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Culture - Page 79

  • Le cardinal Müller et le "nouvel ordre mondial" : une interview détonante

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    De kath.net/news :

    Le "Nouvel ordre mondial" : une théorie du complot ou une vision politique ?

    13 septembre 2022

    Cardinal Gerhard Müller : "Le déclin de l'Eglise en Allemagne et en Europe n'est pas dû à la sécularisation, au combat de l'Eglise... mais au manque de foi, à l'amour refroidi des catholiques..." interview kath.net par Lothar C. Rilinger

    Vatican (kath.net) L'expression "Nouvel ordre mondial" est interprétée comme une métaphore de la théorie du complot. Pourtant, il ne fait que décrire un projet de société qui - comme tout autre - doit se confronter au discours intellectuel. La chute du communisme en 1989/90 marque la fin d'un processus historique que le sociologue américain Francis Fukuyama a qualifié de fin de l'histoire. Selon lui, le communisme avait fait son temps en tant qu'antithèse de la démocratie, de sorte qu'il fallait penser à une nouvelle base sociale. Une nouvelle compétition était ainsi ouverte : Il s'agit de l'avenir du développement social au-delà du marxisme. La lutte des classes de type marxiste devrait avoir fait son temps - ce que les marxistes ne sont toutefois pas prêts à accepter - mais dans la lutte pour la suprématie dans le discours sur la société et l'État, le modèle démocratique n'était plus non plus considéré comme un idéal. Le principe "un homme, une voix" est associé à l'époque des Lumières. C'est pourquoi il doit être transgressé afin de pouvoir attribuer l'attribut de "progrès" à l'évolution de la société. On se réfère ainsi à un principe selon lequel l'homme - détaché de Dieu, qui n'est plus supposé exister - peut faire tout ce qu'il peut. L'autolimitation est un obstacle au progrès.

    Comme Dieu est rejeté en tant qu'instance ultime de l'action humaine dans la croyance au progrès, le Nouvel Ordre Mondial doit construire une société qui ne connaît pas de limites et dans laquelle tout ce que les hommes sont capables de développer et de penser est autorisé ; rien ne doit entraver le progrès ou l'empêcher de se développer. La métaphysique, considérée comme prémoderne, est bannie du discours social et, avec elle, la croyance en une rédemption de l'homme dans l'éternité. Seul doit être valable ce qui peut être falsifié ou vérifié, de sorte que la rédemption de l'homme doit avoir lieu sur terre, dans la vie terrestre. Ce que Karl Marx a appelé le paradis sur terre doit être atteint d'une autre manière grâce au progrès qui caractérise le Nouvel ordre mondial. Comme cet ordre mondial nie le recours à Dieu et le déclare, comme Feuerbach, inexistant, il n'est pas étonnant que l'ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, se sente interpellé et condamne le Nouvel ordre mondial. Nous nous sommes entretenus avec lui à ce sujet.

    Rilinger : Depuis quelques décennies, l'exigence selon laquelle l'ordre mondial existant doit être remplacé par un ordre qui ne connaît plus le recours à Dieu, mais seulement celui au progrès inconditionnel, hante à nouveau le discours politique. La revendication de cet ordre mondial, appelé "Nouvel ordre mondial", se fait presque en marge du discours politique, public. Que devons-nous comprendre par "Nouvel ordre mondial" ?

    Cardinal Gerhard Ludwig Müller : Aussi bien selon la confession de foi juive que chrétienne, c'est Dieu lui-même qui, dans sa souveraine bonté, a créé le monde à partir du néant et l'a ordonné dans sa parole (logos, raison) et son esprit (force, sagesse) éternels. La raison humaine est finie et en principe - en raison du péché originel - susceptible d'être perturbée par des pulsions égoïstes, comme le désir désordonné de pouvoir, d'argent, de jouissance de soi/plaisir. L'homme est donc intellectuellement et moralement faillible.

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  • A découvrir : "Rome ou Babel. Pour un christianisme universaliste et enraciné" de Laurent Dandrieu (13 septembre- éditions Artège). Mathieu Bock-Côté (Préface)

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    Découvrez "Rome ou Babel. Pour un christianisme universaliste et enraciné" de Laurent Dandrieu (13 septembre- éditions Artège). Mathieu Bock-Côté (Préface)

    À l'heure des migrations de masse, des pandémies mondiales, du réchauffement planétaire et des multinationales omnipotentes, la notion d'enracinement semble vouée à la ringardise. Pour beaucoup de chrétiens, elle paraît s'opposer de plus en plus à l'impératif de fraternité universelle. L'idée s'impose qu'il faudrait choisir entre la patrie du ciel et la patrie terrestre, qu'il serait urgent de dépasser les frontières pour réaliser l'unité du genre humain. L'universalisme semble n'être plus qu'un autre nom du mondialisme. Pour Laurent Dandrieu, cette vision est en contradiction avec l'essence même du catholicisme, religion de l'incarnation. Une contradiction aussi avec l'idée même d'universalisme chrétien, unité spirituelle qui a toujours marché main dans la main avec l'attachement de l'Église à la diversité des peuples et des cultures.

