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Eglise - Page 293

  • Le Christ notre espérance

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    De sur Crisis Magazine :

    Le Christ notre espérance

    Malgré toute la tourmente de l’époque dans laquelle nous vivons, nos vies demeurent néanmoins sûres parce qu’elles sont remplies de l’attente que Dieu est déjà parti préparer une place pour nous.

    Pour ceux d’entre nous qui ont la chance d’être nourris d’espoir et dont les horizons ont été façonnés par l’événement de Jésus-Christ, la situation à laquelle nous sommes confrontés peut être formulée de manière très simple. Malgré toute la tourmente de l’époque dans laquelle nous vivons, d’une culture en voie d’effondrement à une politique empoisonnée par la haine, nos vies demeurent néanmoins sûres – entièrement sereines même – parce qu’elles sont remplies de l’attente que Dieu est déjà parti nous préparer une place. Nous n’avons donc rien à craindre en chemin.  

    C'est parce que nous croyons, en tant que catholiques, que notre désir de vivre en compagnie éternelle du Christ, sans abandonner ceux que nous avons aimés et perdus en chemin, a déjà commencé, d'une manière profondément mystérieuse, à se manifester. En d'autres termes, la Grande Épiphanie que nous attendons avec espérance est celle dont les traits, aussi fragmentaires ou inachevés qu'ils puissent paraître à l'heure actuelle, sont déjà présents parmi nous. 

    Les signes lumineux de l’espérance sont partout autour de nous et peuvent être trouvés dans chacune de nos rencontres sacramentelles. Des lueurs de gloire divine ont depuis longtemps été répandues dans notre monde. Et tandis qu’un dévoilement complet et final nous appelle au-delà de ce monde, les prémices de la générosité de Dieu n’ont pas été refusées à ce monde. Oui, nous continuons à avoir faim et soif de cette plénitude de vie et d’amour promise par Dieu ; pourtant, même au milieu de ces ombres, languissant comme nous devons le faire dans une vallée de larmes, nous trouvons de quoi nous nourrir et trouver du réconfort.

    C'est ainsi que le regretté Mgr Lorenzo Albacete l'a exprimé un jour, poussé par un optimisme entièrement enraciné dans le Christ, dans un ensemble de promesses dont tous les baptisés doivent tirer leur ordre de marche. « Nous ne pouvons pas continuer », écrit-il, 

    Dans la perspective d’une bataille qui n’est pas encore gagnée. Toutes nos activités culturelles doivent partir de notre propre conviction, de notre propre certitude que la bataille culturelle, si je puis m’exprimer ainsi, a déjà été gagnée par le Christ.

    Si nous partons du principe qu’il en est ainsi, explique Albacete, comment pouvons-nous avoir peur ? De quoi devrions-nous nous inquiéter face à une guerre culturelle déjà gagnée ? « Tout ce que nous avons à faire, conseille-t-il, c’est témoigner de cette victoire. » Ce qui ne peut pas se produire, bien sûr, et ne peut faire aucune différence, « à moins que nous ne fassions l’expérience de cette victoire dans nos propres vies et dans nos propres cœurs. Sinon, nous dit-il, ce ne sont que des mots… »

    En fin de compte, tout se résume à savoir si nous sommes prêts ou non à témoigner de la vérité de ce que le Christ est venu établir, qui n'est rien de moins qu'une victoire totale. Sommes-nous prêts à affirmer cela, à déclarer, sur la base de la conquête du cosmos par le Christ, que nous n'avons plus à craindre rien ni personne ?  

    Albacete est très clair à ce sujet et se demande si nous croyons réellement à ce que nous avons signé. Acceptons-nous cette vérité ou non ?

    Que la nouvelle vie qu'il a rendue possible, totalement inimaginable et imprévue, est une réalité ? Que je peux y avoir accès de manière certaine ? Qu'elle ne dépend pas de mes humeurs et de mes émotions, mais qu'il existe des moments objectifs dans l'espace et le temps, appelés sacrements, dans lesquels j'entre en contact avec ce nouveau mode de vie... ? 

    Si tel est le cas, conclut-il, il s’ensuit nécessairement que 

    Chaque messe et chaque sacrement seront comme le panneau de la maison de Marie à Nazareth sur lequel est inscrite la célèbre proclamation de l'Évangile : Verbum caro factum est , « le Verbe s'est fait chair », mais à cet endroit, on y ajoute un petit mot différent, hic , à savoir « ici ». « Ici, le Verbe s'est fait chair ». « Ici ».

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  • Nous avons besoin de Jean-Paul II

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    Du sur The Catholic Thing :

    Jean Paul Qui ?

