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Société - Page 423

  • Médecins Sans Frontières (MSF) prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

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    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    MSF prône la légalisation de l’avortement dans les pays en développement

    Après Amnesty International, c’est au tour de Médecins Sans Frontière Belgique de réaffirmer sa position en faveur de la légalisation de l’avortement dans les pays en développement. Ce 4 mars, l’ONG publiait un long communiqué de presse pour justifier son opinion (« Les avortements non médicalisés : une urgence oubliée »).  

    Ainsi, l’organisation interpelle soulève que près 7 millions de femmes dans le monde subissent chaque année les séquelles d’un avortement non médicalisé et qu’environ 22.000 d’entre elles en meurent. MSF ajoute que la majorité des avortements clandestins ont lieu dans les pays en développement d’Amérique latine, d’Asie du Sud et de l’Ouest et d’Afrique.

    En réponse à cette grave problématique, MSF « s’est engagée formellement à intégrer l’accès à l’interruption volontaire de grossesse dans les soins de santé maternelle qu’elle offre sur ses terrains ». Ainsi, le groupe promeut et pratique l’avortement médicalisé dans le cadre de ses missions depuis 2004. Mais l'ONG va encore plus loin : « dans les pays où la législation sur l’avortement est particulièrement restrictive, ce sont les volontaires internationaux de MSF qui assument la responsabilité de le pratiquer ». Elle n'a donc pas peur de pratiquer des avortement considérés comme illégaux dans certains pays où elle intervient.

    L’organisation présente l’avortement médicalisé (avec la contraception) comme le seul moyen de limiter les décès provoqués par un avortement et le considère d’ailleurs comme un « soin ». Si l'on ne peut accepter que des femmes meurent des suites d'un avortement, il conviendrait surtout de favoriser un meilleur accès aux soins médicaux en général. En effet, des soins tels que les antibiotiques mais aussi une prise en charge adéquate permettent, en plus d'un réel accompagnement des femmes, de vaincre les infections causées par un avortement et ainsi de réduire la mortalité maternelle.

    Sans dénier tout le bien que font les soignants de MSF, ne s'étonnera-t-on pas du rôle de lobbying qu'ils adoptent de plus en plus ?

    Source : msf-azg.becqv.qc.ca

  • L'illusion du transhumanisme

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    Du site d'Alliance Vita :

    La vie est sous pression, les technologies impactent fortement la nature et notre nature humaine. Olivier Rey, mathématicien et philosophe, chercheur au CNRS, alerte sur l’illusion de toute puissance que véhicule le transhumanisme. La condition supérieure de l’homme augmenté cache un état de dépendance et d’asservissement de l’homme à la technologie.

     :

    Entré au CNRS en 1989 dans la section "mathématiques", matière qu'il a enseigné à l'Ecole polytechnique jusqu'en 2003, il s'est également intéressé au statut des sciences et au rôle qu'elles jouent au sein de la société moderne, et a rejoint en 2009 la section "philosophie" du CNRS. Il enseigne aujourd'hui à l'Université Panthéon-Sorbonne. Il a publié plusieurs ouvrages dont Une folle solitude, le fantasme de l'homme auto-construit (2006), Après la chute (2014), Une question de taille (2014), Leurre et malheur du transhumanisme (2018). Il a publié plusieurs ouvrages dont Une folle solitude, le fantasme de l’homme auto-construit (2006), Après la chute (2014), Une question de taille (2014), Leurre et malheur du transhumanisme (2018).

  • Fédération One of us : résister à la déshumanisation

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    « ONE OF US » : RÉAFFIRMER LA LÉGITIMITÉ DE L’HOMME

    Gènéthique vous informe (genethique.org)

    L’Europe a été le ferment de valeurs humaines qui ont permis le développement d’une civilisation dont les bases ont été durablement compromises et qui menace aujourd’hui de s’effondrer. L’initiative citoyenne européenne One of us, devenue Fédération One of us, lançait le 23 février dernier au Sénat une plateforme culturelle pour répondre au défi anthropologique de ce temps.

