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conférences, spectacles, manifestations - Page 2

  • Benoit XVI-Rémi Brague : même combat

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    Dans le cadre de conférences organisées à l’Université de Liège, l’Union des étudiants catholiques liégeois et le groupe de réflexion sur l’éthique sociale avaient invité, voici quelque temps déjà, le philosophe Rémi Brague, professeur ordinaire à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Membre de l’Institut, celui-ci a reçu le Prix de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI. Elle rejoint la dénonciation, renouvelée aujourd’hui par le pape émérite (Un texte inédit de Benoît XVI sort en Italie ), de l’anthropologie mortifère que l’Occident postchrétien fait peser sur le monde.

    the-preaching-of-the-antichrist-luca-signorelli.jpgVoici, en synthèse, un rappel de cette conférence intitulée :  « Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme ». Elle n’a pas pris une ride :

    Mort de Dieu, mort de l’homme

    Le titre est une métaphore empruntée à l’œuvre du philosophe juif Martin Buber (Vienne 1878-Jérusalem 1965) illustrant  le thème de la mort de Dieu que l’on rencontre aussi chez Max Weber (Le désenchantement du monde, 1917) et, bien sûr, Friedrich Nietzche (le Gai Savoir, 1882) : plus que de triomphe, c’est un cri d’inquiétude auquel répond celui de la mort de l’homme que l’on trouve chez Léon Bloy, Nicolas Berdiaev ou André Malraux. Il a été repris et rendu célèbre par Michel Foucauld (Les mots et les choses, 1966) ramenant cette idée à la critique d’une incohérence logique : si le prototype disparaît, alors la copie doit aussi s’effacer. La thèse de Rémi Brague est moins innocente : selon lui, la disparition de Dieu à l’horizon de l’humanité pourrait, de fait, entraîner celle de l’humanité elle-même, sinon physique en tout cas ontologique: la disparition de ce qui fait l’humanité de l’homme.

    Echec de l’athéisme ?

    Pour Rémi Brague, l’athéisme est un échec. Sa faveur croissante dans l’opinion publique n’est pas une objection pertinente. Pour un philosophe, la quantité de gens qui défendent une opinion déterminée n’est pas un argument en soi : ni pour, ni contre. Mais d’autres succès spectaculaires sont à mettre au crédit de l’athéisme :

    Au niveau théorique d’abord, la science moderne de la nature n’a plus besoin d’une religion « bouche-trou » lorsqu’on cherche une explication du monde. Mais, on peut ici se demander si une religion a vraiment jamais prétendu expliquer comment le monde fonctionne. Quoi qu’il en soit, le Dieu horloger de Voltaire a vécu. Cette victoire théorique se complète d’une victoire dans la pratique politique, laquelle montre que les sociétés d’aujourd’hui peuvent s’organiser sans avoir besoin d’un principe supra humain de légitimité. Reste que toutes les religions ne cherchent pas à réglementer la société : on oublie trop à cet égard que le christianisme n’édicte pas de règles de conduite fondamentalement distinctes de celles que la raison naturelle a ou pourrait trouver par ses propres forces.  De fait, le Décalogue qui est ce qu’il a retenu de la Torah des juifs n’est jamais que le « kit » de survie de l’humanité : un minimum.

    Quoi qu’il en soit, les deux « victoires » de l’athéisme sont énormes dans l’histoire de l’humanité. Mais elles appellent tout de même deux observations :

    D’une part, l’athéisme n’est pas nécessairement l’affirmation militante de convictions agressives. Ce peut être d’abord un principe de méthode : une mise entre parenthèses du divin. C’est pourquoi on a inventé des termes comme « agnosticisme », « sécularisme » ou « humanisme » (un parti politique belge d’origine chrétienne a même adopté ce qualificatif). D’autre part, cet agnosticisme lui-même ne concerne pas que les questions religieuses : le positivisme philosophique se contente de connaissances « positives » sur le monde, sans chercher les causes dernières des phénomènes qu’il appréhende.

    Est-il légitime que l’homme existe ?

    Malgré tout cela, l’athéisme contient un défaut mortel, même sous sa forme atténuée de l’ agnosticisme. Il y a, en effet, une question sur laquelle l’athéisme n’a rien à dire dès lors que la racine de l’homme serait l’homme lui-même : s’il n’existe aucune instance supérieure à l’homme, comment celui-ci pourrait-il affirmer sa propre valeur?  Si c’est l’homme lui-même qui se juge, comme dirait Chesterton, c’est le signe du fou, dont l’histoire politique nous montre maints exemples.

    Au tournant des XVIIIe-XIXe siècles, Fichte, radicalisant la philosophie de Kant, croit avoir trouvé la solution : le divin est donné dans la loi morale qui est présente en nous et dont nous aurions tous conscience. Donc, il n’y a pas besoin de foi en Dieu mais, en revanche, il y a quelqu’un en qui nous avons besoin de croire : c’est l’homme.

    Croire en l’homme, malgré ce théâtre de grand guignol que représente l’histoire ? Nous avons eu, au XXe siècle, deux régimes explicitement athées : l’un anti-chrétien parce qu’anti-juif, l’autre anti-juif parce qu’anti-chrétien. « J’ai honte d’être un être humain » disait alors la philosophe allemande d’origine juive Hanna Arendt. Et aujourd’hui la question de la légitimité de l’être humain se fait encore plus concrète parce que nous avons, à grande échelle, les possibilités techniques d’en finir avec l’humanité. Or, comme disait Leibniz, les possibles ont une tendance à exister.  

    Mais, à supposer même que l’athéisme ne tue personne, est-il capable de donner des raisons de vivre ? L’homme n’est peut-être pas le gentil du film hollywoodien, c’est peut-être le méchant ou, comme disait le philosophe angliciste allemand Hartmann, la « sale bête » universellement prédatrice, universellement envahissante ne se contentant pas de sa niche écologique mais faisant irruption partout : si l’homme disparaissait, alors tout de même la nature serait libre.