    DIMANCHE 7 JUILLET 2024

    En mai dernier, ma nièce a obtenu son diplôme d’études secondaires. Elle est née en 2005, l’année de la mort du pape Jean-Paul II. Il est étrange de penser qu’elle est née trois mois après l’entrée du grand saint dans l’éternité. Cela fait-il vraiment si longtemps ? Une génération de jeunes – un groupe démographique tant aimé par Jean-Paul II – aurait-elle vraiment pu grandir sans sa présence papale ?

    Ces questions soulèvent d’autres plus vastes.

    J'ai demandé à ma nièce ce qu'il en était du témoignage de « Jean-Paul II ». Elle m'a répondu innocemment : « Jean-Paul Qui ? » Cette jeune femme n'a jamais connu de son vivant cette figure imposante du pape, mais on ne lui a jamais parlé de lui ni enseigné son existence (à part quelques passages de son oncle prêtre) en tant qu'enseignant et saint.

    Qu'est-il arrivé à l'héritage du pape saint Jean-Paul II ? Avons-nous vraiment laissé un témoignage aussi solide et vivant de notre foi disparaître de la mémoire vivante ? La laïcité ronge la crédibilité de l'Église et sape son influence pour convaincre l'humanité d'accepter l'Évangile. Et sommes-nous vraiment en train de jeter au rebut la vie d'un saint qui pourrait contrer les efforts laïcistes et montrer la beauté et la liberté d'une vie vécue abondamment en Jésus-Christ ?

    Cette tendance est cannibale et contraire à l’appel à enseigner toutes les nations. À la lumière de la Grande Mission, il semble insensé de rejeter toute ressource qui pourrait permettre à l’Église d’être entendue et de lui permettre d’annoncer l’Évangile et d’orienter l’humanité vers le salut en Jésus-Christ.

    Depuis les tranchées de l’évangélisation, nous devons donc poser la question honnête : la disparition de l’héritage de Jean-Paul II est-elle un acte d’omission ou de commission ?

    Est-il possible que nous puissions permettre que le témoignage d’un grand saint – dont nous avons tant besoin aujourd’hui – soit volontairement terni par des luttes intestines ecclésiales et des désaccords sur les approches pastorales ? Est-il possible que la jalousie ou un esprit d’intimidation à l’ombre de l’héritage plus grand que nature de Jean-Paul II soit également un facteur dans la négligence volontaire à promouvoir et à mettre en valeur la vie et le patrimoine de ce grand saint ?

    À une époque où la liberté a oublié la vérité et où l'amour a été redéfini pour contourner la bonté, nous avons besoin des enseignements habiles d'un croyant qui a vécu et a su naviguer sous des régimes et des idéologies qui manipulaient le langage, dégradaient l'identité spirituelle de l'humanité et cherchaient à nous convaincre que la vie n'est qu'une affaire d'utilité, de plaisir ou de pouvoir. Nous avons besoin de connaître le rapport entre la foi et la raison, la splendeur de la vérité, la théologie du corps et la catéchèse de la charité que Jean-Paul II croyait et enseignait si clairement.

    Jean-Paul II par Zbigniewa Kotyłły, 2012 [Église du séminaire de Lublin, Pologne via Wikipédia]

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  • Monseigneur Vigano, l’ancien Nonce apostolique aux USA, est-il devenu Sédévacantiste ? Débat avec Arnaud Dumouch

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    A PROPOS DE L'EXCOMMUNICATION DE Mgr VIGANO
     

    Mai 2022 : Adrien Abauzit est sédévacantiste (rejet de Vatican II et des papes qui ont suivi). Il montre que « L’abbé Vigano » (car il croit son ordination épiscopale non valide) est devenu explicitement Sédévacantiste (Les Sédévacantistes sont des catholiques radicaux, pensant que le Siège Apostolique est vide depuis la mort de Pie XII). Ses messages le démontrent : Il parle de « secte conciliaire », il montre son mépris pour le faux pape « Bergoglio ».

    Arnaud Dumouch admet que Mgr Vigano est devenu Sédévacantiste. Mais il pense que sa dérive est probablement accompagnée d’un syndrome paranoïaque comme le démontre le fait qu’il vit caché et qu’il dénonce un vaste complot génocidaire dans le vaccin anti-covid.

  • Jésus est-il accueilli pour qui il est ou pour ce que nous voulons bien qu’il soit ? (14e dimanche du TO)

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    Homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 14ème dimanche du temps ordinaire :

    Un Christ mis en boîte ou un Christ rayonnant ?

    archive du 4 juillet 2021

    Jésus est-il accueilli pour qui il est ou pour ce que nous voulons bien qu’il soit ? Voilà la question que cet évangile pose à toutes les générations au long de ces 2000 ans d’histoire de l’Église.

