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Liège samedi 13 mai 2023 : Confrérie du Saint-Sacrement réunie à la Basilique Saint Martin
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Philo à Bruxelles, 16 mai : « Les sagesses du Proche-Orient et le livre de Job » avec Stéphane Mercier
Retrouvons-nous le mardi 16 mai, à 19h30, pour la
Conférence de Stéphane Mercier sur le thème
« Les sagesses du Proche-Orient et le livre de Job »
Adresse sur place :
À la Bécasse
Rue de Tabora 11, 1000 Bruxelles
salle à l’étageDepuis chez vous :
Vous pouvez également suivre la conférence en direct ici.
Cette conférence aborde la question du mal, qui a intrigué et affligé l'humanité depuis la transgression originelle. En se concentrant sur le livre de Job, l'un des textes de l'Ancien Testament, elle explore comment cette œuvre permet de dépasser les réflexions antiques sur le mal. En replaçant le livre de Job dans le contexte des sagesses du Proche-Orient, on comprend mieux comment il aide à surmonter les inquiétudes des sages mésopotamiens face aux tragédies qui frappent les hommes sans raison apparente.
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Quand ? : Mardi 16 mai à 19 h 30
Où ? : À la Bécasse, Rue de Tabora 11, 1000 Bruxelles (Salle à l’étage)
Infos supplémentaires
Séance de questions & réponses à la fin de la conférence, sur place. Pour les téléspectateurs, envoyez vos questions par chat, en direct sur YouTube ou par SMS, Telegram, Signal, email, formulaire de contact etc.)
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Quand le chanoine de Beukelaer dénonce une "laïcité dogmatique"
Le 24 avril dernier, les évêques belges ont publié une déclaration (assez molle, il faut bien le dire) à propos du débat sur l'allongement à 18 semaines du délai permettant à une femme d'avorter. Ils déclaraient notamment : "Le législateur s’est préoccupé jusqu’à présent de trouver un équilibre entre la protection de la vie à naître et l’autodétermination de la femme enceinte. Ce n’est plus le cas dans les nouvelles propositions. La protection de la vie à naître est pourtant en soi de la plus haute importance, aussi et surtout dans l’État de droit. Elle l’est d’autant plus que de nouvelles recherches sont menées aujourd’hui sur la perception de la douleur chez le fœtus."
La députée fédérale Sophie Rohonyi (Défi) a réagi à cette déclaration le week-end dernier dans La Libre, affirmant que l’IVG est désormais une question de santé publique et non une question éthique, ajoutant que les évêques de Belgique n’ont pas à s’immiscer dans ce débat.
C'est alors que le chanoine Eric de Beukelaer est monté au créneau, dénonçant (le 29 avril) sur son blog "la tentation de la démocrature soft, qui dénigre la parole de l’opposant, afin de la disqualifier plutôt que d’oser le débat de fond." Et explique : "C’est à pareille tentation que cède Sophie Rohonyi (Défi) dans le quotidien La Libre de ce samedi en p.5. A la question: « Les évêques de Belgique s’opposent à la révision de la loi sur l’avortement. Selon eux, “la protection de la vie à naître est de la plus haute importance”. Qu’en pensez-vous ? », la députée répond: « Je pense qu’ils n’ont pas à s’immiscer dans des débats comme ceux-là qui ne doivent plus être vus comme des débats éthiques, mais comme des questions de santé publique. D’ailleurs, les experts commencent leur rapport en disant que l’avortement doit être un acte médical. » Elle ajoute un peu plus loin: « Ce débat éthique est censé avoir été réglé. ». Pour le vicaire général de Liège, "le débat sur l’avortement est évidemment une question de santé publique, mais il est tout autant et bien davantage encore, une question éthique."
