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Débats - Page 723

  • Débaptisation : la grâce demeure

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    Radio Vatican (Manuella Affejee) s'entretient avec Bernard Callebat sur la débaptisation :

    "La débaptisation est un sujet qui est revenu à la une de l'actualité en France, suite à « l’Affaire de Coutances ». Dans cette bataille juridique, le diocèse de Coutances (en Normandie) s'oppose à René Lebouvier, libre-penseur, militant depuis 2001 pour que son nom soit définitivement rayé du registre de baptême dans lequel il figurait depuis près de 70 ans. Mgr Stanislas Lalanne, évêque du lieu a fait appel de la décision du Tribunal de Coutances, qui le sommait de rayer le nom du plaignant du registre, au nom des principes garantissant la vie privée. Ils seraient environ un millier en France à demander chaque année la débaptisation, une manière pour beaucoup de se dissocier des prises de position de l’Eglise sur le préservatif, la contraception ou l’homosexualité. Quelles sont les conséquences religieuses de cette démarche ? La mention du baptême constitue-t-elle effectivement une atteinte à la vie privée ?

    Éléments de réponse avec Bernard Callebat, professeur de droit civil et de droit canon, vice-doyen de la faculté de droit canonique de Toulouse à écouter ici : http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=551940

    Des propos recueillis par Manuella Affejee"

  • Quand l’Agence interdiocésaine « Cathobel » dénonce les dérives autoritaires de la constitution hongroise

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    Elle cite pêle-mêle, à côté d’un certain nombre de mesures d’ordre  politique, économique et social, les dispositions éthiques considérant  les embryons comme des êtres humains dès le début de la grossesse et qu’un mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme, la réduction des communautés religieuses reconnues  de 300 à 14 (pour mémoire la loi belge n’en reconnaît que six ou, disons, sept avec la laïcité) « renforçant l’Église chrétienne (sic) au détriment des minorités religieuses » et, horresco referens, la mention explicite de Dieu en ces termes « Dieu bénisse les Hongrois ».  C’est ici : Dérive autoritaire en Hongrie

    delville.jpgCurieux amalgame pour une agence de presse catholique. Elle s’est d’ailleurs attirée cette remarque pertinente, émanant de l’abbé Jean-Pierre Delville (photo), professeur à la Faculté de Théologie de l’Université catholique de Louvain et desservant de l’église Saint-Barthélemy à Liège :

    « Dans cet article de Cathobel il est écrit: « Sur le plan éthique, la nouvelle Constitution considère les embryons comme des êtres humains dès le début de la grossesse et estime qu’un mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme (…). Dans le même sens, elle fait désormais explicitement référence à Dieu. » Ces éléments vont dans le sens même de la foi chrétienne et devraient être appréciés par Cathobel. Alors pourquoi ajouter de suite après une critique sur toute la Constitution en écrivant : « Cette dérive autoritaire est évidemment dénoncée par l’opposition de gauche et écologique, ainsi que par de nombreux mouvements de la société civile » ? Dans un article aussi politique, Cathobel devrait faire un minimum d’analyse et de distinctions. »

  • Au menu de l'Eglise en 2012...

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    Jean-Marie Guénois a mis en ligne sur "religioblog" une note dans laquelle il pointe ce qui sera mis en avant durant l'année entamée. Bien sûr, il y a l'âge de Benoît XVI qui prêtera à des commentaires et à des spéculations d'autant que le prochain consistoire précisera la tendance du collège électoral chargé d'élire un jour son successeur, il y aura le voyage du pape en Amérique Latine et son possible voyage au Liban, mais il y aura surtout l'ouverture de l'"année de la foi" à l'occasion du cinquantième année de la réunion du concile Vatican II. A ce propos, le chroniqueur religieux du Figaro relève que "le Pape veut poser à l'Eglise la question de sa foi" :

    "L'année, écrit-il, sera aussi largement occupée dans l'Eglise catholique par la célébration du cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II (11 octobre 1962). Mais ces fastes seront curieusement contrariés, dans un sens comme dans l'autre, par le résultat de la négociation toujours en cours - et à l'issue incertaine en raison même du Concile Vatican II - entre les disciples de Mgr Lefebvre et le Saint-Siège.

