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Société - Page 691

  • Belgique : la majorité sexuelle bientôt ramenée à 14 ans ?

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    Lu ICI :

    Le gouvernement Michel pense à ramener la majorité sexuelle à 14 ans

    D'après De Morgen et Het Laatste Nieuws, le nouveau gouvernement fédéral voudrait ramener la majorité sexuelle à 14 ans. Le germe de cette volonté se trouve inscrit à la page 87 de l'accord gouvernemental, en ces termes : « La législation relative à l'âge de la majorité sexuelle sera harmonisée ».

    Adapter la législation à la réalité actuelle est le souhait de plusieurs associations flamandes, du Commissariat aux Droits de l'Enfant de la Communauté flamande et du Conseil de la Jeunesse flamand.

    Ce dernier organe explique : « Nous savons que les adolescents sont actifs sexuellement avant leur seize ans. Un(e) jeune de 13 ans qui embrasse son/sa partenaire fougueusement contrevient aujourd'hui à la loi ».

    La majorité sexuelle est aujourd'hui fixée à 16 ans et la législation qui réglemente les comportements sexuels chez les jeunes de moins de 18 ans date de 1912. Or, les mœurs ont évolué depuis. Selon une étude flamande, les adolescents connaissent leur première relation sexuelle en moyenne à 16,8 ans, tandis qu'un quart des jeunes âgés de 15 ans reconnaît avoir déjà fait l'amour.

    _______________

    Source :

    Belga, « La majorité sexuelle à 14 ans sur la table du gouvernement », Belgique, site d'information en ligne rtbfinfo.be, mis à jour le 18 octobre 2014. Consulté le 18 octobre 2014. Disponible sur http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_gouvernement-michel-la-majorite-sexuelle-a-14-ans-sur-la-table-du-gouvernement?id=8380862 

  • Synode sur la famille : les partisans du rapport d’étape contesté mettent l’assemblée synodale en garde

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    Lu sur le site du journal « La Croix » (extraits) :

    « Le cardinal Reinhard Marx et Mgr Georges Pontier, présidents des conférences épiscopales allemande et française, ont mis en garde contre un texte final du synode qui apparaîtrait en retrait avec la vision d’ouverture proposée par le rapport d’étape.

    Alors que le document final du Synode sur la famille devrait être profondément remanié après les débats dans les petits groupes linguistiques, le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et président de la Conférence des évêques allemands, a mis en garde ce vendredi 17 octobre contre la tentation de revenir sur le regard positif et bienveillant proposé dans le rapport présenté à mi-parcours et très critiqué dans l’aula synodale.

    Interrogé lors d’une conférence de presse au Vatican sur le fait que la notion de gradualité, à laquelle il s’était montré très attaché avant le Synode, était particulièrement critiquée dans les groupes linguistiques, le cardinal Marx a insisté sur la nécessité de « ne pas perdre le regard positif sur ce qu’il peut y avoir de bon dans ce que vivent les personnes »(…). « Je n’ai pas été invité pour répéter les mêmes choses qu’avant, avait-il confié en début de conférence de presse. Ce n’est pas ce que veut le Saint-Père. Il faut ouvrir des portes pour que l’Évangile de la famille puisse entrer en dialogue avec les personnes. »

    Ainsi, sur les divorcés remariés, il a souligné que le document de travail issu du questionnaire envoyé aux diocèses avait dit que ce thème devait être abordé. « Il l’a été, s’est réjoui le cardinal Marx. Pour l’instant nous n’avons pas de propositions concrètes : ce sujet doit continuer à être débattu. J’espère que le débat reste ouvert. »

    Alors que le cardinal Raymond Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, qui fait figure de chef de file des contestataires au sein du Synode, jugeait, vendredi matin, dans l’hebdomadaire Famille chrétienne, « très possible » que le document final soit rejeté par les pères « si les membres de la commission chargée d’écrire la relatio synodi ne prennent pas en compte l’approche rectifiée sortie des  groupes linguistiques", le cardinal Marx et Mgr Pontier ont écarté cette possibilité.

