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conférences, spectacles, manifestations

  • L'homélie du pape lors de la messe célébrée Place de la Concorde à Paris

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    VOYAGE APOSTOLIQUE DU SAINT-PÈRE EN FRANCE

    25-28 SEPTEMBRE 2026

    MESSE

    HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

    Place de la Concorde (Paris)
    Samedi 26 septembre 2026

    ___________________________________

    Chers frères et sœurs,

    je remercie Dieu de la grâce qui m’est offerte de me trouver ici, sur cette place de la Concorde, pour célébrer l’Eucharistie. Oui, comme il est bon et doux pour des frères et sœurs de se retrouver ensemble (cf. Ps 132, 1), afin de magnifier la grandeur de Dieu. Puisse ma présence au milieu de vous confirmer votre foi, et vous encourager à sans cesse rayonner et transmettre la vie, la paix et l’amour de Notre Seigneur bien aimé Jésus-Christ.

     « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive » (Jn 7, 37). Frères et sœurs, notre communauté assoiffée s’élance vers le Christ, source d’eau vive ; cette eau qui désaltère et fait fleurir la vie, cette eau de l’amour de Dieu « répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5).

    Le désir de Dieu habite notre cœur au plus profond, et nous crions avec le Psalmiste : « Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant » (Ps 41, 3) ! C’est le cri d’un homme, humble et passionné, dont la soif la plus intérieure et existentielle ne cesse de grandir. Or c’est Jésus-Christ, par son incarnation, qui rejoint tout homme dans son histoire et se révèle à lui comme la véritable source d’eau vive capable d’étancher sa soif. Il ne s’agit pas tant d’une soif matérielle que d’une soif de sens, de vérité et d’accomplissement qui habite le cœur de chacun. Jésus répond à ce désir profond de relation, de communion avec Dieu, en qui réside la plénitude de la vie pour toujours.

    Dans la première Lecture, le prophète Ézéchiel voyait l’eau jaillir du Temple et, se répandant dans le désert, purifier et fertiliser toute chose (cf. Ez 47, 1-2.8-9.12). Plus tard, saint Jean verra l’eau jaillir du côté transpercé de Jésus rendant l’Esprit (cf. Jn 19, 30-34). Tous peuvent alors s’abreuver à cette source afin de renaître et recevoir le don de l’Esprit pour devenir enfants de Dieu, des créatures nouvelles.

    Frères et sœurs, force est de constater qu’ici-bas, rien ne parvient à nous combler pleinement. Lorsque nous croyons enfin notre recherche achevée et nos efforts récompensés, bien souvent le vide intérieur resurgit, plus profond encore. Alors, pour le combler, il se peut que nous recherchions de nouveaux plaisirs, que nous voulions posséder de nouvelles choses, que nous fassions tout pour nous “divertir” afin de ne plus ressentir ce malaise intérieur !

    La Liturgie de la Parole de ce jour nous invite à sonder notre cœur : quelle est notre soif la plus profonde ? Que cherchons-nous vraiment dans la vie ? Nous aspirons tous au bonheur, à l’amour, à l’épanouissement. Mais à quelle source cherchons-nous à étancher notre soif ? Nous contentons-nous de biens matériels, de satisfactions immédiates, de petites idoles si nombreuses qui promettent monts et merveilles mais laissent notre cœur vide? Baptisés, nous avons reçu l’eau vive dont parle l’Évangile, mais avons-nous vraiment rencontré le Christ personnellement ? L’être humain est fondamentalement un être de désir et seul Dieu peut combler le vide intérieur. Oui, frères et sœurs, Jésus-Christ, le Bon Pasteur nous guide, comme le berger guide ses brebis, vers la source du bonheur et de la paix. Il connaît chacun et chacune de nous par son nom. Rien ne lui échappe de nos secrets, de nos intentions, de nos faiblesses. Il scrute les profondeurs de notre cœur. Il a donné sa vie pour nous et continue de la donner par les sacrements. Il porte sur ses épaules les brebis fatiguées ou blessées, et ramène avec délicatesse celles qui se sont égarées. Jésus révèle l’amour inconditionnel de Dieu pour nous. Pour Lui, aucun de nous n’est un numéro sur une carte d’identité, ni un matricule, mais une personne, une personne unique et irremplaçable.

    Vous voyant ici rassemblés, frères et sœurs, héritiers d’une longue et belle histoire sainte en France, je vous dis : abreuvez-vous, à votre tour, à cette source qu’est le Cœur de Jésus transpercé. Oui, vous avez soif de Dieu, de vie, de vérité, d’unité, de paix, de communion, de bonheur. Vous aspirez à redécouvrir un horizon lumineux, à bâtir une nation renouvelée à partir de ses racines irriguées par la foi. Ne gardez pas cette foi en Jésus-Christ pour vous-mêmes, mais laissez-la déborder pour abreuver et combler les personnes que vous rencontrez. Il vous revient d’apporter l’espérance là où règnent le découragement et la sécheresse spirituelle.

    C’est en acceptant de vivre en vérité sous le regard de Jésus que nous sommes authentiques, que nous pouvons regarder nos vies avec lucidité. Elles sont, certes, fragiles, vulnérables, vouées au passage de la mort, mais elles sont aussi merveilleuses, miraculeuses, capables de se renouveler dans leurs relations et de s’ouvrir au véritable amour.

    « Celui qui croit en moi, […] de son cœur couleront des fleuves d’eau vive » (Jn 7, 38). En nous abreuvant à la source qu’est le cœur du Christ, nous devenons nous-mêmes, comme l’a écrit Origène, des puits, des sources et des fleuves pour les autres (cf. Homélie 12, 1, 2-3). Le croyant qui y boit devient lui aussi source de vie par son lien existentiel avec le Christ et communique cette même vie au prochain.

    Chers frères et sœurs, l’eau vive de l’Esprit Saint s’est répandue en abondance et continue à porter ses fruits dans l’Église par les missionnaires et les témoins dans toutes les cultures et de tous les peuples. Elle féconde tout ce qui se laisse toucher, transformer par elle pour produire son fruit, c’est-à-dire la sainteté de ceux qui adorent le Dieu véritable et servent leurs frères et sœurs dans la charité avec générosité. Dans ce beau pays qu’est la France, beaucoup se sont abreuvés à cette eau vive au fil des siècles et ont totalement consacré leur vie au bien : les premiers martyrs tels Blandine, Pothin, Irénée ; les saints fondateurs et fondatrices d’Ordre religieux, les saints évêques comme Martin, François de Sales ; les hommes et les femmes au cœur sensible aux besoins de leurs prochains comme Vincent de Paul, Frédéric Ozanam, Jeanne Jugan, et tant d’autres. Encore aujourd’hui, ils sont nombreux dans notre société, nos paroisses, nos différentes activités, ceux qui continuent à s’engager en faveur de la vie, de la famille, de la vérité, de la paix, de la fraternité, de la justice.

