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  • « Je regarde Léon XIV avec confiance » (cardinal Sarah)

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    De Giacomo Gambassi sur Avvenire :

    Entretien. Le cardinal Sarah à 80 ans : « Je regarde Léon XIV avec confiance. »

    12 septembre 2025

    Synodalité, la messe dans le rite antique, la bénédiction des couples homosexuels, la mozzetta du pape, l'Afrique : une conversation avec le préfet émérite du culte divin

    Il dit avoir eu « le privilège de connaître et de collaborer avec certains saints : je pense à Mère Teresa de Calcutta et à Jean-Paul II. Puis aux papes les plus récents : Benoît XVI et François. Et aujourd'hui, je regarde avec une grande confiance Léon XIV . » Le cardinal Robert Sarah porte le même prénom que le nouveau pontife. Dix ans les séparent : le premier pape d'origine américaine fête ses 70 ans dimanche ; le préfet émérite du Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements a fêté ses 80 ans à la mi-juin. Juste à temps pour entrer au conclave qui a élu le prévôt au trône de Pierre. « Léon XIV », a expliqué le cardinal guinéen à Avvenire , commentant les quatre premiers mois de son pontificat, « met en évidence la centralité indispensable du Christ, la conscience évangélique que “sans Lui nous ne pouvons rien faire” : ni construire la paix, ni construire l’Église, ni sauver nos âmes. De plus, il me semble porter une attention intelligente au monde, dans un esprit d’écoute et de dialogue, toujours avec une considération attentive de la Tradition. » Et il ajoute immédiatement : « La Tradition est comme un moteur de l’histoire : de l’histoire en général et de celle de l’Église. Sans une Tradition vivante qui permette la transmission de la Révélation divine, l’Église elle-même ne pourrait exister. » Tout cela s'inscrit parfaitement dans la continuité des enseignements du Concile Vatican II. Il faut donc se garder d'interpréter la démarche du pape Léon XIV en partant, par exemple, de la mozzetta que le nouveau pontife portait dès ses débuts et qui a suscité de nombreux commentaires au sein et au-delà des frontières ecclésiastiques. « Je ne comprends pas le tollé suscité par ce choix », tranche le cardinal. « La mozzetta est un signe qui indique la juridiction du pape, mais aussi celle des évêques. Ce tollé a peut-être été provoqué par le fait que le pape François ne l'avait pas portée le jour de son élection. Mais cela ne me semble pas être une raison valable pour une telle surprise. »

    La barrette de Sarah unit le Nord et le Sud du monde. Le cardinal est originaire d'Afrique, où il est devenu prêtre et nommé archevêque ; il a ensuite rejoint la Curie romaine : Jean-Paul II l'a nommé secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples ; Benoît XVI l'a nommé président du Conseil pontifical « Cor Unum » et l'a créé cardinal ; François l'a nommé préfet de la Congrégation pour le Culte divin, poste qu'il a occupé jusqu'en 2021. Après l'élection de Léon XIV, la décision du pape de le nommer envoyé au sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray, en France, pour les célébrations du 400e anniversaire des apparitions de sainte Anne, fin juillet, a suscité un large écho. « Je crois que les nouvelles qu'il est nécessaire et juste de souligner ne manquent pas chaque jour. Et parmi elles, celle qui me concerne ne manque certainement pas », souligne Sarah.

    Éminence, Léon XIV fait souvent référence à l'unité de l'Église. Est-ce urgent ?

    Nous devons dépasser une approche idéologique qui a favorisé deux visions concurrentes de l'Église. D'un côté, certains voudraient effacer et nier la Tradition au nom d'une ouverture inconditionnelle et d'une assimilation au monde et à ses critères de jugement. De l'autre, d'autres considèrent la Tradition comme quelque chose de cristallisé et de momifié, éloigné de tout processus historique fécond. La mission de l'Église est unique et, à ce titre, elle doit s'accomplir dans un esprit de pleine communion. Les charismes sont divers, mais la mission est une et présuppose la communion.

    Le pape nous demande d'annoncer « le Christ avec clarté et une immense charité ». Existe-t-il aujourd'hui une annonce « faible » ?

    Le message est toujours le même et ne peut être différent. L'homme abandonne l'Église, ou la foi, lorsqu'il s'oublie lui-même, lorsqu'il censure ses propres questions fondamentales. L'Église n'a jamais abandonné et n'abandonnera jamais l'homme. Certains chrétiens, à tous les niveaux de la hiérarchie, ont pu abandonner des hommes chaque fois qu'ils n'étaient pas eux-mêmes, c'est-à-dire lorsqu'ils avaient honte du Christ, dissimulant la raison de leur existence chrétienne et réduisant le travail pastoral à une simple promotion sociale.

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  • Stabat Mater (Pergolesi)

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    Pergolesi - Stabat Mater