    « Le débat a été intense, et parfois très animé, a reconnu le cardinal Marx, mais nous avons la volonté de trouver un point de vue commun. Nous pouvons nous mettre d’accord. » « Sur l’ensemble du texte, je serai étonné qu’on n’arrive pas à un consensus », a abondé son collègue français. »

    Ref. Cardinal Marx : « Je ne suis pas au synode pour que l’on répète les mêmes choses qu’avant » 

  • Le Synode défend la doctrine mais encourage la compassion

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    Selon Radio Vatican :

     « L’assemblée du Synode s’est clairement et librement exprimée, par le biais des rapports présentés ce vendredi matin en présence du Pape. C’est le fruit d’un travail intense, rigoureux, en profondeur. A de rares différences près, les dix groupes linguistiques, au sein desquels tous les participants avaient été répartis, se sont prononcés en faveur d’une considérable refonte du rapport d’étape présenté lundi. Un carrefour a indiqué avoir proposé jusqu’à 80 amendements. D’autres ont proposé en plusieurs endroits clés du texte une nouvelle formulation, voir une totale réécriture. Les appels à la prudence et à la vigilance sont nombreux, surtout dans le choix des mots,  pour éviter de semer la confusion. Ce Synode ne doit pas donner l’impression que l’Eglise abandonne sa doctrine sur l’indissolubilité du mariage et la famille. L’Eglise respecte toutes les personnes humaines, mais pas tous les comportements humains.

    Plusieurs appels également en faveur d’une réflexion approfondie, avant le synode de l’année prochaine, sur les thèmes les plus délicats comme celui des divorcés-remariés, de la communion spirituelle ou de l’attitude à adopter à l’égard de la multiplication des unions libres, les uns souhaitant la constitution de groupes d’études composés d’experts, d’autres préférant une plus large consultation impliquant les diocèses. Pour la plupart, un langage nouveau s’impose, des développements sont possibles, à des conditions bien précises toutefois, conformes à la vérité de l’Evangile et à la tradition de l’Eglise. Malgré la pluralité et la diversité des situations ecclésiales, une nette convergence s’est dégagée en faveur de la mise en valeur des familles qui vivent avec cohérence et fidélité le mariage chrétien. Les familles chrétiennes ont besoin d’être soutenues dans un contexte qui ne leur est pas favorable.

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  • Synode sur la famille : la confiance règne ?

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    Finalement, les 10 rapports des circuli minores ont été mis en ligne, avant que la commission désignée par le pape François n’ait entrepris d’en faire la synthèse qui sera soumise au vote de l’assemblée plénière, samedi prochain.

    Ces rapports  sont ici.

    Voici  à titre documentaire celui du "circulus gallicus B" dont Mgr Léonard est le rapporteur : 

    « Relatio - Circulus Gallicus "B"

    Moderator: Em.mo Card. Christoph SCHÖNBORN, O.P.
    Relator: S.E. Mons. André LÉONARD

    « Notre travail s’est déroulé dans un beau climat de franchise et d’écoute mutuelle. Tous ont apprécié cette « palabre » universelle où les voix de l’Europe, de l’Asie et du Moyen Orient, de l’Afrique et de l’Amérique du Nord ont résonné en des timbres fort diversifiés, mais de manière généralement symphonique. Les constats et les enjeux ont pu être clarifiés grâce aux expériences si diverses au sein d’un même groupe linguistique.

    Nous avons salué avec gratitude la présence des laïcs, hommes et femmes – des couples principalement – qui nous ont touchés et édifiés par leur « témoignage » vécu, parfois plus performant que nos « élucubrations » théologiques, indispensables, elles aussi, pourtant.

    Dans nos tout premiers échanges, en réaction aux innombrables interventions des Pères synodaux, notre attention s’est d’abord portée sur deux enjeux principaux :

    1. Comment unir doctrine et discipline, approche dogmatique et proximité pastorale ? Comment conjoindre l’amour de la vérité et la charité pastorale d’une manière qui ne choquera ni le fils cadet ni le fils aîné de la célèbre parabole rapportée par Luc ?

    2. Comment prendre en compte la grande variété des situations pastorales à travers le monde et en renvoyer éventuellement le traitement aux Conférences épiscopales nationales, régionales ou continentales, en vertu du principe de subsidiarité, tout en respectant la catholicité et donc l’universalité de l’Église, d’autant plus que beaucoup de problématiques essentielles sont liées, en même temps, aux traits fondamentaux de la nature humaine ?

