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Débats - Page 241

  • "Sans natalité, pas d'avenir" : le plaidoyer nataliste du pape

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    De Vatican News (Salvatore Cernuzio) (en italien) :

    François : sans natalité, il n'y a pas d'avenir. Si la famille redémarre, tout redémarre

    Le Pape ouvre, avec le Premier ministre italien Mario Draghi, les travaux des États généraux de la naissance promus par le Forum des associations familiales.

    D'une part, il y a le "désarroi dû à l'incertitude du travail", d'autre part, les "craintes dues aux coûts de moins en moins supportables pour élever des enfants" et la "tristesse" pour les femmes "qui sont découragées d'avoir des enfants au travail ou doivent cacher leur ventre". Autant de "sables mouvants qui peuvent faire sombrer une société" et qui contribuent à rendre cet hiver démographique devenu constant en Italie encore plus "froid et plus sombre". Le pape François s'est exprimé à l'ouverture des travaux des États généraux de la natalité, promus par le Forum des associations familiales dans l'auditorium de la Conciliazione et consacrés au destin démographique de l'Italie et du monde.

    Le Premier ministre italien Mario Draghi est présent

    Le souverain pontife est arrivé ponctuellement à 9 heures dans le foyer de la grande structure située à quelques pas de la place Saint-Pierre, suivi du Premier ministre Mario Draghi. Sur la scène, huit enfants l'ont accompagné tout au long de la rencontre ; au premier rang, le maire de Rome, Virginia Raggi, le président de la région du Latium, Nicola Zingaretti, et l'ambassadeur d'Italie auprès du Saint-Siège, Pietro Sebastiani. Le président du Forum, Gigi De Paolo, a ouvert les travaux et Draghi est immédiatement intervenu pour donner le coup d'envoi de la série d'interventions des invités répartis sur trois tables thématiques : représentants de banques, d'entreprises, de compagnies d'assurance, de médias, de sports, tous réunis pour une discussion et un conte choral sur le thème de la natalité dans un pays qui, en 2020, a connu une réduction de 30% des naissances.

    La moitié des jeunes pensent avoir plus de deux enfants

    C'est précisément la tendance qu'il faut "inverser" pour "remettre l'Italie en marche à partir de la vie, à partir de l'être humain", a déclaré François au début de son discours, dans lequel il a tourné ses pensées en particulier vers les jeunes dont les rêves ont été brisés dans la glace de ce rude hiver, découragés au point que "seulement la moitié d'entre eux croient qu'ils pourront avoir deux enfants dans leur vie".

    "L'Italie se retrouve ainsi depuis des années avec le nombre de naissances le plus bas d'Europe", note le pontife, "dans ce qui devient le vieux continent non plus à cause de son histoire glorieuse, mais à cause de son âge avancé."

    "Chaque année, c'est comme si une ville de plus de deux cent mille habitants disparaissait, en 2020 elle a touché le nombre le plus bas de naissances depuis l'unité nationale : pas seulement à cause du Covid, mais à cause d'une tendance continue et progressive à la baisse, d'un hiver de plus en plus rigoureux."

    Les parents déchirés entre la maison et le travail, les grands-parents des canots de sauvetage

    Le pape cite le président de la République italienne, Sergio Mattarella, qui a répété que "les familles ne sont pas le tissu conjonctif de l'Italie, les familles sont l'Italie". Il tourne ensuite son regard vers la réalité des nombreuses familles qui, en ces mois de pandémie, "ont dû faire des heures supplémentaires, partageant leur foyer entre le travail et l'école, leurs parents faisant office d'enseignants, de techniciens informatiques, de travailleurs, de psychologues." Sans oublier les "sacrifices" demandés aux grands-parents, "véritables canots de sauvetage pour les familles" ainsi que "la mémoire qui nous ouvre à l'avenir".

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  • Un manuel d'antiwokisme comme antidote au ressentiment qui hante notre époque

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    D'Eugénie Bastié sur Le Figaro Vox via le site "Pour une école libre au Québec" :

    11 mai 2021

    Contre le ressentiment qui hante notre époque, le manuel d’antiwokisme de Jordan Peterson

    Le professeur canadien est un ovni intellectuel absolu dont le succès aussi ahurissant que fulgurant dit quelque chose de notre époque. Il publie 12 nouvelles Règles pour une vie (Michel Lafon), un ouvrage de développement personnel à rebours de la rhétorique victimaire de notre époque hypersensible. Recension d’Eugénie Bastié.

