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  • Le Dalaï Lama, le garçon et le PCC : L'histoire vraie d'une tempête dans une théière

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    De Marco Respinti sur Bitter Winter (traduction DeepL):

    Le Dalaï Lama, le garçon et le PCC : L'histoire vraie d'une tempête dans une théière

    17 avril 2023

    Le père du Tibet est-il pédophile ? L'histoire peut être considérée comme une tempête dans un pot de thé noir de l'Himalaya, mais elle est malicieusement exploitée par le PCC et ses compagnons de route.

    1. Le 28 février 2023, Sa Sainteté le Dalaï Lama, le père spirituel des Tibétains, a reçu environ 120 étudiants qui avaient suivi un programme de formation professionnelle organisé par la Fondation M3M, la branche philanthropique de la société immobilière indienne M3M Group. Sa Sainteté a reçu les étudiants dans la cour du complexe Tsuglagkhang, où se trouve ce que l'on appelle souvent le "temple du Dalaï Lama", à Mcleod Ganj, une banlieue de la ville de Dharamshala, dans le district de Kangra, ou "capitale d'hiver" de l'État de l'Himachal Pradesh, en Inde. Le Dalaï Lama y réside depuis 1959, date à laquelle il a été contraint, avec quelques compagnons, de quitter Lhassa, la capitale du Tibet historique, pour l'Inde. Cela s'est produit en raison de l'occupation militaire du Tibet par la République populaire de Chine (RPC), pays communiste depuis le 1er octobre 1949, qui persécute systématiquement et durement les groupes religieux et les minorités ethniques, et qui viole les droits de l'homme. C'est également à Mcleod Ganj que réside l'administration centrale tibétaine, c'est-à-dire le gouvernement en exil du Tibet présidé par le Sikyong (semblable à un Premier ministre), ainsi que plusieurs milliers de colons et de réfugiés tibétains.

    2. Plus de quarante jours après l'événement, une brève nouvelle publiée le 8 avril 2023, et mise à jour le lendemain, par "The Times of India", le troisième plus grand journal indien en termes de circulation intérieure, imprimé en anglais, se concentre sur un épisode de cette rencontre à travers une image tirée d'une vidéo. Le Dalaï Lama a embrassé "un jeune garçon sur les lèvres lors d'un événement bouddhiste", lui demandant de "sucer ma langue". Le "Times of India" a prononcé le mot "innommable" : "Pour certains, cela s'apparente à de la pédophilie". La question est devenue virale sur les médias sociaux, des images ont été diffusées dans le monde entier, des accusations et des mises en accusation ont été publiées dans la presse internationale.

    3. Regardé dans son intégralité, cet épisode apparaît plus complexe et différent des images montées qui ont circulé. Dans la foule rassemblée à Tsuglagkhang, un jeune Indien, plus jeune que les étudiants du programme M3M, a demandé au Dalaï Lama, par l'intermédiaire d'un microphone, s'il pouvait le serrer dans ses bras. Dans un premier temps, Sa Sainteté n'a pas compris la demande. Puis il a accepté avec joie. Mais le Dalaï Lama a-t-il vraiment compris ? En fait, il a invité le garçon à l'embrasser sur la joue. Le garçon s'exécuta et le Dalaï Lama le serra dans ses bras en souriant. Le Dalaï Lama, tenant la main du garçon, lui demanda de l'embrasser sur les lèvres. Le garçon l'a fait avec timidité et en souriant, et toute l'assistance s'est mise à rire. Leurs fronts se sont rencontrés. Sa Sainteté a ensuite invité le garçon à lui "sucer" la langue. Là encore, tout le monde s'est mis à rire. Enfin, le Dalaï Lama a gardé la main du garçon sur sa joue et l'a serré dans ses bras pendant quelques secondes, lui donnant un bref enseignement. Puis il l'a chatouillé. Ils ont évidemment plaisanté et ri, mais la rencontre a également comporté des moments sérieux.

    4. L'événement s'inscrit dans le cadre d'une réunion plus longue. L'incident en lui-même était un moment marginal de l'ensemble de l'événement. Il s'est produit ouvertement, a été filmé par des caméras et diffusé par des microphones devant un public de plus de 120 personnes, dont la mère du garçon. Personne dans l'assistance ne s'est levé en signe de dédain ou n'a abandonné la réunion. Pendant quarante jours, personne n'a parlé de l'incident. L'interaction entre Sa Sainteté et le garçon a duré plus longtemps que les quelques images et séquences incriminées. Regardée dans son intégralité, elle ne révèle rien de scandaleux ou d'obscène. Le public et la mère de l'enfant ont souri et applaudi.

    5. Le garçon et sa mère ont été interviewés ce même 28 avril 2023 par "Voice of Tibet", un réseau de médias basé à Dharamsala. La femme est apparue dans de nombreuses vidéos, plus ou moins longues. Toutes s'accordent à dire qu'elle est la mère du garçon. Dans l'interview de Voice of Tibet, elle s'est présentée comme le Dr Payal Kanodia, administratrice de la fondation M3M. C'est elle qui a conduit la délégation d'étudiants à la rencontre de Sa Sainteté. Compte tenu des circonstances, il semble qu'elle ait également emmené son enfant à un événement important, organisé pour les étudiants plus âgés. En fait, curieusement, personne ne s'est demandé pourquoi un garçon plus jeune assistait à une réunion destinée à des étudiants d'un autre âge. Le nom du garçon n'a pas été mentionné jusqu'à présent. Dans l'interview accordée à Voice of Tibet, le garçon et sa mère ont sincèrement remercié le Dalaï Lama pour cette rencontre très significative. Le mot le plus souvent utilisé par la mère et le fils était "bénédiction". Personne n'a fait allusion à quoi que ce soit d'inapproprié. Cette interview a cependant été ignorée par les médias internationaux.

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  • Le pape François sur Disney Plus : les aspects critiques d'un choix médiatique

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    Du site "Silere non possum" :

    LE PAPE FRANCOIS SUR DISNEY PLUS. LES ASPECTS CRITIQUES DE CE CHOIX MÉDIATIQUE

    Le Pape a participé à une rencontre avec des jeunes qui a été enregistrée et qui est maintenant disponible sur Disney+.

