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Débats - Page 713

  • Liturgie de la messe vernaculaire : de la traduction des paroles de la consécration

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    Océane Le Gall

    ROME, mercredi 2 mai 2012 (ZENIT.org) – Traduire correctement le « pro multis » de la prière de la consécration, pendant la messe, est une question « d’amour » et de « respect » pour la parole de Dieu, explique le P. Federico Lombardi, s.j., dans son éditorial hebdomadaire du Centre de télévision du Vatican (CTV) dont il est le directeur.

    Mais de quoi s’agit-il ? Il s’agit des paroles de la consécration prononcées pendant la messe, par le prêtre, sur le vin, au Nom du Christ (à la première personne) : cette prière consécratoire parle du sang versé par le Christ « pour la multitude », selon la traduction liturgique en français. Or, l’allemand dit « für alle », c'est-à-dire « pour tous », mais pour être fidèle au latin « pro multis » - proche de l'Evangile - il faudrait traduire par « für viele », « pour beaucoup ».

    Pour le directeur du CTV, la demande de Benoît XVI constitue « une leçon d’amour et de respect vécu pour la Parole de Dieu, de réflexion théologique et spirituelle essentielle et de très haut niveau, pour vivre plus profondément l’Eucharistie ».

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  • France : Vote ou abstention; est-ce LA question ?

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    Nous avons répercuté sur ce blog plusieurs prises de position favorables au choix du "moindre mal" lors du second tour des présidentielles françaises. Mais telle n'est pas la position partagée par tous nos amis français soucieux de faire un choix conforme à leurs convictions catholiques.

    A verser au dossier ces deux messages :

    Quel que soit le résultat de dimanche prochain, le monde ne s'arrêtera pas de tourner pour autant. Nous nous souvenons de ces grands frissons qui ont parcouru certaines mouvances françaises lors de victoires de la gauche à la fin du XXe siècle, mouvances qui s'attendaient à l'apocalypse, ou presque. On sait ce qu'il en est advenu avec les alternances qui ont suivi. Il faut quand même se souvenir que l'avortement légalisé en France est un acquis déplorable dû à la "droite libérale", une droite qui n'a pas déployé beaucoup d'énergie pour maintenir des valeurs sur lesquelles on ne peut transiger. Il est effectivement dramatique de constater qu'on en est arrivé à considérer que l'élection d'un triste Pilate est préférable à une autre issue. On est décidément tombé très bas. La grande illusion de ceux qui espèrent un sursaut de la France profonde nous laisse rêveurs. Par quel miracle voudrait-on qu'une lame de fond apporte à une société enfoncée dans le relativisme et l'individualisme un retour aux valeurs éthiques, familiales, spirituelles... auxquelles on a tourné le dos?

    Les perspectives à court terme ne sont pas réjouissantes et nous mettent face à nos responsabilités. La seule urgence est celle d'annoncer un message d'espérance à un monde qui en est cruellement sevré et de témoigner en vérité de Celui qui nous inspire. Si nous commençons par chercher le Royaume de Dieu et sa justice, le reste ne nous sera-t-il pas donné par surcroît, y compris une bonne gouvernance? Non, tout ne commence pas par la politique.

  • Une salve de la revue « Catholica » salue déjà les 50 ans de Vatican II

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     A lire ici :Nu­mé­ro 114 : Ou­ver­ture d’un cin­quan­te­naire . Voici quelques extraits en guise de synthèse (les intertitres sont de Belgicatho) :

     Surmonter un paradoxe

     (…) Placée dans une si­tua­tion de rejet de la part de ce que les papes du XIXe siècle ap­pe­laient « la  ci­vi­li­sa­tion mo­derne » (Pie IX) ou « le droit nou­veau » (Léon XIII), l’Eglise a long­temps réagi en op­po­sant la pé­ren­ni­té de son en­sei­gne­ment aux prin­cipes do­mi­nants de l’époque, cher­chant d’autre part par des voies di­verses, par­fois pa­ra­doxales, les moyens de main­te­nir sa pré­sence dans la so­cié­té.(…).

    Va­ti­can II, pre­nant acte de l’in­ef­fi­ca­ci­té du­rable de ces voies, au­rait pu, et dû, être l’oc­ca­sion d’une ex­cep­tion­nelle ré­vi­sion des ana­lyses et des mé­thodes, et fa­vo­ri­ser l’émer­gence d’un ef­fort col­lec­tif pour re­pen­ser à neuf le rap­port de l’Eglise avec les formes so­ciales et cultu­relles contem­po­raines.

