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Politique - Page 225

  • Arménie : la population en danger face à de nouvelles intrusions de l’Azerbaïdjan

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    Arménie : la population en danger

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Arménie : la population en danger face à de nouvelles intrusions de l’Azerbaïdjan.

    Paris, le 17 mai 2021.

    SOS Chrétiens d’Orient alerte sur la situation des habitants de la région du Syunik, en Arménie, suite à de nouvelles intrusions de l’armée azerbaïdjanaise depuis mercredi 12 mai. Malgré la sommation des autorités arméniennes et russes de se retirer, les troupes azerbaïdjanaises sont toujours présentes, et des renforts ont été positionnés dans le Nakhitchevan.

    Alors que les habitants de la région du Syunik, province du sud-est de l’Arménie frontalière avec les territoires d’Artsakh récemment annexés par l’Azerbaïdjan, font face à des intrusions en toute impunité de l’armée voisine, il y a tout lieu de s’inquiéter que cette population soit une fois de plus abandonnée à son sort. En effet, le monde entier a les yeux rivés sur la reprise des hostilités en Israël et les autorités arméniennes sont monopolisées par les élections présidentielles qui s’annoncent dans un climat tendu.

    Les équipes locales de SOS Chrétiens d’Orient sont particulièrement inquiètes pour la ville de Goris et les régions alentours, suite à l’occupation du lac Sev dans la nuit du 12 mai par 300 soldats azerbaïdjanais qui se sont infiltrés en toute illégalité sur le territoire arménien en franchissant la frontière avec l’Artsakh voisin, passés sous leur contrôle depuis la fin de la dernière guerre (septembre-novembre 2020), et au positionnement en parallèle de 15 000 soldats dans l’enclave azerbaïdjanaise du Nakitchevan, au sud du Syunik.

    De fausses cartes topographiques sont utilisées par les soldats azéris qui prétendent établir un tracé réel en annexant des territoires arméniens, notamment une patie de la région de Syunik. Ces données sont contraires à celles établies par les cartes soviétiques qui furent utilisées pour le tracé des frontières.

    A l’aune de ces derniers événements et de ces revendications territoriales controversées, qui sont autant de provocations émises par l’Azerbaïdjan pour tester l’impunité dont ils semblent bénéficier jusque là, SOS Chrétiens d’Orient craint une résurgence du conflit et signale que si rien n’est fait pour secourir la population en danger, c’est encore une guerre impitoyable et meurtrière qui se profile pour l’Arménie, particulièrement démunie face à la double menace turco-azerbaïdjanaise. L’association salue la réaction du Président Emmanuel Macron qui a vivement condamné ces événements et demandé le retrait immédiat des troupes azerbaïdjanaises.

    Corentin Clerc, chef de mission en Arménie pour SOS Chrétiens d’Orient se tient à la disposition des journalistes pour toute interview ou entretien sur la situation dans la région du Syunik.

    Fondée en 2013, SOS Chrétiens d’Orient est présente de manière continue en Syrie, Irak, Liban, Égypte et Arménie. Elle effectue également des missions ponctuelles au Pakistan, en Jordanie et en Ethiopie. Son objectif est d’apporter une aide matérielle et un soutien moral aux chrétiens d’Orient et aux populations vulnérables. Elle apporte une aide d’urgence sur les terrains de crise. Elle réalise également des projets qui touchent au développement économique, à l’éducation, au développement culturel et contribue à la construction ou la reconstruction des zones endommagées par la guerre. En six ans, SOS Chrétiens d’Orient a envoyé 2 000 volontaires dans les cinq pays de mission pour aider régulièrement 20 000 familles et plusieurs centaines de milliers de personnes de manière ponctuelle. L’association a distribué 60 tonnes de matériels médicaux et logistiques - générateur, kits médicaux, 9 millions d’euros de médicaments… - et 95 tonnes de jouets, vêtements, paniers d’hygiène et alimentaires. Des projets d’enracinement sont menés dans plus de 60 villes et villages en Irak, au Liban, en Syrie, en Égypte, en Jordanie et au Pakistan. Aidez-nous ici à les aider là-bas.

  • "L’interdiction du culte à cause de la pandémie était illégale"

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    Lu sur "Riposte catholique" :

    Genève : l’interdiction du culte à cause de la pandémie était illégale

    19 MAI 2021

    Le 1er novembre dernier, le Conseil d’Etat de Genève – l’exécutif du canton de Genève en Suisse – avait interdit « les services religieux et autres manifestations religieuses accessibles au public » au motif de la pandémie. Le prieur de l’Oratoire Saint-Joseph de Carouge, de la Fraternité Saint-Pie X, M. l’abbé Jean de Loÿe avait alors déposé un recours de droit administratif, le 6 novembre, demandant un effet suspensif.

    Le 3 décembre dernier, la chambre constitutionnelle de la cour de Justice avait accordé l’effet suspensif, les cultes avaient pu reprendre. A l’époque, un groupe de fidèles avait émis un recours et réclamé l’application de la jauge fédérale suisse – 50 personnes par célébration. Plusieurs communautés de croyants, dont les catholiques, les réformés et la communauté juive, s’étaient émues dans des courriers communs de l’interdiction des cultes, et avaient entamé des démarches en commun pour obtenir leur rétablissement.

