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conférences, spectacles, manifestations - Page 2

  • Fête-Dieu : le grand retour des processions

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    Bien que non exhaustif, cet article de Clément Laloyaux sur cathobel met en évidence le retour à une célébration fervente de la Fête-Dieu à travers le pays (on aurait pu y ajouter des processions qui se sont déroulées ailleurs, notamment à Tancrémont ou à Verviers) :

    Fête-Dieu : de Liège à Bruxelles, les processions ont rassemblé des milliers de fidèles (photos)

    Fête-Dieu : de Liège à Bruxelles, les processions ont rassemblé des milliers de fidèles (photos)
    Animée par des cors de chasse, la procession s'étire dans les rues de Liège. © Dominique Servais/via Diocèse de Liège

    8 juin 2026

    À Madrid, plus d'un million de fidèles ont accompagné le pape Léon XIV lors de la procession de la Fête-Dieu. En Belgique aussi, la solennité du Corps et du Sang du Christ a donné lieu à de nombreux rassemblements. De la Cité ardente, où cette fête est née au XIIIe siècle, jusqu'aux rues d'Ixelles et les villages ardennais, retour sur quelques processions marquantes chez nous.

    Née à Liège en 1246 sous l'impulsion de sainte Julienne de Cornillon, la Fête-Dieu est aujourd'hui célébrée partout dans le monde. Désignée de diverses façons - "Fête du Saint-Sacrement", "Corpus Domini" ou encore "Corpus Christi" - elle porte dans l'Eglise le nom officiel de "Solennité du corps et du sang du Christ". Quel que soit le nom retenu, cette fête rappelle la présence réelle de Jésus Christ dans le sacrement de l'Eucharistie, à travers le pain et le vin consacrés.

    Si la plupart des paroisses et communautés la célèbrent le dimanche suivant la Trinité, les Liégeois restent fidèles à la date historique du jeudi. Cette année encore, processions, bénédictions et temps de prière ont rassemblé des milliers de fidèles à travers le pays.

    Liège : un millier de fidèles pour la 780e Fête-Dieu

    Berceau historique de la Fête-Dieu depuis 1246, Liège a vécu une édition particulièrement solennelle. Pour cette 780e célébration, la ville accueillait le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

    La basilique Saint-Martin affichait complet pour la messe présidée par le cardinal italien. Dans son homélie, celui-ci a rappelé que "l'Eucharistie est la source et le sommet de toute vie chrétienne dans le Christ". À ses côtés se trouvaient notamment Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, le nonce apostolique Mgr Franco Coppola ainsi que Mgr Ihor Rantsya, récemment élu évêque de l'Éparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris.

    Le nonce apostolique Mgr Franco Coppola porte le Saint-Sacrement sous le dais, lors de la procession de la Fête-Dieu. © Dominique Servais/ via Diocèse de Liège

    Après la célébration, la traditionnelle procession des peuples du monde s'est élancée dans les rues de la ville au son des cors de chasse des sonneurs du Bien-Aller. Malgré une météo incertaine, environ un millier de personnes ont participé à la procession.

    La journée s'est achevée par une veillée NightFever à la cathédrale Saint-Paul, illuminée par un millier de bougies pour la paix.

    ▶️ Revoir en vidéo : la messe de la 780e Fête-Dieu et la procession dans les rues de Liège

    À Ixelles, une procession à la dimension interculturelle

    En Belgique, vu que le jeudi n’est plus un jour férié, la Fête-Dieu est solennisée le dimanche qui suit. C'est donc ce dimanche 7 juin qu'ont eu lieu la majorité des processions, comme celle organisée par l'UP Sainte-Croix à Ixelles.

    Partie de l'église des Carmes, avenue de la Toison d'Or, la procession a rejoint l'église Sainte-Croix, à proximité de la place Flagey.