    "Aujourd'hui, en pleine urgence éducative, le munus docendi de l'Église, exercé concrètement à travers le ministère de chaque prêtre, est particulièrement important. Nous vivons dans une grande confusion quant aux choix fondamentaux de notre vie et aux questions sur ce qu'est le monde, d'où il vient, où nous allons, ce que nous devons faire pour faire le bien, comment nous devons vivre, quelles sont les valeurs vraiment pertinentes. Par rapport à tout cela, il y a tant de philosophies contradictoires, qui naissent et disparaissent, créant la confusion sur les décisions fondamentales, sur la façon de vivre, parce que nous ne savons plus, communément, de quoi et pour quoi nous sommes faits et où nous allons", a déclaré Benoît XVI aux fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre le 14 avril 2010.

    Cette audience générale nous est revenue à l'esprit lorsque nous avons regardé le documentaire que le pape François a enregistré avec des jeunes et qui est maintenant disponible sur Disney+.

    Dans la vidéo, le réalisateur Felipe Perfetti analyse le documentaire. Tinder, l'avortement, la pornographie et plus encore. Il parle également de l'affaire du Dalaï Lama et des récents problèmes liés à l'affaire Emanuela Orlandi.

    La désorientation

    Si l'on fait abstraction des "choix éditoriaux" à l'origine de ces moments, il faut comprendre que, malheureusement, les interventions du pape sont de plus en plus fréquentes et que ses propos risquent de créer une grande confusion.

    "C'est la fonction in persona Christi du prêtre, disait Benoît XVI, de rendre présente, dans la confusion et la désorientation de notre temps, la lumière de la parole de Dieu, la lumière qui est le Christ lui-même dans ce monde qui est le nôtre. Le prêtre n'enseigne donc pas ses propres idées, une philosophie qu'il a lui-même inventée, qu'il a trouvée ou qui lui plaît ; le prêtre ne parle pas pour lui-même, pour créer peut-être ses propres admirateurs ou son propre parti ; il ne dit pas ses propres choses, ses propres inventions, mais, dans la confusion de toutes les philosophies, le prêtre enseigne au nom du Christ présent, il propose la vérité qui est le Christ lui-même, sa parole, sa façon de vivre et d'aller de l'avant. Ce que le Christ a dit de lui-même s'applique au prêtre : "Ma doctrine n'est pas la mienne" (Jn 7,16) ; c'est-à-dire que le Christ ne se propose pas lui-même, mais, en tant que Fils, il est la voix, la parole du Père. Le prêtre, lui aussi, doit toujours dire et agir ainsi : "Ma doctrine n'est pas la mienne, je ne propage pas mes idées ou ce qui me plaît, mais je suis la bouche et le cœur du Christ et je présente cette unique et commune doctrine, qui a créé l'Église universelle et qui crée la vie éternelle"".

    Pourtant, ces dernières années, le peuple saint de Dieu, comme François aime à l'appeler, manifeste une véritable soif de cette fonction du Pontife lui-même. Les discours du Pape sont de plus en plus politiquement corrects, orientés vers le fait de ne déranger personne mais de ne pas apporter de réponses.

    Si l'on regarde ce documentaire, on s'en aperçoit tout de suite. Sur l'avortement, François est bien sûr ferme sur ses propres positions, mais il prononce les quatre phrases habituelles qui lui ont été remises par un membre du "cercle magique". Il parle de l'assassin et insiste sur le fait que l'enfant est déjà une vie dès sa conception. D'accord, mais dès qu'une jeune fille dit : "Oui, mais j'ai le droit d'avorter parce que le corps m'appartient", le pape ne répond pas. Il n'y a pas de capacité à tenir un discours complexe qui explique à cette jeune fille qu'il faut évaluer quel droit l'emporte sur l'autre en cas de conflit. 

    Il est loin le temps où Benoît XVI, lors des JMJ diocésaines de 2006, répondait clairement aux jeunes qui l'interrogeaient sur les sujets qui lui tenaient à cœur.

    L'amour du cliché

    Les moments où le pape a injustement jeté de la boue sur l'Église et le Vatican n'ont pas manqué. François a même déclaré : "Ils volent tous ici", en parlant de l'État de la Cité du Vatican. Ces déclarations sont graves car elles conduisent à l'acclamation du peuple au détriment de l'Église elle-même. Bien sûr, il y a eu des épisodes et des événements où quelqu'un a profité et volé, mais cela arrive partout. On intervient, on punit, mais on continue à travailler. Généraliser de la sorte est néfaste, nous en avons vu les résultats au cours des dix dernières années. 

    Quand Alessandro Diddi a donné à la presse de fausses informations sur le Palais de Londres, le Saint-Siège a subi un énorme préjudice. Le promoteur de justice a affirmé que la Secrétairerie d'État avait utilisé l'argent de l'obole de Saint-Pierre pour des intérêts personnels. Cela a provoqué un énorme scandale et les personnes de bonne volonté ont cessé de faire des dons. 

    Pourtant, l'objectif de François semble être de créer la confusion, la division et le scandale. Ce qu'il recherche semble être de plus en plus l'acclamation du peuple. Beaucoup de questions, mais peu de réponses, voilà le problème de ce pontificat. 

    Et si quelqu'un, en ces heures, a même appelé ce documentaire une démonstration de ce qu'est le Synode, il est tout à fait clair que ce qu'est le Synode n'est pas clair. Si les gens viennent dans nos églises pour poser des questions, ils le font parce qu'ils veulent des réponses. 

    Dans le documentaire, la discussion sur un sujet se termine toujours parce que quelqu'un est "fatigué" de poursuivre sa thèse. La jeune femme rentrera chez elle convaincue qu'elle est maîtresse de son corps, le pape rentrera chez lui convaincu que le médecin qui pratique l'avortement est un tueur à gages.

    Le pape a cependant une autre tâche, qui est précisément celle à laquelle Benoît XVI a fait référence lors de l'audience générale : "Le Seigneur, mû par la compassion, a interprété la parole de Dieu, il est lui-même la parole de Dieu, et il a ainsi donné une orientation". 

    F.P.

    Silere non possum

  • Briser le code du silence sur le divorce

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    De Joan Frawley Desmond  sur le National Catholic Register :

    Briser le code du silence sur le divorce

    Life-Giving Wounds aide les enfants adultes du divorce et de la séparation à exprimer leur souffrance, à savoir qu'ils ne sont pas seuls et à trouver la guérison dans la Miséricorde divine de Dieu.