    À contre-courant des oppositions binaires, l'auteur renouvelle de fond en comble le sujet, appuyé sur un imposant travail de recherche et une analyse précise des textes catholiques. Ouvrant un débat vital pour l'avenir du christianisme, il défend l'idée qu'en oubliant l'esprit de la Pentecôte au profit de son exact contraire qu'est la tentation de Babel, l'Église prêterait la main à son pire ennemi, ce mondialisme qui vise à arracher l'homme à tous ses liens, culturels, historiques, humains et religieux.

    Appel vibrant à un renouveau catholique, Rome ou Babel trace une ligne de crête exigeante : la voie étroite qui mène à Dieu passe par une contribution singulière et enracinée à la civilisation chrétienne. « Un ouvrage essentiel, d'une exceptionnelle richesse. » (Mathieu Bock-Côté)

    Laurent Dandrieu est essayiste et journaliste. Il est l'auteur d'une dizaine de livres sur les questions religieuses, le cinéma ou l'histoire de l'art.

    A retrouver chez votre libraire et sur EditionsArtege.fr https://www.editionsartege.fr/livre/f...

  • Le mouvement woke ne fait pas mystère de sa volonté d’endoctriner les enfants

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    Du Figaro via Le Salon Beige :

    Le fanatisme woke

    Jean-François Braunstein, professeur émérite de philosophie à la Sorbonne, vient de publier La Religion woke. Extraits publiés dans Le Figaro :

    Les wokes expliquent que le genre est au choix et que seule compte la conscience que l’on a d’être homme ou femme ou n’importe quoi d’autre. La race redevient un déterminant essentiel de nos existences en société : les Blancs seraient par définition racistes et les « racisés » ne pourraient l’être en aucun cas. Quant à l’intersectionnalité, elle est un « outil » pour potentialiser toutes les identités victimaires et appeler à la lutte contre le responsable de ces discriminations. Il est tout trouvé, c’est l’homme blanc occidental hétérosexuel, par définition sexiste, raciste et colonialiste, qui est le « bouc émissaire parfait » . Ceux qui n’acceptent pas ces théories wokes sont dénoncés sur les réseaux sociaux et, chaque fois que cela est possible, chassés de leur poste, à l’université ou ailleurs.

    Les médias et bon nombre de politiques embrassent ces théories avec enthousiasme et ce qui n’était naguère qu’une curiosité américaine est devenu, à une vitesse extraordinaire, le discours officiel de nos élites. On pourrait être tenté de se rassurer en se disant que cela ne touche que les facultés de lettres et de sciences humaines, qui en ont vu d’autres. Mais c’est aujourd’hui dans les facultés de sciences et de médecine que se poursuit l’offensive woke : les sciences dures elles-mêmes sont mises en accusation comme « racistes » et « virilistes » .

    Mais le wokisme ne se limite pas au monde de l’éducation. Comme l’a très justement noté le journaliste américain Andrew Sullivan, « nous vivons tous sur les campus maintenant » . Les élites occidentales, devenues militantes pendant leurs études, diffusent maintenant ces idées sur les réseaux sociaux, dans les médias, l’édition et les industries culturelles. Dans les grandes entreprises se développe un capitalisme woke qui met en place des politiques « diversité, équité, inclusion » , c’est-à-dire des politiques de discrimination positive qui vont contre tous les principes méritocratiques. Les Gafam, comme Netflix et les réseaux sociaux, font une promotion massive d’une pensée politiquement correcte (…). Avec le wokisme, nous avons ainsi proprement affaire à une nouvelle religion. Certains auteurs américains sont persuadés qu’il s’agit là de la « prochaine religion américaine » qui veut « effacer toute la mémoire historique de la civilisation » , comme le christianisme devenu religion d’État au IVe siècle avait voulu effacer l’ensemble du monde gréco-romain. Le caractère très intolérant de la religion woke et son refus de s’adresser à ceux qui ne partagent pas son point de vue, son absence de transcendance, font qu’elle ressemble plus exactement, pour l’instant, à une secte à dimension politique et sociale.

