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conférences, spectacles, manifestations - Page 39

  • Le pèlerinage Notre-Dame de chrétienté fête ses 40 ans

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    Pèlerinage de Chartres 2016

    Un entretien recueilli par Xavier Le Normand sur le site du journal La Croix :

    Depuis 40 ans, des catholiques attachés à la forme traditionnelle marchent de Paris à Chartres lors du week-end de la Pentecôte, avec le pèlerinage Notre-Dame de chrétienté. « Nous avons besoin d’être encouragés, pas sanctionnés », demande Jean de Tauriers, directeur du pèlerinage, après la décision du pape François de restreindre fortement la possibilité de célébrer selon la forme traditionnelle.

    La Croix : Le pèlerinage Notre-Dame de chrétienté fête ses 40 ans. Pourquoi marcher de Paris à Chartres ?

    Jean de Tauriers : Faire un pèlerinage, c’est avant tout faire une retraite spirituelle. Cela peut être un moment entre amis, mais c’est avant tout un moment physiquement difficile et spirituellement exigeant. Faire un pèlerinage, c’est faire l’expérience que la fatigue physique permet d’élever l’âme, de rapprocher de Dieu. Nous le vivons particulièrement le samedi soir, avec un salut au Saint-Sacrement, dans le silence et la fatigue de cette première journée de marche.

    Marcher vers Chartres, c’est aussi s’inscrire dans le pèlerinage marial historique de France, vers une des plus anciennes et plus belles cathédrales du pays. Nous partons du cœur de Paris et avançons dans les pas de ceux qui ont parcouru ce chemin depuis plus de 1 000 ans. Nous ne sommes que l’un de ces nombreux pèlerinages, sur cette route suivie par tant de personnes, connues ou inconnues, dont Charles Péguy qui a écrit dessus de très beaux vers.

    Qui sont les pèlerins de Notre-Dame de chrétienté ?

    J.T. : Nous principale caractéristique est que nous sommes des pèlerins attachés à la forme traditionnelle du rite romain. C’est le charisme propre de cette marche et c’est pour cela que les personnes veulent aller à Chartres avec Notre-Dame de chrétienté. Les gens viennent souvent en famille ou entre amis. Certains viennent pour y confier leur mariage à venir, d’autres y voient éclore une vocation religieuse. La moitié des participants a moins de vingt ans.

    Il faut aussi compter les non-marcheurs, c’est-à-dire les personnes qui prient pour nous sans participer physiquement au pèlerinage. Il peut s’agir de personnes à l’étranger, isolés, âgés ou encore de prisonniers. Au total, nous devrions être autour de 20 000. À cela, s’ajoutent encore ceux qui suivent la retransmission en direct sur Internet de notre messe de clôture à Chartres. Ils sont également autour de 20 000 chaque année.

    Après deux années de pèlerinages locaux en raison des restrictions sanitaires, nous pouvons enfin nous retrouver. C’est également une année importante pour nous, car c’est le 40e anniversaire de notre marche, mais c’est également une année troublée, avec les décisions du pape François par son motu proprio Traditionis custodes, de juillet dernier.

    Cette décision du pape vient fortement restreindre l’autorisation de célébrer selon la forme traditionnelle. Comment est-elle vécue par les pèlerins de Notre-Dame de chrétienté ?

    J.T. : C’est avant tout l’incompréhension et la tristesse. Nous sommes en quelque sorte les héritiers de ceux à qui en 1988 le pape Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger ont fait des promesses très fortes en leur disant qu’ils avaient toute leur place dans l’Église (1). Les mots du pape François dans Traditionis custodes sont très vifs, blessants, même s’il y a depuis eu un adoucissement avec l’exemption accordée aux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre.

    Ce n’est pas nos habitudes car je n’estime pas représenter qui que ce soit, mais samedi soir, j’adresserai directement quelques mots au pape François. Je lui dirai simplement qui nous sommes, à savoir des catholiques qui essayons d’élever nos enfants dans la foi et d’évangéliser du mieux que nous pouvons. Mais pour cela nous avons besoin d’être encouragés, pas sanctionnés.

