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  • Les conquérants et colonisateurs espagnols ne sont-ils venus en Amérique que pour piller et décimer ses peuples ?

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    De Claudia Peiró sur Herodote.net :

    L'Histoire bafouée

    La langue espagnole victime de la « légende noire »

    25 avril 2023.

    La « légende noire » (leyenda negra) née dans l’Amérique anglo-saxonne, raciste et ségrégationniste, fait son grand retour en Amérique latine, le continent par excellence du métissage. Comme dans le reste de l'Occident, les blancs (ici les Espagnols) s'y voient accusés des pires méfaits au nom de la cancel culture et à l'encontre de la vérité historique…

    Lors du dernier Congrès international de la langue espagnole (Cadix, 27-30 mars 2023), deux orateurs, un Argentin et un Mexicain, journalistes et écrivains, ont proposé de changer le nom de la langue espagnole au motif qu'il est parlé dans plus de vingt pays et que la langue espagnole, qui est à proprement parler le « castillan », serait une langue coloniale imposée « par le sang et le feu ».

    Dans de nombreuses villes des États-Unis, animées par des communautés italiennes, le Columbus Day ou « Jour de Colomb » était célébré chaque année le deuxième lundi d'octobre : ​​c'était une source de fierté qu'un Génois - Christophe Colomb - ait été le premier Européen à fouler le sol américain le 12 octobre 1492. Mais en 2017, cette célébration a été annulée dans certaines villes comme Los Angeles.

    En Argentine aussi, l'iconoclasme anti-hispanique a conduit en 2014, sous la présidence de Cristina Kirchner, au déplacement du monument érigé en hommage à Christophe Colomb devant la Casa Rosada, siège du gouvernement national. Cet ensemble de sculptures était un don de la communauté italienne.

    Ce changement soudain de perspective vient de la montée des revendications identitaires et de la nouvelle sensibilité woke

    Main dans la main avec le mouvement afro-américain Black Lives Matter, qui a gagné en force à partir de 2014, le wokisme a émergé aux États-Unis, de l'anglais woke ou awake, c'est-à-dire « éveillé » et lucide sur les injustices sociales, les discriminations et le racisme. Il s'est concentré sur la détection des préjugés cachés ou innés : par exemple, le blanc naît privilégié à cause de sa couleur de peau et s'il ne l'avoue pas, c'est qu'il est raciste ; un homme qui a des gestes chevaleresques ou courtois envers une femme se rend coupable d’une forme de machisme. Et ainsi de suite.

    L'autre leitmotiv du wokisme est l'exigence de repentir et une demande de pardon pour les crimes commis dans le passé. Sans se soucier de tomber dans l'anachronisme, les militants des groupes identitaires et même les gouvernants exigent le mea culpa public des descendants de ceux qui dans le passé auraient exploité, soumis et discriminé les ethnies et autres minorités que les « éveillés » prétendent représenter.

    D'où la renaissance de la « légende noire » : elle postule, à l'encontre de la réalité historique, que les conquérants et colonisateurs espagnols ne sont venus en Amérique que pour piller et décimer ses peuples, commettant vols, destructions et génocides. Le plus piquant est que cette légende a été formulée il y a déjà plusieurs siècles par les Anglo-Saxons qui, eux, ont pour de bon exterminer leurs Indiens.

    un extrait :

    L’acclimatation de la « légende noire » en Amérique latine tient à l'influence culturelle des États-Unis (soft power) mais aussi à la montée des mouvements populistes de gauche dans les deux premières décennies de ce siècle. À la présidente argentine Cristina Kirchner, qui a lancé la vindicte contre Christophe Colomb, s'ajoutent le Bolivien Evo Morales qui a promu un racisme rétrograde et revanchard, et plus récemment, le président mexicain Andrés Manuel López Obrador, fils d'immigrés espagnols qui ne se lasse pas d'exiger des excuses du roi d'Espagne et de l'évêque de Rome. (...) 

    Les gouvernements hispano-américains ne voient pas que la « légende noire » nie leur Histoire. En effet, à la différence de l’Amérique anglo-saxonne, toutes les nations hispaniques sont le résultat du métissage issu de la Conquête et voulu par les gouvernants espagnols. Ces nations doivent leur spécificité à des décisions comme celle des Rois Catholiques d’accorder aux Indiens le statut de vassaux de la Couronne, d’interdire leur asservissement et, surtout de favoriser le métissage dès le départ. « Mariez des Espagnols avec des Indiennes et des Indiens avec des Espagnoles », ordonna Isabelle de Castille en 1503 à Nicolás Ovando, gouverneur d'Hispaniola (aujourd'hui la République dominicaine et Haïti), jugeant les mariages mixtes « légitimes et recommandables car les Indiens sont des vassaux libres de la couronne espagnole ».

  • Un nouveau conseiller du pape au dicastère pour l'évangélisation

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    De kath.net/news :

    26 avril 2023

    Le secrétaire général de l'œuvre Bonifatius appelé comme consulteur au dicastère pour l'évangélisation

    Paderborn (kath.net) Le secrétaire général de l'œuvre Bonifatius des catholiques allemands, Mgr Georg Austen (64 ans), a été appelé par le pape François comme consultant au sein du dicastère nouvellement créé pour l'évangélisation, département des questions fondamentales de l'évangélisation dans le monde. Le Vatican a annoncé aujourd'hui (mardi 25 avril) à Rome sa nomination en tant que consulteur.