    "Sous un magnifique soleil, la Fête-Dieu a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans les rues d'Ixelles" relate Jean-Louis Hanff, qui y a pris part. "De l'église des Carmes à Flagey, la procession du Saint-Sacrement a illustré une réelle communion et une remarquable dimension interculturelle, portée par des fidèles de tous horizons et de magnifiques chants, notamment africains. Un beau moment de recueillement, de joie et de rencontre au cœur de Bruxelles."

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  • Liège (église du Saint-Sacrement), 14 juin : concert Bach Inspiration VIII (direction : Patrick Wilwerth)

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    Le dimanche 14 juin, à 16h, soyez les bienvenus en l'église du Saint-Sacrement (132 bd d’Avroy, Liège) pour assister au concert Bach Inspiration VIII.

    Le choeur de chambre Praeludium, l'ensemble Ellipse, les hautboïstes Damien Bernard et Armand Rahier sous la direction de Patrick Wilwerth (orgue), interpréteront des oeuvres de Johann-Sebastian Bach et d'autres compositeurs contemporains de ce génie ou qui se sont inspirés de son oeuvre.

    Info/réservations : patrickwilwerth@icloud.com 

  • Centenaire du monument du Sacré-Coeur de Dison-Andrimont 1926 - 2026

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    Capture d'écran 2026-05-19 144250.png

  • Magnifique succès de la célébration de la Fête-Dieu à Liège

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    Peut être une image de une personne ou plus, foule et texte

    De la page facebook des organisateurs :

    "Nous venons de vivre une magnifique Fête-Dieu ici à Liège. Jésus est vivant. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés qui deviennent son Corps et Son Sang, pour vivifier et unifier l’Eglise.

    Il est intéressant de relever qu’il y avait de très nombreux jeunes parmi les 600 participants à la procession, et ensuite aux plus de 1.000 bougies pour la paix, merci Seigneur <img class="xz74otr x15mokao x1ga7v0g x16uus16 xbiv7yw" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t7c/1/16/1f64f_1f3fc.png" alt="

  • A Liège : la célébration de la Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026

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    Liège Fête-Dieu autour du jeudi 4 juin 2026 (source)

    La Fête-Dieu, fête du Corps et du Sang du Christ, célèbre la présence de Jésus à nos côtés, dans notre quotidien. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés. Il nous donne vie.

    Abonnez-vous ici à nos lettres d’information.

    Le jeudi de la Fête-Dieu en une minute :

    Programme complet de la Fête-Dieu à Liège

    Jeudi 4 juin – Journée de la Fête-Dieu

    9h30  Laudes par la communauté des bénédictines à la basilique Saint-Martin.

    10h00-18h00  Journée d’adoration à Saint-Martin;  De 10h à 12h puis de 14h à 17h à l’église du Saint-Sacrement et de 15h00 à 17h00 à la cathédrale.

    19h00  780ème Eucharistie solennelle de la Fête-Dieu, Basilique Saint-Martin, présidée par le cardinal Fernando Filoni, grand maître de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, en présence de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, Mgr Franco Coppola, nonce apostolique pour la Belgique et le Gd Duché de Luxembourg et Mgr Ihor Rantsia, évêque de l’Eparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris pour les Ukrainiens catholiques de France, Suisse et Benelux. D’autres invités de marque seront  également présents, voyez la page de l’évènement.

    20h15 Procession solennelle des peuples du monde « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps, Mt 28 » de Saint-Martin à la cathédrale Saint-Paul, arrêts à Sainte-Croix, Place Saint-Lambert, Opéra, Vinâve d’ile, Cathédrale.

    21h00-24h00 NightFever & 1.000 bougies pour la paix, Cathédrale Saint-Paul.

    Toute la nuit : nuit d’adoration à la cathédrale.

    Vendredi 5 juin

    9h Eucharistie à la cathédrale Saint-Paul, et introduction à la journée d’adoration.

    10h-17h Journée d’adoration, Cathédrale Saint-Paul, animée par le Mouvement Eucharistique Liégeois (MEL).

    12-14h : Adoration du Saint-Sacrement à l’Eglise du Saint-Sacrement.

    Samedi 6 juin

    9-17h : Journée d’adoration en divers endroits du diocèse et dans les sanctuaires du jubilé.