    Si elles échouent, c'est la politique de réconciliation et de continuité avec "la tradition", voulue par Benoît XVI pour justement "interpréter" le Concile Vatican II qui sera décriée comme un échec. Si elles réussissent, ce sera l'héritage de "l'esprit du Concile" qui sera considéré comme miné par un danger mortel.

    La célébration de l'avénement du Concile Vatican II est paradoxalement complétée par un synode mondial des évêques prévu en octobre prochain et consacré à la « nouvelle évangélisation ». La tâche est considérée comme « urgente » comme si les résultats du dit Concile Vatican II laissaient à désirer. 

    L'anniversaire du Concile est aussi complété par une "année de la foi" du 11 octobre 2012 au 24 novembre 2013. Lancée à l'échelle mondiale par Benoît XVI cette année entend "revitaliser" cette foi qui est à la base de l'édifice catholique et que le pape juge en crise... au sein de l'Eglise."

  • Quand la Hongrie est mise au ban

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    Nous évoquions hier la désapprobation européenne à l'égard de la Hongrie. Jeanne Smits analyse les raisons de la mise au ban de ce pays:

    "Est-ce parce qu’on ne pardonne pas à Viktor Orban d’avoir courageusement, à 26 ans, tenu tête au pouvoir communiste qui écrasait son pays que « sa » Hongrie est aujourd’hui sous le coup d’une mobilisation politico-médiatique d’une ampleur ahurissante ? Parce que le Premier ministre hongrois est pro-vie ? Parce que sa Constitution musclée et centrée sur l’identité chrétienne rompt avec le relativisme ambiant ? Un peu de tout cela, sans doute… Mais à l’heure d’écrire il est difficile de trouver ne serait-ce qu’un seul papier dans les gros médias, francophones ou non, qui ne le présente comme un dictateur, un tyran, meneur d’un parti – le Fidesz – qui impose sa loi sur un peuple privé de toute liberté, un irresponsable qui mérite de voir son pays mis en coupe réglée par l’Union européenne. « L’Europe pourrait laisser la Hongrie faire faillite » titrait mardi Le Figaro – un peu vite au regard du contenu de l’interview qui suivait, mais enfin c’est l’idée qui reste. On ne tient pas tête impunément à Bruxelles...

    lire la suite : La Hongrie sous le feu de Bruxelles et des médias

  • Quand des "historiens de l'Eglise" mettent Benoît XVI au banc des accusés

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    Le site "Benoît et moi" met en ligne la traduction d'un article paru dans l'Osservatore Romano, réagissant à la publication d'un ouvrage intitulé "L'Eglise de l'anticoncile. Les traditionalistes à la reconquête de Rome". Notre consoeur commente : "Une frange de l'Eglise Conciliaire, qui ne veut pas des lefebvristes, en veut au Saint-Père de leur tendre la main, et le fait savoir."

    C'est à lire ici : Le Pape et l'histoire
    Lucetta Scaraffia

    (© L'Osservatore Romano, 4 Janvier 2012 pour la version en italien)

  • Pédophilie dans l’Église : c’est la faute à Jean-Paul II, est-il écrit dans « La Libre »

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    Voici les propos que l'on peut lire en "opinion" dans la « Libre », anciennement « Libre Belgique », de ce 4 janvier 2012 :

    (…) En trente ou quarante ans, des dizaines, peut-être des centaines de prêtres encore en vie aujourd’hui ont fait des centaines, peut-être des milliers de victimes en Belgique. Combien de zéros devrait-on ajouter à ces chiffres s’il fallait se placer au plan européen, voire au plan mondial ? (…)

    Les années soixante ont été marquées notamment par deux révolutions. Il y a bien sûr eu mai 68 dont certains n’hésitent pas à penser que les accents libertins ont précipité une partie de notre clergé dans la perversité. Je ne peux m’associer à ce genre de raisonnement. Au contraire, je n’ose pas imaginer à quoi ressembleraient aujourd’hui les croyants s’ils n’avaient pas étés secoués par cette révolte. Le monde d’après 68 n’est pas meilleur que celui d’avant, mais les croyants ont tiré grand bénéfice de cet extraordinaire brainstorming notamment parce qu’ils ont dû se laisser interroger par la société tout entière. Quelques années plus tôt, une autre révolution se préparait. En 1962, Jean XXIII ouvrait le Concile œcuménique Vatican II (…) qui a probablement été un des plus extraordinaires remue-méninges de l’histoire vaticane. Evidemment, les espoirs des croyants progressistes allaient bien au-delà de ceux que ce Concile pouvait concrétiser dans l’immédiat. On se doutait qu’il faudrait du temps pour que des évêques osent envisager le sacerdoce pour les femmes et pour des personnes mariées, du temps aussi pour transformer une organisation hyper centralisée et pyramidale en une vraie communauté de communautés, avec tout ce que cela implique en termes de participation, de solidarité et de respect des différences. On savait qu’il faudrait du temps pour que l’Eglise s’ouvre au monde et laisse le monde venir à elle autrement qu’en s’obstinant à vouloir convertir chaque homme et chaque femme au catholicisme. (…).

