées au Pakistan. Le triste sort des jeunes épousées chrétiennes

    10-08-2020

    Pakistan, i genitori e l'avvocato di Huma

    Pakistan, les parents et l'avocat de Huma

    Au Pakistan, la question des enfants chrétiens enlevés par des hommes musulmans a depuis longtemps ouvert une série de litiges. Ce qui s'est passé ces dernières années, avec le cas d'Asia Bibi, n'est rien en comparaison de ce dont souffrent Maira Shahbaz et Huma Youmus, respectivement âgées de 14 et 15 ans. Leur histoire juridique pourrait sérieusement créer un précédent pour le pays asiatique et confirme à quel point les fondamentalistes musulmans sont habiles à manipuler les lois en leur faveur. Le conflit entre la loi civile et la charia est plus ouvert et non résolu que jamais, mais pour l'instant, il semble que la loi islamique prévale.

    Quant au cas de Maira Shahbaz, la décision de la Haute Cour de Lahore de mardi dernier a été une véritable douche froide pour la famille de la jeune fille de 14 ans de Madina Town. Selon le tribunal, Maira s'étant convertie à l'Islam, son mariage avec Mohamad Nakash serait valide. Un verdict qui, selon l'avocat de la jeune fille, Khalil Tahir Sandhu, ne serait rien d'autre qu'une "sentence islamique". Les parents et le conseiller juridique de Maira vont maintenant faire appel, se prévalant d'un principe en vigueur dans le système juridique pakistanais, selon lequel aucun mineur ne peut se convertir à une autre religion sans l'assentiment de ses parents.

    Le drame de Maira et de sa famille a pris forme le 28 avril dernier, lorsque Mohamad Nakash et deux de ses complices armés ont fait irruption dans la maison de la jeune fille, l'ont saisie et ont tiré des coups de feu en l'air au moment de sa fuite. Peu de temps après, la mère a été hospitalisée en état de choc. "Je demande que ma fille nous soit rendue. Je suis terrifiée à l'idée de ne plus jamais la revoir", avait déclaré la femme à l'association "Aide à l'Eglise en Détresse" peu après. La famille Shahbaz était dans une pauvreté extrême, au point que Maira elle-même avait été obligée de quitter l'école prématurément pour chercher un emploi.

    Dans le jugement de première instance, le tribunal de Faisalabad s'était prononcé en faveur du ravisseur, qui avait déclaré que Marie avait 19 ans, donc majeure et apte au mariage. Tout faux, puisque Maira avait quatorze ans : pour le prouver, il y a son acte de naissance et d'autres documents officiels, qui ont permis à l'avocat Tahir Sandhu de faire appel. Le ravisseur et soi-disant mari de Maira a donc fait une nouvelle chicanerie : selon la coutume islamique, le mariage est valable si la mariée a déjà eu son premier cycle menstruel.

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  • Un cardinal poursuivi en justice pour avoir célébré la messe

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    DR
     
    Allant contre les mesures prises par le gouvernement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes, l’archevêque de Barcelone, le cardinal Juan Jose Omella, a célébré dimanche 26 juillet une messe pour les victimes du Covid-19 à la Sagrada Familia, avec moins de 500 personnes, dans un sanctuaire qui peut en accueillir quatre fois plus. 

    Dénonçant une discrimination, l’archevêque a fait part de sa volonté d’intenter « une action en justice » contre les autorités catalanes. Les fidèles ont respecté les gestes barrières et portaient un masque. La cérémonie a été diffusée par différentes chaînes de télévision et de radio.

    Le président de la Généralité de Catalogne, Joaquim Torra, a annoncé des poursuites judiciaires contre l’archevêque de Barcelone.

    L’Église confirme son intention d’engager des poursuites judiciaires contre le gouvernement, considérant que la loi sur la liberté de religion a été violée.

    En Italie, toutes les processions mariales ont été supprimées. En France, des restrictions recommencent dans certains diocèses.

  • Développer l’Afrique ?