    Un chroniqueur du New York Times l’a un jour qualifié d’« intellectuel actuel le plus influent du monde occidental ». Son livre 12 Règles pour une vie s’est vendu à 5 millions d’exemplaires et est traduit en cinquante langues. Il a 3,7 millions d’abonnés sur YouTube, où sa vidéo la plus regardée (8,5 millions de vues) s’intitule Introduction à l’idée de Dieu et dure 2 heures 30. Avec son grand front, sa gestuelle digne des meilleurs orateurs et son obsession pour l’art soviétique, Jordan Peterson est un phénomène. Un ovni intellectuel absolu dont le succès aussi ahurissant que fulgurant dit quelque chose de notre époque. Il publie ces jours-ci en France un nouveau livre 12 nouvelles règles pour une vie — au-delà de l’ordre, la suite de son premier ouvrage.

    Ce docteur en psychologie, professeur à Harvard puis à l’université de Toronto s’est fait connaître il y a peine cinq ans lorsqu’il a formulé publiquement son opposition à une loi proposée par le gouvernement de Justin Trudeau contre la discrimination des étudiants transgenres, affirmant son refus d’utiliser les pronoms dits de genre neutre (zie, xe, sie, ey, ve, tey, hir…) plutôt que les pronoms traditionnels (he, she). Son deuxième coup d’éclat médiatique fut une interview sur la chaîne Channel 4 (4 millions de vues sur YouTube) où il atomise Cathy Newman [voir vidéo ci-dessous sous-titrée en français], une journaliste féministe qui l’interrogeait sur sa volonté de blesser les trans : « Pour être capable de penser, il faut prendre le risque d’être offensé. » Depuis, il est caricaturé en prophète masculiniste par les gauchistes américains qui en font l’intellectuel organique du trumpisme. Mais Peterson déjoue les étiquettes dans lesquelles on voudrait l’enfermer.

    Quasiment métaphysiques

    Sorte d’hybridation entre Éric Zemmour pour l’antipolitiquement correct et de Boris Cyrulnik pour la résilience, il est aussi connu pour les règles de vie qu’il délivre à son public. Par son caractère positif et concret, 12 nouvelles règles pour une vie déstabilisera les lecteurs français conservateurs plus habitués aux déplorations apocalyptiques et au démon de la théorie qu’au prosaïsme du développement personnel. Mêlant habilement des anecdotes sorties de son cabinet de psychologue, des commentaires de films de la culture populaire et des extraits de la Bible, Peterson délivre en 12 chapitres 12 règles de vie à la fois très concrètes et quasiment métaphysiques. On y trouvera aussi bien des réflexions universelles sur les invariants de l’humanité que des conseils pratiques pour améliorer sa vie conjugale. De la première, « Éviter de constamment dénigrer la créativité et les institutions sociales » à la douzième, « Soyez reconnaissants malgré vos souffrances », une philosophie se dégage, qu’on pourrait qualifier de libérale-conservatrice.

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  • Santé, droits génésiques et sexuels : une proposition très contestable adoptée en commission au Parlement Européen

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    D'Alliance Vita :

    Europe : une proposition très contestable sur la “santé et les droits génésiques et sexuels”

    L’expression « santé et droits sexuels et génésiques » est foncièrement ambiguë. Sans claire définition, elle est notamment utilisée dans ce contexte pour banaliser, au nom de la santé, la question délicate de l’avortement, pratique qui ne relève pas de la compétence de l’Union européenne.

