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Société - Page 190

  • Vous avez dit "Sainte Russie" ?

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    De l'agence catholique polonaise d'information KAI :

    La "Sainte Russie" : un pays de chrétiens non pratiquants

    17 mars 2022

    Seuls 6 % de la population russe assiste régulièrement aux liturgies dominicales, bien que 71 % déclarent appartenir à l'Église orthodoxe, selon les données d'un sondage réalisé en 2017 par le célèbre Pew Research Center.

    Un peu plus de trois décennies après la chute de l'Union soviétique, la religion joue un rôle important dans l'identité nationale des Russes. Toutefois, la situation est différente lorsqu'il s'agit de pratiques religieuses. C'est ce qu'indique une enquête menée en 2017 par le Pew Research Center.

    Selon l'enquête, 71 % des Russes ont indiqué leur affiliation à l'Église orthodoxe. En 1991, après la dissolution de l'Union soviétique, le pourcentage n'était que de 37 %, 10 % s'identifiant comme musulmans et 15 % comme n'ayant aucune affiliation religieuse. Toutes les autres religions représentaient moins d'un pour cent (il n'y a que 350 000 catholiques dans toute la Fédération de Russie). Ces chiffres montrent que 75 % des Russes croient en Dieu, mais que seuls 17 % prient quotidiennement.

    Pour 57 % des Russes, l'appartenance à l'Église orthodoxe joue un rôle très important ou important dans leur identité nationale. Toutefois, la participation régulière des chrétiens orthodoxes russes aux services est beaucoup plus faible. En 2017, seuls 6 % d'entre eux se sont rendus à l'église pour la Divine Liturgie (l'équivalent de la messe dans l'Église catholique) chaque semaine. Quatorze pour cent y vont entre une fois par mois et une fois par an, et 79 % y vont moins souvent ou pas du tout. Cela signifie que la fréquentation des églises est aussi faible en Allemagne, en Autriche ou en Suisse et beaucoup plus faible qu'aux États-Unis, par exemple.

    Les icônes et autres objets religieux sont plus répandus. 87 % des chrétiens orthodoxes russes ont admis en avoir chez eux. 79 % ont allumé des bougies à l'église, 72 % ont porté des symboles religieux. Il convient de noter qu'en Russie, les données sur l'appartenance religieuse ne sont pas collectées officiellement et qu'il faut se fier uniquement aux enquêtes.

    La Russie n'est pas non plus un pays chrétien en ce qui concerne la protection de la vie. Selon les données de l'OMS, les femmes russes qui ont aujourd'hui environ 50 ans ont subi en moyenne huit à dix avortements au cours de leur vie. En Russie, les avortements sont pratiqués même au septième mois. Elle bat presque tous les pays du monde à cet égard.

  • Pourquoi le pape François inaugure-t-il l'année judiciaire de l'État de la Cité du Vatican ?

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    La décision du pape François d'ouvrir l'année judiciaire est un signal qu'il veut jouer un rôle actif dans le processus judiciaire.  Lu sur le site web National Catholic Register :

    « 17 mars 2022

    CITÉ DU VATICAN — Ouvrant l'année judiciaire de l'État de la Cité du Vatican le 12 mars, le pape François a annoncé qu'il y aurait de nouvelles mises à jour de la législation du Vatican « pour renforcer les outils de prévention et de lutte contre les crimes et répondre à la demande croissante de justice qui est également enregistré dans notre état.

    Tout le discours du pape François semblait répondre aux critiques qui ont été adressées au système judiciaire du Vatican ces derniers mois. Il a défendu son processus de réforme et son activité législative, qui ont été assez particulières jusqu'à présent.

    Au cours des enquêtes menant au procès sur la gestion des fonds de la Secrétairerie d'État du Vatican, le pape François a signé quatre rescrits modifiant les règles du processus.

    Cette étape était un règlement d'urgence. Mais il n'a jamais été utilisé aussi fréquemment au cours des 93 années d'existence de l'État de la Cité du Vatican.

    La décision du pape François d'ouvrir l'année judiciaire est un signal qu'il veut jouer un rôle actif dans le processus judiciaire. De même qu'il enjoint aux évêques d'être les premiers juges en cas de nullité de mariage, il agit comme le premier législateur de l'État de la Cité du Vatican.

    Le pape est en effet le premier législateur en sa qualité de monarque absolu de l'État. Il est cependant crucial de faire certaines distinctions.

    Traditionnellement, l'année judiciaire de l'État de la Cité du Vatican a été inaugurée par le président du Tribunal d'État de la Cité du Vatican, plutôt que par le pape. Au cours de la cérémonie, le Promoteur de Justice faisait un long rapport expliquant toute l'activité judiciaire de l'année.

    En 2019, par exemple, le promoteur de la justice Gian Piero Milano a demandé que le crime d'usure soit inclus dans le code pénal du Vatican, ainsi que la possibilité de saisir les avoirs dérivés d'un crime.

