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  • Décapitation de Samuel Paty : sommes-nous tous "prof" ?

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    Avec #jesuisprof, la France se mobilise pour les enseignants

    L'acte barbare commis par un jeune Tchétchène sur la personne d'un enseignant de Conflans-Sainte-Honorine doit être condamné sans aucune restriction. Nous sommes bien évidemment horrifiés devant cette décapitation, acte relevant d'un fanatisme aveugle mais procédant d'une certaine logique propre à l'islam (voir la loi sur le blasphème au Pakistan).

    Mais cela doit-il nous rendre solidaires des agissements d'un enseignant qui, pour inculquer le respect de la liberté d'expression à ses (très) jeunes élèves, leur montrait les caricatures provocantes et abjectes de Charlie Hebdo ? Procéder à de telles exhibitions dans le cadre d'un cours d'éducation civique nous semble inapproprié, surtout lorsqu'on sait que l'on offense ainsi le sentiment religieux de jeunes appartenant à la communauté musulmane bien présente dans cette école. Sans compter que l'enseignant doit plutôt apprendre à ses élèves à prendre leurs distances à l'égard de phénomènes passionnels ou émotionnels tels que celui activé par le procès de Charlie Hebdo et par les provocations qui l'accompagnent. Ces provocations (nouvelle publication des caricatures), ont d'ailleurs déjà failli conduire à de nouveaux drames.

    Il faut dénoncer le radicalisme et le fanatisme des islamistes qui n'hésitent pas à recourir à des crimes odieux que l'on ne peut légitimer en aucune manière mais cela justifie-t-il que l'on se solidarise avec des pratiques pédagogiques discutables ? Se mobiliser autour de la figure de Samuel Paty pour en faire le symbole de la liberté d'expression et de la mission des enseignants est abusif et constitue une exploitation discutable de l'indignation provoquée par un acte barbare.

    Nous n'étions pas Charlie, nous ne serons pas davantage "prof".

  • Le Club des Hommes en Noir analyse Tutti Fratelli

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    Le Club des Hommes en Noir attaque sa troisième saison. Cette émission fondée en 2012, sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a un concept simple : l'actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc, sans langue de buis ! Vous pouviez les entendre, grâce au studio vidéo de L'Homme Nouveau vous pouvez maintenant les voir ! Les nouveaux épisodes sont disponibles chaque vendredi.

    Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé de l'abbé Celier, des pères Thomas sj et Viot, de Jean-Pierre Maugendre et animé par Philippe Maxence aborde la dernière encyclique du pape François : Tutti fratelli.

    JPSC

  • Une nouvelle pièce frappée par la Monnaie du Vatican à l'effigie de la Terre Mère

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    LE VATICAN FRAPPE UNE PIÈCE À L'IMAGE DE LA TERRE MÈRE ET DES MIGRANTS

    La Monnaie du Vatican a émis le 13 octobre une pièce de dix euros en argent représentant la "Terre mère". L'image a été conçue par Luigi Oldani pour la Journée mondiale de la Terre.

    Une deuxième pièce d'argent d'une valeur de cinq euros est dédiée à la Journée mondiale de l'immigration et montre Saint Pierre accueillant des migrants.

    Avis aux amateurs
    ... (source)

    NUOVE FIRME per gli argenti vaticani su MIGRANTI e MADRE TERRA

  • Le déclin du christianisme aux Etats-Unis devrait peser sur les élections présidentielles

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur Diakonos.be :

    Aux États-Unis, les chrétiens diminuent et les sans religion augmentent. Mais Trump garde ses fidèles partisans

    À la veille des élections présidentielles du 3 novembre prochain, l’Amérique, fébrile, s’interroge sur la mesure dans laquelle l’appartenance religieuse influera sur les élections.

    C’est la question à laquelle a répondu le Pew Research Center on Religion and Public Life de Washington dans une grande enquête publiée le 17 octobre qui va bien au-delà du scrutin puisqu’elle dresse un véritable panorama du paysage religieux américain.

