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Foi - Page 254

  • "Une "Église synodale" fantaisiste, mondaine, bureaucratique, anthropocentrique, néo-pélagienne, hiérarchiquement et doctrinalement vague"

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    Du Catholic Thing (traduction avec DeepL) :

    Une nouvelle "Église synodale" mine l'Église catholique

    29 juin 2023

    Note : L'évêque Schneider nous a envoyé cet incisif "appel à la prière et à la réflexion" en nous demandant de le publier aujourd'hui, en la solennité des Apôtres Saints Pierre et Paul. Nous l'avons jugé suffisamment important pour justifier une publication spéciale par TCT, que nous sommes heureux de porter à votre attention. - Robert Royal

    De nombreuses questions ont été soulevées au sujet de l'actuel " processus synodal " et, par conséquent, afin de rendre service au troupeau du Christ, j'aimerais aborder certains points importants de l'Instrumentum Laboris pour la session d'octobre 2023 du Synode sur la synodalité. Ce document de travail ou Instrumentum semble saper la constitution divine et le caractère apostolique de la vie et de la mission de l'Église catholique, en leur substituant une "Église synodale" inventée, inspirée principalement par des catégories protestantes, sociales et anthropocentriques. Les principaux sujets de préoccupation sont les suivants.

    La constitution divine de l'Église est sapée

    L'autorité épiscopale est sapée par l'Instrumentum Laboris de deux manières principales. Premièrement, en exigeant une "plus grande participation de tous les fidèles et donc un exercice moins exclusif du rôle des évêques" (B 2.5, c), et en encourageant un "processus de discernement communautaire" (B 3.2, 7). Deuxièmement, en rendant l'autorité épiscopale dépendante et responsable vis-à-vis d'organes consultatifs non hiérarchiques, à la suite d'institutions séculières. (Voir B 3.3.8)

    L'autorité papale est sapée de deux manières principales. Premièrement, en suggérant que "la convergence de plusieurs groupes d'Églises locales (Conseils particuliers, Conférences épiscopales, etc.) sur la même question" devrait "engager l'Évêque de Rome à l'aborder au niveau de l'Église universelle". (B 3.4) Deuxièmement, en suggérant que les "institutions locales" dans les différentes régions peuvent "adopter des approches différentes" de celles de l'évêque de Rome, ce qu'il devrait accepter. (B 3.4.)

    Mais l'affirmation magistérielle suivante reste valable : "Le Successeur de Pierre est le roc qui garantit une fidélité rigoureuse à la Parole de Dieu contre l'arbitraire et le conformisme"[i].

    La structure hiérarchique de l'Église est minée par une utilisation ambiguë du mot " ministère ", qui est attribué de manière peu utile à la fois aux personnes ordonnées et non ordonnées, comme lorsqu'elle tente de " favoriser une compréhension des ministères qui ne se réduise pas au ministère ordonné ". (B 2.4, 6)[ii]

    Mais les affirmations suivantes du Magistère restent valables : "Il faut reconnaître que le langage devient incertain, confus et donc inefficace pour exprimer la doctrine de la foi, chaque fois que s'estompe, de quelque manière que ce soit, la différence 'd'essence et non seulement de degré' entre le sacerdoce baptismal et le sacerdoce ordonné"[iii] "Ce n'est qu'en vertu de l'Ordination sacrée qu'il [le ministère] obtient la plénitude et l'univocité de sens que la tradition lui a toujours attribuées"[iv].

    La structure hiérarchique de l'Église est également ébranlée par l'imposition de "facilitateurs" qui "accompagneront les communautés. à tous les niveaux de la vie ecclésiale" (n. 42) ; et en faisant de ce qui suit une priorité : " appeler à la question de la participation des femmes à la gouvernance, à la prise de décision, à la mission et aux ministères à tous les niveaux de l'Église ". (B 2.3. 3)

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  • Les évêques américains contre les politiciens catholiques pro-avortement : un exemple à imiter

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    De Stefano Fontana sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Les évêques américains contre les politiciens catholiques pro-avortement, un exemple à imiter

    Les députés catholiques-démocrates voudraient réconcilier les batailles de la foi et de l'avortement. Mgr Broglio n'est pas d'accord : cette prise de position claire est aussi un signal clair sur l'équilibre entre les prélats américains et Santa Marta.

    01_07_2023

    Un événement de grand intérêt s'est produit aux États-Unis : les évêques ont corrigé la position en faveur de l'avortement revendiquée par un groupe de parlementaires catholiques. L'intervention des évêques a clarifié certains points fondamentaux de la question politique concernant les catholiques et l'avortement : du rôle de la conscience à la tâche des fidèles laïcs, en passant par le sens authentique de la laïcité et de la liberté de religion. Il a également écrit un nouveau chapitre important dans la relation entre les évêques américains et le pape François : sur ce point, comme on le sait, il n'y avait et il n'y a toujours pas de convergence entre les deux parties.