    En 2016, un appel a été lancé en faveur d'une « micro-réforme juridique pour poursuivre les crimes financiers ». En 2017, la création d'une section au sein du tribunal des délits financiers a été annoncée, dirigée par le promoteur adjoint de la justice Roberto Zannotti.

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  • Euthanasie : quand l’émotion tue la raison

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    L’euthanasie avance ses pions en jouant sur les sentiments à l’occasion de cas extrêmes fort médiatisés qui s’apparentent à une manipulation de l’opinion. Explications dans le mensuel « La Nef » (mars 2022) par Tugdual Derville (*) :

    Derville-2022©VITA-620x330.jpgDepuis des dizaines d’années, l’offensive de l’euthanasie exploite des « cas » choisis et manipulés. Des noms enflamment les ondes, occupent la Une, puis s’effacent et s’oublient. Entretemps, ils ont dopé l’audimat et forgé l’opinion. Notons la complicité systémique entre le spectaculaire des situations et une industrie médiatique avide de se nourrir d’émotion, pour nous tenir en haleine le plus longtemps possible, sans craindre voyeurisme et superficialité.

    Pour les promoteurs de l’euthanasie, l’exploitation des cas a un but : noyer la raison dans l’émotion. Pour cela, il faut présenter une situation « terrible », sous un angle tel que l’inéluctabilité de l’euthanasie ou du suicide fasse vaciller les indécis, tout en éteignant chez les opposants toute velléité de contestation. Pour ne pas paraître inhumains, ils doivent s’autocensurer. Leur refus de l’euthanasie serait assimilé à une cruelle approbation de la souffrance.

    Tactique imparable ? Non, car, derrière tout meurtre, se cache un mensonge. Il se découvre dès que l’on creuse honnêtement la situation. Pour décrypter, il y a dix ans, sept affaires d’euthanasie qui avaient bouleversé la France (1), j’ai rencontré des proches ou des soignants de « victimes » emblématiques de l’euthanasie ou du suicide assisté. Vincent Humbert et Chantal Sébire furent les plus médiatisés. À chaque fois, leur situation n’était pas celle que les médias avaient décrite.

    Certains se souviendront du jeune Vincent Humbert, devenu ultra-dépendant après un accident de la route. Trois ans, jour pour jour, après ce drame, sa mère tenta de mettre fin aux jours de son fils, dans sa chambre de Berk-sur-Mer. Deux jours plus tard, le 26 avril 2003, alors qu’il était en train de se réveiller, un médecin lui donnait la mort. La France semblait unanime pour l’exonérer. Mais le kinésithérapeute du jeune homme osa affirmer : « Vincent ne voulait pas mourir ! » Et de révéler le « pot aux roses », en Une du Parisien-Aujourd’hui en France : on avait exagéré le handicap du jeune homme ; on en avait « rajouté pour faire pleurer dans les chaumières » ; il n’avait pas écrit le livre « Je vous demande le droit de mourir », publié sous son nom ; on avait surtout occulté la relation fusionnelle avec sa mère. Vivant seule, elle ne voulait pas voir son enfant orienté vers une institution.

    Des cas « emblématiques »

    Que l’affaire Humbert n’ait pas entraîné la légalisation de l’euthanasie a surpris. Cinq ans plus tard, le 19 mars 2008, Chantal Sébire se suicidait chez elle, dans une maison cernée de journalistes. La pauvre femme souffrait d’un spectaculaire cancer des sinus. Elle exigeait l’euthanasie depuis des mois, actions en justice à l’appui. À sa demande, son visage, déformé par la tumeur, était diffusé partout ; elle disait souffrir atrocement, se prétendait « allergique à la morphine »… Tableau épouvantable. En réalité, elle avait d’abord refusé toute intervention chirurgicale, puis récusé les traitements antidouleur (dont la morphine, à laquelle elle n’était en rien allergique). Et voilà donc qu’une femme – certes souffrante et tenace – demande à la médecine dont elle refuse tout secours, tant curatif que palliatif, de lui administrer la mort ! Là encore, les ressorts psychologiques, de l’ordre du déni et de la toute-puissance, auraient dû être décryptés. Ses proches en étaient conscients. Mais comme le jeune Vincent Humbert et sa mère, la malheureuse Chantal Sébire a été utilisée par un lobby puissant, comme moyen de déverrouiller l’interdit de tuer.

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  • A l'ONU, si vous n'êtes pas pro-avortement, vous n'avez qu'à vous taire

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    D'Ermes Dovico sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Réunion de l'ONU, si vous n'êtes pas pro-avortement, vous ne pouvez pas parler.

    17-03-2022

    Quatre cents groupes pro-vie du monde entier dénoncent l'exclusion de la Commission de la condition de la femme, qui s'est concentrée sur l'avortement et les questions LGBT depuis le projet préparatoire. Où il y a amplement de place pour la combinaison de l'avortement et de l'idéologie écologiste.