Du coup, les tenants de la laîcité ont réagi aux propos d'Eric de Beukelaer, allant jusqu'à le menacer de poursuites judiciaires : lundi, sur Twitter, Marc Uyttendaele a pointé du doigt l'intervention d’Eric de Beukelaer, dénonçant les “propos choquants du vicaire de Beukelaer à l’égard de la députée Rohonyi. L’article 268 du Code pénal interdit à un ministre du culte d’attaquer publiquement une loi. La loi consacre le droit à l’IVG. Le clergé doit s’y soumettre. Ce n’est pas une question éthique, c’est l’État de droit”, a-t-il publié sur les réseaux sociaux. Cette prise de position du constitutionnaliste a elle-même suscité un nouveau torrent de commentaires sur le web… comme le souligne dans la Libre Frédéric Chardon (voir ICI).
Le 1er mai, le chanoine de Beukelaer est revenu sur cette polémique et a répondu à ses détracteurs, fustigeant une "laïcité dogmatique qui fait taire les convictions spirituelles et ne ne donne voix qu’au libre examen." Et d'ajouter : "Je le répète: je ne suis pas un citoyen de seconde zone et – comme toute instance représentative d’une communauté – les responsables d’un culte ont voix au chapitre dans tous les débats de société."
A suivre ?
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Va-t-on vers une législation sur l’avortement qui devrait blanchir définitivement les consciences?
Du "Forum Catholicum" :
Vers une législation sur l’avortement qui doit définitivement blanchir les consciences?
28-04-2023
Récemment, on a pu assister dans l’émission de la VRT Canvas « Terzake » à un débat entre les parlementaires Els Van Hoof (CD&V) et Melissa Depraetere (Vooruit). Ils ont discuté de la proposition du comité scientifique qui a évalué la nécessité d’une prolongation de la durée de l’avortement et d’autres assouplissements de la législation actuelle sur l’avortement. D’un côté, on a pu assisté à une recherche trop empathique d’un compromis acceptable et, de l’autre, à une politicienne progressiste qui ignore fermement le fait que la question de l’avortement ne se limite pas aux droits des femmes. Il est douteux que quelqu’un en soit devenu un gramme plus sage. La contribution de la « science » à cette question reste également un grand point d’interrogation. En principe, celle-ci ne peut nous aider que sur des questions de nature matérielle, tandis que dans la question de l’avortement, des valeurs morales sont mises en balance les unes contre les autres. Dans notre système politique, la réponse juridique à cette question ne peut que provenir de la politique. C’est une discussion qui divise fondamentalement notre société, comme nous l’avons vu lorsque le roi Baudouin a été temporairement déclaré incapable de gouverner. Il est important que tous les arguments soient présentés de manière équilibrée et que tous les participants soient bien informés sur la base d’un langage clair.
Le débat télévisé cité peut être considéré comme révélateur du caractère banal de la manière dont cela est souvent discuté à côté de la question dans notre pays. Il s’agit encore presque exclusivement de droits, mais rarement, voire jamais, de devoirs, sans parler de responsabilités. Quiconque ose poser de sérieuses questions sur la lutte sans fin pour de plus en plus de droits des femmes et des animaux court le risque d’une désapprobation généralisée. Par exemple, qui se demande encore pourquoi la future mère a le droit exclusif de décider de la vie et de la mort de son futur enfant et pourquoi le père n’en a rien à dire du tout? Pourquoi la protection du loup, qui satisfait sa faim prédatrice en mangeant des moutons, est-elle plus importante que la protection de la vie de ces animaux de troupeau, connus pour leur docilité paisible? Si on martyrise un animal on ait puni sévèrement, mais une mère future qui laisse éliminer le fœtus humain dans son sein d’une manière violente est subsidiée pour cela. Nous vivons dans une société avec des relations de valeurs qui semblent souvent défier la logique élémentaire.