    Nous ne sommes pas à part, nous sommes dans l’Église. Notre pèlerinage le montre bien, par exemple avec les célébrants de nos cérémonies, équitablement répartis entre clergé diocésain et prêtre d’instituts de forme traditionnelle. Notre messe de départ à Paris sera ainsi célébrée par Mgr Éric Aumonier, évêque émérite de Versailles, tandis qu’à l’arrivée l’évêque de Chartres Mgr Philippe Christory marchera avec nous et prononcera l’homélie de la messe de clôture. Cela témoigne d’une bienveillance à notre égard.

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    (1) En 1988, Mgr Lefebvre, chef de ceux qui refusent la réforme liturgique, ordonne quatre évêques sans mandat du Saint-Siège. Certains proches refusent de le suivre pour rester unis à Rome, qui les permet de continuer à célébrer selon la liturgie préconciliaire. Traditionis custodes est largement revenu sur cette autorisation.

  • Philo à Bruxelles, 7 juin : "Tempéraments et péchés capitaux" avec Stéphane Mercier

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  • Liège : Bach inspiration le dimanche 12 juin 2022 à 17h00 en l’église du Saint-Sacrement,Bd d’Avroy, 132 :

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    icone 300px.jpgDans le cadre de l’ouverture de la Semaine liégeoise de la Fête-Dieu (12-19 juin 2022) nous vous invitons à un après-midi musical autour de Jean-Sébastien Bach dans la jolie église du Saint-Sacrement:

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  • Canonisation de Charles de Foucauld : une claire intention missionnaire

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    Lu sur le site web du mensuel « La Nef »

    Charles de Foucald téléchargement (5).jpgL’exceptionnel retentissement religieux et médiatique qui a accompagné la canonisation de saint Charles de Foucauld, célébrée à Rome le 15 mai dernier en présence de 5000 Français dont plusieurs évêques, confère à cet événement une signification éloquente pour notre temps. L’histoire chrétienne montre d’ailleurs comment la Providence suscite les saints dont l’Église a besoin à chaque étape de son pèlerinage terrestre. Or, la sainteté de celui qui se faisait appeler « frère universel » s’est manifestée dans un contexte précurseur de celui que nous vivons aujourd’hui : une mondialisation qui favorise plus que jamais le mélange des peuples, des cultures et des religions, notamment du christianisme et de l’islam, avec les risques d’indifférentisme et de confusions doctrinales susceptibles d’en résulter ; mais aussi une laïcisation qui, du moins en Occident, engendre une sécularisation entraînant l’oubli, l’incompréhension, voire le rejet du devoir missionnaire auquel les catholiques sont appelés par leur baptême.

    La proclamation urbi et orbi de la sainteté de Frère Charles de Jésus par l’autorité magistérielle du Souverain Pontife nous invite à puiser dans sa vie, sa spiritualité, ses intuitions et ses enseignements pour réfléchir à notre manière d’aborder en chrétiens ces réalités. Il s’agit donc de retrouver la fidélité à un héritage qui n’a pas toujours été compris dans sa vérité et ses profondeurs quand il n’a pas été récupéré à des fins idéologiques. Reprenons les deux points énoncés plus haut.

    La rencontre avec l’islam

    On a souvent attribué la conversion de Charles de Foucauld à sa rencontre avec l’islam. En réalité, c’est l’attitude religieuse des musulmans, notamment leur soumission au Dieu du Coran et à sa Loi, dont il fut le témoin impressionné durant sa première campagne en Algérie puis durant son expédition au Maroc, qui a suscité en lui l’interrogation fondamentale sur la dimension religieuse de l’existence. Non seulement il n’a pas été convaincu par le contenu de la doctrine islamique mais, une fois revenu à la foi de son baptême, il a reconnu qu’elle « était sans fondement divin et que là n’était pas la vérité » (1). Preuve de sa clarté, le nouveau saint a d’ailleurs refusé à l’orientaliste Louis Massignon d’avaliser l’idée de ce dernier selon laquelle l’islam s’enracinerait dans une filiation abrahamique, l’apparentant ainsi au christianisme (2). Aucune confusion donc dans l’approche foucauldienne de l’islam comme dans les égarements moraux justifiés par cette religion.

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  • En marche à Davos, un monde orwellien, foncièrement communiste

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    De Francesca de Villasmundo sur medias-presse.info :

    Davos 2022 : le monde orwellien, foncièrement communiste, en marche

    « Recalibrer » la liberté de pensée, mettre en place un passe carbone, ce ne sont là que deux des idées dérangeantes de Davos.

