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Culture - Page 79

  • L'infinie richesse qu'offre l'altérité des sexes

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    “La différence des sexes n’est pas une malédiction, une faiblesse, mais un tremplin et une richesse”

    "Le grand reporter au Figaro, Eugénie Bastié, était invitée à prononcer une communication à l'Académie des sciences morales et politiques, ce lundi 12 décembre. Contre les théoriciens de la déconstruction, elle défend l'infinie richesse qu'offre l'altérité des sexes." (Figaro Vox)

    Extraits figurant sur le site du Salon Beige :

    C’est par une citation de Chesterton que je voudrais ouvrir cette communication. Dans son recueil Hérétiques, il écrit que, demain,

    « on allumera des feux pour attester que deux et deux font quatre. On tirera l’épée pour prouver que les feuilles sont vertes en été. (…) Nous combattrons pour des prodiges visibles comme s’ils étaient invisibles. »

    À vous parler aujourd’hui de « sauver la différence des sexes », je me fais l’effet de tirer l’épée pour prouver que les feuilles sont vertes en été. Nous en sommes pourtant là. À l’heure de l’émoji « homme enceint », du dégenrage des barbecues, et du trans comme nouvelle figure iconique de la révolution planétaire, il semble qu’il faille en effet tirer sinon l’épée, du moins la plume, pour défendre ce prodige visible comme s’il était invisible qu’est la différence des sexes.

    Aux États-Unis, en Angleterre, et même dans notre pays, des hommes et des femmes sont chassés des universités, voient leurs conférences annulées, et parfois même, c’est arrivé, leurs livres brûlés, parce qu’ils ont osé affirmer qu’il n’existait que deux sexes et qu’on ne pouvait pas passer de l’un à l’autre comme on changerait de chemise. Je n’exagère pas.

    À Moscou, Pékin, Bamako ou Delhi, dans la partie non occidentale du monde on pense certainement bien différemment. Depuis toujours, l’humanité cherche à construire à partir de ce donné biologique brut qu’est la différence des sexes. Nous sommes la première civilisation qui veut la déconstruire.

    Pourquoi est-ce grave ? Pourquoi ai-je choisi d’aborder ce sujet avec vous aujourd’hui ? La première raison est épidermique. Il m’est insupportable de voir un mensonge aussi énorme – il n’y a pas deux sexes – prospérer dans le débat public. Il faut noter ce paradoxe de notre temps : alors même qu’on proclame le culte de la science, la chasse aux obscurantismes, la lutte contre les fausses nouvelles, on accepte comme un fait non susceptible de débat l’idée que le sexe serait une pure construction sociale.

    La seconde raison est plus profonde, presque métaphysique. La différence des sexes est, avec la maladie, le vieillissement et la mort, l’une des marques de notre finitude. En s’attaquant à cette frontière, les déconstructeurs révoquent l’inexpugnable part d’animalité de notre condition humaine. De plus, contrairement à la maladie, au vieillissement et la mort, limites aussi combattues par les modernes, la différence des sexes n’est pas une malédiction, une faiblesse, mais un tremplin et une richesse.

    Les défenseurs de la déconstruction accusent de « panique morale » ceux qui osent dénoncer l’indifférenciation des sexes. Leur raisonnement emprunte à la logique du chaudron de Freud. A a emprunté à B un chaudron et lui rend avec un grand trou. Voici sa défense : « Premièrement je ne t’ai absolument pas emprunté de chaudron; deuxièmement le chaudron avait déjà un trou lorsque je l’ai reçu ; troisièmement je t’ai rendu le chaudron intact ». Premièrement, la différence des sexes n’existe pas, deuxièmement elle n’est pas du tout menacée, troisièmement ce n’est pas grave si elle est menacée, car sa destruction serait un bienfait pour l’humanité. Eh bien, laissez-moi répondre en trois parties à cet argumentaire : 1. La différence des sexes existe ; 2. Oui, elle est menacée ; 3. Il nous faut la défendre. […]

    Mais venons-en à la différence essentielle, la maternité. Celle que les féministes ne veulent plus voir, car elles se font les syndicalistes d’un sujet, la femme, qu’elles vident de sa substance. La femme engendre dans son propre corps, l’homme engendre dans le corps d’autrui . De cette différence naissent toutes les autres. Mater certa est, la mère est toujours sûre, dit le droit romain. Pater est semper incertus, mais le père lui, ne l’est pas. Pater is est quem nuptiæ demonstrant Le père est celui que les noces démontrent. Le mariage fabrique des pères. La femme est reléguée au privé, où elle peut être surveillée pour que l’on soit sûr qu’elle ne soit pas fécondée par un autre. […]