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    Le parlement belge, qui a aujourd’hui la prétention surréaliste de faire lui-même le procès politique de la colonisation du Congo par la Belgique, aurait beaucoup mieux fait de mettre à son ordre du jour l’examen de la part, autrement désastreuse, qu’elle porte dans l’échec du processus de décolonisation. Dans un message courageux publié ici , le cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa, a reconnu celle des acteurs africains du drame congolais postcolonial. Puissent les « Belgicains » avoir l’humilité d’en faire autant en ce qui les concerne...Quoi qu’il en soit, la solution, aujourd’hui, ne se trouve pas dans des repentances politiques encommissionnées avec le concours d’Africains bruxellois ou autres qui pourraient plus utilement se retrousser les manches en Afrique.

    Sur le site «Boulevard Voltaire», Yannick Chauvin écrit ceci qui vaut pour toute l’Afrique subsaharienne :

    Afrique Capture-d’écran-2018-11-06-à-18.04.21-625x475.png« Deux paons paressent avec nonchalance sur l’émeraude rase d’un gazon qui ferait pâlir d’envie le jardinier de St. Andrews. Des pièces d’eau à jet central chuintent dans l’air brûlant. La maison, établie sur près de cinq cents mètres carrés, en impose. L’intérieur, tout de marbre, de porphyre et d’or, surprend dans ce pays, l’un des plus pauvres de la planète. Dans le garage, quatre Mercedes. Il y a dix ans, modeste directeur de banque africaine, j’avais rendez-vous avec le ministre des Finances de l’un de ces pays d’Afrique de l’Ouest, l’ancienne AOF. C’était sa maison. « Mazette ! me suis-je dit. Quel luxe ! Comment un ministre peut-il s’offrir semblable demeure ? »

    La réponse vient de m’être donnée par Abou Athié, docteur en sciences politiques, DEA en géographie à l’université de Freiburg (Allemagne). Son article paru dans le journal Financial Afrik s’intitule : « Les Africains organiseraient-ils leur propre sous-développement ? » Quelques morceaux choisis : « Ce sont les Africains eux-mêmes qui sont en grande partie responsables de leur misère économique et sociale. » En cause, « la corruption généralisée, la gabegie, le népotisme, le clientélisme, le détournement de deniers publics, l’impunité ». Je sais maintenant d’où vient la maison de mon ministre. M. Athié continue : « Soixante ans après les indépendances, les élites africaines continuent de se réfugier derrière le manteau de l’esclavage, du colonialisme et de l’impérialisme pour justifier leur retard. » Et encore : « Les ressources nationales sont dilapidées. Certains n’hésitent pas à transférer des sommes colossales dans des banques suisses, monégasques et autres. Le rapatriement du capital africain déposé dans les banques européennes suffirait largement à financer le développement de l’Afrique sans aucune aide extérieure. » Et ainsi de suite…

    Ce jugement extrêmement sévère est confirmé par Kofi Yamgnane, que les Français connaissent bien : franco-togolais, breton d’adoption, il fut député du Finistère, conseiller régional de Bretagne, maire de Saint-Coulitz, secrétaire d’État sous Mitterrand. Dans un entretien pour La Chaîne parlementaire, en 2017, on lui pose la question : « Qu’est-ce que l’Afrique a fait de ses cinquante ans d’indépendance ? » La réponse laisse pantois : « Le Togo, mon pays d’origine, n’a rien fait depuis ces 50 ans. Aujourd’hui, les plus vieux dans les villages me disent “Kofi, c’était quand même mieux du temps des Blancs”. » Et il poursuit : « Dans nos dispensaires, on n’a plus de mercurochrome. On était vaccinés, on ne l’est plus. Les écoles fonctionnaient, il n’y en a plus. Il y avait des pistes entretenues, il n’y en a plus. Quand on regarde cela, on a envie d’en pleurer ! »

    Les statistiques sont, en effet, éloquentes : les 14 pays de l’ex-A.-O.F.-A.-E.F. couvrent 7,7 millions de km², comme l’Australie, groupent 202 millions d’habitants, comme le Brésil, et ont un PIB cumulé de 220 milliards de dollars, comme la petite Grèce.

