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Débats - Page 200

  • Noël 2021 : une heure de rendez-vous pour le Cardinal Sarah sur les ondes d’Europe 1 /CNEWS

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    Europe 1 a diffusé ce 26 décembre une entretien de près d’une heure avec le cardinal Sarah. Ref. site web « le salon beige » : L’Europe, la France, son socle religieux fondateur c’est le christianisme

  • Noël : « Les catholiques traditionalistes se sentent exclus de la communauté ecclésiale »

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    Christophe Dickès Photo-dossier-5.jpgPubliée dans le journal « La Croix », une tribune libre de l’historien Christophe Dickès animateur, entre autres, des émissions de KTO-TV "au risque de l’histoire": 

    TRIBUNE : "Après la publication du motu proprio du pape François Traditionis custodes, qui restreint l’usage du rite préconciliaire, Christophe Dickès, historien du catholicisme, exprime sa tristesse devant la sévérité dont fait preuve, de son point de vue, Rome, à l’encontre des communautés traditionalistes".

    "Léon le Grand écrivait à propos de la fête de Noël : « Il n’est pas permis de donner place à la tristesse aujourd’hui (…). Personne n’est exclu de la participation à ce bonheur. ».  En cette veille de la fête de l’Incarnation, la Congrégation pour le culte divin vient pourtant de plonger les communautés dites traditionalistes dans une grande tristesse et une incompréhension renouvelée.

    Pire, ces dernières ont le sentiment d’être exclues de la communauté ecclésiale qu’ils chérissent par leur fidélité au siège romain, ceci depuis plus d’une génération et les fameux sacres de Mgr Lefebvre de 1988. Depuis le pontificat de Jean-Paul II et plus encore celui de Benoît XVI, les communautés attachées à l’ancienne messe bénéficiaient au sein de l’Église d’une hôtellerie. Après la publication par la Congrégation du culte divin d’un document sur l’application du Motu proprio « Traditionis custodes », elles ne sont même plus sûres de bénéficier d’une étable…

    Analyse Liturgie : les milieux traditionalistes en colère contre Rome

    Reprenons l’historique. L’été dernier, à la grande surprise des évêques français, le pape François publie le motu proprio Traditionis custodes mettant fin à la libéralisation du rite dit de saint Pie V, promulguée par le pape Benoît XVI en 2007 par un autre motu proprio, Summorum Pontificum. Le texte de François fut publié à la suite d’une enquête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, diligentée auprès de l’épiscopat. Nous ne connaissons pas aujourd’hui le détail de cette enquête à de rares exceptions. En effet, le cas français par exemple soulignait certes les efforts à réaliser en faveur de la communion ecclésiale, mais se réjouissait par ailleurs de la situation apaisée. En bref, la guerre liturgique était derrière nous et c’est bien l’action de Benoît XVI qui a joué un rôle pacificateur.

    Ni miséricorde, ni compassion

    En France, le texte du pape François restreignant la liberté accordée par Benoît XVI fut donc considéré comme un coup de tonnerre dans un ciel globalement serein. Le père Daniel-Ange, que l’on ne peut soupçonner d’ultra-conservatisme, résumait la situation : « Pourquoi une telle dureté, sans une once de miséricorde ou de compassion ? Comment ne pas en être dérouté, déstabilisé ? »

    À lire aussi :

    Mgr Blondel : « La violence “réactionnaire” montre que le pape a eu raison d’intervenir avec son motu proprio »

    Le Père Daniel-Ange reprenait ensuite à son compte l’argument de la Conférence des évêques (CEF) de France : « Bien sûr, parmi ces frères catholiques attachés à la tradition, il y en a qui – hélas ! – ont pu se durcir, se figer, se cabrer, se replier dans un ghetto, allant jusqu’à refuser de concélébrer aux messes chrismales – ce qui est inadmissible. » Mais, tout comme la CEF, le père Daniel-Ange soulignait aussi qu’il s’agissait d’une minorité, refusant notamment la validité de la nouvelle messe : « Pour cette petite minorité n’aurait-il pas suffi d’une forte exhortation, doublée d’éventuelles menaces de sanctions ? » Ainsi, pour ces quelques-uns, la « punition » était collective.

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  • L'Irlande gagnée par la furie abortiste

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    De Ruadhán Jones* sur le site de la nuova Bussola Quotidiana :

    La fureur abortiste balaie l'Irlande

    22-12-2021

    Le Parlement vient de rejeter un amendement visant à garantir des soins palliatifs aux fœtus lors d'avortements tardifs, mais les groupes de défense de l'avortement font pression pour rendre l'avortement encore plus facile dans un pays dont la législation est déjà parmi les plus libérales d'Europe.

    À la mi-décembre, le Parlement irlandais (le Dáil) a rejeté à une écrasante majorité un amendement à la loi irlandaise sur l'avortement qui aurait obligé les médecins à administrer des soins palliatifs aux enfants à naître lors d'avortements tardifs. Bien que le projet de loi sur le soulagement de la douleur fœtale n'aurait été qu'un petit acte de miséricorde, il a été fortement contesté par les militants et les politiciens pro-choix, et a été longtemps retardé par les ministres du gouvernement et les TDs (membres du Parlement irlandais).