    Nathalie Stutzmann

    STABAT Mater dolorósa iuxta
    Crucem lacrimósa,
    Dum pendébat Fílius.
    Elle était debout, la Mère, malgré sa douleur,
    En larmes, près de la croix ,
    Où son Fils était suspendu.
    Cuius ánimam geméntem
    Contristátam et doléntem,
    Pertransívit gládius.
    Son âme gémissante,
    Contristée et dolente,
    Un glaive la transperça.
    O quam tristis et afflícta
    Fuit illa benedícta
    Mater Unigéniti !
    Qu'elle était triste, anéantie,
    La femme entre toutes bénie,
    La Mère du Fils de Dieu !
    Quae maerébat, et dolébat,
    Pia Mater, dum vidébat
    Nati poenas íncliti.
    Dans le chagrin qui la poignait,
    Cette tendre Mère pleurait
    Son Fils mourant sous ses yeux.
    Quis est homo, qui non fleret,
    Matrem Christi si vidéret
    In tanto supplício ?
    Quel homme sans verser de pleurs
    Verrait la Mère du Seigneur
    Endurer si grand supplice ?
    Quis non posset contristári,
    Christi Matrem contemplári
    Doléntem cum Fílio ?
    Qui pourrait dans l'indifférence
    Contempler en cette souffrance
    La Mère auprès de son Fils ?
    Pro peccátis suae gentis
    Vidit Iesum in torméntis,
    Et flagéllis súbditum.
    Pour toutes les fautes humaines,
    Elle vit Jésus dans la peine
    Et sous les fouets meurtri.
    Vidit suum dulcem natum
    Moriéndo desolátum,
    Dum emísit spíritum.
    Elle vit l'Enfant bien-aimé
    Mourant seul, abandonné,
    Et soudain rendre l'esprit.
    Eia Mater, fons amóris,
    Me sentíre vim dolóris
    Fac, ut tecum lúgeam.
    Ô Mère, source de tendresse,
    Faites-moi sentir grande tristesse
    Pour que je pleure avec toi.
    Fac, ut árdeat cor meum
    In amándo Christum Deum,
    Ut sibi compláceam.
    Faites que mon âme soit de feu
    Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
    Que je Lui plaise avec vous.
    Sancta Mater, istud agas,
    Crucifíxi fige plagas
    Cordi meo válide.
    Mère sainte, daignez imprimer
    Les plaies de Jésus crucifié
    En mon cœur très fortement.
    Tui nati vulneráti,
    Tam dignáti pro me pati,
    Poenas mecum dívide.
    Pour moi, votre Fils voulut mourir,
    Aussi donnez-moi de souffrir
    Une part de Ses tourments.
    Fac me tecum pie flere,
    Crucifíxo condolére,
    Donec ego víxero.
    Donnez-moi de pleurer en toute vérité,
    Comme vous près du Crucifié,
    Tant que je vivrai !
    Iuxta Crucem tecum stare,
    Et me tibi sociáre
    In planctu desídero.
    Je désire auprès de la croix
    Me tenir, debout avec vous,
    Dans votre plainte et votre souffrance.
    Virgo vírginum praeclára,
    Mihi iam non sis amára:
    Fac me tecum plángere.
    Vierge des vierges, toute pure,
    Ne soyez pas envers moi trop dure,
    Fais que je pleure avec vous.
    Fac, ut portem Christi mortem,
    Passiónis fac consórtem,
    Et plagas recólere.
    Du Christ faites-moi porter la mort,
    Revivre le douloureux sort
    Et les plaies, au fond de moi.
    Fac me plagis vulnerári,
    Fac me Cruce inebriári,
    Et cruóre Fílii.
    Faites que Ses propres plaies me blessent,
    Que la croix me donne l'ivresse
    Du Sang versé par votre Fils.
    Flammis ne urar succénsus,
    Per te, Virgo, sim defénsus
    In die iudícii.
    Je crains les flammes éternelles;
    Ô Vierge, assurez ma tutelle
    À l'heure de la justice.
    Christe, cum sit hinc exíre,
    Da per Matrem me veníre
    Ad palmam victóriae.
    Ô Christ, à l'heure de partir,
    Puisse Ta Mère me conduire
    À la palme des vainqueurs.
    Quando corpus moriétur,
    Fac, ut ánimae donétur
    Paradísi glória.
    À l'heure où mon corps va mourir,
    À mon âme, fais obtenir
    La gloire du paradis.
    Amen. Amen.

    Giovanni Battista Pergolesi: Stabat Mater / Nathalie Stutzmann, conductor · Philippe Jaroussky, countertenor / Emöke Barath, soprano / Orfeo 55 /

    Recorded at the Château de Fontainebleau, France, April 2014.

    Video by Ozango / ARTE France.

    Website of Nathalie Stutzmann: http://www.nathaliestutzmann.com​

    Facebook page of Nathalie Stutzmann: https://www.facebook.com/Nathalie.Stu...

  • "La persécution des chrétiens n’est toujours pas terminée aujourd’hui, pire elle s’est même intensifiée dans certaines parties du monde" (Léon XIV)

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    COMMÉMORATION DES MARTYRS ET DES TÉMOINS DE LA FOI DU XXIe SIÈCLE

    HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

    Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs
    XXIVe dimanche du temps ordinaire, 14 septembre 2025

    source

    Frères et sœurs,

    « Pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde » (Gal 6, 14). Ces paroles de l’apôtre Paul, près de la tombe duquel nous sommes réunis, nous introduisent à la commémoration des martyrs et des témoins de la foi du XXIème siècle, en cette fête de l’Exaltation de la Sainte Croix.

    Aux pieds de la croix du Christ, notre salut, décrite comme “l’espérance des chrétiens” et la “gloire des martyrs” (cf. Vêpres de la Liturgie byzantine pour la Fête de l’Exaltation de la Croix), je salue les Représentants des Églises Orthodoxes, des Anciennes Églises Orientales, des Communions chrétiennes et des Organisations œcuméniques, que je remercie d’avoir accepté mon invitation à cette célébration. À vous tous ici présents, mon accolade de paix.

    Nous sommes convaincus que le martyre jusqu’à la mort est « la communion la plus vraie avec le Christ qui répand son sang et qui, dans ce sacrifice, rend proches ceux qui jadis étaient loin (cf. Ep 2, 13) » (Lett. enc. Ut unum sint, n. 84). Aujourd’hui encore, nous pouvons affirmer avec Jean-Paul II que, là où la haine semblait imprégner chaque aspect de la vie, ces audacieux serviteurs de l’Évangile et martyrs de la foi ont démontré de manière évidente que « l’amour est plus fort que la mort » (Commémoration des Témoins de la foi au XXème siècle, 7 mai 2000).

    Nous nous souvenons de ces frères et sœurs le regard tourné vers le Crucifié. Par sa croix Jésus nous a révélé le vrai visage de Dieu, son infinie compassion pour l’humanité ; il a pris sur lui la haine et la violence du monde, pour partager le sort de tous ceux qui sont humiliés et opprimés : « c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé » (Is 53, 4).