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  • Vérité et amour au synode

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    Un article du Père dominicain Jean Miguel Garrigues (Toulouse) publié par « Famille chrétienne » :

     « Avoir l’esprit dur et le cœur tendre. » Cette parole bien connue de Maritain à Cocteau, qui hantait l’héroïque Sophie Scholl en 1943 avant son exécution dans une prison nazie, me venait à l’esprit en constatant dans les médias la dialectique désastreuse dans laquelle nous, les catholiques, risquons de nous laisser enfermer dans le débat passionné suscité par le rapport du cardinal Erdö au Synode. À ce sujet, j’ai envie de filer la métaphore de Maritain et de dire à mon tour aux catholiques : n’ayons ni l’esprit dur avec un cœur sec, ni le cœur tendre avec un esprit mou. Car c’est bien ces deux attitudes qui tendent aujourd’hui à s’affronter dans une dialectique stérile.

    Les tenants de la ligne « pastorale » semblent trop souvent ne pas juger nécessaire que le Synode rappelle encore une fois les vérités fondamentales, naturelles et surnaturelles, tenues et enseignées par le Magistère jusqu’aux derniers papes. Ils les déclarent suffisamment connues et même trop ressassées par le passé ; mais on voit percer dans leur discours qu’en fait ils les trouvent gênantes parce que, jugées « trop théoriques », elles entravent l’attitude compassionnelle et pédagogique de la démarche pastorale. De ce fait, ils sont soupçonnés de faire le lit du relativisme par les tenants de la ligne « doctrinale ».

    Ceux-ci ont tellement peur que l’Église abandonne ces vérités fondamentales, surtout dans le contexte dissolvant de notre société occidentale, qu’ils ne veulent pas que le Magistère, en se penchant sur l’immense profusion de cas personnels souvent limites, en vienne à affaiblir la certitude des principes dans l’âme des fidèles. Ils sont soupçonnés par les autres de formalisme idéaliste et déconnecté de la vie et de la souffrance des hommes.

    Perdre l’intelligence des fondements du couple et de la famille, c’est vouloir avancer sans boussole.

    Je voudrais dire aux uns et aux autres que seule la vision binoculaire nous donne la perception du réel avec son relief concret. Dans l’esprit humain les deux yeux de la vision binoculaire correspondent à l’intelligence et au cœur dont parlait Maritain.

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  • L’État islamique est-il vraiment un État ?

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    S’il ne répond en rien à la définition juridique classique, l’EI dispose néanmoins d’un territoire, de ressources et d’une administration. Un article d’Anne Guion sur le site de « La Vie » :

    « Dans leur magazine, Dabiq, une publication en anglais au graphisme soigné, les djihadistes de l’État islamique (EI) sont lyriques : « Aucun des États existants – musulmans ou non – n’a été, comme le nôtre, établi grâce à l’arrivée de volontaires venus de l’Est ou de l’Ouest, rassemblés sur un bout de territoire où ils ont demandé l’allégeance à un “inconnu”. Et ce, alors même que les nations du monde les attaquent. » De la propagande : l’État islamique n’est pas reconnu ; ses frontières ne sont pas définies ; il ne frappe pas monnaie. Mais dans les faits, les djihadistes avancent leurs pions.

    Un territoire conquis sur du vide

    L’EI occupe un territoire le long du Tigre et de l’Euphrate en Irak et dans le nord-est de la Syrie. Une zone de 90 000 km2, soit la superficie du Portugal, avec des grandes villes comme Raqqa et Mossoul. Et il gagne du terrain. À l’heure où nous bouclons, le 14 octobre, ses combattants occupent des quartiers de la ville syrienne de Kobané, à la frontière turque. Mais c’est un territoire conquis par défaut. En Irak, l’EI a prospéré face à une armée affaiblie. En Syrie, il a comblé le vide laissé par le régime et l’opposition modérée. Pourquoi cette volonté d’y créer un État ? Pour des raisons idéologiques, d’abord : restaurer le califat, en référence à celui qui a régné à Raqqa au VIIIe siècle et tenait tête au pouvoir de Byzance. Mais aussi remettre en cause les frontières issues de la colonisation. L’un des premiers coups d’éclat des djihadistes a ainsi été de casser le mur de sable de la frontière entre la Syrie et l’Irak, issue des accords franco-britanniques de 1916. L’objectif est ensuite stratégique : « L’EI a appris des erreurs d’al-Qaida. Plutôt que de fonctionner en réseau, il a fait le choix de la territorialisation », analyse le géographe Michel Foucher.