    De plus, le texte ne prend pas en compte les dimensions éthique, sociale et culturelle de l’avortement. Il s’attaque au droit à l’objection de conscience en prétendant que celui-ci permettrait « aux professionnels de santé de choisir de ne pas fournir les produits et services auxquels ils sont moralement opposés, y compris l’avortement ou la prescription, la vente et les conseils relatifs aux méthodes contraceptives ». Or, le droit à l’objection de conscience est garanti par l’article 10.2 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Il a également été clairement et explicitement affirmé concernant les actes d’avortement par la résolution 1763 (2010) de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

    Si ce type de document n’a pas de valeur contraignante, il exprime un point de vue. En l’occurrence dans ce cas, il outrepasse la compétence européenne. Or en matière de maternité et de prévention, d’autres orientations méritent d’être privilégiées, notamment pour assurer un soutien adapté à la maternité, prévenir l’infertilité, et lutter contre toutes les formes de gestation pour autrui (GPA) qui constituent une grave atteinte aux droits des femmes en Europe et dans le monde.

    Pour aller plus loin : Note d’analyse sur la proposition de résolution

    Voir également : https://www.ieb-eib.org/fr/actualite/debut-de-vie/avortement/parlement-europeen-existe-t-il-un-droit-a-l-avortement-dans-l-ue-2003.html

  • «Il serait trompeur de donner l'impression que l'avortement et l'euthanasie constituent à eux seuls les seules questions sérieuses de la doctrine morale et sociale catholique»

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    De Vatican News :

    La CDF aux évêques américains: l'avortement ne doit pas mener à la division

    Le cardinal Luis Ladaria Ferrer, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a écrit une lettre au président de l'USCCB, Mgr José Horacio Gomez. «Il serait trompeur de donner l'impression que l'avortement et l'euthanasie constituent à eux seuls les seules questions sérieuses de la doctrine morale et sociale catholique», a-t-il averti.

    Dialogue, prudence, concorde, unité. Telles sont les lignes directrices avec lesquelles la Congrégation pour la Doctrine de la Foi exhorte les évêques des États-Unis à poursuivre leurs discussions «pour aborder la situation des catholiques occupant des fonctions publiques qui soutiennent la législation autorisant l'avortement, l'euthanasie ou d'autres maux moraux».

    Le cardinal-préfet de ce dicastère, Luis Ladaria Ferrer, a écrit au président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), Mgr José Horacio Gomez, dans laquelle il déclare que toute discussion sur la question «devrait être contextualisée dans le cadre plus large de la dignité de la réception de la communion par tous les fidèles, plutôt que par une seule catégorie de catholiques, reflétant leur obligation de conformer leur vie à l'ensemble de l'Évangile de Jésus-Christ alors qu'ils se préparent à recevoir le sacrement». Il serait trompeur et réducteur de donner «l'impression que l'avortement et l'euthanasie constituent à eux seuls les seules questions sérieuses de l'enseignement moral et social catholique qui nécessitent l'intervention de l'Église».

    Dans la continuité du cardinal Ratzinger

    La lettre du cardinal Ladaria est datée du 7 mai 2021 et fait suite à une lettre envoyée par Mgr Gomez le 30 mars dernier, informant la Congrégation pour la Doctrine de la Foi que les évêques américains se préparaient à rédiger un tel document à la suite de certaines controverses concernant le nouveau président des États-Unis, Joe Biden, et son soutien aux politiques pro-choix. Le cardinal s'est montré reconnaissant pour les informations reçues et, surtout, pour l'intention du président de l'épiscopat d'envoyer le projet de document «pour une révision informelle avant sa présentation au corps des évêques pour un vote».

    Le cardinal a ensuite répondu à la demande de la Congrégation de mettre à disposition une copie de la lettre envoyée en 2004 par le cardinal-préfet de l'époque, Joseph Ratzinger, à celui qui était alors le cardinal Theodore McCarrick, déchu de l’état clérical en 2019 mais qui était alors président de la conférence épiscopale américaine. Le document signé par le cardinal Ratzinger quelques mois avant son élection au pontificat était une lettre privée aux évêques, et il avait établi que «ces principes n'étaient pas destinés à être publiés»; par conséquent, explique le cardinal Ladaria, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi continuera à respecter ce souhait.

    En même temps, le cardinal reconnaît que les principes contenus dans la lettre peuvent aider les évêques à rédiger leur document, mais qu'ils «ne doivent être discutés que dans le contexte de la note doctrinale de 2002 qui fait autorité», intitulée "Sur certaines questions concernant la participation des catholiques à la vie politique". Ce texte avait précédé de deux ans la «communication personnelle» du cardinal Ratzinger.