    De cette belle ville de Paris, je prie avec ferveur pour que l’eau vive de l’Esprit Saint se répande sur toute la France. Je pense à vous, chères familles, qui, malgré les multiples difficultés que vous affrontez au quotidien, persévérez courageusement dans votre mission. Je vous remercie du fond du cœur pour tout le bien qui se réalise à travers vous : que Jésus soit toujours concrètement présent au milieu de vous. Je pense à vous chers jeunes, vous êtes l’Église d’aujourd’hui. Comme il est beau de voir votre enthousiasme, votre dynamisme, votre engagement et la joie au sein des communautés chrétiennes. Je pense également à vous, chers catéchumènes et néophytes qui entreprenez le chemin de la foi, de la conversion et de l’initiation chrétienne. Puissiez-vous témoigner à d’autres autour de vous du cheminement que vous vivez et les motiver à s’interroger à leur tour. Que le don de l’Esprit Saint fasse de vous des témoins vivants prêts à répandre autour de vous la civilisation de l’amour.

    Frères et sœurs, tournons-nous vers la Mère de Dieu, Source de Salut, celle qui guide nos vies vers son Fils, Auteur de toute grâce. Par son “oui” libre et confiant, elle est devenue l’écrin, humble et voulu par Dieu, où l’amour du Père s’est incarné pour se donner au monde.

    Invoquons-la avec confiance, afin que par son intercession, des sources d’eau vive jaillissent au sein du Peuple de Dieu et fassent partout fleurir en France des germes de foi, d’espérance et de charité.

    Amen !

  • Kraainem, 13 octobre : Conférence « La science, nouvelle alliée de Dieu » avec Michel-Yves Bolloré et Yves Dupont

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    Conférence-débat : « La science, nouvelle alliée de Dieu »

    avec

    Yves DUPONT (physicien et ancien élève de l'école Normale supérieure, auteur de "l'Empreinte de Dieu dans le monde quantique" )

    et

    Michel Yves BOLLORE (ingenieur et co-auteur de "Dieu, la Science, les Preuves", ouvrage tiré à plus de 500.000 exemplaire, préface du Prix Nobel de Physique Robert W. Wilson).

    Les deux conférenciers nous éclaireront sur les découvertes scientifiques modernes en cosmologie et en physique quantique et leur impact sur la nécessité d'une réalité spirituelle pour expliquer l'Univers.

    Quand ?

    Le 13 octobre 2026 de 20:00 à 22:00

    Adresse

    Kraainem Sport&Event Village

    Avenue Arthur Dezangrelaan 111

    1950 Kraainem Belgique

    Prix PAF: 15€

    Réservation via le QR code sur l’affiche ou via les organisateurs

    Pierre Henri Van de Putte 0479337404

    Benoît Nadler 0473670313 [email protected]

  • En Allemagne et en Suisse, on a marché pour la vie

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    Le samedi 19 septembre 2026, plusieurs grandes « Marches pour la vie » ont eu lieu simultanément en Allemagne et en Suisse :

    • Allemagne : Berlin et Cologne. À Berlin, le Marsch für das Leben, organisé par le Bundesverband Lebensrecht, a réuni plus de 2 000 participants selon la police. Cinq évêques ont participé au cortège, parmi lesquels Mgr Rudolf Voderholzer et Mgr Stefan Oster. Il y a également eu un moment particulièrement touchant lors de la prise de parole de Roberta Acquaah, jeune étudiante en médecine. Elle a présenté un Poetry Slam, « Ich will leben » (« Je veux vivre »), en se plaçant symboliquement du point de vue de l'enfant à naître.

    Hunderte Menschen beim «Marsch für das Leben» | Jesus.de

    • À Cologne, une manifestation similaire a également été organisée; c'était la quatrième Marsch für das Leben. Les organisateurs ont revendiqué environ 2 100 participants. Le cortège était marqué par une forte présence chrétienne visible : croix, images religieuses, statues et groupes familiaux. L'ambiance semble avoir été davantage celle d'une manifestation chrétienne populaire que celle d'un rassemblement institutionnel. Une tentative de perturbation au début du rassemblement a été rapidement contenue ; la suite s'est déroulée sans incident majeur. Le moment le plus significatif semble avoir été davantage lié aux témoignages et à la responsabilité du père. Markus Voss a parlé de la place souvent négligée des hommes lorsqu'une grossesse est inattendue : responsabilité, mais aussi difficulté de trouver leur place dans la décision concernant l'enfant.

    Marche pour la vie Cologne 2026

    • Suisse : Zurich. La 16ᵉ Marche pour la vie (Marsch fürs Läbe) s'est déroulée à Zurich-Oerlikon sous le slogan « Together for Life! », avec environ 2 200 participants selon les organisateurs. La manifestation mettait cette année particulièrement l'accent sur la responsabilité des hommes et des pères face à une grossesse inattendue. Il est intéressant de noter que la Conférence des évêques suisses avait publié, trois jours auparavant, un message sur cette Marche : elle précisait qu'elle ne serait pas officiellement représentée, tout en déclarant « se réjouir de tout soutien à la vie ». À Zurich, la manifestation a par ailleurs été perturbée par plusieurs dizaines de contre-manifestants ; la police municipale indique avoir dû intervenir, notamment avec des canons à eau, après des tentatives de blocage et des jets de bouteilles.

    Aktuell Schweiz - Märsche/Events - Marche pour la vie

    Ces trois rassemblements montrent une mobilisation pro-vie qui ne se réduit pas à la seule question de l'interdiction de l'avortement : à Berlin, elle s'inscrit dans une réflexion plus large sur la bioéthique et la dignité humaine ; à Cologne, elle conserve une expression chrétienne très populaire ; à Zurich, elle cherche explicitement à intégrer le rôle du père et la responsabilité masculine.