    Lancée en mai 2012, l’initiative citoyenne européenne One Of Us rassemblait la signature de près de 2 millions d’Européens. Ils demandaient à la Commission Européenne de protéger l’embryon humain, de s’opposer à sa destruction, notamment à des fins de recherche. Aujourd’hui, la Fédération One of Us regroupe 40 associations issues de 15 pays européens. A l’heure où l’Europe se trouve à un tournant de civilisation, elle lançait le 23 février dernier au Palais du Luxembourg à Paris, une plateforme culturelle. L’objectif, explique Jaime Mayor Oreja, président de la Fédération One of Us, ancien ministre (Espagne) et ancien membre du Parlement européen, est de rassembler des intellectuels de tous pays « pour une Europe respectueuse de la dignité humaine ».

    Libérer les intelligences

    Cette plateforme culturelle, explique le philosophe Rémi Brague, membre de l’Institut de France, « veut tirer au clair la conception de l’homme sur laquelle repose notre civilisation »[1]. La crise que traverse l’Europe est en effet anthropologique. Pour y faire face, les différents adhérents veulent « promouvoir la vie humaine dans toutes ses dimensions en redonnant force aux principes et aux idéaux qui ont permis la naissance et la continuation de la civilisation européenne ». Si « aujourd’hui, ce pour quoi nous nous engageons, la vie, la raison, la liberté, l’égale dignité de tout homme de sa conception à sa mort naturelle, pourrait passer pour des évidences », explique Remi Brague, il constate que « nous vivons à une époque où il faut réaffirmer ces évidences ». Pour cette raison, il est nécessaire de « libérer les intelligences ». En effet, partout « on peut sentir une sorte de terreur intellectuelle en faveur de certaines représentations du monde et de l’homme ». Une terreur « soft », précise l’intervenant qui déplore que « chaque fois que l’on parle d’un débat « sans tabous », il y a fort à parier que cela veuille dire que toutes les questions seront abordées — à l’exception, bien entendu, de celles qui pourraient fâcher ».

    Les questions qui sont menacées de ne plus pouvoir être formulées sont nombreuses explique Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, et les fondements font l’objet de stupéfiants détournements : « La procréation est-elle un marché comme les autres ? Pourquoi pas si ça peut aider. L’embryon humain est-il respectable ? Pas plus qu’un matériau de laboratoire. L’avortement de tous les handicapés est-il légitime ? C’est un « ordre établi » compatible avec la prohibition de l’eugénisme. Mais les lois ne sont-elles pas respectées ? ». Jean-Marie Le Méné déplore que « pour être en règle, on change la règle ». Mais aujourd’hui, « le problème est bien plus profond que l’écume de ces controverses, c’est celui de la légitimité de l’humain. L’humain jouit-il encore d’une quelconque prééminence dans le grand foisonnement du vivant ou l’étalage de la technique ? ».

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  • Ces prénoms qui en disent beaucoup sur l'avenir de l'Occident

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Ces prénoms qui disent l’avenir de l'Occident

    Chronique d’Éric Zemmour sur les changements dans les prénoms donnés aux enfants français. À noter que le Québec donne aujourd’hui surtout des prénoms bilingues (Jacob, Jonathan) ou même anglais (William, Logan, Noah) alors qu’aucun des prénoms parmi les dix les plus donnés n’est un prénom typique français (Guillaume, Pierre, Luc, Jean, Jacques, Thierry, etc.), voir ici.
    Vidéo intégrée
    France Inter
    @franceinter

    Jerôme Fourquet, "On est à moins de 1% de prénoms arabo-musulmans dans les années 70 pour plus de 18% sur les dernières années."

    Une analyse documentée, chiffrée et précise de l’état de la société française. Un travail remarquable et hardi, qui porte un coup très rude aux partisans des dénis de réalité.

    « Le prénom est un marqueur culturel. Il est partie intégrante d’un complexe sociologique, qui renvoie à des sensibilités régionales (ou nationales), à des logiques familiales, à des modèles de conduite, à des genres de vie. Par voie de conséquence, les transformations de la prénomination se présentent à nous comme un élément notable et un indicateur précis des changements vécus par une société. »

    Cette phrase est de l’historien britannique John Dickinson. Elle trône en dernière page de l’introduction du nouveau livre de Jérôme Fourquet. Le directeur du département Opinion de l’Ifop s’en sert à la fois comme caution intellectuelle et bouclier médiatique. Sa découpe sociologique de la France par l’analyse des prénoms va révéler ce que dissimulent obstinément nos élites universitaires, politiques, médiatiques à un peuple de moins en moins aveugle. Fourquet s’apprête à mettre des chiffres là où d’autres avant lui ont mis des mots. Là où ceux-ci auraient dit : « La France n’est plus la France », Fourquet, ou son éditeur, le fort bien-pensant Seuil, écrit en sous-titre : « Naissance d’une nation multiple et divisée ».