    Cette enquête fournit deux résultats importants qui sont liés entre eux.  D’une part le net déclin des chrétiens et de l’autre la forte augmentation des « None », c’est-à-dire de ceux qui se déclarent athées, agnostiques ou à tout le moins sans une quelconque appartenance religieuse.

    > In U.S., Decline of Christianity Continues at Rapid Pace. An Update on America’s Changing Religious Landscape

    L’enquête confirme le déclin de ce qui, à la fin du vingtième siècle encore, distinguait les États-Unis des autres nations occidentales désertifiées par la sécularisation : la persistance chez eux d’un abondant « marché » religieux chrétien.

    Aujourd’hui, cette exception américaine s’est largement estompée.

    Au cours des douze dernières années, aux États-Unis, les chrétiens sont tombés de 75% à 65% de la population adulte, et les catholiques sont descendus de 24% à 20% alors que les « None » sont passés de 16% à 26%, soit trente millions de plus en chiffres absolus.

    La chute des chrétiens et la montée en puissance des « None » est particulièrement importante parmi les universitaires, les habitants du Nord-Est les électeurs du parti démocrate et surtout chez les « millenial », c’est-à-dire ceux qui sont nés entre 1981 et 1996 et qui ont aujourd’hui entre 25 et 40 ans.  Chez ces derniers, désormais, les chrétiens et les « None » font jeu égal et se disputent chacun 40% du total.

    La fréquentation des églises a également baissé.  Alors qu’il y a dix ans, 54% des américains allaient à l’église au moins une fois par mois et que 45% n’y allaient que quelques jours par an ou jamais, aujourd’hui le rapport s’est complètement inversé : les premiers ont chuté à 45% tandis que les seconds s’élèvent à 54%.  Ceux qui ne mettent jamais les pieds dans une église sont aujourd’hui 27%, soit plus d’un quart des Américains.

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  • "L'Europe n'est plus le centre de l'Eglise universelle"

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    Lu sur KirchenZeitung (diocèse de Linz) (13 octobre) :

    "L'Europe n'est plus le centre de l'Eglise universelle"

    Le cardinal Kurt Koch a été évêque de Bâle et est aujourd'hui président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens à Rome.

    À l'occasion de sa visite à Pro Oriente Linz, le cardinal Kurt Koch, "ministre œcuménique" du pape, explique pourquoi Rome refuse actuellement les invitations à l'Eucharistie et à la Cène, quelle est la position de l'Europe dans l'église mondiale et comment il perçoit la question des femmes dans l'église.

    Heinz Niederleitner, Josef Wallner

    Cardinal, vous étiez en Haute-Autriche, pour ainsi dire, avec la base de l'Eglise. Que peut-on faire au niveau de la base pour l'œcuménisme ?

    Cardinal Kurt Koch : Tout d'abord, nous pouvons et devons cultiver les contacts et apprendre à mieux nous connaître et avoir la foi. Comme on le sait, quatre yeux en voient plus que deux, et nous pouvons donc nous enrichir mutuellement, y compris en ce qui concerne la compréhension de la foi. Deuxièmement, le Concile Vatican II appelle la prière pour l'unité des chrétiens l'âme de tout le mouvement œcuménique. Selon le 17ème chapitre de l'Evangile de Jean, Jésus prie pour l'unité de ses disciples. Que pouvons-nous faire de mieux aujourd'hui ?

    Les gens sur le terrain veulent en faire plus. Ce n'est pas un secret que non seulement nous nous invitons les uns les autres à l'Eucharistie et à la Cène, mais que nous les pratiquons. Est-ce prématuré ?