    Parlons de cette révolution. Elle a été progressive. Mais le moment décisif, est, il me semble, le contrôle de la procréation par les femmes, rendu possible dans les années 1960 par la contraception et l’avortement. Cela change tout. La pierre angulaire du patriarcat tombe. Il n’existe plus. D’où sans doute, l’attachement presque religieux qui entoure le droit à l’avortement dans nos démocraties. Il est au patriarcat ce que la souveraineté populaire fut à la monarchie : le point de bascule dans un nouveau régime. L’hégémonie masculine était universelle, elle ne l’est plus aujourd’hui en Occident. L’Ancien régime de la domination a été renversé. Mais ce qui est curieux, c’est que près de cinquante ans après la révolution, le discours progressiste dominant consiste à affirmer quelle n’a jamais eu lieu, et que tout reste à faire. C’est d’ailleurs à cela qu’on reconnaît une idéologie : à son vœu de perpétuelle table rase. […]

  • Ni mère ni déesse : même le chant grégorien est contre la nouvelle idolâtrie de la terre

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, traduction française de Diakonos.be :

    Ni mère ni déesse. Même le chant grégorien est contre la nouvelle idolâtrie de la terre

    (S.M.) Plus encore en ce temps de l’Avent, la grande liturgie de l’Église catholique est littéralement aux antipodes de la nouvelle religion de la nature à la mode, avec la terre comme déesse mère.

    Que les cieux « pleuvent le Juste » et la terre « s’ouvre et germe le Sauveur ». Voilà ce que l’Église chante et espère, comme elle le fera dans quelques jours dans l’admirable introït grégorien « Rorate caeli » du quatrième dimanche de l’Avent. La nature et l’homme ne trouvent d’autre raison ultime qu’en Dieu leur créateur et Sauveur.

    Le chant grégorien est l’expression parfaite de cette vision biblique et chrétienne de la terre. Et c’est ce qu’explique dans ce dossier de Settimo Cielo le maître Fulvio Rampi, grand expert passionné de ce chant séculaire qui ne fait qu’un avec la liturgie catholique, une liturgie dont l’actuel obscurcissement est en grande partie dû précisément à l’impardonnable abandon du grégorien.

    Maître Rampi enseigne la pré-polyphonie au Conservatoire de Turin et dirige les « Cantori Gregoriani » et le « Coro Sicardo » de Crémone où il a également été maître de chapelle de la cathédrale. C’est l’un des plus grands grégorianistes au monde, il est l’auteur d’ouvrages importants et a dirigé et enregistré une quantité considérable de chants, on peut suivre ses cours sur son site web personnel, en italien et en anglais.

    Bonne lecture et bonne écoute des huit pièces musicales insérées dans le texte !

    *

    L’écologie selon le chant grégorien

    de Fulvio Rampi

    Ce qui identifie chaque chant grégorien – ce « son de la Parole » que l’Église latine a défini comme étant son chant propre – c’est avant tout sa position à un moment précis de la célébration, qui est à son tour nécessairement et intimement connoté sur le plan esthétique par des textes propres et par un caractère stylistico-formel bien spécifique.

    À cela s’ajoute la dimension diachronique, tout aussi essentielle, c’est-à-dire l’appartenance à un temps célébratif qui situe chaque pièce dans la vie d’un parcours christologique rythmé par l’année liturgique.

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  • Bernanos, lueurs d’espoir et vertu d’espérance

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    « Heureusement, l’espérance » deux mots laissés par le père du réalisateur Yves Bernanos, sur un bout de papier, retrouvé quelques semaines après sa mort. Comment faire exister et transmettre l’espérance, dans un monde où elle semble s’être retirée ? Cette question est au centre de la vie et de l’oeuvre de de ce grand-père écrivain Georges Bernanos. Véritable quête, ce documentaire s’incarnera à travers les souvenirs biographiques de son père qui fut le témoin direct mais aussi, à son tour, le passeur de cette espérance. Une histoire de famille diffusée par KTO :

    Une coproduction Crescendo Media Films/KTO 2022 - Réalisée par Yves Bernanos

  • Une encyclique condamnant la théorie du genre s'impose d'urgence

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    De Mgr Willem Jacobus Eijk, cardinal et archevêque d'Utrecht, sur la Nuova Bussola Quotidiana:

    Une encyclique condamnant le genre s'impose d'urgence

    12-12-2022

    La théorie du genre contredit gravement la nature de l'homme et a de graves implications pour la proclamation des fondements de la foi chrétienne en sapant le rôle du père, de la mère, du mariage et de la relation entre les enfants et les parents. De nombreux fidèles et évêques estiment qu'il est urgent de rédiger un document exposant la vision de l'Église catholique.