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  • Euthanasie : le débat faussé par la médiatisation de cas particuliers

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    De Paul Sugy sur le site du Figaro "Figaro Vox" :

    Euthanasie: «Comment la médiatisation de cas particuliers fausse le débat»

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - «J'ai offert la mort à mon fils»: ce témoignage d'une mère ayant euthanasié son jeune fils handicapé est l'objet d'une médiatisation que le philosophe Damien Le Guay juge indécente. Cet enseignant en éthique juge que les conditions du débat sont faussées par l'instrumentalisation médiatique des témoignages. 


    Philosophe, éthicien, membre émérite du Conseil scientifique de la Société française d'accompagnement et de soins Palliatif (La SFAP), Damien Le Guay enseigne au sein des espaces éthiques régionaux d'Ile-de-France et de Picardie. Il est l'auteur de plusieurs essais sur la mort, dont, notamment Le fin mot de la vie (Le Cerf, 2014).


    FIGAROVOX.- Trente ans après les faits, une femme raconte dans un livre (J'ai offert la mort à mon fils, City Éditions) comment elle a euthanasié son fils lourdement handicapé, né dans un état végétatif. Que vous inspire la médiatisation de son témoignage?

    Damien LE GUAY.- Je suis étonné par la stratégie médiatique autour de cette affaire. Étonné aussi par un plan de communication savamment déployé - et qui a débuté par un entretien avec Marc-Olivier Fogiel sur RTL le 4 février dernier. Il aurait été préférable de n'en pas parler et surtout de ne pas faire de publicité pour ce livre qui raconte, sans le moindre regret, un infanticide, et même le revendique haut et fort. Madame Buzyn, interrogée le 8 mars sur ce cas particulier, a clairement indiqué que «rien ne justifie qu'on puisse donner la mort à un enfant». Rien. Elle a raison. Rien et surtout pas de sordides manières pour relancer, une affaire après l'autre, lancées a un rythme régulier, le débat sur l'euthanasie. Cette complaisance médiatique est un problème éthique. Pourquoi mettre en avant, sans le moindre jugement moral, le «courage» de cette mère qui, sans répondre à l'attente de son fils, lui a «offert» la mort? Pourquoi, sinon pour mettre en avant les mêmes éléments de langage qui pourraient permettre, enfin, de faire avancer la «cause» de l‘euthanasie?

    La complaisance médiatique est un problème éthique.

    Vous pensez que cette affaire s'inscrit dans la continuité de tous les témoignages qui, périodiquement, sont diffusés pour préparer le terrain d'une légalisation de l'euthanasie en France?

    Pour avoir étudié les autres affaires depuis des années, les points en commun sont nombreux. Par le moyen d'un témoignage, des convictions «progressistes», qui n'apparaissent pas comme telles, sont promues d'une telle manière qu'elles échappent à la discussion démocratique. À chaque fois, émotion après émotion, témoignage après témoignage, il s'agit de relancer la mécanique, que certains souhaitent inexorable, des «progrès encore à faire». Nous pouvons identifier six éléments qui, à chaque fois, se retrouvent.

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  • USA : l'avortement interdit dès que les battements du coeur du foetus sont détectables

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    DEUX NOUVEAUX ÉTATS AMÉRICAINS VOTENT UNE LOI INTERDISANT L'AVORTEMENT DÈS QUE LES BATTEMENT DU COEUR DU FOETUS SONT DÉTECTABLES

    une synthèse de presse bioéthique de genethique.org  

    « Si un battement de cœur est utilisé pour déterminer la fin de vie, il doit être utilisé pour établir quand la vie commence » a clamé Ed Setzler, député Républicain, en soutenant son projet de loi mercredi devant le Parlement de l’Etat de Géorgie aux Etats-Unis. Cette loi interdirait tout avortement dès que les battements de cœur du fœtus sont détectables, soit à partir de six semaines de grossesse environ. Une exception est prévue en cas de danger mortel pour la mère ou de viol. Brian Kemp, le gouverneur de Géorgie, a déclaré que le projet de loi « contribuerait à préserver le caractère sacré de la vie et à tenir les promesses de campagne que lui-même et d'autres républicains avaient faites pour restreindre l'avortement ». Le projet de loi a été voté par le Parlement à 93 voix contre 73, et part donc vers le Sénat. De nombreux états américains ont une loi similaire en cours de processus législatif.