    9h30-12h00 : Colloque sur le Sang du Christ, quelle est la signification du sang dans la Fête du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu) ? Sanctuaire de sainte Julienne, avec Mgr Delville, et 4 autres intervenants.

    11h-13h : Service au restaurant « Kamiano » d’un repas complet pour les sans-abri. Les personnes intéressées à venir servir le repas peuvent s’annoncer par mail: liege@santegidio.be – Maison Kamiano, rue Jonruelle 8 à Liège

    15h  Sainte Messe en latin à Tancrémont suivie de la Procession de la Fête-Dieu au sanctuaire du Vieux Bon Dieu de Tancrémont. Route de Tancrémont 718, 4860 Theux  (forme extraordinaire)

    18h : Messe grégorienne solennelle de la Fête-Dieu célébrée (en latin) par Mgr Delville, évêque de Liège au Saint-Sacrement. A 19h30 : bénédiction du Saint-Sacrement et vénération de la relique de Sainte Julienne de Cornillon en l’église du Saint-Sacrement.

    Dimanche 7 juin

    Journée de la Fête du Corps et du Sang du Christ partout en Belgique, trouvez vos horaires de messes sur www.egliseinfo.be, le GPS des clochers.

    A la fin des messes dans les Unités Pastorales : diverses processions et bénédictions sur les parvis des églises, prière spéciale pour confier la ville ou la commune.

    9-17h : Messe de la Fête-Dieu et journée d’adoration au Sanctuaire de Sainte-Julienne du Mont-Cornillon avec les sœurs clarisses et le béguinage.

    10h : Eucharistie de la Fête-Dieu, à la cathédrale de Liège

    Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon

    8h00 : messe du dimanche de la Fête-Dieu
    9h00-17h00 : adoration eucharistique, avec les sœurs clarisses
    12h00 : Banquet de la Fête-Dieu
    14h00-17h00 : Fête des Familles et des enfants

    Sanctuaire Notre-Dame de Banneux
    10h30 Messe internationale 
    14h00 Procession du Saint Sacrement dans le Sanctuaire suivie du Salut et la Bénédiction des malades,
    16h00 Messe en français

  • Le pape encourage à perpétuer les processions du Saint-Sacrement à l'occasion de la Fête-Dieu

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    Au terme de l'audience générale de ce mercredi 3 juin, le pape a ajouté :

    "Cette semaine, nous célébrons la solennité du Saint-Sacrement, ou, selon la formulation latine plus courante, la solennité de la  Fête-Dieu. Dans l’Eucharistie, nous contemplons Jésus, le pain rompu et donné pour chacun de nous. Les processions avec le Saint-Sacrement qui ont lieu dans les rues de nombreuses villes témoignent de la piété eucharistique populaire ; à cet égard, je vous encourage à perpétuer cette belle manifestation de témoignage public de la foi."

    "Que la participation aux processions eucharistiques – notamment celle des familles, des enfants et des jeunes – soit un courageux témoignage de foi et un rappel pour tous que Dieu est présent parmi son peuple et l'accompagne dans sa vie quotidienne."

  • La procession de la Fête-Dieu refait son apparition à Namur

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    De cathobel :

    A Namur, une procession pour la Fête Dieu

    A Namur, une procession pour la Fête Dieu

    Ce dimanche 7 juin, soixante jours après Pâques, l’Église célèbre la Fête Dieu. A Namur, la messe dominicale célébrée à l’église Saint-Loup et qui sera présidée pour l’occasion par Mgr Lejeusne se poursuivra sous forme de procession. Les fidèles sont bien sûr invités à s’y joindre. Plusieurs haltes sont prévues pour prier mais aussi méditer la Parole biblique.