En plus de la banalité, l’unilatéralité règne. Il s’agit avant tout de faire appel à des émotions soigneusement choisies qui paralysent la pensée logique et cohérente du public. Quelques exemples. Comme l’un des principaux arguments en faveur de l’extension de la période d’avortement, la période actuelle pour cela aux Pays-Bas est citée. En conséquence, les femmes ayant une grossesse non désirée qui a dépassé le délai belge se sentent « obligées » de chercher refuge aux Pays-Bas. Cela donne lieu à une discrimination, car tout le monde n’a pas les moyens de déménager aux Pays-Bas. D’une part, une telle situation financière précaire est plus-tôt exceptionnelle et, d’autre part, elle concerne un problème social général. On peut également utiliser cette même « inégalité » dans de nombreux autres domaines pour lutter contre une soi-disant discrimination : salaires, pensions, options de voyage, etc. De plus, cet argument contourne la discussion fondamentale, comme si nous devions évidemment supposer que la réglementation de l’avortement aux Pays-Bas est la meilleure. Un autre exemple bien connu est le slogan « maitre dans son propre corps ». On peut facilement remplacer ce slogan par « maitre dans sa propre maison », ce qui signifierait que l’on a le droit dans sa propriété d’éliminer toute personne indésirable dans un certain délai (sans aucune consultation préalable, bien sûr).
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La position des évêques de Belgique face aux perspectives d'allongement du délai pour procéder à des avortements
Extension considérable de l’accès à l’avortement

Extension considérable de l’accès à l’avortement
Déclaration des Évêques de Belgique
Une proposition débattue au Parlement fédéral envisage d’allonger le délai pour un avortement de douze à au moins dix-huit semaines après la conception. Il est également suggéré que non seulement des conditions médicales graves puissent être invoquées comme motif, mais également des problèmes mentaux. On plaide aussi pour l’abolition du délai de réflexion de six jours et pour la suppression de l’obligation de fournir des informations sur les alternatives possibles.
On ne décrit pas ce que l’on entend par « problèmes mentaux ». Ils peuvent être de toutes sortes. La vie d’un enfant viable peut dès lors être interrompue, même si elle ne constitue pas une menace aiguë pour la vie ou la santé de la mère. Se peut-il qu’aucune autre question ne soit posée à ce sujet ?
De plus, l’interruption de grossesse après douze semaines est une intervention beaucoup plus lourde et beaucoup plus radicale. Il est important que nous en soyons pleinement conscients. Pour beaucoup de ceux qui devront réaliser ces interventions, cela ne sera pas évident. Le traitement psychique pour la mère elle-même soulève également de nombreuses questions.
Il n’est pas surprenant que de nombreuses personnes, au-delà des frontières idéologiques, s’attendent dans ce cas à ce que l’on exerce une grande prudence. Dès 2019, des médecins, sages-femmes, infirmiers et infirmières et d’autres prestataires de soins ont exprimé publiquement leurs inquiétudes face à la proposition de prolonger le délai. Cela les touche dans leur vocation professionnelle et leur mission. C’est d’autant plus le cas lorsqu’il est suggéré de placer explicitement l’avortement, qui a déjà été retiré du droit pénal, dans le cadre de la législation sur les soins de santé. Et donc à considérer sans plus comme un acte médical.
C’est vrai que des circonstances peuvent rendre les gens désemparés et désespérés. Mais affirmer alors qu’il s’agit d’un acte médical ne fait pas droit à ce que les personnes concernées expérimentent elles-mêmes. Pourquoi dans ce cas demander encore un conseil ou de l’aide ? D’autant plus, comme cela est également proposé, que même les alternatives possibles ne doivent de préférence pas être discutées. Une oreille attentive et des conseils ne sont-ils pourtant pas si précieux ?
Le législateur s’est préoccupé jusqu’à présent de trouver un équilibre entre la protection de la vie à naître et l’autodétermination de la femme enceinte. Ce n’est plus le cas dans les nouvelles propositions. La protection de la vie à naître est pourtant en soi de la plus haute importance, aussi et surtout dans l’État de droit. Elle l’est d’autant plus que de nouvelles recherches sont menées aujourd’hui sur la perception de la douleur chez le fœtus.
Notre société éprouve de plus en plus de difficultés à propos de tout ce qui interfère avec nos projets et vient perturber notre mode de vie. Ce constat s’applique aux personnes âgées ou malades, aux pauvres et aux étrangers, aux personnes qui doivent fuir leur pays. C’est également le cas pour la vie à naître. C’est ce qu’écrit le Pape François dans son encyclique Laudato Si’ : « Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent ».