    Alors ? Selon ces deux Africains, et bien d’autres, la solution au développement de l’Afrique se trouve en Afrique, pas en France ou en Europe. Avec les Africains qui, au lieu de déserter piteusement, devraient se retrousser les manches et travailler à l’essor de leurs pays.

    Bonnes gens, vous n’êtes pas responsables de la débâcle de l’Afrique. Ne croyez pas ces Tin (Conseil représentatif des associations noires de France), Béhanzin (Ligue de défense noire africaine), Traoré, Inc. et tous les autres qui cherchent à vous peser sur la nuque, à vous faire plier le genou, sous le prétexte qu’ils seraient victimes des méfaits de la colonisation. Jamais les ex-Indochinois n’ont ainsi pleurniché. Il faut mordicus refuser la culpabilisation que veulent nous imposer ces officines à trois balles. Que ces agitateurs assument leurs responsabilités. »

    Ref. Développer l’Afrique ?

    JPSC

  • R.D.C. : Le clergé kinois soutient le Cardinal Fridolin Ambongo

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    D’Aimé Mbala, le 17 juillet 2020 sur le site Afrique Espoir :

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    (photo de Lwanga Kakule, lors d'une ordination à Kinshasa)

    « Dans un message intitulé «Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage, j’ai vécu le monde!» (Jn 16,33) adressé au Cardinal Fridolin Ambongo, le 14 juillet, les prêtres de l'archidiocèse de Kinshasa apportent leur soutien à leur pasteur suite à la campagne de ce qu’ils qualifient de «dénigrement» contre sa personne depuis qu’il a prononcé, le 30 juin dernier, son homélie à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la RD Congo (*)

    Pour les membres du clergé, la campagne contre le Cardinal est une expression de mauvaise foi et d'absence de culture démocratique. C’est la raison pour laquelle ils lui assurent leur soutien et promettent de retransmettre son message aux fidèles: «Face à ce matraquage médiatique, nous tenons à vous exprimer notre totale adhésion à votre message prophétique, qui éveille les consciences aux valeurs de vérité et de justice. Dans notre action pastorale, nous veillerons à répercuter votre interpellation de telle sorte qu'elle ait un impact profond dans notre société.»

    En effet, dans l’homélie du 30 juin, le cardinal Ambongo avait dressé un bilan négatif de la gestion du pays depuis l’indépendance et a condamné la classe politique congolaise: “Nous avons connu la succession des régimes autocratiques, qui arrivent au pouvoir comme les colons sans aucun souci de la volonté du peuple, et cela continue jusqu’aujourd’hui : par la force, les guerres ou par la ruse, la fraude et en installant un système égoïste dans la gestion de la chose publique au lieu de promouvoir le bien-être commun du peuple congolais … A cela s’ajoute la culture de l’impunité pour les grands. On sanctionne le petit qui vole une poule, qui vole une chèvre ou qui donne un coup à quelqu’un. Il peut se retrouver à la Prison Centrale de Kinshasa –Makala-. Les grands, c’est l’impunité totale”, avait-il dit.

    Le message de soutien au Cardinal tombe dans un contexte de turbulence politique en RD Congo, où deux dossiers troublent l’opinion publique: un projet de réforme de la justice et la désignation d’un nouveau président pour la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Des manifestations ont été organisées à travers le pays pour protester contre l’entérinement, par l’Assemblée Nationale, de Ronsard Malonda comme nouveau président de la CENI. Les manifestants exigent des réformes au sein de cette institution, avant les élections de son président, ainsi que le retrait des projets de loi visant la réforme de la justice, car ils le jugent non conforme à la Constitution et inopportun. Une autre marche est pour ce 19 juillet 2020, organisée par le Comité Laïc de Coordination, une structure proche de l’Eglise Catholique"

    Ref. R.D.C. : Le clergé kinois soutient le Cardinal Fridolin Ambongo

    (*) Belgicatho a publié ici cette homélie d’une vérité sans concession qui dérange un certain establishment auquel on doit aussi une manipulation politicienne de l’histoire coloniale du Congo.