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  • Que penser des expériences de mort imminente ? La réponse de Mgr Léonard

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    De Mgr Léonard sur aleteia.org :

    Que penser des expériences de mort imminente ?

     

    13/05/21

    Les expériences de mort imminentes (EMI) nous rappellent que notre perception quotidienne est très en deçà de la réalité, et leurs éléments caractéristiques sont très cohérents avec la foi chrétienne.

    Les expériences de mort imminentes (EMI) sont des expériences aujourd’hui bien connues, attestées dans toutes les cultures et sur tous les continents, et sur lesquelles on a maintenant de nombreuses études et plusieurs milliers de témoignages convergents. À l’origine, c’est le psychologue et épistémologue Français Victor-Émile Egger, professeur à la Sorbonne, qui emploie pour la première fois l’expression « expérience de mort imminente » en 1896 dans Le Moi des mourants. Docteur en philosophie et médecin américain, Raymond Moddy a repris l’expression sous le nom de « Near Dealth Experience » (NDE) et il a étudié sérieusement le phénomène pendant une vingtaine d’années, en analysant quantité de témoignages de personnes attestant avoir vécu une expérience de mort imminente. Il écrit trois ouvrages qui ont fait date : Life after life (La Vie après la vie) en 1975, le premier ouvrage consacré à la question des EMI, vendu à 20 millions d’exemplaires, qui rapporte 150 récits de comas ou de morts cliniques ayant déclenché des EMI. Reflections on Life After life (Lumières nouvelles sur la vie après la vie) en 1977 ; The Light Beyond (La Lumière de l’au-delà) en 1988.Au terme de son étude pionnière, Raymond Moody en arrive à expliquer le phénomène d’une manière assez spiritualiste, ne voyant pas comment expliquer les choses de manière plus rationnelle.

    Un phénomène aujourd’hui bien analysé

    Depuis une quarantaine d’années, le développement et l’amélioration extraordinaire des techniques de réanimation ont permis de multiplier brutalement le nombre des EMI, et donc de mieux approfondir le phénomène. Des témoignages de plus en plus nombreux ont peu à peu permis à tous les « expérienceurs » de sortir du silence dans lesquels ils s’enfermaient dans le passé, de peur qu’on les prenne pour des fous. Le phénomène est aujourd’hui connu et suffisamment important pour que l’on puisse l’étudier de manière statistique et scientifique, à partir de données qui viennent de toutes les parties du monde et de toutes les cultures (voir Evelyn Elsaesser-Valarino, D’une vie à l‘autreDes scientifiques explorent le phénomène des expériences de mort imminente, Paris, 1999). Le 17 juin 2006, une rencontre réunit les plus grands experts internationaux à Martigues afin de faire pour la première fois le bilan d’années de recherches et de réflexions, autour de ce phénomène hors du commun qui a maintenant suscité de nombreuses études.

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  • Les mesures sanitaires ont montré la place que tiennent désormais les cultes au sein de la société civile belge

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    De Bosco d'Otreppe dans la Libre de ce 12 mai (p. 11) :

    La fête de l’Ascension se vivra encore en petit comité

    (...) Comme depuis plus d’un an, les croyants se retrouveront en petit comité pour ces célébrations. À l’intérieur des lieux de cultes, le nombre maximum de fidèles sera encore fixé à 15 ce jeudi. Depuis ce 8 mai cependant, les célébrations peuvent être célébrées en extérieur, sous de strictes conditions, jusqu’à 50 personnes. Beaucoup de paroisses, ainsi que des mosquées, ont dès lors acheté ou loué des tentes. Ces dispositifs ne devraient servir que quelques jours. Dès le 9 juin en effet, si 80 % du public avec des comorbidités est vacciné, et si le seuil de 500 hospitalisations en soins intensifs n’est pas dépassé, les cultes pourront accueillir 100 personnes en intérieur (également pour les mariages et les enterrements), et 200 en extérieur. Dès le 1er juillet, ces jauges pourront être doublées. Et si tout va bien, plus aucune restriction ne sera d’application en septembre.