Cardinal Jozef De Kesel et les Évêques de Belgique
SIPI – Bruxelles, mercredi, 24 avril 2023
Cathobel indique les liens suivants :
Pour aller plus loin : Allongement du délai de l’IVG : les experts sont-ils vraiment unanimes ?
Et sur ce même sujet :
- l’opinion des médecins de la société Saint Luc
- Débat dans l’émission Décryptages entre Marc-Antoine Mathijssen et une journaliste de Cathobel
- L’Institut européen de Bioéthique propose également une analyse fouillée sur son site internet
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Vandalisme sacrilège à Profondeville
Du site de l'Avenir :
Vandalisme en série à Profondeville: statues fracassées, chapelle en feu
Depuis quelques jours, un (ou plusieurs) fauteur de troubles s’en prend aux statues de l’église Saint-Rémy. La chapelle Saint-Joseph a, elle, été détruite dans un incendie.
F.G. & F.M.24-04-2023Quelques jours plus tôt, c’est une petite statue de la Vierge qui avait été arrachée du socle sur lequel elle était collée et emportée.
Troisième acte de ces faits sans doute commis par la ou les mêmes personnes malintentionnées: dans la nuit de dimanche à lundi, les pompiers et la police ont été appelés pour un incendie, vraisemblablement volontaire, qui a complètement détruit la chapelle dédiée à saint Joseph et qui se trouve au bout du village, à hauteur du n°94 sur la chaussée de Dinant, non loin de l’arrêt de bus. À l’arrivée des pompiers, les flammes ravageaient l’édifice. Les hommes du feu ont eu besoin de deux bonnes heures pour circonscrire l’incendie.
Aucun blessé n’est à déplorer, les lieux étaient vides à l’arrivée des pompiers.
Plainte a été déposée.
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29 avril - 2 mai : les Franciscains du couvent Saint Antoine de Bruxelles organisent un camp de jeunes : Welcome Holy Spirit 2023
Les Franciscains du couvent Saint Antoine de Bruxelles, Frère Daniel Marie, Frère Jack, Stella Marie,organisent un camp de jeunes : Welcome Holy Spirit 2023140 jeunes sont inscrits, 200 personnes en comptant toute l'organisation et l'animation.Début samedi 29 avril à 15hFin mardi 2 mai à 14hLieu : Collège Saint Roch,7 Allée de Bernadfagne4190 FerrièresLe chapitre HDGR est une retraite centrée sur l'Esprit Saint destinée aux adolescents de 12 à 17 ans.4 jours pour rencontrer le Saint Esprit à travers la louange, les topos, la vie fraternelle, les jeux, les temps en équipe, la découverte et l'expérience des charismes, 3 veillées, et vivre le baptême dans l'Esprit Saint.
- une demie journée Pèlerinage au sanctuaire mariale de Banneux
- une messe est présidée par le père Éric de Beukelaer, vicaire épiscopal de Liège.
Le Seigneur t'attend !
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Avortement en Belgique : beaucoup de questions demeurent après l’audition du comité interuniversitaire chargé de son évaluation
D'Odile Maisonneuve sur le site de l'Institut Européen de Bioéthique :
Avortement en Belgique : beaucoup de questions demeurent après l’audition du comité interuniversitaire chargé de son évaluation
Ce mardi 18 avril, le “Comité interuniversitaire multidisciplinaire” qui avait été chargé par le gouvernement d'évaluer la législation en matière d'avortement a présenté les conclusions de son rapport aux parlementaires. Ces derniers ont eu l’occasion de commenter les recommandations émises par le Comité, en particulier l’élargissement du délai légal pour avorter de 12 semaines à 18 semaines de grossesse. Alors que le Comité préconise d’inscrire l’avortement dans la loi sur les soins de santé, la difficulté à s’accorder sur un nouveau délai légal pour l’avortement, de même que la pénurie de gynécologues pour le pratiquer semblent confirmer que cet acte est loin d’être anodin. L’équilibre entre la protection du fœtus et le droit de la femme à disposer de son corps peine à émerger face aux des dilemmes éthiques que cette pratique continue de poser.