    JPSC

  • Les paras belges en RDC : quand les révisionnistes réécrivent l’histoire au Musée de Tervueren

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    Lu sur le site web de « La Libre Afrique » :

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    Sept associations représentant d’anciens para-commandos et officiers ayant servi en Afrique se sont déclarées jeudi « particulièrement choquées » par la nouvelle présentation d’une des seize sculptures ornant la grande rotonde du Musée royal d’Afrique centrale (MRAC, alias AfricaMuseum) à Tervueren. Il s’agit de la sculpture « La Belgique apportant la sécurité au Congo » d’Arsène Matton représentant la Belgique protégeant dans les plis de son drapeau un homme et un enfant endormi. A cette statue, comme aux quinze autres, est maintenant superposé un voile semi-transparent sur lequel est imprimée une image post-coloniale censée créer « un choc visuel et sémantique, permettant une lecture nouvelle d’un lourd patrimoine ».

    L’image superposée à la statue représente un militaire en arme et est explicitée par le texte « Un para-commando belge à Stanleyville en 1964, lors de l’écrasement des rebelles Simba. L’indépendance formelle du Congo en 1960 est loin d’avoir sonné le glas des interventions étrangères ».

    C’est cette première phrase qui parait « particulièrement tendancieuse et offusquante », affirment sept associations dans une lettre ouverte adressée mercredi au directeur général du MRAC, Guido Gryseels, avec copie à la Première ministre Sophie Wilmès.

    Selon les signataires, cette phrase porte « atteinte à l’honneur des para-commandos belges de l’époque, pour la plupart de jeunes miliciens, soit l’émanation de la Nation ».

    La lettre ouverte rappelle que l’intervention des para-commandos belges au Congo – les opérations américano-belges « Dragon rouge » et « Dragon noir » qui ont permis de libérer des centaines d’otages aux mains de rebelles dans une large zone du Congo ex-belge, dont Stanleyville (aujourd’hui Kisangani) et Paulis (désormais Isiro) – s’est faite en plein accord entre les gouvernements belge et congolais. « Il s’agissait d’une opération humanitaire visant à sauver les otages aux mains des rebelles et dépourvue de tout objectif militaire. »

    Cette intervention humanitaire a permis de libérer 2.375 otages, alors que certains venaient d’être exécutés, et que malheureusement d’autres le seront encore par la suite.

    « C’est pour ces raisons, dont la vérité historique ne peut être mise en doute, que nous vous demandons de supprimer texte et image actuels de la statue +la Belgique apportant la sécurité au Congo+ », soulignent les associations, dont l’Amicale nationale para-commando.

    « Nous ne pouvons en aucun cas admettre que l’honneur de nos soldats dont beaucoup sont encore en vie et à qui feu le Roi Baudouin avait tenu à rendre un vibrant hommage, puisse être bafoué par un établissement scientifique fédéral », conclut la lettre.

    Ref.Les ex-para-commandos mécontents de changements à une statue du Musée de Tervueren 

    Alexandre Dumas violait allégrement l’histoire, sûr de lui faire de beaux enfants. Quand la politique se mêle à la science ce l’est moins :  de quels monstres va donc accoucher la commission parlementaire et ses commis scientifiques chargés de « réécrire » celle du Congo pour satisfaire l'idéologie anticoloniale ?

    Selon « La Libre Belgique » du vendredi 17 juillet, cette Commission, à peine instituée, a connu des premiers pas difficiles : « après un début marqué par un consensus général, la réalité a vite repris le dessus au moment de trancher certaines questions. Ainsi, l’épineuse question des experts chargés de réaliser un premier rapport n’a pas tardé à prendre une tournure politique, chacun accusant l’autre de mettre en avant des spécialistes de son bord ».