    Les habitants de Nazareth pensent qu’ils connaissent bien Jésus. Et ils ont en partie raison. Ils le connaissent bien comme homme, ils peuvent parler de sa famille, du métier qu’il exerça au milieu d’eux. Leur témoignage nous est précieux pour nous éviter de tomber dans une vision mythologique de Jésus. Jésus n’est pas un personnage à l’historicité douteuse, né on ne sait trop quand, ayant vécu on ne sait trop comment, mort on ne sait trop dans quelles circonstances. Il y a de plus en plus de gens pour dire très facilement : Jésus n’a jamais existé. Mais cela reflète davantage le progrès de l’idéologie que le progrès de la science. À leur façon, les contemporains de Jésus nous font toucher le concret de sa vie.

    Lire la suite sur le blog de l'abbé Cossement

  • Mgr Leonard : "Pour faire face à un monde hostile, il est nécessaire que les chrétiens soient formés".

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    Du Nuovo Sismografo :

    Mgr Leonard : "Pour faire face à un monde hostile, il est nécessaire que les chrétiens soient formés".

    Une apologétique solide, une bonne formation culturelle et intellectuelle pour répondre aux attaques et persécutions dont sont victimes les chrétiens. Telle est la recette de Mgr André Leonard, archevêque émérite de Bruxelles, qui invite les chrétiens à apprendre l'Évangile de Jean "par cœur".

    L'interview est paru dans le dernier numéro de la revue Il Timone.  Nous vous proposons quelques extraits.

    André-Joseph Leonard (Il Timone) - "Heureux les persécutés pour la justice". Ces paroles de Jésus (Matthieu 5, 10-12) sont à la fois profondément émouvantes et terriblement actuelles. Mais il est important de les comprendre clairement. Le mot justice est la traduction du mot grec dikaïosuné. 

    Mais l'auteur de l'Évangile raisonne selon la signification hébraïque du terme, qui, si nous voulons maintenir une relation avec notre mot "justice", signifie une "conformité" parfaite à la volonté de Dieu, en d'autres termes, la "sainteté". 

    La pensée de Jésus est donc que nous sommes heureux si nous sommes persécutés parce que nous cherchons, quoi qu'il arrive, à faire la volonté de Dieu. 

    [Il est impossible d'être plus clair à ce sujet que Jésus lui-même, dans un passage de l'Évangile de Jean que nous devrions tous connaître par cœur parce qu'il répond à tant de nos questions. Le voici. "Si le monde vous hait, sachez qu'il vous a déjà haïs. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartient ; mais comme vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis dans le monde, c'est pour cela que le monde vous hait" [...].

    Pour faire face à un monde parfois hostile, il est essentiel que les chrétiens soient formés, à la mesure de leur culture intellectuelle, à une bonne apologétique, et puissent ainsi justifier leur foi face aux attaques des non-croyants et surtout des athées militants. 

    [D'où mon livre Les raisons de croire, dont il existe une édition italienne : Le ragioni del credere (Jaca Book, Milan). 

  • L’ECLJ mobilise l’ONU au soutien des chrétiens d’Algérie

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    De l'ECLJ :

    Le 2 juillet 2024, le Centre européen pour le droit et la justice a organisé une conférence au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève pour plaider la cause des chrétiens d’Algérie, persécutés en raison de leur foi par le gouvernement algérien. Parmi les intervenants à cette conférence figurent l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, les Rapporteuses spéciales des Nations unies sur la liberté de religion et la liberté d’association, ainsi que le vice-président de l’Église protestante d’Algérie (voir la vidéo de la conférence, en anglais uniquement).

    Voici notre entretien exclusif avec l’ambassadeur Xavier Driencourt, sur la situation des chrétiens en Algérie.

    Retrouvez également notre entretien avec le Pasteur Youssef Ourahmane, sur notre chaîne YouTube.

    Plusieurs missions diplomatiques auprès des Nations unies ont manifesté un intérêt particulier pour cette cause, en particulier des représentants de la Belgique, des États-Unis, des Pays-Bas, de la Suède et de la Suisse. Cette conférence était coorganisée avec Jubilee Campaign, ONG défendant elle aussi les chrétiens persécutés.

    En Algérie, les restrictions de la liberté de réunion pacifique et d’association privent les chrétiens de la liberté d’exprimer et d’exercer leur foi.

    L’Algérie compte environ 144 000 chrétiens sur une population totale de 46 millions d’Algériens. Ces chrétiens sont en majorité de nationalité algérienne et se sont convertis au christianisme durant les dernières décennies.