  • Une Église qui s’écoute si longtemps elle-même qu’elle n’entend plus l’Évangile (Mgr Mutsaerts)

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    De Mgr Rob Mutsaerts sur son blog :

    21 septembre 2026

    Une Église qui s’écoute si longtemps elle-même qu’elle n’entend plus l’Évangile

    Pendant trois jours, des évêques, des prêtres, des religieux et des laïcs venus de 31 pays européens ont réfléchi en Autriche à la manière dont la réforme de l’Église voulue par le pape François pouvait prendre forme en Europe. La rencontre, intitulée « Shaping Synodality in Europe: From Vision to Roadmap », s’est tenue du 14 au 17 septembre 2026 au Schloss Puchberg, près de Wels. J’ai eu beau m’efforcer d’en tirer quelque chose de positif, je n’y suis pas parvenu. Je respecte les participants qui y ont pris part avec de bonnes intentions. Pour ma part, je n’aurais pas tenu trois jours.

    Il existe une étrange catégorie de réunions ecclésiales où l’on a besoin de trois jours pour constater que les gens doivent s’écouter les uns les autres. C’est pour cela que des évêques, des prêtres, des religieux, des théologiens et des laïcs venus de 31 pays se sont réunis. On parcourt des centaines de kilomètres, on ouvre les ordinateurs portables, on se répartit autour de 21 tables, on parle de processus, de participation, de discernement, de responsabilité partagée, d’espaces relationnels et d’une nouvelle culture du leadership, pour finalement aboutir à la découverte surprenante que les chrétiens baptisés doivent dialoguer entre eux. Je ne suis pas opposé à la concertation. Mais il y a quelque chose de comique à voir des évidences redécouvertes par des experts, puis présentées comme des idées révolutionnaires. C’est, me semble-t-il, l’un des problèmes de la rencontre de Wels.

    La conférence a parlé du baptême comme fondement de la dignité de tous les fidèles, de l’écoute, des relations et de la responsabilité partagée. Rien de tout cela n’est, en soi, contraire au catholicisme. Bien au contraire : l’Église a toujours enseigné que tout baptisé participe réellement à la vie et à la mission du Christ. Mais c’est précisément là que commence la question intéressante : pourquoi sommes-nous baptisés ? Sommes-nous baptisés pour faire entendre notre voix, ou d’abord pour entendre la Voix qui dit : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » ?

    Lorsqu’on lit les documents ecclésiaux contemporains, on a parfois l’impression que la religion catholique s’est transformée en une collection de verbes. Nous devons écouter, discerner, accompagner, participer, dialoguer, nous engager dans des processus. Ce sont tous des verbes fort convenables, mais l’Église catholique vit, en définitive, de substantifs. Dieu. Le Christ. La vérité. Le péché. La grâce. La Croix. La Résurrection. L’Eucharistie. La conversion. La vie éternelle. Lorsque ceux-ci disparaissent — et ils disparaissent généralement des documents programmatiques — les verbes deviennent des formules creuses. Car écouter n’a de sens que s’il y a quelque chose à entendre. Discerner n’a de sens que si l’on peut distinguer la vérité de l’erreur. Se mettre en route n’a de sens que si l’on sait quelle est la destination. Et le dialogue ne porte du fruit que lorsque quelqu’un a finalement quelque chose à dire.

    C’est peut-être là la plus grande faiblesse de nombreux débats contemporains sur la synodalité. Ils nous expliquent abondamment comment nous devons nous parler les uns aux autres, mais beaucoup moins clairement ce que nous devons dire à l’Europe. Or l’Europe n’a pas besoin, en premier lieu, d’un cours de technique de dialogue ecclésial. Elle a besoin de l’Évangile.

    L’Europe traverse une profonde crise spirituelle. Les églises se vident. La mémoire chrétienne disparaît. Le mariage et la famille sont devenus fragiles. Beaucoup de jeunes ne savent pratiquement plus pourquoi ils existent. Les taux de natalité diminuent. La solitude progresse. La conscience de la transcendance s’efface. Au milieu de tout cela, l’Église organise une rencontre et se demande comment elle pourrait mieux écouter. Ce n’est pas mauvais en soi. C’est simplement un peu comme si un médecin, au chevet d’un patient gravement malade, organisait un congrès de trois jours sur la manière dont les médecins pourraient communiquer entre eux avec davantage d’empathie. Fort utile, sans doute. Mais, à un moment donné, le patient finit tout de même par demander : « Docteur, savez-vous au juste ce dont je souffre ? »

    La réponse catholique traditionnelle à la crise de l’Europe est extraordinairement simple : l’Europe a besoin du Christ. Pas de « valeurs chrétiennes » abstraites. Pas de structures ecclésiales de participation. Pas d’un énième forum où l’on interprète les signes des temps.

    « Écouter » était une fois encore un mot central à Wels. Mais après huit années d’écoute synodale, je ne parviens toujours pas à en discerner les fruits. Il y a en outre quelque chose d’étrange dans un processus ecclésial qui engendre sans cesse de nouveaux processus. Un synode débouche sur une phase de mise en œuvre. La phase de mise en œuvre débouche sur une feuille de route. La feuille de route conduit à une rencontre ecclésiale européenne en 2028. Et l’on commence prudemment à se demander si la destination du voyage ne serait pas le voyage lui-même.

    On finit ainsi par nourrir le soupçon que l’on ne sait pas où mène le voyage. On espère Jérusalem ; je crains que ce ne soit Emmaüs. Voilà ce qui arrive lorsque l’on concentre son attention sur des processus ouverts, un dialogue permanent et des questions auxquelles il ne faut surtout pas répondre trop rapidement.

    Aucune grande réforme de l’Église n’a jamais commencé par la question : « Quelles structures devons-nous changer ? », mais par celle-ci : « Comment devenir saint ? »

    Une structure peut être changée sans que l’on change soi-même. La sainteté, en revanche, ne permet pas cette échappatoire. C’est peut-être précisément pour cette raison que nous aimons tant parler de structures. Car les structures se convertissent beaucoup plus facilement que les hommes.