    Un confinement qui laissera des traces

    Bien que cet élargissement sera plus lent pour les cultes que pour la culture (qui pourra accueillir 200 personnes en intérieur dès le 9 juin), il constitue un premier soulagement, note Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique. Ces longs mois de confinement laisseront cependant des traces. Non seulement parce qu’ils ont obligé les cultes à se réorganiser pour poursuivre leurs activités, mais aussi parce que beaucoup de croyants ne se sont pas sentis respectés et ont considéré que les mesures les touchant étaient disproportionnées. Ces mesures leur ont, en outre, montré la place que tiennent désormais les cultes au sein de la société civile belge. "Au premier confinement, les chrétiens ont accepté les mesures, mais après six mois nous sommes las, stressés et fatigués, jugeait encore cette semaine Mgr Kockerols, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, dans le magazine français "Famille Chrétienne". Il faut calmer les gens. Mais je comprends le sentiment d’injustice qui les habite, alors qu’ils peuvent se rendre dans les grands magasins. J’ai moi-même failli placarder une affiche sur la façade de la cathédrale avec une marque de grand magasin… Nous devons bien constater une disparition du religieux dans le champ de vision des pouvoirs publics, ajoutait-il. Le ministre de la Justice reçoit les représentants des cultes au même titre que les coiffeurs, les cafetiers ou… les salons de toilettage pour chien." (...)

  • Climat : non, le ciel ne va pas nous tomber sur la tête

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    De Ludovic Lavaucelle sur La Sélection du Jour :

    Steven Koonin : Questioning the climate-change narrative

    N’EN DÉPLAISE À GRETA THUNBERG, LE CIEL NE VA PAS NOUS TOMBER SUR LA TÊTE !

    Le 9 mai, des « marches pour le climat » ont eu lieu dans plusieurs villes françaises pour réclamer une législation environnementale plus contraignante. « Ecoutez la science ! » s’écrie Greta Thunberg, égérie du mouvement écologiste mondial. Selon elle, ou selon Jacques Attali le 7 mai sur la chaîne Cnews face à Eric Zemmour, l’apocalypse climatique est proche à cause du réchauffement climatique dont serait responsable l’activité humaine. Le niveau des océans monte, la glace disparaît aux pôles, des tempêtes géantes, des sécheresses et des inondations monstrueuses condamnent notre planète. À court-terme, l’économie mondiale va s’effondrer si nous ne changeons pas radicalement le mode de fonctionnement de nos sociétés…

    « Je ne crois pas que « la science » dise ce que vous croyez qu’elle dit » répond Steven Koonin, Docteur en physique diplômé du M.I.T., sous-secrétaire d’État en charge de la recherche dans le domaine de l’énergie pendant la présidence Obama. Il a aussi été en charge des énergies renouvelables pour le géant pétrolier BP. Koonin est un scientifique d’abord agacé, puis inquiet, de voir la dérive d’activistes et de grands médias qui cherchent à imposer par idéologie ou intérêt économique une vision catastrophiste du futur. Oui, la Terre se réchauffe (comme elle le fait de manière cyclique depuis la nuit des temps). Oui, le développement industriel a contribué à amplifier le phénomène ces dernières décennies. Il est donc normal de s’en préoccuper mais pas de soumettre la politique à une fable apocalyptique.

    Une importante littérature scientifique, émanant d’experts de l’ONU, existe déjà. Il s’agit de savoir la lire, en évitant tout prisme idéologique, explique Steven Koonin. Les épisodes caniculaires ne sont pas plus nombreux aujourd’hui aux États-Unis qu’au début du XXème siècles. Les pics de température n’ont pas augmenté depuis 50 ans. La calotte glaciaire du Groenland ne fond pas plus vite qu’il y a 80 ans… Et, contrairement aux déclarations de Greta Thunberg et autres collapsologues, l’économie mondiale ne va pas s’effondrer à cause du changement climatique.

    Steven Koonin a étudié le rapport entre réchauffement climatique et économie, à la demande d’une grande firme d’investissement. Il a fondé son analyse sur les études d’évaluation réalisées par les experts de l’ONU, comme le AR5 (5th Assessment Report – 2014).

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  • Le 10 mai en Allemagne : la consommation du schisme ?