    Le 6 mai 2021 la chambre constitutionnelle de la cour de justice de Genève a statué sur le fond et donné raison à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X . La décision d’origine, est qualifiée “d’ingérence non justifiée” dans l’exercice des libertés publiques de culte. Les juges genevois constatent aussi que si les mesures sanitaires sont strictement appliquées et que leur respect est contrôlé par un service d’ordre, rien ne permet de justifier que la pratique du culte constituerait un danger en soi.

    Le prieuré Saint-François de Sales de la FSSPX a commenté la décision dans un communiqué : “Cette décision rend justice à la messe contre une décision politique arbitraire et irrespectueuse des droits fondamentaux des catholiques à leur pratique dominicale“.

  • L’avortement devant la Cour suprême des Etats-Unis

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Etats-Unis : L’avortement devant la Cour suprême

    18 mai 2021

    « Un Etat peut-il constitutionnellement interdire l’avortement lorsque le fœtus est trop jeune pour survivre hors de l’utérus ? » C’est la question que la Cour suprême des Etats-Unis a accepté d’examiner lundi 17 mai. Un examen qui aura lieu lors de la session d’octobre 2021, la décision étant attendue en 2022.

    Une loi du Mississippi en cause

    L’affaire en question, Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization, implique une loi du Mississippi adoptée en 2018. Le Gestational Age Act y interdit les avortements au-delà de 15 semaines de grossesse, sauf en cas d’« urgence médicale » ou d’« anomalie fœtale grave ».

    Après sa signature par le gouverneur, Phil Bryant, la loi avait été bloquée par les tribunaux suite au procès intenté par la seule clinique d’avortement de l’Etat. Et l’affaire avait été inscrite 17 fois au programme de la conférence hebdomadaire des juges de la Cour suprême avant l’annonce de lundi.

    Vers une remise en cause de l’arrêt Roe v. Wade ?

    Aux Etats-Unis, l’arrêt Roe v. Wade rendu par la Cour suprême en 1973, permet d’interdire l’avortement une fois la « viabilité » du fœtus atteinte, c’est-à-dire le moment où il peut survivre hors de l’utérus. Soit environ 22 semaines de grossesse. Mais « la ‘viabilité’ n’est pas un critère approprié pour évaluer la constitutionnalité d’une loi réglementant l’avortement », estime Lynn Fitch, procureur général du Mississippi.

    Pour James C. Ho, juge du cinquième circuit de la Cour d’appel des États-Unis, « rien dans le texte ou la compréhension originale de la Constitution n’établit un droit à l’avortement ». « Au contraire, ce qui distingue l’avortement des autres questions de politique de santé en Amérique (…) c’est la jurisprudence de la Cour suprême », assure-t-il.

    L’avortement, un droit ?

    De son côté, la Thomas More Society souligne que dans l’arrêt Roe v. Wade, « le droit constitutionnel d’une femme enceinte de choisir d’avorter est « subordonné aux lois de l’Etat qui promeuvent un intérêt gouvernemental impérieux » ». Ainsi, « la question essentielle est de savoir si l’intérêt du Mississippi à protéger les fœtus de 15 semaines est impérieux », affirme l’organisation.

    La décision de la Cour suprême dans l’affaire Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization pourrait « éliminer Roe en tant qu’obstacle constitutionnel à la protection de la vie humaine à naître », estime Thomas Olp, vice-président de la Thomas More Society. Pour l’avocat, cet arrêt « n’est plus fondé sur les connaissances scientifiques actuelles ».

    Les « experts » jugent « probable » que la Cour « n’invalide pas totalement l’arrêt Roe v. Wade mais en diminue la portée, en fournissant de plus en plus de latitude aux Etats pour interdire les IVG ».

    Sources : AFP (17/05/2021) ; NPR, Nina Totenberg (17/05/2021) ; Aleteia, John Burger (17/05/2021)

  • Quand Disney cherche à imposer à ses employés le dogme du « racialisme »

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    De Ludovic Lavaucelle sur La Sélection du Jour :

    Le « meilleur des mondes » de Mickey se fait tirer l’oreille

    Bonne nouvelle ! Le 11 mai dernier, de courageux lanceurs d’alerte travaillant chez Disney, ont forcé leur employeur à arrêter une formation interne sur la « diversité et l’inclusion » appelé « Re-imaginez demain ». Des documents relatifs à cette formation démontrent que Disney cherche à imposer à ses employés le dogme du « racialisme ». Mickey n’a pas fait son Picsou : c’est un florilège de ce que la nouvelle culture « woke » (éveil, vigilance) peut offrir. Depuis des mois, les employés de Disney étaient « invités » à s’éduquer sur le « racisme systémique », la « fragilité blanche ». Des groupes de travail par communautés raciales ont été mis en place.

    L’axe principal du programme « Re-imaginez demain » est le thème de l’antiracisme, servi à des sauces variées. Par exemple, « Alliance pour une conscience raciale » recommande aux employés de faire les efforts nécessaires pour s’éduquer sur le « racisme systémique anti Noirs ». Ils ne doivent pas compter sur leurs collègues noirs car ce serait mettre un poids émotionnel trop lourd sur leurs épaules. On décourage toute discussion entre collègues appartenant à de communautés différentes pour éviter le « conflit » et la « pression émotionnelle ». Le document de formation affirme que les Etats-Unis ont une « longue histoire de racisme systémique et de transphobie » et que les employés blancs doivent faire une introspection pour comprendre le vice caché derrière leurs dénégations. Plus on est persuadé de n’être pas raciste, plus grand est le mal… On admoneste enfin les salariés en leur enjoignant de combattre les « idéologies » qui refusent de distinguer les gens par leurs couleurs de peau. Un autre module de formation « Que puis-je faire contre le racisme ? » rejette « l’égalité des chances », taxée de leurre, pour privilégier « l’équité parfaite ». Plus question de mérite, donc…