    + Rob Mutsaerts

  • 26-27 septembre 2026 : 32e pèlerinage familial de tradition à Foy-Notre-Dame

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    Chers amis,

    Nous avons la joie de vous inviter au 32e pèlerinage familial de tradition à Foy-Notre-Dame (Dinant, Belgique), qui se tiendra les :
            • Samedi 26 septembre 2026 : pèlerinage des jeunes Namur–Leffe, avec messe à 9h00 à la chapelle Saint-Materne de Namur (rue Notre-Dame), puis départ à 10h00 vers Leffe. Marche, enseignements et messe, pour former la jeunesse à une foi joyeuse et enracinée.
            • Dimanche 27 septembre 2026 : pèlerinage des familles, départ à 10h30 de l’église de Leffe. À 16h00, messe solennelle en latin selon le missel de 1962 au sanctuaire de Notre-Dame de Foy, protectrice des pèlerins depuis le XVIIe siècle.

    Thème 2026 : Notre-Dame de la Mission — « Allez, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19).

    Ce pèlerinage est :
            • profondément enraciné dans la Tradition liturgique et spirituelle de l’Église ;
            • soutenu par les autorités diocésaines ;
            • ouvert à tous, avec un prix volontairement très accessible, afin que jeunes, familles nombreuses et fidèles attachés à la liturgie traditionnelle puissent y participer largement ;
            • marqué par une atmosphère joyeuse, fervente et familiale.

    Toutes les informations (programme, inscriptions, photos des éditions précédentes) : https://www.pelefoy.be

  • La récitation du Coran lors d’une cérémonie de la KULeuven suscite des réactions

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    De J.PE sur 21 News :

    Darya Safai dénonce la récitation du Coran lors d’une cérémonie à l’Université catholique de Louvain (KULeuven)

    Darya Safai dénonce que l'Université Catholique de Leuven fasse une cérémonie ou l'on récite le Coran. La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux.

  • En Espagne et en France, les foules rassemblées par le pape Léon XIV remettent en question le discours laïque

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    De Solène Tadié sur le NCR :

    En Espagne et en France, les foules rassemblées par le pape Léon XIV remettent en question le discours laïque.

    Le pape Léon XIV a attiré plus d'un million de personnes à Madrid cet été — et la France anticipe déjà un succès sans précédent pour son voyage de septembre.

    Le pape Léon XIV salue les catholiques dans la cathédrale Sainte-Croix-et-Sainte-Eulalie de Barcelone, en Espagne, le 9 juin 2026. Son prochain voyage le conduira en France.
    Le pape Léon XIV salue les catholiques dans la cathédrale Sainte-Croix-et-Sainte-Eulalie de Barcelone, en Espagne, le 9 juin 2026. Son prochain voyage le conduira en France. (Photo : Vatican Media)

    Des voyages européens du pape Léon XIV jusqu'à ce jour, un défi inattendu est apparu au récit qui, jusqu'à récemment, était largement tenu pour acquis à travers l'Europe : celui selon lequel la déchristianisation du continent est un fait établi. 

    Ce phénomène n'a jamais été aussi manifeste que lors de la visite du pape en Espagne, du 6 au 12 juin, qui a culminé avec une messe et une procession pour la Fête-Dieu dans des rues bordées de plus de 30 000 œillets, la Plaza de Cibeles de Madrid étant envahie par une foule immense. Les autorités espagnoles ont dénombré plus de 1,2 million de personnes – dont quelque 2 300 ministres de l'Eucharistie servant la messe – ce qui en faisait la plus grande affluence de toute la visite papale. Le nombre de jeunes catholiques participant à la visite papale était frappant, notamment lors de la veillée eucharistique du 6 juin, présidée par le pape sur la Plaza de Lima, dans la capitale. À bord de l'avion pour Madrid, le pape Léon XIV a plaisanté avec les journalistes, affirmant que malgré un concert de Bad Bunny prévu le même soir, « il y en aura aussi quelques-uns pour voir le pape ». Ces « quelques-uns » se sont avérés être plus d'un demi-million.  

    Cette présence des jeunes a pris de nombreuses formes durant le voyage, mais peu de mouvements l'ont incarnée aussi visiblement que Hakuna, un mouvement d'adoration eucharistique qui a débuté comme un simple groupe de jeunes paroissiaux à Madrid en 2013 et qui s'est depuis étendu à plus de 20 pays.  

    Lors de la veillée eucharistique de la Plaza de Lima, c'est le groupe Hakuna Group Music qui a animé la cérémonie devant la foule nombreuse rassemblée, interprétant sa chanson Tú, el único Rey en présence du Pape — une performance qui est devenue l'un des moments les plus partagés en ligne du voyage.  

    « La visite du pape en Espagne a suscité une immense joie », a déclaré Maca Torres, porte-parole du mouvement, au Register. « Ce fut une explosion de liesse dans tout le pays, c'était formidable. » 

    Un renouveau de la foi en plein essor 

    L'enthousiasme inattendu suscité par la visite de Leo, comme en témoigne l'immense nombre d'Espagnols désireux d'apercevoir le nouveau pape, a bouleversé un discours profondément ancré : celui selon lequel la déchristianisation de l'Europe est trop avancée pour que les nouvelles générations prennent l'Église au sérieux, ou du moins pas à une telle échelle.  

    Longtemps, le déclin de l'identité chrétienne en Espagne a semblé inéluctable, la proportion de catholiques parmi les 18-24 ans étant passée d'environ 90 % dans les années 1970 à à peine un tiers. Les chiffres de l'enquête CIS de décembre 2025 suggèrent toutefois que ce déclin s'est enrayé et, selon certaines analyses, s'est même légèrement inversé, notamment chez les jeunes hommes.  

    Ce regain d'intérêt, à l'instar de l'affluence record lors de la visite papale, révèle, selon Torres, un besoin plus profond et moins quantifiable que la simple taille de la foule. « Les gens ont soif de quelque chose de plus », a-t-elle déclaré. « La société, les plateformes de contenu, les réseaux sociaux, tout notre environnement tentent de nous le vendre – ils nous vendent des miettes, et on se rend compte que ça ne nous désaltère pas. »  

    Le mouvement Hakuna n'est qu'un exemple de ce renouveau de la foi en Espagne. Son Heure Sainte hebdomadaire, centrée sur l'adoration eucharistique, est au cœur du mouvement et explique en grande partie son succès international. « Si l'on exclut Dieu, on vit dans un monde qui ne s'arrête jamais, qui ne connaît jamais le silence », a déclaré Torres. « J'ai entendu un prêtre dire un jour que l'adoration est comme un bain de soleil : on ne s'en rend pas compte, mais quelque chose nous imprègne. » 

    Ce même besoin de radicalité, partagé par toute une génération, est à l'origine de la montée en puissance des jeunes qui consacrent leur vie entière à l'Église, un phénomène que Torres dit avoir observé dans son propre cercle d'amis : « Une renaissance de la foi va nécessairement conduire beaucoup de gens à vouloir donner leur vie entière. » 

    Phénomène contagieux ? 

