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Débats - Page 548

  • VW : éthique et toc

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    De "speculooz.com" :

    Scandale Volkswagen : Charte éthique, charte en toc !

    Une opinion de Xavier Lombard, créateur d’entreprises, et Joseph Junker, ingénieur civil : blogueurs à www.speculooz.com

    La plupart d’entre nous ont déjà été confrontés au cours de leur carrière au phénomène des « chartes éthiques », ces rutilants documents qui pullulent au sein des grands et moins grands groupes internationaux. Jeunes cadres, il nous arrivait régulièrement que se glisse dans notre boîte e-mail, un de ces splendides *.pdf dont la signature était obligatoire et qui étaient censés par leur simple existence résoudre à peu près tous les problèmes de la terre : La corruption sera éradiquée jusqu’au dernier sous-traitant de nos arrières-fournisseurs des pays émergents, chacun de nous allait adopter un comportement moral irréprochable et s’engager à économiser jusqu’à la dernière des ressources naturelles, le management de la société entière allait se convertir au développement durable et tous respecteraient jusque dans ses moindres détails les règles de droit nationaux et internationaux et de la concurrence équitable.

    Une charte qui tient plus de l’incantation magique que d’une réelle intention de faire adopter un comportement éthique, et il n’est guère étonnant que leur crédibilité est perçue en général comme plus que douteuse par ses signataires. Il est d’ailleurs révélateur pour nous de mettre en rapport le nombre de chartes que nous avons signées au cours de notre carrière avec les une ou deux fois (au plus) qu’un manager, directeur ou collègue nous a réellement et personnellement invité à nous interroger sur l’éthique de notre comportement et ses conséquences sur le bien commun. Notre éthique personnelle n’inquiète pas grand monde dans nos grandes sociétés commerciales, en particulier au sommet. Sauf bien entendu, quand il s’agit de beaux discours défendant l’image de la compagnie, de communiqués de presse, de couvrir ses arrières ou de se défendre dans les prétoires.

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  • Le prix exorbitant de la mondialisation

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    Couv-Schooyans.jpgDans ce nouvel ouvrage, Michel Schooyans se demande si la personne ne paye pas aujourd’hui le prix de la mondialisation. Il s’interroge de ce fait sur la stratégie des politiques dites de santé reproductive, sur l’eugénisme, sur le lien entre sexualité et amour, sur la globalisation de la pauvreté, sur la montée en force d’une police de l’environnement et de la pensée, sur l’allégeance de certains milieux chrétiens aux grandes organisations mondiales.

    Il apporte une analyse fine et à contre-courant, porteuse de réponses éclairantes.

    Pour commander le livre : ici.

    Le Prix humain de la mondialisation, de Mgr Michel Schooyans, avec la collaboration d'Anne-Marie Libert, Éd. de  L'Homme Nouveau, 194 p., 14,50 euros.

    Mgr Michel Schooyans explique (source) : J’ai écrit ce livre pour ouvrir les yeux des gens d’aujourd’hui. Beaucoup de nos contemporains sont victimes du dopage mé­diatique déversé notamment par la télévision. Ils ont peur de la vérité ; le divertissement de masse les en détourne.

    Quelques exemples sont révélateurs de cet aveuglement. Premier exemple : l’irréversibilité. La situation démographique de nombreux pays est non seulement alarmante ; ­elle est irréversible. L’Allemagne, la Russie, la Tchéquie connaissent un déficit populationnel sans précédent. Des savoirs et des savoir-­faire sont en train de disparaître. Les immigrants, souvent mal préparés, sont loin de suffire à combler ce déficit. Irréversibles sont également certaines manipulations génétiques. Des savants rêvent même de fabriquer de nouveaux êtres « transhumains ». Quant à la contraception, elle semble définitivement entrée dans les mœurs, malgré ses effets nocifs pour l’être humain.