    Ce vote honteux souligne à quel point les classes dirigeantes irlandaises sont désormais opposées à la moindre idée de position pro-vie. Pour être clair, il ne s'agit pas d'une question proprement pro-vie, bien qu'elle soit évidemment soutenue par la communauté pro-vie ; l'enfant serait toujours avorté, aucune soi-disant "limite" ne serait imposée à la capacité d'une mère de se procurer un avortement ou à celle d'un médecin de le pratiquer. Le projet de loi était simplement une réponse à la preuve scientifique qu'un bébé dans l'utérus commence à ressentir la douleur à 20 semaines.

    Nous avons mis en place des protocoles juridiques qui exigent que les animaux reçoivent un soulagement de la douleur ; pourquoi ne devrions-nous pas faire de même pour un bébé ? Cela aurait dû être une question de justice, de notre devoir de soulager la souffrance partout où cela est possible. Mais comme 66% de la population irlandaise a voté en 2018 pour abroger la protection constitutionnelle de la vie des enfants à naître (le 8e amendement), les politiciens semblent avoir peur de s'aliéner les électeurs en faisant quoi que ce soit qui s'oppose à cette direction.

    Le peuple irlandais a voté en sachant qu'une loi libérale sur l'avortement serait introduite. À la suite du référendum, la loi de 2018 sur la santé (réglementation de l'interruption de grossesse) a légalisé l'avortement jusqu'à 12 semaines pour n'importe quelle raison et jusqu'à la naissance pour les enfants dont la vie est limitée et en cas de menace pour la santé de la mère.

    Depuis, le nombre d'Irlandaises ayant recours à l'avortement a augmenté d'au moins un tiers, voire doublé, selon les statistiques de 2019 et 2020. Selon des estimations généreuses, le nombre d'avortements avant le référendum de 2018 était tout au plus de 5 000 par an, mais pas plus de 4 000. Il est désormais de près de 7 000, avec 13 243 avortements réalisés en 2019 et 2020.

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  • La sévérité insoutenable des 'responsa' romaines

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    De Christophe Geffroy en éditorial sur le site de la Nef :

    Les Responsa de Rome : une sévérité insoutenable

    ÉDITORIAL

    À quelques jours de Noël – beau cadeau ! n’y avait-il rien de plus urgent en ces temps de pandémie et de drame des abus sexuels sur mineur ? –, la Congrégation pour le Culte divin a rendu public le 18 décembre dernier des Responsa ad dubia (réponses aux doutes) « sur certaines dispositions » de Traditionis custodes. Dans la lignée du motu proprio du pape et de sa lettre d’accompagnement aux évêques, le ton est brutal, sans aucun souci de ménager les personnes concernées. Et le fond ne l’est pas moins, qui interdit grosso modo tous les sacrements selon les anciens rituels, excepté la messe. La volonté de faire disparaître à terme ce que l’on nommait il y a encore peu la forme extraordinaire du rite romain est explicitement affirmée, la Congrégation allant jusqu’à demander qu’aucune publicité ne soit faite dans les diocèses pour ces messes : à l’heure où l’on ne cesse de vanter le « vivre ensemble » et l’accueil sous toutes ses formes, Rome assume de regarder certains de ses prêtres et de ses fidèles comme des chrétiens de seconde zone, juste tolérés par une « concession limitée », en attendant qu’ils s’adaptent et intègrent les paroisses « ordinaires », comme si unité rimait avec uniformité : on n’a jamais vu dans l’Église, depuis longtemps, une mouvance en son sein aussi méchamment traitée ! Que ces chrétiens-là puissent se sentir meurtris et rejetés par ceux-là mêmes qui devraient exercer un ministère de paternité, nous le comprenons sans peine. Ils ont aussi de quoi se sentir trahis par le fait que le Siège apostolique revient sur des engagements solennels pris par les prédécesseurs du pape François de « garantir le respect de leurs aspirations ».

    Résoudre ainsi le problème « tradi » ?

    Certes, qu’il y ait un problème chez certains « tradis » est une réalité indéniable, nous l’avons déjà évoqué. Nous entendons par « problème » le fait souligné par François de rejeter l’enseignement du concile Vatican II et la réforme liturgique promulguée par saint Paul VI. Un tel rejet est néanmoins minoritaire, il demeure que les instituts traditionalistes qui revendiquent l’exclusivisme liturgique refusent toute célébration du nouveau missel, en s’abritant derrière des constitutions qui ne peuvent abroger le bénéfice du droit commun, ainsi que Rome l’avait explicité en 1999, et ils n’ont pas évolué d’un iota sur cette question, malgré les demandes très claires des papes – notamment de Benoît XVI en 2007 à l’occasion de Summorum Pontificum – qui sont restées lettres mortes.