    Dans cette ville hyper-sécurisée de Suisse, se réunit du 22 au 26 mai 2022, le Forum économique mondial qui est devenu l’événement le plus célèbre, qui réunit les hommes politiques, les financiers apatrides, les technocrates mondialistes et les entrepreneurs les plus influents pour discuter de questions économiques et sociétales.

    Si d’une part l’événement de Davos est reconnu pour avoir acquis au fil des dernières années, une immense puissance lobbyiste sur les gouvernements, les institutions internationales et les organismes supra-nationaux, on ne peut certainement pas dire que cette édition ait commencé avec les meilleurs espoirs : la commissaire australienne à la sécurité électronique, Julie Inman Grant, est devenue une porte-parole d’un véritable hymne à la censure.

    « Je pense que nous devrons réfléchir à un recalibrage de toute une gamme de droits humains qui se manifestent en ligne, de la liberté d’expression à la liberté de violence en ligne. »

    Limiter le droit à la parole : c’est l’idée et la direction qui, selon la politicienne australienne, devrait être promue par les élites mondiales, espérant plus de sécurité. La logique semblerait en effet celle, typique d’une mentalité marxisante, de priver les gens d’exprimer leurs opinions, ou plutôt celles qui ne correspondent pas à celles « dictées », fût-ce en sous-main, par la respectabilité politiquement correcte.

    Des phrases à ne pas sous-estimer, compte tenu également de l’importance de celle qui les a exprimées : Grant travaille en fait actuellement avec le Conseil pour la politique de genre de la Maison Blanche et avec le gouvernement danois.

    Immédiatement, sa sortie a suscité des réponses à ce qui peut apparaître comme une manifestation d’autoritarisme justifiée par la volonté de protéger les peuples : le journaliste canadien Andrew Lawton a aussitôt rapporté sur twitter la vidéo du discours de Davos, expliquant – sans si ni mais – que tout était vrai sur la demande d’endiguer le droit d’expression. D’autres se sont contentés de commenter d’un dur « Non ».

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  • "Oui à la vie, non à la culture du déchet" : à Rome, les pro-vie descendent dans la rue contre l'avortement

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    De romatoday.it :

    "Oui à la vie, non à la culture du déchet" : les pro-vie descendent dans la rue contre l'avortement

    Le cortège est parti de la Piazza della Repubblica et a atteint la Piazza San Giovanni in Laterano.


    Photo Facebook Pro Vita & Famiglia Onlus

    Une centaine d'associations, des étudiants, des familles avec des poussettes. Les militants du mouvement "Pro-life" ont défilé dans les rues de la ville pour réaffirmer "Oui à la vie, non à la culture du déchet" et encore "Oui à la vie, non à l'avortement". Le cortège est parti samedi en début d'après-midi, à 14 heures, de la Piazza della Repubblica pour arriver sur la Piazza San Giovanni, où un écran géant a été installé pour accueillir les manifestants, montrant des témoignages et des votes appelant à " choisir la vie ".

    Parmi les militants figurait également la sénatrice Isabella Rauti, responsable nationale du département "Égalité des chances, famille et valeurs non négociables" de Fratelli d'Italia. Pour nous, la marche pour la vie est un rendez-vous fixe auquel nous avons toujours participé en adhérant, comme le voulaient les organisateurs, sans symboles de parti. Une présence pour réaffirmer nos positions et un choix fondamental, celui de "Du côté de la vie, toujours", comme le dit la bannière sous laquelle nous avons défilé. La vie est sacrée et, en tant que telle, doit être défendue et protégée, depuis le moment de la conception jusqu'à sa fin naturelle", a commenté le sénateur.

    Massimo Gandolfini (Family Day) a commenté l'événement national "Let's Choose Life" : "Il y a une Italie qui grandit dans les relations et les liens, composée de mères, de pères, de grands-parents et d'enfants qui défendent et promeuvent la vie de la conception à la mort naturelle. Voilà un pays qui répond à l'euthanasie des personnes fragiles, à l'hiver démographique et à l'avortement - qui élimine encore 100 000 enfants chaque année - par des soins, un soutien et une ouverture à la vie. Ce sont les sentiments de la majorité silencieuse des Italiens, que nous espérons voir en grand nombre défiler aux côtés des plus de 100 associations qui animeront l'événement".