    Le terme "genre" fait référence aux deux catégories, mâle et femelle, dans lesquelles les humains et la plupart des êtres vivants sont divisés sur la base de différences anatomiques et physiologiques dans les organes reproducteurs et les caractéristiques sexuelles secondaires. Le terme "genre" a été introduit dans les années 1950. Il s'agit principalement des rôles sociaux des hommes et des femmes. L'idée est que dans le passé, le rôle (le genre) des hommes et des femmes était imposé par la société. Dans la société occidentale actuelle, avec son hyper-individualisme et l'éthique autonome qui lui est associée, on suppose que l'individu n'accepte pas un rôle imposé par la société, mais choisit son propre genre.

    Ce rôle que l'individu se choisit est appelé identité de genre. L'individu peut choisir un genre indépendamment de son sexe biologique. En fonction de son orientation ou de ses préférences sexuelles, l'individu peut décider d'être hétérosexuel, homosexuel, lesbien, transgenre ou non binaire. Non-binaire signifie qu'une personne ne veut pas encore être un homme ou une femme. Un transsexuel est une personne qui est convaincue que son identité de genre ne coïncide pas avec son sexe biologique. Par exemple, un homme peut avoir l'impression d'être une femme, alors que biologiquement il est un homme, ou vice versa. Lorsqu'une personne est malheureuse et se débat avec son sexe biologique pour cette raison, on parle de dysphorie de genre.

    Une personne transgenre est un transsexuel qui a l'intention de changer son sexe biologique pour celui correspondant à son identité de genre ou qui l'a déjà fait grâce à des traitements médicaux et des procédures chirurgicales. Parallèlement à la théorie du genre, il existe la théorie dite "queer", selon laquelle il n'existe pas d'identités de genre fixes, mais des frontières fluides entre elles. Par exemple, il y a des jeunes qui ont parfois des relations avec une personne du même sexe et d'autres fois avec une personne du sexe opposé, selon les sentiments et l'humeur du moment.

    Les organisations internationales, telles que les Nations Unies, encouragent la mise en œuvre de la théorie du genre au niveau mondial dans les entreprises, les organisations gouvernementales et les établissements de santé. Ils le font également par le biais de programmes éducatifs qui encouragent les enfants et les jeunes, dès l'école primaire, à réfléchir à l'identité de genre qu'ils souhaitent choisir ou qui les attire.

    Chez les enfants qui ne sont pas sûrs de vouloir devenir transgenres, l'administration d'un agent hormonal, la tryptoréline, peut ralentir le début du développement pubertaire dans le but de donner à l'enfant le temps de réfléchir à cette question. Tout d'abord, cette hormone peut provoquer des effets secondaires graves. En outre, il convient de rappeler que les adolescents et les jeunes gens doutent souvent de leur identité sexuelle pendant un certain temps. Cependant, dans la plupart des cas, la dysphorie de genre passe sans problème. En outre, de nombreuses personnes transgenres se repentent après avoir changé de sexe biologique. Cependant, surtout après un changement chirurgical du sexe biologique, il n'y a pas de retour en arrière possible.

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  • Déclin du religieux au Canada

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    De sur L'Actualité :

    Les Québécois peu portés sur le religieux, les Canadiens un peu plus

    Un sondage EKOS jette un éclairage supplémentaire sur les résultats du recensement qui concernent la vie religieuse au Canada. Sans surprise, c’est au Québec que Dieu obtient le moins de faveur.

    La maison de sondage EKOS a tâché d’en savoir plus sur les habitudes religieuses des Canadiens dans ce nouveau contexte. À la question : « À quelle fréquence avez-vous assisté à une cérémonie religieuse dans les trois derniers mois ? », les deux tiers des sondés ont répondu « jamais », alors que seulement 19 % ont affirmé avoir assisté à un service plus d’une fois.