    Une occasion manquée

    Pour­quoi cela n’a-​t-​il pas eu lieu ? Il est im­pos­sible de sug­gé­rer une ré­ponse sans tenir compte de la pé­riode an­té­cé­dente, celle de l’entre deux-​guerres et des len­de­mains de la Deuxième Guerre mon­diale  D’une part, une cer­taine sclé­rose af­fecte les lieux ins­ti­tu­tion­nels d’éla­bo­ra­tion et de trans­mis­sion du sa­voir – uni­ver­si­tés pon­ti­fi­cales et autres centres de for­ma­tion su­pé­rieure ca­tho­lique –, no­tam­ment en rai­son des contre­coups des « ral­lie­ments » suc­ces­sifs.(…) .D’autre part on mène un jeu dan­ge­reux dans le cadre d’or­ga­nismes tels que l’Ac­tion ca­tho­lique, la presse et l’édi­tion re­li­gieuse, et bien sûr aussi les par­tis po­li­tiques et les syn­di­cats, pla­cés au contact im­mé­diat de la culture do­mi­nante, mar­xiste ou li­bé­rale.(…) . Cet état de ca­rence, non ab­so­lue mais ma­jo­ri­taire dans le ca­tho­li­cisme du XXe siècle, a per­mis aux plus ac­tifs des élé­ments « mo­der­ni­sa­teurs » d’ob­te­nir un bas­cu­le­ment dans leur sens, ve­nant sanc­tion­ner l’ac­cep­ta­tion des thèses dé­fi­nies dans la se­conde moi­tié du XIXe siècle au sein du cou­rant li­bé­ral-​ca­tho­lique. Ce fut donc le grand « tour­nant an­thro­po­lo­gique » (K. Rah­ner), avec toutes ses ap­pli­ca­tions, no­tam­ment en ma­tière de rap­ports entre spi­ri­tuel et tem­po­rel. (… ) .Dans la « Consti­tu­tion pas­to­rale sur l’Eglise dans le monde de ce temps », Gau­dium et Spes, le Concile prê­tait à l’Eglise le désir de se faire re­con­naître comme guide uni­ver­sel dans un monde en pleine trans­for­ma­tion (…). Si, il y a un de­mi-​siècle, cette au­da­cieuse pro­po­si­tion pou­vait en­core s’at­ti­rer des louanges bien am­bi­guës, dé­sor­mais son rejet est franc et bru­tal, à l’oc­ca­sion même in­sul­tant.

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  • Eglise d’Irlande: la fracture

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    Les “matinales” de la Vie titrent sur les divisions doctrinales qui minent l’Eglise catholique en Irlande:

    Dans l'affaire de la sanction par Rome du père D'Arcy, à qui le Vatican a ordonné de ne plus écrire ni communiquer ses points de vue jugés trop libéraux sur la contraception et l'ouverture du sacerdoce aux femmes, c'est à présent la BBC qui entre dans la controverse. La radio publique a en effet publié un communiqué dans lequel elle se déclare mécontente des révélations du père D'Arcy, qui a expliqué vendredi que depuis quatorze mois, il soumettait toutes ses chroniques pour relecture aux autorités ecclésiales avant de les dire sur les ondes. Selon la BBC, cela viole les règles éditoriales du groupe. "Le contrôle éditorial de l'émission Pause for Thoughts sur Radio 2 est la responsabilité exclusive de la BBC", dit le communiqué envoyé à l'Independant on Sunday. Le père D'Arcy, qui collaborait à l'émission depuis 20 ans, a révélé cela dans une autre émission de radio, le Marian Finucane Show, et a avoué ne pas comprendre pourquoi il était sanctionné. "Mon supérieur m'a convoqué, et m'a dit que la Congrégation pour la doctrine de la Foi était très mécontente de moi, qu'elle n'aimait pas mon attitude envers la façon dont le Vatican avait géré la crise des abus sexuels, ni ce qu'ils appelaient mon point de vue libéral sur la contraception. Ce qui est nouveau pour moi, parce qu'en 20 ans je n'ai jamais évoqué le sujet, car de mon point de vue, les gens se font leur propre opinion de toute façon".