    Simone Pillon, membre de la Lega, Danilo Oscar Lancini, député européen de la Lega Nord, et Paola Binetti, sénatrice de l'Udc, ont également participé à l'événement : "Notre initiative témoigne de la force de la famille et de la nécessité de mettre en œuvre des politiques concrètes. La famille est nécessaire, surtout lorsque vous avez l'impression que votre autonomie, si laborieusement recherchée, ne suffit plus. Aucun de nous n'est affectivement autosuffisant. Pourtant, nous avons trop souvent du mal à prendre position en faveur de la famille, même au niveau politique".

  • Liège, 28 mai : Grande soirée de prière pour les malades

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    Communiqué

    Grande soirée de prière pour les malades à Liège

    Liège, le 23 mai 2022.

    Charis, le nouveau service unique pour le renouveau charismatique catholique voulu par le pape François, propose une grande soirée de prière pour les malades avec la participation de Damian Stayne.

    Elle aura lieu ce samedi 28 mai dès 19h00 au Country Hall de Liège, allée du Bol d’Air, 19 à 4031 Liège-Angleur.

    L’entrée et le parking sont gratuits.

    « Chaque fois que nous sortons pour prêcher ou nous former, Dieu joint son témoignage par des signes, des prodiges, toutes sortes de miracles, et le partage des dons de l’Esprit Saint, selon sa volonté. » (Hé, 2:4). Des centaines de personnes dans le monde entier ont témoigné de guérisons physiques et autres lors de soirées de prière pour les malades.

    Cette soirée a lieu au coeur de "l'Ecole des Charismes" qui va rassembler environ 800 personnes pour un séminaire de formation au cours du week-end de l'Ascension. Le séminaire, soutenu par le livre « Renouvelle tes Merveilles », propose d’abord sur ce sujet un magnifique enseignement fondé sur les Écritures, la tradition de l’Église, l’expérience des Pères et des saints. Puis elle donne des conseils clairs et pratiques, accompagnés de nombreux témoignages, pour exercer les charismes. Cette formation est animée par Damian Stayne et la Communauté Cor Lumen Christi. Elle sera renforcée par le belge Jean-Luc Moens, exmodérateur de Charis International.

    Cor et Lumen Christi est une communauté catholique, charismatique et contemplative au cœur eucharistique qui allie une vie de prière profonde avec un apostolat actif. Damian Stayne, et sa communauté ont un puissant ministère de prière de guérison, principalement physique et immédiate, de prophétie, de paroles de connaissance et de délivrance.

    Charis est le service voulu par le pape François pour la communion du Renouveau Charismatique Catholique. En Belgique, Charis sert toutes les réalités du courant de grâce charismatique du pays, parmi lesquelles le Renouveau et les groupes de prière, les communautés du Verbe de Vie, de l’Emmanuel, des Béatitudes, du Chemin Neuf, le couvent franciscain saint Antoine, Marie-Kefas, Fondacio, Cara Nova, etc.

    Les conditions sanitaires sont favorables et le Comité de Concertation du Gouvernement vient de décider de désactiver le baromètre corona à partir du 23 mai, ce qui signifie : pas de CST ou Covid Pass, pas de limitations de capacité en intérieur, même si le masque est conseillé pour les personnes vulnérables sur le plan médical. La salle est assez spacieuse avec une bonne aération.

    Contact : schoolofcharisms.belgium@gmail.com

  • Sans paternité, aucune famille solide, ni même aucune forme de « patrie » durable, ne peuvent exister

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    Du site de l'ECLJ (European Centre for Law & Justice):

    « La destruction de la figure paternelle conduit à la destruction de la patrie » Grégor Puppinck à la CPAC Hongrie

     

    Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, est intervenu lors de la grande Conférence pour l’action politique conservatrice en Hongrie ces 19 et 20 mai 2022 (CPAC : Conservative Political Action Conference). La CPAC est le plus important rassemblement des conservateurs au monde. Lancée en 1974, la CPAC rassemble des centaines d'organisations conservatrices et des milliers de militants et téléspectateurs.