    S'il s'agit de femmes, mais que vous êtes pro-vie, vous ne pouvez pas participer. C'est l'essentiel de ce qui se passe avec la Commission annuelle des Nations unies sur le statut des femmes (14-25 mars), à laquelle les organisations pro-vie et familiales du monde entier sont interdites de participation. Ils ne sont tout simplement pas les bienvenus. Une étrange façon de comprendre l'"inclusivité", qui serait l'une des valeurs déclarées de ceux qui gèrent les demandes de participation. A sens unique, évidemment.

    Ce n'est pas la première fois que cela se produit, mais la tendance est de plus en plus inquiétante. Cette décision a été dénoncée par quelque 400 groupes qui défendent la vie dès la conception, de l'Australie aux États-Unis, de l'Italie à l'Argentine. "Ces dernières années, lit-on dans une lettre datée du 25 février 2022, nombre de nos organisations se sont vu refuser des demandes d'organisation d'événements parallèles par les ONG/CSW, l'organe semi-officiel du secrétariat de la Commission de la condition de la femme (CSW, dirigée par Un Women), qui a pour mission d'associer les groupes représentant la société civile aux travaux de ladite commission (intergouvernementale). Et dans la société civile, il se trouve qu'il y a une multitude de personnes - hommes et femmes, jeunes et adultes - qui ont un point de vue différent de celui des avorteurs.

    Après quelques décennies au cours desquelles ils ont pu organiser avec succès leurs propres événements, les groupes pro-vie voient depuis quelques années leurs demandes rejetées au motif qu'un de leurs événements "ne correspond pas aux valeurs" des organisateurs (l'ONG/CSW). Des groupes progressistes ont ouvertement demandé que les associations pro-vie soient purement et simplement bannies des débats de la CSW, les qualifiant d'"anti-droits". Les "droits" sous-entendus ici sont les "droits sexuels et reproductifs", qui comprennent à la fois l'avortement et le large éventail de revendications formulées par les organisations LGBT.

    Mais à côté de cela, dans le "projet zéro" de la Commission de la condition de la femme - qui constitue la base de travail du document final, non contraignant mais destiné à l'Assemblée générale des Nations unies et, en tout état de cause, utile pour maintenir la pression internationale -, l'idéologie environnementaliste et le catastrophisme climatique ont toute leur place. Ce sont des thèmes que les groupes d'avorteurs incluent de plus en plus dans leur propagande (de la série : avorter pour 'sauver' la planète...), en partie à cause de la vision commune contre l'homme, et en partie pour s'emparer d'au moins une partie des fonds ostensibles en faveur des idées vertes.

    Le langage est noble : "La Commission reconnaît que l'inégalité entre les sexes, combinée aux crises et aux catastrophes climatiques et environnementales, constitue le plus grand défi de notre époque pour le développement durable, affectant la planète entière et tous les peuples, avec des impacts disproportionnés sur les femmes et les filles, en particulier celles qui se trouvent dans des situations vulnérables et marginalisées et dans des contextes de guerre", peut-on lire au point 5 du "projet zéro". Un point dont Citizen Go, ainsi que les paragraphes 3 et 15, demande la suppression à travers une pétition qui compte déjà plus de 120 000 signatures ; mais c'est tout le document préparatoire qui est vicié par des concepts qui vont à l'encontre de la morale naturelle et dont les femmes, loin de s'émanciper, sont les premières victimes.

    L'exclusion des groupes pro-vie a également fait l'objet d'une lettre signée par une vingtaine de parlementaires américains, menée par Lauren Boebert, et adressée à Sima Bahous, directrice exécutive d'ONU Femmes, l'organisme des Nations unies chargé de l'égalité des sexes. Les signataires dénoncent le fait que la discrimination à l'encontre des pro-vie donne l'impression que l'ONU Femmes et ses États membres ne sont plus intéressés par le "dialogue" sur les questions relatives aux femmes et qu'ils "veulent plutôt imposer une sorte d'orthodoxie féministe mondiale, en se rangeant du côté des gouvernements puissants et des intérêts particuliers qui veulent réduire au silence les organisations pro-vie et pro-famille".

    La lettre rappelle que ce n'est pas avec ces prémisses que l'ONU a été fondée et qu'en effet la protection du droit à la vie et les valeurs familiales sont pertinentes avec la Charte de l'ONU, la Déclaration universelle des droits de l'homme et d'autres documents internationaux (papier brouillon, quand il ne convient pas). Mais le mauvais précédent du sommet de Nairobi de 2019, où l'Unfpa a exclu plusieurs organisations pro-vie, a changé le cours des choses. Les signataires rappellent également qu'à Nairobi, le gouvernement américain a coparrainé une déclaration commune avec dix autres nations pour demander à la communauté internationale de se concentrer sur les problèmes communs et non sur des questions telles que l'avortement ou les mœurs sexuelles.

    Or, à l'époque, c'est Donald Trump, qui avait également coupé les fonds à l'UNFPA (et pas seulement), qui endiguait la vague d'avortement mondial.