Prévention des grossesses non désirées : quid de la prévention de l’avortement ?
Etendre le délai pour mieux prendre en charge les femmes qui souhaitent avorter, telle est la proposition qui fait toujours débat au sein des parlementaires. Parmi les arguments avancés par le Comité pour justifier l’extension du délai légal à 18 semaines figure notamment l’existence d’un consensus politique sur cette question. Plusieurs députés n’ont pas manqué de relever le paradoxe consistant à fonder une recommandation scientifique sur la base d’un consensus politique. Plus largement, l’on observe encore un manque de données concernant les raisons qui poussent encore des femmes à aller avorter aux Pays-Bas. De plus, certains centres ne communiquent plus les raisons qui poussent les femmes à avorter dans les rapports transmis à la Commission d’évaluation depuis que la loi du 15 octobre 2018 rend facultative la mention de la condition de détresse. Dans ce contexte, le Comité souligne l’importance pour la Commission d’améliorer ses travaux en insistant auprès des centres pour qu’ils recueillent cette information. Malgré ce manque d’information, le Comité considère qu’allonger le délai à 18 voire 20 semaines après la conception (soit 20 à 22 semaines “d’aménorrhée”) permettrait de réduire le nombre de femmes qui vont avorter aux Pays-Bas et la fréquence des grossesses non désirées. Cependant, le délai pour avorter semble voué à une extension perpétuelle s’il continue à être présenté comme une solution contre les grossesses non désirées. Comment mettre en place une prévention de l’avortement s’il est lui-même est considéré comme une mesure de prévention des grossesses non désirées ? Le Comité ne résout pas non plus ce paradoxe et continue de promouvoir un plus large accès à la contraception et des délais plus étendus pour avorter (les échecs de la contraception représentent environ la moitié des cas d’avortement.
Le Comité propose ainsi deux options : soit étendre simplement le délai pour avorter, soit inscrire des dispositions spécifiques dans la loi pour inclure des raisons psycho-sociales permettant de recourir à l’avortement. Conscient de la difficulté à circonscrire et à définir les raisons psycho-sociales pour avorter, le Comité privilégie une extension simple des délais.
L’information sur l’avortement, un point-clé encore mal développé
Permettre aux femmes de faire un choix libre et éclairé passe nécessairement par une meilleure information, notamment sur les différentes méthodes d’avortement et leurs effets secondaires. Or, comme le soulignent plusieurs députées, ces méthodes sont encore mal connues des femmes. L’avortement médicamenteux, possible théoriquement jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée, nécessite une dilatation du col de l’utérus pour provoquer une fausse couche. Si l’embryon n’est pas correctement expulsé, il faut passer par un curetage. La méthode chirurgicale par aspiration est souvent faite entre 8 et 12 semaines. Elle consiste à aspirer l’embryon ou le fœtus avec une canule. Au-delà de cette période, soit le fœtus est démembré et morcelé in utero, soit l’on procède à un mini accouchement. Comme l’ont relevé certains députés, l’âge gestationnel à partir duquel il est nécessaire de recourir à ces deux dernières méthodes d’avortement n’est pas explicite dans le rapport du Comité, alors que beaucoup d’entre eux s’accordent à dire que l’impact psychologique et physique est sensiblement plus lourd dans de tels cas. Si le Comité propose de donner le choix de la méthode aux femmes, il conviendrait qu’elles connaissent les implications de ces techniques pour elles et leur bébé.