    Alors que la Constitution algérienne garantit en principe la liberté d’expression, la loi algérienne condamne pénalement tout ce qui peut tendre à « convertir un musulman à une autre religion » ou à « ébranler la foi d’un musulman »[1]. Quant à la liberté de conscience, elle a été retirée de la Constitution en 2020[2].

    Enfin, la législation sur les associations et l’exercice des cultes autres que musulman est appliquée de façon arbitraire. Les autorités algériennes n’accordent plus le statut d’association religieuse aux églises évangéliques. Elles ne reconnaissent plus leurs lieux de culte et les ferment abusivement.

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  • Le pape au stade roi Baudouin

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    Du site de la RTBF :

    Le pape François terminera sa visite par une eucharistie au Stade Roi Baudouin le 29 septembre

    Le pape François terminera sa visite en Belgique par une eucharistie au stade Roi Baudouin le 29 septembre à Bruxelles, a indiqué vendredi la Conférence des évêques de Belgique. La célébration, multilingue, sera retransmise à l’international.

    Au début de l’eucharistie, le pape François béatifiera la Carmélite Anne de Jésus, décédée à Bruxelles en 1621. "Un événement exceptionnel puisque les béatifications sont en principe effectuées par le pape François lors de célébrations à Rome", rappelle la Conférence.

    Les personnes qui désirent assister à l’événement peuvent s’inscrire en ligne, individuellement, à partir du lundi 19 août à 10h00. Un lien sera alors activé sur le site officiel de la visite : www.visitedupape.be. Le ticket (gratuit) émis servira de billet d’entrée. "La possibilité de s’inscrire en groupe est actuellement à l’étude", précise la Conférence des évêques de Belgique, qui promet des précisions "avant l’ouverture des inscriptions". Sur place, les participants devront être installés au stade à 08h30 au plus tard, insistent les prélats. Ceux-ci recommandent en outre d’emprunter les transports en commun pour rejoindre le stade. Les groupes sont encouragés à se déplacer en car. Un livret de messe leur sera distribué à l’arrivée.

    Le souverain pontife sera en Belgique du jeudi 26 au dimanche 29 septembre, dans le cadre du 600e anniversaire de la KU Leuven et de l’UCLouvain. Il se rendra dans la capitale, à Louvain et à Louvain-la-Neuve. La dernière visite d’un pape en Belgique remonte à 1995, lorsque Jean-Paul II était venu pour la béatification du père Damien, canonisé depuis lors.

  • Liège, 7 juillet : l'ordination d'un prêtre peu ordinaire

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    Une ordination presbytérale à Liège ce dimanche 7 juillet :

    De L’Avenir - Huy-Waremme du 6 juillet (p. 15) :

    Ancien militaire, bassiste de metal, prof en Roumanie… Frédéric sera ordonné prêtre 

    Après avoir été régisseur, professeur de français, militaire… Frédéric Kienen sera ordonné prêtre ce dimanche 7 juillet au sein de la cathédrale de Liège. … Niveau carrière, Frédéric s’est aussi cherché un peu (beaucoup). "J’ai tenté plusieurs études différentes, dont la philologie. Je suis passé par l’armée." Il a fini par travailler en tant que régisseur de spectacles. "C’était un peu un choix par dépit. J’avais trouvé une certaine forme de stabilité, mais je sentais qu’il me manquait quelque chose." Et ce quelque chose, c’était évidemment la religion. Qui s’est rappelée à son bon souvenir d’une manière pour le moins particulière. "Je faisais une recherche sur internet pour trouver le mode d’emploi d’une console lumière. Et je ne sais pas comment, je suis tombé sur la page des vocations de l’évêché de Liège." Une sacrée performance, quand on sait qu’à l’époque, trouver la page des vocations, même en passant par le site l’évêché, c’était quasiment mission impossible. Dans l’immédiat, il n’a rien fait du lien. "Mais je l’ai quand même sauvegardé dans mes favoris, au cas où."

  • Ce que l’Eglise a apporté aux amérindiens (KTO TV)

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    Republié du kto.tv (Christophe Dickès)

    On imagine volontiers la colonisation des Amériques comme une période sombre de l’histoire de l’Eglise, marquée par la persécution des indigènes, la destruction des temples et des idoles, les massacres et les baptêmes forcés.

    Bien que les violences inhérentes à la colonisation ne peuvent être niées, il s’agit d’une image trompeuse de la réalité historique. Loin de toujours s’opposer, les coutumes amérindiennes et les croyances chrétiennes ont souvent coexisté en bonne intelligence. L’émission Au Risque de l’Histoire propose de revenir sur les relations complexes entre l’Eglise et les populations amérindiennes pendant la colonisation. « Il n’y a pas eu de véritable rupture entre les anciennes croyances et le christianisme. Très vite, ces croyances ont été considérées comme relevant de la coutume et l’Eglise les a laissé être pratiquées.