    Pour engager concrètement les employés, un défi pour « l’équite raciale et la justice sociale » de 21 jours a été lancé début 2021. Il s’agissait d’un long questionnaire censé permettre de mesurer le degré de « privilège blanc ». « Je suis Blanc », « Je suis hétérosexuel », « Je suis un homme », « Je m’identifie toujours au genre de ma naissance » (quelle idée franchement…), « Je n’ai jamais été violé(e) », « Je n’utilise pas les transports publics », « On ne m’a jamais traité de terroriste » … Inutile de préciser que si vous cochez toutes ces cases, votre score sera digne du QI de Dingo aux yeux des Ressources Humaines.

    Une fois le diagnostic posé, il s’agit de combattre sa « fragilité blanche », d’opérer une véritable conversion. Si vous avez coché la case « on m’a éduqué à traiter toute personne de la même manière », vous avez besoin d’aide car vous avez intériorisé le racisme depuis votre enfance… Le document recommande de rejeter les notions de « concurrence », « individualisme », « l’attention aux détails », « la ponctualité », accusées de perpétuer la suprématie blanche. Cela ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise. Un graphique apprend aux parents que des signes de racisme sont détectés chez des bébés dès l’âge de 3 mois. L’éducation antiraciste doit donc commencer très tôt. On encourage chaque foyer à inspecter sa bibliothèque pour la débarrasser de toute œuvre incorrecte et à faire des dons (on y vient !) aux succursales locales du mouvement Black Lives Matter (qui, rappelons-le, se revendique marxiste révolutionnaire).

    C’est un harcèlement quotidien qu’ont dénoncé les lanceurs d’alerte, entre formations, mémos, groupes de travail « suggérés ». Les opinions conservatrices ou la mise en avant de valeurs chrétiennes ne sont pas les bienvenues lors des sessions de groupes. Le PDG, Bob Iger, a par ailleurs clairement indiqué que le groupe Disney ne resterait pas neutre politiquement. En clair, que Walt Disney s’engageait à soutenir la gauche lors des prochaines échéances électorales. Depuis quelques mois, les œuvres de la firme ont subi un examen tatillon pour afficher une pureté idéologique sans faille. De grands classiques comme « Aladin », « Dumbo », « Fantasia » ont subi des corrections, et des commentaires ont été ajoutés pour attirer l’attention sur tout détail pouvant « offenser » un spectateur.

    Le journaliste Christopher F. Rufo a obtenu les documents internes de ce programme de formation (voir article en lien). Les grandes entreprises sont des proies juteuses pour les activistes : des sources de financement offrant un public captif. Non… Pas tout à fait captif, l’exemple de Disney montre que des initiatives individuelles peuvent arrêter une offensive idéologique – tant la réaction du grand public a été forte. La réalité des affaires pourrait aussi rattraper l’entreprise dont les parcs d’attraction sont emblématiques pour la classe moyenne américaine. Mépriser ses clients n’est pas la meilleure façon de les faire revenir, surtout quand on sort à peine de la crise sanitaire. The Walt Disney Company affiche une perte de USD 2,83 milliards sur l’année 2020.

    Pour aller plus loin : The wokest place on Earth

    >>> Lire l'article sur : City Journal

  • Hong Kong a un nouvel évêque

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    De Massimo Introvigne sur Bitter Winter :

    Le Vatican nomme un nouvel évêque à Hong Kong

    18 mai 2021

    Le jésuite Stephen Chow Sau-yan est un choix de compromis entre le candidat pro-Beijing Peter Choy et son rival anti-CCP, Joseph Ha.

    Il a fallu deux ans et demi au pape François pour décider qui sera le nouvel évêque de Hong Kong, mais le chat est enfin sorti du sac. Le nom du provincial des jésuites de Chine, le père Stephen Chow Sau-yan, est une surprise.

    Les catholiques pro-démocratie de Hong Kong proches du cardinal à la retraite Joseph Zen avaient déclaré à plusieurs reprises à Bitter Winter qu'ils s'attendaient à ce que le vicaire général pro-CCP du diocèse Peter Choy Wai-man soit nommé, parce que Pékin le voulait. et que le Vatican ne défierait pas le président Xi Jinping sur une question aussi délicate. En fait, les médias catholiques proches du cardinal Zen avaient annoncé que Choy avait déjà été nommé, commentant que le Vatican "offrait Hong Kong en cadeau au PCC."

    Le "parti Zen" s'est rallié à l'évêque auxiliaire Joseph Ha Chi-shing, qui aurait été un choix naturel en temps normal mais qui, en tant que fervent partisan des manifestations pro-démocratiques, n'a jamais été une possibilité. Le choix de Ha aurait contredit la position du Vatican, qui garde le silence sur les manifestations de Hong Kong et évite de confronter le PCC pour préserver l'accord Vatican-Chine de 2018.

    Souvent, dans le doute, le pape François trouve une solution parmi les jésuites. L'évêque nouvellement nommé . Stephen Chow Sau-yan, n'est pas le pire choix possible. Il a obtenu son Ed. PhD à Harvard, et a consacré toute sa vie à l'éducation catholique, une chose que l'Église catholique veut préserver à Hong Kong contre les attaques prévisibles du PCC, qui a déjà fait remarquer que la plupart des leaders pro-démocratie venaient d'écoles catholiques. D'un autre côté, Chow n'est pas apparu comme un partisan explicite des protestations contre la loi sur la sécurité nationale.