    Que faire avec ce genre d’argument ?  Une réponse serait de dire qu’il y a un instinct de survie et que l’homme peut bien continuer à exister sans s’occuper de sa propre légitimité. Mais alors, le seul animal qui se pose la question des raisons de ce qu’il fait renoncerait à la raison à propos d’un problème qui met en jeu son existence.

    Cette impasse rationnelle n’appelle qu’une issue raisonnable : c’est de trouver un point de référence extérieur qui puisse dire qu’il est bon qu’il existe des hommes, un levier d’Archimède qui soit en droit de dire, justement parce qu’il n’est pas homme, que celui-ci, malgré tout, doit être sauvegardé et, conclut Rémi Brague, pour nommer ce point de référence extérieur, si vous trouvez un meilleur terme que Dieu, vous me faites signe.

    Dans son célèbre « Drame de l’humanisme athée » publié à la fin de la seconde guerre mondiale, le Père Henri de Lubac estimait que si l’on peut construire une société sans Dieu, elle serait inhumaine. Moins optimiste, Rémi Brague ajoute qu’une telle société serait séculaire au sens propre du terme, c’est-à-dire que raisonnablement, elle ne pourrait donner que la vie d’un individu humain en sa longévité maximale.

    JPSC

  • "L'avortement: c'est plus qu'un problème, c'est un meurtre"; la conférence de presse du pape lors du vol de retour de Slovaquie

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    De Vatican News (traduction de travail) :

    Conférence de presse du Pape François : l'Église est proche et compatissante, pas politique

    S'adressant aux journalistes sur son vol de retour de Slovaquie, François a évoqué le dialogue avec les autorités hongroises, l'antisémitisme et les vaccins, ainsi que la question de l’accès à la communion pour les politiciens qui approuvent les lois sur l'avortement.

    «L'avortement est un meurtre» : le Pape a répété que l'Église ne change pas de position, tout en remarquant que «chaque fois que les évêques n’ont pas traité un problème en tant que pasteurs, ils ont pris parti pour le côté politique». C'est ce qu'a déclaré le Pape François en s'adressant aux journalistes sur le vol Bratislava-Rome, au terme de son voyage à Budapest et en Slovaquie.

    Voici une traduction intégrale de son échange avec les journalistes :

    Istávan Károly Kuzmányi (Magiar Kurir) :

    Saint-Père, merci pour votre visite à Budapest où vous avez cité le cardinal Mindszenty qui avait dit: «S'il y a un million de Hongrois qui prient, je n'ai pas peur de l'avenir...». Pourquoi avez-vous décidé de participer après 21 ans au Congrès eucharistique de Budapest et comment voyez-vous le christianisme en Europe ?

    Certains ont mal vu la visite à Budapest, c'était prévu comme ça, mais j'ai promis à votre Président de voir si je peux revenir l'année prochaine ou la suivante. Il y a tellement de valeurs des Hongrois, j'ai été frappé par le sens de l'œcuménisme avec une grande, grande profondeur.

    De manière générale, l'Europe - je le dis toujours - doit reprendre les rêves de ses pères fondateurs. L'Union européenne n'est pas une réunion pour faire des choses, il y a un esprit derrière l'UE dont Schuman, Adenauer, De Gasperi ont rêvé. Il y a un risque qu'elle ne soit qu'un bureau de gestion, et ce n'est pas bon, elle doit aller jusqu'à la mystique, chercher les racines de l'Europe et les faire avancer. Et tous les pays doivent aller de l'avant. Il est vrai que certains intérêts, peut-être pas européens, tentent d'utiliser l'Union européenne à des fins de colonisation idéologique, et ce n'est pas bon.

    J'étais avec vous l'année dernière en Transylvanie, cette messe était magnifique. (ndr : en 2019, lors de sa visite en Roumanie, le Pape avait célébré une messe à Sumuleu-Ciuc, dans l’ouest du pays, en présence de nombreux catholiques de la minorité hongroise et de pèlerins venus directement de Hongrie).

    Bohumil Petrik (Dennik Standard) :

    La vaccination a divisé les chrétiens en Slovaquie. Vous dites que c'est un acte d'amour de vacciner, mais il y a eu différentes approches dans les diocèses. Comment pouvons-nous nous réconcilier sur cette question ?

    C'est un peu étrange car l'humanité a une histoire d'amitié avec les vaccins : rougeole, polio... peut-être que cette virulence est due à l'incertitude, pas seulement de la pandémie. Il y a la diversité des vaccins et aussi la réputation de certains vaccins qui sont un peu plus que de l'eau distillée, et cela a créé une crainte. Il y en a d'autres qui disent que c'est un danger parce qu'ils disent qu'avec le vaccin on reçoit le virus en soi.

    Même dans le collège des cardinaux, il y a des négationnistes, et l'un d'entre eux, le pauvre, est hospitalisé avec le virus. L'ironie de la vie. Je ne peux pas bien l'expliquer… Certains disent que les vaccins ne sont pas suffisamment testés. Il faut que ce soit clair: tout le monde au Vatican est vacciné, à l'exception d'un petit groupe qui fait l'objet d'une étude pour l'aider.

    Daniel Verdú Palai (El Pais) :

    Dimanche matin, vous avez eu une réunion avec Orban et vous pouvez comprendre certaines des différences. Nous avons voulu savoir comment s'est déroulée la rencontre, s'ils ont abordé la question des migrants et ce qu'il pense des lois sur les homosexuels qu'il a promulguées.

    J'ai reçu une visite, le président est venu me voir, il a eu cette courtoisie, c'est la troisième fois que je le rencontre, et il est venu avec le premier ministre et le vice-ministre. Le Président a pris la parole. Il a expliqué comment ils purifient les rivières, des choses que je ne connaissais pas. J'ai ensuite demandé quel était l'âge moyen, car je m'inquiète de l'hiver démographique.