    Le spécialiste de Tocqueville qu’est Joshua Mitchell a fait le rapprochement entre les wokes et le post-protestantisme. Il évoque un Great Awokening, un Grand Réveil woke, qui ferait écho aux Grands Réveils (Great Awakenings) protestants des siècles passés. Mais Mitchell insiste sur deux différences essentielles : avec la religion woke, « nous vivons au milieu d’un Réveil américain (…) mais sans Dieu et sans pardon » . Le « privilège blanc » semble alors être l’équivalent d’une sorte de péché originel. Le Blanc est coupable du fait que ses ancêtres ont opprimé, et qu’il continue d’opprimer, les Noirs et toutes les personnes de couleur. Il est responsable de quasiment tout le mal qui existe sur la terre. Mais ce privilège est en un sens plus grave que le péché originel. En effet, à la différence du péché, qui est en général le résultat d’un choix libre, le nôtre ou celui d’Adam, le privilège blanc est un fait biologique, dont il est absolument impossible de se défaire. (…)

    La religion woke ne se limite pas au seul monde universitaire, elle vise maintenant l’enseignement primaire et secondaire. Dans la mesure où les wokes sont des croyants convaincus, ils sont aussi des prosélytes. Ils veulent faire triompher leurs idées et former les nouvelles générations, plus malléables. Puisqu’il n’est pas toujours facile de convaincre des adultes que l’identité sexuelle n’a rien à voir avec le corps ou que le racisme est inhérent au fait d’être blanc, les wokes vont s’efforcer d’en persuader les enfants, dès leur plus jeune âge. (…)

    C’est là que le mouvement woke prend ses aspects les plus inquiétants : il ne fait pas mystère de sa volonté d’endoctriner les enfants. Pour les wokes les plus militants, comme les juristes Richard Delgado et Jean Stefancic (universitaires américains considérés comme les pères de la théorie critique de la race, NDLR), cette présence dans les écoles est le vrai signe de leur réussite : « Voir la théorie critique de la race prendre son essor dans l’éducation a été une source de grande satisfaction pour nous deux. » Les années d’école, de collège et de lycée sont désormais des années d’endoctrinement continu par des enseignants qui ont eux-mêmes été convertis au wokisme à l’université. Il y a là une vraie dimension totalitaire et on ne peut que penser à la manière dont communistes et fascistes se sont efforcés d’enrégimenter les jeunes.

    L'intégralité de l'article est accessible ICI.

  • Liège, 24 septembre : "Canti e sospiri" par l'ensemble vocal Marignan

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    Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’L'ENSEMBLE VOCAL MARIGNAN sous la direction de Joël Hurard présente Canti e sospiri Motets sacrés italiens du 17e siècle Monteverdi, Gabrieli, Gesualdo, Carissimi... Samedi 24 septembre 2022 à 20h À L'église Sainte-Catherine Rue Neuvice 54, 4000 Liège S Réservations 0498 788 637 Entrée: 12 €/ étud. sans emploi: Province deuoge Avec collaboration la Province de Lièqe de enfant: gratuit Service Culture’

  • Inde : l’héritage de Mère Teresa mis à mal par le nationalisme hindou

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    Vingt-cinq ans après sa mort, la religieuse reste une figure reconnue dans son pays d’adoption, où elle a fondé les Missionnaires de la Charité pour se mettre au service des plus démunis. Si la congrégation y est toujours bien implantée, les sœurs de Mère Teresa sont régulièrement visées par des accusations du parti au pouvoir.

    Dans les rues de Calcutta, les murs des bâtiments ont été repeints en bleu et blanc il y a quelques années. Un hommage simple, aux couleurs du sari que la religieuse a revêtu dès son arrivée dans le pays. « Ici, Mère Teresa fait partie du quotidien des habitants », résume le père Laurent Bissara, prêtre des Missions étrangères de Paris (MEP) dans la capitale de l’État du Bengale, où se trouve la maison mère des Missionnaires de la Charité, la congrégation qu’elle avait fondée en 1950.

    Vingt-cinq ans après sa mort, le 5 septembre 1997, son héritage reste ancré dans la société indienne. Les foyers des sœurs comptent plus de 20 000 salariés et personnes accueillies dans le pays, dont 1 902 religieuses ayant formulé le vœu – spécifique à la congrégation – de consacrer leur vie aux pauvres. « Mère Teresa a été la première à mener une œuvre missionnaire sans aucune discrimination de religion, de caste, de couleur », rappelle le père Vincent Kundukulangara, prêtre des MEP dans le Kerala, dans le sud de l’Inde, qui témoigne de la reconnaissance de la population envers l’œuvre des sœurs.