    Deuxième type d’aveuglement : l’immense pauvreté qui sévit dans de nombreuses régions du monde, pauvreté liée à la corruption, aux guerres, à l’ignorance. La Méditerranée est pour ainsi dire devenue un cimetière marin. Cet aveuglement-ci n’épargne pas les plus hautes autorités internationales. Celles-ci organisent des réunions médiatisées, qui distraient les participants alors que ces derniers pourraient contribuer à la résolution de bien des problèmes. Enfin, les gens d’Europe occidentale ne veulent pas voir que la porte est grande ouverte à une formidable bombe à retardement : l’islamisme radical. Tout ­cela rappelle le naufrage du Titanic : la majorité des passagers ne voulait pas voir que le navire était en train de sombrer.

    L’aveuglement prend aussi la forme du consumérisme. L’économie est largement axée sur la consommation et le profit, non sur l’aide aux plus pauvres. Enfin, il faut ouvrir les yeux face aux idéologies qui pourvoient à la destruction des institutions défendant les valeurs non négociables.

    Ce livre a été écrit pour que les hommes et les femmes de bonne volonté soient informés et qu’ils ne se laissent pas « embobiner » par les charlatans du bonheur. L’aveuglement des gens a pour origine ultime le rejet de la Lumière apportée par Jésus. « N’ayez pas peur ! ». Tout chrétien doit être porteur d’un message d’espérance. À la veille de l’Assemblée synodale sur la famille, puisse ce petit livre nourrir notre réflexion sur les enjeux considérables qui y seront discutés !

  • 790.716 signataires - dont 204 prélats - demandent au Pape "une parole éclairante" sur l'avenir de la famille

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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

     

    790 716 signataires dont 204 prélats demandent au Pape une parole éclairante

     

    Rome 29/09/2015 – La Filiale Supplique au Pape François sur l’avenir de la famille”dont les signatures proviennent de 178 pays, a été délivrée ce matin au Vatican.

     

    En vue de l’ouverture prochaine du Synode ordinaire sur la famille, les 790 716 personnes, dont 204 cardinaux, archevêques et évêques, demandent au Pape François de prononcer une « parole éclairante » pour dissiper la « désorientation généralisée causée par l’éventualité qu’au sein de l’Église se soit ouverte une brèche permettant l’acceptation de l’adultère – moyennant l’admission à l’Eucharistie de couples divorcés civilement remariés – et jusqu’à une virtuelle acceptation des unions homosexuelles, pratiques condamnées de façon catégorique comme contraires à la loi divine et naturelle ».

     

    Seule une  intervention suprême du Souverain Pontife peut en effet aider les fidèles désorientés à  sortir de la confusion qui s’est créée au fil des années et s’est aggravée dernièrement de façon dramatique.

     

    Le porte-parole de cette initiative, le professeur Tommaso Scandroglio, professeur d’Éthique et de Bioéthique à l’Université Européenne de Rome a fait remarquer que la Supplique « a déjà reçu un large écho dans la presse italienne et internationale », relevant que « ses répercussions dans les médias, la quantité d’adhésions et le grand nombre de personnalités du monde ecclésial, civil et universitaire ayant signé  la Supplique démontrent la vive préoccupation de tout un peuple de croyants devant l’activité croissante dans l’Église d’un certain courant théologique ».

     

    Selon Scandroglio, « preuve que l’initiative s’inscrit de façon constructive dans le climat de discussion et de dialogue sur ces sujets, le cahier Une option préférentielle pour la famille - 100 questions et 100 réponses autour du Synode,  qui a apporté son appui doctrinal à la collecte de signatures et se veut un instrument de diffusion du Magistère catholique sur les thèmes en discussion. Ce Vade-mecum, œuvre de trois évêques, a été commandé par des dizaines de milliers de fidèles dans le monde entier ».