    La solennité du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ, dite Fête Dieu, est une fête liturgique très ancienne. Elle permet à chacun de s’imprégner de ce qu’est l’essence même de l’eucharistie, la présence de Jésus-Christ dans le pain et le vin consacrés

    Le dimanche 7 juin, la messe célébrée, dès 10h, à l’église Saint-Loup s'arrêtera après la prière qui suit la communion. Elle se poursuivra, vers 11h30, par une procession dans les rues de Namur. L’évêque tenant l’ostensoir marchera sous un dais. L’ostensoir dans lequel une hostie consacrée sera proposée, à la vénération, aux fidèles rencontrés sur le chemin de la procession. L’évêque ne sera pas seul : les prêtres, diacres, les acolytes ainsi que le peuple de Dieu formeront cette procession.

    Une procession durant laquelle plusieurs haltes sont prévues. Le premier arrêt se fera à la chapelle universitaire, rue Grafé. L’équipe chargée de l’animation du lieu prendra en charge le moment proposé aux participants : lecture de la Parole biblique, un moment de méditation avant de repartir vers la deuxième halte. Elle aura lieu, cette fois à la chapelle Notre-Dame du Rempart. Le troisième arrêt est lui prévu dans la cour du Séminaire ou encore devant la grille du bâtiment, en cas de pluie. La procession reprendra pour une ultime halte, à la cathédrale Saint-Aubain. L’entrée du bâtiment, pour des raisons de sécurité, étant interdite, c’est devant les grilles interdisant l’accès à l’édifice que le dernier temps de prière aura lieu, ainsi que la bénédiction finale avec le salut au Saint-Sacrement. Et pour chacun des arrêts, lecture de la parole biblique et méditation.

    Un accompagnement musical est aussi prévu. Et pour le moins original. Le musicien sera installé, avec son piano, dans une remorque.

    Depuis 2009, la Fête Dieu n’avait plus été organisée à Namur (c'est-à-dire depuis que Mgr Léonard avait quitté Namur pour devenir archevêque de Malines-Bruxelles ndB). L’arrivée d’un nouvel évêque et la volonté du Service de la Pastorale Liturgique et de la paroisse cathédrale Saint-Aubain ont fait le reste. La Fête Dieu sera aussi célébrée dans une paroisse proche du centre-ville, la paroisse Sainte-Julienne à Salzinnes. Le 7 juin est, pour les Salzinnois, le jour de la fête de la paroisse.

  • Les pèlerins de Chartres : nourris par la foi, attachés à la tradition 

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    D'Hélène de Lauzun sur The European Conservative :

    Les pèlerins de Chartres : nourris par la foi, attachés à la tradition 

    Pèlerins en route vers Chartres

    Pèlerins en route vers Chartres / @ndchretiente sur X, le 25 mai 2026

    « Le plus grand pèlerinage d’Occident » a attiré cette année un nombre record de fidèles, prouvant que le christianisme n’est pas tout à fait mort.

    La 44e édition du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté, qui a lieu chaque année à la Pentecôte et relie Paris à la cathédrale de Chartres, a battu des records cette année : plus de 20 000 fidèles, attirés par la liturgie traditionnelle de l’Église catholique, se sont mis en route sous un soleil de plomb, suscitant l’admiration des Parisiens et de la presse . En plaçant le pèlerinage sous l’égide de la mission, le message des organisateurs est clair : l’avenir de l’Église, en termes d’attractivité et de conversions, repose désormais sur un engagement envers la tradition.

    Fondé en 1983, le pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté vise à faire revivre une tradition remontant au Moyen Âge : un chemin qui menait les pèlerins de Paris au sanctuaire marial de Chartres. Au XIXe siècle, le poète catholique Charles Péguy fut l’un des ardents promoteurs du regain d’intérêt pour ce pèlerinage séculaire, tombé dans l’oubli.