    Des ressources issues du pillage

    Principale source de revenus de l’EI : le pétrole irakien et syrien. Le groupe contrôlerait ainsi une vingtaine de puits. La vente des hydrocarbures ­permettrait de ­récolter entre 1 et 2 millions de dollars par jour grâce aux filières de contrebande mises en place sous Saddam Hussein lorsque l’Irak était sous embargo. « En Syrie, la zone contrôlée par l’EI constitue aussi le grenier du pays », analyse Romain Caillet, chercheur basé au Liban, spécialiste des mouvements djihadistes en Syrie et en Irak. « Ils ont pris possession de silos de blé et de moulins au nord-est d’Alep qui permettent de nourrir un million de personnes par jour », explique-t-il. Pour Michel Foucher, « l’EI n’est pas un État, mais a aujourd’hui les moyens d’un État ».

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  • Synode sur la famille : le calme après la tempête ?

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    Alors que le calme semble revenu dans le monde synodal, les groupes linguistiques planchent sur l’amélioration du document qui a déclenché la tempête. Lu sur le site « aleteia » :

    « Après la tempête déclenchée par la publication de la désormais fameuse « Relatio post disceptationem »  (A lire ici sur Aleteia), le calme semble revenu et, d’après le bureau de presse du synode, on travaille dur dans les dix groupes linguistiques, où sont répartis les 253 membres de l’assemblée synodale.

    Chaque groupe produit sa « Relatio revue et corrigée »

    Dur, mais selon quelle méthode de travail et pour quel résultat ? Le processus est partout le même : les paragraphes de la Relatio sont examinés les uns après les autres. Ils font l’objet de propositions d’amendements. Certains visent à la suppression pure et simple d’un ou plusieurs paragraphes, d’autres à la correction de tel ou tel terme. Les amendements sont soumis au vote des Pères synodaux (les autres membres, religieux ou laïcs, ne votent pas). Ils sont retenus s’ils recueillent la majorité absolue des voix. Le relateur du synode les consigne alors par écrit. Chaque groupe produit ainsi sa « Relatio revue et corrigée » et la présentera ce jeudi 16 octobre, en assemblée générale. La commission « pour la rédaction de la Relatio synodi » s’appuira sur les dix textes des groupes de travail pour rédiger ce document final, très attendu.

    Une commission qui doit encore faire ses preuves

    Cette commission, qui a également rédigé la Relatio post disceptationem, est pilotée par le Rapporteur général du synode, le cardinal Peter Erdö, assisté du Secrétaire spécial, Mgr Bruno Forte et du Secrétaire général, le Cardinal Lorenzo Baldisseri. Il y a peu (mais avant la rédaction de la Relation post disceptationem), le Saint-Père a décidé de renforcer cette commission en y nommant les cardinaux Gianfranco Ravasi (par ailleurs président de la Commission pour le message) et Donald William Wuerl, les évêques Victor Manuel Fernandez, Carlos Aguiar Retes, Peter Kang U-Il et le jésuite Adolfo Nicolas Pachon. Le document qu’elle a déjà produit n’ayant pas fait l’unanimité – c’est le moins que l'on puisse dire, cette commission devra encore faire ses preuves dans la rédaction de la Relation synodi. Celle-ci sera présentée à toute l’assemblée le dernier jour des travaux, samedi 18 octobre, dans l'après-midi). Pour être « acceptée », elle devra recueillir les 2/3 des votes des Pères Synodaux. Si tel est le cas, elle sera remise alors au Saint-Père, puis publiée. Dans le cas contraire, elle sera rejetée. Y a-t-il un risque de rejet ? Qui vivra verra !

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  • Pastorale « argentine » et communion aux divorcés remariés

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    Lu sur le site « Chiesa » cette réflexion de Sandro Magister (extrait) :

    (…) Jusqu’au milieu du XXe siècle, dans les paroisses catholiques, l’interdiction de communier qui frappait les personnes en situation matrimoniale irrégulière ne posait pas de problèmes, parce qu’elle restait pratiquement invisible. Même dans les endroits où les fidèles se rendaient fréquemment à la messe, en effet, les gens qui communiaient chaque dimanche n’étaient pas nombreux. La communion fréquente n’était pratiquée que par des personnes qui, d’autre part, allaient fréquemment se confesser. On en trouve la preuve dans le double précepte de l’Église à l’usage de la grande masse des fidèles : il fallait se confesser "une fois par an" et communier "au moins à Pâques".

    Par conséquent le fait de ne pas pouvoir accéder à la communion n’était pas une marque visible de punition ou de marginalisation. La principale raison qui éloignait de la communion fréquente une grande partie des fidèles était le très grand respect que l’on avait alors pour l'eucharistie, dont on ne devait s’approcher qu’après une préparation adéquate et toujours avec crainte et tremblement.