    ‘Let the Children of Divorce Come to Me,’ original sacred art by artist Michael Corsini, was commissioned by Life-Giving Wounds ministry for reflection at retreats.
    Let the Children of Divorce Come to Me", œuvre d'art sacrée originale de l'artiste Michael Corsini, a été commandée par le ministère Life-Giving Wounds pour la réflexion lors des retraites. (photo : avec l'aimable autorisation de Life-Giving Wounds)

    15 avril 2023

    MENLO PARK, Californie - Hallie Colorado, psychologue clinicienne, a écrit sa thèse sur l'impact à long terme du divorce sur les enfants. Mais, jusqu'à récemment, cette mère de six enfants n'avait guère réfléchi à l'impact de la rupture de ses parents sur sa propre vie.

    "Mes parents ont divorcé quand j'étais petite, mais je ne pensais pas que cela m'affectait", a déclaré Mme Colorado au Register. 

    Mariée et heureuse dans son nouveau poste de directrice de l'action paroissiale à l'église catholique St. Raymond de Menlo Park, en Californie, Mme Colorado pensait avoir déjoué les pronostics et atteint ses objectifs.

    Mais après avoir accepté, par courtoisie professionnelle, de participer à une retraite pour les enfants adultes du divorce et de la séparation, parrainée par l'apostolat catholique Life-Giving Wounds, elle a été stupéfaite par les émotions qui ont surgi au fur et à mesure que les présentateurs partageaient leurs histoires. 

    "J'ai pleuré des larmes qui remontaient à 30 ans", s'est souvenue Mme Colorado. "C'était la première fois que je me trouvais dans une salle où tout le monde était comme moi, et je n'avais aucune idée de l'ampleur de la colère que je ressentais. 

    La retraite ne s'est pas contentée de confronter ces émotions enfouies.

    "Notre retraite est ancrée dans la miséricorde divine, non seulement en recevant la miséricorde, mais en la vivant de toutes les manières possibles, dont la principale est le pardon", a déclaré Dan Meola, président et cofondateur de Life-Giving Wounds, au Register.

    Chaque retraite de trois jours, qui attire généralement 20 à 30 personnes, est structurée autour des mystères pascals et encourage les participants à "découvrir les blessures" et à "mourir à soi-même", en prenant conscience de la manière dont leurs choix et leurs relations ont été façonnés par les traumatismes de l'enfance, a-t-il expliqué. 

    Ensuite, ils sont invités à inviter le Christ dans leurs blessures - "un moment de résurrection". 

    Enfin, ils commencent à marcher avec le Christ, à aller de l'avant dans une plus grande vertu, à se renouveler et à suivre le Seigneur d'une manière plus profonde.

    "Nous donnons aux gens un plan d'action qui comprend un plan de vie pour développer la vertu", a déclaré M. Meola. 

    Des aumôniers et des thérapeutes qui sont également des enfants de divorcés et qui ont participé aux retraites précédentes sont sur place. 

    Après la retraite, les anciens participants s'adressent à des groupes de soutien locaux et à une communauté en ligne qui les aident à cultiver des amitiés avec d'autres personnes confrontées à des problèmes similaires, ainsi qu'à des ressources pour un accompagnement spirituel et une aide psychologique continus. 

    "On ne peut pas guérir seul", a déclaré Mme Meola. "Si vous êtes marié, vous devez vous appuyer sur votre conjoint. Nous offrons de nombreuses possibilités de soutien.

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  • "Affaire Orlandi"; le pape défend la mémoire de Jean-Paul II

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    De Vatican News :

    Le Pape défend saint Jean-Paul II, "objet de conclusions offensantes et infondées"

    Après le Regina caeli, François a évoqué son prédécesseur en se disant «certain d'interpréter les sentiments des fidèles du monde entier» et en adressant «une pensée reconnaissante» à sa mémoire. Le nom du pape polonais est réapparu cette semaine au cours d’un nouvel épisode de l’affaire Orlandi, nom d’une adolescente, fille d’un employé du Vatican, disparue il y a quarante ans.

    Après la récitation du Regina caeli, le Pape François a pris la défense de son prédécesseur saint Jean-Paul II, dont la figure a été ces derniers jours au centre d'accusations calomnieuses liées à l'affaire Orlandi, formulées sur la base de «rumeurs» anonymes, sans témoignages ni indices. Des accusations que le Souverain pontife a qualifiées de «conclusions offensantes et infondées».

    Après avoir salué les groupes de la Divine Miséricorde présents sur la place Saint-Pierre ce dimanche 16 avril, François a ajouté: «Certain d'interpréter les sentiments des fidèles du monde entier, j'adresse une pensée reconnaissante à la mémoire de saint Jean-Paul II, objet ces jours derniers de conclusions offensantes et infondées».

    Allégations sans preuves du frère de la victime

    Pour comprendre cette prise de parole du Pape ce dimanche, il faut revenir sur les événements de cette semaine liés à l’affaire Orlandi, du nom d’Emanuela Orlandi, une jeune fille de quinze ans, disparue le 22 juin 1983. Une affaire qui fit grand bruit il y a quarante ans, Emanuela étant la fille d’un employé du Vatican et possédant la citoyenneté vaticane. Jean-Paul II s’était adressé à l’époque directement aux ravisseurs lors d’un Angélus, demandant sa libération. Depuis, cette affaire non-élucidée défraye régulièrement la chronique en Italie, les rumeurs et les hypothèses se multipliant. En janvier dernier, la justice du Vatican avait annoncé la réouverture de l’enquête, le Pape François et le secrétaire d’État du Saint-Siège ayant expressément demandé de chercher la vérité sur ce qu’il s’est passé.

    Mardi 11 avril, Pietro Orlandi, le frère d’Emanuela, s’est rendu auprès du promoteur de justice du Vatican pour lui exposer longuement de nouveaux éléments dont il aurait été en possession. Le soir même, dans une émission télévisée italienne, Pietro Orlandi, accompagné de son avocate Laura Sgrò, a affirmé que Jean-Paul II «sortait le soir avec deux de ses amis monsignori polonais» et «n’allait certainement pas bénir les maisons», mais abuser de jeunes filles. Des allégations qui corroboreraient un enregistrement audio d’un ancien membre d’un groupe criminel romain bien connu à l’époque, la bande de la Magliana. La disparition de la jeune fille serait ainsi liée, selon cette dernière version, à Jean-Paul II.