    Depuis plusieurs années, le pèlerinage gagne en popularité et les organisateurs peinent à gérer l'afflux de participants. Cette année, de nombreuses améliorations ont été apportées pour simplifier les inscriptions en ligne. Le jour de l'ouverture des inscriptions, plusieurs milliers de pèlerins se sont inscrits en quelques heures. Plusieurs itinéraires ont été ouverts afin de répartir les pèlerins et de rendre le pèlerinage plus accessible : le « Chemin de Jérusalem », par exemple, est un nouvel itinéraire conçu pour les familles, long de 70 km au lieu de 100. À l'origine, une seule messe d'ouverture était célébrée. Désormais, plusieurs sont requises, à Paris, à l'église Saint-Sulpice, mais aussi en périphérie de la capitale. La logistique est impressionnante et les organisateurs maîtrisent parfaitement leur sujet, assurant ainsi le bon déroulement du pèlerinage. De nombreux anciens militaires travaillent en coulisses, mettant leur expertise opérationnelle au service de leur foi. Avec des camps à perte de vue, des services médicaux et une coordination étroite avec la gendarmerie et les préfets, c'est une véritable armée en mouvement.

    Le pèlerinage de Chartres, devenu, selon le Boulevard Voltaire , « le plus grand pèlerinage d'Occident », n'était pas le seul rassemblement du week-end. Un autre pèlerinage, reliant Chartres à Paris et réunissant les fidèles de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, en désaccord avec Rome, a vu 7 000 personnes prendre la route. À Lourdes, le pèlerinage militaire international a rassemblé 17 000 participants. Enfin, le FRAT , important rassemblement catholique de 14 000 lycéens, s'est déroulé dans une ambiance plus moderne et festive. Les catholiques sont une minorité, certes, mais une minorité significative.

    L'an dernier, la tension était palpable . On a même évoqué la possibilité d'interdire la célébration de la messe à la cathédrale de Chartres selon le vetus ordo , c'est-à-dire l'utilisation de l'ancien missel du pape Jean XXIII. Cette année, l'atmosphère était tout autre, la discrète bienveillance du pape Léon XIV envers les traditionalistes ayant porté ses fruits. Signe de cet apaisement, pour la première fois, les organisateurs du pèlerinage à Notre-Dame de Chrétienté et la FRAT ont convenu d'un temps de prière commune, à distance, lors de la veillée d'adoration du dimanche 24 mai. D'un côté, le latin, la dentelle et l'encens ; de l'autre, guitares, projecteurs et foulards colorés ; pourtant, une unité dans la prière était palpable devant le Saint-Sacrement.

    Cette année, 34 % des pèlerins participaient pour la première fois, preuve de l'attrait du pèlerinage. Le nombre de participants ne cesse d'augmenter. Parmi les nouveaux venus de l'an dernier, 66 % reviennent malgré la difficulté physique, rendue encore plus éprouvante cette année par la chaleur accablante : traverser la plaine de Chartres, au milieu des champs de blé, sans un seul arbre pour offrir un peu d'ombre, est une véritable épreuve d'endurance.

    Photo : Notre-Dame de Chrétienté

    Parmi la foule des pèlerins, on trouve les habitués, ceux pour qui la participation est, depuis toujours, une véritable tradition familiale. Parents, frères, sœurs et cousins ​​s'échangent des conseils pour tenir le coup, les meilleures adresses de snacks salés et sucrés, ou même des astuces infaillibles pour éviter les ampoules après huit heures de marche. Mais il y a aussi les nouveaux venus : le pèlerinage attire les gens comme un aimant et rayonne de son charme. C'est le témoignage de mes propres filles, qui étaient parmi les pèlerins : leurs camarades, fascinés par cette vague palpable de pèlerins déferlant sur les rues du Paris endormi à l'aube, ne rêvent plus que d'une chose : participer au prochain pèlerinage. Cette année, ils étaient 20 000 ; ils seront 22 000 l'année prochaine.

    Au-delà des prières ferventes récitées à travers les chapelets et les hymnes, le pèlerinage de Chartres offre aussi un incroyable déferlement de beauté. Le soleil se levant à l'aube dans un ciel immaculé, les bannières flottant au vent au milieu d'une mer de blé, les drapeaux de toute l'Europe honorant la croix d'or et d'azur de la Suède, les aigles impériaux en mémoire du Saint-Empire romain germanique, et les champs de fleurs de lys – tout cela emplit le cœur et élève l'âme, agissant comme un puissant antidote à la laideur du monde.