    Aujourd'hui encore, de nombreux frères et sœurs, à cause de leur témoignage de foi dans des situations difficiles et des contextes hostiles, portent la même croix du Seigneur : comme Lui, ils sont persécutés, condamnés, tués. Jésus dit d’eux : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi » (Mt 5, 10-11). Ce sont des femmes et des hommes, des religieuses et des religieux, des laïcs et des prêtres, qui paient de leur vie leur fidélité à l’Évangile, leur engagement pour la justice, leur lutte pour la liberté religieuse là où elle est encore violée, leur solidarité avec les plus pauvres. Selon les critères du monde, ils ont été “vaincus”. En réalité, comme nous le dit le Livre de la Sagesse : « Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment, mais l’espérance de l’immortalité les comblait » (Sa 3, 4).

    Frères et sœurs, au cours de l’Année jubilaire, nous célébrons l’espérance de ces témoins courageux de la foi. C’est une espérance pleine d’immortalité, parce que leur martyre continue à diffuser l’Évangile dans un monde marqué par la haine, la violence et la guerre ; c’est une espérance pleine d’immortalité, car, bien qu’ayant été tués dans leur corps, personne ne pourra étouffer leur voix ou effacer l’amour qu’ils ont donné ; c’est une espérance pleine d’immortalité, parce que leur témoignage demeure comme une prophétie de la victoire du bien sur le mal.

    Oui, leur espérance est désarmée. Ils ont témoigné de leur foi sans jamais recourir à la force et à la violence, mais en embrassant la faible et douce force de l’Évangile, selon les paroles de l’apôtre Paul : « C’est très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en mois sa demeure. […] Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2Cor 12, 9-10).

    Je pense à la force évangélique de Sœur Dorothy Stang, engagée auprès des ‘‘sans-terre’’ en Amazonie : à ceux qui s’apprêtaient à la tuer en lui demandant une arme, elle a répondu en brandissant la Bible : « Voici ma seule arme ». Je pense au Père Ragheed Ganni, prêtre chaldéen de Mossoul en Irak, qui a renoncé à se battre pour témoigner de la conduite d’un vrai chrétien. Je pense au frère Francis Tofi, anglican et membre du Melanesian Brotherood, qui a donné sa vie pour la paix dans les Iles Salomon. Les exemples seraient nombreux, parce que malheureusement, malgré la fin des grandes dictatures du XXème siècle, la persécution des chrétiens n’est toujours pas terminée aujourd’hui, pire elle s’est même intensifiée dans certaines parties du monde.

    Ces audacieux serviteurs de l’Évangile et martyrs de la foi, « forment comme une grande fresque de l’humanité chrétienne […]. C’est la fresque de l’Évangile des Béatitudes, vécu jusqu’à l’effusion du sang » (S. Jean-Paul II, Commémoration œcuménique des Témoins de la foi du XXème siècle, 7 mai 2000).

    Chers frères et sœurs, nous ne pouvons pas, nous ne voulons pas oublier. Nous voulons nous souvenir. Nous le faisons, sûrs que, comme au cours des premiers siècles, au troisième millénaire aussi « le sang des martyrs est semence de nouveaux chrétiens » (Tertullien). Nous voulons préserver la mémoire ensemble avec nos frères et sœurs des autres Églises et Communions chrétiennes. Je tiens donc à réaffirmer l’engagement de l’Église Catholique à conserver la mémoire des témoins de la foi de toutes les traditions chrétiennes. La Commission pour les Nouveaux Martyrs, au Dicastère pour les Causes des Saints, remplit cette tâche, en collaborant avec le Dicastère pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens.

    Comme nous l’avons reconnu lors du récent Synode, l’œcuménisme du sang unit les « chrétiens de différentes appartenances qui donnent ensemble leur vie pour la foi en Jésus-Christ. Le témoignage de leur martyre est plus éloquent que toute parole : l’unité vient de la Croix du Seigneur » (XVIème Assemblée synodale, Document final, n. 23). Puisse le sang de tant de témoins rapprocher le jour béni où nous boirons au même calice du salut.

    Chers amis, un enfant pakistanais, Abish Masih, tué dans un attentat contre l’Église catholique, avait écrit dans son propre cahier : «Making the world a better place», « rendre le monde meilleur ». Que le rêve de cet enfant nous pousse à témoigner courageusement de notre foi, pour être ensemble le levain d’une humanité pacifique et fraternelle.

  • Nos autem gloriari oportet in cruce Domini nostri Jesu Christi (Palestrina)

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    Introit de la messe de l'Exaltation de la Sainte Croix

    Nos autem gloriari oportet in cruce Domini nostri Jesu Christi: in quo est salus, vita et resurrectio nostra: per quem salvati et liberati sumus.

    Deus misereatur nostri, et benedicat nobis:

    illuminet vultum suum super nos, et misereatur nostri.

    Pour nous il faut nous glorifier dans la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, en qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, et par qui nous avons été sauvés et délivrés.

    Que Dieu aie pitié de nous et nous bénisse:

    que rayonne son visage sur nous, et qu'Il aie pitié de nous.

  • Vivre en chrétiens dans un monde non chrétien

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    De Stefano Fontana sur le site de l'Observatoire international Cardinal Van Thuan sur la DSE :

    Vivre en chrétien dans un monde non chrétien. À propos du livre de Leonardo Lugaresi

    9 septembre 2025

    Nombreux sont ceux qui affirment que les chrétiens se trouvent aujourd'hui confrontés à un système de pouvoir politique trompeur, moralement et religieusement inacceptable, qui ne laisse aucune marge de manœuvre, sauf à ceux qui acceptent de le respecter. Face à un cas aussi extrême, nombreux sont ceux qui ont proposé de « cesser de le combattre » et de « prendre le chemin des bois » (Jünger), de créer une « société parallèle » (Benda), ou « des communautés, des institutions et des réseaux de résistance » (Dreher), de « nouvelles formes de communauté » (McIntyre), ou encore de « conserver les semences » jusqu'à ce que, « lorsque le fleuve aura retrouvé son lit, la terre réapparaisse et que le soleil la dessèche » (Guareschi). L'exemple historique récurrent de certaines de ces interventions est celui de saint Benoît qui, lors du « déluge » des invasions barbares et de l'effondrement de l'ordre social de l'Empire, « cessa d'amasser des sacs de sable » pour endiguer le flot des eaux et s'écarta pour préparer la reconstruction. Cette situation est bien décrite par Jünger : « Lorsque toutes les institutions deviennent équivoques, voire suspectes, et que même dans les églises on entend des prières entendues à haute voix non pas pour les persécutés mais pour les persécuteurs, la responsabilité morale passe entre les mains de l’individu, ou plutôt de celui qui n’a pas encore cédé » [1] . On peut affirmer qu’aujourd’hui, la situation des catholiques est, dans de nombreux cas, au moins proche de cette typologie.