    Le député CDH Georges Dallemagne (membre de la commission sans voix délibérative) a exprimé sa crainte que le débat ne réduise le Congo aux membres de la diaspora émigrée et prenne finalement une tournure belgo-belge « alors que l’objectif initial est de tendre la main et de parvenir à une mémoire partagée ».

    Ces clivages ont surpris l’écolo Simon Moutquin dont le groupe politique assure (au titre de son expérience coloniale?) la présidence de cette commission. Mais sûrement pas Georges Dallemagne, qui, sauf erreur, est né au Congo. Sur la liste des membres de cette curieuse commission  il est vrai qu’on trouve aussi le député CD&V Jan Briers (jr), ancien directeur du Festival des Flandres, sans doute choisi pour son expérience du monde musical: il est bien connu qu’un peu de musique adoucit les mœurs.

    La palabre devrait s'échelonner tout au long de l'année à venir: pour reconnaître les responsabilités des uns et des autres et partager une mémoire belgo-congolaise réconciliée, vraiment ? 

    JPSC

  • L’ « affaire des hosties », le sacrilège le plus extrême jamais porté devant les juges de Strasbourg

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    De sur le Salon Beige :

    L’ « affaire des hosties »

    L’ « affaire des hosties »

    16 juillet 2020

    La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a autorisé l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) à intervenir dans l’affaire Asociación de Abogados Cristianos c. Espagne (n° 22604/18), au nom de la Conférence épiscopale espagnole. L’ECLJ a déposé ses observations écrites le 30 juin 2020. Cette affaire, surnommée l’ « affaire des hosties », met en cause le sacrilège le plus extrême jamais porté devant les juges de Strasbourg.

    Les faits

    L’État espagnol est attaqué par une association chrétienne pour avoir soutenu une performance artistique attaquant les catholiques. Cette performance de process art comporte plusieurs volets :

    • le vol de 242 hosties consacrées par le performer, au cours de messes dans plusieurs paroisses de l’archidiocèse de Pampelune et Tudela (Espagne) ;
    • la disposition de ces hosties sur le sol afin d’écrire le mot « pederastia», sous prétexte de dénoncer la pédophilie de prêtres ;
    • des photographies du performer posant nu à côté des hosties, avec des ailes noires sur le dos, en référence à un démon ;
    • l’exposition de 12 des hosties consacrées ainsi que des photographies, dans plusieurs villes et à plusieurs reprises ; en particulier, à Pampelune, l’exposition était intitulée « Amen » et a eu lieu dans une église désacralisée, y compris sur l’autel (20/11/2015 – 17/01/2016) ; cette ancienne église est aujourd’hui la plus grande salle d’exposition de la ville de Pampelune et a été mis gratuitement à disposition du performer par la municipalité ;
    • la diffusion sur le site internet et le compte Twitter du performer de photographies d’évêques, de prêtres et de croyants, offensés par l’exposition, accompagnées de commentaires moqueurs et hostiles ;
    • le vol d’hosties consacrées supplémentaires par des admirateurs du performer au cours de messes, avec le soutien de celui-ci ;
    • la vente pour 285 000 euros des photos, qui sont toujours utilisées pour diverses expositions en Espagne.

    La procédure en Espagne

    L’archidiocèse de Pampelune et Tudela et l’Asociación de Abogados Cristianos ont tous deux porté plainte contre l’exposition. Les juridictions espagnoles ont rejeté ces plaintes.

    La plainte déposée par l’Asociación de Abogados Cristianos a été rejetée par le tribunal de Pampelune le 18 novembre 2016. L’appel contre ce jugement devant le tribunal provincial de Navarre a également été rejeté par une décision du 28 avril 2017. L’association a de nouveau fait appel devant la Cour constitutionnelle d’Espagne, qui a pris une décision d’irrecevabilité le 7 novembre 2017.