    Cardinal Koch : Le but de l'œcuménisme est l'unité aussi dans l'Eucharistie. Mais pour que cela devienne possible, nous devons nous engager dans un échange plus approfondi sur ce que nous célébrons réellement. Car dans la compréhension de la Divine Liturgie orthodoxe, de la Communion luthérienne et de notre célébration eucharistique catholique, il existe des différences de nature théologique qui doivent être éclaircies. La communion eucharistique présuppose la communion dans la foi et sa confession.

    Le groupe de travail œcuménique en Allemagne a voté en faveur d'une invitation mutuelle à l'Eucharistie et à la Cène. Le président de la Conférence des évêques, Georg Bätzing, a voulu mettre en œuvre cette idée lors du Congrès de l'Église œcuménique de 2021. Le "Non" de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a maintenant eu lieu, ne le désavoue-t-il pas ?

    Cardinal Koch : Ici, ce n'est pas pour ou contre des personnes, mais pour la cause. La Congrégation pour la doctrine de la foi juge la situation œcuménique actuelle différemment du vote susmentionné, que le président de la conférence des évêques allemands a fait sien.

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  • Le 19 octobre 1984, Jerzy Popieluszko était assassiné

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    La Pologne célèbre la mémoire du père Popieluszko - Vatican News

    Jerzy Popiełuszko, prêtre catholique polonais, né le 14 septembre 1947 a été assassiné à l'âge de 37 ans le 19 octobre 1984. Aumônier de Solidarnosc. Il a été béatifié le 6 juin 2010 à Varsovie

    Né à Okopy, petit village du nord-est de la Pologne dans une famille modeste de paysans, il est enfant de choeur dans son village. Élève médiocre dans le lycée de Suchowola, c'est à la période du baccalauréat qu'il envisage la prêtrise. Il entre à 18 ans au séminaire à Varsovie. Ses études furent interrompues par deux ans de service militaire, où il fut placé dans une unité spéciale pour les séminaristes à Bartoszyce petite ville du Nord-Est de la Pologne. Durant son service, on exerça au moins une fois des pressions pour qu'il abjure sa foi chrétienne. Il fut jeté au cachot pendant un mois. Il fut malade après la fin de son service militaire et le resta jusqu'à la fin de sa vie. Il est ordonné prêtre en 1972, à Varsovie par le cardinal Wyszynski. En plus de sa paroisse, il s'occupait des jeunes et du personnel de la santé.

    Dans ses sermons, le père Popieluszko condamnait régulièrement la pratique de l'avortement.

    En octobre 1978, Karol Wojtyła, archevêque de Cracovie (ville proche de la frontière tchécoslovaque), est élu pape et prend le nom de Jean-Paul II. Âgé de seulement 58 ans, c'est un homme télégénique, énergique et sportif. Dès l'année suivante, son premier voyage est consacré à son pays natal où il fait entendre ces mots : « N'ayez pas peur ».

    En 1979, le Père Popieluszko s'évanouit alors qu'il célébrait la messe. Il fut de 1979 à 1980 aumônier de l'église universitaire Sainte Anne.

    En 1980, les employés des chantiers navals de Gdańsk, importante ville portuaire sur la Baltique, sont en grève sous la conduite de Lech Wałęsa. Les ouvriers demandèrent à l'archevêque de Varsovie un prêtre pour célébrer la messe pour eux; et c'est le P. Popiełuszko qui est choisi. Le syndicat Solidarnosc est fondé dans l'illégalité. Ami de Lech Wałęsa, le prêtre défend les partisans du syndicat. Le père Popiełuszko est alors inspiré de la spiritualité du bienheureux Maximilien Kolbe.

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  • Vives inquiétudes sur le sort des chrétiens au Nigéria

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    Alors que Boko Haram continue de s’en prendre aux populations du nord et du centre du Nigeria, les agriculteurs chrétiens de ces régions sont également victimes d’attaques menées par les éleveurs nomades majoritairement musulmans.