    Autorité centrale de la Curie

    Le dicastère est une autorité centrale de la curie romaine et coordonne son activité missionnaire. Il est issu de la Congrégation pour la propagation de la foi, fondée par le pape Grégoire XV en 1622. L'autorité existe sous sa forme actuelle depuis le milieu de l'année dernière, lorsqu'elle a été fusionnée avec le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation sous le nom de "Dicastère pour l'évangélisation". La présidence du dicastère a été assurée par le pape François lui-même.

    Deux sections

    L'autorité d'évangélisation se divise en deux sections : Une pour la première évangélisation et les nouvelles Églises particulières et une autre pour les questions fondamentales de l'évangélisation dans le monde. Dans cette dernière, Monseigneur Austen sera conseiller. L'archevêque Rino Fisichella, pro-préfet de la section pour les questions fondamentales de l'évangélisation, écrit à Mgr Austen : "Sûr que votre expertise sera très utile au dicastère et au service qu'il rend à l'Église, je vous envoie mes plus sincères félicitations". L'archevêque Fisichella et ses collaborateurs se consacrent par exemple à la question de savoir pourquoi les gens se détournent de la foi et comment aider les Églises locales du monde entier à proclamer le message de l'Évangile de manière opportune dans le monde d'aujourd'hui. En outre, l'éducation à la foi fait partie des tâches du dicastère.

    Secrétaire général du Bonifatiuswerk depuis 2008

    Mgr Austen est secrétaire général de l'œuvre Bonifatius depuis 2008 et directeur du commissariat à la diaspora des évêques allemands/aide aux prêtres. Il souhaite avant tout mettre à profit son expérience des régions de la diaspora en Allemagne, en Europe du Nord et dans les pays baltes dans son travail de conseiller pontifical. "Cette vocation est une grande estime pour moi ainsi que pour le travail de notre œuvre internationale de bienfaisance dont le siège est à Paderborn", déclare Austen.

    Missionnaire de la miséricorde

    Avant d'être élu secrétaire général de l'œuvre d'entraide de la diaspora, il a joué un rôle important dans la préparation des Journées mondiales de la jeunesse 2005 à Cologne en tant que secrétaire. Depuis 1986, Austen est prêtre de l'archevêché de Paderborn et actuellement en congé pour sa mission au sein de l'œuvre Bonifatius. En outre, Monseigneur Austen est également membre élu du Comité central des catholiques allemands et conseiller au sein de la sous-commission pour les questions missionnaires de la commission Église universelle de la Conférence épiscopale allemande. En 2016, le pape François l'a nommé missionnaire de la miséricorde.

    Photo : Monseigneur Georg Austen a été nommé consulteur au dicastère de l'évangélisation (c) Bonifatiuswerk/Wilfried Hiegemann

  • Symposium à Chypre : il y a de moins en moins de chrétiens au Moyen-Orient

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    De Nicola Scopelliti sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Symposium à Chypre : de moins en moins de chrétiens au Moyen-Orient

    26-04-2023

    Le christianisme ne doit pas disparaître des terres où il est enraciné : c'est l'avertissement du Card. Sako lors de la rencontre, dix ans après l'exhortation que Benoît XVI leur a consacrée, qui a réuni les patriarches, les évêques et les laïcs des Églises orientales.

    Ils sont venus de tous les diocèses du Moyen-Orient. Patriarches, évêques, responsables de communautés, religieux, membres d'associations et de mouvements. Ils se sont réunis à Chypre, l'un des quatre États appartenant au Patriarcat latin de Jérusalem. Il s'agit d'une terre où, outre les fidèles catholiques de rite latin, il existe plusieurs Églises orientales sui iuris et où la présence catholique se mêle à celle des chrétiens orthodoxes et des pratiquants d'autres religions.

    Enracinée dans l'espérance, c'était le thème principal de la rencontre dédiée au présent et à l'avenir des Églises catholiques au Moyen-Orient, organisée par ROACO (Riunione Opere Aiuto Chiese Orientali). Un rendez-vous qui intervient à l'occasion du 10e anniversaire de l'exhortation apostolique post-synodale de Benoît XVI Ecclesia in Medio Oriente, adressée aux patriarches, aux évêques et à tous les baptisés du Moyen-Orient, le 16 septembre 2012, à l'occasion de son voyage apostolique au Liban et publiée après le Synode de 2010.

    "Je souhaite que cette rencontre puisse servir avant tout un élan missionnaire auquel le pape François a donné une forte impulsion", a souligné le nonce apostolique à Chypre et en Jordanie, Mgr Pietro Dal Toso, ajoutant que les défis sont nombreux, aussi parce qu'au cours de ces dix années écoulées depuis la publication de l'exhortation, beaucoup de choses ont changé au Moyen-Orient. "Je pense, par exemple, à la guerre en Syrie, à Isis, à la situation actuelle en Irak, aux tensions entre Israël et la Cisjordanie. Ces dix années ont été des années importantes pour ces pays qui ont vu leur visage changer, à bien des égards, sur cette terre tourmentée".

    C'est le patriarche de Jérusalem des Latins, l'archevêque Pierbattista Pizzaballa, qui a prononcé le discours d'ouverture, plaçant les travaux de cette importante rencontre dans le contexte du dixième anniversaire de la publication d'Ecclesia in Medio Oriente. La rencontre, présidée par Mgr Claudio Gugerotti, préfet du Dicastère pour les Églises orientales, a mis en évidence, dès les premiers discours, le grand défi que l'Église devra affronter dans les années à venir : la diminution constante de la présence chrétienne, qui n'est pas seulement due au fait que de nombreux chrétiens préfèrent émigrer, mais aussi et surtout à la diminution des vocations religieuses, masculines et féminines, qui ne sont plus aussi nombreuses qu'auparavant. Tout cela pose un problème fondamental : l'existence des chrétiens sur cette terre qui a vu naître le christianisme.