    En attendant, les paradoxes de l'avortement se multiplient, pour lequel les défenseurs invoquent la "liberté de choix" mais ne se soucient pas du droit naturel des autres à venir au monde ; ils parlent de choix éclairé, mais ne veulent pas entendre d'autres raisons que les leurs ; ils prétendent protéger la "biodiversité" mais n'ont aucun problème à rayer de la carte des êtres humains innocents.

  • La « heartbeat bill » adoptée par la Chambre des représentants de l'Idaho

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Avortement : l’Idaho dans les pas du Texas

    15 mars 2022
     

    Lundi 14 mars, l’Idaho a adopté une loi comparable à un texte voté par le Texas qui introduit la possibilité pour les citoyens de faire respecter l’interdiction d’avorter après six semaines de grossesse [1]. L’objectif est de se prémunir contre les contestations judiciaires de sa constitutionnalité (cf. Avortement au Texas : une loi restrictive entre en vigueur).

    Vendredi dernier, la Cour suprême du Texas avait refusé de suspendre la loi entrée en vigueur en septembre. « La loi interdit explicitement aux fonctionnaires de l’Etat de la faire appliquer », a-t-elle précisé pour motiver sa décision. Depuis l’entrée en vigueur de la loi texane, les avortements ont diminué de 60% dans l’Etat.

    La « heartbeat bill » de l’Idaho a été adoptée par la Chambre des représentants par 51 voix contre 14. Le gouverneur Brad Little doit encore signer le texte. L’année dernière il avait signé une autre loi visant à restreindre les avortements (cf. Arizona et Idaho : aux USA, deux gouverneurs signent des projets de loi en faveur de la vie à naître). Le Planned Parenthood a déclaré qu’il « ferait pression » sur le gouverneur pour qu’il ne signe pas le texte.

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    [1] Contrairement au Texas où tout citoyen peut introduire un recours en justice, le projet de loi de l’Idaho ne laisse cette possibilité qu’aux membres de la famille de l’enfant à naître.

    Source : New York Times, Kate Zernike (14/03/2022)

  • Le cardinal Pell demande au Vatican de corriger deux évêques européens de haut rang pour avoir rejeté l'éthique sexuelle de l'Église

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Le cardinal Pell demande au Vatican de corriger 2 évêques européens de haut rang pour avoir rejeté l'éthique sexuelle de l'Église

    Le cardinal jésuite Hollerich, du Luxembourg, et l'évêque Bätzing, du Limbourg, ont tous deux appelé à modifier l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité dans des interviews récentes.

    15 mars 2022

    Cité du Vatican - Le cardinal George Pell a demandé à la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) de réprimander publiquement deux des plus hauts évêques d'Europe pour ce qu'il a appelé leur "rejet global et explicite" de l'enseignement de l'Église sur l'éthique sexuelle.

    Dans une déclaration publiée le 15 mars, le cardinal Pell a demandé à la congrégation doctrinale du Vatican "d'intervenir et de prononcer un jugement" sur les commentaires du cardinal Jean-Claude Hollerich, rapporteur général du Synode du Vatican sur la synodalité, et de l'évêque Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande. 

    Le cardinal Pell avait lancé cet appel quelques jours auparavant, dans une interview accordée à l'agence de télévision catholique allemande K-TV le 11 mars.

    Le cardinal jésuite Hollerich, du Luxembourg, et Mgr Bätzing, de Limburg, ont tous deux appelé à des changements dans l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité dans des interviews récentes. 

    Le cardinal Hollerich, qui préside une grande partie du synode sur la synodalité qui se déroule jusqu'en octobre prochain, a affirmé le mois dernier que l'enseignement actuel était "erroné" et que "le fondement sociologique-scientifique" de cet enseignement, sur ce que "l'on condamnait autrefois comme la sodomie", n'était "plus correct". 

    L'évêque Bätzing a soutenu dans une interview du 4 mars que les relations entre personnes de même sexe étaient permises et ne constituaient pas un péché, et que le catéchisme devait être partiellement modifié pour refléter ce fait. 

    Les deux prélats ont également juré de ne renvoyer aucun prêtre ou employé laïc homosexuel de leur diocèse. "Personne ne doit avoir peur de perdre son emploi" pour des raisons d'homosexualité, a déclaré Mgr Bätzing. "La façon dont quelqu'un vit son intimité personnelle ne me regarde pas".

    Le cardinal Pell a déclaré qu'un tel enseignement était "erroné", car il "non seulement rejette les anciennes doctrines judéo-chrétiennes contre l'activité homosexuelle, mais sape et rejette l'enseignement sur le mariage monogame, l'union exclusive d'un homme et d'une femme."

    Le cardinal australien a déclaré qu'il reconnaissait les défis auxquels est confronté le nombre décroissant de fidèles dans les pays germanophones et ailleurs, mais a ajouté que la seule réponse possible devrait être de "redécouvrir les promesses de Jésus" et d'embrasser plus étroitement le "dépôt intact de la foi."