    Ce samedi 15 avril, l’avocate Laura Sgrò a rencontré brièvement au Vatican le promoteur de justice Alessandro Diddi, en qualité de témoin pour s’expliquer sur les sources de ces allégations concernant Jean-Paul II. L’avocate, qui avait demandé publiquement de rencontrer les enquêteurs du Vatican dès le mois de janvier, a finalement choisi d’opposer le secret professionnel et a ainsi refusé de dire d’où provenaient ces «voix» sur les soi-disant habitudes du pape polonais, signifiant ainsi son refus de collaborer à l’enquête et de faire la lumière sur ces accusations dénoncées ce dimanche donc par le Pape François.

    Lire également : Pourquoi ils veulent abattre Jean-Paul II

  • Le roi Philippe, la reine Mathilde et leurs enfants sur le chemin de Compostelle

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    D'Aleteia.org :

    La famille royale belge sur le chemin de Compostelle

    16/04/23

    Le roi Philippe de Belgique, son épouse Mathilde et leurs quatre enfants ont commencé le chemin de Compostelle en 2017 à Roncevaux. Ils viennent de traverser en avril la province espagnole de León.

    Le roi Philippe de Belgique, la reine Mathilde et leurs enfants, Elisabeth, Gabriel, Emmanuel et Éleonore, ont continué en avril, à Pâques, leur pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. Les souverains ont parcouru du 9 au 15 avril les quelque 70 kilomètres qui relient Itero de la Vega à San Nicolás del Real Camino. C’est en 2017, depuis Roncevaux, que le roi Philippe et sa famille ont tenté pour la première fois de parcourir un tronçon du célèbre chemin de pèlerinage. Ils avaient alors traversé une partie de la Navarre afin de rejoindre Logroño.

    Les années suivantes, le roi, la reine et leurs quatre enfants ont repris la direction de La Rioja, pour reprendre le chemin, là où ils l’avaient quitté, à Logroño. Le chemin les avait emmenés sur les routes de la province de Burgos. 

    Pour mémoire, Philippe a été proclamé roi le jour de la fête nationale de Belgique, le 21 juillet 2013, lorsque son père, Albert II, a abdiqué du trône pour des raisons de santé après vingt ans à la tête de son pays. Pour mémoire, Philippe est le neveu du roi Baudouin et de son épouse Fabiola, une aristocrate espagnole qui fut reine consort de Belgique de 1960 jusqu’à la mort du roi Baudouin en 1993.

    Pour tous les marcheurs, croyants ou non, le chemin menant vers Saint-Jacques de Compostelle s’impose donc comme un chemin vers la simplicité, le silence et la vraie rencontre ; rencontre de soi et de l’autre, rencontre de soi en l’autre. Quelques soient les motivations de départ, le chemin de Compostelle offre peut-être un terrain propice pour entendre l’appel que Dieu adresse à Abraham : « Va vers toi. » (Gn 12,1 ; traduction littérale de l’hébreu).

  • Le roi Albert II et la reine Paola ont été reçus en audience privée par le pape

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    De Nicolas Fontaine sur le site "Histoires Royales" :

    Le roi Albert II et la reine Paola reçus au Vatican par le pape François : là où tout a commencé il y a six décennies

    En novembre 1958, le roi Baudouin envoyait son frère cadet, le prince Albert, prince de Liège, pour le représenter lors de la cérémonie d’intronisation du pape Jean XXIII au Vatican. Le prince Albert croise le regard de la princesse Paola Ruffo di Calabria, devant une peinture d’un primitif flamand accroché au mur de la résidence de l’ambassadeur de Belgique à Rome, où se tenait une réception officielle, en marge de l’intronisation du nouveau pape. Albert et Paola se marieront en juillet 1959.

    Sa Sainteté accueille les anciens souverains belges dans son bureau, quelques jours après Pâques (Photo : capture d’écran vidéo Vatican News)

    En 1993, Albert II a succédé à son frère, Baudouin, décédé sans enfants. Le roi Albert II a régné sur la Belgique durant les dernières décennies du pontificat de Jean-Paul II, puis durant celui de Benoît XVI, dont il se rapprochera avec son épouse. Le 28 février 2013, Benoît XVI annonce sa renonciation, une première en 700 ans de papauté. Le roi Albert II annonce lui aussi sa volonté d’abdiquer en juin 2013. L’abdication en faveur de son fils aîné, Philippe, a lieu le jour de la fête nationale, le 21 juillet 2013.

    Cette année 2013 fut aussi celle de l’abdication de Beatrix des Pays-Bas et de l’émir Hamad du Qatar. Le roi Albert II avait assisté à l’investiture du pape François, peu de temps avant son abdication. Ni Albert ni Paola n’ont assisté aux funérailles du pape Benoît XVI en janvier 2023. Le roi Philippe et la reine Mathilde faisaient partie des rares souverains à avoir assisté aux funérailles, aux côtés de la reine émérite Sofia d’Espagne.

    Le pape François a été élu en 2013, année de l’abdication d’Albert II

    Depuis son départ à la retraite, le roi Albert II vit une retraite paisible avec son épouse, toujours réunis par la foi qui les anime. Ils habitent d’ailleurs dans un ancien presbytère qu’ils ont rénové, dans la campagne namuroise. Pendant les périodes de vacances, ils se rendent aussi en Italie, notamment dans la région romaine, où Paola possède un appartement familial. De passage à Rome en cette période pascale, les anciens souverains ont été invités à rencontrer le pape au Palais apostolique.

    Le service de presse du Vatican a partagé une vidéo du pape François accueillant dans son bureau le roi Albert II et la reine Paola. Ils ont échangé en italien, prenant des nouvelles de santé des uns et des autres. Le pape François, 86 ans, a récemment sorti de l’hôpital où il a été pris en charge pour des problèmes respiratoires. La reine Paola, 85 ans, a enchaîné les mauvaises chutes ces derniers mois, dont l’une ayant terminé avec une fracture du col de l’humérus et une autre sans gravité en octobre 2022.