    Contexte politique de tensions

    L’héritage spirituel de Teresa de Calcutta, canonisée en 2016, s’inscrit toutefois dans un contexte politique tendu. Depuis 2014, le BJP, parti nationaliste hindou au pouvoir, mène une politique répressive envers les minorités religieuses, dont font partie les 28 millions de chrétiens du pays (2,3 % de la population). « Pour Narendra Modi (le leader du BJP et premier ministre de l’Inde), Mère Teresa est une figure à oublier », observe le père Yann Vagneux, également prêtre des MEP, installé à Bénarès.

    Les missionnaires ont été régulièrement visées par des accusations de baptêmes forcés ces dernières années, alors que le pouvoir traque toute tentative de prosélytisme par le vote de lois anti-conversions. Une suspicion de trafic d’enfants avait en outre ébranlé la congrégation en 2018, lorsqu’un couple avait affirmé avoir payé les sœurs d’un foyer de Ranchi, dans le nord-est de l’Inde, pour adopter un enfant. Cette déclaration avait mené à l’interpellation d’une religieuse, à l’ouverture d’une enquête dans toute la congrégation pour commerce de nourrissons et à la fermeture, l’année suivante, du foyer.

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  • 40% des moins de 35 ans croient en la sorcellerie

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    Lu ICI :

    Derrière l’affaire Pogba, la recrudescence de la croyance dans la sorcellerie : 40% des moins de 35 ans croient en la sorcellerie, contre 25% des plus de 35 ans

    Le footballeur Paul Pogba ferait l’objet d’un chantage rocambolesque, qui a justifié l’ouverture d’une enquête judiciaire. En cause notamment, des messages dans lesquels le joueur demanderait à un marabout de jeter « des sorts » à Kylian Mbappé. L’affaire prêterait à sourire si 40 % des jeunes de moins de 35 ans ne croyaient pas sérieusement en la sorcellerie.

    Un marabout, de la sorcellerie, des « sorts » jetés à Kylian Mbappé. Ce n’est pas un Kamoulox, mais bien les éléments d’une extravagante procédure judiciaire, ouverte au début du mois d’août. Selon les informations de franceinfo, le footballeur Paul Pogba a confié aux enquêteurs de l’Office central de lutte contre le crime organisé qu’il était menacé par des amis d’enfance, originaires comme lui de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne).

    Ces « amis » lui réclameraient 13 millions d’euros. Selon le témoignage du footballeur français, ces hommes l’ont plusieurs fois intimidé, accompagnés de son propre frère, Mathias. En mars dernier, Paul Pogba aurait même été entraîné dans un appartement parisien, et menacé par deux hommes armés de fusils d’assaut.

    « Grandes révélations »

    Aux enquêteurs, Paul Pogba a aussi expliqué que cette bande menacerait de divulguer le contenu d’une clé USB. Des messages y seraient stockés dans lesquels Pogba demanderait à un marabout de jeter « un sort » à ses adversaires et à certains de ses coéquipiers, dont Kylian Mbappé, son partenaire en équipe de France. Une demande que le joueur dément, tout en reconnaissant avoir déjà payé un marabout de son entourage pour se protéger des blessures.

    L’objet de ce chantage présumé pourrait prêter à sourire s’il n’était pas pris très au sérieux par les protagonistes. Dans une vidéo publiée ce samedi 27 août, Mathias Pogba menace son frère Paul de « grandes révélations ». Dans des posts sur Twitter, Mathias Pogba fait explicitement référence à cette histoire de « sorcellerie » qui, dans son esprit, pourrait ternir l’image de son frère et l’empêcher d’être sélectionné pour la prochaine Coupe du Monde.

    40 % des jeunes croient en la sorcellerie

    Un signe, sans doute que dans la société française, la sorcellerie n’est plus considérée comme une lubie farfelue. Une fraction croissante de la population accorde du crédit à cette pseudoscience, définie par le Larousse comme une « pratique magique en vue d’exercer une action, généralement néfaste, sur un être humain (sort, envoûtement, possession), sur des animaux ou des plantes ».

    Une enquête de l’Ifop pour la Fondation Jean Jaurès en décembre 2020 observait une recrudescence de cette superstition. « Alors que cela touchait à peine un Français sur six il y a quarante ans (18 % en 1981), la croyance dans les envoûtements et la sorcellerie séduit maintenant près de trois Français sur dix : 28 %, soit une hausse de 7 points depuis 2000, mais surtout de 10 points depuis 1981 », révélait l’enquête.