    Il a souligné que la solution n'est "pas de suivre les diktats changeants de la culture séculière contemporaine", ajoutant que, "comme le pape Paul VI l'a souligné il y a de nombreuses années, c'est un chemin d'autodestruction pour l'Église." 

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  • La basilique de Koekelberg victime d'actes de vandalisme

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    Lu sur la Dernière Heure (16 mars, p. 16) :

    La basilique de Koekelberg assiégée par les vandales

    Cela fait plus de deux semaines que la basilique de Koekelberg subit une vague de vandalisme inédite. Ce samedi, l’église a été la cible de jets de pavés. Comme quasiment tous les jours. La directrice générale de la basilique Martine Motteux-Abeloos décrit des actes quotidiens sur son compte Facebook. Ils sont menés, soit par de très jeunes adolescents en trottinette, soit par des adultes en voiture noire “qui jettent des pavés par les vitres de leurs véhicules”, nous explique-t-elle. Ce petit jeu de très mauvais aloi dure depuis une quinzaine de jours. “Nous avons ramassé 35 pavés, soit 35 carreaux brisés . La première fois, c’était un pavé dans la porte du concierge. Le lendemain, on a retrouvé des pavés sur la table à manger du réfectoire utilisé par les collaborateurs. Semaine passée, des briques ont été trouvées dans le local de la fabrique d’église et dans un autre loué au Saint Sépulcre… Ce week-end, une vingtaine de carreaux ont été brisés ! Dont celui de mon bureau. D’habitude, ma petite fille vient parfois jouer au milieu du bureau. Si elle avait été là, elle aurait pu être tuée ! Depuis deux semaines, j’appelle la police quasiment tous les jours pour constater les dégâts.”

  • Etats-Unis : la voix de ces femmes qui regrettent leur avortement se fait entendre

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    D'Alexis Buisson sur le site du journal La Croix :

    Dans le mouvement « pro-vie » américain, ces femmes qui regrettent leur avortement

    Reportage

    Elles ont mis un terme à leur grossesse par le passé et le regrettent aujourd’hui. Dans le mouvement anti-avortement américain, leur voix porte, alors que la Floride a adopté jeudi 3 mars une loi réduisant le délai pour recourir à l’IVG.

    14/03/2022

    Les États conservateurs continuent leur charge contre l’avortement. Le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, doit ratifier prochainement une loi, adoptée le jeudi 3 mars par le Parlement de cet État, réduisant à quinze semaines le délai pour recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG). Un texte similaire issu du Mississippi fait l’objet d’une plainte très suivie devant le Cour suprême des États-Unis qui pourrait déterminer l’avenir du droit à l’avortement dans le pays.

    Des piliers de la cause

    Mais pour la militante « pro-vie » Janet Morana, ces remises en cause judiciaires et législatives ne sont qu’une simple étape. Encore faut-il changer l’opinion publique américaine. Selon l’institut Gallup, seuls 19 % des Américains veulent rendre la pratique illégale en toutes circonstances. « On n’aura pas gagné la bataille tant que l’avortement n’aura pas été rendu impensable », juge-t-elle.

    → REPORTAGE. À Washington, les militants anti-avortement crient presque « victoire »

    Cette catholique est la cofondatrice de la campagne de sensibilisation Silent No More (« Fini le silence »). Lancée en 2003, elle met en avant les témoignages de femmes (et de leurs conjoints) qui ont connu une IVG et le regrettent. De telles voix sont désormais incontournables dans le mouvement pro-vie américain, où elles sont utilisées pour dissuader les candidates à l’avortement et, plus largement, marquer « les esprits et les cœurs », comme le dit Janet Morana.

    Certaines de ces femmes sont devenues des piliers du mouvement : Alveda King, la nièce de Martin Luther King Jr, ou encore l’Afro-Américaine Toni McFadden, conférencière influente dans le domaine de l’éducation sexuelle.

    « J’ai souffert d’un deuil profond »

    « À l’occasion d’une manifestation il y a plusieurs années, je m’étais présentée à des militants pro-IVG avec une pancarte sur laquelle on pouvait lire “Je regrette mon avortement”. Au lieu de m’écouter, ils m’ont insultée. En colère, je me suis alors demandé comment je pouvais promouvoir la perspective de femmes dans ma situation », explique l’anglicane Georgette Forney, l’autre fondatrice de la campagne.

    À lire aussi Les évêques américains dans le combat contre l’avortement

    Le camp pro-vie ne l’a pas accueillie à bras ouverts non plus. « Quand j’ai rejoint le combat contre l’avortement en 1998, je me suis sentie jugée. Mais nous sommes parvenus à convaincre les militants qu’il ne fallait pas seulement se concentrer sur le sort de l’enfant. Il faut aussi reconnaître que la femme est affectée aussi. Ils l’ont compris », poursuit-elle.