    Après les échanges derrière le bureau du pape argentin, le couple royal a échangé quelques cadeaux. Albert et Paola ont reçu une copie du message de paix prononcé par le Saint-Père à l’occasion de Pâques. La reine Paola portait une robe noire à longues manches, comme l’exige le protocole du Saint-Siège. Les anciens souverains

    Le roi Albert II, qui fêtera ses 89 ans en juin prochain, a lui aussi connu plusieurs problèmes de santé depuis qu’il a passé le flambeau au roi Philippe. Le roi Albert II est aujourd’hui le souverain ou l’ancien souverain le plus âgé du continent européen depuis le décès de la reine Elizabeth II en septembre 2022. Le souverain le plus âgé encore en exercice est le roi Harald V de Norvège, qui a fêté ses 86 ans février dernier.

    NICOLAS FONTAINE EST RÉDACTEUR WEB INDÉPENDANT DEPUIS 2014. APRÈS AVOIR ÉTÉ COPYWRITER ET AUTEUR POUR DE NOMBREUSES MARQUES ET MÉDIAS BELGES ET FRANÇAIS, IL S'EST SPÉCIALISÉ DANS L'ACTUALITÉ DES ROYAUTÉS. NICOLAS EST AUJOURD'HUI RÉDACTEUR EN CHEF D'HISTOIRES ROYALES. NICOLAS@HISTOIRESROYALES.FR

  • "Depuis Vatican II, la messe a changé de signification" (cardinal Roche)

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    Du site "Paix liturgique" (lettre 930 du 11 avril 2023) :

    LE CARDINAL ROCHE PERSISTE ET SIGNE :
    DEPUIS VATICAN II, " LA MESSE A CHANGE DE SIGNIFICATION"

    On serait tenté de ne pas donner aux propos du cardinal Roche, dont la théologie est assez approximative et la connaissance du sujet dont il parle hasardeuse, une grande importance. Mais le cardinal Roche est Préfet du Dicastère pour la Culte divin. On dit même qu’il est papabile !

    Il a donc un thème de prédilection, qui n’a rien de très neuf : la nouvelle messe est beaucoup plus participative que l’ancienne, ce qui change tout.

    Dans une conférence de 2020, que nous avons publié dans notre Lettre 926 publiée le 13 mars 2023, il disait : « L’Ordo Missæ réformé par saint Paul VI reflète une vision de l’Église en prière si bien décrite dans Sacrosanctum Concilium n. 48 : " Aussi l’Église se soucie-t-elle d’obtenir que les fidèles n’assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers et muets, mais que, le comprenant bien dans ses rites et ses prières, ils participent de façon consciente, pieuse et active à l’action sacrée, soient formés par la Parole de Dieu, se restaurent à la table du Corps du Seigneur, rendent grâces à Dieu ; qu’offrant la victime sans tache, non seulement par les mains du prêtre, mais aussi en union avec lui, ils apprennent à s’offrir eux-mêmes et, de jour en jour, soient consommés, par la médiation du Christ, dans l’unité avec Dieu et entre eux pour que, finalement, Dieu soit tout en tous". 

    Et voici que dans une récente émission de la BBC sur la messe traditionnelle, il est interrogé et se lâche plus fortement : « Vous savez, la théologie de l’Église a changé. Alors qu’auparavant le prêtre représentait, à distance, toutes les personnes – celles-ci étaient pour ainsi dire canalisées par cette personne qui était la seule à célébrer la messe – ce n’est pas seulement le prêtre qui célèbre la liturgie, mais aussi ceux qui sont baptisés avec lui. Il s’agit là d’une affirmation très forte. »

    C’était au cours de « Sunday », l’émission religieuse de la chaîne de radio britannique nationale, BBC 4, du dimanche 12 mars, qui comprenait un sujet de 7 minutes sur la « messe en latin ». La journaliste Orla O’Brien interrogeait plusieurs amoureux de la messe traditionnelle – celle qui « remonte à 1962 », ça ne s’invente pas – pour prendre la température alors que Rome impose des restrictions qui ont déjà conduit au Royaume-Uni a plusieurs suppressions dans les diocèses. Parmi les témoignages tout à fait intéressants des personnes attachées à la messe traditionnelle est celui du P. Michael Hall, délégué épiscopal pour la « messe en latin » dans le diocèse de Leeds (l’ancien diocèse du cardinal Arthur Roche).

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  • Islam : un débat éclairant

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    Dans l'émission "Répliques" d'Alain Finkielkraut sur France Culture (8 avril 2023) :

    Ecouter l'émission ICI

    Conversation autour de l'Islam aujourd'hui, avec Rémi Brague et Chems-Eddine Hafiz.

    Avec
    • Rémi Brague Professeur émérite de philosophie à Paris I et à l’université de Munich
    • Chems-Eddine Hafiz Recteur de la Grande Mosquée de Paris

    "L’islam est, par le nombre de ses fidèles, la deuxième religion de France. C’est une situation inédite : ce présent-là ne s’est jamais présenté dans l’Histoire. Faut-il s’en inquiéter ou s’en réjouir ? La République une et indivisible est-elle en passe de se transformer bon gré mal gré en société multiculturelle ? L’islamisme est-il une maladie de l’islam ? Si oui, y a-t-il moyen de l’éradiquer ou de la guérir ? Ces questions cruciales demandent à être abordées et traitées sans démagogie ni faux fuyant." (A. Finkielkraut)

    Alain Finkielkraut reçoit, pour débattre de l'Islam aujourd'hui, Rémi Brague, spécialiste de la philosophie médiévale arabe et juive, auteur de Sur l'islam (Gallimard, 2023) et Chems-Eddine Hafiz, avocat et grand Recteur de La Mosquée de Paris.

    "L’islam suscite des controverses sans fin et prête à bien des confusions. Mais qu’est-ce que l’islam ? Une manière d’être face à Dieu ? Une religion avec ses dogmes et ses normes ? Une civilisation ? Des personnes et des peuples ? Au fond de cette réalité plurielle se pose encore la question des fins : que veut obtenir l’islam et par quels moyens, violents ou pacifiques, cherche-t-il à y parvenir ?" Rémi BragueSur l'islam (Gallimard, 2023).

    "En quoi l’islam se distingue-t-il des autres religions monothéistes ?" sera la première question posée, à Chems-Eddine Hafiz.