    Le fait que Chow, plutôt que le pro-CCP Choy, ait été sélectionné est un signe que le Vatican veut poursuivre son dialogue avec Pékin mais n'est pas prêt à accepter aveuglément toutes ses "suggestions".

  • Un nouveau site consacré à la Doctrine sociale de l'Eglise : une somme incontournable libre d'accès

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    Alors que nous fêtons le 130ème anniversaire de la publication de Rerum Novarum, voilà qu'un nouveau site consacré à la Doctrine sociale de l'Eglise fait son apparition sur la toile : la consécration d'un travail magistral qui a coûté à son auteur de nombreuses années de labeur acharné. Chacun pourra consulter cette véritable somme et en télécharger les passages qui l'intéresseront. Merci à Claude Callens de mettre à notre portée l'enseignement social de l'Eglise sous une forme accessible. Saluons aussi le travail de l'informaticien expérimenté qui a converti les nombreux chapitres de cette somme en un site clair et commode d'utilisation.  
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    L'avertissement de l'auteur, Claude Callens :

    Ce travail n’est impressionnant que par son volume. En effet, pour le mener à bien il aurait fallu quelque génie ou, plus pratiquement, une équipe de spécialistes, théologiens, philosophes, moralistes, historiens, économistes, sociologues, politologues, polémologues, tous, en plus, versés en doctrine sociale chrétienne et en collaboration étroite et durable. ! Autant dire, dans ces conditions, que le projet était irréalisable.

    Je m’y suis attelé pendant vingt ans sans avoir strictement aucune des compétences requises. Tout au plus voulais-je, au départ, mettre au propre, en deux cents pages, les préparations des cours de morale sociale que j’ai donnés durant près de cinquante ans, au hasard des demandes. Tout d’abord, par exemple, à partit de 1978 dans les Centres étudiants de formation et d’action culturelle et sociale à Namur, Bruxelles, Louvain-la-Neuve, Mons et Liège ; puis plus systématiquement de 1995 à 2019 aux Séminaire et Studium Notre-Dame à Namur ; de 1993 à 2005, à l’Ecole de la Foi de Namur et, de 2006 à 2019, à l’Institut supérieur de théologie du diocèse de Tournai.

    Au fil des découvertes et des interrogations, les 200 pages prévues sont devenues 2.200…​

    Il ne s’agit certes pas d’une présentation exhaustive de l’enseignement social chrétien qui prétendrait faire concurrence au Compendium de la doctrine sociale de l’Église[1] qui, depuis 2005, est « un instrument très adapté » dont le pape Francois « recommande vivement l’utilisation et l’étude »[2]. Mon travail se veut beaucoup plus simplement une défense et illustration de quelques thèmes fondamentaux de cette doctrine sociale. Défense et illustration appuyées presque exclusivement sur des lectures en langue française qui ne sont pas nécessairement empruntées aux plus grands spécialistes reconnus…​. Une défense et illustration qui fait aussi la part belle aux textes de base qu’il était bon que les étudiants découvrent.

    Non seulement, le résultat est à revoir et à corriger en raison de l’incompétence de l’auteur mais il restera toujours, par nature, incomplet. Bien d’autres thèmes pourraient être abordés mais, plus fondamentalement, comme l’écrivait un grand connaisseur de la doctrine sociale de l’Église en se référant lui-même à deux autres spécialistes, la doctrine sociale de l’Église « est beaucoup moins déterminée et figée que nous ne sommes parfois tentés de le croire […]. Elle consiste en un « projet social » dont papes et docteurs s’efforcent, pour faire face aux exigences de l’époque, de déterminer toujours plus exactement les lignes directrices, au moyen d’une « méthode d’analyse » inspirée par la foi et basée sur une anthropologie religieuse, en vue d’« éveiller les hommes à une prise de conscience personnelle et réfléchie de la signification de leur foi pour la vie économique et sociale » […]. Il ne faut point s’étonner que l’expression de cette doctrine, à une date donnée et sur un point limité, puisse présenter quelque imprécision. »[3] Il faudra donc veiller à l’actualiser sans cesse pour incarner opportunément les principes fondamentaux sur lesquels elle doit se construire.

    Il faudra aussi revoir certaines dates et fonctions de quelques auteurs car le temps a passé. De plus, le lecteur s’efforcera, je l’espère, de pardonner quelques répétitions…​ Mais elles ne choqueront peut-être que ceux qui auraient la folie de lire l’ensemble.

    Appel est donc lancé à toutes les bonnes volontés pour améliorer cet essai, ne serait-ce que pour signaler coquilles, distractions, fautes diverses. Le manuscrit, en effet, vu sa masse, n’a pas trouvé de correcteur. Le lecteur occasionnel et bienveillant est invité à « cliquer » sur la rubrique « rapporter un problème » en haut et à droite de la page et suivre les instructions. Merci à lui, d’avance !

    Nous aurons à peine accompli tout ce qui dépend de nous, que Dieu prendra ce petit travail qui n’est rien, l’unira à sa grandeur et lui donnera tant de prix qu’il en sera lui-même la récompense.
    — Sainte Thérèse d’Avila
    Le Château de l’âme ou Le livre des demeures, Seuil, 1997, p. 103.

