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Débats - Page 652

  • Lettre à l'abbé Grosjean : une catholique lambda anonyme répond à Thierry Peltier

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    A propos de cette lettre à l'abbé Grosjean, voir : http://www.belgicatho.be/archive/2013/05/30/mariage-pour-tous-osons-debattre-quand-un-catholique-belge-i.html

    Peut-on être chrétien sans ouvrir les yeux sur le monde ?

    Etre chrétien , c’est aimer Dieu et aimer nos frères.

    Lorsque la pauvreté me scandalise, je m’émerveille devant le courage des bénévoles du Secours Catholique qui vont au-devant de nos frères. Lorsque des cataclysmes s’abattent sur le monde, je m’émerveille devant les élans chrétiens de solidarité.

    Lorsqu’une femme pense à avorter faute d’appuis autour d’elle, je suis heureuse de savoir que des chrétiens seront à ses côtés pour l’accueillir et l’entourer.

    Lorsque la loi ne protège plus le plus faible et le plus vulnérable, celui qui est sans voix, c’est-à-dire l’enfant, je me réjouis que des chrétiens, comme l’abbé Grosjean, se lèvent pour le dire et l’expliquer.

    Lorsque la loi veut imposer à tous un mensonge, celui de nous dire que l’union d’un homme et d’une femme apporte absolument autant et de la même manière à la société que la réalité d’un couple homosexuel, je salue l’engagement des chrétiens et de tous les autres qui se lèvent pour dire stop.

    Que n’a-t-on dit après-guerre contre le silence du Pape pendant des années noires! Et maintenant, on reproche aux chrétiens de parler ! La vérité, c’est qu’un véritable totalitarisme de la pensée se met en place.

    En Belgique, où vous habitez tout comme moi en premier lieu. Nul ici n’a plus le droit de dire qu’il y a une différence, une complémentarité entre l’homme et la femme. Nul n’a plus le droit de dire qu’entre les 14 enfants qui ont été adoptés par des couples homosexuels en Flandre l’an dernier et les 16 qui ont été adoptés par des couples hétérosexuels (dans le cadre d’une procédure nationale), il y a une réelle injustice de fait. Les adoptants ont tous passé les tests dont vous parlez. Et au final, croyez-vous vraiment que les chances sont les mêmes pour les enfants adoptés qui ne pourront pas tous grandir entre un papa et une maman parce que la loi belge, tolérante et pleine de progrès, en a décidé ainsi ?

    En Belgique, personne n’ose plus parler et s’indigner, c’est ce qui vous fait croire que tout va bien. Et quand monseigneur Léonard répond en 3 mots à une question insistante des journalistes sur l’homosexualité, il se fait ensuite agresser par des femmes toutes poitrines hurlantes. Vous trouvez ça normal ? Le signe d’une société apaisée et qui va bien ? Regardez-donc les programmes des enfants de primaire sur la famille, à 10km de Bruxelles : la confusion la plus totale règne. Regardez donc ce qui se passe dans les cliniques (ex. centre hospitalo-universitaire Saint Pierre) où la PMA est tolérée, pour peu qu’on arrive avec une proche de la famille. On en vient à penser que le droit de la filiation est un obstacle au développement des techniques GPA PMA !

    Comment un chrétien ne vivrait-il pas douloureusement cet état de fait ? Peut-il seulement se dire : qu’ils fassent comme ils le souhaitent, moi je vais à la messe et j’enseigne le catéchisme ? Jusqu’à quand pourrez-vous vous taire ? Quand les enfants achetés en Inde par deux hommes ou deux femmes iront pleurer leur tristesse de n’avoir pas été protégés par quiconque?

    N’ayons pas peur de dire au monde que l’amour ce n’est pas seulement de désirer très fort mais plutôt de vouloir le bien pour celui qu’on aime. N’ayons pas peur de parler avec douceur et dans la tendresse, avec les yeux de celui qui aime le monde et non de celui qui juge ses contemporains. Dans la Paix et la Vérité, avec l’amour de Jésus ancré dans son cœur, l’engagement du chrétien va de pair avec l’amour de l’Eglise et du monde.