     

    Parmi les nombreux signataires du monde ecclésial on trouve les Cardinaux Jorge Medina Estévez, préfet émérite de la Congrégation du Culte divin,Geraldo Majella Agnelo, ancien primat du Brésil et ex-secrétaire de la même congrégation, Gaudencio Rosales, archevêque émérite de Manille ; les évêques aux Armées des États-Unis et du Brésil, Mgrs Timothy Broglio et Fernando Guimarães ; le président de la Conférence épiscopale de Madagascar et archevêque de Tamatave (Toamasina), Mgr Désiré Tsarahazana, et encore plusieurs prélats dirigeants de grands diocèses tels que Mgr Ramón Arguelles, archevêque de Lipa aux Philippines (2 700 000 fidèles), Mgr Alfredo Zecca, archevêque de Tucumán en Argentine, MgAldo di Cillo Pagotto, archevêque de Paraíba au Brésil dont les diocèses rassemblent plus d’un million de fidèles, Mgr Gonzalo Restrepo, archevêque de Manizales en Colombie (plus de 800 000 fidèles).

     

    On peut également mentionner parmi les signataires d’Afrique, Mgr Francis Chimoio,  l’archevêque du diocèse de Maputo au Mozambique (plus de 1 200 000 fidèles) et son prédécesseur le Cardinal Alexandre dos Santos ; en Asie, ont aussi signé, entre autres, Mgr Tomasz Peta, archevêque d’Astana au Kazakhstan, et Mgr Calis Soosa Pakiam, archevêque de Trivandrum en Inde ; enfin de nombreux archevêques et évêques européens comme différents éparques et évêques de rite oriental ont également signé la Supplique.

     

    Dans le monde politique et civil, on trouve parmi les signataires M. Alejandro Ordóñez Maldonado, procureur général de Colombie, Rick Santorum, ancien sénateur américain, le prince Louis d’Orléans-Bragance, chef de la Maison impériale du Brésil, les eurodéputés Anna Zaborska (Slovaquie) etRuza Tomasic (Croatie).

     

    La Supplique est aussi signée par différents membres de l’Académie pontificale pour la vie tels que Josef Seifert, ex-président de l’International Academy of PhilosophyLuke Gormally, directeur émérite du Linacre Centre for Healthcare Ethics, et Wolfgang Waldstein, professeur émérite de l’Université de Salzbourg. A noter également parmi les signataires des  figures académiques de renom telles que le Pr Stephan Kampowski, de l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille, et le Pr Massimo de Leonardis, directeur de la faculté de sciences politiques de l’Université Catholique du Sacré-Cœur de Milan.

     

    Enfin de nombreux dirigeants de mouvements pro-famille et pro-vie de tous les continents ont aussi adhéré à cette initiative, 62 grandes associations s’étant solidarisées avec elle.

  • Répondre à la dénaturation des Droits de l'homme

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    41v-UnGuYgL._SX311_BO1,204,203,200_.jpg"La famille, les droits de l'homme et la vie éternelle",

    Grégor Puppinck

    Répondre à la transformation actuelle des droits de l’homme. (via zenit.org)

    Comment expliquer la transformation actuelle des droits de l’homme, et comment y répondre ?

    C’est à ces deux questions que Grégor Puppinck, directeur de l'ECLJ (European Centre for Law and Justice), répond dans un nouveau livre intitulé La famille, les droits de l'homme et la vie éternelle conçu comme une contribution au synode sur la famille.

    La révolution individualiste a bouleversé la société occidentale, fragilisant les familles et le mariage, et a transformé les droits de l'homme, miroir de notre conscience collective. Ceux-ci, proclamés après la Seconde Guerre mondiale comme une réaffirmation des droits naturels, promeuvent à présent des « droits antinaturels » (avortement, eugénisme, euthanasie...). Ce livre analyse la logique à l’œuvre dans cette transformation des droits de l'homme, expliquant en cela celle de la société occidentale.

    Travaillant depuis plus de quinze ans auprès des institutions internationales, Grégor Puppinck analyse de façon claire la logique philosophique et juridique à l’œuvre dans cette transformation, en s’appuyant sur des exemples concrets.