    Les parties à la CEDH

    L’Asociación de Abogados Cristianos a introduit une requête contre l’Espagne auprès de la CEDH le 26 avril 2018. L’association requérante invoque une violation du droit à la liberté de religion, protégée par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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  • Avortement : la bataille des tribunaux fait rage aux Etats-Unis au sujet du "Heartbeat Bill"

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    « HEARTBEAT BILL » : AUX USA LA BATAILLE DES TRIBUNAUX FAIT RAGE

    15 juillet 2020

    Deux Etats américains sont bloqués par les tribunaux pour faire appliquer la loi interdisant l’avortement au-delà de six semaines, dès que le battement du cœur du fœtus peut être décelé.

    Au Tennessee, la Heartbeat Bill a été votée en juin dernier (cf. USA : Au Tennessee, de nouvelles restrictions à l'avortement). Le gouverneur Bill Lee a signé la loi lundi, la faisant entrer immédiatement en vigueur. Mais quelques heures plus tard à peine un juge fédéral, William Campbell, a bloqué la loi. Elle est désormais inapplicable jusqu’à l’audience du 24 juillet prochain. La loi comprend également « une interdiction de l'avortement basée sur la race, le sexe ou le diagnostic de trisomie 21 », ces points ont également été bloqués.

    En Géorgie, la Heartbeat bill a été signée en juin 2019 (cf. USA : la Géorgie est le quatrième état à adopter la "Heartbeat bill"). Lundi également, un juge de district américain, Steve Jones « a invalidé définitivement tous les aspects de la loi de l'État qui auraient effectivement interdit l'avortement après six semaines, affirmant qu'elle violait la Constitution américaine et constituait une attaque contre l'arrêt Roe v. Wade de la Cour suprême des États-Unis ». Le gouverneur républicain, Brian Kemp, qui a soutenu cette restriction, a immédiatement fait appel. Steve Jones a également refusé de laisser en vigueur la partie de la loi qui accordait le statut de personne aux fœtus, « lui donnant les mêmes droits légaux que les personnes après leur naissance ».

    « Au moins huit États ont adopté des lois dites "Heartbeat" ou d'autres interdictions radicales en 2019, dont l'Alabama, la Géorgie, la Louisiane, le Kentucky, le Mississippi, le Missouri, l'Ohio et le Tennessee. La Caroline du Sud envisage toujours d'en adopter une. »

    Sources : Washington Times, Jonathan Mattise (13/07/2020) - Washington Times, Jeff Amy (13/07/2020)

  • Pakistan : les jeunes filles chrétiennes vivent à la merci des extrémistes

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    De Sylvain Dorient sur le FigaroVox :

    «Au Pakistan, les jeunes filles chrétiennes vivent à la merci des extrémistes»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - En 2013, la commission «Justice et Paix» du Pakistan publiait un rapport dénonçant l'enlèvement de force de jeunes filles chrétiennes pakistanaises, converties pour être mariées. Une situation qui ne s’est pas améliorée depuis, dans le pays où la charia prévaut sur le droit normatif, s’inquiète Sylvain Dorient.

    Sylvain Dorient est membre de l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse.


    Le visage souriant de cette jeune fille de 14 ans, qui pose pour la photo, n’est plus inconnu du grand public. Huma Younus, pakistanaise et chrétienne a été enlevée le 10 octobre 2019. Son ravisseur, Abdul Jabar, l’a emmenée à 600km de son foyer. Il prétend que la jeune fille s’est convertie à l’islam et l’a épousée de son plein gré.

    Au Pakistan, où 96% de la population est musulmane, les minorités religieuses, chrétienne, hindoue et Sikhe, vivent dans une situation précaire.