  • BXL, 18 juin : La fin de vie humainement assistée

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    Le 18 juin à 20 h : Conférence IEB : la fin de vie humainement assistée


    En collaboration avec la Banque DEGROOF

    Conférence organisée par l’Institut Européen de Bioéthique (Bruxelles)


    La fin de vie humainement assistée :

    choisir la raison du plus faible

    Avec Louis-André RICHARD, Écrivain, chargé de cours à la Faculté de philosophie de l’Université de Laval, Québec, engagé dans le comité d’éthique de soins palliatifs de la Maison Michel-Sarrazin.

     

     Le mardi 18 juin 2013 à 20 heures

    Hôtel THON - rue de la Loi 75  à 1040 Bruxelles (Parking : 120 rue de Trèves)

    Rafraîchissements à l’issue de la Conférence.

    Réservation souhaitée : secretariat@ieb-eib.org

    PAF : 5 euros

  • La liturgie traditionnelle n’est pas une alternative à la liturgie réformée

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    negri_paglia.jpgC’est ce que le nouvel archevêque de Ferrare, Mgr Negri, vient de rappeler aux fidèles « traditionalistes » dans une homélie lors du pèlerinage de pentecôte au sanctuaire de Notre-Dame du Poggetto. Extrait du document publié dans « La Lettre Liturgique“ n° 390 du 4 Juin 2013:

    «  (…) La grâce de l’Église, vous la vivez à la source de la Foi qu’est l’Eucharistie, la célébration liturgique. Par la prudente et grande miséricorde de Benoît XVI, vous la puisez auprès d’un des deux grands trésors de la liturgie de l’Église, la liturgie traditionnelle. Celle-ci n’est pas une alternative à la liturgie réformée par le concile Vatican II mais exprime tout son caractère aux côtés de la liturgie réformée, en toute dignité, en toute liberté et en pleine responsabilité.

    Benoît XVI l’a énoncé avec une clarté admirable dans le Motu Proprio. Il a voulu accroître la possibilité de vivre des richesses de la liturgie de l’Église et a demandé pour cela à toute l’Église, à commencer par les évêques, de se montrer respectueux de son intention d’augmenter les trésors de l’Église, en favorisant l’accès à ce bien antique à ceux qui en ressentent légitimement le désir et souhaitent le vivre pleinement pour la vérité de la Foi et de la mission d’aujourd’hui. Incontestablement, le Pape a ainsi dépassé la fausse et inacceptable opposition entre l’ancien et le nouveau, rompant avec cette herméneutique de la discontinuité entre ce qui existait avant le Concile et ce que le Concile a annoncé, et ce que la mise en œuvre du Concile a douloureusement produit pour notre époque. Il y a une unique Église du Seigneur, à laquelle l’Esprit a donné de traverser des moments différents : le concile Vatican II a été un moment d’extraordinaire importance, même s’il a représenté un grand défi pour le développement de l’Église.

    Vous utilisez donc cette liturgie, et je suis heureux que vous le fassiez dans ce diocèse dont je suis depuis peu l’archevêque. Vous ne le faites pas contre quelqu’un ou pour affirmer des opinions mais pour vivre le mystère de l’Église selon la profondeur et la vérité que vous retenez avoir le devoir et le droit de pratiquer. Et l’Église permet aussi cela. Benoît XVI, et je ne suis pas habitué à parler en l’air, a manifesté une vraie miséricorde pastorale en mettant cette possibilité au service de la Foi de chaque chrétien et de petits groupes qui n’ont même pas besoin d’être quantifiés numériquement : les groupes stables sont composés de tous les fidèles qui ont le droit et le devoir de bénéficier de cette liturgie. Vous l’avez à portée de main et l’Église vous permet de la pratiquer en toute liberté. (…)

    Comme ceux de la liturgie réformée, pratiquez l’ancienne liturgie pour vous. Pour la vérité de votre Foi. Pour la vérité de votre Charité. Pour donner une impulsion à votre mission. Ce sont deux trésors pour un même peuple. Et ce peuple unique et mature se nourrit de la Foi précisément s’il sait vivre la liberté que l’Église lui accorde. Or cette liberté liturgique, non seulement l’Église la concède mais elle la garantit aussi.

    N’ayez pas des opinions à défendre ou à opposer aux autres. L’archevêque de Ferrare et Comacchio n’est ni le gardien ni le propagateur d’aucune opinion que ce soit. Il n’a qu’une opinion : la vérité du Seigneur, l’Évangile, la Tradition de l’Église, le Magistère du Saint-Père et, en union avec celui-ci, son propre magistère.