    Alors que ce forum international se déroule habituellement aux États-Unis, il avait lieu pour la première fois sur le continent européen, en Hongrie, pays symbole de la résistance à la culture « woke. » Victor Orban, Premier ministre hongrois fraichement réélu s’est exprimé sous la devise affichée l’événement : « Dieu, Patrie, Famille ». De nombreux orateurs se sont partagé la parole sur deux jours, notamment l’ancien député britannique Nigel Farage, les Américains Rick Santorum, Candace Owens et le célèbre présentateur de Fox News : Tucker Carlson. Deux Français enfin : Jordan Bardella, député européen du RN et Grégor Puppinck. L’ECLJ compte parmi les organisations internationales ayant à cœur de défendre le droit naturel, le bien commun et les libertés fondamentales contre la modernité positiviste, individualiste et de déconstruction de notre civilisation. Voici le discours traduit de l’anglais qu’a prononcé Grégor Puppinck dans le grandiose centre de conférence « Bálna » (baleine) de Budapest :

    « Le père est un homme et la mère est une femme »

    Oui, je suis bien d’accord ! En tant qu’époux et en tant que père, je peux vous assurer que le père est un homme, et la mère est une femme. Cependant, en plus de cela, l’homme se doit d’être un père. Ce que je souhaite faire comprendre par-là, c’est que l’homme se doit d’être un père, tout du moins de se comporter comme un père, même s’il n’a pas d’enfant. Un père, c’est une personne qui assure la protection et qui montre le chemin, qui fait preuve d’autorité et qui se comporte de façon responsable.

    Cependant, de nos jours, malheureusement, trop de jeunes garçons n’ont pas la moindre idée de ce que cela signifie d’être un homme, un mari et un père. Où sont les exemples de tels hommes, lorsque la doxa libérale prétend vouloir « déconstruire » les genres sexuels ? En France, M. Macron incarne parfaitement l’exemple de l’homme déconstruit, affirmant qu’un père n’est pas forcément un homme.

    Evidemment, sans paternité, aucune famille solide, ni même aucune forme de « patrie » durable, ne peuvent exister.

    La destruction de la paternité mène à celle de la patrie, car c’est grâce à la famille que les individus prennent racine dans une terre, ainsi que dans l’histoire. C'est la famille et la terre natale qui nous permettent de vivre avec une profondeur historique, non pas de dériver au gré des événements actuels.

    La famille est l'endroit unique où peuvent se transmettre la famille et la culture.

    Dans un monde de plus en plus artificiel et virtuel, la famille nous enracine également profondément dans la nature, la biologie. Les liens de sang, la sexualité ainsi que la procréation sont l’expérience la plus directe et la plus belle de notre contribution à la vie naturelle. Il n'y a rien de plus écologique que la défense de la famille.

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  • International : le Vatican devrait s'inspirer de la ligne diplomatique suivie par Jean-Paul II

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    De Courtney Mares sur Catholic News Agency :

    George Weigel sur ce que le Vatican peut apprendre de la diplomatie de JPII avec la Russie

    19 mai 2022

    Jean-Paul II a commencé son pontificat par les mots "N'ayez pas peur" - une phrase qui, selon le biographe du pape polonais, peut être appliquée à la diplomatie du Vatican avec la Russie et la Chine aujourd'hui.

    George Weigel, auteur de la biographie à succès "Witness to Hope", s'est exprimé à Rome le 18 mai, date du 102e anniversaire de la naissance de Jean-Paul II.

    Jean-Paul II avait une "détermination à dire la vérité quoi qu'il arrive ... à décrire les situations avec précision, et à appeler les régimes tyranniques à la conversion", a déclaré Weigel à CNA.

    "Je pense que l'antienne 'N'ayez pas peur' était incarnée par cette détermination à dire la vérité au pouvoir, comme il l'a fait aux Nations unies en 1979 [et] à appeler les régimes communistes à honorer les engagements qu'ils avaient pris en matière de droits de l'homme, en particulier de liberté religieuse."

    Le jour de l'anniversaire de Jean-Paul II, Weigel a donné une conférence à l'Angelicum, l'université pontificale de Rome où le futur pape a étudié de 1946 à 1948.

    Dans son discours, Weigel a exposé les principales leçons de "l'art de gouverner d'un saint", notamment en ce qui concerne les relations diplomatiques du Saint-Siège avec les régimes autoritaires.

    En tant que fin connaisseur de la condition humaine, il comprenait que les mauvais acteurs se comportent mal à cause de ce qu'ils sont, de ce qu'ils épousent et de ce qu'ils recherchent, et non à cause de ce que "nous" leur avons fait", a déclaré Weigel.

