Alors que La Croix (ICI), pour rectifier Onfray, va chercher un « spécialiste » (un dénommé Chapoutot) qui dit des âneries aussi énormes que celles ... d’Onfray en affirmant notamment que Pie XII était pro-nazi, de nouveaux documents mettent en évidence la véritable attitude de Pie XII face au nazisme :
Une étude d'un jésuite américain fait état notamment d'un mémorandum écrit par le futur Pape, montrant son antipathie profonde pour le régime nazi (source)
Depuis quelques jours, la presse américaine fait grand bruit autour de documents nouveaux montrant que le cardinal Pacelli, secrétaire d'État du Pape Pie XI et futur Pie XII, avait exprimé clairement dans des propos privés, dans les années 1937- 1938 son opposition déterminée au nazisme. Ces documents ont été retrouvés par le P. Charles Gallagher, jeune jésuite, historien américain, professeur à l'université de Saint Louis (Missouri).
Son étude, parue dans la prestigieuse revue jésuite America (n° 5 du 1er septembre), résume trois documents :
- Un rapport datant de 1939, dont l'auteur, Alfred Klieforth, avait été consul général des États-Unis à Berlin dans les années 1920. Il y avait eu avec le nonce Pacelli en 1937 un entretien de trois heures sur la « situation en Allemagne », qui lui avait laissé l'impression suivante : « Il s'oppose unilatéralement à tout compromis avec le national-socialisme. Il considère Hitler [...] comme un être fondamentalement méchant. Il ne croit pas Hitler capable de modération, en dépit des apparences, et il soutient totalement les évêques allemands dans leur attitude antinazie. » ?
- Un mémorandum transmis par Joseph Kennedy, père du futur président, ambassadeur des États-Unis à Londres en 1938, à James Roosevelt, fils du président des États-Unis. Le secrétaire d'État Pacelli lui avait remis un rapport pour exprimer « ses vues personnelles qui, naturellement ne peuvent refléter une information positive venant des cercles officiels », à l'intention de « votre ami », c'est-àdire du président Roosevelt. ?
- Un troisième document se réfère à un rapport ultérieur de Kennedy sur ses rencontres avec le Pape, en mars 1939, juste après le couronnement de ce dernier. Il y exprime l'avis que le nouveau Pape « a un préjugé inconscient venant de sa certitude que le nazisme et le fascisme sont pro-païens, et, en tant que tels, coupent les racines de la religion ».
Le témoignage le plus direct est évidemment le mémorandum d'avril 1938, rédigé par le cardinal Pacelli en personne. II répond à l'enquête dont Kennedy a été chargé sur les bruits qui courent concernant l'attitude de l'Église envers les « nouveaux gouvernants en Autriche », c'est-à-dire les nazis après l'annexion du pays au Reich, et sur « la possibilité d'un accord à cet égard entre le Saint-Siège et le gouvernement nazi ». Dans sa réponse, après avoir rappelé le désaveu catégorique par le Saint- Siège d'une déclaration des évêques autrichiens, et les violations incessantes du Concordat par le Reich, le cardinal Pacelli ajoute : « Même maintenant, je suis sûr que le Saint-Siège sera toujours disposé à accepter et à négocier loyalement avec toute autorité politique quelle qu'elle soit, mais avant qu'une véritable entente soit réalisée, il faut au moins le commencement de l'évidence de la bonne foi de l'autre partie ; évidence qui, dans le cas présent, fait complètement défaut, ce qui met hors de question la possibilité d'un accord entre les deux pouvoirs. »
Beaucoup d'éléments restent à trouver dans les fonds d'archives
Vient alors une allusion encore mystérieuse : « Je pense qu'il sera très utile que vous communiquiez à votre Ami des vues qui sont miennes. À mon jugement personnel, il n'y a pas de meilleure occasion que celle-ci pour pousser de l'avant le plan auquel nous avons pensé en Amérique et que je sais être parmi vos objectifs. Il amènerait le monde à penser à la nécessité toujours grandissante dans les situations troublées actuelles, d'entrer en contact avec les Pouvoirs Moraux Suprêmes de ce monde, qui semblent impuissants et solitaires dans leur lutte quotidienne contre toutes les sortes d'excès politiques, allant du bolchevisme aux néo-païens parmi les jeunes générations « aryennes ». Je pense que le plan envisagé accroîtrait le prestige du gouvernement américain, qui apparaîtrait seulement préoccupé d'utiliser tous les moyens pour assurer la paix de tous les peuples. »
Ces trouvailles du P. Gallagher montrent une fois de plus que beaucoup d'éléments sur la papauté dans les années 1920-1940 restent à trouver dans les fonds d'archives étrangers. Son interprétation, qui insiste sur le recours de Pacelli à la diplomatie secrète et personnelle contre le régime nazi, laisse de côté toute interrogation sur le mystérieux « plan », dont il s'était entretenu avec Joseph Kennedy l'année précédente, lors de son voyage triomphal aux États-Unis. Peut-être s'agit-il d'un appel de Roosevelt à l'intervention du Saint-Siège pour promouvoir la paix mondiale. Auparavant, il rappelle les conditions du Saint-Siège à un accord éventuel, sous-entendu avec le Reich. Rien de nouveau d'ailleurs, sinon qu'il s'adresse à un interlocuteur, Joseph Kennedy, dont les amitiés nazies ne sont déjà pas un mystère. Le personnage en son temps n'avait d'autre crédit que d'avoir contribué au financement de la campagne du président. Mais, dès 1938, se réputation de partisan de « l'apaisement » avec le Reich était bien établie. Comment le cardinal Pacelli avait-il accepté de montrer tant de confiance à ce personnage ? Aux historiens américains de le dire.



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