    Dans une déclaration de principes rédigée le 24 juin, jour du premier anniversaire de l'arrêt de la Cour suprême qui a annulé Roe vs. Wade sur le droit à l'avortement, sur papier à en-tête du Congrès, une trentaine de membres du Congrès, dont l'actuelle whip en chef Rosa L. DeLauro et la vétérane Nancy Pelosi, ont à nouveau énuméré les raisons pour lesquelles ils se battent, en tant que catholiques, pour la promotion du droit à l'avortement.

    Leur argumentation s'articule autour de quatre points, qui découlent tous - selon les pétitionnaires - des principes de la Doctrine sociale de l'Église. Le premier point concerne le devoir d'aider les personnes défavorisées, et les femmes qui avortent entreraient dans les catégories des pauvres, des discriminés et des victimes du racisme. Le deuxième est que la conscience éclairée doit être laissée libre de prendre des décisions concernant son propre corps, citant le Catéchisme lorsqu'il dit qu'il faut toujours obéir à la conscience même lorsqu'elle est erronée. Le troisième est la séparation de l'Église et de l'État, avec l'impossibilité d'imposer par la loi ses propres croyances religieuses à ceux qui ne les partagent pas. La quatrième est la référence même à Christifideles laici de Jean-Paul II, selon laquelle la tâche des laïcs ne serait qu'une animation éthique générale.

    La faiblesse de ces arguments est très évidente. Dans l'ordre : 1) Les femmes qui avortent ne sont pas toujours victimes d'une injustice sociale, alors que les enfants avortés le sont certainement ; 2) L'ignorance invincible des errements de la conscience qui nous libère de la responsabilité morale est très difficile à prouver ; 3) les catholiques s'opposent à la réglementation de l'avortement pour des raisons religieuses mais aussi pour des raisons de raison (laïque) et il ne s'agit donc pas d'imposer leur foi à qui que ce soit mais de rappeler tout le monde à une vérité naturelle ; 4) enfin, sur le pas téméraire de l'utilisation des Christifideles laici, il vaut mieux jeter un voile pieux.

    Cela aurait pu être comme avant, chacun pour soi et Dieu pour tous. Au lieu de cela, le 28 juin, le nouveau président des évêques américains, Timothy Broglio, ancien ordinaire militaire, ainsi que les évêques d'Arlington (Virginie) et de Brownsville (Texas), ont publié une déclaration rectificative au nom de l'ensemble de l'épiscopat. Ils ont été très clairs dans leur condamnation de la position des démocrates catholiques : "Les membres du Congrès qui ont récemment invoqué les enseignements de la foi catholique elle-même pour justifier l'avortement ou soutenir un prétendu droit à l'avortement déforment gravement la foi. Il est faux et incohérent d'affirmer que la suppression d'une vie humaine innocente à son stade le plus vulnérable puisse être compatible avec les valeurs de défense de la dignité et du bien-être des personnes dans le besoin". Après avoir rappelé l'enseignement clair du Catéchisme (n° 2270 et 2273), les évêques affirment que "l'avortement viole ce respect pour les enfants à naître et apporte une souffrance indicible à d'innombrables femmes.

    Quant à la conscience, précisément en raison de la haute considération qu'elle mérite, "les responsables politiques devraient défendre la liberté des catholiques et d'autres personnes de servir le bien commun conformément à leurs convictions dans un large éventail de domaines (...) Cependant, la conscience n'est pas un permis de commettre le mal et d'ôter des vies innocentes. La conscience ne peut pas justifier et ne justifie pas l'acte ou le soutien de l'avortement. En effet, la conscience "doit être informée et le jugement moral éclairé" par la Parole de Dieu dans la foi et la prière, et "guidée par l'enseignement autorisé de l'Église" [CEC 1783, 1785]. En outre, la réalité selon laquelle les enfants à naître sont nos frères et sœurs vivants n'est pas seulement une question de foi, mais elle est attestée par la science et la saine raison".

    Cette intervention revêt une importance considérable. Tout d'abord, elle s'adresse aux catholiques démocrates américains, mais elle s'applique également aux catholiques européens et à tous ceux qui se cachent derrière ces arguments. Elle constitue donc également un stimulant pour des prises de position similaires de la part d'autres épiscopats. En outre, la "déclaration corrective" confirme que, malgré les changements au sommet de la conférence épiscopale américaine et malgré les actions inquiétantes du Saint-Siège et de François lui-même, la ligne de l'Église américaine reste celle de la protection de la loi naturelle. Enfin, indirectement, la "déclaration" propose à nouveau la question non résolue de l'intégration dans la communion des catholiques favorables à l'avortement. Et dans ce cas également, c'est la position d'ouverture décisive du pape François qui en pâtit.

