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Chers amis pèlerins,
De Pier Luigi Zoccatelli sur Bitter Winter :
Plusieurs églises et statues chrétiennes attaquées en Europe en mars et avril
05/06/2021
Le buste de Jean-Paul II peint à la bombe à Paris le 19 avril (d'après Twitter).
Bien qu'en mars et avril 2021, de nombreux Européens étaient encore en quarantaine à cause du COVID-19, cela n'a pas empêché le vandalisme contre les églises et les statues chrétiennes de se poursuivre.
Les rapports de l'Observatoire de l'intolérance et de la discrimination envers les chrétiens en Europe, basé à Vienne, énumèrent un nombre alarmant de cas à travers l'Europe.
Bien que les églises catholiques aient été les principales cibles, des incidents ont également touché des lieux de culte protestants. Dans la nuit du 19 mars, des agresseurs ont tenté de mettre le feu au vestibule de l'église protestante de Glonn, en Haute-Bavière. Des prospectus et des dépliants ont été incendiés. La porte d'entrée, une table d'appoint et un tapis ont été brûlés, même si, heureusement, le feu ne s'est pas propagé à toute l'église.
Le 20 mars, l'église Saint-Georges de Freistett, dans l'État allemand du Bade-Wurtemberg, a été attaquée par des inconnus qui ont gravement endommagé l'orgue et vandalisé la partie interne du sanctuaire.
Le 20 mars également, des inconnus ont brisé une fenêtre de l'église de Santa Maria della Speranza à Catanzaro, en Italie, en y jetant des pierres. Le maire de la ville a dénoncé l'incident comme un crime de haine anticatholique.
Au cours du même week-end, des vitres ont été brisées dans l'église du Sacré-Cœur de Singen, dans le Bade-Wurtemberg. Dans le même état, le 22 mars, un acte de vandalisme et des dommages matériels s'élevant à plusieurs milliers d'euros, ont eu lieu dans une église de Rheinau.
L'église de Saint-Simon et Judas à Golasecca, dans la province italienne de Varèse, a eu le douteux privilège d'être attaquée deux fois, le 21 mars et le 18 avril. Surnommée "l'église du Lazzaretto" parce qu'elle a été construite pendant l'épidémie de peste de 1630, l'église a été vandalisée par des inconnus qui s'y sont introduits de nuit.
Une évocation de la France... mais de la Belgique, que pourrait-on dire ?
Du Figaro via Artofuss.blog :
Le nouveau livre de l’écrivain* Jean-Marie Rouart, Ce pays des hommes sans Dieu («Bouquins essais»), est un essai puissant et incisif sur le face-à-face civilisationnel entre une société française déchristianisée et un islam conquérant. Dans ce livre à la fois personnel et engagé, qui mêle souvenirs, littérature et grande histoire, l’écrivain développe une vision originale du catholicisme et de sa contribution essentielle à la culture française. Le Figaro publie, en exclusivité, de larges extraits de cet important ouvrage en librairie le 6 mai dans lequel il critique la «loi confortant les principes républicains» qui prétend s’appliquer à toutes les religions pour ne pas avoir à nommer l’islam. Il y propose un véritable réarmement spirituel. Faute duquel, explique-t-il, l’islam viendra occuper le vide laissé par l’absence de transcendance. À découvrir
L’exception française
Qui ne pressent que nous sommes à la croisée des chemins. Que l’ordre qui nous régit ne pourra pas durer en l’état. L’islam est à notre porte. De quelque manière qu’on aborde ce sujet, il pose un problème d’autant plus délicat à résoudre que nous avons du mal à l’aborder sur le fond. En effet nous avons pris l’habitude en France de nier l’existence du fait religieux, de le regarder d’un œil tantôt indifférent, tantôt suspicieux comme le vestige d’une arriération sinon mentale, du moins philosophique. Beaucoup acceptent de coexister avec les religions, sans pour autant faire l’effort de les comprendre ni même tenter de mesurer leur importance. Il y a depuis la Révolution une hostilité déclarée de militants laïcs qui, héritiers de Voltaire et des Lumières, continuent de mener le combat anticlérical contre «l’infâme» et la «calotte».