    Ces croyances sont particulièrement répandues chez les plus jeunes. « Aujourd’hui, 40 % des moins de 35 ans croient en la sorcellerie contre 25 % des plus de 35 ans », poursuivait l’enquête de la Fondation Jean Jaurès qui expliquait notamment cette recrudescence par le fait que « les générations nées à partir des années 1980 sont beaucoup moins marquées par une défiance vis-à-vis des croyances religieuses et le matérialisme dominant jusque-là depuis l’après-guerre ».

    (…)

    Marabouts

    En Afrique de l’ouest (Sénégal, Mali, Guinée), les marabouts sont des « lettrés musulmans, [qui] assument différents rôles, celui d’enseignant du Coran, de régulateurs de conflits, ils président aux cérémonies religieuses des baptêmes, des mariages, des funérailles », relevait l’anthropologue Liliane Kuczynski dans un article scientifique paru en 2010.

    (…) Marianne

  • Du porno au "Padre Pio" : rencontre avec le réalisateur qui s'est senti attiré par l'histoire du saint

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    De Joe Bukuras sur Catholic News Agency :

    Du porno au "Padre Pio" : Rencontre avec le réalisateur qui s'est senti attiré par l'histoire du saint.

    30 août 2022

    Abel Ferrara realizará un documental sobre el controvertido monje italiano Padre  Pío - ENFILME.COM

    Abel Ferrara a commencé sa carrière de cinéaste en réalisant des films pornographiques. Aujourd'hui, il réalise un film sur l'un des saints catholiques les plus populaires du 20e siècle : Saint Pio de Pietrelcina, plus connu sous le nom de Padre Pio. 

    L'implication du réalisateur dans l'industrie pornographique n'est pas un secret, puisqu'il a déclaré à insidehook.com en 2020 qu'une grande partie de ses connaissances en matière de réalisation de films a commencé par le tournage de films pornographiques.

    Qu'est-ce qui l'a poussé à faire un film sur le célèbre mystique italien ? "Vu la liste des films que j'ai faits, vous vous posez la question", a déclaré Ferrara à l'Associated Press dans une interview publiée le 26 août. 

    Mais, selon l'AP, il a déclaré que des "responsables de l'Eglise" et des frères capucins qui étaient des conseillers sur le plateau pour "Padre Pio" ont apporté leur soutien au film.

    Né dans le Bronx, élevé en Amérique, mais vivant maintenant en Italie, le réalisateur hollywoodien de 71 ans affirme que la différence frappante entre ses films plus anciens et plus osés - dont "Bad Lieutenant", "Ms .45" et ses films pornographiques - et le nouveau film "Padre Pio" témoigne des changements apportés par 10 ans de sobriété et sa nouvelle vie en Italie.

    Ferrara est marié et élève une fille, selon l'interview de 2020 avec insidehook.com. Également père de deux filles plus âgées, il a déclaré qu'élever des enfants en étant sobre est "beaucoup, beaucoup mieux", ajoutant : "C'est un euphémisme".

    Élevé dans la religion catholique, Ferrara s'identifie désormais comme bouddhiste, selon une interview accordée en 2021 à thefilmstage.com. Cependant, dans l'interview d'insidehook.com, il a déclaré que le bouddhisme "est une pratique pour moi, pas une religion".

    Sa fascination pour Padre Pio n'est pas nouvelle, a rapporté l'AP. Son grand-père est né dans une ville proche de la ville natale du saint, Pietrelcina, en Italie, et a également joué un rôle dans l'introduction de la spiritualité de Padre Pio.

    "Une fois que nous avons arrêté la drogue et l'alcool, nous avons commencé à voir une autre façon de vivre, de vivre dans une vie différente", a-t-il déclaré à l'AP. "Je pense que c'est plutôt le fait d'essayer de bien jouer notre jeu".

    L'acteur Shia LaBeouf, qui joue le rôle de Padre Pio, a récemment annoncé dans une interview avec l'évêque Robert Barron du diocèse de Winona-Rochester et Word on Fire Ministries que sa participation au film l'a conduit à embrasser la foi catholique après avoir atteint un point bas dans sa vie.

    La première du film est prévue au festival du film de Venise, en Italie, qui se déroule du 31 août au 10 septembre. On ne sait pas encore quand il sera diffusé dans les salles de cinéma ou en streaming.