    C’est au Québec que la participation aux services religieux est à son plus bas. Trois répondants québécois sur quatre ont affirmé ne pas avoir participé à un service religieux, et seulement 10 % ont dit avoir fréquenté un lieu de culte plus d’une fois.

    Ailleurs au pays, c’est aussi une majorité qui affirme ne pas avoir eu d’activités religieuses durant le trimestre précédent. C’est en Alberta (61 %) et dans les provinces atlantiques (60 %) que ces majorités sont les plus faibles. Parmi ceux qui affirment y avoir assisté plus d’une fois, les proportions vont de 19 % en Colombie-Britannique à 34 % en Alberta.

    Le sondeur a aussi demandé à ses répondants leurs intentions de vote au niveau fédéral (faible avance du Parti conservateur sur le Parti libéral, lisez les détails ici). Nous pouvons donc ventiler les résultats des mœurs religieuses selon les orientations politiques des répondants.

    Parmi les électeurs du NPD, 81 % n’ont pas participé à des services religieux au cours des trois derniers mois. Chez les électeurs libéraux, cette proportion est de 71 %, alors que parmi les électeurs conservateurs, près de six électeurs sur dix (57 %) n’ont pas fréquenté les services religieux au cours de la même période. Notons que les chiffres pour les électeurs du Bloc québécois et du Parti vert sont inscrits sur le graphique à titre informatif seulement, car l’échantillon de chacun est faible (soit moins de 100 répondants, la marge d’erreur de ces résultats est donc élevée).

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  • Pourquoi les croyants se sentent dans un meilleur état psychologique dès qu'ils se mettent en prière

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    De Pierre-Hugues Dubois sur RCF.fr :

    Boris Cyrulnik : "L'être humain est un être de spiritualité"

    Boris Cyrulnik publie "Psychothérapie de Dieu", aux éditions Odile Jacob ©RCF

    Boris Cyrulnik publie "Psychothérapie de Dieu", aux éditions Odile Jacob ©RCF

    C'est au cours d'une discussion avec Élie Wiesel que Boris Cyrulnik a eu l'idée de "psychothérapiser" Dieu. "Il me dit 'quand Dieu voit ce qui se passe sur la terre, il souffre' ; et pour le taquiner je lui ai répondu : et bien si Dieu souffre il faut le prendre en psychothérapie", rapporte malicieusement Boris Cyrulnik.

    La fonction psychologique de la foi

    C'est avec sa casquette de psychologue que Boris Cyrulnik a voulu comprendre les mécanismes qui unissent les croyants au Dieu auquel ils croient. "Je pense qu'on a besoin de Dieu quand on se représente quelque chose qu'on ne peut pas percevoir, et qui pourtant nous angoisse", détaille le neuropsychiatre. "Alors, à ce moment-là arrive l'entité de Dieu qui nous protège, et Dieu a une fonction tranquillisante." Ainsi, les croyants se sentent dans un meilleur état psychologique dès qu'ils se mettent en prière.

    Dieu a une fonction tranquillisante 

    Au-delà de l'effet psychologique, il y a également un effet biologique. Boris Cyrulnik détaille l'expérience réalisée par des chercheurs, qui ont réalisé des électroencéphalogrammes de croyants en prière. "Dès qu'ils se mettent en prière, s'ils sont croyants, le rythme alpha qui est le rythme électrique du cerveau est modifié", détaille le scientifique. "C'est le signe d'un cerveau relaxé, et vigile en même temps."

    L'être humain est un être spirituel

    La quête spirituelle de l'être humain est permanente. "Je pense que l'être humain, quelle que soit sa religion, est un être de spiritualité", estime Boris Cyrulnik. "Tout être humain à la désir d'un accès à la spiritualité, parce qu'on est les seuls êtres vivants capables de se représenter quelque chose d'impossible à percevoir." 

    Pour lui, la religion pratiquée sera ensuite fonction de l'environnement culturel : "Selon notre contexte religieux, on donne à cette représentation le nom de Dieu, d'Allah, de grand manitou, peu importe ; mais c'est la même entité." Le scientifique prend l'exemple de l'Égypte : "Aujourd'hui en Égypte, vous avez beaucoup plus de chances de devenir musulman que bouddhiste, donc ça veut dire que la religion est une forme de culture ; alors que la spiritualité est une condition humaine puisqu'on est capable de se représenter."