    Tout cela va changer au cours des années du concile Vatican II et de l’après-concile. En résumé, la pratique de la confession s’effondre, tandis que la communion devient un phénomène de masse. Tout le monde, ou presque, communie, tout le temps. Parce que, dans le même temps, il y a un changement dans la perception du sacrement de l’eucharistie par la plupart des gens. La présence réelle du corps et du sang de Jésus dans le pain et le vin consacrés n’est plus qu’une présence symbolique. La communion devient, à l’instar du baiser de paix, un signe d’amitié, de partage, de fraternité, "dans la série : tout le monde fait comme ça, alors moi aussi", pour reprendre une formule du pape Benoît XVI, qui tenta de remettre à l’honneur le sens authentique de l'eucharistie, notamment en demandant que les fidèles à qui il distribuait la communion s’agenouillent pour recevoir l’hostie dans la bouche.

    Dans un tel contexte, il était inévitable que l’interdiction de communier soit considérée parmi les divorcés remariés comme revenant à leur refuser publiquement un sacrement auquel tout le monde a "droit". Cette revendication émanait – et émane – d’un petit nombre de personnes, parce que la plupart des divorcés remariés sont éloignés de la pratique religieuse, tandis qu’il ne manque pas, parmi les catholiques pratiquants, de gens qui comprennent et qui respectent la discipline de l’Église. Mais ce tout petit nombre de cas a servi de point d’appui, à partir des années 90 et principalement dans quelques diocèses de langue allemande, à une campagne ayant pour objectif le changement de la discipline de l’Église catholique en matière de mariage, campagne qui a atteint son point culminant sous le pontificat du pape François, avec le consentement manifeste de celui-ci.

    D’autre part le fait que le synode se concentre sur la question des divorcés remariés risque de faire perdre de vue des situations de crise concernant le mariage catholique qui impliquent beaucoup plus de gens.

    Par exemple, on a pu trouver dans les librairies italiennes, peu de temps avant que le début du synode, un reportage concernant l'action pastorale mise en place dans les périphéries de Buenos Aires par celui qui était alors le cardinal Jorge Mario Bergoglio: P. De Robertis, "Le pecore di Bergoglio. Le periferie di Buenos Aires svelano chi è Francesco", Editrice Missionaria Italiana, Bologna, 2014.

    Cet ouvrage explique qu’une large majorité - entre 80 et 85 % - des gens de ces périphéries qui vivent en couple ne sont pas mariés mais qu’ils se contentent de vivre ensemble, tandis que, en ce qui concerne les gens mariés, "les mariages sont en majorité invalides, parce que ceux qui se marient sont immatures", mais ils ne cherchent d’ailleurs même pas à faire établir la nullité de leur mariage par les tribunaux diocésains.

    C’est par les "curas villeros", les prêtres qui ont été envoyés dans les périphéries par Bergoglio, que ces indications ont été fournies. Ils précisent avec fierté que, de toute façon, ils donnent la communion à tous ceux qui le souhaitent, "sans élever de barrières".

    Les périphéries de Buenos Aires ne constituent pas, en Amérique latine, un cas isolé. Et elles témoignent non pas d’un succès mais, en réalité, d’une absence ou d’un échec de la pastorale du mariage. Sur d’autres continents, le mariage chrétien est aux prises avec des défis qui ne sont pas moins graves et qui vont de la polygamie aux accouplements forcés, des théories du "gender" aux "mariages" homosexuels.

    Confrontés à un tel défi, ce synode et celui qui viendra ensuite devront décider si la bonne réponse va consister à frayer un passage au divorce ou bien à restituer au mariage catholique indissoluble toute sa force et toute sa beauté différente, révolutionnaire (…).

     Ref. Le vrai dilemme: indissolubilité ou divorce

    JPSC 

  • Synode pour la famille : une note de News.va sur la « Relatio » controversée

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    Radio Vatican, 14.10.2014 :

    « Deuxième semaine du synode des évêques sur la famille au Vatican. Au lendemain de la présentation de la Relatio post disceptationem par le cardinal Péter Erdö, rapporteur général de cette assemblée extraordinaire, les pères synodaux sont réunis par petits groupes linguistiques. Ils réfléchissent aux amendements à apporter à cette synthèse des interventions de la semaine dernière, qui se sont tenues dans un climat de grande liberté.