    Voici le cadre dans lequel Benoît XVI a promulgué le Motu Proprio. Je fais partie des évêques, à dire la vérité pas si nombreux que cela, qui en ont retiré un approfondissement de leur propre identité au regard de l’expérience de Dieu. C’est une grandeur non seulement pour ceux qui le pratiquent mais aussi pour toute l’Église.

    De ce fait, et je conclus, vous devez toujours rechercher la majeure participation à la vie de la communauté ecclésiale. Cette pratique ne vous soustrait pas à la vie de la communauté et encore moins à la difficile mais belle réalisation de la communion ecclésiale  (…).

    Extrait du Commentaire de « La Lettre Liturgique » :

    Mgr Negri, très proche du mouvement Communion et Libération, est un grand ami du cardinal Biffi, ancien archevêque de Bologne, du cardinal Scola, archevêque de Milan, du cardinal Caffarra, archevêque de Bologne, qu’il est lié à Mgr Moraglia, patriarche de Venise, au cardinal Piacenza, Préfet de la Congrégation du Clergé, en un mot qu’il fait partie des prélats italiens dits « de restauration », parmi lesquels il est peut-être le plus décidé dans ses propos. Sa liberté de parole est semblable à celle de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon (…).

    Référence : Notre lettre 390 publiée le 4 juin 2013

  • Université de Liège, 19 juin 2013 : « Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme »

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    Rencontre de clôture du cycle de lunch-débats organisé à l’Université de Liège sur le thème "les droits de l'homme en péril" par le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale et le Cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège. 

     Mercredi 19 juin 2013 à 18 heures

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    à l'Université de Liège

    Place du XX août, 7, 1er étage (Salle des Professeurs)

    Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme

     
    par     

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    Rémi BRAGUE   

    Professeur ordinaire à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich ,  Membre de l'Institut de France ,  Prix 2012 de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI .  

     Rémi Brague vient de publier aux éditions Flammarion un essai (1) sur l’antihumanisme contemporain, ses causes, son histoire, ses origines et il s’interroge sur ce qui justifie un projet humaniste.

    L’homme n’est pas encore mort, mais il est mal en point : destitué de ses privilèges sur l’animal, désormais considéré comme « une menace globale pour la vie », c’est la légitimité même de sa présence sur Terre qui en vient à être mise en question. Dans ce vaste « détricotage de l’humanisme », Rémi Brague, grand connaisseur de la philosophie grecque et des religions, s’intéresse particulièrement à l’étape de l’humanisme « exclusif », fondé au XIXe siècle sur l’exclusion du divin. Car c’est en voulant penser l’homme hors de toute transcendance que la pensée moderne s’est, selon lui, mise dans l’incapacité de justifier son existence.

    (1) Rémi Brague, « Le propre de l’homme. Sur une légitimité menacée ». Flammarion 2013, 272 pages, 19 € . Pour un commentaire détaillé de cet ouvrage, cliquez ici : Lettre ouverte aux humanistes à propos du livre d'un vieil ami

    La rencontre du 19 juin avec Rémi Brague aura lieu à la Salle des Professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale, parcours fléché). Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30.

    Inscription obligatoire avant le 17 juin 2013. Téléphone 04.344.10.89   ou e-mail info@ethiquesociale.org . P.A.F. : 10 €,  à régler sur place. L'accès à la salle ne peut être garanti  aux personnes qui ne s'inscrivent pas au préalable 

  • "Un jour d'après" ou le salutaire coup de gueule d'un blogueur après la MPT etc.

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    Nous prenons la liberté de reproduire cette note intitulée "Un jour d’après" qui dit, avec beaucoup de justesse, même si c'est de façon directe et parfois très verte (pour ne pas dire davantage), le malaise que l'on peut éprouver au lendemain des évènements auxquels on vient d'assister en France à propos du "mariage gay" :

    PAR ICATHO 06/04/2013 

    Ce n’est rien de dire que ces derniers mois, ces derniers jours, je me suis senti déchiré. Déchiré comme jamais, entre la volonté de défendre la famille, et l’amour du prochain.

    Je sais que je ne suis pas le seul.