    Que François n’accepte pas une remise en cause radicale du Magistère sur des points aussi importants qu’un concile œcuménique (où tout, cependant, n’a pas le même degré d’autorité) ou la promulgation d’une réforme de la messe romaine (comme si Rome pouvait donner une pierre à ses enfants avec une liturgie défaillante ou inférieure), on le comprend aisément. Mais la façon dont François cherche à régler ce problème est-elle la bonne ? Cette méthode autoritaire ne relève-t-elle pas d’une forme de cléricalisme, celle-là même que François aime à fustiger, où l’on tient pour rien le bien spirituel des laïcs concernés à aucun moment consultés ? À l’heure du synode, pourquoi Rome, depuis la promulgation du motu proprio, a-t-elle refusé le dialogue sollicité par les responsables des communautés traditionnelles ? Comment ne pas craindre que cette façon de faire aboutisse au résultat inverse de celui escompté et accroisse au contraire les aigreurs et les divisions pour finalement encourager les plus durs à rejoindre les rangs de la Fraternité Saint-Pie X ? Contenir la rupture lefebvriste ne semble ainsi plus être une priorité pour Rome, guère gênée de voir prêtres et fidèles rejoindre cette mouvance dissidente, c’est quand même ahurissant !

    Ajoutons que ces Responsa trahissent une incroyable défiance envers les évêques, censés « rependre la main » à en croire le motu proprio de juillet dernier, et qui se retrouvent ramenés au rang de simples exécutants sans initiative propre possible, tout devant passer par Rome.

    Une dureté inouïe

    Ces Responsa de la Congrégation pour le Culte divin – il s’agit d’un texte purement disciplinaire – sont d’autant plus surprenantes qu’elles relèvent d’un caractère bureaucratique d’un autre âge, pinaillent d’une façon incroyablement mesquine et ignorent les réalités sur le terrain tout comme la diversité du monde « tradi » ; il y a là un aveuglement sur les réalités liturgiques et un refus de prendre en compte l’attrait de la messe traditionnelle auprès de jeunes étrangers aux querelles liturgiques de leurs aînés. Ajoutons qu’elles contredisent ce que le pape François a dit aux évêques français lors de leurs visites ad limina à l’automne dernier : il se voulait alors rassurant, invitant les évêques à continuer comme avant là où cela se passait bien, c’est-à-dire en France dans la grande majorité des diocèses.

    Face à ces mesures d’une dureté inouïe, on comprend que les « tradis » manifestent leurs inquiétudes, en fassent part aux autorités compétentes et demandent inlassablement leur révision. S’il est légitime de résister dans un esprit d’Église, le danger en de pareilles situations est de se rebeller contre l’autorité qui édicte des lois injustes. Souffrir par l’Église est assurément une douloureuse épreuve, mais elle invite à redoubler de confiance surnaturelle en l’Église, notre Mère.

  • Les 'Responsa ad dubia' : chaque trou de souris que "Traditionis custodes" avait laissé ouvert est obturé

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    De Christian Geyer-Hindemith sur le site du Frankfurter Allgemeine Zeitung :

    Un centralisme banal

    20.12.2021

    C'est ainsi que se lit le coup de grâce bureaucratique pour la liturgie latine héritée : la dernière lettre du Vatican "Responsa ad dubia" est de la propagande d'exclusion papale.

    Le niveau de justification est maigre, la densité réglementaire totale. Voilà ce que l'on peut dire du dernier communiqué de l'atelier d'écriture du Vatican. Il s'agit des dispositions d'exécution, publiées samedi, de la lettre papale "Traditionis custodes" (Gardiens de la tradition), qui avait certes réglementé de manière restrictive la liturgie héritée, qui faisait autorité depuis des siècles, mais qui offrait néanmoins aux évêques de l'Eglise universelle une certaine marge de manœuvre, en fonction des circonstances de lieu et de temps. C'est désormais terminé. Sous le titre "Responsa ad dubia" (Réponses aux doutes), des questions de compréhension doivent être clarifiées pour le moment. Mais en réalité, le centralisme romain s'exprime ici, la stigmatisation de l'ancienne messe latine est renforcée et chaque trou de souris que "Traditionis custodes" avait laissé ouvert est comblé.

    La nouvelle lettre relègue les évêques au rang de demandeurs auprès des fonctionnaires pontificaux de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Dans le style d'une idée fixe, on fait tabula rasa. Et ce sur ordre d'un pape qui, sur d'autres sujets de réforme, laisse tout en suspens et flirte avec des allusions. Mais ici, le pontife va droit au but, comme si son propre salut en dépendait. L'ancienne messe latine ne doit pas, à moyen et long terme, exister en tant que forme extraordinaire à côté de la forme modernisée dans les années 70 et pouvoir ainsi revendiquer une existence sous le signe de la diversité, comme l'avait encore permis Joseph Ratzinger en tant que pape précédent.

    Non, depuis samedi, il est clair que l'ancienne liturgie doit être retirée de l'histoire courante de l'Eglise, sans pardon, et que toute transmission vivante de ses formulaires et célébrations dans le futur doit être empêchée. Et ce, indépendamment de la richesse culturelle que recèlent ces formes liturgiques, que l'on y soit personnellement attaché ou non. La communauté résiduelle de l'ancienne messe doit être ghettoïsée au vu et au su de tous, même s'il est dit avec bienveillance qu'il n'est pas question "d'exclure les fidèles qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente". Avec de telles ironies, Rome avait déjà voulu ramener les albigeois à la "ligne fixée par le Saint-Père" (Responsa ad dubia). Aujourd'hui comme hier, on en appelle à cette fidélité à la ligne pour garantir le "don de la communion ecclésiale", comme le répètent les dispositions d'exécution comme un moulin à prières. Il est curieux que l'on revendique encore "la conviction de l'intelligence et du cœur" pour une telle propagande d'exclusion.