    Mais cette beauté n'est pas qu'une simple fantaisie esthétique, ni une méditation poétique sur un monde en ruine susceptible de charmer les âmes réactionnaires déconcertées par la perversité du monde moderne. Nourrie par la foi, la beauté ici dialogue avec la charité, de manière très concrète. Le pèlerinage est avant tout une marche, une épreuve physiquement éprouvante. Malgré tout le respect que l'on doit à certains commentateurs de gauche , les foules sur les routes de Chartres ne seront jamais comparables à la file d'attente pour un concert de rap. C'est au bord du chemin, au fil des kilomètres, que la force d'âme et la compassion sont mises à l'épreuve. Sous les bannières légendaires, on peut croiser des fauteuils roulants, des enfants épuisés dans les bras de leurs aînés, et même, parfois, de jeunes hommes robustes qui s'effondrent et sont soutenus par des mains secourables.

    Chaque année, le pèlerinage de Chartres n'est qu'une brève parenthèse. Pourtant, c'est une parenthèse pleine d'espoir, qui nous permet de croire que le christianisme n'est pas tout à fait mort – mieux encore, qu'il gagne du terrain.

    Hélène de Lauzun est la correspondante parisienne du European Conservative . Elle a étudié à l'École normale supérieure de Paris, où elle a enseigné la littérature et la civilisation françaises à Harvard. Docteure en histoire de la Sorbonne, elle est l'auteure de * Histoire de l'Autriche*  (Perrin, 2021).
  • Bruxelles (Cambre), 5 juin : Grande procession des enfants pour la fête du Saint-Sacrement

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    PHOTO-2026-05-22-08-14-36.jpg

    Grande procession des enfants le vendredi 5 juin prochain  (tous âges sont naturellement admis même sans enfants)
    Les enfants qui arrivent avant 17h30 auront tous un rôle.
    Procession dans les jardins et le cloître de l'abbaye suivi d'un grand goûter avec même des frites et des glaces!
  • La réunion du pape Léon XIV en octobre prochain sur le mariage et la famille revêt une importance accrue face à la baisse du taux de natalité en Occident

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    De sur OSV News :

    La réunion du pape Léon XIV en octobre sur le mariage et la famille revêt une importance accrue face à la baisse du taux de natalité en Occident.

    (OSV News) — Alors que la baisse des taux de natalité remodèle l'Occident, une conversation mondiale sur le mariage et la famille devient urgente à l'approche d'une réunion en octobre à Rome convoquée par le pape Léon XIV.

    De nouvelles données mettent en évidence cette tendance : les naissances aux États-Unis ont diminué de 1 % en 2025 pour atteindre environ 3,6 millions, tandis que les taux de fécondité en Europe restent bien en deçà des niveaux de remplacement.

    Le pape Léon XIV a convoqué les présidents des conférences épiscopales du monde entier à Rome pour renouveler et approfondir le débat de l'Église sur le mariage et la famille à la lumière d'« Amoris Laetitia », alors même que dans une grande partie du monde occidental, de moins en moins de gens se marient et ont des enfants – les experts catholiques soulignant qu'il s'agit d'une question urgente à traiter, l'Église, et en particulier les paroisses, ayant un rôle à jouer.

    Les taux de natalité chutent de façon spectaculaire

    Selon le rapport d'avril du Centre national des statistiques de santé, publié dans le cadre des estimations provisoires trimestrielles à publication rapide du Système national des statistiques de l'état civil, le nombre de naissances aux États-Unis en 2025 était d'environ 3,61 millions, soit une baisse de 1 % par rapport à 2024.

    Le taux général de fécondité était de 53,1 naissances pour 1 000 femmes âgées de 15 à 44 ans, ce qui représente également une baisse de 1 % par rapport à 2024.

    Dans l'Union européenne, le nombre de naissances en 2024 a presque doublé par rapport à il y a soixante ans, avec 3,55 millions d'enfants nés dans l'UE en 2024. Le taux brut de natalité, ou le nombre de naissances vivantes pour 1 000 habitants, était de 7,9 en 2024, contre 10,5 en 2000, 12,8 en 1985 et 16,4 en 1970.