    C’est le cas du Tennessee dont le Parlement a adopté la loi jeudi dernier à 66 voix contre 21. « Ce n'est pas trop compliqué, explique Matthieu Hill, un député républicain, en tant que représentants de nos districts et de nos citoyens, nous avons la responsabilité de veiller à ce que la vie, la vie innocente, soit protégée dans toutes ses étapes. Nous allons pouvoir ajouter un peu de bon sens à notre code ». Bill Lee, le gouverneur du Tennessee, connu pour ses positions en faveur de la vie, a déjà déclaré que si le projet de loi était aussi voté au Sénat, il la validerait par sa signature.

    Pour aller plus loin :

  • L’Iran en grand bouleversement

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    De Marc Fromager sur le site web du mensuel « La Nef » :

    Iran I am gardian of Iran.jpgLe 11 février 1979, l’ayatollah Khomeiny arrivait au pouvoir à Téhéran avec sa révolution islamique. Dans une société en crise, on observe aujourd’hui de nombreuses conversions au christianisme ! Point de la situation 40 ans après la révolution islamique.

    La révolution iranienne a produit des images très fortes avec les otages de l’ambassade américaine et ces foules d’ayatollahs enturbannés qui avaient pris d’assaut l’espace public. À l’époque, l’islam radical était une expression inconnue. Certes, l’islam wahhabite pratiqué dans la péninsule arabique était déjà ce qu’on nommerait aujourd’hui radical, en particulier en Arabie Saoudite, et cet islam était déjà « exporté » sur fond de pétrodollars à travers la planète. Mais en Iran, c’était différent.

    Le pays était en voie d’occidentalisation, proche allié des États-Unis et les religieux étaient maintenus sous contrôle. Brutalement, tout a basculé dans une espèce de « folie collective » et c’est sans doute ce basculement d’une société apparemment « modernisée » qui a tant marqué les esprits. Et pourtant, cette révolution était en germe dans la société, nourrie d’une perte d’identité habilement instrumentalisée par les ayatollahs.

    Dans les années 1970, les Iraniens voyaient leur pays changer à toute vitesse. Le shah d’Iran, que la télévision nationale montrait en permanence devant les caméras, semblait de plus en plus éloigné des besoins de son peuple et surtout de l’image de l’héritier de l’Empire perse plurimillénaire que les Iraniens auraient souhaité.

    La victoire des ayatollahs

    À la fois contre le régime et contre les communistes, les ayatollahs ont finalement emporté la partie, mais ils héritaient d’un pays en très grande difficulté et réagissaient en imposant leurs lois religieuses avec la plus extrême sévérité. Dès le départ, « j’ai vu arriver des musulmans qui souhaitaient se convertir au christianisme », témoigne le père Humblot, prêtre français arrivé en 1969 en Iran et resté jusqu’en 2012, date à laquelle il a été poussé dehors par la police religieuse. « Confrontés à une police politique dure, beaucoup d’Iraniens ne supportaient pas qu’on leur impose leur religion, et interrogeaient l’islam. »

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  • RDC : le combat de la vérité et du mensonge

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    Fayulu 5c83eaa7d8ad5878f0f81ebd.jpgAu Congo, le mensonge semble aujourd’hui l’avoir emporté sur la vérité. Pour mener le bon combat, septante jours après les élections présidentielle et législatives nationales et provinciales en République démocratique du Congo, Martin Fayulu, donné largement vainqueur par diverses sources mais non désigné vainqueur par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), entame une tournée internationale qui commence par la Belgique. Rencontre avec Hubert Leclercq (La Libre Afrique) :

    « Monsieur Fayulu que comptez-vous faire malgré la décision de la Ceni et le rejet de vos recours par la Cour constitutionnelle ? 