    "L'islam et les deux grandes religions monothéistes sont complémentaires" (C-E. Hafiz)

    "La France a une relation avec l’islam depuis de nombreuses années. Si aujourd’hui, selon le chiffre que vous annoncez, il y a de plus en plus de musulmans en France, c’est qu’il y a une histoire. La plus récente, c’est la Première Guerre mondiale qui a donné lieu, du fait du sacrifice de plusieurs milliers de musulmans, à la création de la Grande Mosquée de Paris. Comme dans d’autres pays qui ont pratiqué à l’époque la colonisation, il s’avère qu’aujourd’hui, les musulmans en France viennent surtout du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne. Faut-il qu’on s’en inquiète ? Je pense que c’est un constat et qu’il faut faire avec. Il faut aujourd’hui que ces musulmans puissent s’intégrer totalement pour devenir des citoyens à part entière en respectant les règles de la République et en disant que quelle que soit la loi divine qu’ils respectent de leur côté, elle est toujours en-dessous des lois de la République. Bien évidemment, l’islam est différent des deux autres grandes religions monothéistes, mais je pense qu’elles sont complémentaires. J’ai tendance à dire que l’islam est la petite sœur des deux grandes religions monothéistes, à savoir le judaïsme et le christianisme. Il y a évidemment des différences, l’islam ne cherche pas à ressembler aux autres religions, mais c’est la continuité. Il y a des versets coraniques dans lesquels on fait souvent référence à d’autres prophètes, le prophète de l’islam n’est pas plus mentionné dans le Coran que Jésus ou Moïse. Il y a une histoire commune qui se fait." Chems-Eddine Hafiz

    "Je n’aime pas tellement parler des trois monothéismes, et encore moins des trois religions d’Abraham et des trois religions du livre. Ce sont des façons de parler, qui n’ont pas de rapport avec la réalité. Pour ne parler que du monothéisme, il n’y en a pas que trois, il y en a des quantités. Le monothéisme est plus ancien que la religion d’Israël. Les philosophes sont monothéistes, il n’y a pas que des religions qui le soient. En ce qui concerne l’islam, il a cette particularité de se situer dans la continuité des deux religions précédentes, auquel on l’associe, et dont il reconnaît l’antériorité, mais c’est pour les relativiser, c’est pour les absorber en lui. Si la messe déclare le sceau des prophètes, c’est parce qu’il confirme les révélations précédentes, mais il y met le point final. Il les dépasse, il les relève au sens hégélien, il en constitue la vérité, que les porteurs de ces religions antérieures auraient trafiqué, dans la mesure où ils n’auraient pas laissé telle qu’elle la révélation que Dieu leur faisait, donc la Torah pour Moïse, et l’Évangile unique qui aurait été confié à celui que le Coran appelle Aïssa, que nous appelons Jésus." Rémi Brague

    "En ce qui concerne le rapport du christianisme au judaïsme, je crois que Pierre Manent a mis les choses au point en ce qui concerne Pascal. Il y a une différence sur laquelle Maïmonide, dont on ne peut pas soupçonner de ne pas être juif, a appuyé : les chrétiens, pour lui, sont des imbéciles, mais ont le mérite de n’avoir jamais contesté l’authenticité du livre qui avait été confié à Israël. Ils n’ont jamais supposé que l’Ancien Testament, la Bible hébraïque, aurait été trafiqué par ses porteurs. C’est le fameux dogme de la manipulation des écritures." Rémi Brague

    "Toute organisation humaine a commis des erreurs" (C-E. Hafiz)

    “Au VIIe siècle, lorsque Négus, éthiopien, chrétien, reçoit des musulmans qui étaient pourchassés, il leur pose la question : expliquez-moi votre religion. Après avoir entendu les musulmans lui expliquer, il va prendre un bâton et placer sur le sol une ligne droite, et dire “nous sommes ensemble dans cette ligne droite”. Je ne crois pas que l’islam a cherché à être hostile aux deux autres religions. On sait que le Coran a été révélé pendant 23 ans au prophète de l’islam, que c’était une transmission orale qui a été faite et qui répondait à des situations précises que vivaient à ce moment-là le prophète. Il y a eu à des moments précis des versets qui pouvaient contredire d’autres versets. Mais à aucun moment, il y a eu ce rejet. Le prophète disait, en s’adressant aux musulmans : “surtout, ne me préférez pas à Jésus ou à Moïse, ce sont mes frères”. Il y a eu plusieurs histoires, durant cette période, où il y a eu des erreurs humaines, car toute organisation humaine a commis des erreurs. Aujourd’hui, dire que le terrorisme en Irlande du Nord c’est la parole de Jésus, c’est le catholicisme ? Non. Est-ce que l’inquisition est la parole de Jésus ? Non. (...) Aujourd’hui, je me place dans un monde contemporain où il y a effectivement des fractures. Je me bats pour que la société ne soit pas multiculturelle, je veux qu’elle reste une société telle qu’elle a été voulue au nom de la République : nous sommes tous des enfants de la République, des citoyens à part entière. Aller chercher là où ça fait mal n’est pas nécessaire aujourd’hui.” Chems-Eddine Hafiz

    "Il faut distinguer trois différents types de péchés" (R. Brague)

    “C’est la tâche du philosophe de chercher les différences, de chercher de la clarté là où une certaine confusion peut s’installer. En ce qui concerne la révélation du Coran sur vingt ans, personnellement je n’y crois pas, c’est une question d’historien et il faut laisser cela aux gens qui ont rédigé le Coran des historiens, qui peut-être ne pas même pas assez loin. La question de la falsification des écritures a été reprise par un immense théologien musulman, le colonel Kadhafi en personne. Je dis cela avec plus qu’un grain de sel. Mais lors de la conférence de presse qu’il a tenu il y a quelques années, il a rappelé aux juifs et aux chrétiens qui étaient présents qu’ils n’étaient pas véritablement juifs et chrétiens car ils s’appuyaient sur des écritures qui ne sont pas authentiques. C’est une doctrine qui n’est pas exceptionnelle. Ce qui a été rappelé sur le christianisme, sur les péchés des chrétiens, il faut y mettre un peu de nuance historique. (...) Il faut distinguer les péchés qui ont été commis par les adhérents d’une religion, quelle qu’elle soit, et les péchés commis au nom de cette religion, et aussi les péchés qui sont en accord ou non avec le message du fondateur de la religion.” Rémi Brague

    Références bibliographiques :

  • Imbroglio « Les deux salles de presse du Pape : celle du Saint-Siège et l'autre de Santa Marta »

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    Lu ce samedi 15 avril 2023 sur le site web « il sismografo »

    papamobile.jpg« Les communications du Vatican, celles que le pape François gère personnellement, sont désormais une réalité très liquide et indéchiffrable. Cependant, il est certain qu'elles créent une grande confusion et désorientation.