  • Chili : pas de quoi se réjouir

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    De Luca Volontè sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Avec Boric, le Chili rejoint la gauche abortiste

    21-12-2021

    Gabriel Boric, trente-cinq ans, pro-avortement, a gagné par près de 12 points de pourcentage sur José Antonio Kast, pro-vie. L'ensemble du mondialisme de gauche s'est aligné pour soutenir le nouveau président chilien, avec même le haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, qui est intervenue avant les élections.

    Dimanche 19 décembre, José Antonio Kast, avocat et homme politique catholique pro-vie, a accepté sa défaite au second tour de la présidentielle face à son rival, Gabriel Boric, candidat de gauche et pro-avortement. "Je viens de parler à Gabriel Boric... A partir d'aujourd'hui, il est le président élu du Chili et mérite tout notre respect et une coopération constructive. Le Chili passe toujours en premier", a écrit Kast sur Twitter. Ceux qui ont accusé Kast d'être un extrémiste de droite, le fils de nazis et un dangereux anti-démocrate doivent maintenant se taire et s'excuser. Les accusations portées contre lui tout au long de la campagne électorale et dans tous les coins du monde médiatique (politiquement correct) ont été construites avec art, un art de l'insulte et de la disgrâce dont nous connaissons en Italie toutes les techniques les plus diaboliques.

    Eh bien, la gauche du monde entier peut se réjouir, le président du Chili est le jeune Boric, 35 ans, déjà à la tête des manifestations de ces deux dernières années qui ont entraîné pillages et violences dans tout le pays, et qui ont fait s'effondrer les perspectives économiques optimistes créées il y a cinq ans, après les premiers mois de gouvernement du président Piñera. Boric a remporté près de 56 % des voix, contre 44 % pour Kast, soit une différence de près de 12 points. M. Kast s'était engagé à rétablir l'ordre public et à relancer l'économie sociale de marché. Il souhaitait surtout mettre en place dans le pays plusieurs politiques visant à protéger la vie, de la conception à la mort naturelle, à renforcer le droit préférentiel des parents à éduquer leurs enfants, à reconnaître la culture et l'identité des peuples indigènes et la liberté religieuse. La proposition de gouvernement de Boric, non diplômé, porte-drapeau du Frente Amplio (gauche) et du Parti communiste, promet l'incorporation d'une perspective féministe transversale dans chaque action du prochain gouvernement, la mise en œuvre de politiques extrémistes telles que "l'avortement légal, libre, sûr et gratuit" et des modifications de la loi sur l'identité de genre pour faciliter le changement de sexe à tout âge, abolir l'autorité parentale (de facto) et limiter les prières et thérapies de conversion.

    Les évêques catholiques du Chili, qui, dans les jours précédant le vote, avaient exhorté les citoyens à voter pour des candidats s'engageant à promouvoir des "principes non négociables", n'ont pas été écoutés. La défaite de Kast n'est pas une défaite, mais un début prometteur pour une opposition constructive également capable de défendre le peuple chilien contre la colonisation communiste et idéologique qui se profile.

    Quelques jours avant le vote final de dimanche, M. Boric a reçu le soutien public de la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, qui a soutenu le candidat de gauche à bout de bras, l'investissant de toute la force et de l'autorité de l'organisme international qu'elle préside. Jamais il n'y a eu une telle arrogance, jamais un représentant officiel de l'ONU n'a interféré dans les élections d'un pays d'une manière aussi explicite et pénétrante. Face à cette violation de la "neutralité institutionnelle" de l'ONU, une règle d'or des Nations unies, aucun pays membre n'a levé le petit doigt pour exiger la démission immédiate de Mme Bachelet. Deux membres démocrates du Congrès américain (Susan Wild et Raúl Grijalva) lui ont fait écho en exhortant, quelques jours avant le vote, "le peuple chilien à surmonter les forces de l'oppression, de la haine et de la division".

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  • Liturgie : la congrégation romaine du culte divin ouvre les hostilités pratiques contre les « tradis » récalcitrants

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    Sur le site web du « salon beige », on peut découvrir le plus récent épisode de la guerre des deux messes déclarée par le pape François aux catholiques traditionalistes :

    « Ce matin, la Congrégation pour le culte divin a publié des réponses sur certaines dispositions de la Lettre Apostolique en forme de « Motu Proprio » Traditionis Custodes. Nous avons interrogé l’abbé Claude Barthe.

    M l’Abbé, l’offensive contre la liturgie traditionnelle semble s’intensifier considérablement à en juger par la publication, ce 18 décembre, de responsa, réponses à des questions posées ou censées avoir été posées à la Congrégation pour le Culte divin.

    En effet, les jusqu’au-boutistes romains sont extrêmement déterminés, comme le montre le déroulement programmé de leur action : disparition de la Commission ED ; enquête auprès des évêques ; motu proprio ; lettre du cardinal-vicaire de Rome ; réponses d’aujourd’hui qui explicitent Traditionis custodes. Ils veulent clairement créer l’irréversible. Ces réponses étaient connues pour l’essentiel par la lettre du Cardinal De Donatis du 7 octobre dernier pour le diocèse de Rome.