    En Italie, l'âge moyen est de 47 ans, et je pense que c'est encore pire en Espagne, où de nombreux villages sont vides ou comptent de nombreuses personnes âgées. Comment résoudre ce problème? Le président m'a expliqué la loi dont ils disposent pour aider les jeunes couples à se marier et à avoir des enfants. C’est intéressant. C'est une loi qui est assez similaire à la loi française, mais plus développée.

    Ils m'ont expliqué cela, là ils ont ajouté quelque chose, le premier ministre et le vice-ministre sur comment était cette loi. Sur l'immigration, rien. Puis nous sommes retournés à l'écologie aussi.

    La famille, au sens de la démographie : vous pouvez voir qu'il y a de nombreux jeunes, de nombreux enfants. En Slovaquie aussi, il y a beaucoup de jeunes couples. Le défi consiste maintenant à trouver des emplois, afin qu'ils ne se mettent pas à en chercher. Mais ce sont les choses... Le président a toujours parlé, les deux ministres ont ajouté quelques données. La réunion a duré assez longtemps, environ 40 minutes.

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  • Un synode sur la synodalité ou comment construire une nouvelle usine à gaz pour l’Eglise papotante?

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    Synode image (1).jpg

    Le théologien franco-suisse Arnaud Join-Lambert a été nommé récemment par le Vatican membre de la commission pour la méthodologie en charge de préparer le synode sur la synodalité qui s’ouvre cette année. Pour « La Vie », il décrypte les nouveautés et les enjeux de cet événement. Une interview réalisée par Marie-Lucile Kubacki :

    « Quels sont les enjeux de ce synode sur la synodalité ? Que peut-on en attendre ? Pourquoi serait-il judicieux de s’y intéresser ? Comment respecter les délais impartis ? Alors que la phase diocésaine doit s’ouvrir dans un mois (d’une durée de six mois, suivront une phase continentale, de 2022 à 2023, puis un synode universel romain, en octobre 2023), Arnaud Join-Lambert, théologien spécialiste de synodalité et professeur à l’Université catholique de Louvain nous répond… sans langue de bois.

    Un jour, un prêtre m’a dit : « les synodes, peu importe, car au fond il n’en sort jamais rien de très nouveau ». Avez-vous le sentiment que cela change ?

    C’est une excellente question ! Ce synode romain-là est particulier parce que son but n’est pas de produire des documents. C’est écrit noir sur blanc dans les différentes instructions. Mais il y a un paradoxe car si l’intention explicite du pape n’est pas de changer les choses formellement d’un point de vue structurel, le thème touche en grande partie aux structures. C’est que l’intention du pape est assez fine : son propos est de manifester que l’on ne peut changer les structures de manière efficace sans transformer la manière de les vivre et de les habiter.

    A lire aussi Nathalie Becquart : « Une Église synodale est une Église de l’écoute »

    Voilà pourquoi la notion de « style » revient beaucoup dans les documents préparatoires. Il s’agit de s’écouter et de dialoguer sur un sujet qui concerne toute l’Église, en espérant que cette expérience-même suscite un changement de comportement qui donne lieu à un changement de structure. Dans la commission pour la méthodologie, nous voyons que c’est un véritable enjeu, et que c’est vraiment difficile.

    En quoi ?

    Lors des deux synodes romains sur la famille, il y a eu une consultation universelle, mais certaines questions étaient fermées. Là, les questions sont ouvertes. La proposition faîte aux diocèses, dans un premier temps, est de relire les expériences de synodalité, pour en tirer les limites et les forces.

    La remarque de ce prêtre que vous citiez juste avant, et qui rejoint aussi des choses que j’entends, n’est pas fausse : un certain nombre de synodes diocésains, de conseils pastoraux et même presbytéraux, ont donné l’impression de ne pas être forcément utiles, parce que les membres n’étaient peut-être pas entrés dans cette mentalité ou cette spiritualité de porter tous ensemble le tout de l’Église. En relisant les pratiques, peut-être va-t-on réussir à faire émerger cela.

    La synodalité, en somme, c’est de réapprendre à se parler et à travailler ensemble - y compris et surtout avec ceux qui ne sont pas du même avis que nous !

    Certes. Mais il n’empêche que des questions très précises se posent d’un point de vue structurel. Dans le document préparatoire, trois niveaux de synodalité apparaissent : vie quotidienne, structures, et événements, et on ne peut pas tout baser sur le style quotidien et la manière de vivre entre chrétiens.

    Ces questions structurelles, du reste, commencent déjà à émerger, et continueront à le faire, probablement davantage pendant la deuxième phase, la phase continentale, qui est véritablement nouvelle. Peut-être l’expérience vécue pendant la première phase et les relectures de pratiques ou de non-pratiques synodales qui seront remontées à l’issue de cette période, permettront de poser des questions structurelles au niveau continental.

    J’aimerais revenir sur cette question de « style », très présente dans les documents… En quoi est-ce une nouveauté ?

    Le vocabulaire est nouveau car la notion en théologie et en pastorale est récente. Dans le magistère, elle l’est encore plus. Mais l’imitation du Christ est médiévale et elle peut être vue comme l’essence de cette question du style ! Ainsi c’est une nouveauté et en même temps cela ne l’est pas tout à fait. Dans le monde francophone, nous y sommes davantage habitués grâce aux travaux de Christoph Theobald et Gilles Routier (tous deux membres de la commission théologique du synode romain) qui ont déployé cela de manière convaincante, même si la notion fait encore débat parmi les théologiens. Cela renvoie à la manière d’être et de faire comme révélatrice de la foi, dans une logique de l’incarnation de la foi, à rebours d’une logique de foi plus théorique ou abstraite.