    (LB, RC - édité par l'équipe éditoriale "Il seismografo") Vous n'avez rien à prouver. Les faits parlent d'eux-mêmes ainsi que certains protagonistes. Il est maintenant établi que dans le pontificat de François, dès le début, en mars 2013, il y a eu deux salles de presse. Une née dans les années 60 du siècle dernier, anticipée par un bureau d'information de l'Osservatore Romano (créé le 20 février 1939) et dans ce cas, nous parlons du bureau de presse du Saint-Siège qui a eu 8 directeurs, dont le l'actuel, Matteo Bruni. 

    Les Décennies de Vie du Bureau de Presse du Saint-Siège

    Cette liste comprend des personnalités de grand prestige telles que le premier directeur, Angelo Fausto Vallainc, Federico Alessandrini, Romeo Panciroli, Joaquín Navarro-Valls et Federico Lombardi. Aujourd'hui, après la Constitution " Praedicate Evangelium» (19 mars 2022), évidemment ce Bureau de Presse fait partie du Dicastère pour la Communication, mais en même temps il relève directement du Secrétaire d'État, en particulier du Substitut Mgr. Edgardo Peña Parra qui communique normalement avec le directeur par l'intermédiaire de l'UID (Bureau d'information et de documentation) qui opère à quelques mètres du bureau de l'archevêque vénézuélien Peña Parra, sous la supervision du conseiller aux affaires générales de la secrétairerie d'État , mgr. Roberto Campisi, en poste depuis le 26 novembre 2022.
    Le Bureau de Presse du Saint-Siège est le moyen de communication du Saint-Siège avec l'opinion publique de manière officielle, formelle et institutionnelle. Son directeur est le responsable opérationnel et exécutif et non le porte-parole du pape, terme couramment utilisé mais erroné. Le Service de presse et son directeur, chef d' équipe , n'opèrent qu'avec l'autorisation préalable de la haute direction. Au cours de ces dix années de pontificat de François, il y a eu quatre Directeurs : le Père Federico Lombardi et trois laïcs, Greg Burke, Alessandro Gisotti et Matteo Bruni.

    Le bureau de presse de Santa Marta

    Dans la même période, les informations vaticanes, notamment celles concernant la personne du Pape, des moments ou des passages de son magistère et les affaires de son gouvernement, ne passaient pas par les mécanismes classiques et éprouvés du Bureau de Presse du Saint-Siège. Dès le début, le Pontife argentin a choisi une méthode alternative ou complémentaire en créant, cultivant et renforçant - de manière toujours croissante - une sorte de bureau de presse de Santa Marta, qu'il dirige personnellement.
    Cela ne s'était jamais produit avec les papes précédents mais déjà dans les premiers mois du pontificat de Bergoglio, lorsque le bureau de presse était dirigé par le jésuite Federico Lombardi, des signes étaient apparus à plusieurs reprises que certains passages étaient en cours d'élaboration et de réalisation à Santa Marta avec la presse Bureau du Saint-Siège laissé à l'écart. 

    Les multiples situations médiatiques singulières

    Dix ans plus tard, la liste de ces circonstances singulières est assez longue.
    À de nombreuses reprises, il y a eu des divergences évidentes, des contradictions importantes et surtout des silences assourdissants imposés par Santa Marta entre le Bureau de Presse du Saint-Siège et le Bureau de Presse de Santa Marta. Dans ce difficile mécanisme actuel, presque impossible à décrypter, le Pape François a tissé un réseau d'amitiés journalistiques, d'éditeurs et d'opérateurs prêts à prêter main forte aux besoins médiatiques du Pontife qui repose une grande partie de sa gouvernance sur l'amitié et la bienveillance de ce réseau dit « bergoglio friendly press ». 

    Dans cette réalité, une douzaine de journalistes de nationalités et de journaux différents se distinguent, qui ont consolidé une relation personnelle avec le Saint-Père, qu'ils entendent par téléphone ou rencontrent périodiquement en personne. Des relations similaires ont également été établies entre d'autres journalistes et collaborateurs proches du Saint-Père, et c'est une autre manière par laquelle fonctionne le bureau de presse de Santa Marta. Certains de ces professionnels sont invités à mener des entretiens dans les délais préétablis ou à transmettre ou transmettre de manière informelle de prétendues pensées, décisions ou positions prises par le Saint-Père, qui sont en contradiction avec les communications institutionnelles officielles.

    Communication liquide 

    Deux cas sensationnels non récents sont mentionnés.

    1- Après la publication du Répons du Dicastère pour la Doctrine de la Foi qui interdit la bénédiction des couples de même sexe (publié le 15 mars 2021), afin de défendre le Pontife des critiques soulevées par le document, certains Des journaux européens et américains sont venus écrire que le pape n'avait pas vu le document avec aisance puisqu'il lui avait été remis presque sur les marches de l'avion peu avant de s'envoler pour l'Irak (6 - 8 mars 2021). 