    Je continue à me battre. Je parcours le Congo, je suis allé dans le Kivu, dans le Kwango, le Kwilu et le Congo central et, maintenant, j’entame une tournée à l’extérieur pour rencontrer les Congolais mais aussi les autorités des pays que je vais visiter.

    Quel est l’objectif de votre démarche ? 

    Tenter de trouver une solution à la crise de légitimité que Monsieur Nangaa (le président de la Ceni) a fait naître et qui a été confirmée par la Cour constitutionnelle. Si je vais à la rencontre de mes compatriotes, au pays et à l’étranger, c’est aussi pour leur dire qu’il faut garder confiance dans la démocratie. Pour eux, pour nous, les élections, c’était un moment important. Il ne faut pas que les Congolais perdent confiance dans la démocratie.

    N’avez-vous  pas le sentiment d’être de plus en plus seul sur la scène internationale ? 

    Non, même s’il est vrai que certains Etats ont avoué qu’ils ont préféré la paix à la vérité des urnes. Mais il n’y a pas de paix sans cette vérité. Au Congo, il y a une unanimité de façade. D’ailleurs, depuis que M. Tshisekedi a prêté serment combien de Congolais ont été tués dans l’est du pays, à Beni, à Goma. Rien n’a changé, on ne peut pas continuer comme ça.

    RDC : Sept morts dans des attaques à Butembo et Goma

    Vous avez quelque chose à proposer ? 

    J’ai fait une proposition en deux volets pour obtenir la vérité des urnes qui, seule, peut ramener la paix. Le premier volet : le recomptage des voix mais je comprends que ce soit difficile parce que la Ceni n’a pas les PV des bureaux de vote. Le deuxième volet : de nouvelles élections, pas seulement pour la présidentielle mais aussi pour les législatives nationales et provinciales, parce que tous les résultats ont été fabriqués. Certes, il y a des députés qui sont réellement élus mais beaucoup ont été nommés par Monsieur Nangaa et on doit résoudre cette crise de légitimité. N’oubliez pas que le peuple congolais s’est rendu aux urnes et a choisi ses dirigeants et ce sont ces dirigeants qui doivent gérer le pays et pas d’autres personnes.

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  • Les origines communistes de la journée de la femme

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    De Philippe Bouchat sur le site "Pour une école libre au Québec" : 

    Histoire — Les origines communistes de la journée de la femme

    Ce 8 mars, il n’aura échappé à personne que l’on fête la Journée internationale de la femme. Cette Journée s’inscrit, historiquement, dans la mouvance socialiste révolutionnaire. En effet, l’idée d’une Journée internationale a été lancée en 1910 à Copenhague lors de la 2 Conférence de l’Internationale socialiste des femmes. Le 8 mars 1913, des manifestations ont lieu en Russie. Le 8 mars 1914, le droit de vote pour les femmes est réclamé en Allemagne. La Révolution 1917, des femmes luttent en Russie contre la vie chère. Le 8 mars 1921 est décrété « journée internationale des femmes » par Lénine. La fête passe en Chine en 1924, puis dans les pays de l’Europe de l’est, satellites de l’URSS à partir de 1947.

    Affiche soviétique de 1932. Traduction : « Le 8 mars, jour de l'insurrection contre l'esclavage des travailleuses de cuisine.  À bas l'oppression et la mesquinerie  de la vie domestique ! »

    [Notons que sous l'Ancien régime, les femmes chefs de famille (surtout des veuves) avaient le droit de vote. Car c'est l'unité familiale propriétaire qui votait. Au XIXe siècle, les femmes propriétaires peuvent demander le droit de vote municipal selon le principe « pas de taxation sans représentation ». Au Québec, les femmes propriétaires votent sans restriction entre 1809 et 1849, jusqu'au moment où le mot « mâle » est inséré dans la loi électorale. Ce que les Québécoises perdent, les Ontariennes le gagnent peu après; dès 1850, les femmes propriétaires, mariées ou célibataires, peuvent élire les commissaires d'école. Dès 1900, le droit de vote aux élections municipales est généralement accordé aux femmes propriétaires partout au Canada.]

    … à l’occidentalisation de la Journée de la Femme.