    "Nous devons soutenir et convaincre les chrétiens de ne pas quitter leur terre, nous devons les aider à ne pas émigrer", a déclaré le patriarche de Bagdad des Chaldéens, le cardinal Louis Raphaël Sako, lors de la réunion. "Il serait vraiment grave que le Moyen-Orient se vide de ses chrétiens, les racines du christianisme disparaîtraient. La présence des Eglises orientales est menacée et les chrétiens ne voient plus d'avenir possible, surtout en Irak, en Syrie, au Liban et en Palestine, à cause des défis politiques, économiques, culturels et autres". Mais si Athènes pleure, Sparte ne rit pas : "en Occident, malheureusement, poursuit Sako, les valeurs religieuses et humaines disparaissent, il y a une sécularisation galopante, et la vie est vidée de tout caractère sacré. À l'Est, il y a le fondamentalisme, qui se transforme en terreur et en terrorisme, et nous sommes menacés, marginalisés, persécutés. Nos maisons et nos villages sont occupés et, enfin, il y a la question démographique".

    L'exhortation de Benoît XVI est très riche et pertinente. Mais ces dernières années, les choses ont radicalement changé. "Il suffit de penser, souligne le cardinal Sako, au document d'Abou Dhabi ou à la rencontre à Nadjaf, en Irak, entre le pape François et le grand ayatollah Sayyid Ali Al-Husayni Al-Sistani, chef de la communauté chiite, qui a prononcé à cette occasion des paroles d'amitié et de fraternité à l'égard des chrétiens. Ici, nous devons utiliser toutes ces choses pour vivre en tant que frères et citoyens, pour changer la mentalité de la société qui considère les musulmans comme supérieurs, tandis que les autres sont traités comme des citoyens de seconde zone. Les chrétiens étaient présents en Irak des siècles avant les musulmans, mais aujourd'hui nous sommes une minorité et nous dépendons des autres. Il suffit de penser au Liban où ils étaient majoritaires. Aujourd'hui, tout le monde pense à émigrer, alors que les chrétiens ont tant à offrir à leur pays".

    "Les chrétiens, au fur et à mesure que le temps passe, diminuent de plus en plus. Ils fuient. Ceux qui restent risquent de devenir des objets qui, tôt ou tard, seront placés dans un musée". Prononçant ces mots, le père Jiahd Yousseph, moine du monastère de Mar Mousa à Nebek, en Syrie, une communauté fondée par le père Paolo Dell'Oglio, dont on est sans nouvelles depuis 2013, date de son enlèvement en Syrie par des hommes d'Isis. "Les chrétiens ne sont pas des invités au Moyen-Orient", ajoute le nonce Dal Toso. "Ils ont toujours été là et ont assuré leur contribution considérable à la croissance économique et sociale de ces sociétés, ils méritent donc la pleine reconnaissance de leurs droits."

    "Aujourd'hui, on parle beaucoup des droits de l'homme. Nous aussi, chrétiens, nous voulons que nos droits soient reconnus, comme les musulmans, dit le cardinal Sako, qui, au contraire, ont élevé les barrières. Il n'est pas temps de séparer la religion de l'Etat, mais tout cela demande un soutien diplomatique et politique, même extérieur, envers les chrétiens, envers lesquels il y a maintenant une persécution, mais discrète, pas publique, qui se traduit par l'impossibilité pour un chrétien d'être ministre, ou qui le voit contraint de subir l'occupation de sa maison ou de sa terre, comme cela se passe en Palestine".

    Le patriarche Pizzaballa, pour sa part, a rappelé que nous ne pouvons pas concevoir notre présence au Moyen-Orient uniquement et simplement comme un droit, ce qui ferait fatalement de nous une partie fragile dans un conflit ou une guerre. "Être et rester sur le territoire de nos Églises, déchiré par toutes les formes de violence et de conflit, sera de plus en plus pour nous une vocation et un choix", a-t-il souligné. "Les nombreuses souffrances de ces dernières années, avec la crise économique qui en découle et que nous connaissons encore, peuvent être une grande opportunité pour nous, pour le clergé et pour nos fidèles : être une Église pauvre parmi les pauvres". Et il conclut : "Nous savons bien comment, au Moyen-Orient, la politique enveloppe la vie ordinaire dans tous ses aspects. L'option préférentielle pour les pauvres et les faibles ne fait pas de l'Église un parti politique. Prendre position, comme on nous le demande souvent, ne peut signifier entrer dans un affrontement, mais doit toujours se traduire par des paroles et des actes en faveur de ceux qui souffrent et se lamentent, et non par des invectives et des condamnations à l'encontre de qui que ce soit. L'Église, comme le Christ, condamne toujours le péché, jamais le pécheur. Pour les chrétiens, la seule position possible est celle de leur Maître, au service de la vie de tous".

  • Le Dicastère du Vatican pour les laïcs, la famille et la vie prépare un document qui traitera des couples divorcés-remariés

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    De Jonah McKeown sur CNA :

    Le Vatican prépare un texte pour les couples divorcés et remariés, selon le cardinal Farrell

    Le cardinal Kevin Farrell a mentionné le document en cours d'élaboration dans un discours prononcé en italien le 22 avril.