    Ce rapport provisoire a suscité lundi de vives réactions en salle du synode mettant en relief des divergences au sein de l’assemblée, en particulier en ce qui concerne les questions dites sensibles comme la communion des divorcés remariées et l’attitude à l’égard des homosexuels. Suite aux nombreuses réactions et discussions suscitées par la Relatio, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège le père Federico Lombardi, a été chargé par le secrétariat du Synode de clarifier un certain nombre de points. Ce qu’il a fait ce mardi dans une déclaration officielle, devant les journalistes. Le nature même du texte publié n'a pas toujours été comprise correctement indique le secrétariat général du synode tout en rappelant qu’il s’agit bien d’un « document de travail » qui est maintenant soumis à la discussion des membres du synode réunis groupes linguistiques.

    Les précisions de Romilda Ferrauto

    Que restera-t-il du Rapport présenté lundi dans les conclusions du premier des deux Synodes sur la famille convoqués par le Pape François ? Provisoire par définition la relation post-disceptationem est actuellement passée au crible au sein des carrefours linguistiques, décortiquée point par point. Dès sa présentation, lundi, en congrégation générale, ce texte avait suscité un débat animé et de nombreuses critiques. Ce mardi des participants se désolaient du retentissement médiatique d’un rapport dans lequel ils ne se reconnaissent pas. Si la majorité de ceux qui s’expriment saluent la tonalité générale : ouverture, accueil, compassion, ils se disent opposés à un certain nombre de chapitres, notamment en ce qui concerne l’accueil des personnes homosexuelles, les choix pastoraux proposés pour soigner les familles blessées, dont les divorcés remariés, l’application du principe de gradualité aux situations irrégulières, la reconnaissance de valeurs positives dans les formes imparfaites qui se trouvent en dehors de la réalité nuptiale. Plusieurs intervenants trouvent, par ailleurs, dangereuses les demandes d’assouplissement des procédures de reconnaissance des cas de nullité de mariage, la suppression de la double sentence, et l’augmentation de la responsabilité des évêques. Ils craignent que les exceptions ne deviennent une pratique courante.

    Des paroles fortes ont été prononcées en présence du Pape : certains accusant l’Eglise de capituler face aux lobbies, aux pressions de l’opinion publique et au politiquement correct ; d’autres mettant en garde contre un texte « imprudent » voire « irresponsable » ; « poétique » mais « naïf » et « ambigu ». Il faut aimer les personnes, mais pas leur erreur, a averti un intervenant. S’il est vrai qu’il est difficile de trier l’ivraie du bon grain, il faut cependant éviter de semer la confusion entre ce qui est bien et ce qui est mal. De ce pas, l’Eglise va décevoir ses fidèles qui ne lui demandent pas d’imiter le monde, mais d’annoncer l’Evangile de la famille dans une société qui le trouve obsolète. L’Eglise devrait surtout remercier les familles qui se battent quotidiennement pour vivre leur engagement conjugal. Dans le sillage du Pape François d’autres avertissent au contraire que le monde attend une parole de la part de l’Eglise et que dans le contexte actuel, il est urgent de mettre au point une pastorale inclusive et d’accompagner les personnes dans leur réalité concrète. Quoiqu’il en soit, le texte présenté lundi semble bien loin de faire l’unanimité et si les procédures synodales sont respectées, il devrait être remanié de fond en comble. Reste à savoir si le Synode saura proposer un renouveau pastoral sans s’aligner sur le monde. Tous, en tous cas, semblent d’accord sur un point : la maison du Père miséricordieux doit rester ouverte."

    Ref. Synode: la Relatio post-disceptationem étudiée point par point

    JPSC

  • La Revue « Vérité & Espérance-Pâque Nouvelle » : livraison d’automne

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l’église du Saint-Sacrement à Liège) sort sa livraison d’automne. Tiré à 4.000 exemplaires dans une mise en page renouvelée, ce magazine parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation : les titres en bleu sont disponibles en ligne (cliquer sur le titre). Au sommaire de ce numéro d’octobre 2014 :

    SOMMAIRE n° 92 (3e trimestre 2014) 

    VE PN 92 automne 2014196.jpg 

    Le départ du Père Zanotti-Sorkine devient une affaire

    Quand Scalfari remet le couvert avec le pape François

    Annie Laurent : les chrétiens d’Irak ne sont pas une minorité comme les autres

    Le pape François visite la Corée et tance les évêques

    Bruxelles : l’église Sainte-Catherine reprise par des prêtres « controversés »

    A peine 14 nouveaux prêtres cette année en Belgique

    Ethique familiale et sexuelle : le manifeste de l’évêque d’Anvers

    Pour l’ordination des femmes ?