    Cette transformation repose sur deux changements fondamentaux. Le premier est le triomphe de l’individualisme qui fait que le sujet des droits de l’homme n’est plus l’Homme doté d’une nature humaine universelle, mais chaque individu doté de sa volonté particulière. Deuxièmement, la finalité des droits de l’homme a changé : ils ne visent plus seulement la protection des personnes contre l’État mais aussi leur accomplissement personnel entendu comme nécessitant une libération de l’individu à l’égard de toutes les contraintes naturelles et sociales.

    La transformation des droits de l’homme est un phénomène fondamental permettant d’analyser et de comprendre celle de la société occidentale. Alors que les droits de l’homme d’après-guerre voulaient placer haut l’idéal d’humanité, pour la protéger des idéologies, ils sont en train d’être capturés par l’idéologie postmoderne au point de contribuer à présent à la crise culturelle de la société occidentale.

    L’auteur a écrit ce livre en particulier pour les catholiques, afin que l’Égli­se mesure toute l’importance de ce phénomène. La seconde partie expose ainsi quelle pourrait être une bonne réponse des chrétiens à cette crise, dont la cause ultime est l’oubli de Dieu.

  • La "mafia" de Saint-Gall; les auteurs de la biographie du cardinal Danneels publient un rectificatif

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    Ils le publient dans le Vif où l'article consacré au rôle du cardinal Danneels dans l'élection du pape François avait suscité l'émoi. On devine leur embarras et chacun pourra apprécier le caractère convaincant de ces explications :

    RECTIFICATION

    L'article "Godfried Danneels a oeuvré pendant des années à l'élection du pape François" comporte une erreur historique, commise après l'approbation et la correction de leurs citations par les auteurs. L'avant-dernier paragraphe n'a pas été reproduit comme il avait été indiqué dans la correction susmentionnée.

    Le paragraphe erroné (que nous avons modifié entre-temps) était le suivant : "L'élection de Bergoglio a été préparée à Saint-Gall, ça ne fait aucun doute. Et les grandes lignes de son programme sont celles dont Danneels et co discutaient depuis plus de dix ans".

    Cependant, la correspondance avec le journaliste mentionne le passage suivant: "L'élection de Bergoglio correspondait au but poursuivi par Saint-Gall, ça ne fait aucun doute. Et les grandes lignes de son programme sont celles dont Danneels et ses confrères discutaient depuis plus de dix ans".

    Comme le passage original n'a pas été respecté, le lecteur a l'impression que le Groupe de Saint-Gall était un lobby. C'est incorrect et en plus le Groupe de Saint-Gall ne s'est plus réuni après 2006, soit sept ans avant que le conclave n'élise le pape François. Étant donné que le passage que nous souhaitons rectifier est repris par des médias internationaux, il est important pour la bonne compréhension de la réalité historique et notre intégrité en tant qu'historiens de l'Eglise et biographes du cardinal Danneels que cette adaptation regrettable de notre citation soit rectifiée.

    Karim Schelkens et Jürgen Mettepenningen

  • Suicide en direct et éthique

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Belgique : suicide en direct et éthique

    24/09/2015 - Fin de vie

    On avait déjà le reportage End Credits. Voici aujourd’hui Allow me to dieréalisé par un journaliste d’investigation australien, Brett Mason, nous livrant sa vision de l’euthanasie en Belgique. A l’issue de sa recherche sur le régime le plus libéral au monde en matière d’euthanasie, il a publié le 15 septembre dernier un documentaire dans lequel il suit deux patients en demande d’euthanasie.

    Le documentaire interroge sur le bien-fondé d’un régime qui permet l’euthanasie bien au-delà du cadre initialement prévu par la loi et dévoile ainsi le parcours vers « son suicide assisté » d’une personne âgée de 85 ans autonome et faisant ses exercices tous les matins dans une maison de retraite. Simona de Moor souhaite rejoindre sa fille décédée trois mois plus tôt. Elle mourra sans prévenir son autre fille, avec laquelle, depuis 30 ans, elle n’a plus de contact. Le journaliste suit pas à pas les préparatifs de Simona, qui semble indifférente aux réactions de ses compagnons de table, heurtés par sa décision, et la caméra filme tout le processus du suicide assisté, jusqu’au dernier souffle de Simona de Moor. Le Dr Van Hoey lui présente le breuvage létal en lui expliquant « Buvez lentement », et de la féliciter une fois le contenu avalé, juste avant de l’allonger. Cinq minutes après, Simona est morte. La loi dépénalisant l'euthanasie s’applique-t-elle au cas de Simona de Moor ? Le médecin a-t-il respecté le cadre légal ? Pour le Docteur van Hoey, ce qui prévaut est de suivre la volonté du patient et ce geste est « une mort naturelle ».