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  • L'avortement, idole sacrée de notre société du jetable

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    Du Père Thomas Petri sur le National Catholic Register :

    L'avortement : L'idole sacrée de notre société du jetable

    La cause catholique pro-vie est extrémiste, mais pas de la façon dont les défenseurs de l'avortement le supposent.

    29 août 2022

    Les défenseurs de l'avortement et les politiciens pro-avortement sont depuis longtemps de véritables extrémistes sur la question. Toute discussion visant à limiter l'avortement dans la législation a été condamnée avec véhémence comme une tentative de restreindre le soi-disant "droit à l'avortement." L'accès illimité et sans restriction à l'avortement est devenu une idole sacrée pour de nombreuses personnes dans la culture de mort dans laquelle nous vivons. 

    Nous le savons et les défenseurs de l'avortement le savent.

    (...) Après l'arrêt Dobbs de la Cour suprême, qui a annulé Roe v. Wade, les défenseurs de l'avortement et les politiciens prétendent que la cause pro-vie est extrémiste. Ils lancent de fausses accusations selon lesquelles la grossesse est intrinsèquement dangereuse et que la décision Dobbs entraînera davantage de décès de femmes, même s'il n'existe aucune collecte fiable ou cohérente de données sur la mortalité maternelle aux États-Unis pour prouver ces affirmations. Cependant, de multiples études menées dans d'autres pays, avec de meilleures données et de meilleurs rapports, ont montré que le risque de décès prématuré lié à l'avortement est quatre fois plus élevé que celui lié à l'accouchement. Ils accusent les pro-vie de mettre en danger les femmes qui ont des grossesses extra-utérines, même si aucun médecin gynécologue-obstétricien n'aurait recours à l'avortement provoqué pour traiter un état aussi dangereux. 

    Pour être clair, la cause catholique pro-vie est extrémiste, mais pas de la manière dont les défenseurs de l'avortement le supposent. En fait, l'avortement est pour nous une question binaire, une question noire ou blanche. Il n'y a pas de gris. Les enfants à naître sont des enfants vivants : des personnes humaines créées à l'image de Dieu, avec une dignité intrinsèque et un droit inaliénable à vivre. Dans un monde devenu fou, où l'expression de soi est la seule "vérité" que beaucoup de gens reconnaissent et où l'acceptation est la seule vertu, il est inévitable que quiconque revendique une réalité objective - que les enfants à naître sont vivants et ont droit à la vie - soit taxé d'extrémiste. 

    Dans l'esprit de ce genre d'extrémisme, le pape François a déclaré publiquement que l'avortement était un "mal absolu". Dans son encyclique Evangelium Vitae (l'Évangile de la vie) de 1995, saint Jean-Paul II a noté que le droit à la vie est le droit fondamental sur lequel repose toute société et tout autre droit. Les enfants à naître sont sans voix, notait le saint pape, "au point même de ne pas avoir cette forme minimale de défense que sont les cris et les larmes poignants d'un nouveau-né". Lorsque leur vie est piétinée et rejetée, les droits et la dignité de toutes les personnes sont moins facilement défendus - c'est particulièrement le cas pour les personnes vulnérables et marginalisées. 

    Si nous reconnaissons qu'une certaine forme de mal existera dans le monde jusqu'à ce que le Seigneur Jésus-Christ mette définitivement fin à tout mal, cela n'abroge pas notre responsabilité de lutter contre le mal et d'atténuer son pouvoir dans la mesure où nous sommes capables de le faire avec talent et avec grâce. Le Seigneur a dit un jour à ses disciples : "Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc sages comme les serpents et innocents comme les colombes" (Matthieu 10:16). Oui, soyez sages comme des serpents - ne combattez jamais le mal par le mal, et passez par les petites fentes de l'armure du mal pour limiter son pouvoir et, si j'ose dire, pour faire le bien.

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  • Le Concile de Trente et la liturgie (1542-1563)

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    Suite du cours d'histoire de la liturgie, 17 : Le Concile de Trente et la liturgie (1542-1563) (45 mn) 

    https://youtu.be/f_fEQl-Kicg  

    30 ans après la réforme de Luther, et de manière poussive, un concile est convoqué. Les questions touchant à la réforme liturgique ne sont abordées pleinement qu’au cours des dernières sessions, (1562-1563). Questions posées : Faut-il une totale uniformité liturgique ou la conservation des anciens missels ? Faut-il tout récrire ex Nihilo ou s’appuyer sur l’ancien ? Finalement, on demande au pape de finaliser ce travail (1568-1570). Il en sort ce qu’on appelle le Missel « romain » (saint Pie V). Il n’est en fait pas si romain que cela (Influence franco-germanique, sacramentaires romains gallicanisés, influence de la liturgie dominicaine). 