    19/10/2020

    S’agit-il d’affrontements entre bergers nomades d’origine peule, donc musulmans, et paysans sédentarisés d’origine chrétienne ? Ou s’agit-il de terrorisme islamiste organisé visant à éradiquer les chrétiens du nord et du centre du Nigeria ? Cette question nourrit les polémiques entre spécialistes de l’Afrique de l’Ouest.

    → EXPLICATION. Au Nigeria, les attaques contre les villages visent-elles spécifiquement les chrétiens ?

    Au point que l’organisation internationale PSJ (pour Peace Building and Social Justice) a organisé, le 1er octobre, un séminaire en ligne avec quatre personnalités bien informées de la situation dans ce pays le plus peuplé d’Afrique, en proie depuis plusieurs années à d’incessantes violences meurtrières.

    Plus de 1 000 morts depuis janvier

    Selon un rapport d’Amnesty International du 23 août, 1 126 personnes ont été tuées entre le 1er janvier et le 30 juin dans les États du nord (Kano, Katsina, Sokoto, Zamfara…) et du centre (Kaduna, Niger, Plateau, Taraba…).

    Déjà nombreuses depuis 2010 – année de l’apparition de Boko Haram dans l’État de Borno –, ces violences augmentent depuis cinq ans, du fait de la militarisation des Haoussas-Fulanis, les éleveurs nomades du nord du Nigeria qui se déplacent traditionnellement pendant la saison sèche (d’octobre à mars) du nord vers le sud.

    Des bergers armés de kalachnikovs

    « Auparavant, cela ne posait guère de problèmes aux fermiers, rappelle le géographe nigérian Emmanuel Igah, enseignant à l’Institut de préparation à l’administration générale (Ipag) et à l’Institut supérieur de management (ISM). Quand les bergers arrivaient, ils leur indiquaient un coin pour installer leur camp et faire brouter leurs vaches. » Désormais organisés et armés de kalachnikovs, les Fulanis cherchent à prendre possession des terres agricoles de la Middle Belt (centre) où le christianisme est bien implanté.

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  • RDC : Cardinal Ambongo : « un sentiment de joie et d’un peu de crainte pour ma nomination au Conseil des cardinaux »

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    Ambongo-Maluku.jpgL’archevêque métropolitain de Kinshasa, en République démocratique du Congo, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, nommé tout récemment par le Pape François au Conseil des Cardinaux, réagit à sa nomination au sein de ce Conseil dans une interview donnée au Père Jésuite Jean-Pierre Bodjoko pour « Vatican News ».

    Le Cardinal Ambongo en a profité pour donner aussi son opinion sur la nouvelle encyclique du Pape « Fratelli tutti » et s’exprimer sur les questions abordées lors des dernières réunions de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), sans oublier la problématique des enseignants dans les écoles conventionnées catholiques en RDC. Extrait :

    « Question : « Dernièrement, vous avez été « incompris », si je peux utiliser ce terme, à la suite de votre rappel que les enseignants des écoles conventionnées catholiques, surtout au niveau primaire, doivent être catholiques. Pourtant, cela fait partie de la convention signée entre l’Eglise et l’Etat en RDC ?

    Réponse :