    La deuxième cas de patient en demande d'euthanasie est encore en suspens. Il s’agit de Peter, un père de famille atteint de violents maux de tête dont on ne parvient pas à découvrir la cause. Estimant vouloir « se libérer de la douleur, mais aussi libérer sa famille de sa maladie, afin de ne pas être un fardeau pour sa famille alors qu’il devrait être en mesure de s’occuper de ses enfants », il envisage sérieusement l’euthanasie. Il a été contacté par le Professeur Distelmans qui se tient prêt, dès qu’il aura pris sa décision. Peter attend les résultats d’une nouvelle opération sur con cerveau en octobre pour prendre sa décision.

    Le visionnage de ce documentaire ne manque pas de soulever plusieurs questions. Le cas de Simona de Moor entre-t-il dans le cadre de la loi ? Comment la Commission fédérale de contrôle de l’euthanasie se positionnera-t-elle ?

    Sur un autre plan, est-il  éthique de filmer le suicide d’une personne en direct, même et surtout s’il est assisté par un médecin ?

    Enfin, une fois leur histoire médiatisée, les protagonistes, en situation de grande fargilité, sont-ils encore entièrement libres de reculer et de changer d’avis ?

  • Aux Etats-Unis, François n'a pas répondu aux attentes des "progressistes"

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    De Philippe Paquet dans la Libre (p. 16) de ce matin :

    "Si des foules enthousiastes ont salué le Saint-Père tout au long de son séjour et spécialement à Philadelphie, d'aucuns tiraient, à l'heure du départ pour Rome, un bilan en demi-teinte de son voyage. Les (?) femmes, en particulier, se disent partagées. Dans un pays où une Eglise catholique dissidente ordonne des femmes, on ne pouvait que regretter l'absence de tout engagement pour leur confier un rôle plus important dans l'Eglise. Il n'empêche que François a de nouveau loué à Philadelphie, comme il l'avait fait en la cathédrale Saint-Patrick de New-York, "l'immense contribution que les femmes, religieuses et laïques, ont apportée et apportent à la vie de nos communautés." Et cet éloge est abondamment commenté.

    Les milieux progressistes (?) regrettent aussi l'intransigeance du Pape sur les questions morales, illustrée jeudi, au Congrès Américain, par une vibrante défense du droit à la vie. "Nous n'avons pas à nous comporter comme un parti politique qui change son programme pour gagner des électeurs", s'est expliqué le cardinal (conservateur) (!) Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. "Nous ne sommes pas candidats à la présidentielle."

    Relire attentivement :

    - le discours aux Nations Unies

    - le discours du pape devant le Congrès américain

  • « Si la communion spirituelle est possible pour les divorcés remariés alors pourquoi pas la communion sacramentelle ? ».

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    6a00d83451619c69e2017d4187ea3a970c (1).jpgLe Cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les Evêques, a publié un article en deux parties le 11 juillet sur le site de la Conférence des évêques d'Italie (partie 1 et partie 2). Ce texte est une réponse à la question posée au n. 53 du Rapport final du Synode extraordinaire des Evêques qui s’est tenu l’année dernière sur le thème « Les défis pastoraux sur la Famille dans le contexte de l’Évangélisation » :

    « Si la communion spirituelle est possible pour les divorcés remariés alors pourquoi pas la communion sacramentelle ? ».