    → PORTRAIT. États-Unis : Bryan Hughes, le sénateur champion des « pro-vie »

    Certains membres de Silent No More ont fait entendre leur voix lors de la Marche pour la vie, le grand rassemblement des « pro-vie » à Washington, fin janvier. Au bord des larmes, ces femmes de tous horizons ont parlé des problèmes physiques, de la détresse psychologique et de la solitude rencontrés après avoir mis fin à leur grossesse. « J’ai souffert d’un deuil profond, de colère, de rage, de dépression, d’épisodes de panique et de pulsions suicidaires », a énuméré Deb, sur une estrade dressée devant la Cour suprême devant des dizaines de personnes.

    Un vécu transformé en engagement politique

    Pour sa part, Della a décrit « la haine que j’ai ressentie envers moi-même » et les problèmes conjugaux qui ont suivi l’intervention. « Je ne pensais pas que cette décision, prise il y a quarante-deux ans, laisserait des traces pour le restant de ma vie. »

    → ANALYSEAux États-Unis, le droit à l’avortement comme marqueur idéologique

    Les liens entre santé mentale et avortement sont sujets à débat. L’association des psychologues américains APA note ainsi sur son site que le recours à l’IVG « n’accroît pas le risque de dépression, d’anxiété ou de stress post-traumatique ». Des conclusions réfutées par le camp pro-vie.

    Ethel Maharg, elle, a transformé son vécu en engagement politique. Directrice d’une association pro-vie au Nouveau-Mexique, elle se présente à la primaire du Parti républicain pour le poste de gouverneur. « Les femmes qui ont connu un avortement se battent plus férocement que les autres pour la défense de la vie, car leur existence a été bouleversée par leur expérience, dit-elle. Face à moi, personne ne peut remporter un débat sur l’IVG ! »

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    Une vingtaine d’États américains attendent le feu vert de la Cour suprême

    Si la Cour suprême américaine devait invalider l’arrêt « Roe vs Wade », chaque État serait libre d’interdire ou d’autoriser les avortements.

    36 millions de femmes dans 26 États, soit près de la moitié des Américaines en âge de procréer, perdraient probablement le droit d’avorter, selon un rapport de Planned Parenthood publié le 1er octobre.

    Une douzaine d’États ont déjà adopté des lois fixant le seuil à six, huit ou douze semaines, et n’attendent que le feu vert de la Haute Cour pour les faire entrer en vigueur. Une douzaine d’autres sont prêts à leur emboîter le pas.

  • "La Belgique est devenue le village Potemkine de l’euthanasie"

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    De Gènéthique magazine :

    Euthanasie : « Une nouvelle morale s’instaure : celle de l’abnégation sociale, de ma mort au profit du collectif »

    14 mars 2022

    A la veille des élections présidentielles en France, la dépénalisation de l’euthanasie semble être l’« avancée sociétale » promise par le prochain quinquennat. Samedi dernier a d’ailleurs démarré une 15e « semaine de mobilisation “pour le droit de mourir dans la dignité” ». Le sujet d’actualité a fait l’objet de trois ouvrages parus récemment, dont celui de Damien Le Guay : Quand l’euthanasie sera là…, publié aux éditions Salvator. Entretien avec l’auteur.

    Gènéthique : L’euthanasie est au programme de plusieurs candidats à l’élection présidentielle. Le vote d’une loi autorisant euthanasie et/ou suicide assisté vous semble-t-il inéluctable lors du prochain quinquennat ?

    Damien Le Guay : Inéluctable ? Dieu seul le sait. Hautement probable, voilà qui est sûr. Quand on regarde les programmes, comment ne pas constater une sorte de nonchalance coupable vis-à-vis de ces sujets ? Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon sont tout à fait pour. Et on est en droit de penser qu’Emmanuel Macron, quand il descendra de son Olympe, sera pour lui aussi – même si sous la forme d’invitation à remettre une décision entre les mains d’un « comité citoyen ». Valérie Pécresse est contre sur le principe, mais ne le dit pas avec une force de conviction suffisante pour ne pas avoir des doutes. Et puis ses convictions pour les sujets dits de « société » sont fluctuantes – comme nous l’avons vu sur le mariage pour tous. Quand à Eric Zemmour et Marine Le Pen, ils sont contre. Ils le disent. Et si Madame Le Pen chiffre ses ambitions dans un grand plan pour l’hôpital, Eric Zemmour, lui, en reste à une pétition de principe.

    Ceci dit, n’oublions pas que le « parti euthanasique » fait son travail de sape depuis des années, et qu’il a déjà conquis les médias et une grande partie des députés. N’oublions pas que le 8 avril 2021, l’Assemblée nationale a adopté le premier article d’une loi (heureusement non votée dans son intégralité, et donc non valide) qui autorisait et l’euthanasie et le suicide assisté (cf. La PPL Falorni tombe en désuétude – le spectacle exagéré des promoteurs de l’euthanasie).

    G : Les partisans de l’euthanasie se réclament de la liberté – l’« ultime » liberté – de l’individu, et invoquent l’« autonomie » de la personne comme valeur essentielle. Finalement, quels sont les enjeux anthropologiques liés à l’euthanasie ? La liberté, l’autonomie, peuvent-elles s’exercer indépendamment de la société ?