    Au Pakistan, où 96% de la population est musulmane, les minorités religieuses, chrétienne, hindoue et Sikhe, vivent dans une situation précaire, à la merci des extrémistes. C’est en particulier vrai des jeunes filles, déplore la Commission justice et paix, qui dénonce depuis 10 ans le phénomène des mariages et conversions forcés de mineures. Selon les calculs de la Commission, composée d’avocats, de religieux et de militants, un millier de jeunes filles seraient enlevées de la sorte chaque année. Depuis la publication du rapport qui indiquait ce chiffre, en 2013, les choses n’ont pas changé, regrette Christopher Sajid. Pakistanais, il a travaillé pour Caritas Pakistan avant de diriger l’Human Friends Organization ; il craint au contraire que le phénomène ne se soit aggravé. Il explique: «Les familles chrétiennes ou hindoues sont souvent très pauvres, elles ont peu accès à l’éducation. Le plus souvent, elles n’osent pas porter plainte. Je crains que beaucoup de cas ne passent sous les radars.»

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  • « vérité et réconciliation » belgo-congolaise : déboulonner le mythe de Lumumba

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    Vérité et réconciliation 70fcb77e6349f4467edd7227baa73222-1593630026.jpgLa Belgique, pays du surréalisme, s’apprête à instruire elle-même, au sein de son propre Parlement, un « procès » de la colonisation qu’elle a réalisée au Congo mais aussi au Ruanda-Urundi. Pour être équitable, il ne faudrait pas exclure de cette instruction la responsabilité des acteurs politiques indigènes eux-mêmes dans le drame qui conduisit à une décolonisation ratée dont les effets se font encore sentir de nos jours.

    A cet égard, le comportement d’un Patrice Lumumba reste emblématique comme le montre l’analyse lucide de l’Union Royale Belge des Pays d’Outre-Mer :

    « PATRICE LUMUMBA (1925 - 1961)

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    Hypothèses et controverses: d'abord, qu'était-il en réalité, Jefferson ou Savonarole?

    Il naquit en 1925 à Katako-Kombe parmi les Batetela, tribu belliqueuse qui, sous la conduite de Ngongo Lutete, allié de Tippo Tip, s'étaient distingués aux côtés des Arabisés contre les troupes anti-esclavagistes de Léopold Il. Ils menaient leurs razzias du Maniema et au Sankuru avant d'être arrêtés par les Belges. Sa haine de la Belgique, plutôt exceptionnelle parmi les hommes politiques congolais, aurait-elle été atavique?

    On le retrouve aux études dans des missions catholiques, protestantes ensuite. Chez ces derniers, il se serait surtout intéressé aux œuvres de Sartre et de Karl Marx. Dégagé de la férule de ses maîtres, il se laissera séduire par le Ministre des Colonies, le libéral Buisseret, à une époque où les partis politiques belges multipliaient sourires et bonnes paroles devant ceux des Congolais qu'ils estimaient les plus "valables" pour les représenter en Afrique. Le futur héros national bénéficia donc d'un séjour en Belgique aux frais de la princesse, parée de bleu pour la circonstance. Plus tard, sans davantage d'états d'âme, le voilà à Accra, se ralliant à Nkrumah et à son nationalisme panafricain quelque peu teinté de rouge.

    Une girouette politique? Ses partisans le nient. Donnons leur raison sur ce point. Leur leader semble bien avoir été un nationaliste naïf, sincère et exalté, mais maladroit et sans scrupules, utilisant toutes les opportunités pour faire avancer sa cause. La fin justifie les moyens? Oui, jusqu'à détourner les fonds déposés par ses compatriotes à la Poste de Stanleyville?

    Condamné pour ce motif à un an et demi de prison après onze ans de services dans l'administration, ses partisans le présentent plutôt comme la victime d'une répression colonialiste dirigée contre le rédacteur d'articles et de discours démagogiques dans lesquels il excellait déjà.

    A sa sortie de prison, ses talents persuasifs sont rapidement récupérés par une brasserie de Léopoldville. Vendant un peu partout dans le pays la bonne bière belge et des discours enflammés contre la Belgique il devient le très populaire fondateur du Mouvement National Congolais - le M.N.C./Lumumba, ainsi dénommé pour le distinguer d'un autre M.N.C., créé peu après par un rival, Kalonji. A l'époque, en effet, les partis politiques foisonnaient de toutes parts, dans la perspective d'une indépendance pas encore annoncée, mais que l'on devinait proche.