    Toutes ces réactions dérivent clairement du fait de comment on arrive à tout mélanger au Congo. Ça donne l’impression que nous sommes tombés dans une sorte de médiocrité, où on veut tout ramener au plus petit commun dénominateur. Le point de départ de notre prise de position est une convention avec l’Etat depuis 1977, à travers ce que l’on appelle les écoles conventionnées catholiques. Toutes les écoles de l’Etat au Congo sont publiques. Mais, il y en a qui sont conventionnées catholiques, protestantes, kimbanguistes, etc. Il y a aussi des écoles qui sont gérées directement par l’Etat. Nous devons apprendre à prendre au sérieux les parents des élèves. Quand un parent décide d’envoyer son enfant dans une école conventionnée catholique, c’est parce que ce parent a réfléchi, a évalué et est arrivé à la conclusion selon laquelle il veut que son enfant soit éduqué selon les valeurs de telle ou telle convention. S’il envoie son enfant chez nous les catholiques, c’est parce qu’il veut que son enfant soit éduqué conformément aux valeurs catholiques. L’enfant qui étudie dans nos écoles catholiques et qui est formé par un musulman, un protestant ou quelqu’un issu des églises de réveil, aura-t-il, au sortir de l’école, les valeurs catholiques auxquelles les parents ont cru et pour lesquelles ils ont envoyé leurs enfants chez nous ? Si nous nous comportons de cette manière, c’est que nous avons failli devant les parents qui ont cru aux valeurs catholiques. C’est pourquoi, nous avons levé l’option qu’à l’école primaire, où l’enseignant est aussi catéchète, que ce dernier soit aussi de confession catholique, parce qu’un enseignant de l’école primaire enseigne toutes les matières y compris la religion. Je ne sais pas qui accepterait que le cours de religion, dans l’église catholique, soit enseigné par un musulman, par exemple. C’est le bons sens. Et nous sommes vraiment déterminés sur cette question. Nous allons tenir à notre identité catholique. Mais, cela ne veut pas dire que nous ne voulons pas des autres. Nous sommes des catholiques et nous voulons être des catholiques. Que les protestants soient des protestants et que les musulmans soient des musulmans. Nous allons collaborer avec eux. Mais, chacun doit garder son identité. C’est la question de savoir ce que nous voulons. Ou nous sommes des catholiques, ou nous ne le sommes pas. Et, si nous sommes des catholiques, nous devons aussi éduquer conformément aux valeurs auxquelles les catholiques croient. C’est une question de responsabilité vis-à-vis des parents d’élèves. Il serait inacceptable et irresponsable de notre part qu’un parent envoie son enfant chez nous et que cet enfant parte de chez nous avec des valeurs qui ne sont pas catholiques .

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  • 1001 chrétiens dans la cité qui ont changé le monde

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    Du blog de la lettre d'information de Denis Sureau "Chrétiens dans la Cité" :

    Incroyables chrétiens

    Salvator, 412 p.

    1001 personnes qui ont changé le monde : c'est le sous-titre du livre de Dominique Boulc'h, qui en fait aurait pu être : 1001 chrétiens dans la cité qui ont changé le monde. Car c'est une vaste promenade au milieu des initiatives chrétiennes disséminées dans l'histoire et sur les cinq continents que nous propose ce journaliste. Toutes ne sont pas également convaincantes, et certains commentaires peuvent également exaspérer. Mais si l'on accepte les limites de l'exercice, il ne reste plus qu'à admirer les œuvres de nos frères dans la foi. Rien de ce qui est humain ne leur est étranger :  combat contre l'esclavage et pour la justice, lutte prophétique face aux totalitarismes nazi et communiste, médiations pour la paix, promotion d'une économie au service de l'homme et d'un commerce équitable, défense prophétique de la nature, service des populations les plus démunies, innovation éducative, créativité de l'Europe chrétienne,  développement des loisirs en tant que vecteurs du lien social, bénévolat infatigable... En ces temps où les chrétiens sont souvent vilipendés et font pâle figure, ces histoires vraies de chrétiens fiers de leur foi réveillent l'espoir.

    ... et de Clémence Houdaille sur le site du journal La Croix :

    Ces « Incroyables chrétiens » qui ont amélioré le monde, selon Dominique Boulc’h

    Dans un ouvrage encyclopédique, le journaliste indépendant fait l’inventaire de 1 001 personnalités qui, depuis plus de 2000 ans, ont « changé le monde », inspirées par leur foi chrétienne.