    Quelques réformes : sanctoral allégé ; nombreuses octaves supprimées ; Liturgie mise à l’abri des erreurs du Protestantisme ou de l’Anglicanisme ; Rubriques amplement développées (au risque de scléroser le rituel). 

    Quel accueil est réservé au nouveau missel tridentin qualifié de « romain » ?  

    Beaucoup d’évêques s’appuient sur la permission de la bulle « Quo primum » (1570) pour conserver les rituels âgés de plus de 200 ans. Puis au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les papes réalourdissent la liturgie en ajoutant leurs dévotions privées. 

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    Pour accéder à la totalité de la playlist :  

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • 34e Journées du Patrimoine en Wallonie à l’église du Saint-Sacrement à Liège

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    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

    Les samedi 10 et dimanche 11 septembre 2022

    Tous les ans, au deuxième week-end de septembre, le public peut découvrir gratuitement le patrimoine wallon et les organisateurs annoncent une nouveauté cette année : c’est tout le patrimoine qui est ouvert, même si un thème reste proposé pour mettre en lumière cette fois les liens entre le patrimoine et l’innovation.

    C’est en ce sens qu’à l’église du Saint-Sacrement, au Boulevard d’Avroy à Liège, les techniques employées à la restauration en cours de ce joyau de l’art néo-classique seront dévoilées au public, mais ce thème ne concerne pas que les techniques innovantes actuelles :  

    Dans la même église du Saint-Sacrement (dimanche à 14h00) M. Julien MaquetConservateur du Trésor de Liège à la cathédrale Saint-Paul et Maître de conférence à l’ULg  illustrera l’efflorescence de l’architecture à Liège au siècle des Lumières  Le conférencier s’attachera plus particulièrement à l’oeuvre de Jacques-Barthélemy Renoz (1729-1786), constructeur habile et fécond auquel on doit, entre autres ouvrages remarquables, l’église du Saint-Sacrement, dite alors des Augustins (1766), celle de Saint André (1772) et un plan d’embellissement de la ville de Liège.

    Suivra une audition musicale (dimanche à 16h00, au programme: Bach, Haendel, Corelli, Mozart) animée par Patrick Wilwerth, orgue, Anne-Sylvie Primo et Frédéric Vandendunghen, violons.  La manifestation se conclura par une réception conviviale (entrée libre).

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  • Du P. Lombardi sj, ancien porte-parole du Vatican : Benoît XVI est prêt à rencontrer le Seigneur

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    Du Catholic news Agency. Salle de presse de Denver, 24 août 2022 / 14h00 :_DSC8420cover.jpg

    « Le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Vatican de 2006 à 2016, a déclaré que le pape émérite Benoît XVI est prêt pour « la rencontre définitive » avec Dieu.

    Le prêtre jésuite a fait cette observation dans une interview accordée à Avvenire, le journal des évêques italiens, à l'occasion de son prochain 80e anniversaire, qu'il célébrera le 29 août.

    Dans l'interview, publiée le 22 août, le prêtre, qui était également supérieur provincial des jésuites italiens et directeur du Centre de télévision du Vatican, a rappelé qu'il avait pu accompagner Benoît XVI "pendant presque tout son pontificat de 2006 jusqu'à sa démission de le ministère pétrinien en février 2013. »

    Lombardi a souligné que Benoît XVI "est un homme érudit" et le définirait comme "un pape théologien aux idées très claires".

    Le prêtre jésuite a également déclaré qu'une grande vertu du pape émérite est «l'humilité. Dans les conversations avec moi, il parlait toujours en italien et non en allemand », une langue que Lombardi a apprise lorsqu'il a étudié la théologie à Francfort, où il a été ordonné en 1972.

    Il ne parlait que parfois en allemand, lorsqu'il s'entretenait avec son secrétaire, l'archevêque Georg Gänswein, et, a déclaré Lombardi, « il a eu la courtoisie de répéter les mêmes choses en italien », même si ce n'était pas nécessaire.

    Sa dernière rencontre avec Benoît XVI

    Lombardi a déclaré que la dernière fois qu'il avait pu voir Benoît XVI, c'était "le 7 mai, pour lui annoncer la nouvelle de l'attribution de la fondation qui lui est dédiée".

    Benoît XVI, qui a eu 95 ans en avril, « conserve encore une formidable lucidité mentale », selon Lombardi. "Il a une mémoire et une capacité de connexion vraiment remarquables pour son âge."