Surpression du délai de réflexion obligatoire jugé inutile et stigmatisant
Les membres du Comité préconisent de supprimer l’obligation de délai de réflexion de 6 jours prévu par la loi avant de procéder à un avortement. À l’instar de l’information sur les alternatives à l’avortement, ce délai est considéré par le Comité comme une forme d’infantilisation des femmes et de remise en question de leur décision d’avorter, ce qui irait à l’encontre de leur autonomie. Par ailleurs, en ce qu’il conduit à retarder le moment de l’avortement, le caractère obligatoire de ce délai de réflexion compliquerait l’acte d’avortement. Le Comité propose donc de rendre ce délai facultatif, et de le personnaliser selon les situations et le stade de réflexion de chaque femme. Si, d’un côté, le Comité admet que l’avortement n’est pas le même selon l’âge gestationnel et qu’il se complique à mesure que le fœtus grandit, il propose dans le même temps d’étendre le délai pour y recourir jusqu’à 18 voire 20 semaines.
La douleur du fœtus n’est pas décisive aux yeux du Comité
Alors que le Comité scientifique dit s’être penché sur les implications de l’avortement à ses différents stades, plusieurs parlementaires ont relevé le peu de prise en compte des études scientifiques qui parlent de la douleur du fœtus. Cette question divise toujours les experts. Certains considèrent que le stade de la nociception à 15 semaines - stade qui correspond au réflexe du nerf périphérique - ne permet pas de percevoir la douleur. D’autres s’accordent à dire que ce stade permet une perception non consciente de la douleur et que, par prudence, il faudrait endormir le fœtus avant toute intervention sur lui-même ou sur sa mère. Face aux questions des parlementaires, le Comité a choisi de se rallier à une position qui décrit l’acquisition de la perception de la douleur à partir de de 22 semaines. Cette question, comme celle de la viabilité sans cesse plus précoce du fœtus, n’a pas conduit le Comité à adopter une attitude de prudence dans ses recommandations. Il considère ces arguments comme non pertinents, sur le plan éthique, pour trouver un équilibre entre l’autonomie des femmes et la protection du fœtus : aux yeux des experts, l’évaluation des conséquences pour le fœtus diffère selon que la grossesse et désirée ou non désirée.
L’avortement, un acte médical comme un autre ?
La loi actuelle de 2018 sur l’avortement prévoit des sanctions générales en cas de non-respect des conditions pour avorter. Les membres du Comité proposent des sanctions pénales spécifiques et différenciées en fonction de la nature de la violation, et plaident également pour que ces sanctions ne concernent plus les femmes, mais seulement les médecins. Si certains parlementaires souhaitent soustraire totalement l’avortement du Code pénal (à l’exception de l’avortement forcé), le Comité considère préférable de maintenir certaines sanctions. Pourtant, dans le même temps, il propose que les interruptions médicales de grossesse (IMG), possibles jusqu’à la naissance, soient ouvertes aux femmes qui présentent des affections mentales graves. Or, on sait que 45% des femmes qui recourent à ces avortements tardifs vivent un stress post-traumatique. Par ailleurs, le Comité préconise de ne pas dresser de liste des pathologies du fœtus qui peuvent ouvrir la voie à une IMG. Une telle liste conduirait à “stigmatiser” les personnes porteuses de ces pathologies, et constituerait une “dérive eugénique d’État”.
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Flandre : une église sur trois sera réaffectée
Lu sur De Standaard de ce 21 avril (p. 9) :
Une église sur trois sera réaffectée
Le nombre de fidèles continue de chuter de façon spectaculaire : 166.785 personnes vont à la messe un dimanche moyen, contre plus de 200.000 avant le Corona. Les édifices religieux de notre pays perdent donc progressivement leur fonction. C'est pourquoi 259 des 300 communes flamandes ont déjà élaboré des plans d'action pour leurs églises. Celles qui ne l'ont pas encore fait seront obligées de le faire d'ici 2025. L'analyse de ces plans politiques montre qu'une église sur trois recevra une nouvelle affectation. Le choix de cette affectation concrète est laissé à l'appréciation des communes, bien qu'une "utilisation digne" soit requise. ... Le ministre flamand du Patrimoine Matthias Diependaele (N-VA) : "Toutes les églises ne peuvent pas devenir des centres sociaux ou des salles de concert. Il faudrait également procéder à des réaffectations plus approfondies. Le Delhaize à Sint-Annakerk est un exemple controversé, mais bon, de la manière dont cela peut se faire. Dans le passé, nous avons trop souvent restauré minutieusement des églises ou d'autres éléments du patrimoine religieux pour finalement n'en faire que peu ou pas du tout usage, ce qui ne doit plus se produire. Cela ne doit plus se reproduire."