  • De belles cartes de voeux bien inspirées pour Noël et le Nouvel An

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    Anne Junker est une remarquable dessinatrice; la fraîcheur de ses compositions est vraiment réjouissante. On ne peut qu'être séduit par l'art de cette jeune illustratrice très créative. Son art puise notamment son inspiration dans sa foi vive. Nous vous recommandons ses cartes de voeux pour les fêtes de Noël et de Nouvel An.

    cartes de voeux anne junker 2022 (2).jpg

    Le prix ? 

    La carte est au prix de 2.5€ l'unité, 20€ les 10 (et 35€ les 20...) + le prix de la livraison (en général : 3 timbres).
     
    Le format ? 
    Les cartes sont au format A6 4 faces pliées (épaisses : 300gr/m2) - de la même taille qu'une carte postale - et des enveloppes correspondantes à patte pointues sont également fournies.
     
    La livraison ? 
    Dès réception de votre commande, votre petit colis prendra son envol sous forme d'une grande enveloppe matelassée. Vous pouvez également venir chercher les cartes à notre domicile. J'enverrai évidemment toutes les cartes de voeux afin qu'elle vous parviennent le plus tôt possible avant les fêtes.
     
     
  • L'effondrement de la civilisation chrétienne serait-il inéluctable et souhaitable comme le prétend Chantal Delsol ?

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    De Stefano Fontana sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Delsol : "la religion survit à la fin de la chrétienté". Mais ce n'est pas suffisant

    7-12-2022

    Chantal Delsol, conférencière et universitaire française, condense deux millénaires depuis Théodose jusqu'aux lois sur l'avortement qui marquent l'effondrement de la civilisation chrétienne - inéluctable et souhaitable, selon l'auteur - qui laissera place non pas à l'athéisme mais à un retour du paganisme et à un christianisme de pur témoignage. Une réflexion qui pose des questions, mais dont les réponses et les propositions sont peu convaincantes.

    Dans ce petit livre de 120 pages seulement, Chantal Delsol, conférencière et universitaire française classée parmi les penseurs catholiques les plus accrédités, affiche une prétention très exigeante : faire le bilan de deux millénaires de "chrétienté", qui vont selon elle de Théodose aux lois sur l'avortement. Une affirmation peut-être excessive, mais les philosophes sont connus pour aimer la synthèse. Une prétention toutefois réalisée, on peut le dire, mais d'une manière qui est, à mon avis, inacceptable.

    La thèse de l'auteur peut être condensée - avec un esprit de synthèse proche du sien - dans les propositions suivantes : la chrétienté a existé, la chrétienté a pris fin après une longue agonie, la chrétienté y a renoncé progressivement dans une longue série de compromis, tout a été contesté mais rien n'a été sauvé, il n'y avait pas d'autre choix possible, la bataille était perdue d'avance, quand la chrétienté est morte, la religion n'est pas morte, la chrétienté ne sera pas remplacée par l'athéisme mais par le retour du paganisme, il y aura un christianisme sans chrétienté, la mission ne sera plus synonyme de conquête, avec la fin de la chrétienté "Dieu nous a gagnés".

    Au centre de ces thèses se trouve l'interprétation de la chrétienté par Delsol. Une interprétation qui n'est pas convaincante, à commencer par l'inéluctabilité de sa fin. Pour elle, la sécularisation a été un processus régi par la nécessité : les anciens principes sont tombés "naturellement et infailliblement", ceux qui se battent pour eux sont "convaincus d'avance qu'ils n'auront pas de cause gagnante", ceux qui les défendent sont "des soldats dans une guerre perdue", "éduquer les enfants dans la foi aujourd'hui, c'est produire des soldats pour Waterloo", la chrétienté court "irrémédiablement vers l'abîme". Cette supposée inévitabilité de la sécularisation n'est pas argumentée. Delsol la décrit telle qu'elle est aujourd'hui sur le plan sociologique, mais elle ne se demande pas si elle doit exister ou non sur le plan du droit, si elle contient des vérités intimes intemporelles qui, tôt ou tard, sous telle ou telle forme, peuvent et doivent resurgir. Elle dit même que c'est "une énigme". Mais on sait que ce n'est pas un mystère, on peut citer les noms et prénoms de ceux qui ont voulu le détruire à l'extérieur et à l'intérieur de l'Eglise catholique. Cette inévitabilité procède d'une démarche historiciste et ramène Delsol à Hegel.