    Extrait du texte intégral publié par « Le Salon Beige » :

    […] La position de l’Église catholique à l’égard des personnes divorcées et remariées face à la communion eucharistique demeure toutefois claire et constante dans la tradition même si leur situation irrégulière n’empêche pas la communion spirituelle au sacrement. Avant même le Concile Vatican II, un commentateur de saint Thomas d’Aquin évoquait leur cas en ces termes: « Le pasteur miséricordieux devra leur enseigner l’importance et l’efficacité de la communion in voto pour procurer des grâces eucharistiques. » Il précisait ainsi l’enseignement de saint Thomas qui parle équivalemment de communion in voto et de « communion spirituelle » :

    Elle est spirituelle parce qu’elle fait atteindre la res du sacrement (l’effet), mais elle est elle-même sacramentelle parce qu’elle fait atteindre cette res (union au Christ) par un votum (désir) dont l’objet propre est le sacramentum(manducation) lui-même bien que sa réalisation rituelle soit actuellement impossible.

    La raison profonde de la discipline de l’Église vient du lien très intime entre l’alliance conjugale et la signification nuptiale de la communion eucharistique : « le lien conjugal est intrinsèquement relié à l’unité eucharistique entre le Christ époux et l’Église épouse » (SC, 27, cf. Ep. 5, 31-32). Cette affirmation de l’Exhortation apostolique Sacramentum caritatis assume l’approfondissement théologique de saint Jean-Paul II sur le mariage et dans le cas des divorcés remariés reconfirme la pratique pastorale de l’Église « parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l’union d’amour entre le Christ et l’Église, qui est signifiée et mise en œuvre dans l’Eucharistie » (SC, 29).

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  • Le cardinal André Vingt-Trois envoie un signal avant le synode sur la famille

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    Lu sur le blog d’information « Salon beige » :

    entretien-burke.jpg« Le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris et vice-président du synode ordinaire qui débutera prochainement à Rome, a invité le cardinal Burke à venir célébrer la messe en la cathédrale Notre-Dame de Paris, demain dimanche, à 10h (programme), avant la tournée du cardinal à Paris et à Versailles pour présenter son nouvel ouvrage d'entretiens (photo).

    Le cardinal Burke devait arriver dimanche midi à Paris et l'invitation du cardinal-archevêque de Paris n'était pas prévue (programme avant modification).

    A une semaine de l'ouverture du synode, cette invitation publique du cardinal Vingt-Trois, qui co-présidera le synode, est un message envoyé à ceux qui voient le cardinal Burke totalement isolé depuis qu'il n'est plus Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique. Mais que le pape vient de nommer aussi membre de la Congrégation pour les causes des saints. »

    Ref. Le cardinal André Vingt-Trois envoie un signal avant le synode

    L’assemblée plénière d’une congrégation romaine comporte plusieurs dizaines de membres et la cause des saints n’est pas vraiment un secteur « sensible »… 

    JPSC

  • A Washington, cette visite de François non prévue au programme mais très significative

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    "Il est Vivant" rapporte cette visite très significative que le pape François a rendue aux Petites Soeurs des Pauvres à Washington :

    #USA #Pape Une visite surprise pas du tout marginale

    Petitessoeursdespauvres

    Le Pape François a voulu manifester son soutien aux Petites sœurs des pauvres

    Le Pape François a rendu une visite impromptue à la communauté des Petites Sœurs des Pauvres de Washington, DC mercredi 23 septembre, pour leur manifester son soutien dans leur procès à propos de la loi fédérale américaine sur la contraception, a révélé le porte-parole du Vatican mercredi soir.