    1. Conseil pontifical « Justice et paix », Libreria editrice vaticana.
    2EG, n°184.
    3. FESSARD G. sj, De l’actualité historique, t.2: Progressisme chrétien et apostolat ouvrier, Desclée de Brouwer, 1960, pp. 234-235. L’auteur se réfère à deux autres jésuites : les P. J.-Y.Calvez et J. Perrin.
     
  • Nouveau cri d'alarme des évêques nigérians sur la grave insécurité dans leur pays

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/NIGERIA - Nouveau cri d'alarme des Évêques sur la grave insécurité dans le pays

    17 mai 2021

    Abuja (Agenzia Fides) - "Nous sommes profondément préoccupés en tant qu'Évêques pour la violence, l'insécurité et la peur qui règnent dans différentes parties de notre pays . Notre nation est en grave danger si nous n'apportons pas un nouvel esprit, une nouvelle approche", déclarent les Évêques de la province ecclésiastique d'Onitsha et d'Owerri dans un message vidéo dans lequel ils réaffirment la préoccupation exprimée à plusieurs reprises par la Conférence des Évêques vêques catholiques du Nigeria (CBCN) sur l'insécurité du pays.

    Cette instabilité est due non seulement à l'action des groupes djihadistes dans le Nord, aux bandes armées de bergers Fulani dans le centre-nord, et au banditisme généralisé partout, mais surtout à la corruption et à l'inefficacité de la police, étatique et fédérale. Ces déficiences si graves ont encouragé la naissance de groupes d'autodéfense, avec le risque d'aggraver l'instabilité du pays, comme l'avait déjà signalé le CBCN (voir Fides 24/2/2021).

    Cependant, les Évêques de la province ecclésiastique d'Onitsha et d'Owerri dénoncent un "déséquilibre inquiétant dans l'application de la justice" dans leur message. Ils expliquent que " le gouvernement a jugé nécessaire de désarmer ceux qui se battent pour l'autodéfense en laissant libres les bergers armés, les bandits et autres qui tuent et détruisent, au lieu de s'attaquer à la source des problèmes, en répondant aux cris du peuple."

    Les Evêques appellent donc le gouvernement dirigé par le Président Muhammad Buhari à " examiner les questions de sécurité et à freiner ceux qui utilisent les armes pour intimider les gens et créer des troubles."

    À l'occasion de la 55ème Journée Mondiale, Son Excellence Mgr Felix Ajakaye, l'Évêque d'Ekiti a lancé un appel de son compte privé sur les réseaux sociaux, à tous les politiciens pour éviter ce qu'il a appelé la "politique d'idolâtrie" , c'est-à-dire l'habitude de sauter d'un parti politique à l'autre, souvent pour des raisons financières, au lieu de se soucier de l'intérêt national.

    S'adressant aux journalistes présents, Mgr Ajakaye les a exhortés à pratiquer le journalisme "comme un moyen d'intégrité et de crédibilité ; il ne doit pas y avoir de place pour le journalisme de salon où un journaliste s'appuie sur de simples spéculations sans faire d'efforts pour mener une véritable enquête". Mgr Ajakaye a donc appelé le monde des médias à contribuer à la vie sociale du pays en exerçant sa profession au mieux de ses capacités. "La caractérsitique de la profession de journaliste est le journalisme d'investigation qui est entièrement basé sur la recherche et orienté vers le positif, qui exige de la patience, des sacrifices, de l'engagement et de la volonté, qui est axé sur la justice, la paix, l'unité, l'harmonie, la croissance et le développement." (L.M.) (Agence Fides 17/5/2021)

  • L'antispécisme : un nouvel obscurantisme

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    Tribune de Jeanne Larghero sur Aleteia.org :

    L’antispécisme est-il le nouvel obscurantisme ?

    15/05/21

    La confusion entre le monde animal et le monde humain ne peut servir de fondement à la protection des animaux.

    Qu’appelle-t-on obscurantisme ? Les théories qui refusent les lumières de l’intelligence, le concours de la raison, celles qui piétinent l’héritage de la culture, et construisent leur discours en agitant un épouvantail : la peur et l’émotion. Évidemment, celui qui pense avoir raison est toujours tenté d’accuser son adversaire d’obscurantiste, lui évitant ainsi de le traiter directement d’abruti, quitte à passer lui-même pour un pédant… Il est pourtant un courant de pensée qui choisit ouvertement de renoncer aux clarifications que la raison impose, et qui mérite d’autant plus d’attention qu’il prétend constituer une force politique qui entend compter aux prochaines élections présidentielles. 

    La cause animale

    L’antispécisme refuse de reconnaître la différence spécifique qui sépare les humains du reste du monde animal. L’objectif est semble-t-il louable : condamner et empêcher les souffrances infligées aux animaux par les humains. Aveuglés par le sentiment de supériorité de leur espèce, attachés à leur suprématie, les humains exploiteraient sans vergogne les animaux, et ignorants de la conscience qu’ont les animaux de la douleur, ils les brutaliseraient sans scrupule. Partant de là, la théorie et la pratique marchent main dans la main : croyance en un continuum biologique animal-humain et lutte active contre la souffrance animale se confondent.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Le pape parle-t-il la langue des médias ?