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    Du National Catholic Register :

    Des catholiques allemands défient le Vatican en organisant des cérémonies de bénédiction pour les couples de même sexe

    Une journée de protestation a été organisée le 10 mai en réponse à la récente déclaration du Vatican selon laquelle l'Église ne peut pas bénir les unions entre personnes de même sexe.

    A service as part of a day of action in defiance of the Vatican’s ruling on same-sex blessings takes part in the youth church in Würzburg, Germany, on May 10.

    Un service dans le cadre d'une journée d'action en défi à la décision du Vatican sur les bénédictions pour les couples de même sexe se déroule dans l'église des jeunes à Würzburg, en Allemagne, le 10 mai. (photo : Gehrig / CNA Deutsch via CNA)

    10 mai 2021

    Des prêtres et des agents pastoraux en Allemagne ont défié le Vatican lundi en menant des cérémonies de bénédiction auxquelles assistaient des couples de même sexe.

    Les cérémonies, connues sous le nom de "Segnungsgottesdienste für Liebende", ou "services de bénédiction pour les amoureux", ont été promues à l'aide du hashtag "#liebegewinnt" ("l'amour gagne"). Les organisateurs ont déclaré que les services étaient ouverts à tous les couples, y compris - et en particulier - ceux du même sexe.

    CNA Deutsch, le partenaire d'information en langue allemande de CNA, a indiqué que des cérémonies ont eu lieu dans environ 80 villes d'Allemagne ainsi qu'à Zurich, la plus grande ville de Suisse.

    Mais elle a précisé qu'il était difficile de calculer le nombre exact des services de bénédiction.

    Dans la ville bavaroise de Würzburg - mais aussi dans d'autres endroits, comme Aix-la-Chapelle, Berlin, Francfort, Mayence et Cologne - plusieurs services ont eu lieu en même temps.

    Près de 130 participants se sont réunis dans l'église des Augustins, non loin de la cathédrale de Würzburg, tandis que près de 40 personnes ont assisté au même moment à une cérémonie dans l'église des jeunes.

    Des observateurs à Cologne, Munich et Würzburg ont rapporté à CNA Deutsch que dans de nombreux endroits, un "nombre modeste" a pris part à la campagne.

    Un participant de Cologne a rapporté qu'un total de six couples ont été bénis dans la chapelle de la communauté universitaire catholique locale, et qu'un total de 23 personnes étaient présentes.

    Dans de nombreux endroits, une bénédiction générale a été donnée à la fin du service, qui incluait toutefois explicitement les couples homosexuels et leurs relations. Parfois, des bénédictions individuelles ont été offertes après la cérémonie.

    Selon les organisateurs d'un service à la Liebfrauenkirche de Francfort, "à la fin de la messe [...] des frères capucins étaient à la disposition de tous les couples pour des bénédictions personnelles." L'église, dédiée à Marie, appartient au diocèse de Limburg, dirigé par l'évêque Georg Bätzing, président de la conférence épiscopale allemande.

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  • Nivelles : l'église du Saint-Sépulcre désaffectée

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    La seule issue possible semblerait-il... Mais comment ne pas y voir un nouvel et affligeant épisode de l'extinction progressive de la présence catholique dans nos provinces ? On ne peut que constater l'impuissance et la résignation des autorités ecclésiastiques face à cette évolution désolante. Et les mesures sanitaires imposées par le gouvernement depuis mars 2020, si docilement acceptées par nos évêques, vont avoir un impact inévitable sur ce qui reste de pratique religieuse. Cette dégradation de la situation ne peut que susciter toujours plus de questions à propos du maintien d'édifices de moins en moins fréquentés et dont la maintenance devient insupportable et apparemment injustifiée.

    De cathobel.be :

    Désaffectation de l’église du Saint-Sépulcre et Saint-Paul à Nivelles

    L’état de l’église pose question depuis plusieurs années. Après avoir envisagé de multiples solutions qui n’étaient pas finançables, le Vicariat, les assistants pastoraux et la fabrique d’église ont dû se résoudre à la  du bâtiment. Une décision avalisée par l’archevêque de Malines-Bruxelles.