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  • Fermeture de l'église : communiqué des Amis de Sainte-Catherine

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    COMMUNIQUE DE PRESSE DU 1er JANVIER 2012

    Bruxelles, le 1er janvier 2012

    Ces 30 et 31 decembre 2011, plusieurs milliers de personnes sont encore venues visiter ou se recueillir dans l'église Sainte-Catherine dont les portes se sont fermées ce samedi soir, malgré les très nombreuses protestations et une pétition qui a rassemblé plus de 7400 signatures.

    De très nombreux témoignages attestent de l'attachement des personnes, croyantes ou non à cette église emblématique au coeur de la Ville de Bruxelles.

    L'incompréhension et la colère sont les sentiments les plus souvent exprimés.

    Les Amis de Sainte-Catherine poursuivent leur mobilisation car malgré les différentes demandes aucune réponse cohérente n'a été donnée par l'Evêque auxiliaire de Bruxelles, Jean Kockerols et le Doyen Claude Castiau.

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  • Haro sur la Hongrie

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    La campagne menée par le complexe politico-médiatique contre la Hongrie et Viktor Orban n'échappe à personne. La nouvelle constitution hongroise est dénoncée par nos faiseurs d'opinion comme étant une atteinte à la "démocratie". Evidemment, elle n'est pas en phase avec le "politiquement et culturellement correct" qui sévit chez nous lorsqu'elle fait explicitement allusion à Dieu, aux racines chrétiennes de la Hongrie, au fait qu'en embryon est un être humain et que le mariage consacre l'union entre un homme et une femme. De quoi donner de l'urticaire à tous nos journalistes et même à catho.be qui hurle avec la meute en évoquant la "dérive autoritaire en Hongrie".

    Le site ami "Benoît-et-moi" évoque cette question : http://benoit-et-moi.fr

    Le 27 janvier 2011, le président hongrois répondait ainsi aux questions de la Libre ("Ne pas oublier le christianisme") :

    Le Président souhaite qu’il en soit fait mention dans la nouvelle Constitution.

    Pourquoi adopter une nouvelle Constitution ?

    Nous avons une Constitution intérimaire, qui porte encore la date de 1949. Elle n’a été qu’amendée depuis. C’est la première fois, depuis le changement de régime, que nous avons la volonté et le mandat politique pour la changer. La Constitution doit être plus durable que le diamant, pour garantir la sécurité, la démocratie et l’exercice des droits par le peuple sur le long terme. Une commission parlementaire composée de personnes réputées et responsables en discute depuis trois mois. J’aimerais beaucoup que le texte soit rédigé dans le hongrois le plus éloquent possible.

    Le parti au pouvoir bénéficie de plus de deux-tiers des sièges au Parlement. Cette Constitution ne risque-t-elle pas d’être en fait une “Constitution-Fidesz” plus durable que le diamant…

    Vous avez le droit de formuler votre question de la sorte. Mais je ne dirais sûrement pas qu’il s’agit d’une "Constitution-Fidesz". J’appuie certainement l’idée de la participation de l’opposition à la rédaction. Mais on ne peut pas contester la décision souveraine du peuple selon laquelle ce Parlement a cette composition - ce qui est en effet historique. La nouvelle Constitution sera celle de la République de Hongrie. Le peuple en a donné le mandat au Parlement.

    Vous êtes favorable à ce qu’une référence chrétienne s’y trouve. L’Union en avait débattu lors de l’adoption de son traité constitutionnel, sans y donner suite. Pourquoi est-ce important pour vous ?