    DLG : L’euthanasie est le stade terminal de l’autonomie. Elle parachève cette longue histoire, l’accomplit et en est comme le Requiem. Désormais l’autonomie humaine ne reconnaît plus d’extériorité au moment de la mort. Je tiens ma vie, je tiens ma mort. Mais le parti euthanasique ne comprend pas les enjeux anthropologiques de son combat. Il croit lutter contre les souffrances humaines mais fait tout pour en renforcer d’autres – celle d’un individu, seul à seul avec lui-même, qui doit décider de tout y compris de l’heure de sa mort. N’être pas maître de sa mort est confortable – dans l’inconfort de la mort. La vie s’en charge. Dieu s’en charge. La maladie s’en charge. Je la remets à plus fort que moi. Elle m’est dérobée par un maître. Je le reconnais comme tel et m’en remets à lui. Et avant de me remettre, je remets ma vie à ceux que j’aime. Cette double remise, qui est dans l’ordre des civilisations depuis toujours, va s’arrêter. Elle s’est déjà arrêtée en Belgique et aux Pays-Bas, depuis longtemps, et maintenant, depuis peu, en Espagne et pour tout bientôt au Portugal. Et bientôt, en France. Elle s’arrête dans des pays fatigués, dans un continent fatigué, dans des terres chrétiennes qui le sont de moins en moins. Elle s’installe dans des pays qui sont de plus en plus gestionnaires, aplatis, soumis à une horizontalité dominatrice et de moins en moins traversés aussi par ce souci des « lois non écrites », celles d’Antigone qui nous dominent et avec lesquelles il faut composer. Créon, lui qui n’entend pas Antigone, domine les esprits. Il est le modèle des gestionnaires de la « chose publique ».

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  • L'Eglise gay friendly du cardinal Marx

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    Du National Catholic Register :

    Le cardinal Marx célèbre la messe marquant "20 ans de culte et de soins pastoraux pour les homosexuels".

    Lors de la messe, le cardinal a déclaré : "Je souhaite une Église inclusive. Une Église qui inclut tous ceux qui veulent marcher sur le chemin de Jésus ".

    Cardinal Reinhard Marx marks ‘20 years of queer worship and pastoral care’ at St. Paul parish church, Munich, southern Germany, March 13, 2022.
    Le cardinal Reinhard Marx célèbre les "20 ans de culte et de pastorale des homosexuels" à l'église paroissiale Saint-Paul de Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 13 mars 2022. (photo : Photo courtoisie / erzbistummuenchen/Facebook)

    14 mars 2022

    MUNICH, Allemagne - Le cardinal Reinhard Marx a célébré dimanche à Munich, dans le sud de l'Allemagne, une messe marquant "20 ans de culte et de pastorale des queers".

    L'archevêque de Munich et Freising a offert la messe le 13 mars à l'église paroissiale St. Paul, près de la Theresienwiese de Munich, où l'Oktoberfest annuel est célébré, a rapporté CNA Deutsch, le partenaire d'information en langue allemande de CNA.

    S'exprimant lors de la messe, le cardinal a déclaré : "Je désire une Église inclusive. Une Église qui inclut tous ceux qui veulent suivre le chemin de Jésus".

    Il a ajouté qu'une Église synodale signifie être ouverte, apprendre et toujours se renouveler dans la foi, dans la recherche des "possibilités de Dieu", ainsi que "dans la question de ce que nous avons à dire sur la sexualité et sur les relations entre les personnes".

    Le prélat de 68 ans, qui est membre du conseil des cardinaux conseillers du pape François, a également déclaré : "Le royaume de Dieu consiste à découvrir que Dieu est Amour - dans toutes ses dimensions". Cela inclut la dimension sexuelle mais ne s'y limite pas, a-t-il ajouté. 

    "Toutes les relations humaines doivent être marquées par la primauté de l'Amour. C'est alors qu'elles peuvent être acceptées par Dieu", a-t-il déclaré.

    Le cardinal Marx, qui est également président du Conseil pour l'économie du Vatican, a critiqué ce qu'il a appelé la discrimination "des chrétiens à l'égard de la communauté homosexuelle", se disant "choqué que cela se poursuive." 

    Chacun a le droit d'avoir ses propres opinions, a ajouté le prélat allemand, "mais la reconnaissance et la primauté de l'Amour, je ne peux pas les mettre en cause en tant qu'évêque."

    Il a appelé à une "dynamique d'ouverture" qui devrait caractériser la "voie synodale" de l'Église catholique en Allemagne, affirmant que c'était ce que le pape François voulait dire lorsqu'il soulignait la valeur d'aller de l'avant pour "découvrir ce que l'Esprit a à nous dire aujourd'hui."

    Après la messe, une "réception non publique avec des représentants de la communauté queer et le cardinal Marx" a eu lieu, selon un communiqué de presse du 7 mars. 

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  • Engagez-vous qu'ils disaient...