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  • France : le pari insensé des partisans de la politique du pire

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    Nous lisons ceci sur un blog catho (que nous avons qualifié un peu rapidement d'"extrême"), dans une note intitulée "La droite va perdre? Elle va exploser? Tant mieux!" :

    "Franchement, il nous est d’avis qu’un échec cuisant, une véritable gifle électorale, l’éclatement de l’UMP tenu par les libéraux sont des conditions pour qu’émerge une droite française digne de ce nom, attachée aux traditions et à l’histoire de notre pays, réaliste et pratique (vous aurez remarqué que la thématique de la 6e République est un monopole et un réflexe de gauche) mais aussi consciente des dérives du républicanisme outrancier, et surtout, catholique. La seule condition, c’est d’une part qu’il y ait un soutien populaire, soutien qui viendra des français quand ils sentiront le carcan étouffant d’une république dont les traits auront été grossis par la domination de la gauche à tous les niveaux, d’autre part que les chrétiens sortent de leur silence."

    Ce type de discours et d'attitude pariant sur le pire est dans la ligne d'un maurrassisme recuit et totalement irréaliste. Que ceux qui le tiennent sortent de leur hexagone et viennent voir chez nous comment cela se passe une fois que les socialistes sont durablement installés à tous les niveaux de pouvoir. Les arguments de ces desperados chatouillent la fibre nationaliste et l'orgueil de ceux qui se croient plus purs que les purs mais conduisent leurs maigres troupes au casse-pipe, comme ce fut le cas le 6 février 1934, dans une aventure dont la droite française ne s'est jamais relevée.

  • Eglise et guerre civile espagnole : des archives très éclairantes

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    Les archives du cardinal Gomá et la Guerre civile espagnole et le refus du nazisme par le futur pape Pie XII (Nieves San Martín -Traduction d’Océane Le Gall) sur ZENIT.org

    Une collection de 13 volumes contenant des documents de la guerre civile en Espagne, tiré des archives du cardinal Isidro Gomá (1869-1940), personnage clef de l’histoire de l’Eglise en Espagne, au XXème siècle, vient d’être présenté  au bureau des archives nationales de Madrid.

    Une des nouveautés apparues à la lecture de ces volumes : la présence fournie de témoignages sur le refus du nazisme par le futur pape Pie XII.

     « Nous ne nous attendions pas à en trouver autant », a déclaré l’historien José Andrés Gallego, un des auteurs de l’œuvre intitutlée « Archivo Gomá. Documentos de la Guerra Civil » (Archives Gomà. Documents de la Guerre Civile »).

    Né  à Calatayud, en 1944, le Prof José Andrés Gallego, enseigne actuellement au Conseil supérieur pour la recherche scientifique (CSIC en acronyme espagnol).

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  • Encore les Présidentielles françaises: un vote religieux très convoité ?

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    Sur les matinales du  site de “La Vie” aujourd’hui:

    “C'est une lettre signée de trois prêtres. Le premier, l'abbé Guillaume de Tanoüarn, est à l'Institut du Bon Pasteur; le second, le père Vincent Ribeton, est le supérieur pour la France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre; et l'abbé Coiffet est son prédécesseur à la même FSSP. Trois prêtres de la frange traditionnaliste de l'Eglise, qui écrivent ceci: "Les présentes réflexions ne visent en aucun cas à imposer pour qui voter ou à donner des consignes de vote, mais plutôt à considérer le Bien Commun pour notre pays". S'ils ne donnent pas de consigne de vote, les trois abbés n'en appellent pas moins à voter pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour des présidentielles: "Or, de manière patente, l’un des programmes proposés, porté par le candidat socialiste, démontre une volonté évidente de rupture avec les éléments premiers du Droit Naturel ; les conséquences de l’application d’un tel programme seraient dramatiques pour la vie quotidienne comme pour l’avenir des Français".

     Une initiative qui pourrait ne pas déplaire au président sortant, qui pense trouver dans le vote catholique un réservoir naturel de voix - sans doute a-t-il pris connaissance de notre sondage qui semble avoir confirmé ce postulat pour le vote du premier tour). On a ainsi vu réapparaître les "Cathos avec Sarko", un groupe qui avait déjà investi le web en 2007 sous le nom de "catholiques de l'UMP"  avant de rester étrangement muet devant l'avalanche d'atteintes à la doctrine sociale de l'Eglise du quinquennat, puis de ressortir du bois à l'orée du second tour avec ce nouveau site. Conscients tout de même que le vote Sarkozy ne fait guère l'unanimité chez les cathos de gauche comme de droite, les auteurs citent... le cardinal Barbarin: "Nous les cardinaux ne votons pas pour celui qui nous plaît, mais pour celui qui nous semble le plus apte à remplir cette fonction. Ce n’est pas forcément le meilleur ou le plus intelligent, c’est celui qui nous paraît être le plus à même d’assumer cette charge". Une phrase que l'archevêque de Lyon avait dite à propos de l'élection... du pape.