    Même l'idée que la fin de la chrétienté a été motivée par le christianisme lui-même révèle une approche qui n'est pas libre intellectuellement. La chrétienté est présentée comme "fondée sur la conquête", comme une "perversion du message", comme une société "saturée de dogmes", régie par la "profanation de l'idée de vérité", dans laquelle "des clercs ivres de pouvoir se laissent séduire par toutes sortes d'excès" et où s'exerce une "forme d'influence et de domination sur les âmes". On a beau dire que ce ne sont que 120 pages, il ne s'agit pas ici de résumés mais de slogans, d'ailleurs très approximatifs et procédant du paradigme de pensée qui a remplacé celui de la chrétienté. De telles phrases sont une caricature de la chrétienté et manifestent un préjugé liquidateur à son égard (...).

    Non moins problématique est la dénonciation par l'auteur du concept de "vérité" propre, selon elle, à la chrétienté, dénonciation souvent même sarcastique et irrespectueuse pour les nombreux esprits élevés et saints qui ont animé cette forme de civilisation. Selon elle, dans la chrétienté, on a voulu décrire la vérité "avec la précision d'un entomologiste" (mais Delsol pense-t-elle vraiment écarter ainsi saint Augustin et saint Thomas ?) Pour elle, en revanche, comme pour Heidegger, "l'être est événement et devenir, et non définition objective" et "la vérité est un rêve que nous poursuivons", "elle doit cesser d'être proposition et dogme pour devenir un halo de lumière, un espoir tremblant, une chose insaisissable que l'on attend avec des rêves de mendiant". La chrétienté aurait "profané l'idée de vérité, en voulant à tout prix identifier la foi à la connaissance". Ne pensez-vous pas, Delsol, que de cette manière la foi est séparée du savoir en général et qu'elle devient ainsi autre chose que la culture ? Voulons-nous éliminer l'évangélisation de la culture ? Et ne pense-t-elle pas, Delsol, que parler de la vérité comme d'un rêve manifeste indirectement la hauteur de la définition qu'en donne Thomas comme adaequatio intellectus ad rem ? Quelle disproportion abyssale entre ce que l'on veut remplacer et ce par quoi on le remplace!

    La conclusion est que "renoncer à la chrétienté n'est pas un sacrifice douloureux" car "la mission n'est pas nécessairement synonyme de conquête". A ce stade, "ce n'est pas la chrétienté qui nous quitte, c'est nous qui la quittons". Pour aller où ? Selon Delsol, "croire ou faire croire que si la chrétienté s'effondre, tout s'effondre avec lui est un non-sens", "cessons de croire que nous sommes les seuls au monde à pouvoir donner un sens au monde". Après avoir ainsi écarté l'unicité salvifique du Christ - non pas de nous, chrétiens, mais du Christ - elle affirme qu'après la chrétienté, il n'y aura pas d'athéisme mais un nouveau paganisme, car le besoin religieux de l'homme ne mourra pas et, dans cette situation, les chrétiens vivront comme des "héros de la patience, de l'attention et de l'amour humble". Une conclusion valable uniquement pour ceux qui s'en satisferont.

  • Inculturer la liturgie dans une anti-culture ?

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    De l'abbé Jean-Marie Perrot sur Res Novae :

    De l’inculturation liturgique dans une anti-culture

    L’accélération des évolutions culturelles et sociales dans les pays occidentaux pose avec plus d’acuité une question lancinante depuis la réforme de la liturgie : celle, désirée voire demandée par le concile Vatican II, de son inculturation.

    L’impossible inculturation dans une culture en mutation

    Les essais ont été nombreux, dès avant le dit Concile. Ainsi, dans le cadre des mouvements d’Action catholique, avant la seconde guerre mondiale et surtout après, on vit s’organiser des processions d’offrandes, où les instruments de travail ainsi que leur produit, étaient présentés avec le pain et le vin qui feraient la matière du sacrifice eucharistique. Si l’on s’interrogea alors sur le bien-fondé de présenter ces objets comme matière « associée » du sacrifice alors que c’en sont plutôt des fruits, fruits d’une vie chrétienne œuvrant dans la création et la société, le moins que l’on puisse dire est que, nonobstant la solution à l’objection liturgique et théologique soulevée, la démarche a définitivement tourné court. Ne restent que des dessins d’enfants ou, dans les « messes des peuples », des danses et des fruits bien exotiques pour un européen. On est assez loin d’une ambitieuse incarnation de la liturgie dans la vie moderne, de son inculturation… Mais l’aurait-on poursuivie, qu’est-ce qu’une telle procession, après l’automatisation du travail, la désindustrialisation, la tertiarisation et actuellement son ubérisation, pourrait aujourd’hui apporter qui représente « le fruit de la terre et du travail des hommes » ? Le monde du travail a profondément changé, et change encore, rendant illusoire l’idée d’en tirer une symbolique durable.