    Est-il possible que de simples réponses de Congrégation amplifient un motu proprio du pape ?

    Du point de vue technico-juridico, oui : l’Eglise est une monarchie absolue et les ministres du pape peuvent en son nom et sur son mandat dire la loi. En l’espèce, ils précisent l’intention du législateur. À peine pourra-t-on discuter parce que le pape a approuvé ces réponses en forme générique (une approbation faible) et non en forme spécifique (l’approbation maximale). Mais du point de vue juridico-théologique, non : si Summorum Pontificum avait constaté que la messe ancienne n’était pas abrogée et était une des expressions de la lex orandi, étendant ce constat par ses dispositions aux autres livres (bréviaire, pontifical, etc.), cela reposait sur un jugement doctrinal de fond. Toute « loi » contraire est sans force.

    Un constat de Summorum Pontificum qu’infirme pourtant Traditionis custodes.

    Et les responsa explicitent et soulignent : Traditionis custodes a posé que les livres liturgiques nouveaux sont la seule expression de la lex orandi ; était cependant toléré, provisoirement, pour « faciliter la communion ecclésiale », un usage plus restreint du missel ancien ; mais les autres livres liturgiques traditionnels (rituel, pontifical) n’entrent pas dans cette tolérance provisoire et sont donc interdits (sauf le rituel dans les paroisses personnelles et si l’évêque le permet).

    Tout le dispositif est donc fondé sur le constat de Traditionis custodes qui prétend invalider celui de Summorum Pontificum, mais qui, par le fait se relativise lui-même, très exactement comme la liberté religieuse qui prétendait invalider le magistère antérieur jusqu’à Pie XII.

    Concrètement qu’est-ce qui sera interdit ? 

    Les conséquences les plus sensibles de ces mesures, si elles étaient acceptées par les intéressés, seraient : l’interdiction, sauf dans les paroisses personnelles, des mariages traditionnels (mais en fait, un certain nombre de curés, auxquels on demandera leur église pour les célébrer, fermeront les yeux) ; l’interdiction des confirmations traditionnelles (mais on peut penser que bien des parents d’enfants à confirmer vont s’adresser aux évêques de la FSSPX) ; et surtout l’interdiction des ordinations traditionnelles. C’est de loin le plus grave, car la spécificité même des séminaires traditionnels est ainsi visée. Les instituts Ecclesia Dei n’accepteront pas, pas plus qu’ils n’accepteront l’introduction de la messe nouvelle au côté de la messe traditionnelle dans leur séminaire, que les visites canoniques organisées par la Congrégation des Religieux voudront leur imposer. Ce serait un suicide : les candidats se retireraient et les vocations cesseraient d’affluer.

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  • La basilique Saint-Pierre accomodée à la sauce "Fratelli Tutti"

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    De Jeanne Smits, sur son blog :

    Saint-Pierre de Rome comme Notre-Dame de Paris ? François lance la Fondation Fratelli Tutti pour en faire un centre de promotion de ses idées globalistes

    Le pape François a lancé mercredi la Fondation Fratelli Tutti, rattachée à la basilique Saint-Pierre de Rome, en signant un chirographe – un décret papal limité à la Curie romaine – qui établit officiellement cette nouvelle entité visant à encourager « la fraternité et le dialogue » parmi les pèlerins et les touristes visitant le Vatican.
     
    Le document a été signé le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, et communiqué une semaine plus tard à la Salle de presse du Vatican, en même temps que la nouvelle de la nomination de son président, le cardinal Mauro Gambetti, archiprêtre de la basilique, vicaire général pour l’État du Vatican et président de la Fabrique de Saint-Pierre. C’est en cette dernière qualité, à la tête de l’institution chargée de la conservation et de l’entretien de la basilique, qu’il a désormais les coudées franches pour l’animation culturelle et spirituelle de la basilique elle-même et de la place Saint-Pierre, dans l’« étreinte » de la colonnade du Bernin, selon l’expression reprise par le chirographe.
     
    Il faut préciser que le cardinal Gambetti est l’initiateur de la nouvelle Fondation ; il a présenté son projet au monde en octobre dernier (voir la photo ci-dessus) le décrivant comme un « rêve » né à Assise avant même que Fratelli Tutti ne fût écrit, mais ajoutant que l’encyclique est « la vision à laquelle nous devons aspirer au niveau global ».
     
  • Le Guatemala sera la capitale pro-vie de l'Amérique latine en 2022

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    De Luca Volontè sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Guatemala, un président catholique qui protège la vie

    18-12-2021

    Le président du Guatemala a déclaré que son pays deviendrait la capitale pro-vie de l'Amérique latine dès le début de l'année 2022, tandis que Biden nomme des avorteurs à des postes clés de son administration et à l'Unicef. Et à cause de cela, il isole le Guatemala, le vilipende. Il y a une manière et une façon d'être catholique en politique.