    J’aime ce que dit l’Église, de l’homme, et de la femme. J’ai honte, comme citoyen, de la farce ridicule qu’on a appelée "débat", honte comme républicain de l’humiliation faite par quelques abrutis zélés aux représentant des religions à l’assemblée. Honte, comme héritier de la révolution, qu’on utilise des flics à jouer les milices de la pensée. Voir des jeunes qui lisent des poètes autour de bougies traités comme la plupart des dealers de shit ne le seront jamais. Et pas le couplet sur tu sais pas ce que c’est, je suis né et j’ai grandi dans un de ces quartiers abandonnés même par les socialistes, et qu’on cache derrière des sigles dans lesquels il y a toujours "prioritaire".

    Je passe chaque jour devant le Cese, et je me demande comment ces gens peuvent ne pas crever de honte d’avoir chié sur la tête de 700 000 de leurs concitoyens.

    Mais je sais aussi, il est vrai, que tout le monde n’est pas motivé uniquement par la défense de l’altérité. Que de la haine en barre s’est déchaînée, et oui, j’ai entendu beaucoup le mot "pédé".

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  • Nous n'avons pas à tenir un langage politiquement correct

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    Lu ICI

    Les chrétiens doivent avoir le courage de la « vérité contre l’hypocrisie et le langage socialement éduqué, car l’hypocrisie est le langage de la corruption ». Le chrétien doit se faire porte-parole de la « vérité de l’Evangile avec la même transparence que celle des enfants ». C’est ce qu’a demandé le Pape François mardi matin durant la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican, en présence de la présidente de la Radio Télévision Italienne, Anna Maria Tarantola, et de son directeur général Luigi Gubitosi, leurs familles, ainsi que des employés de la Bibliothèque du Vatican.

    « Quand Jésus parle à ses disciples, il dit : « Que votre manière de parler soit Oui, oui ! Non, non ! », tenait à souligner le Pape, pour qui « l’hypocrisie n’est pas un langage de vérité ». « Ceux-ci ( en se référant à ceux qui utilisent un langage politiquement correct) veulent une vérité soumise à leurs propres intérêts ». « Ils sont eux-mêmes victimes, expliquait-il, « de l’idolâtrie narcissique qui les porte à trahir les autres, et les porte à commettre des abus de pouvoir à l’encontre de ceux qui ont confiance en eux ». Et le Pape d’encourager à repousser la vanité, cette faiblesse qui fait que l’on aime les compliments, qui ne sont que « langage persuasif qui porte au contraire à l’erreur, au mensonge ».

    L’homélie de ce mardi, dans la continuité de celle de lundi matin sur la corruption, partait du texte de l’Evangile qui nous raconte les questionnements des pharisiens à Jésus au sujet du tribut à verser à César.

  • Liberté, égalité, parenté : une mise au point de participants belges à la Manif pour Tous

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    La Libre publie aujourd'hui une réponse à la publication, dans le même journal, d'une opinion parue le 28 mai dernier :

    Liberté, Egalité, Parenté

    Société Le mariage pour tous, c’est un changement de civilisation". Le mot pourra paraître excessif, et pourtant il n’est pas de Frigide Barjot mais de Christiane Taubira, la ministre de la justice française qui a donné son nom à la loi légalisant le mariage homosexuel. Et nous ne pouvons qu’approuver. La légalisation du mariage homosexuel pose plusieurs questions fondamentales pour lesquelles un débat de fond s’imposerait. Peut-on par exemple réduire le mariage à "simplement" un contrat entre deux être qui s’aiment et oublier qu’il est l’acte fondateur d’un foyer, d’une famille ? Les couples homosexuels, au-delà de leur amour, du respect qui leur est dû et à leur aspiration légitime à ce respect ont-ils vocation à fonder un foyer et à la parenté ? A l’instar de ce que disent de nombreuses personnes homosexuelles (comme par exemple "Homovox" ou "plus gay sans mariage"), des couples "différents" et se revendiquant comme tels ne devraient t’ils pas jouir de droits différents ? Mais surtout, surtout, remplacer la filiation biologique par une filiation "sociale", priver potentiellement un enfant de l’amour d’un père ou de l’amour d’une mère est-il justifiable, quelle que fût la cause servie ?