    Elles ne sont donc pas en opposition avec des croyances chrétienne mais simplement à côté », explique Carmen Bernand, historienne et ethnologue. « L’Eglise accepte rapidement les appropriations et même les innovations populaires. Ce va-et-vient entre créativité populaire et hiérarchie, dès l’époque du Concile de Trente, est vraiment ce qui fait la force de l’Église en Amérique latine », ajoute Serge Gruzinski, Directeur de recherche émérite au CNRS.

  • Une statue de la Vierge suscite la controverse

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    De kath.net/news :

    P. Goring CC/Canada : « Tout le monde parle de cette inquiétante sculpture dans une cathédrale autrichienne »

    5 juillet 2024

    Un YouTubeur catholique avec 250 000 followers sur la statue scandaleuse de la cathédrale de Linz : Avec de telles performances, il ne faut pas s'étonner que de nombreux jeunes « se tournent vers la 'messe latine traditionnelle' ».

    Linz (kath.net) "Tout le monde parle de cette sculpture inquiétante dans une cathédrale autrichienne qui tente apparemment de représenter la Bienheureuse Vierge Marie." C'est ce qu'a dit le père Mark Goring CC dans sa vidéo YouTube intitulée "La dernière abomination". Goring est curé de la paroisse St Mary's à Ottawa (Canada, province de l'Ontario), père de la jeune communauté sacerdotale des Compagnons de la Croix (reconnue par le Saint-Siège en 2003 comme société de vie apostolique) et YouTuber catholique à succès.

    Le prêtre canadien décrit dans sa vidéo YouTube qu'il avait lu des articles sur cette statue, mais ces articles ne montraient aucune photo. "Vous savez, si vous écrivez sur une statue que vous considérez comme 'blasphématoire', alors en montrant des photos, vous devriez permettre au lecteur de se forger son propre jugement." Mais au début, il n'a trouvé aucune image ni aucun lien correspondant. "La raison pour laquelle certains médias catholiques [internationaux] n'ont pas montré de photo de la statue, c'est parce qu'elle est vraiment, vraiment dérangeante, surtout dans une église catholique, dans une cathédrale épiscopale." C’est « totalement inapproprié dans une cathédrale catholique » et il ne sait pas s’il doit en rire ou en pleurer.

    Il décrit d'abord : « Imaginez que vous vous promenez dans une ville avec votre famille et vos jeunes enfants et que vous voyez une église catholique, une cathédrale. Vous dites à vos enfants : « Hé, allons dans cette église et disons une petite prière à Jésus. Et puis vous entrez dans cette église et vous voyez une sculpture comme celle-ci dans l'église. Vous direz très vite à vos enfants : 'Hé les enfants, allons chercher une glace', vous leur couvrirez les yeux, vous les détournerez précipitamment."

    Göring a une seconde réflexion à propos de cette statue : il entend souvent des prêtres et des évêques se plaindre du fait qu'un si grand nombre de jeunes catholiques et aussi de jeunes hommes dans les séminaires « se tournent vers la messe latine traditionnelle ». Selon Goring, cela est dû au fait que « nous sommes confrontés à un certain niveau de contamination dans l’Église ». « Même un pape a dit que la fumée de Satan était entrée dans l’église.

    Lorsqu'un jeune « a eu une rencontre profonde avec le Seigneur Jésus-Christ et veut lui dire oui de tout son cœur, veut le suivre et suivre ses commandements, alors il voit qu'en de nombreux endroits il y a cette contamination du catholicisme normal. .»

    Le pasteur Goring s’adresse ensuite directement aux responsables de l’Église : « Vous devez faire quelque chose. Au moins un petit commentaire du genre 'hm, ça nous a dérangé' ou 'nous en avons parlé à l'évêque'.

    La vidéo de Goring sur la statue controversée de la Vierge Marie dans le Mariendom de Linz a été visionnée plus de 50 000 fois le premier jour après sa publication. 880 personnes ont déjà laissé un commentaire sur la vidéo du père, et pratiquement tous les commentaires sont entièrement d'accord. Par exemple, une personne écrit : « Merci, Père Mark, d’avoir soulevé ce sujet. J'en ai marre des gens qui nous disent de nous taire et de faire comme si tout allait bien (et qui attaquent ensuite ceux qui dénoncent le mal). Tout ne va pas bien et il faut en parler. Sinon, les mauvaises personnes (y compris les prêtres et les évêques) continueront à faire ces choses terribles parce que personne ne dit rien et [donc] ils pensent pouvoir le faire. Merci encore pour votre courage. Nous avons besoin de plus de prêtres comme vous. Que Dieu te bénisse!"