    Le magnifique ouvrage de Leonardo Lugaresi, « Vivre en chrétiens dans un monde non chrétien » [2], soutient que, par essence, les premiers chrétiens se trouvaient déjà dans cette situation, c'est-à-dire dans un monde adverse, et qu'il est donc possible d'apprendre d'eux. Il souligne notamment deux de leurs attitudes qui devraient également devenir les nôtres. La première est la krisis , c'est-à-dire le jugement qui met en crise le monde dans lequel nous vivons, le saisit en contradiction et le déconstruit, faisant ressortir l'erreur, l'inadéquation ou le mal. Cela doit se faire en entrant dans la vie du monde jugé, non en s'en retirant et, surtout, en s'impliquant dans l'opération. La chresis est l'utilisation correcte, selon la vérité, de ce qui a émergé du jugement critique [3] .

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  • La Croix glorieuse (14 septembre)

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    croix_glorieuse1.jpg«  La Croix de Notre-Seigneur Jésus Christ fut double. Le Fils de Dieu a été crucifié visiblement sur la croix, mais invisiblement, sur cette croix, c’est le diable qui a été fixé à la croix avec ses principautés et ses puissances. Cela ne t’apparaîtra-t-il pas vrai, si je t’apporte le témoignage de Paul : Il a dépouillé les principautés et les puissances et les a livrées hardiment en spectacles, en triomphant d’elles par la croix. Il y a donc un double aspect de la croix du Seigneur : l’un, celui dont l’apôtre Pierre dit que le Christ crucifié nous a laissé un exemple, et ce second par laquelle cette croix fut le trophée de sa victoire sur le diable, par lequel il a été à la fois crucifié et glorifié ». (Origène - 3e siècle)

     

    Commentant ce texte, le futur cardinal Daniélou écrit * : « Nous voyons apparaître ici le fond de la doctrine de la rédemption paulinienne bien dégagée par Origène. Le diable et la mort sont une même puissance mauvaise. Elle a cru triompher du Christ son ennemi. Mais sa victoire apparente a été en réalité une défaite. Car le Christ au pouvoir de la mort a fait sauter la puissance de la mort en ressuscitant d’entre les morts. Le Diable a donc été trompé. C’est cette déception du démon sur laquelle les Pères ont mis l’accent. On a beaucoup critiqué cette doctrine. C’est faute d’en avoir compris le sens profond. Elle n’est que l’écho du mot de saint Paul, s’adressant ironiquement à la Mort après qu’elle a été dupée : ‘O mort, où est ta victoire ?’

            

    * Jean Daniélou, ORIGENE, Paris, Cerf, 1948 (p. 266-267)

     

    Lire aussi ce bel extrait d'un sermon de saint Grégoire de Nysse

  • Charie Kirk : un "martyr de la vérité" ?

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    Du Nuovo Sismografo :

    Selon un évêque, Charlie Kirk est « un martyr de la vérité »


    Un martyr de la vérité. C'est ainsi que, selon le journaliste José Sachin, Mgr James Conley, évêque du diocèse catholique de Lincoln, au Nebraska, a rendu hommage à Charlie Kirk, tué par un militant antifasciste lors d'une réunion avec des étudiants de l'Université de l'Utah. 

    Le jeune Américain avait exprimé le désir d’être reconnu non pas pour ses combats politiques, mais pour sa foi.

    EWTN rapporte la réponse de Kirk à un journaliste sur ce sujet  .

    « Si tout disparaissait complètement, comment aimeriez-vous qu'on se souvienne de vous ? » lui a demandé Jack Selby, animateur de l'émission The Iced Coffee Hour, lors d'une interview le 29 juin. [...]

    « Je veux qu'on se souvienne de moi pour la valeur de ma foi. C'est le plus important. Le plus important, c'est ma foi », répondit Kirk.

    Kirk a exposé à maintes reprises les thèmes fondamentaux de la foi en public. Lors de ses rencontres avec les jeunes, il n'a jamais caché sa foi ni son contenu pour la justifier. Il l'a fait à plusieurs reprises, par exemple en défendant le caractère sacré de la vie. 

    Mon cœur se brise à l'annonce de l'assassinat de Charlie Kirk. Il disait la vérité et combattait pour le Christ. En tant que chrétiens, nous savons que le Christ a vaincu la mort et que la vérité est inébranlable. Je pense pouvoir affirmer sans me tromper que Charlie était un martyr de la vérité. (Monseigneur James Conley)

    https://x.com/Sachinettiyil/status/1966549289997308356?t=77DxTFVcyJoQJQzzKuYHHQ&s=19 

  • L'Organisation mondiale de la santé promeut l'inscription des médicaments abortifs sur la liste des médicaments essentiels

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    L'Organisation mondiale de la santé promeut l'inscription des médicaments abortifs sur la liste des médicaments essentiels

    La Liste modèle des médicaments essentiels 2025 de l'Organisation mondiale de la Santé ne précise plus que les médicaments abortifs ne doivent être utilisés que lorsque cela est « légalement autorisé ou culturellement acceptable ».

    Les dirigeants pro-vie expriment leur inquiétude après l’inclusion des médicaments abortifs dans la dernière liste annuelle des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soulignant que ces médicaments peuvent être « dangereux ». 

    La Liste modèle des médicaments essentiels 2025 , publiée à l’occasion de la « Journée internationale de l’avortement sécurisé », comportait une section consacrée aux médicaments abortifs, qui, pour la première fois, ne mentionnait pas que ces médicaments ne sont ni légaux ni culturellement acceptables partout. 