    Pendant la phase diocésaine, les Églises locales sont invitées à consulter tous les baptisés, mais aussi à aller vers les périphéries et les gens qui n’ont pas l’habitude de participer aux structures et aux débats d’Église… en 6 mois. N’est-ce pas un peu court ?

    C’est effectivement très court. Certains s’en plaignent à juste titre, avec en plus le risque que cela ne devienne pour d’autres un prétexte pour ne pas se saisir du sujet. Dans certains diocèses, l’équipe synodale était déjà nommée en juin. D’autres, encore, ont déjà fait un travail de relecture, comme le diocèse de Clermont qui sort de deux ans de réflexion sur la synodalité, vingt ans après la célébration de leur dernier synode diocésain.

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  • Le 52e Congrès eucharistique international s'est ouvert à Budapest

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    De Kath Net News :

    Le 52e Congrès eucharistique international a commencé - des pèlerins de 80 pays

    Cardinal Erdő : « Le Christ est avec nous dans l'Eucharistie. Il ne quitte jamais l'Eglise, les nations ou l'humanité. Toutes nos forces et nos espoirs résident dans l'Eucharistie » - 1 200 jeunes célèbrent leur première communion lors de la messe d'ouverture - VIDEO

    Budapest (kath.net/pm/pl) kath.net documente le communiqué de presse du Congrès eucharistique de Budapest dans sa propre traduction - (c) pour la traduction : kath.net

    Le 52e Congrès eucharistique international a débuté par une triple célébration sur la Place des Héros à Budapest. Les pèlerins sont venus d'environ 80 pays pour assister à l'un des plus grands rassemblements du monde catholique, l'événement d'une semaine qui a lieu régulièrement tous les quatre ans. Le congrès était initialement prévu pour l'automne 2020, mais en raison de la pandémie mondiale, les organisateurs devaient le reporter d'un an.

    83 ans se sont écoulés depuis la dernière fois que la Hongrie a accueilli l'Événement mondial catholique. Maintenant, pour la deuxième fois, le pays a le privilège d'accueillir à nouveau. La grandiose cérémonie d'ouverture comprenait le Veni Sancte, la sainte messe d'ouverture de l'année scolaire des écoles catholiques de l'archidiocèse d'Esztergom-Budapest, ainsi que la première communion de plus de 1200 jeunes.

    Le 52e Congrès eucharistique international de Budapest s'est ouvert en présence de dignitaires ecclésiastiques et publics.

    "Hongrie, le pays de Marie" était le nom de la cérémonie d'ouverture d'une demi-heure. Le spectacle a rencontré la présentation des traditions folkloriques chrétiennes autour du bassin des Carpates. 300 danseurs folkloriques et traditionnels ont démontré la relation unique entre les Hongrois, les traditions folkloriques et la religion chrétienne millénaire.

    Dans son discours d'ouverture, le Cardinal Primat Péter Erdő a remercié la Divine Providence pour la tenue du Congrès. Il a également remercié les organisateurs, la Société hongroise et le Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux. Le discours du cardinal a porté sur le contenu de l'événement d'une semaine : « Le Christ est avec nous dans l'Eucharistie. Il ne quitte jamais l'Eglise, les nations et l'humanité. Toutes nos forces et nos espoirs résident dans l'Eucharistie. L'Eucharistie est la source de notre vie chrétienne et de notre mission. »

    Le principal célébrant de la cérémonie d'ouverture était le cardinal Angelo Bagnasco, archevêque émérite de Gênes, ancien président de la Conférence épiscopale italienne et président du Conseil des conférences épiscopales d'Europe.

    « Bien que nos voix soient faibles, des siècles résonnent encore en elles, et le sang des martyrs les fait revivre. La messe d'aujourd'hui a le message que, malgré toutes nos faiblesses et nos péchés, la lumière du Christ brille dans l'Église », a expliqué le cardinal Bagnasco dans son sermon.

    Le Président du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe a ajouté que le Saint-Esprit a amplifié la voix des fidèles et a dit aux hommes de notre temps : « Vous n'êtes pas seuls dans l'univers hostile. des jeunes qui faisaient leur première communion et les assuraient qu'ils trouveraient en Jésus un ami qui ne les trahirait jamais.

    Le célébrant principal de la Sainte Messe s'est également adressé aux étudiants catholiques. Le cardinal Angelo Bagnasco a souligné que les jeunes étudiants [dans les écoles catholiques] peuvent étudier dans un environnement qui ne souffre pas de préjugés contre la religion ou le christianisme.

    « Aujourd'hui, on parle de 'faiblesse' de la pensée, ce qui déclenche ainsi les difficultés de la croyance. La foi n'est pas l'ennemie de l'esprit, mais cherche le sens des choses. L'esprit a un besoin urgent de foi pour être lui-même », a déclaré le cardinal italien. Il a averti les étudiants que si vous évitez seulement les erreurs ou les difficultés, la vie ne sera pas belle. Il en va de même pour réussir dans des postes importants. La vie sera belle parce que ce sont des gens utiles. "L'église a beaucoup besoin de vous alors que vous avez besoin de Jésus."

    Angelo Bagnasco s'est également adressé au sacerdoce. Il a remercié tous les prêtres dispersés dans le monde en mission de prêcher les paroles de Jésus le Bon Pasteur. « Ils sont les messagers de l'amour de Dieu, ils sont les prophètes de l'âme dans un monde matérialisé. Ils sont les héritiers de la tradition vivante et les messagers du futur dans un monde perdu."

    Enfin, le cardinal s'est adressé à la communauté, qui fixait désormais son regard et son horizon sur la divine Eucharistie et le cœur du Christ. « Allongé sur ses genoux, il dit les derniers mots. Ce n'est rien de plus qu'un indice encourageant répété : vous tous qui ressentez le poids de la croix, qui pleurez, qui êtes persécuté pour la vérité, qui n'avez ni voix ni terre, dont la douleur est inconnue des autres. Rendez-vous forts ! Le Seigneur est juste au coin de la rue, frappant à la porte de chaque cœur qui s'ouvre à lui. Il n'est pas seulement né pour partager le destin humain, mais pour nous élever à la Sainte Trinité. Ce mystère est immense, mais il est présent ici sur cet autel et nous accompagne chaque jour jusqu'au bout du monde."