    Le cardinal Gerhard Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a répondu à la demande de presse de kath.net concernant la statue en train d'accoucher de la Vierge Marie par une déclaration détaillée et a déclaré, entre autres : « Une représentation picturale du mystère de la révélation de la véritable naissance de Dieu en tant qu'être humain doit avoir pour objectif de permettre au spectateur de croire en l'incarnation de Dieu et de se concentrer sur le Christ et de l'adorer comme Dieu et Sauveur... Même en décrivant « Jésus dépouillé de ses vêtements sur la croix", l'autorité ecclésiale a toujours attaché de l'importance au fait que Jésus n'est pas un objet de fantasmes érotiques, mais que la vision de sa souffrance et de son humiliation nous convainc de l'amour de Dieu, " qui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » Voir le lien.

  • D'Outre-Manche, un appel à sauver la messe en latin

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    D'Outre-Manche, un appel à sauver la messe en latin

    50 ans après la "lettre d'Agatha Christie" demandant à Paul VI de préserver l'ancien rite, une nouvelle lettre venue d'Angleterre demande à François de ne pas y mettre fin. Et elle réfute certains clichés sur les "indietristes".

    05_07_2024

    L'avant-poste de la messe en latin, aujourd'hui comme il y a 53 ans, parle anglais. Plus d'un demi-siècle après la "lettre d'Agatha Christie" qui "arracha" à Paul VI l'indult pour la célébration limitée du rite tridentin en Angleterre et au Pays de Galles, c'est à nouveau le Times qui accueille un appel de plusieurs personnalités britanniques visant à demander au Pontife régnant de ne pas toucher à la liturgie traditionnelle.

    L'appel porte la signature de personnalités du calibre du lauréat des Oscars Julian Fellowes, de la soprano d'origine maori Kiri Te Kanawa, de l'entrepreneur hôtelier Rocco Forte de la célèbre chaîne du même nom, du compositeur Andrew Lloyd Webber, de l'ancien chef d'état-major de la défense britannique Jock Stirrup et du mannequin Bianca Jagger. Plus des princesses, des membres de la Chambre des Lords, des financiers, des journalistes, des historiens, des designers.

    Les "indietristes" que le Vatican n'attendait peut-être pas, et les prélats/enseignants habitués à attribuer des problèmes psychologiques à ceux qui aiment encore la soi-disant ancienne messe ne s'y attendaient certainement pas. Le bien-fondé d'une cause ne découle pas de la position sociale de ceux qui la soutiennent, et il est douteux que l'Argentin François, si attentif à l'image d'un pape proche des pauvres, se laisse convaincre par un appel émanant d'un groupe d'Anglais riches et influents, mais il est certain que cette initiative bat en brèche le stéréotype qui veut que la communauté trad soit marginalisée et même "dérangée". 

    Mais, vous savez, les desseins de la Divine Providence sont impénétrables et, il y a plus d'un demi-siècle, le précédent qui est entré dans l'histoire pour la signature de la non-catholique Agatha Christie a été couronné de succès, comme le rappelle - sur un ton qui n'est certainement pas déplaisant - Andrea Tornielli, actuel directeur de la Direction éditoriale du Dicastère pour la communication du Vatican, dans sa biographie de Paul VI. La nouvelle pétition du Times est dans la même veine que celle de 1971, tant en ce qui concerne la présence de non-catholiques que les arguments : la messe tridentine, dit-elle, "appartient à la culture universelle" et "a inspiré des réalisations inestimables de poètes, philosophes, musiciens, architectes, peintres et sculpteurs dans tous les pays et à toutes les époques".

    Les pétitionnaires font explicitement référence aux rumeurs, de plus en plus insistantes depuis la mi-juin à la suite d'un article paru sur le blog Rorate Caeli, d'un resserrement imminent de la possibilité déjà limitée de célébrer dans la forme extraordinaire du rite romain. La vaticaniste Diane Montagna a également parlé plus en détail de l'existence d'un document qui renforcerait encore les mesures de Traditionis custodes, attribuant sa "direction" au cardinal secrétaire d'État (et papal) Pietro Parolin. 

    Or, nombreux sont ceux qui, au Vatican, sont convaincus que quelque chose est en train de bouillir dans la marmite et que ce pourrait être précisément les communautés liées à la messe dite en latin qui sont en train d'être cuisinées. Un scénario jugé réaliste par la cinquantaine de signataires anglais qui ont décidé d'y mettre leur nom et se sont adressés à Rome avec des mots sincères : "La capacité de l'ancien rite à encourager le silence et la contemplation est un trésor qu'il n'est pas facile de reproduire et qui, une fois disparu, est impossible à reconstruire. Nous implorons le Saint-Siège de reconsidérer toute nouvelle restriction à l'accès à ce magnifique patrimoine spirituel et culturel".