    Le langage a lui aussi changé et surtout, exerçant sur lui leur influence, les mœurs. Au risque de choquer quelque lecteur, mentionnons cette assemblée d’adolescents gloussant et se regardant goguenards en entendant le prêtre parler de la « vierge »… Plus profondément et surtout institutionnellement, la parole féministe a conduit à l’intégration aussi dans le langage liturgique de formules qui, si elles sont plus explicites, sont moins élégantes et alourdissent une rhétorique dont, en monde latin, on louait auparavant la finesse et la concision : « frères et sœurs… celles et ceux… », etc. Ces deux exemples illustrent ce à quoi la célébration en langue vernaculaire ne peut manquer d’être confrontée, car, dans ses mots, elle est inévitablement et immédiatement interprétée à l’aune de la langue telle qu’elle est parlée ici et maintenant. On peut certes, pour pallier les difficultés, aller de périphrases et de lourdeurs sémantiques en circonlocutions explicatives. Néanmoins, le processus ne s’annonce-t-il pas sans fin, et ne s’opère-t-il pas au détriment d’une langue liturgique qui a été l’honneur de l’Église latine ? Elle se meurt d’ailleurs, cette langue liturgique ; ne reste que le langage de tous les jours, qu’une certaine pastorale exige d’ailleurs, puisque « tout le monde » doit pouvoir comprendre…

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  • Belgique : la question de la mort imminente de l'Eglise catholique se pose logiquement.

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    De RTL Info :

    Plus qu'un Belge sur 40 va encore à la messe le dimanche: est-ce bientôt la fin de l’Eglise catholique?

    Ce 4 décembre, on parle religion sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. Les chiffres de la pratique du catholicisme et de la fréquentation des églises connaissent une chute vertigineuse. La question de la mort imminente de l'Eglise catholique se pose donc logiquement.

    "Si on manie uniquement les chiffres pour évaluer la vitalité de l’église, on peut se poser pas mal de questions, les évêques et les prêtres sont inquiets…", estime Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles. Mais pour lui, c’est un "non" catégorique, l’Eglise ne va pas disparaître. "On quitte une époque de chrétienté qui a duré plusieurs siècles, une époque où tout le monde était plus ou moins catholique, plus ou moins pratiquant. On passe à un christianisme auquel on adhère volontairement, des fois quelques dimanches, parfois pas du tout…"

    Pour son micro-trottoir précédant l'interview de Jean Kockerols, Christophe Deborsu a explique avoir peiné à trouver un témoin qui se rendait encore à la messe. Seule une personne a répondu par la positive: une personne ayant été malade, hospitalisée, et qui a récemment trouvé la foi après les drames de sa vie. Mais cela n'est pas représentatif pour l'ecclésiaste. "Il y a des réalités à géométries variables… à Bruxelles cette ’chute’ n’est pas vertigineuse puisque les pratiquants à Bruxelles viennent de partout, hors de Bruxelles et hors de l’Europe, nous avons une communauté très vivante", affirme Monseigneur Kockerols. Autrement dit: les catholiques de l’extérieur, les étrangers. "On est sauvé par ces gens qui nous amènent leur foi et leur manière de la célébrer." (...)

  • "Nous sommes en voie d’apostasie accélérée"

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    De Guillaume Drago sur le site de La Nef :

    Apostasie

    Apostasie : « abandon public d’une religion, d’une doctrine, d’un parti » (Petit Larousse illustré, 1986). Cette définition, au style presque vieilli tant elle est simple et claire, dit bien ce qu’elle veut dire : apostasier, c’est se renier, dans ses convictions les plus fortes. C’est l’apostasie de l’Europe occidentale à laquelle on assiste, sans que cela ne semble émouvoir grand monde.

