Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Doctrine Sociale - Page 42

  • Le regard d'un économiste flamand sur le message chrétien

    IMPRIMER

    Un économiste flamand souligne le « sens du message chrétien » : Geert Noels interviewé par Boudewijn Van Peteghem dans « Tertio » (source : zenit.org)

    “Le message chrétien a beaucoup de sens (…). Je n’exclus pas de revenir un jour à l’Eglise”, confie l’économiste flamand Geert Noels interviewé par Boudewijn Van Peteghem dans « Tertio », hebdomadaire flamand chrétien qui traite de thèmes politiques, sociaux, économiques, culturels, éthiques et religieux (Cf.Tertio n. 622 du 11 janvier 2012, http://www.tertio.be/sitepages/index.php?page=archief&id=2401). Pour l’économiste, il s’agit de bien autre chose que d’histoires d’argent. Pour sortir de la crise, il prône le retour à la « solidarité », en famille, entre amis.

    Mieke Derde, doctorante en théologie biblique à l'université de Leuven (Louvain) et professeur de physique-chimie, retient l'essentiel de cet entretien, pour les lecteurs de Zenit.

    Lire la suite

  • Le progressisme culturel

    IMPRIMER

    Selon Louis-Marie Lamotte,  sur le blog « contre-débat » le progressisme chrétien, le vrai, si l’on peut dire, celui de l’après-guerre et non ses actuels succédanés n’a tout d’abord pas songé à remettre en cause les vérités de foi :

     « (…) Ce que les progressistes remettaient en cause, c’était la doctrine sociale de l’Eglise, qu’ils regardaient comme un obstacle entre les chrétiens et la classe ouvrière : en sorte qu’ils préconisaient, avec plus ou moins de netteté, son abandon. (…)

     « La comparaison a ses limites et porte bien sûr une part d’anachronisme, mais il semble que les catholiques de France soient aujourd’hui en proie à la tentation de ce qu’on peut appeler un progressisme culturel, dont une partie de l’épiscopat, il faut bien le dire, a malheureusement tracé la feuille de route (…)

     « Qu’est-ce que le progressisme culturel ? De même que le progressisme de l’après-guerre voyait dans le communisme une force qui devait inéluctablement s’imposer, le progressisme culturel d’aujourd’hui voit dans les usages et dans la production du « monde de la culture » en place un fait qu’on aurait bien tort de négliger et plus encore de combattre, hélas séparé du Christ et de l’Eglise.

     « Et de même que le progressisme de l’après-guerre, à cette fin, liquidait la doctrine sociale de l’Eglise, ce mur supposé entre les chrétiens et la classe ouvrière, le progressisme culturel liquidera ce qui constitue à ses yeux le principal obstacle entre l’Eglise et le « monde de la culture », savoir : la culture chrétienne, cette culture qu’ont engendrée des siècles de foi marquant les sociétés de son empreinte temporelle.

     « Il me semble qu’on retrouve assez nettement ces thèmes dans le discours d’un évêque français que je ne nommerai pas (…) Ainsi, nous dit ce prélat, (...) la « sanctuarisation » des images, des idées ou des mots de la foi chrétienne contribue à les affubler d'un copyright qui les met sous une protection telle qu'ils deviennent impropres à garder leur capacité à être entendus dans leur élan de vie. Si l'on préserve la foi du choc des cultures, on la tue. (…), la foi n’est plus possible qu’inscrite dans le « foisonnement de la vie et des expressions culturelles ». Après la fameuse pastorale de l’enfouissement de l’Eglise dans le monde, le progressisme culturel entend donc enfouir la foi dans la culture dominante, ce qui signifie très logiquement liquider la culture chrétienne.(…)

     « Rome, quant à elle, n’était pas dupe. Le 19 janvier 2012, la secrétairerie d’Etat du Vatican, en réponse à une question du R.P. Cavalcoli O.P., appelait les chrétiens à une « ferme réaction » au spectacle de Romeo Castellucci, que tel archevêque français nous donnait pour une catéchèse sur la kénose. Et surtout, le Pape Benoît XVI, lors de son voyage à Malte, répondait par avance à la tentation du progressisme culturel :« Dans le contexte de la société européenne, les valeurs évangéliques encore une fois deviennent une contre-culture, tout comme elles l’étaient au temps de saint Paul » Bien loin de la tentation du progressisme culturel, le Souverain Pontife plaidait donc pour une culture chrétienne de dissidence et de résistance. Il reste à souhaiter qu’il soit largement entendu…. Voir ici : Le progressisme culturel

  • L'économie a besoin d'éthique pour fonctionner en vue de l'homme

    IMPRIMER

    C'était le 18 août dernier. Dans l'avion qui l'emmenait vers Madrid pour y retrouver les jeunes présents aux JMJ, le pape répondait ainsi aux questions des journalistes :

    «La crise économique actuelle confirme ce qui était déjà apparu lors de la précédente grande crise économique à savoir que la dimension éthique n'est pas une chose extérieure aux problèmes économiques mais une dimension intérieure et fondamentale.