    Depuis trois ans, de nombreuses réunions se sont tenues avec le doyen, la fabrique d’église, le Vicariat du Brabant wallon, les Amis du SPLUC, etc concernant l’avenir de cette église. En effet, si dès les années 70-80, la stabilité du bâtiment inquiétait, l’état général s’est encore dégradé. En juillet 2019, un rapport des pompiers a pointé de sérieux problèmes de sécurité (stabilité du clocher, chutes de pierre, non-conformité de l’installation électrique, risque de propagation d’incendie). La ville de  à donc ordonné la fermeture de l’église et sa sécurisation extérieure.

    Malheureusement, le chantier de rénovation pour sauver l’édifice est conséquent. L’étude d’un bureau d’architecte a estimé à plus de deux millions d’euros le montant des travaux. Un budget que ni la fabrique d’église, ni la commune de Nivelles, ne peut se permettre. Une réunion en mars avec le Cardinal De Kesel et Mgr Hudsyn a clairement établi l’impasse dans laquelle le projet se trouvait. Avec l’avis favorable du Conseil presbytéral du Brabant wallon et celui du Conseil épiscopal de l’Archevêché, Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, a donc décidé de procéder à la désaffectation de l’église du Saint-Sépulcre et Saint-Paul.

    Un choix compliqué mais qui est loin d’être la norme. En témoigne, le peu de désaffectations d’églises au sein du Brabant wallon lors de ces trente dernières années. « Cette décision sera sûrement ressentie douloureusement par les paroissiens et les habitants de ce quartier. Cependant – même si on peut le regretter – il y a des situations où les arguments d’ordre financier pèsent inexorablement dans le discernement et la décision que les autorités pastorales doivent aussi assumer.« , ont fait savoir les acteurs du dossier.

    Suite à cette décision canonique de désaffectation, la fabrique d’église, propriétaire, peut donc entamer un processus de réaffectation de cet édifice à un usage non-cultuel en veillant au maintien de l’architecture global, au maintien ou à la réinsertion d’un maximum de vitraux, d’un usage respectueux de l’histoire du bâtiment et de son intégration dans l’environnement et le paysage local.

    Du côté des paroissiens locaux, la continuité des services a été assurée dès la fermeture de l’église en 2019. Ces fidèles sont donc désormais intégrés au sein de la vie chrétienne du centre de Nivelles.

  • RDC : pour sécuriser l’Est du Congo , il faut d’abord mettre au pas l’armée congolaise

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    Source récurrente d’anarchie et de corruption depuis l’effondrement de la Force Publique en juillet 1960, l’armée congolaise n’est pas en mesure d’assurer un « état de siège » efficace pour venir à bout des guérillas multiformes qui, du nord au sud,  ensanglantent les provinces de l’Est congolais. La mission que lui confère Tshisekedi est un effet d’annonce sans portée réelle si les forces armées congolaises ne sont pas encadrées et rééduquées par une assistance professionnelle internationale vigoureuse et expérimentée : sur ce point, tout reste à faire. La note que publie Colette Braekman sur son site web hébergé par le journal « Le Soir » ne dit pas autre chose :

    « Oubliant les élections contestées qui ont porté Félix Tshisekedi au pouvoir à la suite d’un accord avec le président Kabila, fermant les yeux sur les sommes considérables qui ont circulé pour cimenter cette « Union sacrée » qui représente la nouvelle majorité, les capitales occidentales, depuis Washington jusque Paris et Bruxelles, ont décidé de faire confiance à l’actuel chef de l’Etat. De considérer avec optimisme que son pouvoir, homogène mais encore bien fragile, pouvait fonder un réel changement et opérer la rupture avec les pratiques de l’ère Kabila. Les bonnes intentions, les promesses, répétées au fil des multiples voyages du président ont pu nourrir cet optimisme, et, à la tête de l’Union africaine, Tshisekedi est devenu incontournable sur le plan international.

    Cependant, si la capitale Kinshasa demeure calme, la situation à l’Est du pays représente un véritable gouffre d’insécurité. Jamais, depuis la première puis la deuxième guerre du Congo, au début des années 2000, on n’avait vu s’affronter autant de milices guerrières, se multiplier autant d’actes de violence, autant d’exactions. Au fil des décennies et grâce à l’impunité qui fut garantie par des accords de paix soutenus par la communauté internationale, on a vu s’élargir les zones de non droit, se renforcer les groupes armés. Avec le temps, la pratique de la violence s’est en quelque sorte démocratisée. Cessant d’être le triste apanage des militaires et des miliciens, la violence est devenue l‘héritage des civils : désormais, eux aussi, sans être inquiétés pratiquent le viol, autrefois tabou, recourent aux armes pour soutenir tel ou tel politicien et répètent à l’envi les discours de haine que leurs livrent les apprentis sorciers des réseaux sociaux.