    EWTN - Ouverture officielle du 52e Congrès eucharistique international de Budapest et messe avec première communion - Livestream

  • En raison du faible nombre d'inscriptions : les évêques slovaques abandonnent les vaccinations obligatoires pour les messes papales

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    Au lieu des seules personnes bénéficiant d'une protection vaccinale complète, celles qui se sont remises de Corona et qui ont été testées sont désormais également admises. Lu sur le site web kath net :

    François slovaquie images (6).jpg« Bratislava (kath.net/KAP) .Compte tenu du faible nombre d'inscriptions à ce jour pour la visite du Pape en Slovaquie, la conférence des évêques du pays augmente le nombre de visiteurs admis. Non seulement les personnes complètement vaccinées peuvent participer aux réunions avec Francis, mais aussi celles qui se sont remises du Covid-19 ou qui ont un test corona négatif en cours. Cela a été annoncé samedi par la Conférence épiscopale sur son site Internet.

    Après seulement 33 000 personnes inscrites aux apparitions publiques de François en milieu d'avant-dernière semaine, dimanche dernier, les évêques du pays ont appelé les catholiques dans une lettre pastorale à participer activement à la visite du pape. Dans le même temps, un porte-parole a admis que la réponse a jusqu'à présent été plus faible que prévu. En Slovaquie, non seulement le taux de vaccination est bas jusqu'à présent mais François aussi, ses manières et sa politique, rencontrent un certain scepticisme chez de nombreux croyants du pays.

    Le Pape ne se rendra dans la capitale hongroise, Budapest, que pour une demi-journée du 12 au 15 septembre. Il visite ensuite la Slovaquie voisine pendant trois jours. En plus des rencontres avec des représentants de l'Eglise et de la société, le programme de visite comprend deux services religieux à Presov et au sanctuaire national slovaque de Sastin. Une rencontre de jeunes et une visite du lotissement préfabriqué Lunik IX, habité par des membres de la minorité rom, sont prévues à Kosice. »

    Copyright 2021 Agence de presse catholique KATHPRESS, Vienne, Autriche

    Ref. En raison du faible nombre d'inscriptions : les évêques slovaques abandonnent les vaccinations obligatoires pour les messes papales

    JPSC

  • Le 52e Congrès eucharistique international s'ouvre ce dimanche à Budapest

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    De Camille Dalmas sur Aleteia.org :

    Pourquoi le Congrès international eucharistique qui s’ouvre ce dimanche est-il si important ?

    3/09/21

    Le 52e Congrès eucharistique international se tient à Budapest (Hongrie) du 5 au 12 septembre. Un rassemblement essentiel sur ce qui représente le cœur de la vie chrétienne : l’Eucharistie.

    À partir de ce dimanche 5 septembre, des milliers de chrétiens du monde entier, des centaines d’évêques et des dizaines de cardinaux vont se retrouver à Budapest (Hongrie) pour participer au Congrès eucharistique international. Le Pape lui-même va faire le déplacement le 12 septembre et célébrer la messe de clôture de l’événement sur la Place des Héros. 

    Pendant une semaine, une série de rencontres, témoignages, concerts, animations rassembleront tous les participants autour de ce qui représente le cœur de la vie chrétienne : l’eucharistie. Parmi les intervenants, le programme prévoit des enseignements d’importants prélats, tels que le préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin et la discipline du sacrement Robert Sarah, le cardinal luxembourgeois Jean-Claude Hollerich ou le patriarche des Chaldéens Louis Raphaël Sako Ier.

    Tous apporteront leur pierre à l’édifice par des catéchèses afin de répondre à la grande question qui anime cette rencontre : comment l’adoration de l’eucharistie – c’est-à-dire de la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée – peut-elle permettre de diffuser le message de l’Évangile ? 

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    L’événement donnera évidemment toute sa place à l’adoration eucharistique en elle-même. Pendant une semaine, de nombreuses églises de la capitale hongroise proposeront de participer à une adoration perpétuelle. Mais le grand rassemblement se donne d’autres objectifs. Il a en premier pour but de « catéchiser », c’est-à-dire de « faire approfondir le mystère eucharistique », comme l’avait expliqué en 2015 le cardinal Ouellet, actuel préfet de la Congrégation des évêques à Rome, dans une vidéo pédagogique. Ainsi, chaque matin, une série d’enseignements et de témoignages de prélats mais aussi de nombreux laïcs poursuivra cet objectif. 

    Mais ce n’est pas tout : la célébration du mystère eucharistique « engage à la suite du Christ à manifester l’amour qui nous est donné », expliquait encore le cardinal canadien. Il s’agit donc aussi de penser les « solidarités » entre les humains et de trouver ensemble des solutions. Des ateliers, des carrefours de discussion et des événements d’art sacré tenteront de créer du lien, sous l’auspice lumineux de l’eucharistie. 

    Un succès français devenu international

    La semaine sera aussi festive en particulier chaque soir : un orchestre « gipsy » de 100 personnes précédera le chœur du Patriarcat de Moscou et un concert de pop louange pour les jeunes. Un festival des familles fera participer tous les âges. Enfin, à la veille de l’arrivée du Pape une grande procession eucharistique populaire, effectuée aux flambeaux dans les rues de Budapest, aura lieu dans la nuit de samedi. 

    D’où vient cette idée d’un Congrès eucharistique ? De France, et plus précisément du nord de la France, puisque le premier Congrès eucharistique est né dans la seconde moitié du 19e siècle à Lille. Sur l’inspiration de saint Pierre Julien Eymard (1811-1868) appelé « l’Apôtre de l’Eucharistie », Emilie Tamisier (1834-1910) prend l’initiative d’organiser – avec la bénédiction du pape Léon XIII (1878-1903) – le premier Congrès eucharistique international dans la cité flandrienne en 1881 sur le thème : « L’Eucharistie sauve le monde ». 