    La nouvelle a fait le tour du monde, grâce à la presse catholique et aux différentes confessions chrétiennes. Le président Alejandro Giammattei a annoncé son intention de faire du Guatemala la capitale de la vie en Amérique latine lors d'un discours prononcé le 6 décembre à l'hôtel Willard de Washington. Giammattei a prononcé son discours en tant qu'invité d'honneur d'un événement organisé par l'Institute for Women's Health, une organisation pro-vie fondée par Valerie Huber, ancienne cadre du département de la santé et des services sociaux de l'administration Trump, et l'International Human Rights Group (un autre institut américain qui promeut les droits de l'homme, à commencer par ceux de l'enfant conçu). Comme l'indique une déclaration de l'Institute for Women's Health, Mr Giammattei n'a pas été invitée au "Sommet de la démocratie" organisé par le président Joe Biden, où se sont réunis plusieurs dirigeants des démocraties du monde (dont certains étaient des tyrans féroces).

    Le Guatemala n'a pas été invité à participer au sommet, des divergences sur le droit à la vie étant peut-être la raison principale de l'omission du pays. Dans son discours lors de l'événement, Giammattei avait amplement présenté sa passion et son partage convaincu pour les initiatives et les défis auxquels sont confrontés les défenseurs de la vie et annoncé que le Guatemala deviendra la capitale de la vie en Ibéro-Amérique le 9 mars 2022 : "Toute personne mérite que sa vie soit protégée, de la conception à la mort naturelle. (...) Il est totalement faux que l'avortement soit un droit humain. Tout effort pour tenter d'imposer l'avortement dans un pays constitue une ingérence indue dans les affaires internationales". L'Association guatémaltèque pour la famille (AFI) a salué la récente annonce du président Alejandro Giammattei et, dans une déclaration, a réaffirmé qu'"elle est le résultat d'années de travail, tant de la part de la société civile et des organisations qui œuvrent activement en faveur de la vie, de la famille et de la liberté, que de la part des fonctionnaires de divers départements gouvernementaux".

    Il a été repris par l'un des leaders évangéliques, Aàron Lara, qui a ajouté que l'intention de Giammattei avait été officiellement déclarée devant le Congrès interaméricain pour la vie, l'OEA (Organisation des États américains) et des représentants du gouvernement américain, et qu'un "monument pour la vie à partir de cet événement de l'histoire" du pays serait inauguré. Ce n'est pas la première fois que le président du Guatemala montre son engagement en faveur des questions de vie, telles que la famille naturelle. Giammattei avait signé pour son pays, le 12 octobre, la "Déclaration du consensus de Genève", promue par Trump et répudiée par Biden, qui affirme qu'"il n'existe pas de droit international à l'avortement". La reconnaissance imminente du Guatemala comme capitale pro-vie de l'Amérique latine est un autre résultat d'un bon gouvernement soucieux de la vie, de l'éducation des enfants, de la protection des femmes et des familles dans le pays, qui a approuvé cet été un plan interministériel de politique publique sur 20 ans (2021-2032) pour la protection de la vie et de la famille.

    Élu le 11 août 2019, comme nous l'avions prophétiquement décrit, jusqu'en 2024, le président Giammatei a tout le temps nécessaire pour faire de son pays le véritable cœur battant du pro-vie en Amérique latine. Le pays est avec lui et même les protestations de l'été dernier, qui étaient tout sauf spontanées, se sont en fait évanouies, face à la "caravane" populaire pour la famille qui s'est terminée sur la place de la capitale le 8 août. Les très puissants lobbies LGBTI et les multinationales de l'avortement, hors-la-loi au Guatemala, ont montré leur soif de vengeance et leur énorme pouvoir en retirant le Guatemala de la liste des " pays démocratiques " de l'administration Biden, tout comme la Hongrie. Oui, le très "fervent catholique" qui siège à la Maison Blanche a non seulement évité une confrontation sur la démocratie avec Giammattei, mais a fait plus et pire. Dans les mêmes jours, le 9 décembre, M. Biden a nommé Geeta Rao Gupta à la tête de l'important Bureau des questions mondiales relatives aux femmes au Département d'État. Selon Alexis McGill Johnson, présidente de Planned Parenthood, Mme Gupta "jouera un rôle clé" dans la promotion de "la santé et des droits sexuels et génésiques dans la politique étrangère des États-Unis".

    Biden ne s'est pas arrêté là : le 10 décembre, les Nations unies ont annoncé la nomination de Catherine Russell, une collaboratrice (super avorteuse) du président américain Joe Biden, comme prochaine directrice exécutive de l'agence pour l'enfance Unicef. Vous imaginez ? Un avorteur endurci à l'Unicef pour aider les enfants. Il y a des catholiques et des catholiques en politique, mais il y a aussi une démocratie qui préserve la vie et une autre qui colonise le monde avec des meurtres et des idéologies tyranniques.

  • Le cardinal Pell a une question pour le cardinal Becciu : "Peut-il nous dire à quoi a servi l'argent envoyé en Australie ?"

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    De Joan Frawley Desmond  sur le National Catholic Register :

    Le cardinal Pell a une question pour le cardinal Becciu : "Peut-il nous dire à quoi a servi l'argent envoyé ?"

    16 décembre 2021

    Lorsque le cardinal George Pell a pris un congé en 2018 de son poste de préfet inaugural du Secrétariat à l'économie et est retourné en Australie pour être jugé pour son affaire d'"abus sexuels historiques", il était le plus haut responsable de l'Église à être emporté dans un scandale mondial de plusieurs décennies qui a brisé les victimes et fait des ravages sur la crédibilité morale de l'Église.