    "Ainsi, il pouvait se concentrer sur les questions en jeu - la liberté religieuse et d'autres droits humains fondamentaux dans le monde communiste."

    À l'heure où le pape François a été critiqué dans certains milieux pour ne pas avoir condamné nommément le président Vladimir Poutine et pour ne pas avoir abordé publiquement les violations des droits de l'homme en Chine, Weigel a déclaré que le Vatican devrait se rendre compte que "l'apaisement avec des régimes communistes ne fonctionne jamais."

    Selon Weigel, la poursuite par le Vatican de l'Ostpolitik, une stratégie diplomatique défendue par le cardinal Agostino Casaroli dans les années 1970 qui évitait de condamner publiquement les violations des droits de l'homme commises par le communisme afin de conclure des accords diplomatiques, n'a pas permis d'atteindre son objectif de garantir "la liberté de l'Église de vivre sa vie sacramentelle selon ses propres normes".

    "Ce manque de volonté de saisir les leçons des échecs des années 1970 se poursuit aujourd'hui. Et elle a sérieusement diminué l'autorité morale du Vatican et de l'Eglise catholique dans les arènes mondiales", a-t-il commenté.

    M. Weigel a déclaré que le Saint-Siège avait fait revivre l'approche Ostpolitik de Casaroli dans son dialogue avec les gouvernements de Syrie, du Venezuela, du Nicaragua, de Cuba, de Chine et maintenant de Russie.

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  • Cours de liturgie par Denis Crouan, docteur en théologie; 12ème leçon : L’histoire de l’apparition du missel plénier à partir de l’Ordre franciscain au XIIIème siècle

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    Liturgie 12 – L’histoire de l’apparition du missel plénier à partir de l’Ordre franciscain au XIII° s. (44 mn)  

    https://youtu.be/I2Ijx8XmUbA   

    Denis Crouan aborde dans cette leçon le grand changement qui marque le XIII° s : Ce siècle est sans doute celui de la vraie entrée de l’Europe dans la Renaissance : on s’oriente vers une Eglise plus "mondaine", et des évêques voulant montrer leur puissance par de grandes constructions. Les Ordres mendiants (Dominicains et Franciscains) réagissent à cela. Ils ne sont plus cloitrés et ont besoin de livres portatifs et simplifiés. On y voit apparaitre les messes privées. Le missel qu’ils vont composer pour raison d’itinérance fera un retour à Rome et influencera la pratique liturgique de la Curie papale et ainsi façonner l’« Ordo Missalis secundum consuetudinem romane Curie ». C’est donc grâce aux Franciscains qu’une unification de la structure rituelle de la liturgie romaine fut réalisée dans l’Église latine au XIII° s.  

    Deux questions en fin de cours : La présence d’un servant de messe était-elle obligatoire ? Les servantes de messe féminines existaient-elles à cette époque ? 

    COURS DE LITURGIE, PAR DENIS CROUAN, DOCTEUR EN THEOLOGIE, 2022 

    https://www.youtube.com/playlist?list=PLuko328jWH_06CYFfUP8d6v_vzl9f4UbI 

    Cours donné par Denis Crouan, docteur en théologie, en entretien interactif avec Arnaud Dumouch. 

    Vidéo du site http://docteurangelique.free.fr/fichiers/InstitutDocteurAngelique.htm, les œuvres complètes en français de saint Thomas d'Aquin. 

    Denis Crouan 2022. 

  • Bruxelles, 21 mai : "Témoigner du Christ auprès des musulmans"

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  • Notre condition chrétienne…

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    commentée dans l’éditorial du bimensuel l’Homme Nouveau, rédigé par Philippe Maxence le 13 mai 2022 :

    « L’incompréhension créée en juillet dernier par la publication du motu proprio Traditionis Custodes, limitant drastiquement la célébration de la messe et des sacrements selon l’ancien rite, a été suivie d’une période d’incertitude, voire de flou.

    Pape_Francois-768x576.jpgAlors, pourquoi revenir sur un tel sujet qui divise d’ailleurs nos lecteurs ? Tout simplement parce que le 4 mai dernier s’est achevé à Rome un pèlerinage hors du commun, né justement du traumatisme apparu dans le sillage de ce texte. Regroupées sous l’appellation de « Voie romaine », des mères de prêtres ont voulu faire connaître à la fois leur inquiétude et leur espérance en se rendant à pied de Paris à Rome pour déposer aux pieds de François plus de 2 500 lettres lui demandant respectueusement de revenir sur les dispositions de son motu proprio.