    25 avril 2023

    Le Dicastère du Vatican pour les laïcs, la famille et la vie prépare un document qui traitera des couples divorcés-remariés, à la demande du pape François, selon le préfet du dicastère, le cardinal Kevin Farrell.

    Le cardinal Farrell a mentionné le document en cours d'élaboration dans un discours prononcé en italien le 22 avril, en ouverture d'une réunion du dicastère, qui promeut la pastorale familiale et la mission des fidèles laïcs. Le cardinal Farrell a souligné l'importance d'aider et de guider "ceux qui traversent des crises conjugales de toutes sortes".

    "À cet égard, le dicastère travaille également à la préparation d'un texte qui concernera spécifiquement - comme vous l'avez souhaité, Votre Sainteté - les hommes et les femmes qui, après l'échec de leur mariage, vivent de nouvelles unions", a déclaré le cardinal Farrell dans son discours d'ouverture.

    Le cardinal Farrell n'a pas précisé quand le document serait publié.

    L'Église enseigne que les catholiques divorcés et remariés sans annulation ne doivent pas communier, un enseignement réaffirmé par saint Jean-Paul II dans l'exhortation apostolique Familiaris Consortio de 2005. Le pape François a déclaré au cours de son pontificat qu'il pourrait y avoir des situations au cas par cas où les catholiques divorcés et remariés pourraient accéder à l'Eucharistie, notamment lorsque les époux pratiquent la continence au sein de leur mariage.

    Lors d'une récente interview, le pape François a répondu à une question sur la possibilité pour les catholiques divorcés-remariés de recevoir l'Eucharistie en disant : "Nous ne pouvons pas réduire une situation humaine à une simple question d'ordre moral : "Nous ne pouvons pas réduire une situation humaine à une situation normative". Dans l'interview, le pape François a conseillé de se référer à ce que son prédécesseur Benoît XVI a dit sur le sujet des annulations, affirmant qu'"une grande partie des mariages de l'Église sont invalides par manque de foi".

    "Et pensez-y : Parfois, on assiste à un mariage et on a l'impression qu'il s'agit d'une réception sociale et non d'un sacrement", a déclaré le pape François. Quand les jeunes disent "pour toujours", qui sait ce qu'ils entendent par "pour toujours" ?

  • Rome : une communication anarchique

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso (traduction de diakonos.be) :

    François le communicateur. Avec sa salle de presse personnelle, à Sainte-Marthe

    En partance le 28 avril pour Budapest, le Pape François ne manquera certainement pas les deux grands moments médiatiques de chacun de ses voyages : la conférence de presse dans le vol de retour vers Rome et l’entretien avec les jésuites locaux, tenu à huis clos, mais ensuite transcrit et publié par « La Civiltà Cattolica ».

    Dans les deux cas, il parlera comme toujours à bâtons rompus, de ce qu’il voudra sans aucune retenue, pas même par rapport à ce qu’il a dit auparavant, qu’il n’aura d’ailleurs pas peur de changer ou de contredire, si cela lui semble opportun, comme il l’a fait à plusieurs reprises. Il ne restera plus aux services du Vatican qu’à transcrire et à consigner, dans ce gigantesque fouillis désordonné de discours prononcés et écrits qui constitueront pour les futurs historiens le « magistère » du pape Jorge Mario Bergoglio.

    Un « magistère » dans lequel on trouve de tout. Et de trop. À tel point que, depuis quelque temps, les secrétaires chargés d’archiver ses discours doivent parfois couper et éliminer l’un ou l’autre excès, locution vulgaire ou grossièreté de corps de garde.

    Jusqu’à il y a quelques mois, les archivistes pontificaux avaient l’habitude de publier tout ce que François disait. Quand, en recevant des personnes ou des groupes, il mettait de côté le discours préparé par ses services et se mettait à parler de manière informelle, le tout était ensuite consigné, aussi bien le discours non prononcé que les déclarations qui ont effectivement été faites.

    Et cela même quand la publication intégrale était pour le moins malheureuse, par exemple le 24 octobre dernier quand, en recevant des séminaristes et des prêtres qui étudiaient à Rome et en répondant à une question innocente sur le monde digital, le Pape s’était laissé aller à une digression emphatique sur le vice consistant à visionner des images pornographiques, comme s’il s’agissait d’un vice de tous les prêtres présents et absents, et même des religieuses et des personnes consacrées.

    Le 10 décembre suivant, pourtant, c’était la goutte qui a fait déborder le vase pour l’un ou l’autre au Vatican, parce que pendant l’audience accordée à des séminaristes et à des éducateurs de Barcelone, là encore mettant de côté le texte écrit sous prétexte qu’il était « ennuyeux », le Pape François a dépassé les bornes de ce qu’on peut publier, en lançant des bordées d’injures contre les carriéristes et les arrivistes.

    Et ce n’est pas tout. Toujours en parlant librement, le Pape aurait enjoint, lors de la confession sacramentelle, de toujours tout pardonner « même si nous voyons qu’il n’y a pas d’amorce de repentir ». Auparavant, il avait traité de « déliquant » le confesseur qui ne donnait pas l’absolution.

    Le fait est que rien n’a officiellement été publié de ce discours improvisé de François – bien qu’il ait été relayé par de nombreuses personnes présentes. Pareil à d’autres occasions qui ont suivi, la dernière remontant au 17 avril dernier, lors de l’audience accordée par le Pape à la communauté des Béatitudes.

    La Secrétairerie d’État elle-même s’était depuis quelque temps senti le devoir de faire barrage aux intempérances verbales de François.