    Incroyables chrétiens, 1 001 personnes qui ont changé le monde

    de Dominique Boulc’h, Salvator, 410 p., 22 €

    « Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves », écrivait René Char. Les mots du poète sont cités par Patrick Poivre d’Arvor en préface de l’ouvrage de Dominique Boulc’h. Ce ne sont pas les traces de poètes que cherche le journaliste indépendant, dans son ouvrage encyclopédique recensant « 1 001 personnes qui ont changé le monde », mais celles de chrétiens, à travers le monde et l’histoire, qui ont d’une manière ou d’une autre laissé leur empreinte, et celle de leur foi. Car, ajoute le préfacier, « il en va des religieux comme des poètes. Pas de preuves à distribuer, et d’ailleurs ils en seraient bien embarrassés ! ». Mais, poursuit-il, « c’est par l’exemple que le chrétien peut se distinguer ».

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  • Retour sur la portée de la destitution du cardinal Becciu

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    D'Elisabeth Voinier sur Commonweal Magazine via Smart Reading Press :

    VATICAN : DE QUOI LA CHUTE DU CARDINAL BECCIU EST-ELLE LE SIGNE ?

    Les curialistes s’attendaient à des cris et des paroles enflammées à travers la porte du bureau du pape. L’audience fut brève, calme et sereine. Quand le cardinal sortit de chez le pape, il n’était plus cardinal : il s’était dépouillé de ses insignes et de son titre cardinalice. Le pape accepta sa démission. Cette scène eut lieu le 13 septembre 1927, entre le cardinal Billot et le pape Pie XI1. Ce fut la seule fois qu’un tel événement se produisit dans l’histoire moderne… Jusqu’au 24 septembre 2020, où le pape François lors d’un court entretien avec lui, priva Mgr Giovanni Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, de «tous les droits liés au cardinalat» en lui retirant sa confiance, ce que Le Monde désigna comme une «disgrâce aussi inattendue que spectaculaire».

    La date du 24 septembre 2020 n’est pas fortuite : une visite imminente d’inspecteurs de l’Observatoire du blanchiment d’argent du Conseil européen et la publication également imminente d’un rapport d’enquête sur les finances du Vatican par l’hebdomadaire italien L’Espresso l’ont déterminée. Mgr Becciu est soupçonné d’avoir accordé des faveurs financières à sa famille et à ses amis. Bien qu’il ne fasse pas encore l’objet d’une enquête officielle, le pape a nommé le 28 septembre un procureur spécial par pour enquêter sur l’affaire.

    Que signifie canoniquement cette démission ? Le cardinal américain Theodore McCarrick démissionna du collège des cardinaux le 28 juillet 2018 en raison des graves allégations d’abus sexuels portées contre lui ; le pape le suspendit de l’exercice de tout ministère public, lui ordonnant d’observer une vie de prière et de pénitence. Le cardinal écossais Keith O’Brien, qui, avant le conclave de 2013, reconnut avoir commis des fautes sexuelles en série, a vécu jusqu’à sa mort en 2018 dans des conditions similaires, mais il fut autorisé à conserver son titre de cardinal. Mgr Becciu n’a pas été suspendu de son ministère public, ni sanctionné par une vie de prière et de pénitence. À soixante-douze ans, c’est – selon les normes du Vatican – un homme encore jeune. Quel peut être l’avenir de celui qui fut l’une des figures les plus puissantes du Vatican en tant que substitut pour les Affaires générales de la Secrétairerie d’État du Saint-Siège et qui entretient de longue date des relations avec les dirigeants politiques italiens et les membres de l’establishment ?

    Le cardinal Becciu

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  • Martin Steffens, "grand témoin" sur Radio Notre-Dame

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    De Radio Notre-Dame :

    Le Grand Témoin 7h30

    14 octobre 2020 : Martin Steffens, professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour La Croix et La Vie. Auteur de « L’éternité reçue » (DDB)

    Martin Steffens livre

    Martin Steffens, professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour La Croix et La Vie. Auteur de « L’éternité reçue » (DDB)

     

  • L'irrésistible ascension de l'archevêque de Kinshasa

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    Lu sur aleteia.org :

    Le cardinal Abongo ou le bon samaritain

    17/10/20

    C’est un défenseur acharné de l’État de droit en République démocratique du Congo (RDC) que le pape François vient de faire entrer dans son Conseil des cardinaux chargés de l’aider à conduire la réforme de la Curie. En intégrant le “C7”, le 15 octobre 2020, le cardinal Abongo, archevêque de Kinshasa, devient, à 60 ans seulement, une figure importante dans le paysage du gouvernement de l’Église universelle.