    « C’était une visite brève, qui n’était pas au programme », a ajouté le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de Presse du Saint Siège, lors d’une conférence de presse le soir, pendant la visite du Pape à la capitale américaine. « A l’évidence, il s’agit d’une manifestation de soutien pour elles » dans leur procès, a-t-il affirmé. Les Petites Sœurs des Pauvres font partie de plusieurs centaines de plaignants qui ont contesté les exigences de loi fédérale sur la contraception obligeant les employeurs à offrir des régimes d’assurance santé couvrant la contraception, la stérilisation et certains médicaments susceptibles de causer des avortements précoces. Les sœurs soutiennent que fournir ces couvertures santé les obligerait à violer leurs croyances religieuses. Même après des révisions apportées par l’administration Obama en réponse à ces vagues de protestations, les sœurs se trouvent toujours dans l’obligation de « violer leurs croyances ». La majorité d’un panel de trois juges de la Cour d’Appel du Dixième Circuit a statué en juillet dernier, jugeant que les Petites Sœurs des Pauvres n’avaient pas établi que l’obligation était un « fardeau substantiel » sur leur libre exercice de leur religion, et qu’elles sont donc soumises à cette obligation.

    Cette visite papale ne figurait pas au programme officiel des visites prévues pour le Pape François à Washington DC, qui incluait la visite du Pape à la Maison Blanche, une prière avec les évêques américains à la Cathédrale Saint Matthieu, et la messe de canonisation de Saint Junipero Serra, franciscain qui évangélisa la Californie et premier saint américain issu de l’immigration latino, à la Basilique du Sanctuaire national de l’Immaculée Conception. « C’était un petit ajout au programme, mais il est clair qu’il a une portée très importante » a déclaré le père Lombardi. Il a jouté que la visite « est liée » aux « paroles prononcées par le Pape en soutien à la position des évêques des Etats-Unis dans son discours au Président Obama, et aussi en écho à son discours aux évêques. » Le Pape François, lors de sa visite au Président Obama à la Maison Blanche, a appelé la liberté religieuse « l’un des biens américaines les plus précieux », faisant directement allusion à la défense de la liberté religieuse par les évêques américains. « Tous sont appelés à la vigilance, précisément en bons citoyens, pour préserver et défendre cette liberté de tout ce qui la menacerait ou la compromettrait », avait-il dit.

    En apprenant la visite du Pape aux Sœurs, l’archevêque Joseph Kurtz de Louisville, président de la Conférence des Evêques des Etats-Unis, s’est dit « très heureux » de cette nouvelle. « Comme vous le savez, faire un procès à qui que ce soit, c’est bien la dernière chose que souhaitent les Sœurs. « Elles n’ont aucun désir d’aller aux tribunaux » a-t-il insisté. « Tout ce qu’elles souhaitent, c’est servir les personnes pauvres et âgées, et elles veulent le faire d’une manière qui ne soit pas en conflit avec leur foi. »L’archevêque avait auparavant lancé un avertissement contre « une interprétation très réductrice de la liberté religieuse » au cours la conférence de presse, en soulignant que la religion ne se réduit pas à une heure de pratique le dimanche, mais qu’il s’agit de quelque chose qui se vit, citant l’exemple des Petites Sœurs des Pauvres. « Nous devons dans notre nation tenir compte des personnes profondément attachées à leurs convictions religieuses, pour qu’elles ne soient pas obligées d’en arriver là » a-t-il ajouté.

    (sources: CNA/EWTN News) Traduction Laurence Rouquès

  • Le rôle occulte du cardinal Danneels dévoilé ?

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    DSC_0095-500x333.jpgJürgen Mettepenningen, l’éphémère porte-parole de la conférence épiscopale belge vient de publier en collaboration avec Karim Schelkens,  un professeur invité à la Faculté de théologie de la K.U.L., une biographie du cardinal Danneels, présentée ce 22 septembre à la Basilique nationale de Koekelberg.  Autour de l’archevêque émérite on reconnaissait notamment l’abbé Gabriel Ringlet, ancien vice-recteur de l ’U.C. L., l’ancien premier ministre belge Mark Eyskens, l’ancien président du conseil européen et ancien premier ministre belge Herman Van Rompuy et Mgr Herman Cosijns, secrétaire actuel de la conférence des évêques de Belgique. Le journaliste Christian Laporte, qui était aussi de la partie, a consacré une page entière de « La Libre Belgique » à la promotion de cette biographie (éditions Polis) dans les termes que l’on imagine venant d’un aficionado. Le cardinal a, peut-être, été plus embarrassé par les couronnes qu’un journaliste du magazine "Knack", Walter Pauli, lui a tressées en ces termes dans l’hebdomadaire « Le Vif »:

    « Les historiens de l'Église Jürgen Mettepenningen et Karim Schelkens viennent de publier une biographie du cardinal Godfried Danneels dans laquelle l'archevêque apparaît comme un défenseur de l'Église moderne. Il aurait même oeuvré pendant des années à l'élection du pape François.