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Le foetus à 18 semaines de grossesse
Au moment où nos représentants (?) envisagent de légaliser l'avortement jusqu'à 18 semaines, il est utile de se remémorer ce qu'est un petit d'homme en gestation dans le sein maternel à ce moment :


Et, sur le site "Naître et grandir :
Semaine 18 : Un garçon ou une fille?
À ce point de la grossesse, on remarque que la proportion entre la tête et le corps du foetus a changé : la tête est à présent plus petite que le reste du corps.
La circulation sanguine atteint maintenant les extrémités, ce qui fait en sorte que le foetus bouge beaucoup plus! Il se déplace dans l’utérus, se retourne, remue les bras et les jambes, touche ses orteils, son visage, etc. Il se peut que vous perceviez de très légers mouvements ressemblant à une petite vague.
De plus, une gaine graisseuse (la myéline) s’installe autour des nerfs et protège les fibres nerveuses, un peu comme une gaine de plastique autour d’un fil électrique. Elle sert à conduire les influx nerveux, c’est-à-dire l’information échangée entre le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et le système nerveux périphérique.
Bientôt, ce sera au tour des cellules du système nerveux central, notamment celles du cerveau, d’être enveloppées de myéline. Ce sera le signe que des liens se créent et que les réseaux de neurones se consolident.
La rétine des yeux est maintenant sensible à la lumière. Si on projette une lumière assez forte sur le ventre de la mère, le foetus s’en détournera et couvrira ses yeux.
L’échographie a lieu vers la 18e à la 20e semaine. La principale fonction de cet examen est de s’assurer que les organes du foetus se développent bien (coeur, reins, système nerveux central, etc.). On peut également voir le sexe du bébé, car s’il s’agit d’un garçon le pénis est maintenant visible. Chez les bébés filles, la vulve ainsi que l’utérus sont visibles.
À la fin de la 18e semaine (ou de la 16e semaine de fécondation), le foetus mesure environ 14 cm de la tête au coccyx et pèse autour de 200 g.
... et beaucoup d'autres informations en faisant la recherche sur google
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Le roi Philippe, la reine Mathilde et leurs enfants sur le chemin de Compostelle
D'Aleteia.org :
La famille royale belge sur le chemin de Compostelle
16/04/23
Le roi Philippe de Belgique, son épouse Mathilde et leurs quatre enfants ont commencé le chemin de Compostelle en 2017 à Roncevaux. Ils viennent de traverser en avril la province espagnole de León.
Le roi Philippe de Belgique, la reine Mathilde et leurs enfants, Elisabeth, Gabriel, Emmanuel et Éleonore, ont continué en avril, à Pâques, leur pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. Les souverains ont parcouru du 9 au 15 avril les quelque 70 kilomètres qui relient Itero de la Vega à San Nicolás del Real Camino. C’est en 2017, depuis Roncevaux, que le roi Philippe et sa famille ont tenté pour la première fois de parcourir un tronçon du célèbre chemin de pèlerinage. Ils avaient alors traversé une partie de la Navarre afin de rejoindre Logroño.
Les années suivantes, le roi, la reine et leurs quatre enfants ont repris la direction de La Rioja, pour reprendre le chemin, là où ils l’avaient quitté, à Logroño. Le chemin les avait emmenés sur les routes de la province de Burgos.
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Le roi Albert II et la reine Paola ont été reçus en audience privée par le pape
De Nicolas Fontaine sur le site "Histoires Royales" :
Le roi Albert II et la reine Paola reçus au Vatican par le pape François : là où tout a commencé il y a six décennies


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