Source : http://www.radiovaticana.org/FR1/Articolo.asp?c=612587
Vatileaks : la justice vaticane annonce un procès contre deux prévenus
Deux employés du Vatican : Paolo Gabriele, ancien majordome du Pape et Claudio Sciarpelletti, informaticien de la Secrétairerie d’Etat, sont renvoyés devant le Tribunal de l’Etat de la Cité du Vatican, dans le cadre de la fuite de documents confidentiels en provenance de l’appartement pontifical.
La décision du Juge d’instruction du Vatican, Piero Bonnet a été rendue publique, ce lundi à la mi-journée. Les résultats de la phase d’instruction : la sentence du Juge et le réquisitoire du procureur Nicola Picardi, ont été présentés par le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi. Le texte révèle donc l’existence d’un deuxième prévenu lui aussi arrêté pendant une nuit à la fin du mois de mai. Ils seront tous deux jugés par la justice vaticane : Paolo Gabriele pour vol aggravé et Claudio Sciarpelletti pour recel.
Paolo Gabriele avait été arrêté le 23 mai dernier. De nombreux documents avaient été retrouvés à son domicile. Il a avoué s’être emparé de documents appartenant au Saint-Siège, les avoir photocopiés et en avoir remis une copie au journaliste italien Gianluigi Nuzzi. Il affirme avoir agi seul pour rendre service au Pape et n’avoir reçu aucune somme d’argent en échange.
Quant à Claudio Sciarpelletti, une enveloppe destinée à Paolo Gabriele a été retrouvée dans son bureau. Mais les enquêteurs n’ont pas pu établir de preuve concluante sur sa complicité active dans cette affaire. Mais ils ont constaté des incohérences et des contraditions lors des interrogatoires.
Cette sentence clôt provisoirement l’instruction. Dans le réquisitoire du promoteur de Justice apparaissent d’autres personnages qui pourraient être impliquées et dont l’identité n’est pas révélée. Ils pourraient faire l’objet d’enquêtes ultérieures. Le travail continue.
La sentence indique que l’ancien majordome a été soumis à une expertise psychiatrique et déclaré inculpable. Elle révèle par ailleurs qu’un chèque de 100 000 euros a été retrouvé à son domicile ainsi qu’une copie précieuse de l’Énéide.Enfin on apprend qu'il s'agira d'un procès pénal devant trois juges. La date du procès ne sera pas connue avant le 20 septembre.
(…) Une série télévisée, « Inquisitio », diffusée cet été sur une chaîne de service public condense ainsi sur l’Inquisition tous les stéréotypes, les plus abominables que l’on puisse imaginer. Tous les clichés sont réunis pour rendre détestable cette institution devenue synonyme de tribunal arbitraire et violent des âmes. Or, il faut toujours soupçonner dans les opinions trop unanimes dans la curée quelque intention maligne empruntée plus à la légende fabuleuse qu’à l’histoire réelle. Reconnaissons que la série « Inquisitio » fait encore plus fort dans la démesure, et plus extravagant. Les personnages, véritables caricatures répugnantes -physiquement et plus encore dans leurs comportements- sont en tous points invraisemblables : borgne, haineux, dépourvus de bon sens et d’humanité, immodérés dans leurs expressions et leurs sentiments, névrosés, luxurieux en diable, furieux et prodigieusement superstitieux, monstrueusement cruels, dépravés etc. Que reste-t-il de vraiment religieux, chrétien, dans ces clercs exaltés en proie au délire du fanatisme ? L’Église eût été vite désertée et ruinée si elle n’avait présenté que de tels types de personnages psychopathes et frénétiques. À l’inverse, les non-catholiques de la série sont doux, gracieux, séduisants, en un mot aimables : une caricature manichéenne flagrante et insoutenable. Il y a, n’en doutons pas, une intention perverse derrière le tableau qui nous est offert de l’Inquisition : nous faire réprouver ce tribunal afin de douter aussi de l’Église qui le créa. Mais qu’était donc exactement l’inquisition ? (…)