    Aux États-Unis, le taux de fécondité total se maintient autour de 1,6 enfant par femme, tandis que dans une grande partie de l'Europe, il est plus proche de 1,3. Les démographes notent qu'outre la diminution de la taille des familles, une part croissante d'adultes n'a aucun enfant.

    Baisse de la fertilité sans explications financières

    Catherine Pakaluk, économiste et professeure à l'Université catholique d'Amérique et directrice générale de l'Institut James Cardinal Gibbons pour l'écologie humaine, a déclaré à OSV News que la compréhension du déclin actuel de la fécondité exige d'aller au-delà des explications financières.

    « Le changement le plus important est peut-être structurel : nous avons discrètement démantelé les contextes dans lesquels ces raisons s’épanouissaient autrefois naturellement », a-t-elle déclaré. « Pendant la majeure partie de l’histoire humaine, les enfants arrivaient au sein d’un réseau communautaire, familial et d’attentes partagées », a-t-elle ajouté. « Le désir d’enfant n’avait pas besoin d’être justifié individuellement ; il était intrinsèquement lié à la manière dont on vivait. »

    Elle a expliqué que les changements technologiques et culturels avaient modifié ce cadre de référence. « Lorsque la contraception a rompu le lien naturel entre l’union sexuelle et les enfants, elle n’a pas simplement élargi le choix individuel ; elle a révélé une logique utilitariste qui était restée latente jusque-là », a-t-elle déclaré. « Dès lors que les couples doivent planifier l’avenir de leurs enfants plutôt que de s’organiser en fonction d’eux, un système opaque de calcul des coûts s’immisce dans la décision la plus intime qu’une famille puisse avoir à prendre. »

    Dans ce contexte, a-t-elle ajouté, « les enfants peinent à être pris en compte, car leur valeur est future et largement invisible ». Pakaluk a indiqué que l'hésitation face à la parentalité est répandue et ne doit pas être négligée. « Je prends cette hésitation au sérieux ; il ne s'agit pas simplement d'égoïsme ou de confusion », a-t-elle déclaré. « Nombreux sont ceux qui désirent sincèrement des enfants et se trouvent dans l'impossibilité d'y parvenir. »

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  • Banneux Notre-Dame, 1er mai 2026 : Marche pour les Vocations

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    2026_04_26_14_04_34_Greenshot.pngBanneux Notre-Dame, le 1er mai 2026

    Sanctuaire de la Vierge des pauvres

    Organisé par l'Église de Belgique pour les jeunes, les consacrés, les communautés et les familles.

    Pour qui ? Pourquoi ?

    La Marche pour les Vocations est un temps fort pour tous ceux qui se posent la question de l’appel de Dieu sur leur vie et pour tous ceux qui sont heureux d’y avoir répondu. C’est un moment pour rendre grâce, marcher ensemble, prier, écouter, discerner et se laisser toucher par la présence de Dieu.

    Infos pratiques

    • 10 h 30 ▸ Accueil
    • Marche de 10 km
    • Pause pique-nique
    • Possibilité d’adoration au sanctuaire 
    • 16 h ▸ Messe pour les vocations avec Monseigneur Terlinden

    S’inscrire à la marche

    Covoiturage

    Arriver à Banneux en bus (avec le diocèse de Tournai
  • La 6e Marche pour la vie de Munich envoie un message fort en faveur du droit à la vie.

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    De kath.net/news :

    La 6e Marche pour la vie de Munich envoie un message fort en faveur du droit à la vie.

    20 avril 2026

    7000 participants ont manifesté dans les rues de Munich pour la protection de la vie de la conception à sa fin naturelle. À la fin de la manifestation, l'évêque auxiliaire Dr. Josef Graf de Ratisbonne a donné sa bénédiction épiscopale aux participants.