    Le continent européen est en voie d’apostasie généralisée. Chacun le sait, le voit et ne dit rien parce que nous nous sentons tous, en quelque sorte, responsables de celle-ci. Quelques esprits clairs le disent, avec leurs mots, leur style, leur pensée. On pense à Chantal Delsol et à sa Fin de la chrétienté (1), à Jean-Luc Marion avec sa Brève apologie pour un moment catholique (2) ou Pierre Manent dont le dernier ouvrage Pascal et la proposition chrétienne (3) est une remarquable tentative de sauvetage de ce que la civilisation occidentale et particulièrement française recèle encore de christianisme.

    Rejet général du christianisme

    Nous sommes en voie d’apostasie accélérée car tout ce qui faisait le christianisme occidental et qui « tenait » la société, comme le ciment « tient » le mur, est aujourd’hui rejeté de la façon la plus générale qui soit. Ce processus restera sans doute dans l’histoire des civilisations comme le témoignage du plus grand sabordage culturel et religieux provoqué non par des coups de boutoir extérieurs, à l’image des grandes invasions et des conversions forcées, mais par ceux-là mêmes qui en ont été les dépositaires.

    Qu’on en juge, si on veut évidemment le voir, tant la cécité de ceux qui ont sacrifié aux idoles du modernisme culturel et religieux est forte et sombre (« ils ont des yeux et ils ne voient pas, ils ont des oreilles et ils n’entendent pas », dit le Psaume).

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    (1) Chantal Delsol, La fin de la chrétienté. L’inversion normative et le nouvel âge, Cerf, 2021.
    (2) Jean-Luc Marion, Brève apologie pour un moment catholique, Grasset, 2017.
    (3) Pierre Manent, Pascal et la proposition chrétienne, Grasset, 2022.

  • "Reste un peu" : et si Gad Elmaleh finissait par rencontrer le Christ après avoir rencontré la Vierge Marie...

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    De Bruno de Seguins Pazzis à propos du film de Gad Elmaleh sur le Salon Beige :

    Et si on restait un peu sur Reste un peu

    S’agissant d’un chemin de conversion d’un juif au catholicisme, l’humoriste Gad Elmaleh aborde un sujet grave d’une façon générale, grave également sur le plan personnel puisqu’il s’agit d’un film qui se veut largement autobiographique. Pour autant, et on ne peut vraiment s’étonner, Gad Elmaleh traite ce sujet très souvent sur un ton humoristique, sinon sur un ton très sentimental, et jamais sur le plan de la raison. De sorte que, si on peut rapidement passer sur l’écriture cinématographique qui n’ambitionne pas de révolutionner le septième art, le spectateur se trouve assez rapidement devant un numéro plutôt impudique et aux forts accents nombrilistes d’un homme de spectacle, accents amplifiés par le caractère démonstratif, volubile, disons-le même extraverti, lié aux origines nord-africaine et moyen-oriental de la plupart des protagonistes. Tout cela est vite sympathique, parce que parsemé de bons sentiments, mots pas toujours de bon goût et quelquefois bien conformes au politiquement correct (le choix possible du prénom chrétien Jean-Marie inspiré par celui de Monseigneur Lustiger mais qui pourrait être rapproché à celui du patronyme Le Pen…), de certaines vérités même (la « discrétion » des catholiques dans l’affirmation de leur foi), et soutenu par une bande originale chaleureuse d’Ibrahim Maalouf qui permet d’emballer le tout. Mais que reste-t-il au bout du compte ? Un homme qui reste juif avant tout, qui ne parvient pas au bout du chemin de conversion (tiraillé entre la foi juive de son héritage familial et son attirance pour la religion catholique), ici et là des plaisanteries et des pointes sur les catholiques et le catholicisme dont on se demande ce que provoqueraient des propos du même type  proférés par des catholiques sur le Judaïsme ou l’Islam, une relation avec la Vierge Marie qui ne débouche sur pas grand-chose, bref une réelle ambiguïté. Il n’est pas question de porter un jugement sur la sincérité du propos mais il est permis de s’interroger. D’ailleurs l’humoriste nous y invite lui-même en déclarant à la chaine de télévision BFM sur son film qui est un mélange de fiction et de réalité « Ça m’amuse beaucoup de ne pas vous dire ce qui est vrai et ce qui n’est pas vrai. Parce que je mens un peu. C’est ce qui s’appelle l’ambiguïté volontaire ! ». Si bien qu’au bout du compte, en bon chrétien, on ne peut souhaiter qu’une chose à Gad Elmaleh, qu’il finisse par rencontrer le Christ après avoir rencontré la Vierge Marie.