    L'économie ne fonctionne pas seulement selon une autorégulation mercantile mais elle a besoin d'une raison éthique de façon à fonctionner en vue de l'homme. Il apparait donc de nouveau, comme Jean-Paul II l'avait écrit dans une encyclique sociale, que l'homme doit être le centre de l'économie et que l'économie ne peut se mesurer par les profits maximum mais pour le bien de tous et pour la responsabilité de l'autre. L'économie fonctionne bien si elle fonctionne de façon humaine et pour la responsabilité des autres. Mais cette responsabilité a aussi plusieurs dimensions. Responsabilité non seulement vis-à-vis de soi même mais aussi envers les autres nations, pour le monde.

    L'Europe est responsable pour l'entière humanité et il faut toujours penser les problèmes économiques avec cette clé de la responsabilité pour les autres, pour les parties du monde qui souffrent, pour ceux qui ont faim et ceux qui n'ont pas de futur.

    Troisième dimension, il faut penser l'économie en termes de responsabilité pour le futur. Nous savons que nous devons protéger notre planète et protéger le fonctionnement du service du travail économique pour tous. Nous devons aussi penser pour demain mais aussi pour aujourd'hui : si les jeunes d'aujourd'hui ne trouvent pas de prospectives dans leur vie, notre 'aujourd'hui' est dans l'erreur, il est mauvais. La doctrine sociale de l'Église ouvre la capacité de renoncer au maximum du profit et voir les choses dans la dimension humaniste et religieuse. C'est-à-dire : être l'un pour l'autre. On peut ainsi ouvrir des routes où les gens, dans les différentes parties du monde ne travaillent pas seulement pour eux mais aussi pour les autres.

    Ceci est possible. C'est un grand défi. Il faut une éducation le travail pour cela, c'est fondamental pour notre futur.»

    source : religioblog

  • Crise financière : l'irresponsabilité de notre système collectif

    IMPRIMER

    Liberté politique propose une analyse de Pierre de Lauzun, directeur général-délégué de la Fédération bancaire française; il se demande si notre système collectif n’organise pas sa propre irresponsabilité :

    "Devant l’ampleur des crises que nous subissons, parler d’irresponsabilité va quasiment de soi. Mais elle va au-delà de ce qu’on dit habituellement.   

    Les marchés et les acteurs

    La première crise, celle de 2007, portait sur des crédits bancaires, empaquetés comme valeurs mobilières. La crise en a révélé les failles : des prêts trop souvent octroyés n’importe comment par n’importe qui, des instruments illisibles ou trop compliqués,  des notations peu fiables, un filtre insuffisant des professionnels qui mesuraient mal leurs risques. Des erreurs professionnelles graves, personnelles et collectives, qui sont en même temps des erreurs morales. On a péché, moralement, contre des exigences élémentaires de juste prix et de conseil. Encore faut-il rappeler le lien étroit entre compétence technique et moralité. Qui ne comprend pas la technique considérée a du mal à discerner ce qui est bien ou mal. Et qui ne respecte pas des règles morales ne peut être un bon professionnel sur la durée." ...

    Lire la suite : libertepolitique.com

  • Le cardinal Turkson favorable à une taxe sur les transactions financières

    IMPRIMER

    Source : http://www.cidse.org/PressMedia/

    À la veille du Sommet européen, le Cardinal Turkson demande l’instauration d’une Taxe sur les transactions financières (TTF), pour le bien commun :

    (Soesterberg / Bruxelles, le 26 janvier 2012) À quelques jours d’un Sommet européen extraordinaire sur la crise de la zone euro (30 janvier 2012), Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical pour la justice et la paix, s’est dit favorable à l’adoption d’une taxe sur les transactions financières et à un secteur financier créateur de richesses pour l’ensemble de la société. Le Cardinal Turkson a tenu ces propos lors du Comité Directeur annuel de la CIDSE, une alliance d’agences de développement catholiques qui défend depuis longtemps l’idée d’une TTF.

    Le Cardinal Turkson a déclaré : « Une mesure de taxation des transactions financières permettrait de ramener l’économie et la finance à leur véritable raison, y compris sociale. Cette mesure devrait se traduire par des taux équitables, modulés suivant la complexité des opérations, s’agissant surtout des opérations sur le marché dit « secondaire ».