    Reconnu coupable en 2018, il passera 402 jours en prison, la plupart du temps à l'isolement, avant que son verdict de culpabilité ne soit annulé par la plus haute juridiction australienne en 2020. 

    Pendant son incarcération, l'ancien archevêque de Melbourne de 1996 à 2001 et de Sydney de 2001 à 2014 s'est vu interdire de célébrer la messe, ce qui l'a obligé à creuser profondément dans sa foi et sa vie de prière. Il a toutefois été encouragé par le flux constant de lettres d'amis et de sympathisants qui lui ont offert des prières, des conseils spirituels et des lectures.

    Tout en travaillant avec ses avocats pour faire appel de sa condamnation, le cardinal a commencé à tenir un journal, dans lequel il a consigné les contraintes soudaines imposées à sa routine quotidienne, ses réflexions sur les Écritures saintes et ses réactions aux événements qui se déroulaient à Rome, notamment les preuves des investissements immobiliers problématiques du Saint-Siège à Londres. 

    Les révélations ultérieures de corruption financière à haut niveau, qui ont conduit à un procès en cours au Vatican, ont également soulevé des questions quant à savoir si les responsables de la curie, qui s'étaient opposés à l'insistance du cardinal sur la nécessité d'un audit externe de toutes les finances du Vatican, avaient contribué à porter son affaire devant les tribunaux. En cause : 2,3 millions de dollars australiens (1,65 million de dollars) de fonds du Vatican envoyés en Australie et qui n'ont toujours pas été comptabilisés.

    Depuis son acquittement et sa libération de prison, le cardinal, désormais à la retraite, partage son temps entre Rome et Sydney. En décembre, il s'est rendu à San Francisco, la ville d'origine de son éditeur américain, Ignatius Press, qui a publié trois parties de son Prison Journal. 

    A Menlo Park, en Californie, le cardinal Pell s'est entretenu avec Joan Frawley Desmond, rédactrice en chef du Register, de l'impact spirituel de l'incarcération, de sa décision de pardonner à son accusateur et du procès pour corruption financière du Vatican qui pourrait être lié à son propre cas.

    "J'ai une question pour le cardinal Becciu", a déclaré le cardinal Pell au Register, en faisant référence à l'ancien chef de cabinet de la Secrétairerie d'État du Vatican, actuellement accusé de détournement de fonds et d'abus de pouvoir. "Va-t-il simplement nous dire à quoi servait l'argent envoyé ?"

    Au début de votre journal de prison, vous observez ironiquement que vous étiez "en retard pour une retraite". On dit que la prison peut être un monastère. Pourquoi est-ce le cas ? 

    Si vous êtes à l'isolement, vous avez beaucoup de temps calme. J'avais mon bréviaire, j'avais des chapelets, j'avais quelques livres spirituels. Et j'avais un programme quotidien de prières, que je suivais simplement.

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  • Le cardinal Müller se défend d'accusations d'antisémitisme

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    De Lothar C. Rilinger sur le site de la CNA Deutsch :

    16 December, 2021

    Après une interview controversée : Müller se défend contre les critiques

    Selon le cardinal Müller, il n'y a pas de "codes antisémites" dans l'interview récemment publiée sur la politique liée au Corona. Il défend la thèse du "Big Reset" du monde global.

    Le cardinal Gerhard Ludwig Müller s'est exprimé dans un bref entretien avec l'institut catholique autrichien "St. Bonifatius" sur la relation entre l'eucharistie et les règles d'hygiène médicale et donc sur la relation entre la théologie et la médecine dans le contexte de la peste Covid-19.
     
    A cette occasion, le cardinal a estimé que les milieux intéressés utilisaient la pandémie pour "mettre maintenant les gens au pas, les soumettre à un contrôle total, établir un Etat de surveillance". Il a en outre expliqué que certains "philanthropes" utiliseraient l'épidémie "pour imposer leur agenda", le nouvel ordre mondial qu'ils souhaitent. Le cardinal Müller a désigné le fondateur de Microsoft Bill Gates ainsi que George Soros et Klaus Schwab, qui veulent certes faire le bien avec leurs fondations, mais qui tentent d'imposer au monde leur vision du monde, qui n'est plus chrétienne. Cette interview - en partie reproduite de manière totalement abrégée - a suscité de vives critiques, (l'accusant même d'antisémitisme) sur lesquelles le cardinal s'est exprimé auprès de CNA Deutsch.
      
    Lothar C. Rilinger : Eminence, dans l'interview que vous avez accordée à l'Institut Saint-Boniface, vous mettez en garde contre le fait de refuser les sacrements aux personnes qui ne sont pas vaccinées. Comment évaluez-vous les prescriptions de l'État et de l'Église concernant la fréquentation des messes en Allemagne, qui ne serait autorisée qu'après avoir respecté les règles des 2 G (complètement vacciné ou guéri) ?
     