    2- Après la publication surprise de la Constitution "Praedicate Evangelium", dans le document mis en ligne sur le net, il y a eu de nombreuses erreurs, fautes de frappe, phrases échangées entre traducteurs, incohérences dans la numérotation, etc. L'un de ces amis journalistes est allé jusqu'à écrire dans un hebdomadaire que le Pontife avait été contraint de publier à la hâte le document, avec de nombreuses imperfections, car il craignait que des secteurs du Secrétariat d'État n'en bloquent la diffusion.
    Maintenant, sur le conflit entre ces deux bureaux de presse, on peut se demander : quelle est la vérité dans le cas de la récente hospitalisation du Saint-Père ? S'agissait-il vraiment de "contrôles planifiés", comme indiqué dans les deux premiers communiqués institutionnels, ou était-ce la vérité que le Pontife lui-même a dit à son ami Michele Ferri de Pesaro quelques jours plus tard : "Je suis arrivé à l'hôpital inconscient" ? il est clair que les communications du Vatican - même ceux personnellement guidés par le pape François - sont maintenant une réalité complexe et très liquide et donc la frontière entre le bureau de presse du Saint-Siège et le bureau de presse de Santa Marta est mobile, comme une barrière qui se déplace selon les besoins Il n'y a évidemment rien de censurable dans tout cela : le pape est le souverain.
    L'important pour tous, croyants ou non, est de savoir et de garder à l'esprit qu'il existe deux canaux différents et parallèles dans les communications vaticanes. »

  • Aux Pays-Bas, l'euthanasie sera autorisée pour les enfants de moins de douze ans

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Pays-Bas : l’euthanasie autorisée pour les enfants de moins de 12 ans

    14 avril 2023

    Le gouvernement néerlandais a annoncé ce vendredi autoriser l’euthanasie pour les enfants de moins de 12 ans « atteints d’une maladie ou d’un trouble si grave que la mort est inévitable et (…) attendue dans un avenir prévisible ». Et dès lors qu’« il s’agit de la seule alternative raisonnable pour un médecin de mettre fin aux souffrances désespérées et insupportables de l’enfant », indique Ernst Kuipers, ministre de la Santé aux Pays-Bas, dans une lettre au Parlement.

    Un « petit groupe » de « cinq à dix enfants » par an serait concerné selon l’exécutif.

    Aux Pays-Bas, l’euthanasie est déjà légale pour les mineurs de plus de douze ans « qui peuvent donner leur consentement », ainsi que pour les nourrissons de moins d’un an, « avec le consentement des parents ». C’est donc via une « réévaluation du règlement existant » que cette évolution est mise en œuvre (cf. Pays Bas : vers l’euthanasie des enfants de moins de 12 ans ?).

    En février 2014, la Belgique était devenue « le premier pays au monde » à autoriser l’euthanasie des mineurs sans limite d’âge, dès lors qu’ils sont « en capacité de discernement ». Aux Pays-Bas, « si l’enfant n’est pas en mesure de le faire », un de ses parents pourra formuler une demande d’euthanasie, « en consultation avec le médecin », indique Axel Dees, porte-parole du ministère de la Santé.

    Le gouvernement indique que le nouveau règlement devrait être publié cette année. Une « évaluation » est prévue « quelques années après son entrée en vigueur ».

    De plus en plus de personnes sont euthanasiées aux Pays-Bas chaque année, ils étaient 8 700 l’an dernier (cf. Pays-Bas : 29 couples euthanasiés en 2022).

  • EVRAS : la mobilisation continue

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    Droit de réponse au Ligueur / Article dans le Journal du Médecin / Distribution d'un livret en lien avec le guide Evras!

    Les signataires de la "Lettre ouverte" ont reçu ce courrier :

    Voici quelques informations concernant l'évolution du dossier relatif à l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle auprès des enfants et adolescents:

    1. Le droit de réponse dont nous avons finalement obtenu la parution sur le site du journal Le Ligueur suite à la mise en ligne sur ce média d'un article diffamatoire. Cliquez ici.

    2. Un article paru dans Le Journal du Médecin suite à la Commission éducation où le guide evras a, pour la troisième fois, fait l'objet d'une grande attention de la part de certains politiques.

    3. Le fascicule (extraits : ICI, ICI, ICI et ICI) '"L'Evras dans mon école: c'est pas secondaire!" Ce fascicule - qui va dans le même sens que le guide evras qui a fait l'objet d'un retrait  par la Ministre de l'éducation (suite aux 9600 signatures de la Lettre Ouverte) et d'une révision prévue suite aux interpellations en Commission éducation- est malgré tout en train d'être largement distribué à l'attention des directions, équipes pédagogiques et éducatrices en école secondaire (éd. responsable: Lola Clavreul - Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial). De nombreux Plannings familiaux n'ont pas été informés d'une révision de  certains passages du guide EVRAS et n'ont pas reçu d'instruction visant à continuer à s'appuyer ou pas sur sa première mouture.

    Afin de maximaliser notre impact et d’appuyer la suite de nos actions, il est important que vous sachiez que nous continuons à récolter le maximum de signatures. (9693 à ce jour). Dès lors, nous nous permettons de continuer à vous solliciter afin que vous transfériez à foison le lien suivant https://forms.gle/tTMwDAZyWretQHck9

    N'hésitez pas également à transférer ce mail aux parents que vous connaissez.

    Bien cordialement,

    Les rédacteurs de "La lettre ouverte" 

  • Différence sexuelle : quand la science bouscule les idées reçues

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    De gènéthique.org :

    C’est votre sexe qui fait la différence – Claudine Junien et Nicole Priollaud

    3 avril 2023

    Saviez-vous que « dès le début du développement, dans tous les organes, le foie, la peau, les muscles, les reins, sans oublier le cerveau, un tiers des gènes s’expriment différemment en fonction du sexe » ? Ou que « les profils d’expression des gènes des placentas sont différents et spécifiques en fonction du sexe du fœtus » ?

    Dans un essai plus que jamais nécessaire, Claudine Junien et Nicole Priollaud démontrent page après page que le sexe est bel et bien une réalité biologique, et en aucun cas une construction sociale, n’en déplaise aux tenants de l’idéologie du genre. D’ailleurs, Judith Butler, prêtresse en chef, « n’est pas biologiste, encore moins experte en neurosciences », rappellent-elles non sans humour. Partant de ce qui ne peut être qu’un constat, elles appellent à une prise en charge médicale différenciée, pour le bien des femmes comme des hommes.

    On regrettera que, bien que faisant l’apologie de leur différence et de leur complémentarité, les auteurs versent parfois un peu dans la lutte des sexes. Et ne parviennent pas toujours à s’extraire complètement de la rhétorique de l’idéologie du genre.

    Mais l’intention est là et le propos précis, développé et étayé. Claudine Junien et Nicole Priollaud se réfèrent en effet à de très nombreuses études, toutes listées en annexe de l’ouvrage.

    Un essai solide et très facile d’accès, à mettre entre toutes les mains.

    Editions : Plon

    Date de parution : 16/02/2023

    Nombre de pages : 336