    Lire la suite

  • L'Homme nouveau : sommaire du numéro 1510 du 28 janvier 2012

    IMPRIMER

    Evénement

    Économie

    Le rôle de la monnaie

    La crise économique qui secoue le monde est intimement liée à la dégradation de la politique monétaire. Analyse.

    Dossier

    Débat

    Les cathos doivent-ils descendre dans la rue ?

    L'abbé Guillaume de Tanoüarn et l'abbé Pierre-Hervé Grosjean débattent sur le rôle des catholiques face au sacrilège.

    Actualités

    Au prochain consistoire, le Pape créera 22 cardinaux.

    Les chrétiens agissent : Il n'y a pas de sphère économique neutre.

    Pour Ovidiu Hurduzeu, l'économie profane a profané le monde. Un regard différent sur la crise.

    Diplomatie vaticane

    Benoît XVI face aux nations

    Pour la huitième fois de son pontificat et selon la tradition, le Pape Benoît XVI s'est adressé au Corps diplomatique.

    Culture

    Carte blanche : Jean de Viguerie évoque Jeanne d'Arc.

    Léon Tolstoï : une vie bouleversée par l'Évangile.

    Figure spirituelle

    Saint Albert Hurtado, apôtre du Christ au Chili.

    Magistère

    Les évêques appelés à suivre l'étoile qu'est le Christ.

    commander ce numéro

  • Le crépuscule du forum de Davos ?

    IMPRIMER

    "Il n’est facile pour personne de renoncer à ses convictions, même lorsque les faits les démentent. Personne n’accepte davantage d’apostasier un dogme qui lui garantit un statut confortable. Une interview récente de Klaus Schwab pourrait bien annoncer le crépuscule du Forum de Davos, tel qu’il le manage depuis quarante ans."

    A lire ici

    Voir également : radiovaticana.org

  • Mario Monti : la foi ne peut être réduite à une niche intime personnelle

    IMPRIMER

     Le nouveau président du gouvernement italien Mario Monti s’est rendu en  visite officielle chez Benoît XVI samedi 14 janvier. Répondant, le 18 janvier, aux questions de Radio Vatican et de   L’Osservatore Romano  , le président Monti s’est livré à une analyse précise des relations possibles entre Église et État, ainsi qu’à une évaluation éthique de la crise. Ses propos vont au-delà d’une simple évaluation de la situation italienne 

     « La relation entre les États et l’Église peut être considérée comme un pont, une ouverture qui abat les murs des égoïsmes nationaux, en affirmant le sens d’une appartenance qui signifie respect, responsabilité et solidarité », a-t-il tout d’abord déclaré (…) La crise est pour lui « de plus en plus une crise sociale ». Chacun doit s’interroger, selon Mario Monti, sur la manière de « mettre un terme au temps de la pauvreté, caractérisé par les exclusions, la perte d’espérance, la dénatalité, la désagrégation de la communauté, de la famille, des réalités associatives, tout en s’interrogeant sérieusement sur ce qu’est la véritable richesse » (…)

    À la question « Que signifie être crédible ? », Mario Monti répond : « Avant tout prendre en compte le bien commun face aux intérêts particuliers ». « Le sens de l’État, poursuit-il, se mesure à la volonté et au souci de cohérence de chacun pour traduire la conscience démocratique en règle de vie, exigeante pour soi-même et solidaire de tous » (…)

     S’appuyant sur l’expression utilisée par Benoît XVI peu après son élection (« Ne pas fuir, par peur, devant les loups »), le président du Conseil italien pense que « dans la tempête, nous devons cultiver, avec sagesse et patience, l’espérance ». Face à la crise, « les citoyens et les institutions ne doivent pas s’enfuir comme devant les loups, mais rester solidement unis ».

    Évoquant le rôle possible de la foi dans l’action publique, il confie : « La foi ne peut être réduite à une niche intime et personnelle. Au contraire, tout en respectant la nécessaire autonomie du politique, la foi ne peut pas être, comme le dit Joseph Ratzinger, “un simple corollaire théorique à une certaine vision du monde” ».

    Pour ce qui concerne la formation, l’intégration, la responsabilité civile et morale, la contribution de l’Église est, aux yeux de Mario Monti, « vraiment précieuse ». Il voit enfin dans « les mains du pape, des mains fortes, qui soutiennent les poids portés par beaucoup ».

     L’article complet dans « La Croix », sous la signature de Frédéric Mounier : Selon Mario Monti, « la foi ne peut être réduite à une niche intime et personnelle  Pourrait-on imaginer un tel propos dans la bouche d’un ministre du gouvernement belge ?