    Opposé au pouvoir grandissant de Ratzinger et de sa clique au Vatican, l'archevêque de Milan Carlo Maria Martini a commencé à organiser des réunions "secrètes" d'évêques et de cardinaux à Saint-Gall en Suisse à partir de 1996. Ces rencontres étaient vaguement connues de certains spécialistes, mais il n'y a jamais eu de compte-rendu aussi détaillé des activités du "groupe de Saint-Gall" que dans la biographie de Jürgen Mettepenningen et Karim Schelkens. En 1999, Danneels a rejoint le groupe, dans lequel figuraient aussi l'évêque néerlandais Adriaan Van Luyn, les cardinaux allemands Walter Kasper et Karl Lehman, le Britannique Basil Hume et l'Italien Achille Silvestrini. Pour Danneels et les autres, il s'agissait de "vacances spirituelles", une forme de consolation et de soutien mutuel à une époque sombre.

    Le Vatican a envoyé le sinistre cardinal Camilo Ruini pour sonder de quoi il retournait, mais ce dernier a fait chou blanc. En même temps, le "Groupe de Saint-Gall" essayait d'influencer les agissements du Vatican. La question que l'on se posait de plus en plus expressément était la suivante : "Que se passera-t-il après Jean Paul II ? Comment éviter que Ratzinger ne devienne pape ?"

    Lors du conclave de 2005, Joseph Ratzinger s'est avéré trop fort. Danneels et les autres membres du groupe Saint-Gall ont à peine réussi à cacher leur déception. Ils ont mis leur manque d'enthousiasme sur le compte de la fatigue. Mais leur analyse fondamentale, que l'appareil du Vatican avait besoin d'être innové et que le message de l'Église devait être beaucoup plus optimiste, était prémonitoire. Le pontificat de Ratzinger a tourné à la catastrophe et l'Église a gémi sous les affaires de moeurs et de corruption. Entraîné par l'évêque brugeois Roger Vangheluwe à un entretien avec la famille du neveu avec qui il avait eu une "petite relation" et suspecté dans l'Opération Calice, Danneels a également été mêlé aux scandales.

    Cependant, l'élection de Jorge Mario Bergoglio en pape François met fin à cette période sombre. "L'élection de Bergoglio a été préparée à Saint-Gall, ça ne fait aucun doute. Et les grandes lignes de son programme sont celles dont Danneels et ses confrères discutaient depuis plus de dix ans" écrit Schelkens.

    Le 13 mars 2013, une vieille connaissance se tenait d'ailleurs aux côtés du nouveau pape François : Godfried Danneels. Officiellement, il était là en tant que doyen des cardinaux-prêtres , mais en réalité il a oeuvré pendant des années comme faiseur de rois discret d'un pape capable de rendre un avenir à "son" Église. »

    Ref. "Godfried Danneels a oeuvré pendant des années à l'élection du pape François" 

    JPSC 

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  • Croisades et djihad : des réalités totalement différentes

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    Via Liberté Politique :

    VIDEO | Les faits parlent, rien que les faits. Chacun sait que les guerres n’attirent pas que des forces armées pures et désintéressées, mais les buts de guerre s’inscrivent toujours dans le temps long de la culture, de la civilisation ou de la religion qui les portent. L’historien américain Bill Warner, fondateur du Centre d’études sur l’islam politique, a fait le rapprochement entre les batailles menées par les Croisés et celles engagées par les Etats musulmans. Les faits, rien que les faits…

    http://www.politicalislam.com/