    Nous ne devons pas oublier que le christianisme a plus de 1000 ans d’histoire en Hongrie. Notre premier Roi (Etienne, NdlR) a été intronisé avec une couronne offerte par le pape Sylvestre II, s’engageant vis-à-vis de l’Europe et du christianisme. Neuf Constitutions européennes contiennent aujourd’hui une référence concrète au christianisme. A côté de cela, nous respectons bien sûr le droit de toute personne à avoir une autre croyance ou religion. L’Union européenne est basée sur la philosophie grecque, le droit romain, ainsi que l’éthique et la morale chrétiennes. Des pays considèrent cela suffisamment important pour l’inscrire dans leur Constitution, et la Hongrie les rejoindra. Cela se trouvera dans le préambule ainsi que, espérons-le, la référence à la couronne qui est pour nous signe de notre appartenance européenne.

  • Quand Henri Tincq dénonce le confusionnisme en matière de religion...

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    Henri Tincq est un chroniqueur religieux connu dont les positions ont souvent été assez éloignées de celles que nous défendons sur ce blog. Il dénonce avec justesse la confusion entretenue dans l'opinion publique

    Extrait :

    "Raison de plus pour déplorer la confusion actuelle des esprits à propos des religions. Comme si celles-ci formaient un tout. Comme s'il ne fallait pas établir clairement des distinctions liées à leur nature, à leur histoire, à leurs dogmes. Le mot «religion» est devenu un mot passe-partout, un drapeau qui sert à couvrir toutes les marchandises, les plus belles et les plus odieuses, les plus édifiantes et les plus belliqueuses. Cette inflation de références brouille les esprits, sert à masquer soit l'ignorance, soit parfois la volonté de nuire..."

    Lire ici l'article complet : http://www.slate.fr

  • Le cardinal Barbarin s'exprime sur "Rue89"

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    "Vote catholique, homosexualité, FN, place du christianisme en France, traitement réservé aux Roms : entretien avec l'archevêque de Lyon.

    Le cardinal Philippe Barbarin, 61 ans, est depuis 2002 archevêque de Lyon et primat des Gaules, titre qui lui confère une autorité symbolique sur les catholiques français. Nommé à 51 ans par Jean-Paul II après la disparition prématurée de ses deux prédécesseurs, créé cardinal l'année suivante, il reste l'un des benjamins du collège cardinalice.

    Il a reçu Rue89 pour cet entretien le 22 décembre, dans un salon de l'archevêché."

    C'est à découvrir ici, même si cela peut surprendre : http://www.rue89.com/

  • Le fourvoiement post-conciliaire

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    Hier, nous mettions en ligne "Désir de Dieu, désir de l'homme", un billet de l'abbé de Tanoüarn. L'abbé poursuit sa réflexion et précise son diagnostic en désignant l'illusion conciliaire responsable du fourvoiement dans lequel nous sommes embarqués depuis.

    C'est à lire et à découvrir sur "Metablog" : le-mauvais-diagnostic-pastoral

  • "Désir de Dieu, désir de l'homme" par l'abbé Guillaume de Tanoüarn

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    Nous prenons la liberté de reproduire ici ce billet de l'abbé Guillaume de Tanoüarn sur Metablog parce qu'il nous semble poser un diagnostic lucide sur la terrible crise religieuse que nous traversons. Faute d'une prise de conscience urgente de la part de nos pasteurs, cette crise ne peut que s'aggraver et rien ne pourra entraver le processus de désertification spirituelle de nos sociétés. (Les "gras" et les soulignés sont le fait de notre rédaction.)

    "Mgr Fisichella, ancien recteur magnifique de l'université du Latran actuellement président du Conseil pontifical pour la Nouvelle évangélisation, répond à Eric Martin, notre confrère de Nouvelles de France, à propos des chances de la Nouvelle évangélisation : "En Occident, il y a une situation paradoxale : d’un côté on veut que Dieu soit mis de côté, on ne veut pas que les croyants aient une présence sociale mais d’un autre côté, le désir de l’homme est de connaître Dieu. Vous savez, Dieu est présent au plus profond de chaque personne. On ne peut pas éteindre le désir de Dieu et c’est pour cela que la situation est paradoxale". L'année 2012 va être déclarée Année de la nouvelle évangélisation... Nous sommes donc dans le mouvement en réfléchissant à cette question délicate : comment évangéliser l'Europe aujourd'hui ?

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