    "Tout le monde n'apprécie pas sa valeur, et c'est très bien ainsi", écrivent les signataires, "mais la détruire semble inutile et insensible dans un monde où l'histoire peut facilement se dérober". Un concept qui, en privé, est partagé par de nombreux cardinaux et évêques qui n'ont jamais célébré dans la forme extraordinaire - et ne le feront probablement jamais - mais qui ne comprennent pas la nécessité de provoquer de nouvelles divisions au sein de l'Église.

    Là où les religieux se taisent (pour des raisons également compréhensibles), voici que des laïcs, croyants ou non, lancent un appel au bon sens. Ils le font dans les pages d'un des journaux les plus prestigieux du monde, sans cris, dans un style britannique parfait et avec des arguments non religieux. Le pape porteño les écoutera-t-il ? Certainement, si la soi-disant messe en latin a été sauvée grâce à l'intervention de lords et de ladies britanniques, nous pourrions vraiment dire - pour rester sur le thème Argentine-Angleterre - que c'était la Mano de Dios. 

  • Mgr Vigano est excommunié

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    Du Pillar :

    L'archevêque Viganò excommunié

    5 juillet 2024

    Le bureau de doctrine du Vatican a annoncé vendredi avoir reconnu l'archevêque Carlo Maria Viganò coupable du crime canonique de schisme et déclaré son excommunication automatique.

    Un communiqué du 5 juillet du bureau de presse du Saint-Siège indique que le verdict du Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) a été rendu jeudi et communiqué à l'ancien nonce apostolique aux États-Unis vendredi.

    Le communiqué indique : « Le 4 juillet 2024, le congrès du Dicastère pour la Doctrine de la Foi s'est réuni pour conclure le procès pénal extrajudiciaire visé au canon 1720 CIC contre Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque titulaire d'Ulpiana, accusé du délit réservé de schisme (canons 751 et 1364 CIC ; art. 2 SST). »

    « Ses déclarations publiques manifestant son refus de reconnaître et de se soumettre au Souverain Pontife, son rejet de la communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis, ainsi que de la légitimité et de l’autorité magistérielle du Concile Vatican II sont bien connues. »

    Le communiqué ajoute : « À l’issue du procès pénal, le révérendissime Carlo Maria Viganò a été reconnu coupable du délit réservé de schisme. »

    « Le dicastère a déclaré l’ excommunication latae sententiae conformément au canon 1364 § 1 CIC. »

    « La levée de la censure dans ces cas est réservée au Siège apostolique. »

    L'archevêque n'avait pas encore répondu publiquement à cette déclaration au moment de la mise sous presse.

    L'ancien diplomate du Vatican, au franc-parler, a annoncé le 20 juin avoir reçu une citation à comparaître dans le cadre d'une procédure extrajudiciaire, autorisée par le congrès des membres du DDF le 10 mai. 

    Selon la citation, datée du 11 juin, les dirigeants de la DDF ont voté en faveur de la poursuite de Viganò par le biais d'une procédure extrajudiciaire abrégée , par opposition à un procès canonique complet. 

    La citation ordonnait également à l'ancien ambassadeur du Vatican de se présenter au dicastère à Rome pour répondre aux accusations le 20 juin, soit en personne, soit par l'intermédiaire d'une représentation légale formelle.

    L’accusation de schisme est définie par le droit canon comme le « refus de soumission au Souverain Pontife ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis ».

    Selon le décret de citation envoyé à Viganò, l'archevêque était accusé d'avoir fait « des déclarations publiques qui ont entraîné une négation des éléments nécessaires au maintien de la communion avec l'Église catholique : négation de la légitimité du pape François, rupture de la communion avec lui et rejet du concile Vatican II ».

    Le dicastère est autorisé à juger les cas de crimes contre la foi, ainsi que les crimes les plus graves contre les mœurs et les sacrements, et peut, par mandat papal spécial, juger ceux qui seraient autrement soumis uniquement à l'évêque de Rome, y compris les cardinaux, les patriarches, les légats pontificaux et les évêques.

    Viganò, éminent critique du pape François et du concile Vatican II, et fervent partisan du président russe Vladimir Poutine, a publié une longue déclaration le 20 juin en réponse à sa citation pour schisme, qu'il a qualifiée de « signe d'honneur ».