    Munich (kath.net/Marche pour la Vie de Munich) Jamais auparavant la Marche pour la Vie de Munich n'avait rassemblé autant de participants que cette année : près de 7 000 personnes ont manifesté pacifiquement et avec force leur soutien à la protection et à la dignité de toute vie humaine lors de la 6e Marche munichoise, le samedi 18 avril 2026.

    L'association organisatrice, La Voix du Silence, voit dans cette forte mobilisation une réaction aux revendications de plus en plus pressantes des partisans de l'avortement et de l'euthanasie. Parmi ces revendications figurent notamment les efforts politiques visant à légaliser davantage l'avortement ou à rendre obligatoire sa pratique dans les cliniques. Face à cette situation, les organisateurs ont souligné l'actualité politique de leur cause : la protection de la vie prénatale en Allemagne est plus menacée que jamais. Il est donc d'autant plus important que les défenseurs du droit à la vie prennent position clairement en faveur de la dignité inconditionnelle de la vie humaine.

    Silja Fichtner, présidente de l'association « La Voix des Silencieux », a expliqué : « Nous sommes plus forts que les partisans de l'avortement. Nous défendons la protection inconditionnelle de la vie, de la conception à sa fin naturelle. Avant tout, nous sommes solidaires des femmes enceintes et des familles dans le besoin. »

    La cérémonie d'ouverture s'est déroulée dans une atmosphère positive et porteuse d'espoir, et a été marquée par des messages clairs et percutants. En préambule, les salutations de personnalités catholiques ont été lues. L'archevêque Nikola Eterović a remercié les participants, au nom du pape Léon XIV, d'avoir donné la parole aux sans-voix, et plus particulièrement aux personnes en fin de vie et à l'enfant à naître. Dans un message vidéo poignant, l'évêque Robert Barron, au nom des évêques américains, a encouragé les participants à maintenir leur engagement indéfectible en faveur de la protection de la vie. L'évêque orthodoxe Hiob Bandmann a également remercié personnellement les participants pour leur dévouement. Le cardinal Rainer Maria Woelki et l'évêque Stefan Oster ont également adressé leurs salutations, chaleureusement accueillies par les organisateurs et les participants. 

    Les orateurs principaux ont prononcé des discours percutants et passionnés : le publiciste catholique Mathias von Gersdorff et le chercheur nigérian en sciences biomédicales Obianuju Ekeocha ont plaidé avec ferveur pour une culture de vie et de solidarité afin de soutenir les femmes et les familles confrontées à des situations difficiles. Dans une allocution vibrante, Ekeocha a motivé les participants et expliqué comment les États occidentaux exercent des pressions sur les gouvernements africains pour libéraliser l’avortement, tandis que de nombreux pays africains s’y opposent délibérément.

    Lors de l'événement, les participants ont pu s'informer sur le travail de diverses organisations pro-vie grâce à de nombreux stands d'information. Ces organisations offrent un soutien concret aux personnes en difficulté, notamment aux femmes enceintes et à leurs familles.

    La marche à travers la capitale bavaroise a été perturbée à plusieurs reprises par des militants pro-avortement. Leurs cris, leurs slogans haineux et leurs tentatives de bloquer la marche par des sit-in contrastaient fortement avec l'atmosphère pacifique et joyeuse des participants à la Marche pour la Vie de Munich. La marche a dû être interrompue et temporairement divisée pendant environ 45 minutes sur la Schellingstrasse en raison d'un blocage par des contre-manifestants. Dans ce contexte, les participants ont critiqué la conception de la démocratie des contre-manifestants.

    À la fin de la marche, l'évêque auxiliaire de Ratisbonne, Mgr Josef Graf, a donné sa bénédiction épiscopale aux participants.

    La Marche pour la Vie de Munich a une fois de plus souligné son importance en tant que voix nationale du mouvement pro-vie en Allemagne.

    Perspectives :
    Le deuxième samedi après Pâques restera le samedi pro-vie à Munich : la 7e Marche pour la vie de Munich aura lieu le samedi 10 avril 2027, à partir de 13 h sur la Königsplatz à Munich.