    À partir des années 50, la guerre froide sévit entre les deux blocs occidental et soviétique. Les États-Unis ne veulent pas être en reste dans le combat des femmes et en font remonter la naissance à une grève des femmes qui se déroula à New-York en 1857. Les années 60 sont celles de l’émancipation et de la libération sexuelle. Le combat des femmes traverse l'Atlantique et s’occidentalise ainsi. Cette occidentalisation est consacrée en 1977 par l’ONU qui invite les États à dédier une journée aux droits de la femme.

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  • L'identité gay ou lesbienne, bisexuelle, transsexuelle ou transgenre ne peut ni effacer ni remplacer la distinction de sexe

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    LE CORPS HUMAIN SOUMIS À LA LOI DU MARCHÉ ?

    une synthèse de presse bioéthique de généthique.org 

    Interrogée au sujet du féminisme, Sylviane Agacinski estime que « le plus redoutable, aujourd'hui, c'est l'emprise que l'économie tend à exercer sur l'ensemble des individus - et pas seulement sur les femmes - au nom de la croissance, de la compétitivité et de la course sans fin au profit. La vie de tous est menacée lorsqu'elle est convertie en ‘ressource’ et en ‘capital humain’ ».

    A l’heure de la confusion des sexes, la philosophe rappelle que l'identité gay ou lesbienne, bisexuelle, transsexuelle ou transgenre ne peut « ni effacer ni remplacer la distinction de sexe. Elles la confirment au contraire, car il n'y aurait aucun sens à se dire bisexuel, par exemple, s'il n'y avait pas au moins deux sexes ». Elle poursuit : « Le désir de déterminer soi-même son genre traduit (…) une volonté d'échapper aux limites de notre condition humaine : celle d'un être charnel et vivant, auquel le sexe et la mort signifient sa finitude ».

    A propos de la polémique autour des « parent 1 » et « parent 2 », elle explique que « les philosophes aiment dire, avec Hegel, que ‘c'est dans les mots que nous pensons’. Mais les mots ont le pouvoir ambigu de montrer le réel - ou de le dissimuler. La distinction lexicale entre père et mère tient au fait que l'un ne peut se substituer à l'autre, car leurs rôles ne sont pas équivalents ». Et dans le réel, « deux parents du même sexe, cela ne suffit pas, en tout cas pas pour faire un enfant. Il faut la participation d'une troisième personne, ce que j'appelle un tiers-corps ». Précisant qu’ « en Californie, ce corps humain parcellisé est devenu une ressource biologique disponible sur le marché ».

    Sources: Le Figaro, Eugénie Bastié (07/03/2019)
  • Un comprimé blanc, ovale et sécable...

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    Une opinion de Laurent Verpoorten, journaliste pour la Radio chrétienne francophone belge, en contribution externe sur le site de la Libre :

    De la sérotonine à l’hostie

    Ode à l’écrivain visionnaire Michel Houellebecq qui, pour la première fois, abandonne sa position d’observateur et propose un remède au désarroi contemporain dans son nouveau roman "Sérotonine".

    Sa capacité inégalée à dresser le portrait désolant du monde actuel fait de lui l’écrivain le plus important de sa génération. Et sa compréhension froide des ressorts de notre temps est si profonde qu’elle lui a permis d’en prédire le futur. Ainsi trouve-t-on disséminés dans ses romans, avec des années d’avance et des détails criants de vérité, la description des rêves fous de la génétique désormais de l’ordre du possible, la montée de l’islamisme et ses attentats sauvages que nous endurons encore et toujours ou la révolte des laissés-pour-compte de la mondialisation dont les "gilets jaunes" constituent la première concrétisation.

    Comment dès lors, devant un tel monument de pertinence, de lucidité jusqu’ici désespérée, ne pas prendre au sérieux les pages sur lesquelles s’achèvent Sérotonine, son dernier roman, et dans lesquelles Michel Houellebecq, pour la première fois de toute son œuvre, abandonne sa position d’observateur et propose un remède au désarroi contemporain ?

    Dans ces pages ultimes, en trois paragraphes qui devront être médités - mais le seront-ils ? - l’écrivain français que l’on peut accuser de tout sauf de naïveté, dépose sa blouse de médecin légiste du corps social occidental pour déclarer à ses masochistes lecteurs l’inimaginable : oui, le bonheur est possible en ce monde et, audace inouïe, le Christ en est la clef.