    Dès le départ, il s’agissait de trouver dans le Christ présent dans l’Eucharistie le remède à l’ignorance et à l’indifférence religieuses. Les premiers congrès ont eu un impact régional puis ils se sont essaimés dans le monde francophone (Belgique en 1883 et Suisse en 1885). En 1893, un premier congrès est organisé à Jérusalem, puis en 1905 à Rome, en 1908 à Londres et en 1909 à Cologne. 

    Dès lors, l’événement prend de l’ampleur et obtient un retentissement international. La Hongrie organise la 52e édition du Congrès et devient le 26e pays à accueillir l’événement. La prochaine édition, en 2024, doit se dérouler en Équateur. 

  • 11 & 12/9 : Journées "Patrimoine et Femmes": 15 activités avec sainte Julienne

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    11 & 12/9 : Journées "Patrimoine et Femmes": 15 activités avec sainte Julienne

    La 33e édition des Journées du Patrimoine met en valeur des femmes dans le patrimoine – dans leur rôle, leur fonction, leur apport, leur gestion, leur empreinte, leur souvenir. A Liège et ailleurs, Sainte Julienne est mise à l'honneur avec plus de 15 activités proposées par 7 associations ! Directrice de l'hospice-léproserie de Cornillon vers 1230 et instigatrice de la Fête-Dieu, c'est une des plus grandes figures féminines liégeoises. A découvrir ou redécouvrir.

    Bloquez les samedi 11 et dimanche 12 septembre.

    Inscriptions nécessaires pour les activités guidées : Informations et inscriptions

    Voici déjà quelques idées...

    Balades guidées dans Liège au Moyen-Âge, sur les pas de sainte Julienne : samedi 11 à 14h00 et dimanche 12 à 14h00. 

    Inscriptions : info@circuits-sainte-julienne.be, sinon, informations

    RTC Liège vient de réaliser un beau reportage : Balade guidée familiale pour découvrir la magnifique vallée creusée par le ruisseau sainte Julienne: samedi 11 à 14h00 ou dimanche 12 à 14h00. 

    Inscriptions : info@circuits-sainte-julienne.be, sinon, informations

    Visites guidées du sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon, de la basilique saint-Martin avec la bienheureuse Eve, Exposition à la cathédrale de Liège. 

    Informations et inscription

    Venez découvrir l'histoire du vieux puits retrouvé lors des travaux au sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon. Il est témoin du plus vieil hôpital de Liège.

    Informations

  • Liberté du culte en Belgique : les mesures sanitaires préventives du Covid 19 font l’objet d’un nouveau protocole plus minutieux qu’annoncé

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    Contrairement à ce que nous aurions pu laisser entendre sur la foi d’informations de presse émanant de source ecclésiale (ici: 1er septembre 2021: fin des restrictions pour les messes en Belgique), le Ministère belge de la justice a rédigé, en concertation avec les cultes, un protocole qui ne remet pas en cause la fin des limitations au culte lui-même, sauf le port du masque, mais enjoint néanmoins au respect de règles de prudence qui méritent d’être soulignées.

    En voici les éléments principaux communiqués par le vicariat général du diocèse de Liège:

    1. À l'entrée: tout le monde doit se désinfecter les mains et mettre un masque buccal. Il s’agit aussi d'aménager une circulation à sens unique afin de guider les visiteurs à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment au moyen d'un parcours balisé. Si la circulation à sens unique n'est pas possible, appliquez des règles de priorité. Les visiteurs prennent place de manière à ce que les sièges les plus éloignés de l'entrée soient occupés en premier.
    1. À la fin du service: chacun reste à sa place jusqu'à ce qu’un responsable fasse sortir les personnes. En commençant près de la sortie, un responsable indique le chemin aux personnes présentes. Les réceptions avant ou après la cérémonie sont organisées conformément aux mesures en vigueur concernant les réunions privées.
    1. Un responsable corona est désigné. Celui-ci veille à ce que les activités se déroulent conformément aux mesures de prévention contre le coronavirus. Toutes les personnes présentes sont informées en temps utile et de manière claire sur les mesures (de sécurité) en vigueur ; les membres du personnel reçoivent une formation appropriée à ce sujet. Si le responsable corona, ou le ministre du culte constate que certains éléments sont contraires aux dispositions en vigueur, il doit exiger qu'il y soit remédié dans les plus brefs délais. Si la personne concernée refuse d’y donner suite, il lui sera demandé de quitter l'activité. En cas de refus, il est indiqué de faire appel à la police.
    1. Nettoyage et aération: Entre chaque service (du culte), le local est nettoyé et suffisamment aéré. Toutes les surfaces que les personnes présentes pourraient toucher sont nettoyées avant et après la réunion : loquets, portes, bancs, rampes, interrupteurs, robinets, chasses d’eau, lunettes de w.c. et autres surfaces touchées. Les locaux sont aérés au maximum (air frais et/ou ventilation interne). Il est prévu un micro individuel, une tribune et un siège (lavables), qui ne peuvent être utilisés que par le ministre. Si d’autres intervenants sont prévus, ils reçoivent chacun un micro, une tribune et un siège, sauf s’ils vivent sous le même toit ou si ces objets sont désinfectés après chaque intervenant. Dans la mesure du possible, des entrées et sorties séparées sont prévues. Toutes les portes et fenêtres restent ouvertes au maximum pendant le service (du culte).
    1. Collecte: Sans faire passer des plateaux, corbeilles, sacs, etc. mais à un ou deux points de collecte. Les points de collecte sont clairement indiqués et contrôlés. Le ministre du culte encourage les dons en ligne dans ses communications et durant la cérémonie.
    1. Éléments propres au culte: Le bénitier à l’entrée est couvert ou rendu inutilisable. De l’offrande jusqu’à la communion, la pale est posée sur le calice et les hosties sont couvertes sauf pour la consécration. Lors du Notre Père, on ne donne pas la main aux personnes qui ne vivent pas sous un même toit. Pas de poignée de main, d’embrassade ou d'autre contact lorsque des personnes ne vivant pas sous un même toit se souhaitent la paix. Seule une personne boit dans le calice.
    1. Communion: Le moins de personnes possible pour administrer la communion.  Celui qui administre la communion se désinfecte les mains et porte un masque bucco-nasal. La personne qui administre la communion et le communiant se tiennent largement à distance en tendant les bras le plus loin possible. La personne qui administre la communion laisse tomber avec déférence l’hostie dans la main tendue du communiant (sans toucher la main du communiant). Il n'est pas autorisé de déposer l'hostie sur la langue du communiant. Les personnes présentes avancent sur une file par allée et retournent à leur place par une autre allée.
    1. Funérailles: Pas de poignée de main pour présenter ses condoléances. Pas d’offrande impliquant un contact avec la croix ou la patène. Les souvenirs sont distribués avec des gants ou mis à disposition.
    1. Mariages: À l’issue de la célébration de mariage, les nouveaux mariés peuvent être félicités, sans poignées de main et embrassades.
    1. Baptêmes: Seule une personne touche un objet ; retrait de tout ce que les parents, le parrain et la marraine et le célébrant touchent ensemble (remise de la croix, cierge de baptême, robe blanche de baptême). Prévoir à chaque fois une nouvelle eau baptismale. Le ministre du culte se désinfecte les mains avant et après l’onction.
    1. Confession et onction des malades: La confession est possible à l'église, pas dans le confessionnal. Imposition des mains à distance sans contact. Onction des malades, si autorisée d’un point de vue médical et sans communauté. Le ministre du culte se désinfecte les mains avant et après l’onction. Dans une maison de repos et de soins, le règlement d’ordre intérieur en vigueur est respecté.