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    D'Ingrid Riocreux sur le site de la Revue Conflits via le site "Pour une école libre au Québec" :

    Pape François et les médias — L’art de ne pas parler du génocide des chrétiens d’Irak

    Un texte d’Ingrid Riocreux, agrégée de lettres modernes et docteur de l’université Paris IV-Sorbonne, Ingrid Riocreux est spécialiste de grammaire, de stylistique et de rhétorique. Pour Riocreux, pape des médias, François l’est essentiellement parce que ses propos paraissent souvent comme calibrés afin de se couler dans le discours médiatique.

    Langue des médias

    La presse n’a rien à ôter ni à ajouter à ce qu’il dit. S’il plaît aux journalistes, c’est grâce à sa maîtrise de ce que, pour ma part, j’avais naguère proposé d’appeler « la langue des médias ». Nous l’avons encore constaté lors de son voyage en Irak. « Fléau du terrorisme », « conflits religieux souvent nourris par un fondamentalisme incapable d’accepter la coexistence pacifique des différents groupes ethniques et religieux » : ces expressions feutrées se signalent par un art d’éviter le mot juste. Elles pourraient être tout droit sorties de la bouche d’un journaliste, mais elles sont signées du pape François. « Le terrorisme » : on désigne la méthode pour ne pas cibler l’idéologie qui en use. « Un fondamentalisme », avec ce petit article indéfini qui donne envie de demander « lequel ? ». « Conflits religieux » : cette expression nous est malheureusement familière et sert à masquer des situations de persécutions sous l’image trompeuse d’une responsabilité partagée et d’une brutalité réciproque, selon la thèse qui voudrait que toutes les religions engendrent par nature la haine et la violence. De même, et de manière générale, alors que l’ONU avait alerté très tôt sur le caractère génocidaire des dispositions de l’État islamique à l’égard des chrétiens, les médias se sont employés, lors de cette visite papale en Irak, à effacer la différence entre agresseurs et agressés.

    « Nous ne pouvons pas nous taire lorsque le terrorisme abuse de la religion » dit encore le pape François. Cette affirmation pleine de bonne volonté laisse croire à une interchangeabilité, à une équivalence profonde entre les religions. L’hyperonyme « la religion » noie dans une catégorie commune toutes les croyances. Comme personne n’est dupe, on en vient à percevoir « la religion » comme une manière de désigner l’islam, à croire que celui-ci serait, pour ainsi dire, la religion par excellence. Dans un passé récent, je me suis intéressée aux expressions telles que « la religion s’invite au travail », souvent employées dans des titres de presse. Elles annoncent toujours un développement exclusivement consacré à l’islam ; « la religion » fait partie de ce sous-code commun que nous comprenons tous et que certains d’entre nous parlent même couramment. Cette expression permet de dire sans dire ; de renoncer au terme exact au profit d’une énonciation moins risquée de vérités qui auraient tôt fait, aux yeux de la nouvelle morale dominante, de verser dans la « stigmatisation ».

    Finalement, de la part du pape François, cette rhétorique de la périphrase, de l’allusif et de l’imprécis pourrait se comprendre comme une marque de prudence, visant à ne pas mettre en danger les catholiques encore présents sur place. Il cherche vraisemblablement à leur apporter son soutien sans pointer leurs persécuteurs afin de contribuer, autant qu’il est possible, à une forme d’apaisement. Mais nos médias ne devraient pas avoir ces scrupules. Pourquoi, lorsqu’on ne représente aucune des parties en présence, s’obstiner à ne pas dire ce qui fut ? Le pape François, indique Le Monde, est en visite « sur les terres meurtries par les djihadistes » : élégante et poétique métonymie qui permet de jouer sur deux aspects gênants de la réalité factuelle. D’abord, nier les victimes en ne les évoquant qu’à travers l’allusion à leurs terres ; ensuite, résumer la menace aux « djihadistes ». On pense au mythe de la Résistance construit par la propagande gaullienne, après la Libération : les Français unis dans le rejet collectif de l’occupant et l’Allemagne nazie seule porteuse de toutes fautes. Dans le cas de l’Irak, se focaliser sur les seuls « djihadistes » donne l’impression que le danger a déferlé, identifiable, limité, momentané, puis a été éliminé. Or, où le groupe terroriste a-t-il puisé sa force de nuisance sinon dans la bienveillance et l’approbation qu’il a rencontrées, s’assurant ainsi des complicités et une implantation locale qui ont consolidé ses prises ?

  • La FAFCE a besoin de votre aide

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    Un message important de la Présidence de la FAFCE (Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe) 

    Chers amis de la FAFCE,

    Aujourd'hui, c'est la journée internationale de la famille. Depuis 2009, le bureau de la FAFCE à Bruxelles est au service de la famille au niveau européen, donnant une voix à tant de parents et d'enfants qui ne se reconnaissent pas toujours dans les développements politiques des dernières années, ni au niveau des pays.

    Notre Fédération a une double mission :

    • représenter les familles auprès de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe, en amplifiant leur voix dans la perspective de l'enseignement social de l'Église catholique.
    • inspirer le développement des associations familiales en Europe et au-delà, une vocation qui va au-delà des frontières de l'Europe, comme en témoignent les 28 associations membres de la FAFCE provenant de 18 pays d'Europe (et comme souligné lors de notre dernier webinaire).

    Avec quelques autres volontaires, nous avons voyagé et nous avons beaucoup travaillé, complètement gratuitement, en consacrant notre temps et nos énergies personnelles à cette mission.

    Nous devons dire que nous sommes toujours soutenus par notre bureau à Bruxelles et qu'avec notre équipe, nous sommes heureux de faire ce travail.