    Jusqu’à l’été 2020, la coutume était de distribuer aux journalistes accrédités à la salle de presse du Saint-Siège, quelques heures à l’avance, une copie des discours que le Pape allait prononcer à l’Angélus du dimanche, y compris l’appendice final, se référant souvent à l’actualité et à des questions de politique internationale.

    Pourtant, le 5 juillet de cette même année, quelques minutes avant midi, les journalistes ont été avertis que les quinze lignes du texte qui leur avait été distribué ne seraient pas lues par le Pape, ce qui ne fut effectivement pas le cas.

    Il s’agissait de phrases calibrées à la virgule près, les premières que François aurait consacrées à la perte de liberté de Hong Kong, sur laquelle il avait toujours gardé le silence. Relayées par la suite par plusieurs organes de presse, elles ont dans les faits rendu encore plus grave le silence du Pape qui a suivi.

    D’où la décision, pour éviter d’autres incidents, de ne plus envoyer désormais à la presse la partie finale de l’Angélus, mais uniquement les commentaires de l’Évangile du jour.

    En réformant la Curie à sa manière, François a institué un dicastère dont le rôle est censé être celui de s’occuper de la communication, avec à sa tête deux journalistes laïcs, Paolo Ruffini et Andrea Tornielli.

    Mais Bergoglio n’a jamais semblé affectionner particulièrement les canaux de communication officiels.

    Les quelques rares fois où il a rendu visite au quotidien « L’Osservatore Romano », il en a profité pour humilier ceux qui y écrivaient, du directeur Andrea Monda jusqu’au bas de l’échelle, avec des moqueries impitoyables sur le faible nombre de copies vendues. Et en dix ans, il n’aura octroyé au « journal du Pape » qu’un seule de ses innombrables interviews diverses et variées. Une interview qui plus est convenue, extraite d’une préface qu’il avait rédigées pour un livre sur saint Joseph, qui n’a pas fait ni ne pouvait faire parler d’elle le moins du monde.

    La salle de presse du Saint-Siège non plus n’est pas en odeur de sainteté. Le 29 mars dernier, quand le Pape a été embarqué à l’hôpital, un communiqué officiel en style télégraphique s’est borné à déclarer qu’il s’y était rendu « pour certains contrôles programmés à l’avance ».

    Une fois le péril passé, c’est pourtant François en personne qui a raconté une histoire très différente. D’abord aux journalistes à la sortie de l’hôpital : « Je suis encore vivant ! ». Mais ensuite avec quelques détails supplémentaires dans une conversation téléphonique – la quatre-vingt-dixième en dix ans – à son vieil ami Michel Ferri, qui a rapporté à un journal ces déclarations textuelles du Pape : « C’était grave. Je suis arrivé inconscient à l’hôpital. Quelques heures de plus et je ne serais plus là pour en parler ».

    Il n’est donc guère surprenant qu’au Vatican, on considère qu’il y a non pas une mais bien deux salles de presse en activité : celle du Saint-Siège et une autre à Sainte-Marthe, cette dernière étant personnellement gérée par le Pape.

    En effet, la quantité démesurée d’interview que François accorde aux journaux les plus divers et variés ne passe nullement par le filtre du dicastère pour la communication. Ce sont tout au plus ceux qui appartiennent au cercle privé du Pape qui s’en chargent, de Monseigneur Dario Viganò à Don Marco Pozza. Ou c’est tout simplement le Pape qui s’en occupe personnellement.

    « L’Osservatore Romano » et les autres canaux officiels tels que Vatican News sont mis devant le fait accompli. Par exemple, avec un compte-rendu des 83 minutes d’entretien de François en compagnie d’une dizaine de jeunes du monde entier mise en ligne le 5 avril dernier sur la plateforme de streaming Disney Plus qui avait été enregistrée plusieurs mois auparavant dans un studio de cinéma de la périphérie domaine de Pietralata. Un entretien surréaliste, ponctué de questions effrontées et souvent hostiles, où une interlocutrice déclare vendre des vidéos pornographiques « pour se mettre davantage en valeur et mieux vivre avec sa fille », et avec le Pape qui joue le jeu et lui conseille de ne pas avoir peur de demander de l’argent au Vatican pour aider quelqu’un : « N’hésite pas à demander, leur dis-je, de toute manière ils volent tout le monde là-dedans ! Donc je sais où on peut voler et je t’envoie les sous ».

    Un autre canal de communication, bizarre celui-là, est celui que François a créé avec la Russie, par l’entremise d’un homme de confiance aussi bien du patriarche de Moscou Cyrille que de Vladimir Poutine, un certain Leonid Sevastyanov. C’est lui qui rend publiques les déclarations du Pape recueillies lors de rencontre ou d’échanges épistolaires. Sans jamais susciter le moindre démenti, pas même quand il a révélé que François, au retour de son voyage en Mongolie programmé en septembre, voudrait bien faire étape à l’extrême Est de la Russie, à Vladivostok, afin de visiter le parc national pour la protection des léopards, dont il a déjà baptisé l’un d’entre eux le « gaucho », du nom du personnage du poème argentin éponyme…

    François utilise également Twitter, où il a 53 millions de lecteurs. Cependant, depuis quelques jours, son compte a fait les frais d’Elon Musk, le patron du réseau, qui lui a retiré sa certification d’authenticité. À moins qu’il ne paye et se mette en règle. C’est une punition qui a également frappé d’autres personnages célèbres, du patriarche Cyrille à l’ayatollah Khamenei, en passant par Donald Trump.