    Les évêques belges en prendront-ils de la graine ?

  • 'Une promenade à travers la vie de Pierre Joseph Triest' : un nouveau livre du Frère René Stockman

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    Une promenade à travers la vie de Pierre Joseph Triest

    Fr. René Stockman

    Halewijn – 2023 – 272 p.

    € 20,00

    Le Frère René Stockman vient de publier un nouveau livre sur le Père Triest, intitulé 'Une promenade à travers la vie de Pierre Joseph Triest'.

    Après la publication du livre en néerlandais par Halewijn et la parution de la version anglaise, c’est maintenant la version française qui vient de sortir.

    Dans ce livre, le Frère René Stockman aborde la figure de Pierre Joseph Triest, fondateur de quatre congrégations, dans une perspective narrative. Les faits historiques restent la base du récit, mais ils ont été assaisonnés de pigments et d’arômes. Le Frère Stockman a ajouté des conversations et des descriptions qui ne se sont peut-être pas déroulées littéralement de cette manière, mais qui permettent au lecteur de se projeter dans les différentes situations de vie dans lesquelles Triest s’est retrouvé.

    En effet, grâce aux nombreuses années passées à cheminer avec le récit de vie du Père Triest et à se nourrir spirituellement des nombreux textes qu’il a laissés, le Frère Stockman pense avoir appris à mieux connaître Triest en tant que personne.

    Cette histoire n’a pas pour but de s’attarder sur le passé, mais elle est comme une invitation à en retirer quelque chose pour notre propre vie, ici et maintenant.

    Le livre est publié en trois langues par la maison d’édition Halewijn. Vous pouvez commander le livre auprès de l’éditeur ou bien auprès du secrétariat de l’administration générale via ce lien, soit via cette page-ci en bas.

  • Les premiers martyrs de l'Eglise de Rome (30 juin)

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    LES MARTYRS DES JARDINS DE NÉRON A ROME VERS LE Ier AOUT DE L'AN 64

    (source : Dom H. Leclercq)

    Le 19 juillet 64, commença l'incendie de Rome, qui dura neuf jours. Quand il fut éteint, une immense population réduite au plus complet dénuement s'entassa aux enviions du Champ de Mars, où Néron fit dresser des baraques et distribuer du pain et des vivres. D'ordinaire, ces oisifs acclamaient l'empereur; maintenant qu'ils avaient faim, ils le haïrent. Des accusations persistantes poursuivaient le pitre impérial. On savait qu'il était venu d'Antium pour jouir de l'effroyable spectacle dont la sublime horreur le transportait; on racontait même, ou du moins on insinuait, que lui-même avait ordonné ce spectacle, tel qu'on n'en avait jamais vu de pareil. Les accusations se haussaient jusqu'à la menace. Néron, qui le sut, essaya de détourner les soupçons en jetant à la foule un nom et une proie. Il y en avait un tout trouvé. En brûlant Rome, Néron avait blessé au vif les préjugés tenaces d'un peuple conservateur au plus haut degré de ses monuments religieux. Toute la friperie liturgique du paganisme, trophées, ex-votos, dépouilles opimes, pénates, tout le matériel religieux du culte avait flambé. L'horreur avait sa source dans le sentiment très vif de la religion et de la patrie outragées. Or il y avait, à Rome même, un groupe de population que son irréductible protestation contre les dieux de l'empire signalait à tous, c'était la colonie juive ; une circonstance semblait accablante contre eux dans l'enquête sur la responsabilité des récents désastres. Le feu avait pris dans les échoppes du Grand-Cirque, occupées par des marchands orientaux, parmi lesquels étaient beaucoup de Juifs. Mais il avait épargné la région de la porte Capène et le Transtevère, dont les Juifs formaient presque exclusivement la population. Ils n'avaient donc souffert quelque dommage qu'au Champ de Mars. De là à inculper les Juifs il y avait peu à faire, cependant ils échappèrent ; c'est que Néron était entouré de Juifs : Tibère Alexandre et Poppée étaient au plus haut point de leur faveur ; dans un rang inférieur, des esclaves, des actrices, des mimes, tous juifs et fort choyés. Est-ce trop s'avancer, que d'attribuer à ce groupe l'odieux d'avoir fait tomber sur les chrétiens la vengeance menaçante? Il faut se rappeler l'atroce jalousie que les Juifs nourrissaient contre les chrétiens, et si on la rapproche « de ce fait incontestable que les Juifs, avant la destruction de Jérusalem, furent les vrais persécuteurs des chrétiens et ne négligèrent rien pour les faire disparaître », on y trouvera le commentaire authentique d'un mot de saint Clément Romain, qui, faisant allusion aux massacres de chrétiens ordonnés par Néron, les attribue « à la jalousie, dia Zelon ».