    Selon l’OMS, « la liste ne comporte plus l’avertissement encadré, en vigueur depuis 2005, qui spécifiait que ces médicaments ne devaient être utilisés que là où cela est légalement autorisé ou culturellement acceptable ». 

    Le Dr Ingrid Skop, vice-présidente et directrice des affaires médicales de l'Institut Charlotte Lozier et gynécologue-obstétricienne certifiée, a exprimé son inquiétude quant au fait que ces médicaments soient recommandés dans le monde entier, notant que les médicaments abortifs « ont un taux de complications quatre fois plus élevé que l'avortement chirurgical ».

    « Jusqu'à une femme sur cinq souffrira de complications et une sur vingt nécessitera une intervention chirurgicale », a déclaré Skop. « De plus, une étude récente a révélé que plus d'un tiers des femmes ayant eu recours à des médicaments abortifs n'étaient pas préparées à l'intensité de la douleur et des saignements qu'elles ont subis. » 

    « Pourtant, l’OMS recommande leur utilisation dans les pays du tiers monde dotés de systèmes de santé médiocres, où les soins d’urgence peuvent être limités, voire inexistants », a poursuivi Skop. 

     

    Qualifiant cette action de partie intégrante du « programme de contrôle de la population et d'eugénisme » de l'OMS, Skop a exhorté l'OMS à « plutôt consacrer davantage d'attention à aider les pays à obtenir les ressources dont ils ont besoin pour avoir un impact sur la mortalité maternelle, comme les banques de sang pour les hémorragies, les antibiotiques et les soins intensifs pour les infections. »

    Michael New, chercheur associé principal à l'Institut Charlotte Lozier et professeur adjoint de pratique à l'Université catholique d'Amérique, a ajouté que la décision de l'OMS était « décevante » mais « sans surprise ». 

    « L'Organisation mondiale de la santé a toujours eu un fort parti pris en faveur de l'avortement », a déclaré New, soulignant que le site Web du groupe qualifie l'avortement de « problème crucial de santé publique et de droits humains ».

    New a également noté que le site Web de l'OMS « affirme à tort que "les preuves montrent que la restriction de l'accès à l'avortement ne réduit pas le nombre d'avortements", même si de nombreuses études montrent que l'incidence de l'avortement est affectée par son statut légal ». 

    Susan B. Anthony, directrice des affaires politiques et de la communication de Pro-Life America, Kelsey Pritchard, a exprimé sa gratitude pour le retrait des États-Unis de l'OMS en janvier.  

    « Heureusement que le président Trump a retiré les États-Unis de l'OMS, qui pro-avortement, et ils continuent de prouver que cette décision est la bonne », a-t-elle déclaré. « L'industrie de l'avortement – ​​y compris les réseaux criminels étrangers de médicaments abortifs – inonde chaque État de ces médicaments, qu'ils soient légaux ou non. » 

    Pritchard a également noté que les médicaments abortifs peuvent être « dangereux ». 

    « Un nombre croissant de preuves scientifiques et d’histoires d’horreur réelles montrent que les médicaments abortifs sont bien plus dangereux que ce qui est annoncé, exposant les risques graves qu’ils représentent pour les femmes et les filles ainsi que pour les enfants à naître », a-t-elle déclaré.

    « Semaine après semaine, ces médicaments dangereux provoquent de nouvelles tragédies : des femmes contraintes et empoisonnées, des filles transportées d’urgence aux urgences, des mères mourant avec leurs bébés – tout cela pendant que l’industrie de l’avortement profite de la tromperie et que les agresseurs bénéficient d’un accès illimité aux médicaments », a poursuivi Pritchard.

    Pritchard a anticipé l'examen du médicament par la FDA, déclarant que « nous sommes confiants qu'une fois les preuves examinées, il sera indéniable à quel point ces médicaments sont réellement nocifs ». 

    Un projet de loi californien autorisant les ordonnances d'avortement anonymes attend d'être signé 

    Un projet de loi californien qui permettrait aux prestataires de soins de santé de prescrire anonymement des médicaments abortifs pourrait bientôt devenir loi . 

    La loi permettrait à un pharmacien de délivrer des médicaments abortifs « sans le nom du patient, le nom du prescripteur ou le nom et l'adresse de la pharmacie, sous réserve d'exigences spécifiques », selon le texte du projet de loi.

    Cette loi permettrait aux avorteurs d'envoyer anonymement des médicaments abortifs par courrier aux patientes en Californie et dans le reste des États-Unis, même dans les États où ces médicaments sont illégaux. Cela pourrait compliquer la constitution de dossiers judiciaires contre les avorteurs pratiquant des lois de protection.

    Le procureur général de New York intervient dans une bataille juridique historique sur les lois de protection de l'avortement

    La procureure générale Letitia James intervient dans une affaire historique impliquant un avorteur new-yorkais qui aurait prescrit des pilules abortives à une patiente au Texas, où ces médicaments sont illégaux. 

    James a envoyé une lettre au juge de la Cour suprême de l'État du comté d'Ulster, à New York, affirmant qu'elle avait le pouvoir d'appliquer la loi sur le bouclier de l'État - une loi conçue pour protéger les avorteurs qui violent les lois d'autres États. 

    La loi sur le bouclier contre l'avortement interdit aux fonctionnaires de l'État de coopérer aux enquêtes sur les avorteurs pratiquant des avortements hors de l'État, même lorsque les médicaments abortifs sont illégaux dans ces États.

    La bataille juridique est l'un des premiers défis à relever pour la loi de protection de 2023 de l'État de New York.

     
    Kate Quiñones est rédactrice pour la Catholic News Agency et membre du College Fix. Elle a été publiée par le Wall Street Journal, le Denver Catholic Register et CatholicVote. Elle est diplômée du Hillsdale College. Elle vit dans le Colorado avec son mari.
  • Un chrétien irakien en fauteuil roulant a été poignardé à mort à Lyon

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    De Solène Tadié sur CNA :

    Un chrétien en fauteuil roulant tué alors qu'il diffusait sa foi en direct en France 

    Un chrétien irakien de 45 ans, qui avait fui son pays pour échapper aux persécutions islamistes, a été poignardé à mort à Lyon, dans le sud de la France, le soir du 10 septembre 2025.