    « Ce n'est pas un hasard si l'accusation portée contre moi concerne la remise en cause de la légitimité de [le pape François] Jorge Mario Bergoglio et le rejet de Vatican II : le Concile représente le cancer idéologique, théologique, moral et liturgique dont l'"église synodale" bergoglienne est la métastase nécessaire », a écrit l'archevêque.

    La citation à comparaître devant la DDF était, selon le décret, l'occasion pour Viganò d'examiner les preuves contre lui, conformément à la procédure canonique pour un procès extrajudiciaire. 

    Un processus extrajudiciaire — à ne pas confondre avec un processus extralégal — est une procédure disciplinaire canonique abrégée qui peut être utilisée lorsque les preuves recueillies au cours d’une enquête préliminaire formelle sont suffisamment claires, de sorte qu’un procès canonique complet n’est pas justifié.

    Dans de tels cas, les droits de l'accusé à une représentation juridique, à voir les preuves contre lui et à assurer sa propre défense demeurent intacts, mais plusieurs étapes de la procédure formelle du procès sont omises. 

    La même procédure extrajudiciaire a été utilisée dans le cas de l'ancien cardinal Theodore McCarrick, accusé de plusieurs actes d'abus sexuels et laïcisé à l'issue de ce processus.

    Dans le cas de Viganò, la peine canonique attachée au crime de schisme est la déclaration d'une excommunication latae sententiae , à laquelle peuvent s'ajouter d'autres peines, parmi lesquelles une interdiction ou un ordre concernant le lieu de résidence du schismatique, la destitution de l'office ecclésiastique et l'interdiction d'exercer le ministère.

    La perte de l'état clérical n'est pas ordinairement une peine infligée pour schisme, puisque la loi présuppose d'abord l'application de « peines médicinales », destinées à provoquer le repentir du coupable et qui peuvent être levées ultérieurement. 

    Mais le droit canon stipule que la laïcisation, qui est une peine perpétuelle, peut être imposée pour schisme si la personne reconnue coupable est jugée obstinée dans son crime, ou si « la gravité du scandale l’exige ».

    Viganò semble avoir confirmé la substance des accusations portées contre lui dans sa réponse, dans laquelle il a suggéré que le pape François et le Concile Vatican II représentent un cancer dans l'Église. 

    Accusé d'avoir rompu la communion avec le pape, qu'il a appelé dans son communiqué « Jorge Maria Bergoglio », Viganò a déclaré : « Je crois que la formulation même des accusations confirme les thèses que j'ai soutenues à plusieurs reprises dans mes interventions. »

    Dans une déclaration du 28 juin , Viganò a souligné qu'il ne reconnaissait pas « l'autorité du tribunal qui prétend me juger, ni celle de son préfet, ni celle de celui qui l'a nommé ».

    Le décret DDF précisait que si l'archevêque refusait de se présenter à Rome le 20 juin, comme demandé, ou d'envoyer un canoniste dûment désigné, il aurait un canoniste désigné pour le défendre d'office par le dicastère.

    Viganò a confirmé le 21 juin qu'il n'avait pas répondu aux accusations en personne.

    L'archevêque, qui a quitté ses fonctions en 2016, est devenu un critique virulent et de plus en plus erratique de l'Église et de la hiérarchie à la suite du scandale Theodore McCarrick de 2018 .

    Après avoir publié un long « témoignage » dans lequel il affirmait avoir averti à plusieurs reprises ses supérieurs du Vatican au sujet de McCarrick, y compris le pape François, il est ensuite devenu un fervent partisan du président de l’époque, Donald Trump, en apparaissant par liaison vidéo à plusieurs rassemblements « Stop the Steal » à la suite de l’élection présidentielle de 2020, qu’il a qualifiée de « fraude électorale la plus colossale de l’histoire ». Il a également appelé à la résistance à « l’État profond » et au « Nouvel ordre mondial ».

    Depuis lors, il est décrit comme vivant « en réclusion » dans un lieu tenu secret d’où il publie régulièrement des « déclarations » via Internet et fait des apparitions occasionnelles à la télévision par câble dans lesquelles il dénonce le pape François et le Concile Vatican II.

    En 2022, Viganò a rompu avec son soutien antérieur à Trump et a publié une longue déclaration sur l’invasion russe de l’Ukraine dans laquelle il reconnaissait Moscou comme la « Troisième Rome » et décrivait les sièges de Rome et de Constantinople comme « déserts et silencieux » et « otages des apostats ».

    L'archevêque a salué le rôle historique joué par la Russie dans la restauration de la civilisation chrétienne, contribuant à apporter au monde une période de paix d'où l'Église elle aussi se relèvera purifiée et renouvelée dans ses ministres.