    Sans recevoir l’ensemble du groupe, François a salué ces mères et s’est entretenu avec l’une d’elles. Certaines sont mamans de fils célébrant exclusivement l’ancien rite quand d’autres sont bi-ritualistes, montrant ainsi que toute l’Église est concernée par les décisions de François. Trois jours après avoir salué « La Voie romaine », François s’est exprimé devant les membres de l’Institut pontifical Saint-Anselme de Rome. Selon Vatican News, il aurait alors « déploré la volonté de certains de “rechercher les formes, les formalités plutôt que la réalité, comme nous le voyons aujourd’hui dans ces mouvements qui tentent de revenir en arrière et de nier le concile Vatican II”. L’évêque de Rome a ainsi regretté que certaines liturgies antéconciliaires soient “quelque chose sans vie, sans joie” ».

    « Notre Czestochowa national »

    Sans vie et sans joie ? Ceux qui ont pèleriné depuis quarante ans, et qui pèlerineront encore à la Pentecôte prochaine, vers Chartres, seront quelque peu étonnés de cette affirmation. La vie et la joie habitent ces milliers de chrétiens en marche, dont les plus jeunes ont entre 6 et 12 ans. Des jeunes pèlerins parfois bruyants, en tous les cas bien vivants et le montrant tout au long du parcours. Ce qui ne les empêche pas, malgré la fatigue et l’effort, d’assister à de très belles liturgies, permettant d’entrer dans le grand sacrifice du Christ.

    L’association qui organise chaque année cet événement de trois jours (une véritable ville en mouvement) fête en 2022 les quarante ans de son existence. Née dans l’esprit de Péguy, et à l’exemple du grand frère polonais de Cz?stochowa, cette longue procession entre Paris et Chartres exprime, selon le sermon de la Pentecôte 1985 de dom Gérard, le fondateur de Sainte-Madeleine du Barroux, « la condition même de la vie chrétienne qui est d’être un long pèlerinage et une longue marche vers le Paradis ». Une démarche spirituelle qui, à l’image de l’homme incarné, ne rechigne pas au secours des supports temporels. Dom Gérard le rappelait encore dans le même sermon : « La chrétienté est une alliance du sol et du ciel ; un pacte, scellé par le sang des martyrs, entre la terre des hommes et le paradis de Dieu ; un jeu candide et sérieux, un humble commencement de la vie éternelle. La chrétienté, mes chers frères, c’est la lumière de l’Évangile projetée sur nos patries, sur nos familles, sur nos mœurs et sur nos métiers. La chrétienté, c’est le corps charnel de l’Église, son rempart, son inscription temporelle. »

    À Dieu Monseigneur Schooyans

    À plusieurs reprises, Mgr Michel Schooyans avait dit son inquiétude devant l’évolution de la société libérale et il avait analysé ce qu’il n’hésitait pas à désigner, selon le titre d’un de ses ouvrages, comme la dérive totalitaire du libéralisme. Ces dernières années, il avait dénoncé l’idéologie globaliste et ses nombreuses répercussions. En 2000, par exemple, il voyait dans l’Organisation des Nations unies une matrice « de l’exaltation du culte néopaïen de la terre-mère » en vue d’établir un supergouvernement mondial.

    Ce serviteur de l’Église, une voix de plus en plus isolée au cours du temps, membre de l’Académie pontificale pour la Vie et de l’Académie pontificale de Sciences sociales, spécialiste des questions démographiques et plus largement de la doctrine sociale de l’Église, a rendu son âme à Dieu le 3 mai dernier. Il avait fait l’honneur de confier aux éditions de L’Homme Nouveau deux de ses derniers ouvrages : Le Prix humain de la mondialisation (voir ici) et De la casuistique à la miséricorde (voir ici). Toujours disponibles, ces livres gardent toute leur actualité, même si la situation n’a fait qu’empirer dans tous les domaines abordés.

    Au-delà de son œuvre et de son travail, nous garderons le souvenir d’un prêtre profondément bon, attentif aux autres. D’un combattant pour la vérité aussi ! Qu’il repose dans la douce lumière de Dieu. »

    Ref. Notre condition chrétienne