    Ayant constaté ce renouveau de la foi parmi ses pairs, Sofia Alas, une Guatémaltèque membre de la communauté Hakuna, a déclaré que ce phénomène commence souvent par une influence sociale qui laisse ensuite place à quelque chose de plus intériorisé et de plus profond. 

    « On voit ses amis heureux et on se demande pourquoi », dit-elle. « Ils traversent peut-être la pire période de leur vie, mais ils sont heureux… Cette force vient d’autrui, et on le voit. Et puis on la désire aussi. » Cette même ouverture, dit-elle, s’étend désormais à l’expression publique de sa foi : « Il est évident que les jeunes ont de moins en moins peur de montrer leur foi au reste du monde. » 

    Torres a cité l'exemple de Siloé, un groupe de musique urbaine espagnol populaire sans connotation catholique, dont le chanteur, Fito Robles, a déclaré en interview que son rêve d'enfant était de chanter devant le pape et que son art musical était indissociable de sa foi. « En tant que croyant, cela m'inspire profondément », a déclaré Torres. « Quel courage de s'exprimer ainsi dans la culture sécularisée d'aujourd'hui ! » 

    Le renouveau de la foi en France 

    Torres et Alas se demandent tous deux si le renouveau de la foi qu'ils ont observé en Espagne se manifestera lors de la visite du pape en France du 25 au 38 septembre, notamment compte tenu de sa culture anticléricale.  

    De fait, le regain de ferveur religieuse qui semble animer la jeunesse espagnole fait écho à des observations similaires en provenance de la France voisine, où l'attente suscitée par la visite du pape Léon XIV a déjà entraîné la vente de billets à guichets fermés et des dons sans précédent. 

    Par exemple, Torres et Alas indiquent suivre de près la hausse inattendue des baptêmes d'adultes en France. 

    Les premiers chiffres en provenance de France témoignent d'un enthousiasme qui pourrait déjà rivaliser avec celui observé en Espagne en juin. Lors d'une conférence de presse le 8 septembre, les organisateurs ont annoncé que les inscriptions pour la messe en plein air du 26 septembre place de la Concorde à Paris atteignaient toujours 8 000 par jour, faisant ainsi grimper en flèche l'estimation initiale de 500 000 participants. Ils ont également indiqué envisager d'étendre la zone de l'événement au-delà de l'Arc de Triomphe afin d'accueillir la foule.  

    Les évêques français qualifient cette réaction d'inédite. « Cet enthousiasme témoigne d'une très grande soif spirituelle dans notre pays », a déclaré le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et président de la Conférence épiscopale française, lors du point de presse. 

    Quels que soient les chiffres finaux, pour Torres et Alas, l'essentiel du prochain voyage du Pape réside dans son impact spirituel. Pour Alas, le Saint-Père joue un rôle déterminant dans la consolidation du renouveau spirituel cette année. « C'est merveilleux de voir comment Dieu agit parmi les jeunes », a-t-elle déclaré, « et comment ces jeunes, à leur tour, peuvent aider ceux qui sont plus éloignés à rencontrer Jésus. » 

  • Le Pape appelle à protéger la vie, de la conception à son terme naturel

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    De Cecilia Seppia sur Vatican News :

    Le Pape appelle à protéger la vie, de la conception à son terme naturel

    Léon XIV a envoyé un message à l’occasion de la cinquième édition de la Marche pour la Vie à Bratislava, en Slovaquie pour promouvoir une culture qui prenne soin des plus fragiles et des plus vulnérables. Le secrétaire de la Conférence épiscopale explique que l’Église demande aux institutions de protéger avant tout les enfants à naître, «mais aussi d’aider concrètement les mères et les familles en difficulté».

    Une manifestation qui soit un «moment de prière et de témoignage» et qui suscite une «prise de conscience renouvelée du don précieux de la vie, reçu de Dieu, qu’il faut accueillir et préserver à chaque étape, de la conception jusqu’à son terme naturel». C’est ce que souhaite le Pape Léon XIV dans son message adressé aux organisateurs et aux participants de la cinquième édition de la Marche nationale pour la vie, qui s’est déroulée ce dimanche 20 septembre à Bratislava, capitale de la Slovaquie. Dans ce texte, lu sur la scène de la Marche par le nonce apostolique en Slovaquie, Mgr Nicola Girasoli, le Pape encourage en outre à «promouvoir une culture capable de prendre soin avant tout des plus fragiles et des plus vulnérables, contribuant ainsi à l’édification d’une société plus fraternelle et solidaire».

    Des milliers de familles dans les rues de Bratislava

    La place était bondée à Bratislava pour la dernière édition de la Marche nationale pour la vie, l’un des événements de mobilisation sociale et religieuse les plus importants de Slovaquie. Plus de 30 000 personnes, simples citoyens, familles et jeunes venus de toutes les régions du pays, se sont rassemblées dans la capitale pour réaffirmer la valeur et la dignité intrinsèque de chaque être humain, déterminées à promouvoir et à mettre en œuvre une culture de l’accueil qui protège la vie à toutes ses étapes, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle.

    L'objectif de la mobilisation

    Née à l'origine aux États-Unis en 1974 (en réponse à l'arrêt Roe v. Wade), cette manifestation est devenue au fil des ans un événement très suivi et de grande envergure, qui en est venu à inclure et à mobiliser de nombreuses capitales européennes. Son objectif principal est de sensibiliser l’opinion publique et les institutions législatives à la nécessité d’offrir une protection juridique et un soutien social tant aux enfants à naître qu’aux mères en difficulté, en s’opposant à des pratiques telles que l’avortement et l’euthanasie, sur lesquelles le Pape Léon XIV s’est récemment prononcé, lors de l’audience générale du 16 septembre dernier, en les qualifiant de «honteuses».

    «Tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d’homicide, le génocide, l’avortement, l’euthanasie et même le suicide délibéré; tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les contraintes psychologiques; tout ce qui est offense à la dignité de l’homme, comme les conditions de vie sous-humaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable: toutes ces pratiques et d’autres analogues sont, en vérité, infâmes», a-t-il dit citant Gaudium et spes.