    Le jésuite a également déclaré qu'après avoir vu Benoît XVI, il lui restait « l'idée d'un homme qui, malgré sa fragilité, communique la sérénité. Grâce, je pense, à une intense vie de prière.

    "Il vous dit toujours au revoir avec un beau sourire et se sent prêt pour la rencontre définitive avec le Seigneur", a-t-il déclaré.

    Cette histoire a été publiée pour la première fois par ACI Prensa, le partenaire de nouvelles en espagnol de CNA. Il a été traduit et adapté par CNA. »

    Ref. Du P. Lombardi sj, ancien porte-parole du Vatican : Benoît XVI est prêt à rencontrer le Seigneur

  • Cœur du renouveau monastique en Europe : l'abbaye de Heiligenkreuz en Autriche

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    Le plus ancien monastère cistercien du monde occupé de façon continue est resté à l'écart de la crise des vocations en Occident, s'appuyant sur une alliance entre ses traditions religieuses ancestrales et une ouverture au monde et aux défis d'aujourd'hui.

    Chaque année, lors de la solennité de l'Assomption, une douzaine de moines prononcent leurs vœux perpétuels ou simples à l'abbaye de Heiligenkreuz (« Sainte-Croix »). (

    La vitalité sans faille de l'Abbaye de Heiligenkreuz, le plus grand monastère cistercien d'Europe, fascine autant qu'elle suscite des interrogations. Dans un contexte occidental de déchristianisation avancée, comment cette communauté, forte d'une centaine de membres à un moment donné, parvient-elle à surmonter les défis de l'époque comme très peu d'autres dans le monde occidental pour s'imposer comme un véritable hub ? du renouveau monastique ? 

    C'est une question que se posent les observateurs catholiques , alors que les vocations déclinent massivement et que les monastères ferment les portes les uns après les autres à travers l'Europe. En fait, ce modèle cistercien, qui porte des fruits comparables dans certaines autres régions d'Europe, semble convaincre un nombre toujours croissant de jeunes, qui viennent chaque année grossir les rangs de la communauté Heiligenkreuz et de sa désormais célèbre faculté de études théologiques.  

    Chaque année, lors de la solennité de l'Assomption, une dizaine de moines prononcent leurs vœux perpétuels ou simples à l'abbaye, qui compte également 21 paroisses dirigées par des prêtres de la même communauté en Autriche et en Allemagne. 

    L'abbaye d'Heiligenkreuz ("Sainte-Croix"), fondée en 1133 par saint Léopold III , doit son nom à la présence d'une relique de la Vraie Croix, donnée par Léopold V, duc d'Autriche, en 1188. Sa situation géographique, en au cœur des bois viennois, à une demi-heure de Vienne, ainsi que la préservation exceptionnelle de son architecture médiévale, à laquelle se sont ajoutées ultérieurement des composantes romanes, gothiques et baroques, en font un lieu privilégié pour les visiteurs. 

    Mais c'est un héritage d'un autre genre — spirituel — qui s'empare de l'âme de tous les visiteurs venant à l'abbaye, le plus ancien monastère cistercien occupé en permanence au monde, d'une manière que son prieur qualifie de surnaturelle. 

    "Les gens disent qu'il y a quelque chose d'assez inhabituel dans cet endroit", a déclaré le père Johannes Paul Chavanne au Register. « Beaucoup de gens viennent ici et font l'expérience de la guérison, retrouvent le chemin de la foi et des sacrements ou découvrent leur vocation. C'est le fait de l'Esprit Saint, dont la présence est particulièrement enracinée dans un lieu de 900 ans de vie monastique ininterrompue.

    Le chant grégorien et la priorité de Dieu 

    Trois heures et demie par jour sont consacrées à la prière communautaire, en latin et en vernaculaire, commençant par la veillée à 5h15, et se terminant par les Complies à 19h50, que les moines concluent toujours par un Salve Regina chanté en sombre, autour de l'autel de la collégiale.

    "C'est ça la vie monastique : chercher Dieu à notre époque, au sein d'une communauté", a déclaré le Père Chavanne, ajoutant qu'en ce sens, la liturgie, comme l'un des plus grands moyens de chercher Dieu, a toujours été un élément central. élément de sa communauté. « Nous apprenons ce qu'est la vérité et l'amour dans la liturgie, qui célèbre les mystères de la foi ; et en direction de Dieu, pour refléter son amour et montrer la priorité de Dieu au reste du monde, la liturgie doit être belle. 

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