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    Ils ne sont plus inspirés par le christianisme, ils sont ouverts à la mouvance lgbtqi, ils sont favorables à un seul réseau d'enseignement... ils nous libèrent une fois pour toutes d'une fidélité définitivement hors de saison à ce qui fut le parti social chrétien et nous invitent à chercher ailleurs des représentants responsables, étrangers aux chimères de ces "engagés" scabreux.

    Lu sur l'Avenir de ce 14 mars (p. 4) :

    Prévot et sa bande d’«Engagés»

    Ne dites plus «cdH» mais «les Engagés». Le parti centriste a présenté son nouveau visage afin de renouer avec une meilleure réussite électorale. Le centre démocrate humaniste, parti centriste présidé par Maxime Prévot, a bouclé sa mue samedi, en adoptant un nouveau nom, «Les Engagés», une nouvelle couleur, le turquoise, et un projet centré sur le concept de «régénération».

    Rassemblés en congrès à Tour & Taxis (Bruxelles), les militants étaient appelés à voter en début de soirée pour approuver ce nouvel habillage, occasion d’une « du parti qui se veut « » et entend, selon son discours, briser les codes de la politique et rompre avec la particratie.

    Le projet de nouveau manifeste, transmis le même jour, sera quant à lui ouvert à débat et amendements parmi la base, pour adoption à un congrès programmatique le 14 mai prochain. Il s’agit du résultat des deux années d’exercice participatif «Il fera beau demain», que le parti avait lancé en janvier 2020 après la déroute des élections de 2019.

    Le nouveau mouvement sera «résolument centriste et progressiste », a affirmé Maxime Prévot dans son discours. «La société manque clairement d’une boussole », constate-t-il, promettant une «alternative citoyenne aux simplismes, aux extrémismes, aux populismes qui gangrènent notre démocratie.»

    Défendre un seul réseau d’enseignement

    "Souveraineté", "bien-être", "réhabilitation" de la classe moyenne, "réindustrialisation" : le projet de programme tel que présenté par Maxime Prévot bouscule au passage certains acquis, avec par exemple la disponibilité d’un revenu de 600 euros "pour tous", mais en contrepartie d’une "participation au bien commun" , ou encore la refonte de l’enseignement
    pour avoir "un seul réseau harmonisé et autonome".

    Selon le parti, «plus de 1 300 personnes» étaient présentes au congrès, avec une bonne part de non-adhérents («un quart de la salle», selon Maxime Prévot).

  • Crise en Ukraine : les évêques de Belgique invitent à une intense solidarité

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    Communiqué de presse :

    Crise en Ukraine : les évêques invitent à une intense solidarité

    11 mars 2022

    Les évêques de Belgique sont profondément marqués par le vécu des Ukrainiens, ils invitent les chrétiens à exprimer de différentes manières, leur solidarité avec le peuple Ukrainien.

    D’abord, par le biais de Caritas, ONG mandatée par les évêques. Cela permet à la fois une professionnalisation de l’aide et une structure financière sûre. Caritas est membre du Consortium 12-12.

    Soutien par Caritas

    Le personnel et les volontaires de Caritas Ukraine fournissent diverses formes d’aide humanitaire. Ils fournissent de la nourriture et de l’aide médicale, organisent des secours psychologiques et mettent en place des « abris » où les victimes peuvent obtenir une protection.

    Les dons sont les bienvenus au BE88 0000 0000 4141 avec la référence « 4150 Ukraine ». Info : www.caritasinternational.be. Les dons donnent lieu à déduction fiscale.

    Premier accueil des réfugiés

    Les évêques recommandent aussi de se joindre aux initiatives publiques qui organisent le premier accueil de réfugiés. Les autorités fédérales ont lancé le site www.info-ukraine.be, dont l’objectif est de centraliser toutes les informations utiles sur la situation en Ukraine et son impact sur notre pays, et les indications pour accueillir. Un numéro d’information est également prévu : 02/488 88 88.

    Toutes les familles qui le peuvent sont invitées à accueillir, en particulier des mamans avec enfants, des personnes plus âgées, qui ont fui leur pays. Les communautés religieuses et les paroisses sont invitées à en faire autant. Elles pourront aussi mettre à la disposition des lieux de rencontre, pour les repas ou autres, ou contribuer à fournir repas et boissons aux réfugiés qui attendent d’être accueillis.

    Prière

    Les évêques invitent enfin à une prière intense pour la Paix.  Le Cardinal Jozef De Kesel, le Nonce Apostolique, Mgr Franco Coppola, et Mgr Hlib Lonchyna, administrateur apostolique pour l’Éparchie, concélébreront une messe trilingue pour la Paix, ce dimanche 13 mars à 17H à la cathédrale des Saints Michel et Gudule, en présence de membres de la Communauté ukrainienne. De chorales ukrainiennes rehausseront la liturgie.

    Les évêques remercient tous ceux et celles qui se sont déjà rendus disponibles pour les aides nécessaires.

    SIPI – Bruxelles, vendredi 11 mars 2022