    Cardinal Gerhard Ludwig Müller : Ici, le thème théologique de l'accès aux sacrements est confondu et mélangé avec le thème pratique et médical de la prévention sanitaire.  Aucun homme ne peut refuser l'accès aux sacrements à un autre, car ce sont des dons de Dieu. Les évêques et, concrètement, les aumôniers sur place, en tant que serviteurs responsables du Christ, doivent seulement veiller aux conditions spirituelles, c'est-à-dire à la disposition spirituelle, du côté du bénéficiaire. Pour l'illustrer par l'exemple du baptême : Seuls ceux qui croient au Dieu trinitaire et qui le professent publiquement peuvent être valablement baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Celui qui pense que le baptême n'est qu'un rite social d'admission doit être informé avec bonté et patience de son erreur par son pasteur et conduit à une compréhension plus profonde, mais il ne doit en aucun cas être rejeté brutalement.
     
    Il en va tout autrement de l'observation et de la mise en pratique des mesures d'hygiène nécessaires (vaccination, port du masque, etc.) afin de réduire ou d'exclure autant que possible tout risque de contagion. Personnellement, je me suis déjà fait vacciner trois fois et je respecte bien sûr les règles de sécurité. Ceci pour ce qui concerne "les opposants à la vaccination et les négationnistes de la corona".
     
    Le citoyen est en droit d'attendre des autorités publiques compétentes que les différentes mesures ne se contredisent pas logiquement. La rigueur n'est souvent pas perceptible. Personne ne sait en effet pourquoi, par exemple, il faut maintenir une "distance sociale" - une association de mots d'ailleurs difficile à comprendre - dans un aéroport, alors que dans un avion, les passagers sont entassés dans un espace très restreint.

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  • L’ensemble des sacrements dans la forme traditionnelle bientôt interdit ?

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    Nous lisons sur "Riposte catholique" :

    "Selon notre confrère anglophone le blog Rorate Caelila Congrégation pour le Culte Divin (présidée par Mgr Artur) publierait dans quelques jours le décret d’application du Motu Proprio Traditionis Custodes, dans lequel l’ensemble des sacrements dans la forme traditionnelle serait interdit, sauf la messe elle-même (reprenant ainsi ce qui a été publié pour le diocèse de Rome)."

    Or, selon Edward Pentin (sur le National Catholic Register) :

    L'interdiction des sacrements en rite traditionnel à Rome est critiquée par les canonistes

    Rome, 15 déc. 21 (ACI).- Les canonistes et les experts en liturgie considèrent que l'instruction pastorale du diocèse de Rome interdisant la célébration de tous les sacrements, à l'exception de l'Eucharistie, dans la forme traditionnelle du rite romain avant la réforme du Concile Vatican II, est illégale et nuisible aux âmes si elle reste en vigueur.

    Les directives, publiées dans une lettre du 7 octobre signée par le vicaire de Rome, le cardinal Angelo De Donatis, indiquent qu'à la lumière du motu proprio Traditionis custodes (gardiens de la tradition) du pape François, "il n'est plus possible d'utiliser le Rituale Romanum et d'autres livres liturgiques du "rite ancien" pour la célébration des sacrements et des sacramentaux (par exemple, pas même le rituel de réconciliation des pénitents selon la forme ancienne)".

    Ces sacrements, dit De Donatis, sont "expressément interdits et seul l'usage du Missale Romanum de 1962 reste autorisé."

    Le diocèse a donc interdit toutes les formes sacramentelles traditionnelles de baptême, de mariage, d'ordination, de pénitence, de confirmation et d'extrême-onction, ou onction des malades. L'instruction interdisait également la célébration du Triduum pascal selon le rite traditionnel dans toute église du diocèse. Le titulaire du diocèse de Rome est le pape. Le pape étant responsable de l'Église universelle, c'est au vicaire général qu'il revient d'administrer les affaires courantes du diocèse.

    Le cardinal De Donatis a déclaré qu'il avait publié cette instruction afin de fournir des "directives précises" pour la mise en œuvre de Traditionis custodes et "pour le bien spirituel des fidèles".

    Traditionis custodes restreint radicalement la messe traditionnelle, également connue sous le nom de messe tridentine, qui était célébrée avant les réformes liturgiques de 1970 du pape Saint Paul VI.

    Le motu proprio révoque les décrets papaux des 35 dernières années qui libéralisaient l'utilisation de l'ancienne forme de la messe, en particulier la lettre apostolique Summorum pontificum de 2007 de Benoît XVI, qui étendait à tous les prêtres le droit de célébrer la messe en utilisant le Missel romain de 1962.

    Traditionis custodes stipule que les prêtres qui veulent célébrer le rite traditionnel doivent demander une autorisation écrite à l'évêque diocésain. Elle a également mis fin au droit de célébrer la messe traditionnelle dans les églises paroissiales.

    Le pape François a déclaré qu'il souhaitait un "retour en temps utile" à la liturgie instituée après le concile Vatican II et qu'il avait imposé ce décret parce que certains fidèles traditionnels rejettent Vatican II et affirment que la liturgie réformée trahit "la tradition et la "véritable Église"". Il a donc déclaré qu'il se sentait poussé à prendre une mesure aussi radicale "pour défendre l'unité du Corps du Christ" après que les libéralisations précédentes de l'ancien rite aient été, selon lui, exploitées pour exposer l'Église "au danger de la division".

    Selon les critiques, l'instruction de Rome va bien au-delà du décret du pape, qui ne mentionnait pas l'interdiction des anciens rites liturgiques.

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