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  • Luc Terlinden : des "accents propres"

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    De Vatican News :

    Mgr Terlinden, ou l’exigence d’une Église cohérente

    Nommé archevêque de Malines-Bruxelles le 22 juin, Mgr Luc Terlinden a participé à la messe célébrée ce jeudi 29 juin en la basilique Saint-Pierre en la solennité des saints Pierre et Paul. À cette occasion, il a reçu le pallium des mains du Pape François. Il se confie à Radio Vatican–Vatican News sur sa future mission et les défis qu’il devra relever.

    Entretien réalisé par Xavier Sartre – Cité du Vatican

    C’est confiant et serein que Mgr Luc Terlinden, 54 ans, nommé il y a quelques jours à peine, le 22 juin, archevêque de Malines-Bruxelles, reçoit cette nouvelle charge. C’est aussi plein d’humilité, conscient d’être le seul prêtre présent en la basilique Saint-Pierre à recevoir en cette solennité des saints Pierre et Paul le pallium des mains du Pape François, tous les autres nouveaux archevêques métropolitains étant déjà évêques. Il sera d’ailleurs ordonné évêque le 3 septembre prochain, lors de son installation à la tête de l’archidiocèse belge.

    Vicaire du cardinal De Kesel, il connait bien son futur diocèse pour y avoir été curé. Il sait donc les défis qui l’attendent, et en tout premier lieu celui de l’annonce de l’Évangile. «Cela passe par des communautés vivantes et rayonnantes» affirme-t-il, précisant que cela signifie des communautés «où l’on se met à l’écoute de l’Évangile», où l’on prie ensemble et «où l’on vit la solidarité et la fraternité», avec une attention toute particulière aux communautés existantes, aux prêtres et aux diacres, et à tous les animateurs pastoraux dans une période de changement de l’Église.

    Pas de rupture avec son prédécesseur

    L’archevêque nommé compte aussi aborder le dialogue interreligieux, tout particulièrement avec l’islam, Bruxelles comptant une grande communauté musulmane, sans négliger l’œcuménisme, «toujours important». Il a aussi une intuition, liée à la dimension européenne de la capitale belge. «Il y a quelque chose à faire, encore davantage», reconnaît-il.

    Faut-il s’attendre à une rupture avec le cardinal De Kesel? Non, car Mgr Terlinden partage «beaucoup de son analyse, notamment sur la place de l’Église dans la société d’aujourd’hui et de sa mission». Mais il reconnaît avoir «des accents propres»«J’ai envie de faire bénéficier aussi de mon expérience de pasteur, de prêtre de paroisse puis de vicaire et d’avoir une approche très pastorale sur le terrain», précise-t-il.

    Son ministère, Mgr Terlinden l’assumera dans le contexte d’une société belge beaucoup plus sécularisée, et d’une Église «beaucoup plus humble» mais qui a «pourtant sa place»«On sera crédible, comme le dit Charles de Foucauld, si l’on développe un apostolat de la bonté, si l’on se montre fondamentalement bon, fidèles à l’Évangile, tout en ne masquant pas notre message et ses exigences» estime-t-il. «Notre crédibilité passera par cet accord entre ce que nous disons et ce que nous faisons», insiste-t-il.

    Charles de Foucauld comme exemple

    S’il n’est pas encore ordonné évêque, Mgr Terlinden a déjà sa devise épiscopale: Fratelli tutti, avec laquelle il veut d’abord montrer qu’il sera un évêque parmi ses frères et sœurs, «au service de la communion autour du Christ». Il veut aussi, comme l’a souligné le Pape François, insister sur la dimension sociale et la mettre en œuvre. Il s’agit «de notre rapport au monde et de la société que l’on veut construire». Autre source d’inspiration, saint François d’Assise bien sûr, mais aussi saint Charles de Foucauld dont il est proche, étant membre d'une fraternité de prêtres éponyme. «C’est la recherche de cette fraternité universelle, pouvoir vivre comme un frère de tous», se rapprochant des plus petits et des plus pauvres.

    Pour mener sa nouvelle mission, Mgr Terlinden sait qu’il a le temps pour lui. Âgé de 54 ans, il devrait rester à la tête de l’archidiocèse de longues années. «Cela m’invite à une certaine patience» reconnaît-il. C’est aussi un avantage dans une perspective plus large, et dans le cadre du chemin synodal entamé par le Pape François. Cela permettra de «discerner au mieux avec les chrétiens, avec les communautés et avec mes collaborateurs, là où le Seigneur nous appelle»«On ne trouvera pas de réponses à ces défis enfermés dans un bureau à l’archevêché; il faut vraiment qu’ensemble, en peuple, on discerne. Et une conversion, cela prend toujours du temps» ajoute-t-il, pensant au processus synodal que le Saint-Père a ouvert.