    A gauche, on ne court guère derrière les voix catholiques. Mais on observe sans déplaisir la faveur annoncé du vote musulman . Et ça ne plaît guère à droite. Un article du site Marianne2.fr expliquait, deux jours avant les élections, que 700 imams appelaient à voter pour François Hollande; pour le coup, la droite s'est offusquée, voyant dans cet appel une "action contre la laïcité". Nommément pris à partie par deux députés UMP, Eric Ciotti et Franck Riester, les deux recteurs des mosquées de Lyon et de villeurbanne, ont démenti toute ingérence. Il faut dire que leur texte, sans appeler à voter pour le candidat socialiste, évoque le "changement" du slogan de François Hollande: "Les musulmans de France ne resteront plus les bras croisés. Ils ne peuvent plus se contenter d’être les «spectateurs» de ces élections. Ils doivent devenir acteurs de leur propre changement. Et pour être entendus, ils doivent prendre leur destin en main en exerçant leur droit de vote en leur âme et conscience". Référence:   Elections : un vote religieux très convoité

     Les imams, les curés, et les « poissons roses » dans tout cela ? A chacun son « moindre mal » semble-t-il.

     Plus intéressante à connaître serait l’attitude de Marine Le Pen (près de 20 pourcents des voix) qui mijote encore ses petits calculs post-électoraux. Eh oui, après les présidentielles, les législatives. Difficile de rester au balcon, difficile de choisir mais entre électoralisme et bien commun, il faut quelquefois se déterminer (pour cela il faut aussi avoir un vrai projet de société). 

  • Distinguer l'écologie dogmatisante de l'écologie positive

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    Sémantique, dogmes et idéologie de l'écologie moderne

    A l'occasion du dernier colloque de l'AFSP à Nantes co-organisé avec le Cercle Jean-Paul II sur Développement durable et doctrine sociale de l'Eglise, Stanislas de Larminat, auteur de Les contre-vérités de l'écologisme revient pour libertepolitique.com sur la distinction nécessaire entre l'écologie du dogme et l'écologie positive. Il est interrogé par Antoine Besson.

    Video à voir et écouter sur le site de Liberté politique

  • Le totalitarisme humaniste de la franc-maçonnerie

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    Sous le titre: "La franc-maçonnerie ou le totalitarisme humaniste", , sur le site itinerarium.fr, se penche sur cette organisation et sur son arrière-plan idéologique :

    « La franc-maçonnerie n’a jamais été a-politique et si elle a cru l’être, elle s’est trompée sur sa nature. » (Thomas Mann, La Montagne magique.)

    Quand on commence à approcher le terrain de la franc-maçonnerie, il faut s’armer d’une extrême vigilance, au point qu’en dépit des travaux monumentaux de Scholem, Puech ou René Le Forestier, on risque encore de s’y perdre, ce qui ne serait pas pour lui déplaire, étant entendu que la maçonnerie a toujours des secrets froidement gardés derrière son rideau rouge, lesquels continueraient de nous échapper ;  elle se définit d’abord par un processus d’initiation en se réclamant de la tradition orale, comme une sorte de gigantesque téléphone arabe.

    En loges, que l’on soit apprenti, compagnon ou maître, on passe toujours par plus supérieur que soi. Ce dernier aurait un secret appelé à devenir nôtre, ce qui participe à stimuler l’insatisfaction intellectuelle.

    Au reste, tout l’attrait de la maçonnerie réside en ses mystères, au sens propre du terme.  C’en est même le laboratoire.

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  • Présidentielles françaises : choisir le moindre mal

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      nous partage ses réflexions sur le moindre mal en politique

    J'avoue que je me suis pris au jeu de la conférence de ce soir. Ce moindre mal... Saint Thomas en parle deux fois (pour le recommander), mais en termes extrêmement précis, comme un vrai moraliste. il est toujours interdit de choisir le mal - même moindre. Mais poser un acte bon (le vote) d'où sortira la situation la moins mauvaise possible, non seulement c'est moralement correct, mais c'est un devoir moral ! Dans le De regno, saint Thomas me semble assez près du cas que nous avons à traiter. Il se demande s'il vaut mieux choisir... non pas Sarkozy ou Hollande, mais la monarchie ou la démocratie. Bref il s'agit de poser un choix politique, comme chacun des électeurs français aura à le faire le 6 mai.
     