    « Vous pouvez nous tuer ; nous nuire, non »

    Tu amasseras des charbons de feu sur sa tête…

    la pastorale de l'enfouissement a-t-elle vécu ?

    ***

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be

    Les dons de soutien sont reçus au compte IBAN:

    BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

    La Revue « Vérité & Espérance-Pâque Nouvelle » : livraison d’automne

    Asbl Sursum Corda

    Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège.  Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64. Tel. 04.344.10.89. E-mail : sursumcorda@skynet.be. Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    Compte bancaire : IBAN BE58 0003 2522 9579 BIC BPOTBEB1 

  • Synode : la question de l’eucharistie est centrale

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    Une réflexion de Roland Hureaux sur le site « liberté politique »

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    « Il paraît que la question la plus difficile du synode qui se réunit à Rome ces jours-ci sur la famille est celle de la communion des divorcés remariés. Mais la question de l’accès à la communion ne se pose pas aujourd’hui et d’abord aux seuls divorcés.

    LE DIVORCE — et plus largement, la fragilisation du lien familial dans les sociétés où il était le plus solide, soit l'Europe chrétienne —, est sans doute un problème très sérieux d'autant qu'il a, quoi qu'on dise, des conséquences souvent dramatiques sur les enfants nés de l'union dissoute : problème théologique et moral mais aussi juridique, sociologique, psychologique, anthropologique, historique sur lequel il s'en faut de beaucoup que tous les éclairages aient été à ce jour réunis [1].

    Les catholiques divorcés : une minorité

    Sur ce sujet, l'accès à l'eucharistie de la petite minorité qui le souhaite peut apparaître comme une question secondaire. Secondaire, parce que les catholiques pratiquants ne sont qu'une minorité de ces divorcés, comme de beaucoup de choses d'ailleurs. Secondaire parce que les catholiques pratiquants mariés à l'Église restent un milieu où il y a, Dieu merci, moins de divorces qu'ailleurs, et surtout parce que beaucoup de gens qui se trouvent dans cette situation acceptent la discipline actuelle de Église.

    Mais dans cette question, le point fondamental est-il bien le divorce. Ne serait-il pas plutôt l'eucharistie elle-même ? Et les évêques ne seraient-ils pas bien inspirés de remettre l'examen du sort des divorcés remariés à un synode qui porterait d'abord sur ce sujet ?

    Les controverses sur l’eucharistie

    Sur ce sujet fondamental de la foi chrétienne qu'est le mystère de l'eucharistie, en effet, les controverses sont aujourd'hui nombreuses et la question de l'accès des divorcés au sacrement en est largement tributaire.

    D'abord la question du rituel. Celui auquel sont attachés les gens de tradition comporte deux différences essentielles avec le rituel commun : non point d'abord, pensons-nous, les formulations, qui ne sont pas si différentes qu'on le prétend, ni même l'usage du latin en lui-même, mais le fait de célébrer le dos au peuple et celui de le faire, au moins pour la partie centrale de la célébration, en silence.

    La liturgie préconciliaire (dite aujourd'hui de forme extraordinaire), mettait en avant la transcendance de Dieu, aux dépens du lien communautaire (si tant est qu'il soit moins explicite quand tout le monde regarde dans le même sens) et de la parole (puisque la liturgie use d'une langue qui n'est plus comprise et surtout que les paroles les plus essentielles ne sont prononcées qu'à voix basse). La liturgie contemporaine fait de la messe davantage une liturgie de la communauté et de la parole.

    Nous réservons la question, souvent posée par les conservateurs, de sa dimension sacrificielle, dont on peut se demander si elle a été autant affaiblie qu'ils le disent par le nouveau rituel : l'immense majorité des sacrifices de l'Ancienne Loi n'étaient-ils pas des sacrifices de communion ?

    L’entrée dans un espace sacré

    Liée à cette évolution est, il faut bien le dire, la relative banalisation de l'eucharistie : les prêtres ne rappelant presque jamais les conditions que l'Église avait mises à son accès, et le sentiment désormais commun que la communion est le prolongement naturel de l'assistance à la messe, donne un relief particulier à la question des divorcés remariés qui peuvent avoir le sentiment aujourd'hui d'être seuls exclus du rite.

    Par derrière, une question de fond qui touche au rôle du sacrement. La théorie traditionnelle est que l'Église offre à ceux qui sont sans péché grave (ou se sont amendés) et observent ses rites, et à eux seulement, quelque chose de plus qu'un geste ou une consommation : l'entrée dans un espace sacré, distinct du "monde" qui est une véritable anticipation du Royaume des cieux dès ici-bas.