    Tabula rasa

    Jusqu’à la dernière page du roman, Sérotonine ressemble à un condensé de l’œuvre antérieure de Houellebecq. Les différents secteurs des activités humaines, qui constituaient les sujets respectifs de chacun des romans précédents, y sont une nouvelle fois passés implacablement à la moulinette : aucun d’entre eux n’est finalement susceptible de rendre les hommes heureux.

    Vingt-cinq ans plus tard, la critique du monde du travail et de l’économie consumériste, inaugurée dans Extension du domaine de la lutte (1994) est confirmée : le capitalisme est une machine à broyer l’humain et la marchandise, aussi sophistiquée qu’elle soit, ne comble pas.

    La solution viendrait-elle de la politique, comme cela était imaginé dans Soumission(2015) ? Car ce roman décrivant le devenir de la France en république islamique était moins une réflexion sur l’islam que sur la perte générale du sens du bien commun au profit d’intérêts particuliers. Dans Sérotonine, la politique tourne à vide et ne parvient plus à produire autre chose que de l’insignifiance - des souvenirs flous où se confondent François Hollande et Emmanuel Macron - ou de la violence : la force publique tirant sur des paysans révoltés.

    Enfin, dans Les Particules élémentaires (1998) ou dans Plateforme (2001), le sexe, bien que dépeint de manière crue, permettait encore d’accéder à une forme de félicité. Mais dans Sérotonine, du nom de l’hormone produite par le Captorix, l’antidépresseur absorbé par le personnage principal, il est tout simplement mis hors-jeu. En effet, la prise quotidienne du médicament annihile complètement le désir du héros et les rares relations sexuelles évoquées dans le roman sont placées sous le signe de la perversion (pédophilie) ou de l’abjection (zoophilie). Manifestement, pour l’auteur, aucune consolation n’est à espérer de ce côté-là non plus…

    S’il me manque l’amour…

    Et pourtant, dans ce panorama dévasté, une source de bonheur n’est pas tarie. Elle seule permet de donner l’envie de continuer à vivre en ce monde alors que, paradoxalement, ce monde n’est pas à son origine. C’est l’amour.

    L’amour reçu, inexplicablement, dont chaque expérience contredit l’absurdité de l’existence et que le personnage de Sérotonine ne cesse de se remémorer. Mais surtout, l’amour donné, gratuitement, ce que le même personnage reconnaît amèrement n’avoir pas suffisamment fait.

    Et Michel Houellebecq de conclure le roman, et jusqu’à nouvel ordre l’ensemble de son œuvre, par un précipité de théologie chrétienne, en forme de syllogisme trinitaire, dans lequel l’aptitude de l’écrivain français à capter l’essence de l’époque excelle à présent à saisir celle du christianisme.

    Abjurant pour la première fois le credo matérialiste et darwinien auquel il doit son succès, Houellebecq reconnaît d’abord à l’amour son caractère surnaturel. "Ces élans d’amour, écrit-il, inexplicables si l’on considère notre nature biologique." Et, sans trembler, d’oser nommer clairement leur origine : Dieu. Chaque manifestation d’amour, explique-t-il, constitue autant de signes que Dieu nous adresse. Et, puisque de tout temps, la plupart des hommes ont été incapables d’en tenir compte, il a bien fallu que Dieu, par amour, leur envoie un signe incontestable : son fils Jésus. "Est-ce qu’il faut vraiment que je donne ma vie pour ces minables, s’interroge le Christ sous la plume de Houellebecq, est-ce qu’il faut à ce point être explicite ?" Dernière phrase du livre : "Il semblerait que oui." Tout est accompli.

    Pour une foi

    Que le message chrétien soit validé par un écrivain majeur contemporain mettra sans doute du baume au cœur des catholiques. Et ne manquera pas d’interroger les autres.

    En ces temps où la religion chrétienne est mise à mal par les scandales qui touchent l’Église, Michel Houellebecq la revalorise en son essentiel. En soutenant que l’amour est une preuve tangible de l’existence du Dieu de Jésus-Christ et, qu’en définitive, le bonheur ne peut se rencontrer en nos vies qu’au travers d’un amour gratuit, l’écrivain français, par la pureté de son propos, clarifie le débat. Ou plutôt en rappelle le préalable, dont devraient se souvenir les croyants comme les détracteurs du christianisme : pas plus que l’éloge de la foi vécue ne peut servir d’excuse aux errements de l’Église, pas plus les fautes de l’institution ne peuvent discréditer la légitimité de l’acte de foi.