    Nous n'avons pas l'habitude d'écrire ce genre de messages. Pourtant, nous sommes aujourd'hui confrontés à une difficulté financière sans précédent qui requiert notre attention.

    Afin de maintenir le niveau actuel de nos activités, nous devons conserver une équipe professionnelle à Bruxelles. Cela signifie que, pour équilibrer notre budget cette année, nous avons encore besoin de 25.000€.

    En raison des nombreuses difficultés financières que rencontrent nos propres associations familiales membres, nous aurons l'année prochaine un solde impayé de 75.000€.

    Si chaque personne qui lit ce courriel pouvait donner ne serait-ce que 1, 5 ou 10 euros, nous pourrions facilement combler ce manque.

    Malgré cette difficulté, nous nous sentons honorés que vous nous ayez confié cette énorme responsabilité, tant envers la famille qu'envers l'Eglise. Maintenant, nous sommes sûrs que vous seriez heureux de partager notre responsabilité d'assurer le soutien et la croissance des familles.

    Notre budget annuel est publié sur le registre de transparence des institutions européennes et il sert exclusivement à financer le travail quotidien de notre bureau (deux employés à temps plein, un stagiaire et des frais de voyage occasionnels).

    Vous souhaitez voir ce que nous pouvons faire avec notre équipe de Bruxelles ?

    Veuillez consulter notre site web ou n'hésitez pas à nous contacter en répondant simplement à ce courriel.

    Vous avez d'autres questions sur notre mode de financement et sur la manière de mieux soutenir notre travail ?

    Notre bureau de Bruxelles est toujours à votre disposition pour un entretien privé en ligne/hors ligne. Vous pouvez demander un rendez-vous en répondant simplement à cet e-mail.

    Sans votre aide, la voix de FAFCE deviendra de plus en plus faible jusqu'à ce que toutes les voix des familles européennes concernées soient réduites au silence.

    Au fil des années, nous avons témoigné de la beauté de la famille, avec calme et un sens de la responsabilité envers le Bien Commun. En fait, nous sommes conscients que la précarité fait partie intégrante de notre mission et nous ne nous décourageons donc jamais. Aucune somme n'est trop petite, tout comme aucun obstacle n'est trop grand.

    Merci beaucoup,

    Vincenzo Bassi, Président
    Antoine Renard, Président d'honneur
    Cornel Barbut, Vice-président
    Alfred Trendl, Trésorier

    SOUTENIR LA FAFCE

    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe représente 28 organisations nationales et locales : nous sommes la voix des familles d'une perspective catholique au niveau européen. La FAFCE détient un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe depuis 2001 et est membre de la Plateforme des droits fondamentaux de l'Union européenne.

  • Gaza : une réaction israélienne disproportionnée ?

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/ TERRE SAINTE - Des maisons de chrétiens bombardées à Gaza. Mgr Marcuzzo : la réaction israélienne n'est pas "proportionnée"

    14 mai 2021

    Jérusalem (Agence Fides) - "Les incursions massives de l'armée de l'air israélienne sur la bande de Gaza ont également touché les maisons des familles chrétiennes situées près de la paroisse catholique de la Sainte Famille, causant même des dommages au couvent et au jardin d'enfants des Sœurs du Rosaire."

    L'évêque Giacinto-Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal du Patriarcat latin de Jérusalem pour la Palestine et la Ville Sainte le confirme à l'Agence Fides. "Les incursions israéliennes font suite aux roquettes tirées par le Hamas sur le territoire d'Israël, mais d'après ce que nous voyons, les considérations de ceux qui ont qualifié la réaction militaire de l'État juif de 'proportionnée' aux États-Unis sont totalement infondées. Ils bombardent à distance. Une bombe est tombée près du Couvent des soeurs. Parmi les plus de cent victimes, on compte des femmes et des enfants. Et encore, les fameuses 'bombes guidées' font mal à tout le monde, sans pouvoir distinguer les cibles militaires de la population civile".