    La nomination du cardinal Fridolin Ambongo, haut prélat congolais, au sein du Conseil des cardinaux, est un signe évident de la confiance du pape François pour un homme qui porte sans relâche la voix de son peuple meurtri par la misère. Elle tient aussi sans doute à la volonté de Rome de maintenir un certain équilibre au sein de ce cercle composé de cardinaux des quatre coins du monde. Seul représentant africain et seul francophone à y être présent, le cardinal Abongo occupe dans les faits une place laissée vacante par son prédécesseur à Kinshasa, le cardinal Monsengwo, depuis son départ à la retraite en 2018.

    L’ascension de ce membre profès de l’Ordre des frères mineurs capucins a connu un coup d’accélérateur ces trois dernières années. Nommé évêque en 2004 par Jean Paul II à l’âge de 44 ans, il s’est investi au milieu des années 2010 dans la commission « Justice et paix » de la Conférence épiscopale congolaise.

    Début 2018, il est appelé pour être évêque coadjuteur de Kinshasa dans le but d’épauler le cardinal Monsengwo, alors sur le départ, et se préparer à prendre sa suite. En novembre 2018, il est installé archevêque de la capitale. Le pape François l’élève un an plus tard à la dignité de cardinal lors du consistoire d’octobre 2019. Il confie alors sa « surprise » et considère la décision du pape comme un encouragement de l’Église à poursuivre sa mission de pasteur qui « donne la voix à un peuple sans voix ».

    « Le Congo est tombé dans les mains de brigands. »

    Car ce fils de saigneur d’arbre à caoutchouc a très tôt fait des questions de justice sa matrice. Dans un pays marqué par la misère sociale, économique et écologique, ce théologien moraliste s’est illustré par son combat contre une caste politique qui, avec les puissances économiques internationales, capte les richesses naturelles du pays. « Le Congo est tombé dans les mains de brigands », accusait-il en ce sens lors de la Nuit des Témoins 2019 organisée par l’Aide à l’Église en détresse, à Paris.




    Lire aussi :
    En RDC, « l’Église accompagne l’espérance du peuple »

    Plutôt que de se mettre du côté des « prédateurs » qui exploitent le pays, « l’Église a choisi de se mettre aux côtés de son peuple », poursuivait le haut-prélat, dans le sillage de la pensée du pape François. Un discours qui se concrétise dans les faits puisque l’Église catholique supplée au Congo les carences de l’État. La moitié des structures sanitaires et éducatives du pays sont ainsi gérées par elle.

    Solide opposant au régime de Kabila

    Solide opposant au régime de Kabila, président du Congo de 2001 à 2019, il s’était jeté dans la bataille pour une transition démocratique lors des élections de 2019. En vain. L’archevêque avait condamné un « déni de vérité » suite à un scrutin ayant conduit à l’élection de Félix Tshisekedi dans des conditions douteuses.

    Au lendemain de cet échec, le jeune archevêque avait justifié dans les colonnes du Figaro la nécessité pour l’Église de se dresser en RDC comme un contre-pouvoir. « Face à un peuple abandonné, livré à lui-même, malgré l’abondance des richesses du pays, l’Église s’est comportée en bon samaritain qui vient au secours d’un peuple blessé au bord de la route, d’un peuple qui crie au secours ». Une image chère à François qui, dans sa dernière encyclique, Fratelli tutti, consacre un chapitre entier à la figure du bon samaritain.