    Un chrétien irakien de 45 ans qui avait fui son pays natal pour échapper aux persécutions islamistes a été poignardé à mort à Lyon, dans le sud de la France, dans la soirée du 10 septembre.

    Il aurait diffusé en direct sur TikTok une vidéo dans laquelle il parlait de sa foi. L'attaque a choqué les communautés chrétiennes locales et suscité des appels à clarifier les motivations de ce meurtre. 

    Selon le journal local Le Progrès , la victime, identifiée comme Ashur Sarnaya — handicapée et en fauteuil roulant — rentrait à son immeuble lorsqu'un homme, qui l'attendait apparemment, l'a frappé au cou avec un couteau. Les secours, alertés peu avant 22h30, l'ont trouvé en arrêt cardiaque et n'ont pas pu le réanimer. 

    Né en 1979, Sarnaya vivait dans l'immeuble avec sa sœur depuis plus d'une décennie après avoir fui l'avancée de l'État islamique en Irak en 2014. Les voisins le décrivaient comme « une personne vulnérable qui ne marchait pas et ne causait jamais de problèmes ».

    Un meurtre antichrétien ?  

    Des proches ont déclaré aux médias locaux que Sarnaya, un chrétien assyrien, animait régulièrement des sessions en direct sur TikTok le soir pour parler du christianisme. Dans une vidéo qui circulait encore en ligne le lendemain matin, on le voyait apparaître le visage couvert de sang coulant de son nez et de sa bouche.

    « C'était quelqu'un de normal. Il faisait des vidéos en direct sur TikTok pour répandre la parole de Dieu. Il n'avait aucun ennemi, aucun problème avec qui que ce soit », a déclaré sa sœur à RMC-BFM Lyon, racontant comment elle avait été alertée par des amis qui regardaient le live au moment de l'attaque. « Quand je suis arrivée, il était mort. Il était par terre, il y avait beaucoup de monde, la police, les pompiers. »

    Sur ses comptes de réseaux sociaux, Sarnaya partageait souvent des témoignages de foi en arabe. Dans une publication citée par Aleteia France, il se plaignait que ses contenus étaient fréquemment bloqués ou suspendus suite à des signalements d'utilisateurs musulmans. En mars, il a affirmé avoir été agressé physiquement par des musulmans.

    Le président de l'Association assyro-chaldéenne de Lyon, Georges Shamoun Ishaq, a déclaré aux médias catholiques que Sarnaya était « une personne très gentille, discrète, profondément croyante, qui aimait parler de la foi chrétienne ».

    Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour homicide, confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée. À ce stade, les enquêteurs ne privilégient aucune hypothèse, qu'elle soit criminelle, politique, religieuse ou liée aux stupéfiants. L'AFP aurait reçu une vidéo montrant un homme vêtu de noir et cagoulé quittant les lieux, identifié comme l'agresseur présumé.

    Les organisations catholiques réagissent 

    Les organisations catholiques en France ont exprimé leur vive inquiétude. L'Œuvre d'Orient a condamné « avec la plus grande fermeté le meurtre d'un chrétien irakien vulnérable », soulignant qu'« il est essentiel que les chrétiens du Moyen-Orient puissent témoigner de leur foi en toute sécurité et vivre dignement ». 

    SOS Chrétiens d'Orient rappelle que Sarnaya avait fui les persécutions de Daech en Irak. « Il est inimaginable qu'un chrétien ayant fui les persécutions soit assassiné en France », a déclaré l'organisation, appelant à prier pour le repos de son âme et pour sa famille. 

    Les membres de sa famille ont également rendu hommage à Sarnaya sur les réseaux sociaux. Un cousin l'a décrit comme un martyr sur Facebook : « Il prêchait en direct lorsque sa vie a été tragiquement emportée », pouvait-on lire dans la publication, ajoutant que sa foi resterait toujours une source d'inspiration.

    Les réactions des dirigeants politiques ont été jusqu'à présent limitées. Marine Le Pen, cheffe du Rassemblement national (RND), a affirmé sur X que Sarnaya « a été sauvagement poignardé à mort à Lyon par un islamiste. Si l'octroi de l'asile aux personnes persécutées est légitime, notre politique d'immigration incontrôlée nous conduit désormais à accueillir leurs bourreaux. » 

    L'influenceur lyonnais Verlaine a également rendu hommage à la victime sur X, soulignant sa présence remarquée sur les réseaux sociaux, « où il partageait avant tout sa foi catholique… », suggérant que c'était la raison de sa mort. « Repose en paix, Monsieur », a-t-il écrit. 

  • "Adieu Soulayman" : un livre bouleversant sur la conversion au christianisme d'un imam salafiste

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    De MariedeNazareth.com :

    Adieu Soulayman, un livre choc qui va bouleverser la France

    Sorti le 29 août, le livre Adieu Soulayman – Itinéraire d’un imam salafiste, est un récit authentique, documenté et bouleversant qui retrace le parcours de Bruno Guillot, alias Soulayman, un ancien imam salafiste devenu catholique.

    Bruno a été imam salafiste, formé à Médine, dans l’un des cercles islamiques les plus fermés du monde.
    Aujourd’hui, il raconte tout : le radicalisme vécu de l’intérieur, l’endoctrinement, la violence, la peur… et, surtout, comment il s’en est sorti pour trouver la lumière.

    Il aurait pu garder le silence, comme beaucoup.
    Mais il a choisi de témoigner. À visage découvert. Malgré les menaces qui pèsent déjà sur lui. 

    « C’est vrai que le risque zéro n’existe pas, mais j’ai une confiance totale en Dieu, donc je n’ai aucune crainte. »

    « Le Christ représente tout pour moi, tout ce que je n’ai pas eu : l’amour, la compassion, l’humilité qui mène à la réparation intérieure. »

    JE COMMANDE CE LIVRE

    Ce n’est pas sans conséquence.
    Mais Bruno veut faire de ce livre un acte missionnaire :

    ➡️ pour prévenir la radicalisation des jeunes,

    ➡️ pour expliquer l’islam aux chrétiens,

    ➡️ pour briser un tabou dans le débat public.