    Marche pour la vie à Bratislava, le 20 septembre 2026
    Marche pour la vie à Bratislava, le 20 septembre 2026   (Dominik Karina)

    Protéger et aider

    En Slovaquie, cet événement est coordonné par les évêques du pays en collaboration avec différentes associations pro-vie; il se présente non seulement comme un moment de réflexion éthique, mais aussi comme une véritable fête des familles. «Notre message est simple: toute vie humaine a sa dignité et doit être protégée. Nous voulons avant tout protéger les enfants à naître. Mais nous voulons aussi aider concrètement les mères et les familles en difficulté», a déclaré Mgr Ivan Ružička, secrétaire général de la Conférence épiscopale slovaque.

    Non à la maternité de substitution

    Cette année, a précisé le secrétaire, la question de la maternité de substitution est également à l’ordre du jour. «Un enfant n’est pas un produit et ne peut faire l’objet d’un contrat. C’est pourquoi nous demandons que la maternité de substitution soit totalement interdite en Slovaquie.» «Nous sommes très heureux, a-t-il ajouté, de voir aujourd’hui autant de familles et de jeunes ici à Bratislava. Pour nous, la Marche pour la Vie est un témoignage d’espoir. Nous voulons construire une société qui protège chaque personne, en particulier les plus vulnérables». La marche s’achèvera dans l’après-midi par des témoignages, des chants et des moments de fête, confirmant ainsi la position de la Slovaquie comme l’un des pôles du débat bioéthique au cœur de l’Europe.

  • Aucune réponse à la demande d'audience papale du pèlerinage Ad Petri Sedem

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    D'Edward Pentin sur substack :

    Aucune réponse à la demande d'audience papale du pèlerinage Ad Petri Sedem

    Neuf mois après que les organisateurs du pèlerinage Ad Petri Sedem ont sollicité une audience, le Vatican a refusé une messe pontificale à Saint-Pierre et aucune rencontre papale n'a été annoncée.

    Des pèlerins se dirigent en procession vers la basilique Saint-Pierre lors du pèlerinage Ad Petri Sedem de l'année dernière à Rome, le 25 octobre 2025 (Photo : Edward Pentin)

    Le pape Léon XIV rate-t-il une occasion de panser les plaies des catholiques traditionnels en ne rencontrant pas un large groupe représentatif d'entre eux le mois prochain ?

    Le Saint-Père n'a jusqu'à présent pas répondu à la demande d'audience papale formulée par les responsables d'un pèlerinage catholique traditionnel annuel à Rome, bien que cette demande ait été faite il y a neuf mois et que le pape ait déclaré l'année dernière qu'il souhaitait rencontrer de tels groupes.

    Les organisateurs du pèlerinage Ad Petri Sedem (au Siège de Pierre) du 23 au 25 octobre, composés en grande partie de laïcs, avaient sollicité une audience papale dans une lettre signée par deux membres laïcs de l'organisation et remise personnellement par l'évêque Athanasius Schneider lors de sa rencontre avec le pape Léon au Vatican en décembre dernier.

    Dans la même lettre, ils ont également demandé l'autorisation de célébrer une messe pontificale à l'autel de la Chaire de la basilique Saint-Pierre, comme cela s'est produit plusieurs années auparavant, et lors du pèlerinage de l'année dernière qui a eu lieu pendant l'année jubilaire et qui a été célébré par le cardinal Raymond Burke.

    Le pèlerinage est organisé par Coetus Internationalis , une association regroupant 33 associations catholiques traditionnelles du monde entier. L'année dernière, environ 3 000 fidèles ont participé à ce rassemblement annuel de trois jours.

    Après plusieurs demandes de réponse définitive, le Secrétariat d'État a refusé, le 7 août, l'autorisation de célébrer la messe pontificale en la basilique Saint-Pierre. Celle-ci aura lieu en la basilique Sainte-Marie-Majeure le 24 octobre, et sera célébrée par Mgr Athanase Schneider.

    Les organisateurs ont exprimé leur « profonde gratitude » au cardinal Rolandas Makrickas, archiprêtre de Sainte-Marie-Majeure, pour avoir accordé l'autorisation de célébrer la messe.

    Aucune raison officielle n'a été donnée quant à la décision du Vatican. Les pèlerins se rendront néanmoins en procession dans la basilique Saint-Pierre ce jour-là pour vénérer les reliques de l'apôtre Pierre et observer un moment de prière.

    Mais voilà qu'il n'y a pas eu de réponse à la demande d'audience papale, alors qu'aucun engagement papal n'a été annoncé publiquement pendant le pèlerinage, à l'exception de l'angélus du pape le 25 octobre.

    Ce silence surprend particulièrement les catholiques traditionnels, étant donné la volonté déclarée du Saint-Père d'en savoir plus sur eux.

    Dans une interview accordée à la journaliste du Vatican Elise Ann Allen et publiée il y a un an, le pape Léon XIV a déclaré n'avoir pas encore eu l'occasion de « s'entretenir véritablement avec un groupe de personnes qui défendent le rite tridentin ». Il a ajouté : « Une occasion se présentera bientôt, et je suis certain que d'autres se présenteront. » Il a ensuite suggéré que la question pourrait devoir être abordée dans le cadre d'un processus synodal : « C'est une question sur laquelle nous devrons, je pense, peut-être aussi, nous asseoir et discuter lors d'une synodalité. »

    Les observateurs voient dans l'absence d'audience papale une contradiction avec son soutien manifeste à la synodalité, le souhait exprimé par le pape d'écouter tous les fidèles, et notent son ouverture à de nombreux autres groupes qu'il reçoit régulièrement en audience privée.

    Au cours du mois écoulé, le Saint-Père a reçu des représentants d'une grande variété d'organisations, notamment des participants à la réunion « Fratelli tutti : Dialogue socio-environnemental Nord-Sud » (12 septembre) ; les Adorateurs perpétuels du Saint-Sacrement de la Fédération du Saint-Esprit (5 septembre) ; une délégation du Oriel College de l'Université d'Oxford (4 septembre) ; une délégation américaine de la Société de Saint-Vincent-de-Paul (28 août) ; et des évêques de l'Église luthérienne de Norvège (26 août).