    « En attendant de connaître les nouvelles règles de la plateforme, le Saint-Siège espère qu’elles comprendront la certification de l’authenticité des comptes » : voilà le commentaire du Saint-Siège, sans qu’on sache très bien s’il émane de la salle de presse ou bien de Sainte-Marthe.

  • La deuxième conversion d'Eric-Emmanuel Schmitt

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    Du site de RCF :

    Éric-Emmanuel Schmitt, sa "deuxième conversion" à Jérusalem

    L.D. avec Thierry Lyonnet

    04/04/2023

    ÉRIC-EMMANUEL SCHMITT, SA "DEUXIÈME CONVERSION" À JÉRUSALEM

    Plusieurs années après la sortie de son livre "La nuit de feu" (2015) dans lequel il raconte sa rencontre avec Dieu dans le désert du Hoggar, Éric-Emmanuel Schmitt évoque une "deuxième conversion" à Jérusalem. Elle est survenue au cours d'un pèlerinage effectué sur invitation du pape François. Voyage qui a conduit le célèbre écrivain de rencontres en surprises. Des moments de grâces et de fraternité qu’il raconte dans son nouveau livre "Le défi de Jérusalem" (éd. Albin Michel) - dont la sortie est prévue le 6 avril, pour le Jeudi saint.

    C’est un coup de téléphone qui a donné le top départ de ce pèlerinage. Plus particulièrement un appel du Vatican, au cours duquel un haut responsable a indiqué à Éric-Emmanuel Schmitt qu'au Saint-Siège on aimait la foi et la liberté de l'écrivain et qu’on voudrait bien lui proposer de faire un pèlerinage en Terre sainte. C’est ainsi qu'Éric-Emmanuel Schmitt, habité par la spiritualité mais encore pétri par l’athéisme dans lequel il a grandi, s’est retrouvé en Israël pour un séjour en trois temps : d’abord en tant que pèlerin parmi les pèlerins, puis seul, avant d’aller à la rencontre d’habitants. 

    Pèlerin parmi les pèlerins

    Le voyage d'Éric-Emmanuel Schmitt a commencé à Nazareth avec un groupe de croyants réunionnais. "Je faisais profil bas, confie-t-il, je ne voulais pas faire mon intello, mon penseur, je voulais ressentir les choses." Dans cette ville a priori banale où Jésus a grandi, l’écrivain a constaté, fasciné, "que le creuset de l’extraordinaire c’est toujours l’ordinaire"... 

    Son voyage l’a ensuite mené sur les sites incontournables de la chrétienté : le mont Thabor, le lac de Tibériade, Capharnaüm ou encore le mont des Béatitudes. Des endroits dont, souvent, on ne peut certifier avec exactitude l'authenticité. Qu’importe pour Éric-Emmanuel Schmitt : "On s’en moque, sourit-il, parce qu’on va de lieux douteux en lieux incertains mais ces lieux sont à chaque fois l’occasion de réfléchir à certains épisodes de l’Évangile. Et au fond le sens compte plus que la pierre ou le lieu, et on finit par éprouver une certaine liberté."

    Éric-Emmanuel Schmitt raconte son "moment de grâce" au Saint-Sépulcre

    Mais c’est à Jérusalem, au Saint-Sépulcre, que la "deuxième conversion" d'Éric-Emmanuel Schmitt a véritablement eu lieu. "Là, tout d’un coup ma foi spirituelle et intellectuelle prend quelque chose d’incarné. Tout devient concret. Je sens un regard sur moi, je sens une odeur d’homme, la chaleur d’un corps comme s’il était près de moi", raconte-t-il. Une expérience forte face à laquelle l'écrivain a d'abord réagi en se mettant à l’écart et en pleurant.

    Ce n’est que plus tard qu’il a réalisé les changements que ce moment de grâce a provoqués en lui : "Ça fait habiter la vie différemment, avec encore plus de confiance, d’enthousiasme, de sérénité. Ça donne confiance dans l’amour qu’on peut essayer d’apporter aux autres", dit-il.

    Rencontre avec le pape François : Éric-Emmanuel Schmitt, "chrétien imparfait" devant le chef de l'Église catholique

    Quelques jours après son voyage en Terre sainte, et après le patriarche de Jérusalem, l’historien Vincent Lemire et les dominicains de l’École biblique et archéologique, une autre rencontre hors du commun attendait Éric-Emmanuel Schmitt. Un rendez-vous avec le pape François ? Impressionné, l'écrivain a repoussé l’invitation. "Je me sens comme un chrétien très imparfait, donc c'est difficile", explique-t-il.

    Ce n’est que trois semaines plus tard qu’Éric-Emmanuel Schmitt a fait connaissance avec le pape François. "Il m’a écouté comme si j’étais intéressant. Son écoute fait sortir le meilleur, parce qu’elle est aussi profonde que sa parole", commente-t-il. Ému par l’humilité du souverain pontife et riche de sa "deuxième rencontre" avec Dieu, Éric-Emmanuel Schmitt s'est mis à écrire dès son retour : "Quand il se passe des mouvements spirituels, on a intérêt à les communiquer aux autres, non pas pour leur parler de soi mais pour leur parler d’eux et leur ouvrir des portes."

  • La position des évêques de Belgique face aux perspectives d'allongement du délai pour procéder à des avortements

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    Extension considérable de l’accès à l’avortement

    Extension considérable de l’accès à l’avortement

    Déclaration des Évêques de Belgique

    Une proposition débattue au Parlement fédéral envisage d’allonger le délai pour un avortement de douze à au moins dix-huit semaines après la conception. Il est également suggéré que non seulement des conditions médicales graves puissent être invoquées comme motif, mais également des problèmes mentaux. On plaide aussi pour l’abolition du délai de réflexion de six jours et pour la suppression de l’obligation de fournir des informations sur les alternatives possibles.