    Le parti de Lumumba constituait cependant le seul à afficher une vocation nationale unitariste, les autres se satisfaisant d'une assise ethnique locale. Ce fut là que se dessina la ligne de fracture avec son principal concurrent, Kasa Vubu, Président de l'Abako, l'Alliance des Bakongo, plutôt fédéraliste.

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  • "Il y a beaucoup de bonté dans les prisons"; le témoignage du cardinal Pell sur sa détention dans les prisons australiennes

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    De First Things :

    MON SÉJOUR EN PRISON

    par George Cardinal Pell

    Août 2020

    Il y a beaucoup de bonté dans les prisons. Parfois, j'en suis sûr, les prisons peuvent être l'enfer sur terre. J'ai eu la chance d'être en sécurité et d'être bien traité. J'ai été impressionné par le professionnalisme des gardiens, la foi des prisonniers et l'existence d'un sens moral même dans les endroits les plus sombres.

    J'ai été en isolement pendant treize mois, dix à la prison d'évaluation de Melbourne et trois à la prison de Barwon. À Melbourne, l'uniforme de la prison était un survêtement vert, mais à Barwon, on m'a donné les couleurs rouge vif d'un cardinal. J'avais été condamné en décembre 2018 pour des délits sexuels historiques contre des enfants, malgré mon innocence, et malgré l'incohérence du dossier du procureur de la Couronne contre moi. Finalement (en avril de cette année), la Haute Cour d'Australie devait annuler mes condamnations dans un jugement unanime. Dans l'intervalle, j'ai commencé à purger ma peine de six ans.

    À Melbourne, je vivais dans la cellule 11, unité 8, au cinquième étage. Ma cellule mesurait sept ou huit mètres de long et environ deux mètres de large, juste assez pour mon lit, qui avait une base ferme, un matelas pas trop épais et deux couvertures. A gauche en entrant, il y avait des étagères basses avec une bouilloire, une télévision et un espace pour manger. De l'autre côté de l'allée étroite, il y avait une cuvette avec de l'eau chaude et froide et une douche avec de l'eau chaude de bonne qualité. Contrairement à ce qui se passe dans de nombreux hôtels chics, une lampe de lecture efficace se trouvait dans le mur au-dessus du lit. Comme mes deux genoux avaient été remplacés quelques mois avant mon entrée en prison, j'ai d'abord utilisé une canne et on m'a donné une chaise d'hôpital plus haute, ce qui était une bénédiction. Les règlements sanitaires exigent que chaque prisonnier dispose d'une heure par jour à l'extérieur, et j'ai donc été autorisé à faire deux demi-heures à Melbourne. Nulle part dans l'unité 8 il n'y avait de vitre transparente, donc je pouvais reconnaître le jour de la nuit, mais pas beaucoup plus, de ma cellule. Je n'ai jamais vu les onze autres prisonniers.

    Je les ai certainement entendus. L'unité 8 avait douze petites cellules le long d'un mur extérieur, avec les prisonniers "bruyants" à une extrémité. Je me suis retrouvé dans la partie "Toorak", du nom d'une riche banlieue de Melbourne, exactement la même que la partie bruyante, mais généralement sans pétards ni cris, sans les angoisses et la colère, qui étaient souvent produites par la drogue, en particulier la méthamphétamine. Je m'émerveillais de voir combien de temps ils pouvaient taper du poing, mais un gardien m'a expliqué qu'ils donnaient des coups de pied en piaffant comme des chevaux. Certains inondaient leurs cellules ou les encrassaient. De temps en temps, on appelait l'équipe des chiens, ou il fallait neutraliser quelqu'un. La première nuit, j'ai cru entendre une femme pleurer ; un autre prisonnier appelait sa mère.

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