    En février, Léon XIV a reçu les membres de Pro Petri Sede, une association laïque, explicitement « à l’occasion de votre pèlerinage à Rome ». Il a souligné que ses membres effectuent régulièrement ce pèlerinage tous les trois ans pour rencontrer le Successeur de Pierre. Il a également rencontré régulièrement des groupes de pèlerins à la fin de ses audiences générales hebdomadaires – une possibilité qui n’est pas offerte aux organisateurs du pèlerinage Ad Petri Sedem .

    Au sein des milieux traditionalistes, certains constatent une tendance à exclure les catholiques traditionalistes de l'accès au Saint-Père. Ils s'inquiètent également du maintien, voire du renforcement dans certains diocèses, des restrictions imposées au vetus ordo – Toronto en étant le dernier exemple .

    Faute d'occasion de rencontrer le Pape, ils s'interrogent sur la manière dont il pourra mieux connaître les fidèles laïcs traditionalistes et leurs préoccupations bien réelles, alors qu'il lui manque la chance de rencontrer un groupe représentatif d'entre eux. Le Pape, se demandent-ils, n'écoute-t-il pas que les cardinaux, les évêques et autres personnes hostiles au rite romain traditionnel, et entend-il ainsi rarement un point de vue équilibré ? Le Pape et le Saint-Siège, en réalité, ne tiennent-ils compte que des opinions du clergé, contrairement aux objectifs de l'ère post-conciliaire qui était censée donner davantage la parole aux laïcs ?

    De plus, ils se demandent si le pape ignore peut-être les résultats d'un sondage mené par le Vatican auprès des évêques, sondage sur lequel se serait fondé le décret Traditionis Custodes du pape François de 2021 , restreignant le rite romain traditionnel. Ce sondage a révélé que la plupart des évêques étaient en réalité favorables au maintien du Summorum Pontificum, le décret de Benoît XVI libéralisant le vetus ordo.

    Pour les catholiques traditionnels qui ont seulement demandé à rencontrer et à entendre le Successeur de Pierre, le silence du Pape risque d'aggraver des blessures qu'une audience aurait pu commencer à panser.

    Conjuguée aux restrictions persistantes, cette situation leur rend difficile de déceler une réelle préoccupation pastorale et laisse plutôt penser qu'une porte se ferme discrètement.

  • Europe : on marchera pour la vie durant ce week-end

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    Marches pour la vie dans les villes de l'UE ce week-end

    Ce week-end, des milliers de personnes participeront aux Marches pour la vie à travers l'Europe.

    Samedi 19 septembre, des marches auront lieu à Berlin et à Cologne , en Allemagne .

    Le dimanche 20 septembre, la Marche nationale pour la vie aura lieu à Bratislava, en Slovaquie . 

    Ces rassemblements envoient un message fort d'espoir pour la vie, réunissant les gens pour défendre la dignité et la protection de chaque vie humaine.

    (One of Us)

  • Le Pape en France : quand la presse française, ou plutôt parisienne, est en émoi

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    D'Ed. Condon sur le Pillar :

    Presse française, in nomine Ecclesiae, et saison des récompenses

    18 septembre 2026

    Personne ne prend plus de plaisir que moi à taquiner les Français. C’est vraiment l’un des petits plaisirs innocents de la vie. Il y a quelque chose dans le caractère national gaulois qui, pour certains d’entre nous, appelle tout simplement à être un peu dégonflé.

    Ne vous méprenez pas : j’aime à la fois la France et les Français, dans l’ensemble. La cuisine, le vin, la langue, l’art, l’architecture — sans parler de la beauté intrinsèque du pays lui-même — en font un endroit merveilleux. Et je n’hésite pas à le dire : la grande majorité des Français sont des gens simples et authentiques, ouverts d’esprit, curieux et intéressants, et tout simplement de bonne compagnie.

    La vérité, c’est que lorsque des gens comme moi avouent aimer piquer « les Français », ce que nous voulons vraiment dire, c’est « les Parisiens ».

    Paris est à la France ce que New York est aux États-Unis : un piège à touristes en permanence dysfonctionnel, gangrené par la criminalité, surestimé et hors de prix, où la nourriture est médiocre, les rues non balayées, et les habitants d’une supériorité méprisante. C’est le genre de combinaison qui donne aux gens honnêtes l’envie de les provoquer — c’est ainsi, et c’est pourquoi, qu’a été inventée la pizza deep-dish de Chicago.

    Je mentionne tout cela parce que la presse française, ou plutôt parisienne, est en émoi cette semaine : apparemment, le Vatican a opposé un non poli mais ferme à toute une série de demandes concernant la prochaine visite du pape Léon en France. J’ai lu avec intérêt que le Saint-Siège a refusé que le pape soit accueilli avec une garde militaire complète, décoré de la grand-croix de la Légion d’honneur, soumis à un banquet d’État et enchaîné au président Macron pour une visite privée de Notre-Dame.

    J’aimerais croire que Léon, en tant que fils de Chicago, manifeste simplement une impatience midwestern sans chichis face au faste et au cérémonial inutiles, ainsi qu’une allergie native à la prétention. Mais je ne pense pas que ce soit tout à fait cela.

    La France traverse actuellement le même cycle politique toxiquement acrimonieux que le reste de l’Occident, et la liste des choses auxquelles Léon a répondu « merci, mais non merci » est largement interprétée là-bas comme une manière habile du Vatican d’éviter que le voyage du pape ne soit récupéré en une série de séances photo présidentielles d’une semaine.

    Il me semble assez clair que Léon a toujours conçu ce bref passage en France comme une visite pastorale du pasteur en chef du troupeau du Christ, et non comme une visite d’État du Père des princes et des rois. Cette distinction est à la fois formelle et assez évidente d’un point de vue diplomatique, et bien établie dans les voyages pontificaux.

    Le voyage de saint Jean-Paul II au Royaume-Uni en 1982 fut le premier de l’histoire effectué par un pape régnant, mais s’il a rencontré la reine Élisabeth II en sa qualité de gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre, et non de chef d’État, il a — d’un commun accord — évité soigneusement le chef du gouvernement, Margaret Thatcher. En revanche, la visite de Benoît XVI en 2010 fut une véritable occasion d’État, avec tout le faste, littéral et métaphorique, que Macron a apparemment demandé… et qui lui a été refusé.