    On ne décrit pas ce que l’on entend par « problèmes mentaux ». Ils peuvent être de toutes sortes. La vie d’un enfant viable peut dès lors être interrompue, même si elle ne constitue pas une menace aiguë pour la vie ou la santé de la mère. Se peut-il qu’aucune autre question ne soit posée à ce sujet ?

    De plus, l’interruption de grossesse après douze semaines est une intervention beaucoup plus lourde et beaucoup plus radicale. Il est important que nous en soyons pleinement conscients. Pour beaucoup de ceux qui devront réaliser ces interventions, cela ne sera pas évident. Le traitement psychique pour la mère elle-même soulève également de nombreuses questions.

    Il n’est pas surprenant que de nombreuses personnes, au-delà des frontières idéologiques, s’attendent dans ce cas à ce que l’on exerce une grande prudence. Dès 2019, des médecins, sages-femmes, infirmiers et infirmières et d’autres prestataires de soins ont exprimé publiquement leurs inquiétudes face à la proposition de prolonger le délai. Cela les touche dans leur vocation professionnelle et leur mission. C’est d’autant plus le cas lorsqu’il est suggéré de placer explicitement l’avortement, qui a déjà été retiré du droit pénal, dans le cadre de la législation sur les soins de santé. Et donc à considérer sans plus comme un acte médical.

    C’est vrai que des circonstances peuvent rendre les gens désemparés et désespérés. Mais affirmer alors qu’il s’agit d’un acte médical ne fait pas droit à ce que les personnes concernées expérimentent elles-mêmes. Pourquoi dans ce cas demander encore un conseil ou de l’aide ? D’autant plus, comme cela est également proposé, que même les alternatives possibles ne doivent de préférence pas être discutées. Une oreille attentive et des conseils ne sont-ils pourtant pas si précieux ?

    Le législateur s’est préoccupé jusqu’à présent de trouver un équilibre entre la protection de la vie à naître et l’autodétermination de la femme enceinte. Ce n’est plus le cas dans les nouvelles propositions. La protection de la vie à naître est pourtant en soi de la plus haute importance, aussi et surtout dans l’État de droit. Elle l’est d’autant plus que de nouvelles recherches sont menées aujourd’hui sur la perception de la douleur chez le fœtus.

    Notre société éprouve de plus en plus de difficultés à propos de tout ce qui interfère avec nos projets et vient perturber notre mode de vie. Ce constat s’applique aux personnes âgées ou malades, aux pauvres et aux étrangers, aux personnes qui doivent fuir leur pays. C’est également le cas pour la vie à naître. C’est ce qu’écrit le Pape François dans son encyclique Laudato Si’ : « Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent ».

    Cardinal Jozef De Kesel et les Évêques de Belgique

    SIPI – Bruxelles, mercredi, 24 avril 2023

    Cathobel indique les liens suivants :

    Pour aller plus loin : Allongement du délai de l’IVG : les experts sont-ils vraiment unanimes ?

    Et sur ce même sujet :

  • Vandalisme sacrilège à Profondeville

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    Du site de l'Avenir :

    Vandalisme en série à Profondeville: statues fracassées, chapelle en feu

    Depuis quelques jours, un (ou plusieurs) fauteur de troubles s’en prend aux statues de l’église Saint-Rémy. La chapelle Saint-Joseph a, elle, été détruite dans un incendie.

    F.G. & F.M.
    24-04-2023
    Samedi, entre 14 h 30 et 16 h, un acte de vandalisme a été perpétré dans l’église Saint-Rémy de Profondeville, en plein centre du village. Deux grandes statues de saint Joseph et de saint Antoine ont été jetées en bas de leur socle et se sont fracassées au sol. Un vase qui se trouvait sur un autel latéral a également été projeté au sol.

    Quelques jours plus tôt, c’est une petite statue de la Vierge qui avait été arrachée du socle sur lequel elle était collée et emportée.

     

    Troisième acte de ces faits sans doute commis par la ou les mêmes personnes malintentionnées: dans la nuit de dimanche à lundi, les pompiers et la police ont été appelés pour un incendie, vraisemblablement volontaire, qui a complètement détruit la chapelle dédiée à saint Joseph et qui se trouve au bout du village, à hauteur du n°94 sur la chaussée de Dinant, non loin de l’arrêt de bus. À l’arrivée des pompiers, les flammes ravageaient l’édifice. Les hommes du feu ont eu besoin de deux bonnes heures pour circonscrire l’incendie.

    Aucun blessé n’est à déplorer, les lieux étaient vides à l’arrivée des pompiers.

    Plainte a été déposée.

  • L'Académie pontificale pour la vie réagit au tollé provoqué par les propos de Mgr Paglia sur le suicide assisté

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    D'Hannah Brockhaus sur CNA :

    L'Académie pontificale pour la vie réagit au tollé provoqué par les propos de Mgr Paglia sur le suicide assisté
     
    24 avril 2023

    L'Académie pontificale pour la vie a déclaré lundi que son président (Mgr Paglia) est contre le suicide assisté mais pense qu'il est possible d'avoir une "initiative légale" qui permettrait de le dépénaliser en Italie dans des "conditions spécifiques et particulières".