    Qu'il faille dès lors, pour pénétrer dans cet espace, porter la "robe nuptiale" est admissible. Mais ce n'est pas ainsi que le voit l'immense majorité des communiants d'aujourd'hui, y compris ceux qui ne sont pas divorcés. Bien qu'informulée, leur théorie, qui a aussi des antécédents dans la doctrine de l'Église, serait plutôt que tous les hommes étant également pécheurs, le geste de pardon que représente le don du pain et du vin consacrés est également offert à tous. On ne voit pas dans ce cas, pourquoi certains seraient exclus de la table sainte.

    Mais quel synode tranchera cette question ou du moins rendra la position de l'Église actuelle parfaitement explicite ?

    La baisse de la pratique hebdomadaire

    Autre question, non moins essentielle : la désaffection actuelle pour la pratique hebdomadaire, notamment chez les plus jeunes (allant parfois de pair avec un renforcement de la pratique quotidienne chez une minorité, qui peut aussi passer, au vu d'une certaine tradition, pour une banalisation). Une désaffection qui n'est pas sans lien avec la crise de la famille et en tous les cas du sacrement du mariage : si le sacré se retire de la vie tout court, il est tout aussi difficile à admettre, même dans une réalité aussi essentielle que l'union de l'homme et de la femme.

    Cette désaffection est-elle liée ou non au changement de rituel ? Qui le dira ? Les traditionnalistes affirment que oui, sans que le niveau d'assiduité aux cérémonies qui ont leur faveur le confirme absolument.

    Il nous semble en tous cas que, face à tant de questions encore ouvertes, sinon sur le plan dogmatique du moins sur le plan "pastoral", le synode serait bien imprudent de s'avancer trop sur la seule question des divorcés remariés prise isolément. Il nous semble urgent en revanche de clarifier ou à tout le moins d'expliciter en préalable la question de l'eucharistie, qui, chacun en convient, demeure le rite central de l'Église catholique.

     R. H.

    ____________________________

    [1] Il serait intéressant par exemple de savoir quelle connaissance ont la majorité des Pères du Synode de travaux comme ceux de Christopher Lasch ou d'Emmanuel Todd.

    Ref. Synode : la question de l’eucharistie est centrale

    JPSC

     

  • Synode sur la Famille : une révolution se prépare-t-elle dans l'Eglise ?

    IMPRIMER

    Des exposés documentés et de riches échanges ont eu lieu entre les Pères du Synode, alors que le document de travail intermédiaire publié par la salle de presse du Saint-Siège, ce 13 octobre, reste très controversé chez les évêques. Monseigneur Tony Anatrella répond aux questions de l’agence de presse  Zenit pour analyser leur travail. Extraits cette longue  interview :

     (…)

    Le document intermédiaire diffusé lundi révèle une très grande ouverture, mais sans références scripturaires ou patristiques…

    Mgr T. A. - Le document préliminaire faisant la synthèse des travaux de la première semaine va être soumis aux discussions en carrefours linguistiques. Pour l’instant, il a été fortement critiqué lors de sa présentation en Assemblée générale et il ne fait pas l’unanimité des Pères. Il n’est pas assez fondé sur l’Ecriture et apparaît comme un discours sociologisant. Trop de confusions et de complaisances ne rendent pas compte de l’Enseignement de l’Église et de la pensée des Pères synodaux. Il a été demandé de revoir le texte dans sa structure et en ce qui concerne l’admission des divorcés remariés aux sacrements et l’homosexualité. Il a été jugé trop simpliste de laisser entendre que les unions de fait seraient un chemin possible de vie de couple (une façon d’accepter l’adultère ont dit certains Pères) et d’affirmer que « les personnes homosexuelles ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne ». Le texte fait l’impasse ici sur une forme de sexualité que l’Église ne peut pas reconnaître et encore moins la présence d’enfants dans ce type de situation. Autrement dit, il ne faut pas confondre la personne homosexuelle et l’homosexualité qui ne représente aucune valeur sociale et encore moins une richesse pour l’Eglise. Il en va de même avec le concubinage même si c’est insuffisant de dire que pour certains il finit par un mariage. Il est indispensable de mentionner en premier le sens du mariage chrétien et de la famille tel qu’il a été souligné par les témoignages des laïcs présents au Synode.

    Est-il vrai que des cardinaux s’opposent au Pape ?

     

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