    Source : vicariat.general@evechedeliege.be.

    Référence: Protocole sanitaire cultes 20210901-Protocole-FR.pdf

    JPSC

  • XXXIIIe Journées du Patrimoine en Wallonie, les samedi 11 et dimanche 12 septembre 2021 : une découverte à Liège

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    En l’église du Saint-Sacrement au Bd d’Avroy :

    inauguration de la restauration d’un joyau architectural (1766)

    Animations « portes ouvertes »

    jp-logo-basse.pngÀ Liège, les 33e Journées du Patrimoine en Wallonie (11-12 septembre 2021) inaugurent cette année la restauration de la façade monumentale, des maçonneries et des charpentes de la nef de l’église du Saint-Sacrement: un joyau architectural de l’art néo-classique (XVIIIe siècle) à redécouvrir: au boulevard d’avroy, face à la statue équestre de Charlemagne !

    Le programme (ci-dessous) vous propose un double point de rencontre : une conférence animée par des projections audiovisuelles sur l’art et l’histoire de cet édifice emblématique (samedi 11 septembre à 16h00) et une audition concertante offerte par deux formations musicales liégeoises : le Chœur « Praeludium » et l’Ensemble instrumental « Darius » (dimanche 12 septembre à 16h00). Ces deux manifestations seront suivies d’une réception conviviale offerte à tous.

    Par ailleurs, des visites guidées s’échelonneront au cours du week-end.

    Une exposition sera également dédiée à la mémoire des religieuses du Saint-Sacrement qui se sont succédées dans le quartier d’Avroy de 1866 à 1993 (samedi 11 septembre, de 10h à 12h30 & de 14h00 à 18h00, dimanche 12 septembre, de 14h00 à 18h00).

    journées du patrimoine 2021 affiche_patrimoine2021 recto.jpg

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  • Ne dites plus : "Journées du Patrimoine"; c'est trop "genré"!

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    De Thierry Boutte et Bosco d'Otreppe sur le site de la Libre :

    Pascal Smet a-t-il eu raison de rebaptiser les Journées du patrimoine en Heritage Days ?

    Considéré trop genré, le label "les Journées du patrimoine" a été changé en “Heritage Days”. De plus, l’utilisation de l’anglais veut placer la région de Bruxelles sur la scène internationale. Une bonne idée ?

    25-08-2021

    Contexte

    Les 18 et 19 septembre 2021 se dérouleront les Heritage Days, nouvelle appellation pour les journées du Patrimoine en Région de Bruxelles-Capitale.Pourquoi Pascal Smet, le secrétaire d'État chargé de l'Urbanisme et du Patrimoine, a-t-il changé pour un nouveau vocable anglais ? L'anglais pour offrir une vitrine internationale au patrimoine bruxellois, glisse Marc Debont, son porte-parole. Après Washington, Bruxelles est la 2e ville la plus cosmopolite au monde. Aussi parce que le terme Heritage dépasse ce qui est communément inclus - des visites de bâtiment - dans le mot patrimoine ou openmonumentdag. Enfin, pour sortir de la dichotomie patrimoine-matrimoine avec un terme inclusif et neutre. Trop genré le mot patrimoine. Matrimoine l'est autant et devrait disparaître pour être englobé bientôt dans le Heritage Days.

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  • "La racine profonde du courage chrétien est le Christ"

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    De Vatican News :

    Meeting de Rimini: le Pape exhorte au courage chrétien

    Comme chaque année, la ville italienne de Rimini -sur la côte adriatique- accueille la rencontre «pour l’amitié entre les peuples», organisée par le mouvement Communion et Libération. Le Pape a envoyé un message aux participants de ce rendez-vous estival, prisé par de nombreux catholiques italiens.