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  • MPT : la réponse de l'abbé Grosjean à Thierry Peltier

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    Sur Mediapart, l'abbé Grosjean répond à la lettre de Thierry Peltier que nous avons répercutée sur belgicatho pour y susciter un débat franc et ouvert sur la question (voir ICI, , et encore ICI, et encoresans oublier cette note, ni celle-ci) :

    En Actes et en Vérité

    Thierry est un catholique belge, qui a publié sur médiapart une « Lettre ouverte à l’Abbé Grosjean et à ceux qui le suivent », me reprochant la façon dont j’ai pu prendre part, avec de nombreux autres prêtres, et à la suite de nos évêques, au débat autour de la loi Taubira. Nous avons prévu de nous voir bientôt, pour un dialogue franc. En attendant, voici ma réponse. 

    Cher Thierry,

    J’ai bien lu votre longue lettre. Je vous remercie de votre franchise et je voudrais vous répondre avec la même franchise. Non pas seulement pour moi dans l’échange personnel que je vous ai proposé, ou pour ceux qui partagent vos questions, mais aussi pour tous ceux qui ont pu se sentir blessés ou incompris par la publication de votre message.

    Tous vos arguments ne révèlent au fond qu’une seule chose : c’est que la caricature permanente qu’on a tenté de faire peser sur le débat du mariage pour tous, depuis le début, a fini par susciter de vraies incompréhensions. Même entre nous, entre frères chrétiens. Je ne vous demande pas d’être d’accord avec moi dans ce débat ; mais je vous demande juste, en frère, de faire l’effort de dépasser les mensonges les plus absurdes et d’essayer de me comprendre…

    Pour mieux éviter de répondre à nos questions, une majorité politique mal à l’aise a tout fait pour nous diaboliser. Je le déplore, mais c’est ainsi. En revanche, qu’un catho cède à cette diabolisation, c’est bien le comble. Et pour tout vous dire, cela me blesse profondément. Comment pouvez-vous me faire tenir des propos que je n’ai jamais eus ? Me prêter des intentions qui sont si loin de ce dont j’ai témoigné ? Jamais je n’ai traité les homosexuels en bouc émissaire ; au contraire, je n’ai cessé de rappeler que chaque personne devait être aimée et respectée. Où avez-vous lu ces mots que je n’ai jamais dits ? Vous évoquez le procès du Christ : à sa suite, nous avons été jugés par un pouvoir sans justice, qui ne voulait pas entendre. Ne vous faites pas procureur à votre tour sans répondre à sa question ! « Si j’ai mal parlé, montre où est le mal... Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »

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  • Poursuivons le débat : Pascal de Roubaix répond à Thierry Peltier

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    Nous poursuivons le débat en publiant cette :

    Réponse à M. Peltier dont la lettre ouverte à un prêtre militant contre le mariage « gay » a fait les choux gras d’un site d’extrême gauche très à la mode.(MEDIAPART)

    Monsieur,

    Je n’ai d’autre vocation à répondre à votre lettre que celle de concitoyen belge désespéré par vos propos.

    Sur la personne d’abord :

    D’après vos propres dires vous ne connaissez pas bien du tout l’abbé auquel vous vous attaquez, or, à la surprise du lecteur, vous lui reprochez (avec très peu de charité), des attitudes et des manquements qui supposent que vous connaissez non seulement ses faits et gestes, mais l’ensemble de sa démarche et même ses pensées et intentions.  Ceci signifie clairement qu’ou bien vous avez menti en disant que vous le connaissez mal, ou bien toute votre lettre n’est qu’un pur procès d’intention. Inutile de vous dire que c’est cette seconde alternative qui a la faveur de l’observateur critique.

    Sur le fond ensuite :

    Premier argument, selon vous, un prêtre catholique n’a pas à se prononcer pour les homosexuels non-chrétiens pour la simple raison qu’ils ne sont pas chrétiens !   C’est une plaisanterie ? Vous vous considérez comme ouvert et progressiste mais un prêtre ne peut pas donner de conseils ou même expliquer ses convictions à des non chrétiens ?

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  • Homoparentalité et dynamitage de l'ordre biologique

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    “Homoparentalité” : la piste des cellules souches

    Article rédigé par Pierre-Olivier Arduin, le 31 mai 2013 pour Liberté Politique

    Les personnes homosexuelles n’ont aucun pouvoir de procréation entre elles, leur « relation » étant par définition stérile. Comment les lobbies homosexuels veulent-ils satisfaire le « droit à l’enfant » qu’ils revendiquent pour leurs membres ? Comment souhaitent-ils faire abstraction de la complémentarité des sexes et mettre en oeuvre ce « droit à l’enfant » en le déconnectant de la sexualité ?