    Je m’attends à ce que les attentes de Léon pour ce voyage aient été clairement exprimées dès le départ, et que l’Élysée ait simplement espéré tirer un peu plus de jus d’un pape encore dans sa saison de rookie. Mais le Quai d’Orsay du Vatican n’est pas composé de débutants, et Léon n’est pas un naïf.

    Je suis content qu’il garde sa poudre diplomatique au sec et qu’il réserve le prestige de chef d’État de la papauté pour le moment où lui, et lui seul, décidera de l’utiliser. La question est : où sera-ce ? Cela vaudra la peine d’être observé.

  • Les évêques prennent le patronage de la Marche pour la Vie (Slovaquie)

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    De kath.net/news :

    Les évêques catholiques prennent le patronage de la Marche pour la vie/Slovaquie

    17 septembre 2026

    L'an dernier, le diocèse de Bratislava avait déjà assumé le patronage ; celui-ci sera prolongé cette année.

    Bratislava (kath.net/pl) « Nous, évêques, avons accepté avec joie le patronage de la Marche nationale pour la vie, à laquelle nous invitons chacun à Bratislava le dimanche 20 septembre. » C’est ce qu’ont écrit les évêques catholiques de Slovaquie dans leur lettre pastorale concernant la Marche nationale pour la vie, qui aura lieu à Bratislava le 20 septembre 2026. L’année dernière, le diocèse de Bratislava avait également accepté le patronage de cette manifestation pro-vie.kath.net avait signalé).

    kath.net publie la lettre pastorale des évêques locaux de tous les diocèses slovaques concernant la prochaine « Marche nationale pour la vie 2026 », lue dans toutes les églises le dimanche 13 septembre 2026 :

    Chers frères et sœurs,

    Les conflits armés nous obligent à réfléchir de toute urgence à la valeur de la vie humaine. Nous sommes douloureusement conscients de l'absurdité des morts de soldats et de civils, victimes des ambitions de pouvoir de certains. Mères en pleurs, veuves, sœurs endeuillées et enfants orphelins sont les conséquences dévastatrices de guerres où, au final, tout le monde perd et où les plus faibles sont les plus durement touchés. « La colère et la fureur sont abominables ; le pécheur s'y attache », lit-on dans le livre de Sirach.

    Sainte Thérèse de Calcutta a illustré avec justesse les liens profonds entre l'agressivité manifeste et l'agressivité latente d'une personne lorsqu'elle a reçu le prix Nobel de la paix il y a près de cinquante ans. Devant une salle silencieuse remplie de personnalités influentes, elle n'a pas hésité à exprimer avec calme et fermeté de profondes vérités sur la vie : « À notre époque, l'avortement est le plus grand fléau de la paix, car c'est une guerre ouverte – un meurtre direct commis par la mère elle-même. Si une mère peut tuer son propre enfant, que peut-on attendre d'autre que ma capacité à vous tuer et la vôtre à me tuer ? Il n'y a aucune différence entre l'avortement et un meurtre mutuel… »

    En ce sens, l’Évangile selon Matthieu (Mt 18, 21-35) nous présente l’exemple troublant du serviteur impitoyable : un débiteur qui, malgré la bonté de son maître et le pardon de sa dette, se montre cruel envers ceux qui lui doivent quelque chose. Au fond, cet exemple renvoie la balle à tous ceux qui jouissent du don de la vie mais le refusent aux autres. « Nous sommes là, soulignait Mère Teresa dans ce discours, parce que nos parents nous ont désirés. Nous aussi, nous désirons nos enfants et nous les aimons. Mais qu’en est-il des millions de personnes tuées par l’avortement ? »

    L’évocation du chiffre de « millions » pourrait rappeler le fait largement rapporté que le nombre d’avortements en Slovaquie est en baisse. Bien sûr, chaque enfant sauvé est une nouvelle merveilleuse et unique. Mais les enfants ne sont pas de simples statistiques ; il n’en demeure pas moins que chaque enfant, en tant qu’être humain à part entière, mérite d’être protégé dès sa conception. Des mesures concrètes de soutien aux mères en situation de crise doivent poursuivre cet objectif – tout comme la législation – à savoir, protéger la vie de la conception à la mort naturelle. Dans l’esprit de l’appel de l’Évangile à « aller au large » (Luc 5, 4) – et conscients de notre propre péché –, nous sommes, bien entendu, également attentifs au contexte plus large. Derrière la décision tragique d’avorter se cachent souvent la peur et l’angoisse – mêlées à des sentiments d’impuissance, de solitude ou de pression de la part du partenaire. L’Église ne souhaite pas condamner les femmes dans une telle situation ; elle cherche plutôt à les accompagner et à les soutenir. Reconnaissant la beauté de la maternité et l'importance du courage et de la responsabilité qu'exige la paternité, nous soutenons toutes les personnes confrontées à un choix moral personnel et leur offrons un large éventail d'aides. Parallèlement, nous reconnaissons la nécessité de protéger la vie après la naissance, notamment celle des mères qui, parfois, ne bénéficient pas de conditions de travail dignes pour élever leurs enfants.

    C’est pourquoi, nous, évêques, avons accepté avec joie le patronage de la Marche nationale pour la vie, à laquelle nous invitons chacun à Bratislava le dimanche 20 septembre. Il est important d’y participer avec un profond sentiment de liberté intérieure, afin d’exprimer collectivement notre respect pour la vie humaine et son Créateur. Respect de la maternité – personnelle, paisible, compatissante et libre de tout intérêt commercial. Respect du mariage – qui ne requiert aucune précision telle que « entre un homme et une femme », puisque d’autres formes d’union ne sauraient constituer un mariage. Respect de la parentalité, y compris le droit garanti d’élever ses enfants conformément à la loi divine et naturelle. À de nombreuses reprises et dans divers passages de l’Évangile, Jésus souligne que l’amour du prochain ne s’improvise pas. Il ne doit pas être occasionnel ni fragmentaire. Lorsque le Seigneur nous appelle à pardonner « soixante-dix-sept fois » – et l’exige de chacun sans exception –, il affirme que l’amour est une attitude universelle : universelle dans le temps et l’espace, s’étendant à tous sans exception. C’est pourquoi, par amour pour les plus vulnérables, entreprenons ensemble ce voyage : comme pèlerins et compagnons, pour qui chaque personne est chère.

    Les évêques catholiques de Slovaquie vous accordent leur bénédiction. Bratislava, le 3 septembre 2026.

    Ah si les évêques belges pouvaient en prendre de la graine !