    Dans ce message signé par le cardinal-Secrétaire d’État, Pietro Parolin, et adressé à l’évêque de Rimini, Mgr Francesco Lambiasi, le Pape revient sur le thème de cette édition 2021, tiré du Journal du philosophe danois Søren Kierkegaard : “Le courage de dire Je”. Un thème particulièrement significatif en ces temps où l’on parle de «nouveau départ», où chacun doit exercer en conscience sa liberté afin de ne pas gâcher les enseignements de la crise, ce qui serait pire que la crise elle-même, rappelle le Saint-Père.

    Une société est basée sur des personnes

    «La pandémie a remis au centre la personne, le moi individuel, en provoquant dans de nombreux cas un réveil des questions fondamentales sur le sens de l'existence et l'utilité de la vie qui étaient restées en sommeil ou, pire encore, censurées depuis trop longtemps. Elle a également suscité un sentiment de responsabilité personnelle. Beaucoup en ont témoigné dans différentes situations. Face à la maladie et à la douleur, face à l'émergence d'un besoin, de nombreuses personnes n'ont pas hésité et ont dit : “Je suis là”», peut-on lire dans ce message.

    Sans les personnes, et la «présence responsable» qu’elles sont appelées à devenir, la société en tant que telle n’existerait pas, elle se limiterait tout au plus à un «agrégat aléatoire d’êtres qui ne savent pas pourquoi ils sont ensemble». Ce seraient alors l’égoïsme, le calcul personnel et l’indifférence qui domineraient. «En outre, les idolâtries du pouvoir et de l'argent préfèrent traiter avec des individus plutôt qu'avec des personnes, c'est-à-dire avec un “je” centré sur ses propres besoins et ses droits subjectifs plutôt qu'un “je” ouvert aux autres, s'efforçant de former le “nous” de la fraternité et de l'amitié sociale».

    Le courage nait de la rencontre

    A l’aune des événements traversés, il apparait de plus en plus que la personne doit être le point duquel tout doit repartir. «Certes, il faut trouver des ressources et des moyens pour remettre la société en marche, mais il faut avant tout quelqu'un qui ait le courage de dire “je” avec responsabilité et non avec égoïsme, en communiquant avec sa propre vie pour que la journée puisse commencer avec un espérance fiable», poursuit le message.

    Ce courage, -pas toujours spontané, et souvent en butte au doute et à la mesquinerie- nait de la rencontre. «Depuis qu'Il s'est fait chair et qu’Il est venu habiter parmi nous, Dieu a donné à l'homme la possibilité de sortir de la peur et de trouver l'énergie du bien en suivant son Fils, mort et ressuscité», souligne le Pape, qui ajoute : «La relation filiale avec le Père éternel, qui se rend présent dans les personnes atteintes et changées par le Christ, donne de la consistance au “je”, le libérant de la peur et l'ouvrant au monde avec une attitude positive».

    La racine profonde du courage chrétien est le Christ, affirme encore le Saint-Père ; c’est en effet le Ressuscité «qui nous fait expérimenter une paix profonde au milieu des tempêtes de la vie». Et de conclure en souhaitant aux participants du meeting d’être des témoins de cette joie de l’Évangile «qui insuffle l’audace de parcourir de nouveaux chemins».

  • Après la tornade, Beauraing revit : pèlerinage et messe télévisée les 21 et 22 août

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    De Corinne OWEN sur cathobel.be :

    Messe télévisée à Beauraing: marcher vers la « Belle Dame »

    Célébration extérieure aux Sanctuaires de Beauraing © CathoBel

    En 1932, cinq enfants du village y verront une trentaine de fois celle qu’ils appelleront « la Belle Dame ». Ils avaient entre 9 et 14 ans et, si dans un premier temps, leur récit avait été très mal accueilli à la fois par leurs familles respectives et le clergé, leur bonne foi et les éléments surnaturels qui entouraient ces rendez-vous n’avaient pas tardé à attirer les foules. Des prêtres, des médecins, des avocats, des professeurs d’université avaient alors soumis les enfants à des interrogatoires serrés, essayant de les prendre en défaut par des questions croisées mais, jamais, ils ne s’étaient contredits. Après une étude minutieuse et une commission d’enquête, l’évêque de Namur de l’époque, Mgr André-Marie Charue, avait autorisé le culte public de Notre-Dame de Beauraing en 1949.

    Le message de la Vierge aux enfants avait été tout simple: « Priez, priez beaucoup, priez toujours ». Elle avait également demandé la construction d’une chapelle pour qu’on y vienne en pèlerinage. Ce fut chose faite dès la fin de la seconde guerre mondiale.

    Les pèlerins marchent du Castel Ste Marie vers les Sanctuaires © CathoBel

    En chemin vers Beauraing

    Dorénavant, il n’est pas rare de croiser dans les campagnes quelques processions, bannières au vent, qui marchent vers Beauraing.  Plusieurs routes sont balisées et sont appelées les routes du « cœur d’or ». Pour le chanoine Joël Rochette, recteur du sanctuaire, « c’est l’occasion, en marchant, de mettre en mouvement une part souvent enfouie de soi-même, une question, une épreuve, un espoir. De se retrouver soi-même par une rencontre, un temps de silence, une parole forte, une réconciliation… »

    Le pèlerinage pour la fête de « Marie Reine », le 21 août, est probablement le plus suivi. Dans le sillage de l’Assomption, cette fête a été instituée par le Pape Pie XII en 1954. La Vierge prend soin de l’Eglise comme une Reine le prendrait de son peuple. Une piété populaire haute en couleurs et en émotions. Du castel Ste Marie, un ancien château sur les hauteurs de la ville jusqu’aux pieds de la statue de la Vierge, les cantiques et les Ave rythment les pas d’un cortège de fidèles que grossiront peu à peu les curieux et les villageois. Ici, à Beauraing, Marie est l’amie de tous. Alors, croyants ou pas, on l’accompagne toujours un peu.

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