    LA REPONSE à ces questions tient essentiellement dans le recours aux techniques de procréation artificielle qui ont multiplié à l’infini les possibilités d’engendrer. Le droit à la fabrication artificielle d’enfants est la condition indispensable pour rendre effectif ce droit à l’enfant.

    Le terme d’une construction

    Avec l’assistance médicale à la procréation, l’enfant n’est plus fondamentalement un don à accueillir mais le terme d’un projet de construction volontariste.  Pourquoi se priver de ces moyens pour satisfaire à présent le projet parental des « couples » de même sexe ? Les biologistes et les médecins ont simplement besoin de briques appelées gamètes (ou cellules sexuelles) pour fabriquer l’enfant programmé.

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  • Quand Mgr Danneels s'exprime bizarrement à propos du "mariage gay"

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    L'Echo.be rapporte certains propos de l'ancien primat de Belgique au sujet du mariage gay qui permettent au journaliste de titrer, un peu à la légère, : "Le cardinal Danneels pas opposé au mariage gay".

    Il dit respecter la loi et ne pas s’opposer au mariage gay. "Nous devons bien nous comprendre: l’Eglise ne s’est jamais opposée au fait qu’il existe une sorte de ‘mariage’  (???) entre les homosexuels – mais on parle donc d’une sorte de mariage. Il ne s’agit pas du vrai mariage entre un homme et une femme, donc il faut trouver un autre mot pour le dictionnaire. Mais que ce soit légal, qu’on le rende légitime par une loi, l’Eglise n’a rien à dire là-dessus (ah bon ?!). (…) Si un Etat ouvre le mariage civil aux homosexuels, alors c’est le problème de cet Etat. "

    Ce langage peu clair, évoquant "une sorte de mariage" qui ne serait pas "un vrai mariage" et pour lequel il faudrait trouver  "un autre mot", ne reflète pas vraiment le message de l'Eglise et retentit comme un écho de ces discours flasques propres à certains épiscopes de la fin du siècle dernier, bien éloignés des recommandations du Christ : "Que votre oui soit oui, que votre non soit non; ce qu'on y ajoute vient du malin." (Mt, 5, 37)

  • MPT : continuons le débat; Dimitri répond à Thierry Peltier

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    Lettre ouverte à Mr Thierry Peltier

    Cher Monsieur,

    Confrère français et lecteur de Mediapart à mes heures perdues, je vous adresse ma réaction suite à votre billet (« lettre ouverte à l’abbé Grosjean et à ceux qui le suivent »).

    Tout d'abord, précisons que je connais l'abbé Grosjean pour avoir plusieurs fois entendu ses prêches. Précisions aussi que je suis loin d'adhérer à ses positions sur tous les sujets. Il me semble néanmoins utile de réagir à certaines assimilations des positions personnelles de Mr l'abbé Grosjean avec celles de l'Eglise.

    Le sujet du mariage pour tous, qui agace et qui continue à agacer tant de personnes (moi compris) se doit d'être traité avec toute la distance et la raison qui s'imposent. En d'autres termes, je pense que le sentimentalisme ("adolescents qui se suicident", les "enfants malheureux"...etc) n'a pas sa place dans le débat. Nous parlons ici d'une réforme sociétale qui aura - qu'on le veuille ou non - de gros impacts sur l'avenir de la société, et notamment celui de la famille. Les conséquences à long terme ne peuvent donc être ignorées et on ne peut se limiter à évoquer les résultats (aussi improbables que douteux) d'expérimentations inachevées: "en Belgique, il y a 10 ans que les homosexuels peuvent se marier". Avez vous pensé, Monsieur, à l'avenir de vos enfants dans 60, 70, 100 ans? Outre le fait qu'un certain nombre de rapports - rédigés cette fois-ci par des comités d'éthique compétents et non par un certain autoproclamé expert sur la sexualité des curés "Mr le Professeur van Meerbeck" (c'est à se demander quelles relations il entretient avec ces derniers ?) - pourront vous renseigner sur les conséquences très préoccupantes de l'adoption par les couples de même sexe, l'immense lame de fond suscitée par la "manif pour tous" en France montre que le sujet dépasse largement le simple cadre "mariage homo" et des homosexuels.

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