Du Pillar :
Mgr Viganò, accusé de schisme, qualifie Vatican II et le Pape François de "cancer"
20 juin 2024
L'archevêque Carlo Maria Viganò, ancien nonce du pape aux États-Unis, a été accusé par le Dicastère pour la doctrine de la foi du crime canonique de schisme.
L'ancien diplomate du Vatican a publié jeudi matin des images de sa citation dans le cadre d'un processus extrajudiciaire, autorisé par le congrès des membres du Dicastère pour la doctrine de la foi le 10 mai.
Selon la citation, datée du 11 juin, les membres dirigeants du DDF ont voté en faveur d'une procédure extrajudiciaire abrégée, par opposition à un procès canonique complet, et ont ordonné à l'ancien ambassadeur du Vatican de faire appel au dicastère à Rome pour répondre aux accusations le 20 juin, soit en personne, soit par l'intermédiaire d'une représentation juridique formelle.
L'accusation de schisme est définie par le droit canonique comme le "refus de la soumission au Souverain Pontife ou de la communion avec les membres de l'Église qui lui sont soumis".
Selon le décret de citation envoyé à Vigano, l'archevêque est accusé d'avoir fait "des déclarations publiques entraînant un refus des éléments nécessaires au maintien de la communion avec l'Église catholique : refus de la légitimité du pape François, rupture de la communion avec lui et rejet du concile Vatican II."
Le dicastère est autorisé à juger les cas de crimes contre la foi, ainsi que les crimes les plus graves contre la morale et les sacrements, et par mandat spécial du pape, il peut juger ceux qui autrement ne seraient soumis qu'à l'évêque de Rome, y compris les cardinaux, les patriarches, les légats du pape et les évêques.
Le 20 juin, Mgr Viganò, éminent critique du pape François et du concile Vatican II, et partisan déclaré du président russe Vladimir Poutine, a publié une longue déclaration en réponse à sa citation pour schisme, qu'il a qualifiée d'"insigne d'honneur".
Ce n'est pas une coïncidence si l'accusation portée contre moi concerne la remise en question de la légitimité du [pape François] Jorge Mario Bergoglio et le rejet du [Concile] Vatican II : le Concile représente le cancer idéologique, théologique, moral et liturgique dont l'"Église synodale" bergoglienne est une métastase nécessaire", a écrit l'archevêque.
La citation à comparaître devant le DDF est, selon le décret, l'occasion pour Viganò d'examiner les preuves à son encontre, conformément à la procédure canonique d'un processus extrajudiciaire.
Un processus extrajudiciaire, à ne pas confondre avec un processus extralégal, est une procédure disciplinaire canonique abrégée qui peut être utilisée lorsque les preuves recueillies au cours d'une enquête préliminaire formelle sont suffisamment claires, de sorte qu'un procès canonique complet n'est pas justifié.
Dans ce cas, les droits de l'accusé à être représenté par un avocat, à prendre connaissance des preuves retenues contre lui et à assurer sa propre défense restent intacts, mais plusieurs étapes de la procédure judiciaire formelle sont supprimées.
La même procédure extrajudiciaire a été utilisée dans le cas de l'ancien cardinal Theodore McCarrick, qui a été accusé de plusieurs actes d'abus sexuels et a été laïcisé à l'issue de la procédure.
Dans le cas de Mgr Viganò, la peine canonique attachée au crime de schisme est la déclaration d'une excommunication latae sententiae, à laquelle peuvent s'ajouter d'autres peines, notamment une interdiction ou une ordonnance concernant le lieu de résidence du schismatique, la révocation de la charge ecclésiastique et l'interdiction d'exercer un ministère.
La perte de l'état clérical n'est pas une peine ordinairement imposée pour le schisme, car le droit suppose d'abord l'application de "peines médicinales", destinées à provoquer le repentir du délinquant et qui peuvent être levées ultérieurement.
Mais le droit canonique stipule que la laïcisation, qui est une peine perpétuelle, peut être imposée pour le schisme si le coupable est jugé obstiné dans son crime, ou si "la gravité du scandale l'exige".
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