    Déjà, Bruno et son équipe de Nour Al Aalam touchent des milliers de gens sur la toile, comme cette personne qui témoigne : « Vous me donnez des armes pour aller parler à mes amis musulmans de Jésus sans avoir peur, avec confiance, et c’est vraiment une grâce de vous avoir. »

    Les médias en parlent !

    Dans le Journal du Dimanche du 31 août :

    Dans l'Heure des Pros du 4 septembre (Cnews) :

    Dans La culture dans tous ses états du 4 septembre (Sud Radio) :

    De nombreuses autres interviews sont planifiées par de grands médias français et belges comme Le Figaro, Famille Chrétienne ou encore le JT RTL de 20h qui accueillera sur son plateau Bruno le 24 septembre prochain. Faites un acte missionnaire, permettez à votre entourage de prendre connaissance de ce témoignage rare et indispensable pour l'avenir de notre société.

    J'offre ce livre à un ami

  • Dieu t'a fait son ami (Jean Chrysostome; 13 septembre)

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    Pourquoi renvoyez-vous votre conversion à la dernière heure de votre vie, tels des fugitifs, tels des hommes voués au mal, comme si vous ne deviez pas vivre pour Dieu ? Pourquoi vous conduisez-vous et pensez-vous comme si vous avez un maître inhumain et sans pitié ? Quoi de plus insipide, de plus misérable que ceux qui reçoivent le baptême à l'extrémité de leur vie ?

    Dieu t'a fait son ami. Il t'a comblé de biens pour que tu lui donnes en retour les témoignages de l'amitié véritable. Dis-moi, si quelqu'un que tu aurais outragé de mille manières, te tenant un jour sous sa main, ne te punissant de tes injustices qu'en te traitant avec honneur, en te faisant part de sa fortune, en te mettant au rang de ses amis, en se plaisant à te nommer son enfant, ne verserais-tu pas d'abondantes larmes dans le cas où il viendrait à mourir ? Ne ressentirais-tu pas cette perte ? Ne dirais-tu pas : « je voudrais qu'il eût vécu, ne serait-ce que pour avoir la possibilité de lui témoigner ma reconnaissance, de la payer en retour de n'être pas accusé d'ingratitude envers un tel bienfaiteur ? »

    Voilà ce que vous êtes pour l'homme, mais lorsqu'il s'agit de Dieu, vous prenez vos dispositions pour quitter la terre sans avoir prouvé votre reconnaissance à l'auteur de tant de dons. Allez donc à lui, tandis que vous pouvez espérer faire quelque chose pour reconnaître ses bienfaits. Pourquoi fuyez-vous de la sorte ? « Je comprends, me direz-vous, mais je n'ai pas le courage de renoncer à mes passions. » Accuserez-vous Dieu de vous commander l'impossible ? Si tout est bouleversé dans le monde, si nous y voyons régner la corruption, c'est que personne ne s'applique à vivre selon Dieu.

    Les catéchumènes n'ont pas d'autre désir que de retarder leur baptême et ne s'occupent nullement de la bonne direction de leur vie. Les baptisés ne montrent pas plus de zèle, soit qu'ils ont reçu le baptême quand ils étaient encore enfants, soit qu'ils ont été baptisés après bien des retards dans une grave maladie. Ceux-là même qui l'ont été, se portant bien, ne témoignent que de peu de zèle ; ils ont vite fait d'éteindre ce beau feu dont ils étaient d'abord enflammés. Mais enfin, est-ce que je vous interdis la gestion de vos affaires ? est-ce que je brise les liens du mariage ? Je vous défends la fornication. Ai-je blâmé l'usage de vos biens ? Je n'ai blâmé que l'injustice et la rapine. Est-ce que je vous oblige à tout donner ? Je ne vous ai demandé pour les pauvres qu'une légère partie de vos revenus.

    Homélie XXIII, sur les Actes des Apôtres

  • « Je veux qu'on se souvienne de moi pour mon courage et ma foi » (Charlie Kirk avant sa mort)

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    De Tyler Arnold sur CNA :

    Charlie Kirk avant sa mort : « Je veux qu'on se souvienne de moi pour mon courage et ma foi »bouton de partage d'e-mailsbouton de partage sharethis

    « Si tout disparaît complètement, comment voulez-vous qu'on se souvienne de vous ? » a demandé Jack Selby, animateur de The Iced Coffee Hour, à Kirk à la fin d'une interview le 29 juin .

    « Si je meurs ? » répondit Kirk.

    « Tout disparaît », dit Selby. « Si vous pouviez être associé à une seule chose, comment voudriez-vous qu'on se souvienne de vous ? »

    « Je veux qu'on se souvienne de moi pour mon courage et ma foi », répondit Kirk. « Ce serait le plus important. Le plus important, c'est ma foi. »

    Kirk a été assassiné mercredi après-midi alors qu'il discutait avec des étudiants de l'Université d'Utah Valley dans le cadre de sa tournée « The American Comeback Tour ». Il avait installé une tente avec une banderole sur laquelle on pouvait lire « Prouvez-moi que j'ai tort », invitant les personnes qui contestent ses positions politiques, religieuses ou philosophiques à l'approcher et à débattre de ses opinions.

    La visite a débuté de la même manière que les autres visites de Kirk sur le campus : des étudiants et d'autres personnes faisaient la queue pour lui poser des questions. Environ 3 000 personnes étaient présentes pour le regarder ou débattre avec lui.

    À peine 20 minutes après le début de l'événement, un participant a interrogé Kirk sur le transgenrisme et la violence armée. Après un bref échange, Kirk et lui ont tiré une balle de fusil à verrou percée du côté gauche du cou, lui causant la mort.

    Un témoin, Brandon Russon, a déclaré à CBS News que peu avant que Kirk ne soit abattu, il discutait de sa foi chrétienne avec un autre participant. Lors de cette conversation, Russon se souvient que Kirk avait proclamé à la foule que « le Christ est Seigneur » et que le Fils de Dieu avait « vaincu la mort ».