  • Les agences de notation devraient faire preuve de plus de responsabilité

    IMPRIMER

    Sur le blog "Etats d'âme" de François Vercelletto, nous lisons l'information suivante :

    Le banquier du Vatican, Ettore Gotti Tedeschi, a jugé sur Radio Vatican que les agences de notation devraient être "davantage conscientes de la gravité et des conséquences" de leurs évaluations.

    Interrogé sur la récente dégradation de la note de neuf pays européens, dont la France et l'Italie, par Standard and Poor's, le président de l'Institut des œuvres de religion (IOR) a aussi invité l'Europe et les États-Unis à trouver "ensemble" une issue et "un système de relance de l'économie pour retrouver la compétitivité".

    Dans cette interview à Radio Vatican, M. Gotti Tedeschi revient sur les fondements de la crise économique et financière mondiale: "Nous avons coupé le monde en deux. Nous avons créé un monde de consommateurs en Occident et de producteurs non encore consommateurs en Orient", a-t-il tranché.

    Lire la suite

  • Journée Mondiale des Migrants et des Réfugiés : le pape invite à une nouvelle évangélisation

    IMPRIMER

    MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI
    POUR LA JOURNÉE MONDIALE
    DES MIGRANTS ET DES RÉFUGIÉS (2012)

     

    "Migrations et nouvelle évangélisation"

     

    Chers frères et sœurs !

     

    Annoncer Jésus Christ unique Sauveur du monde «constitue la mission essentielle de l’Eglise, tâche et mission que les mutations vastes et profondes de la société actuelle ne rendent que plus urgentes » (Exhort. apost. Evangelii nuntiandi, n.14). Aujourd’hui, nous ressentons même l’urgence de promouvoir, avec une force nouvelle et des modalités renouvelées, l’œuvre d’évangélisation dans un monde où l’élimination des frontières et les nouveaux processus de mondialisation rendent les personnes et les peuples encore plus proches, soit grâce au développement des moyens de communication, soit grâce à la fréquence et à la facilité avec lesquelles les déplacements de personnes et de groupes sont rendus possibles. Dans cette nouvelle situation, nous devons réveiller en chacun de nous l’enthousiasme et le courage qui poussèrent les premières communautés chrétiennes à être des annonciatrices intrépides de la nouveauté évangélique, en faisant retentir dans notre cœur les paroles de saint Paul: «Annoncer l’Evangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile !» (1 Co 9, 16).

     

    Lire la suite

  • Les évêques européens prônent un espace de générosité

    IMPRIMER

    Anne Kurian, sur Zenit.org, rend compte de la présentation du document intitulé "Une communauté européenne de solidarité et responsabilité" :

    Pour un marché libre, enraciné dans une tradition humaniste

    ROME, vendredi 13 janvier 2012 (ZENIT.org) – « Une société a besoin d’un espace de générosité », affirment les évêques de la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (Comece). Pour cela, ils invitent à reconsidérer l’évolution de l’Europe sur son économie sociale de marché, en retrouvant sa tradition humaniste et en respectant le principe de subsidiarité.

    Le cardinal Reihnard Marx, archevêque de Munich et Freising, vice-président de la Comece, a présenté hier, jeudi 12 janvier, à Bruxelles le document “Une communauté européenne de solidarité et responsabilité”.

    Nécessité d’un espace de générosité

    Dans ce document, les évêques affirment qu’« une société ne peut pas fonctionner seulement avec le droit de faire du profit, mais a besoin d’un espace de générosité ».

    Lire la suite

  • Pas de justice si le critère dominant est le profit

    IMPRIMER

    Notre amie B.T. nous propose cet article dont elle a fait la traduction :

    « Pas de justice si le critère dominant est le profit ! » par Alessandro Speciale – Vatican Insider.

    Le Pape Benoît XVI, aphone et enrhumé, a reçu ce matin à la salle Clémentine les dirigeants et le personnel de l’inspection de sûreté publique vaticane.

    La rencontre avec les forces de la police vaticane qui garantissent l’ordre et la sécurité des pèlerins et des touristes qui chaque année visitent la place Saint Pierre, est un rendez-vous classique pour le Pape au début de l’an nouveau.

    Le Pape a remercié chaleureusement ceux qui rendent possible le bon déroulement de l’affluence à l’endroit qui est le centre de l’Eglise Catholique, conscient que ce fait ne constitue pas « un problème pour la ville de Rome et l’Italie, mais plutôt une richesse et un motif d’orgueil ».

    Lire la suite