    "Que la joie qui est la mienne vous remplisse vous aussi et qu’ainsi votre joie soit complète." Cette promesse de bonheur exprimée par Jésus de Nazareth se devait d’être un jour expertisée par Michel Houellebecq. Car le succès mondial de ses romans parfaitement déceptifs s’explique moins par la maestria de leur auteur à refléter avec des mots justes le regard désabusé que le monde contemporain mérite qu’on porte sur lui qu’au fait qu’une unique question, la seule qui finalement nous importe, y est inlassablement posée : comment parvenir à être heureux ?

    Déçu de tout, le personnage de Sérotonine finit par perdre l’espoir de connaître à nouveau le bonheur et se fixe un objectif moins ambitieux : ne pas souffrir. Pour y parvenir, une augmentation de sa prise de Captorix sera nécessaire. Pourtant, reconnaît-il, ce produit "ne donne aucune forme de bonheur, ni de réel soulagement" mais, "transformant la vie en une succession de formalités" indolores, parvient à l’anesthésier jusqu’à son terme.

    La description du médicament ouvrait le roman : "C’est un comprimé blanc, ovale et sécable." Mais quand on le referme, c’est un autre remède au mal de vivre qui vient à l’esprit, blanc et sécable lui aussi : une hostie.

  • "Je suis troublé avec vous tous" : un évêque parle

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    «Je suis troublé avec vous tous»: un évêque parle

    Le diocèse de Rouen publie ce message de Mgr Lebrun:          

    Je suis troublé avec vous tous

    Message de l’archevêque aux fidèles 

    Le cardinal Philippe Barbarin vient d’être condamné pour « non-dénonciation de mauvais traitements envers un mineur ». Je ne commente pas cette décision de justice. Elle s’ajoute à d’autres révélations et condamnations de prêtres, d’évêques, de religieux ou religieuses qui ont abusé d’enfants ou de personnes fragiles, crimes terribles. En raison même des processus psychologiques, on peut penser que les victimes n’ont pas toutes parlé. À cela se sont ajoutés des comportements de la hiérarchie et des proches des victimes qui ont étouffé des paroles. 

    Il y a de quoi être troublé. Je le suis avec vous tous. Nous apprenons de Jésus qu’il n’y a pas d’impasse pour les pécheurs. Nous découvrons des péchés graves, aggravés parce qu’ils ont été cachés. Le chemin passe par l’acceptation de notre péché. Je n’imaginais pas à quel point il y a de la pourriture au sein de notre Église catholique. Est-ce par aveuglement ou par orgueil ? Est-ce par protection plus ou moins consciente de l’Église ou des personnes ? Je ne sais pas répondre. Je m’examine moi-même, et chacun a sans doute sa réponse. En tous les cas, nous avons maintenant à accueillir la lumière qui éclaire ces ténèbres. 

    Notre espérance n’en est pas moins grande. Par avance, Jésus a interrogé l’Église qui critique si facilement la société : « Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? » (Mt 7,3). Chacun peut accueillir cette question, surtout au temps du carême. Accueillir humblement la question est déjà chemin de salut. 

    Combien de temps encore cette purification va-t-elle durer ? Je n’ai pas de réponse. Je demande seulement au Seigneur de ne pas nous tenter au-delà de nos forces, comme il l’a promis. Je le supplie aussi de regarder tout le bien que nos communautés avec leurs prêtres, leurs religieux et religieuses, leur évêque font en vivant l’Évangile.  

    Oui, Jésus continue de dire à son Église comme à Pierre : « Arrière Satan, tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu » (Mt 16, 23) et de l’interroger « Pierre, m’aimes-tu ? » (Jn 21, 15) pour lui redonner sa confiance. Oui Jésus continue de nous « faire de vifs reproches » (Mc 8, 32) en nous disant aussi : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15). Puisse le carême être vraiment un temps favorable. Avec beaucoup d’amitié et en communion. 

    À Rouen, le 8 mars 2019.
    Dominique Lebrun
    Archevêque de Rouen