    Entretien avec Mgr Luc Terlinden
  • Plus d'un demi-million de personnes ont quitté l'Église catholique allemande en 2022

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    De Luke Coppen et Brendan Hodge sur The Pillar :

    Les catholiques allemands ont quitté l'Église en nombre record l'année dernière

    28 juin 2023

    Un nombre record de 522 821 personnes ont officiellement quitté l'Église catholique en Allemagne en 2022, selon de nouvelles statistiques.

    Si l'on tient compte des décès, le nombre de membres de l'Église a diminué de 708 285 en 2022, avec seulement 1 447 personnes rejoignant l'Église pour la première fois et 3 753 personnes réadmises.

    Le précédent record de "sorties de l'Église" avait été établi en 2021, avec 359 338 personnes ayant quitté l'Église, ce qui représentait en soi une augmentation significative par rapport à 2020, où 221 390 personnes avaient quitté l'Église. 

    Les nouveaux chiffres ont été publiés le 28 juin par la conférence épiscopale allemande et les 27 diocèses du pays.

    La perte de plus d'un demi-million de catholiques signifie qu'il y a maintenant 20 937 590 membres de l'Église en Allemagne, ce qui représente 24,8 % de la population totale de 84 millions d'habitants, contre 26 % l'année précédente. 

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  • Le Chemin de Pierre (KTO)

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    De KTO Télévision :

    Le Chemin de Pierre

    26/06/2023

    L’Église catholique le considère comme le premier évêque de Rome, le premier pape. Qui est le Pierre historique, qui était ce compagnon du Christ, dès les premières heures de sa mission ? Comment, cet homme d’une foi indéniable a-t-il pu être capable de lâcheté. "Avant que le coq ne chante trois fois tu m’auras renié deux fois" avertit Jésus le soir de son dernier repas. Ce documentaire marche sur les traces du chef des apôtres, depuis son petit village de pêcheurs sur les rives du lac de Galilée jusqu’à la capitale de l’empire romain, en passant par Jérusalem et Antioche... Une coproduction KTO/BEL AIR MEDIA 2023 - Réalisée par Jérémie Cuvillier

  • Les saints apôtres Pierre et Paul (29 juin)

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    El-Greco-St.-Paul-and-St.-Peter.JPGLe mercredi 29 juin 2005, Benoît XVI a consacré sa catéchèse aux apôtres Pierre et Paul :

    Chers frères et soeurs,

    La fête des saints Apôtres Pierre et Paul est à la fois une commémoration reconnaissante des grands témoins de Jésus Christ et une confession solennelle en faveur de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique. C'est tout d'abord une fête de la catholicité. Le signe de la Pentecôte - la nouvelle communauté qui parle dans toutes les langues et qui unit tous les peuples en un unique peuple, en une famille de Dieu - ce signe est devenu réalité. Notre assemblée liturgique, au sein de laquelle sont réunis des Evêques provenant de toutes les parties du monde, des personnes de multiples cultures et nations, est une image de la famille de l'Eglise présente sur toute la terre. Des étrangers sont devenus des amis; au-delà de toutes les frontières, nous nous reconnaissons comme des frères. Ainsi est menée à bien la mission de saint Paul, qui savait "être un officiant du Christ Jésus auprès des païens, ministre de l'Evangile de Dieu , afin que les païens deviennent une offrande agréable, sanctifiée dans l'Esprit Saint" (Rm 15, 16). Le but de la mission est une humanité devenue elle-même une glorification vivante de Dieu, le culte véritable que Dieu attend:  tel est le sens le plus profond de la catholicité - une catholicité qui nous a déjà été donnée et vers laquelle nous devons toutefois toujours nous acheminer. La Catholicité n'exprime pas qu'une dimension horizontale, le rassemblement de nombreuses personnes dans l'unité; elle exprime également une dimension verticale:  ce n'est qu'en tournant le regard vers Dieu, seulement en s'ouvrant à Lui que nous pouvons devenir vraiment une seule chose. Comme Paul, Pierre vint lui aussi à Rome, dans la ville qui était le lieu de convergence de tous les peuples et qui, précisément pour cette raison, pouvait devenir avant toute autre l'expression de l'universalité de l'Evangile. En entreprenant le voyage de Jérusalem à Rome, il savait assurément qu'il était guidé par les voix des prophètes, par la foi et par la prière d'Israël. En effet, la mission vers le monde entier fait également partie de l'annonce de l'Ancienne Alliance:  le peuple d'Israël était destiné à être une lumière pour les nations. Le grand Psaume de la Passion, le psaume 21, dont le premier verset est:  "Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné?". Jésus a prononcé ce psaume sur la croix, il se terminait par la vision suivante:  "Tous les lointains de la terre se souviendront et reviendront vers Yahvé; toutes les familles des nations se prosterneront devant lui" (Ps 21, 28). Quand Pierre et Paul vinrent à Rome le Seigneur, qui avait commencé ce psaume sur la croix, était ressuscité; cette victoire de Dieu devait à présent être annoncée à tous les peuples, accomplissant ainsi la promesse avec laquelle le Psaume se concluait.