    La déclaration du 24 avril a été publiée à la suite du tollé provoqué par un discours dans lequel l'archevêque Vincenzo Paglia a défendu la légalisation du suicide médicalement assisté en Italie. L'archevêque a déclaré qu'il s'agissait d'une approche "réalisable" de la question dans la société italienne, malgré les enseignements clairs de l'Église catholique qui s'y opposent.

    "Personnellement, je ne pratiquerais pas l'assistance au suicide, mais je comprends que la médiation légale peut être le plus grand bien commun concrètement possible dans les conditions dans lesquelles nous nous trouvons", a déclaré Mgr Paglia lors d'un discours prononcé le 19 avril à l'occasion du Festival international du journalisme à Pérouse, en Italie.

    Le journal italien Il Riformista a publié le texte du discours de Mgr Paglia le 22 avril.

    L'académie du Vatican a déclaré lundi que Mgr Paglia "réitère son "non" à l'euthanasie et au suicide assisté, en pleine adhésion au magistère".

    L'académie a ajouté que les commentaires du président concernaient une décision de la Cour constitutionnelle italienne et "la situation spécifique de l'Italie".

    L'archevêque a donné son avis, selon le communiqué, qu'une "médiation juridique" mais "certainement pas morale" est possible afin de maintenir le suicide assisté comme un crime dans certains cas, tout en le décriminalisant sous certaines conditions.

    Le suicide assisté et l'euthanasie sont actuellement illégaux en Italie, où le droit pénal stipule que "quiconque provoque la mort d'un homme, avec son consentement, est puni d'une peine d'emprisonnement de six à quinze ans". L'assistance au suicide consiste à fournir des médicaments létaux aux patients pour qu'ils puissent mettre fin à leurs jours, tandis que l'euthanasie consiste en la mise à mort directe des patients par les médecins.

    Un projet de loi visant à décriminaliser le suicide assisté, connu dans la législation italienne sous le nom d'"homicide volontaire", a été adopté l'année dernière par la Chambre des députés, la chambre basse du Parlement italien. Elle n'a pas encore été adoptée par le Sénat italien.

    La proposition de loi, qui fait suite à un arrêt rendu en 2019 par la Cour constitutionnelle italienne, stipule que le suicide médicalement assisté ne sera dépénalisé que dans les cas qui remplissent les conditions suivantes : "la personne doit être "maintenue en vie" : "la personne doit être "maintenue en vie par un traitement de survie et atteinte d'une pathologie irréversible, source de souffrances physiques ou psychologiques qu'elle juge intolérables, mais pleinement capable de prendre des décisions libres et conscientes"".

    Selon la déclaration de l'Académie pontificale pour la vie, "pour l'archevêque Paglia, il est important que la décision [du tribunal] précise que le crime [de suicide assisté] reste en tant que tel et n'est pas aboli. Toute autre considération est trompeuse".

    "Au niveau scientifique et culturel, Mgr Paglia a toujours défendu la nécessité d'un accompagnement des malades dans la phase terminale de la vie, basé sur les soins palliatifs et la proximité, afin que personne ne soit laissé seul face à la maladie et à la souffrance, dans les décisions difficiles qu'elles impliquent", précise le communiqué.

    L'année dernière, la Cour constitutionnelle italienne a bloqué un référendum visant à dépénaliser le suicide médicalement assisté dans le pays, déclarant qu'une abrogation de la loi pénale existante laisserait le pays sans "la protection minimale constitutionnellement nécessaire de la vie humaine, en général, et avec une référence particulière aux personnes faibles et vulnérables".

    Hannah Brockhaus est la correspondante principale de la Catholic News Agency à Rome. Elle a grandi à Omaha, dans le Nebraska, et est titulaire d'un diplôme d'anglais de la Truman State University, dans le Missouri.

  • 29 avril - 2 mai : les Franciscains du couvent Saint Antoine de Bruxelles organisent un camp de jeunes : Welcome Holy Spirit 2023

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  • Saint Marc, le plus grand reporter de l'Antiquité ?

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    On le fête aujourd'hui : saint Marc, « l’évangéliste reporter »

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    source : http://rouen.catholique.fr/IMG/pdf/Saint_Marc_l_evangeliste_reporter.pdf

    Saint-Marc-l-evangeliste-reporter_article_popin.jpgAu cours de cette année liturgique, qui a débuté le 27 novembre 2011, les catholiques peuvent découvrir Marc, dont l’Évangile est lu chaque dimanche. Un Évangile de plus en plus apprécié par les fidèles d’aujourd’hui et qui incite à réfléchir sur l’identité de Jésus.

    Lire la suite

  • L’Identité chrétienne des Hongrois

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    L’identité chrétienne des Hongrois: une diffusion KTO « Le pape se rend en Hongrie du 28 au 30 avril 2023 soulignant par-là l’importance de ce pays dans l’identité chrétienne de l’Europe. Pourtant c’est souvent à cause de cette identité chrétienne et sa mise en avant par le premier ministre que la Hongrie est la cible de nombreuses critiques venant surtout de l’ouest de l’Europe et dirigées le plus souvent contre Viktor Orban aux méthodes singulières qualifiées « d’illibérales ». Le peuple hongrois dans son ensemble est souvent pris à partie et sommé de se justifier aux yeux d’une opinion publique qui le soupçonne de complaisance. Ce documentaire ambitionne de dépasser la vision caricaturale que les Hongrois donnent, parfois, d’eux-mêmes dans les médias occidentaux et montrer, tout en nuances, leur vrai rapport avec leur identité chrétienne. Une coproduction KTO/PONS BARIG EUROPE 2023 - Réalisée par Françoise Pons :