    Lequel ? Celui qui rationnellement sera le moins lourd.
     
    Je vous cite en latin la formule de saint Thomas dans le De regno, elle est irréprochable : "Cum autem inter duos ex quorum utroque periculum imminet, illud potissime eligendum est ex quo sequitur minus malum" (chap. 6 Marietti n. 764). Chaque mot est à peser. Voici ma traduction : "Entre deux possibilités qui comportent, chacune, leur danger, il vaut mieux choisir celle de laquelle va s'ensuivre un moindre mal". Saint Thomas parle du choix entre différentes constitutions, monarchique ou démocratique. Aucune de ces constitutions n'est mauvaise en soi. De même : le vote en lui-même n'est pas un mal. Chacun des deux candidats représente un certain nombre de périls. Il importe de choisir celui qui est le moins dangereux. C'est du bon sens. Uniquement du bon sens. Qui a dit que voter, c'était comme prendre la pilule ? Voter est un bien. Aucun des deux candidats n'est irréprochable. Ma concierge vous dira donc qu'il faut prendre le "moins pire".
     
    Ma concierge... Mais le "moindre pire" dont on entend parler ici et là me semble une expression très maladroite. Ou c'est le pire (et le pire n'est pas "moindre" ou... pire, il est pire) ou c'est simplement mauvais, et le mauvais est toujours moindre que le pire... Parlons donc de moindre mal et pas de moindre pire ! "Ce qui se conçoit bien...".
     
    Rationnellement, alors que la morale n'est pas directement en jeu dans l'acte posé - à savoir un vote - il suffit de calculer ce qu'apportent et ce que retirent les deux propositions de vote. Pas besoin d'être grand clerc.
  • Réponse des scouts d'Europe à Jérôme Walmag

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    C'est Christian Laporte qui rend compte de cette réponse dans la Libre de ce mercredi : Les Guides et Scouts d’Europe répondent à leur "frère" Jérôme

    Les Guides et Scouts d’Europe de Belgique (GSEB) adressent une lettre ouverte à Jérôme Walmag, le président de la Fédération des scouts qui avait considéré dans un entretien à "La Libre" (20/4) qu’ils n’étaient pas des scouts. L’équipe des commissaires généraux mais aussi plusieurs responsables musulmans des GSEB constatent qu’un tel raisonnement amènerait à ne pas considérer les protestants comme des chrétiens car ils "en utilisent les méthodes sans en partager les objectifs". Et revenant à l’interview, ils demandent à Jérôme Walmag comment ils sont censés réagir au fait qu’ils ne feraient pas du scoutisme. "D’autant plus que l’organisation mondiale ne reconnaît qu’une seule association par pays, dont vous faites partie et dont vous nous avez toujours tenu écartés. C’est donc vous qui avez en main les moyens de faire cesser cette discrimination. Vous ajoutez : c’est un club de chrétiens incapables d’accueillir des unités musulmanes dans leur structure, même s’ils en prônent la création. Euh oui, nous sommes chrétiens. Sans fausse honte. En cela, nous nous voulons les disciples du chanoine Cornette et du Père Sevin. Ce dernier fonda le scoutisme français à Mouscron."

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  • Présidentielles françaises : quand Jean d'Ormesson s'adresse aux indécis...

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    ...cela donne cela (jean-d-ormesson-s-il-n-en-reste-qu-un) :

    La victoire de François Hollande est à peu près acquise, et elle risque d'être éclatante.
    Le moment est idéal pour se déclarer sarkozyste.
    La question n'est pas de savoir qui l'emportera en mai 2012.
    On a longtemps été convaincu dur comme fer que ce serait M. Strauss-Kahn.
    On a pu croire que ce serait Mme Aubry.
    On a même pu imaginer que, par un coup du sort, ce serait Mme Le Pen.
    Il n'est pas tout à fait exclu que M. Bayrou, M. Mélenchon, M. Montebourg se soient monté le bourrichon jusqu'à se persuader de leur chance de l'emporter. Tout sauf Sarkozy.
    N'importe qui sauf Sarkozy. Ce sera M. Hollande. François Hollande est un parfait honnête homme. Il est intelligent, charmant, cultivé et même spirituel.
    Il y a chez cet homme-là un mélange de doux rêveur et de professeur Nimbus égaré dans la politique qui le rend sympathique.
    Il est mondialement connu en Corrèze.

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