    Même si l’exercice sera difficile, et aurait peut-être du s’étendre au Sud Kivu, le chef de l’Etat n’a pas tort d’avoir décidé d’instaurer l ‘état de siège. Mais le soutien international qui lui est promis lors de ses tournées dans les capitales doit aller au-delà des paroles d’encouragement : il faut l’aider à améliorer l’outil régalien que doit être son armée. Pourquoi la Belgique ne reprendrait elle pas la formation d’officiers congolais qu’elle avait entamé avec succès à Kindu, avant la rupture avec Kabila ? Pourquoi la France ne renouvellerait elle pas une nouvelle opération Artemis dans l’Ituri, qui avait jadis remis au pas les milices de Thomas Lubanga ? Pourquoi les Etats Unis ne s’engageraient-ils pas dans la lutte contre les réseaux djihadistes qui encerclent Beni ? Certes, il y a d’autres fronts, dans le Sahel entre autres, d’autres urgences, comme le Covid. Mais si au départ de l’Est, l’immense Congo se trouve une nouvelle fois déstabilisé, si l’impunité continue à être la règle, qu’on cesse d’envoyer des lauriers au Docteur Mukwege et de faire des promesses à Tshisekedi. Même s’il est peut-être déjà trop tard, c’est aujourd’hui qu’il faut aider le Congo à rétablir sa souveraineté, à contrôler son territoire, à protéger toute sa population. »

    Ref. A l’Est du Congo, il faut du nouveau…

    JPSC

  • "Les réactionnaires ont souvent un tour d'avance" (Patrick Buisson)

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Et si c'était mieux avant

  • L'échec du libéralisme

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    De Step de Boisse sur Idées-Noires.com :

    Pourquoi le libéralisme a échoué, Patrick J. Deneen, L’Artisan, 2020

    Professeur atypique de sciences politiques, Patrick Deneen est un conservateur catholique non libéral. Pour lui, la profonde crise que traverse les États-Unis n’est pas conjoncturelle, mais, fondamentalement, la conséquence du plein succès du libéralisme. La lecture de ce livre a été recommandé par Barak Obama ! Un ouvrage très dense, dont j’extrais quelques idées fortes.

    1 – Ayant abandonnées les arts libéraux (les sciences humaines classiques), les universités ne forment plus que des experts conformistes.

    « La quasi-unanimité des opinions politiques représentées sur les campus universitaires expriment l’omniprésente conviction selon laquelle une éducation doit être économiquement pratique, qu’elle doit aboutir à un travail hautement rémunéré, dans une ville peuplée de diplômés universitaires aux opinions similaires qui continueront à réaffirmer leur impuissante indignation face à l’inégalité tout en savourant l’abondance de ses fruits. »

    « Cependant, il n’est pas neutre quant à la base sur laquelle les gens prennent des décisions. De la même façon que les cours d’économie prétendent décrire simplement les êtres humains comme des acteurs individuels qui optimisent l’utilité, mais en fait influencent les étudiants pour les faire agir plus égoïstement, ainsi, le libéralisme enseigne au peuple de limiter ses engagements et d’adopter un système souple de relations et de liens. » PP. 60,61.

    2 – Dans sa quête de libertés individuelles, le libéralisme a dissous les corps intermédiaires, au seul profil du Léviathan (l’État).

    « La liberté ainsi définie, nécessite qu’on se libère de toutes formes d’associations et de relations, de la famille à l’Église, des écoles aux village et à la communauté, qui exerçaient un contrôle sur les comportements à travers des exigences et des normes informelles et habituelles. (…) Du fait que les individus se libèrent de ces associations, on a plus besoin d’un droit positif. (…) Le libéralisme atteint ainsi deux points ontologiques : l’individu libéré et l’État qui contrôle. » P. 66.

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