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  • Solennité des saints Pierre et Paul : des hommes de miséricorde

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    paul-pierre-lippi.jpgC'est ainsi que, dans un de ses sermons, saint Bernard de Clairvaux (12e siècle) qualifie les Apôtres Pierre et Paul.

    "C'est avec raison, mes frères, que l'Église, notre mère, applique aux saints apôtres ces paroles du Sage : « Ce sont des hommes de miséricorde, dont les justices ne tombent point dans l'oubli, les biens qu'ils ont laissés à leur postérité, y subsistent toujours (Eccli. XIV, 10 et 11). » Oui, on peut bien les appeler des hommes de miséricorde, tant parce qu'ils ont obtenu miséricorde pour eux-mêmes, que parce qu'ils sont pleins de miséricorde, ou que c'est dans sa miséricorde que Dieu nous les a donnés.

    illustration : Filippino Lippi (XVe s.) : Paul rendant visite à Pierre en prison

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  • « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés »

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    D'Evangile au Quotidien (26 juin) :

    Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650)

    moine au Mont Sinaï

    L'Échelle sainte — Wikipédia

    L’Échelle sainte, 10e degré: 8,10-11,12,13,18 (Coll. SO n° 24, trad. P. Deseille, éd. Bellefontaine, 1978; p. 139-140; rev.)

    « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés »

    N’aie pas de fausse honte devant celui qui te dit du mal de son prochain, mais réponds-lui plutôt : « Arrête, frère ! Je tombe moi-même chaque jour dans des fautes plus graves ; dès lors, comment pourrais-je condamner celui-ci ? » Tu obtiendras ainsi un double profit : avec un unique remède, tu te guériras toi-même et tu guériras ton prochain. C’est là un des raccourcis qui conduisent au pardon des péchés, je veux dire de ne pas juger, si cette parole est vraie : « Ne jugez pas ; et vous ne serez pas jugés » (Lc 6,37). (…) Quand tu verrais quelqu’un commettre le péché à l’instant de sa mort, même alors ne le juge pas, car le jugement de Dieu est impénétrable pour l’homme. Certains ont commis de grandes fautes à la vue de tous, mais ils ont accompli en secret de plus grand actes de vertu. Ainsi leurs détracteurs se sont-ils trompés en ne s’attachant qu’à la fumée sans voir le soleil. Écoutez-moi, écoutez, vous tous, censeurs pleins de malice des actions d’autrui ! Si cette parole est vrai ‒ et elle l’est certainement ‒ : « Du jugement dont vous jugez on vous jugera » (Mt 7,2), alors tout péché, soit de l’âme, soit du corps, dont nous accuserons notre prochain, nous y tomberons nous-mêmes. La chose est sûre. Des censeurs hâtifs et sévères de leur prochain tombent dans cette passion parce qu’ils ne gardent pas parfaitement le souvenir et le souci constant de leurs propres péchés. En effet, si quelqu’un, débarrassé du voile de l’amour de lui-même, voyait exactement ses propres maux, il ne pourrait plus se soucier d’autre chose sa vie durant ; il estimerait que tout le temps qui lui reste ne lui suffirait pas pour s’affliger sur lui-même, vivrait-il cent ans et verrait-il toutes les eaux du Jourdain couler de ses yeux en torrents de larmes. (…) Juger les autres, c’est ne pas avoir honte d’usurper une prérogative divine ; les condamner, c’est ruiner notre propre âme.

  • Un synode sans queue ni tête

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso (traduction de Diakonos.be) :

    Bonne conversation ! Dans un synode sans queue ni tête

    Il y a un abîme entre la sublime « Conversation sacrée » peinte par Piero della Francesca en 1472 (voir ci-dessus) et la « conversation dans l’Esprit » qui est le nouvel mot d’ordre du synode sur la synodalité.

    Autant la première est limpide, avec des anges et des saints en dialogue spirituel avec le Fils de Dieu sur les genoux de Marie, autant la seconde est vague.

    La formule « conversation dans l’Esprit » a été lancée comme fil conducteur de la prochaine session plénière du synode, programmée en octobre, par les deux cardinaux qui en dirigent le déroulement, le maltais Mario Grech et le luxembourgeois Jean-Claude Hollerich.