    Alors que les campagnes de propagande envahissent le réseau mondial des médias, Mgr Marcuzzo - né en Italie, mais devenu prêtre en Palestine, après avoir étudié au séminaire patriarcal de Beit Jala - nous invite lucidement à ne pas perdre de vue la chaîne d'événements et de provocations qui a déclenché la nouvelle violence en Terre Sainte, si nous voulons vraiment trouver des moyens de mettre fin à la violence et au sang innocent répandu. Le vicaire patriarcal rappelle que le conflit israélo-palestinien dure depuis des décennies, et surtout l'occupation israélienne des territoires palestiniens. Tant que les causes profondes du conflit ne sont pas abordées et résolues, une étincelle suffit toujours à tout relancer. Nous l'avons déjà vu avec la première et la deuxième Intifada". L'actuelle flambée de violence - souligne Mgr Marcuzzo - est due à l'accumulation d'une série de "circonstances malheureuses" qui ont ravivé les tensions autour de Jérusalem, véritable nœud du conflit : l'expropriation de maisons palestiniennes dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem, puis les entraves imposées par les Israéliens aux fidèles musulmans qui voulaient se rendre à la mosquée al Aqsa le dernier vendredi du Ramadan, lorsque les musulmans célèbrent la "Nuit du destin" (Laylat al Qadr), au cours de laquelle l'ange Gabriel a révélé le Coran au prophète Mahomet. Puis vint la "Journée de Jérusalem", avec la "Marche des drapeaux" qui n'a pas suivi son itinéraire habituel cette année et durant laquelle les nationalistes et extrémistes israéliens traversent chaque année les quartiers arabes de la vieille ville pour réaffirmer la domination israélienne sur l'ensemble de la ville sainte. Et nous ne devons pas oublier", ajoute le vicaire patriarcal Marcuzzo, "le refus israélien de permettre la tenue d'élections politiques palestiniennes à Jérusalem-Est, qui devaient avoir lieu le 22 mai et qui a été reportée précisément à cause de cela. Et puis, il faut garder à l'esprit les causes de la situation actuelle également le plan très malheureux du président américain Donald Trump, qui en reconnaissant Jérusalem comme capitale indivise d'Israël a alimenté le ressentiment des populations arabes". A présent, les affrontements actuels sur le territoire israélien entre Arabes et Juifs sont un autre facteur très préoccupant. "Dans les villes dites "mixtes", comme Haïfa, Ramla, Jaffa ou Lod, la coexistence était plutôt pacifique. Nous avons maintenant de nouveaux attaques, d'assauts sur les maisons, d'affrontements dans les rues entre les membres des deux communautés. Et nous avons également plusieurs confirmations du fait que les forces de sécurité n'interviennent pas toujours de manière impartiale", souligne Marcuzzo. Face à la violence qui déchire à nouveau le cœur de Jérusalem et de la Terre Sainte, "nous essayons toujours en tant qu'Églises locales de travailler pour la paix", conclut Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo. Et comme l'a écrit Sami el Yousef , l'administrateur du Patriarcat latin de Jérusalem sur le site web patriarcal "un miracle est encore une fois nécessaire dans le pays de Jésus". (GV) (Agence Fides 14/5/2021)

  • "Sans natalité, pas d'avenir" : le plaidoyer nataliste du pape

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    De Vatican News (Salvatore Cernuzio) (en italien) :

    François : sans natalité, il n'y a pas d'avenir. Si la famille redémarre, tout redémarre

    Le Pape ouvre, avec le Premier ministre italien Mario Draghi, les travaux des États généraux de la naissance promus par le Forum des associations familiales.

    D'une part, il y a le "désarroi dû à l'incertitude du travail", d'autre part, les "craintes dues aux coûts de moins en moins supportables pour élever des enfants" et la "tristesse" pour les femmes "qui sont découragées d'avoir des enfants au travail ou doivent cacher leur ventre". Autant de "sables mouvants qui peuvent faire sombrer une société" et qui contribuent à rendre cet hiver démographique devenu constant en Italie encore plus "froid et plus sombre". Le pape François s'est exprimé à l'ouverture des travaux des États généraux de la natalité, promus par le Forum des associations familiales dans l'auditorium de la Conciliazione et consacrés au destin démographique de l'Italie et du monde.

    Le Premier ministre italien Mario Draghi est présent

    Le souverain pontife est arrivé ponctuellement à 9 heures dans le foyer de la grande structure située à quelques pas de la place Saint-Pierre, suivi du Premier ministre Mario Draghi. Sur la scène, huit enfants l'ont accompagné tout au long de la rencontre ; au premier rang, le maire de Rome, Virginia Raggi, le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti, et l'ambassadeur d'Italie auprès du Saint-Siège, Pietro Sebastiani. Le président du Forum, Gigi De Paolo, a ouvert les travaux et Draghi est immédiatement intervenu pour donner le coup d'envoi de la série d'interventions des invités répartis sur trois tables thématiques : représentants de banques, d'entreprises, de compagnies d'assurance, de médias, de sports, tous réunis pour une discussion et un conte choral sur le thème de la natalité dans un pays qui, en 2020, a connu une réduction de 30% des naissances.

    La moitié des jeunes pensent avoir plus de deux enfants

    C'est précisément la tendance qu'il faut "inverser" pour "remettre l'Italie en marche à partir de la vie, à partir de l'être humain", a déclaré François au début de son discours, dans lequel il a tourné ses pensées en particulier vers les jeunes dont les rêves ont été brisés dans la glace de ce rude hiver, découragés au point que "seulement la moitié d'entre eux croient qu'ils pourront avoir deux enfants dans leur vie".

    "L'Italie se retrouve ainsi depuis des années avec le nombre de naissances le plus bas d'Europe", note le pontife, "dans ce qui devient le vieux continent non plus à cause de son histoire glorieuse, mais à cause de son âge avancé."

    "Chaque année, c'est comme si une ville de plus de deux cent mille habitants disparaissait, en 2020 elle a touché le nombre le plus bas de naissances depuis l'unité nationale : pas seulement à cause du Covid, mais à cause d'une tendance continue et progressive à la baisse, d'un hiver de plus en plus rigoureux."

    Les parents déchirés entre la maison et le travail, les grands-parents des canots de sauvetage

    Le pape cite le président de la République italienne, Sergio Mattarella, qui a répété que "les familles ne sont pas le tissu conjonctif de l'Italie, les familles sont l'Italie". Il tourne ensuite son regard vers la réalité des nombreuses familles qui, en ces mois de pandémie, "ont dû faire des heures supplémentaires, partageant leur foyer entre le travail et l'école, leurs parents faisant office d'enseignants, de techniciens informatiques, de travailleurs, de psychologues." Sans oublier les "sacrifices" demandés aux grands-parents, "véritables canots de sauvetage pour les familles" ainsi que "la mémoire qui nous ouvre à l'avenir".

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