    C’était une tendance courante dans son activisme sur le campus.

    Plus tôt cette année, Kirk a débattu avec un étudiant athée qui lui a demandé s'il souhaitait collaborer avec des conservateurs athées. Bien que Kirk ait déclaré qu'il accueillerait favorablement toute personne soutenant de bonnes causes, il a averti que l'athéisme ne pouvait pas produire un code moral approprié.

    « Il faut être un athée honnête et reconnaître que la morale est par définition subjective sans croyance en Dieu », a-t-il déclaré. « On ne peut être athée et croire en une morale objective. C'est impossible, et les vrais athées le reconnaîtront. »

    Kirk a souligné que les athées ont des prétentions morales. Ils suggèrent que les choses devraient être d'une certaine manière, par exemple que « le meurtre devrait être un mal », mais ne peuvent pas proclamer de normes morales objectives « s'il n'existe pas un pouvoir divin éternel sur vous ».

    « C'est une affirmation de vérité essentielle, car sans vérité objective ancrant une société, la situation devient une lutte de pouvoir », a averti Kirk. « Sans vérité, le pouvoir règne. Celui qui détient le plus de pouvoir finit par avoir le plus d'influence sur la société. Nous croyons que ce qui est objectivement juste, vrai, bon et beau devrait transcender la société. »

    Kirk a souvent parlé de sa foi dans des interviews, notamment avec l'éminent athée Bill Maher sur le podcast « Club Random » cette année, où Kirk a expliqué les doctrines chrétiennes de la grâce et de l'expiation. 

    « Nous croyons que [le Christ]… en souffrant la mort qu’il a subie sur la croix, il a expié nos péchés, les péchés de l’humanité », a déclaré Kirk à Maher. « … C’est fondamentalement une déclaration d’égalité humaine, que nous sommes tous pécheurs, que nous sommes tous dans le pétrin. Nous avons tous des problèmes. Nous avons tous des vices. … Nous sommes tous en deçà des normes divines et Jésus nous rend parfaits. »

    Tout au long de sa carrière, Kirk a encouragé les jeunes à se marier et à fonder une famille, s’est opposé à l’avortement et à l’idéologie du genre et a œuvré pour inspirer les étudiants à suivre le Christ.

    La relation de Charlie Kirk avec l'Église catholique

    Bien que protestant, Kirk participait souvent à des discussions théologiques avec des catholiques. Son épouse, Erika, est catholique baptisée, et le couple et leurs deux enfants ont été aperçus dans une église catholique de Scottsdale, en Arizona.

    Lors d’un podcast cette année, Kirk a déclaré à un intervenant : « Les catholiques sont tout simplement fabuleux de tant de manières différentes. »

    « Ils se battent pour la vie, ils se battent pour le mariage, ils se battent contre le transgenre », a-t-il déclaré.

    L'interlocuteur a interrogé Kirk sur la mariologie catholique, un sujet sur lequel, selon lui, les catholiques vont « trop loin ». Pourtant, Kirk a déclaré qu'il serait « heureux d'en débattre » et que les évangéliques pourraient « mieux se souvenir de Marie, l'étudier, en parler et la mettre en avant, car elle a été un instrument choisi par Dieu Tout-Puissant pour amener Notre Seigneur dans ce monde ».

    « En tant que protestants et évangéliques, nous vénérons Marie », a-t-il déclaré. « Elle était très importante. Elle était un réceptacle pour Notre Seigneur et Sauveur. Je pense que nous avons… surcorrigé. Nous ne parlons pas assez de Marie, nous ne la vénérons pas assez. Marie était clairement importante pour les premiers chrétiens. Il y a quelque chose là-dedans. En fait, je crois qu'une des façons de remédier au féminisme toxique en Amérique est de dire que Marie est la solution. »

    Kirk a également évoqué la tendance à se tourner vers les églises chez de nombreux jeunes hommes lors d'une interview avec Tucker Carlson cette année. Il a qualifié l'église de « bouée de sauvetage dans ce tsunami de chaos et de désordre » et a souligné que beaucoup assistent à la messe catholique parce qu'ils « aspirent à quelque chose qui dure » et « à quelque chose d'ancien et de beau ».

    Le vice-président JD Vance, catholique, a publié sur X que Kirk « croyait sincèrement en Jésus-Christ et l'aimait » et « avait une foi profonde ». Vance a souligné que Kirk était un ami et qu'ils discutaient souvent de sujets théologiques.

    « Nous avions l'habitude de nous disputer à propos du catholicisme et du protestantisme, et de savoir qui avait raison sur des questions doctrinales mineures », a-t-il déclaré. « Parce qu'il aimait Dieu, il voulait le comprendre. »

    Dans le diocèse de Winona-Rochester, au Minnesota, l'évêque Robert Barron a publié sur X qu'il avait pris un petit-déjeuner avec Kirk il y a environ quatre ans et discuté de théologie. Kirk devait participer à son émission « Bishop Barron Presents » dans moins de deux semaines.

    « Il était en effet un grand débatteur et également l’un des meilleurs défenseurs du discours civil dans notre pays, mais il était, avant tout, un chrétien passionné », a déclaré Barron. 

    « En fait, lors de ce petit-déjeuner à Phoenix, nous n'avons pas beaucoup parlé de politique », a déclaré Barron. « Nous avons parlé de théologie, à laquelle il s'intéressait profondément, et du Christ. Je sais que je me joins à des millions de personnes à travers le monde pour prier afin qu'il repose maintenant dans la paix du Seigneur. »

    Kirk a également pris part au deuil des victimes de la fusillade survenue le mois dernier à l'église catholique de l'Annonciation à Minneapolis. Dans son émission, il a expliqué comment on peut croire en Dieu même en pleine tragédie.

    « La croix est la réponse de Dieu au mal », a déclaré Kirk. « … La question ne devrait pas être : “Pourquoi le mal existe-t-il ?”, mais plutôt : “Qu’a fait Dieu pour y remédier ?”. Et la croix est la réponse. »