    Dans l’ « Instrumentum laboris » qui servira de trame aux assises, et qui a été rendu public le 20 juin, la formule apparaît à plusieurs reprises. Et dans la conférence de presse de présentation elle a même été identifiée comme le « modus operandi » du synode lui-même.
    Ce « modus operandi » se compose de trois étapes fondamentales.

    « La première – peut-on lire dans l’ ‘Instrumentum laboris’ – est consacrée à la prise de parole de chacun et chacune, à partir de sa propre expérience personnelle relue dans la prière pendant le temps de préparation. Les autres écoutent en silence sans entrer dans des débats ou des discussions en sachant que chaque personne a une contribution précieuse à apporter ».
    Dans la seconde étape, « à nouveau, chaque membre du groupe prend la parole : non pas pour réagir et contrer ce qui a été entendu, en réaffirmant sa propre position, mais pour exprimer ce qui, au cours de l’écoute, l’a touché(e) le plus profondément et ce par quoi il ou elle se sent le plus interpellé(e) ».

    La troisième « consiste à identifier les points clés qui ont émergé et à dégager un consensus concernant les fruits du travail commun, que chacun considère comme fidèle au processus et dans lequel il ou elle peut donc se sentir représenté ». Le tout « toujours dans un climat de prière » et prêtant « attention aux voix marginales et prophétiques », dans la certitude que « l’Esprit, maître de l’harmonie, aidera à passer de la cacophonie à la symphonie ».

    En conférence de presse, à la question de savoir si cela pourrait correspondre à une mutation de la doctrine catholique sur « les divorcés remariés, les personnes en mariage polygame ou les personnes LGBTQ+ », expressément citées dans l’ « Instrumentum laboris », Grech et Hollerich n’ont répondu ni oui ni non.

    En effet, on ne dit rien sur les critères censés présider à l’évaluation des opinions exprimées. On renvoie simplement à l’Esprit Saint. On a fait coïncider la « modalité de gestion des processus décisionnels et de construction du consensus » avec la « conversation dans l’Esprit », qui suffit à elle seule – dit-on – pour « favoriser un exercice de l’autorité approprié à une Église synodale ».
    Si vraiment le besoin se faisait sentir d’un nouveau rôle auxiliaire, c’est celui du « facilitateur », décrit comme suit dans l’ « Instrumentum laboris » :

    « Compte tenu de l’importance de la conversation dans l’Esprit pour animer le vécu de l’Église synodale, la formation à cette méthode, et en particulier l’enjeu d’avoir des personnes capables d’accompagner les communautés dans cette pratique, est perçue comme une priorité à tous les niveaux de la vie ecclésiale et pour tous les baptisés ».

    Cette fonction de « facilitateur » – toujours selon l’ « Instrumentum laboris » – est la nouvelle fonction à laquelle devraient être formés « les évêques, les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et tous ceux qui exercent un ministère », dans le but de « renouveler les modalités d’exercice de l’autorité et les processus de décision dans une approche synodale, et pour apprendre à accompagner dans l’Esprit le discernement et le dialogue communautaires ».

    Bien entendu, parmi les nombreuses questions que l’ « Instrumentum laboris » confie aux Pères synodaux figure également la suivante :

    « Comment la conversation dans l’Esprit, qui ouvre le dynamisme du discernement en commun, peut-elle contribuer au renouvellement des processus de décision dans l’Église ? Comment peut-elle être « institutionnalisée » et devenir une pratique ordinaire ? Quels sont les changements à apporter au droit canonique ? ».

    Mais, intentionnellement, aucune hypothèse concrète de réforme à discuter n’a été prévue à l’avance. « L’ ‘Instrumentum laboris’ ne donne pas de réponses, il ne fait que poser des questions », a déclaré le cardinal Hollerich. « Nous n’avons pas d’agenda écrit à l’avance ».
    Et le cardinal Grech : « On ne donne aucune systématisation théorique préalable de la synodalité qui est le thème du synode. La synodalité sera une expérience, sur laquelle nous nous interrogerons ».
    Ce synode sur la synodalité est en cours depuis 2021 à des niveaux divers, local, national, continental, et se poursuivra avec les deux sessions plénières d’octobre 2023 et d’octobre 2024. Sans qu’on y vote aucune proposition contraignante, puisque ce sera le Pape seul, à la fin de tout, qui tirera les décisions qu’il voudra.

    Mais ce synode aura-t-il vraiment une fin ? À en voir la manière dont le Pape François l’a piloté jusqu’ici, et tant qu’il sera pape, il est permis d’en douter. Ce qui intéresse le plus le Pape François c’est surtout une chose : mettre en branle des « processus ». D’une durée indéterminée. Peu lui importe s’ils sont confondants et confus, parce que l’Esprit Saint saura, lui, où conduire l’Église, par exemple – peut-on lire dans l’ « Instrumentum laboris » – sur le « niveau d’autorité doctrinale » qui pourra être attribué aux conférences épiscopales d’un continent, et par conséquent à la faculté du pape d’y consentir ou pas.

    Dans le dernier cahier de « La Civiltà Cattolica », la revue des jésuites de Rome imprimée sous contrôle préalable des autorités vaticanes, on trouve un article d’un jésuite de l’Université de Louvain, Jos Moons, qui dit tout dès le titre : « Papa Francesco, lo Spirito Santo e la sinodalità. Verso una riconfigurazione pneumatologica della Chiesa ».

    La très vague « conversation dans l’Esprit » décrite dans l’ « Instrumentum laboris » est la mise en pratique de cette « reconfiguration ». Dans laquelle on peut mettre un peu de tout, dans un triomphe de la liberté d’opinion avec une révérence ostentatoire à l’Esprit qui « souffle où il veut ».

  • Les évêques canadiens rappellent le droit d’avoir des convictions religieuses et morales distinctives, même lorsqu’elles remettent en cause les idées dominantes

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    De Vatican News :

    Au Canada, une lettre pastorale pour défendre la liberté religieuse

    Dans un Canada de plus en plus sécularisé, la Conférence des évêques catholiques du Canada publie une lettre pastorale sur la liberté de religion et la liberté de conscience dans le pays. Intitulé «Vivre en catholiques sur la place publique», le document, constitué de 21 points, rappelle que la liberté de religion constitue le fondement d’une démocratie.

    «Au Canada, la liberté de religion et de conscience, avec les autres libertés fondamentales incluses à l’article 2 de la Charte canadienne des droits et libertés, constitue le fondement de notre société démocratique et reflète notre vie commune en tant qu’êtres humains porteurs de l’image et de la ressemblance de Dieu», rappelle la Commission épiscopale pour la justice et la paix de la Conférence des évêques du Canada (CECC) dans sa lettre pastorale publiée le 22 juin, à l’occasion de la mémoire de saint Thomas More.

    Longue de huit pages, cette lettre pastorale revient d’abord sur l’importance de préserver la liberté de religion de chacun dans la société canadienne. «La liberté de religion et la liberté de conscience sont des libertés connexes qui nous permettent de vivre pleinement tels que nous sommes, tels que nous sommes appelés à être», rappellent les évêques canadiens.

    «Un postulat postmoderne répandu et erroné voudrait qu’on puisse sacrifier la liberté de religion ou de conscience au profit d’une liberté d’expression ou d’association plus large», écrivent-ils également, dans un pays où selon le recensement de 2019, 19,3 millions de personnes ont déclaré être chrétiens, soit 53,3% de la population. Des chiffres en baisse ces dernières décennies, en 2011, 67,3% des Canadiens se déclaraient chrétiens. «L’idée d’éroder ainsi la défense de la liberté religieuse est un symptôme d’amnésie, un oubli de ce que nous sommes en tant qu’êtres humains, de nos désirs les plus profonds et de notre véritable dignité», note la lettre pastorale.

    Liberté religieuse et État

    Toujours selon l’article 2 de la Charte canadienne des droits et des libertés, l’État a obligation de défendre les libertés fondamentales de chacun. Mais selon la CECC, ce droit est régulièrement bafoué. «À tous les échelons, ces institutions imposent de plus en plus souvent non pas une laïcité ‘’ouverte’’, telle que définie par le philosophe catholique Charles Taylor, où l’État est véritablement neutre et fait place à toutes les formes de croyances exprimées pacifiquement, mais plutôt une laïcité « fermée » qui ne veut pas accommoder les différentes croyances ou qui ne permet à peine – voire pas du tout – la manifestation publique de ces croyance», dénoncent les prélats, s’inquiétant par exemple de la fermeture d’écoles ou d’hôpitaux catholiques.

    Les évêques canadiens notent aussi que dans une démocratie pluraliste «l’accueil de la diversité suppose qu’on reconnaisse le droit de défendre des positions théologiques et morales précises, même lorsqu’elles remettent en cause les normes qui prédominent à notre époque». Chacun doit pouvoir défendre ses convictions sans violences et de manière authentique. «En tant que catholiques, notre foi nous appelle à défendre sur la place publique ce que nous croyons être vrai», lit-on

    Par ailleurs, avertit la CECC, sans une solide liberté de religion, les autres libertés fondamentales peuvent être remises en question.

    En conclusion de cette lettre pastorale, les évêques canadiens invitent, comme Pierre, à rendre explicitement compte de la foi.