La France, autrefois considérée comme «la fille aînée de l’Église», se veut aujourd’hui le parangon de la laïcité. S’émanciper de la tutelle religieuse, c’est sa manière de se sentir adulte. Elle est fière de son modèle et le considère, à son habitude, universaliste, comme devant servir d’exemple au monde. Il est de peu d’importance pour les gouvernants français de se dire que la France est l’un des rares pays au monde à ne pas tenir compte de Dieu dans ses proclamations.
L’héritage judéo-chrétien
C’est là qu’apparaît le risque d’un grand bouleversement religieux. Certes non pas à l’échelle de quelques années, mais dans trente, quarante ans, quand le monde musulman en France aura démocratiquement progressé de manière exponentielle. D’autant que, comme nous l’apprend l’histoire, les périodes d’extrême liberté frisant l’anarchie suscitent souvent une aspiration à la servitude. Pour ces raisons l’islam risque alors d’apparaître comme une issue morale et une planche de salut spirituelle pour ceux que le christianisme aura déçus ou ne convaincra plus sans pour autant qu’ils adhèrent au culte laïc. Et ce serait alors une autre révolution, une recomposition complète de nos valeurs et de nos institutions.
Beaucoup acceptent de coexister avec les religions, sans pour autant faire l’effort de les comprendre ni même tenter de mesurer leur importance
La grande interrogation aujourd’hui est donc double: la société française, si fragile et débordée, est-elle en mesure d’apporter un contre-projet efficace face à la menace de l’islam? La loi sur le séparatisme n’aborde qu’une partie de la question en la noyant dans un ensemble. En stigmatisant les extrémismes religieux, le projet de loi englobe dans un même discrédit l’islamisme extrémiste et l’héritage judéo-chrétien qui fonde notre civilisation. Or cet héritage, qu’on soit croyant ou non, on est obligé d’admettre qu’il a profondément pétri la pâte française, pays religieux par excellence: c’est de lui que proviennent nos valeurs, notre culture, notre sensibilité, y compris l’idée même de laïcité. Plutôt que de se montrer méfiant, voire hostile, vis-à-vis de cet acquis culturel judéo-chrétien d’une extraordinaire richesse morale et spirituelle, artistique et littéraire, ne vaut-il pas mieux le revendiquer pour offrir aux musulmans de France un modèle qu’ils puissent admirer et auquel ils puissent, par là même, adhérer?
Oui, c'était mieux avant ! (source : "Pour une école libre au Québec")
4 mai 2021
Patrick Buisson vient de publier La Fin d’un monde, pur livre d’histoire et premier tome de plus de 500 pages d’une œuvre qui s’annonce monumentale.
Le bandeau rouge sur la couverture avec l’inscription « Oui, c’était mieux avant ! » donne le ton. La Fin d’un monde s’inscrit dans une tradition réactionnaire assumée. Naufragé hors de son époque, Buisson remonte le temps pour mieux éclairer notre modernité, à ses yeux déshumanisée.
La grande fracture temporelle date, selon lui, d’un demi-siècle : tout se serait déroulé en l’espace de quinze ans, entre 1960 et 1975. La révolution soixante-huitarde, entamée dès le début des années 1960, sous ses dehors de révolution libertaire, aurait été, en réalité, une « révolution petite-bourgeoise » consacrant l’avènement d’une nouvelle civilisation marchande. La destruction des repères traditionnels (famille, religion), des lieux de sociabilité anciens (cafés, églises) et des ancrages locaux, qui étaient autant de protections collectives pour les plus humbles, a contribué à l’atomisation de la société, en particulier des classes populaires. La thèse n’est certes pas nouvelle, et l’on pourrait discuter de son caractère systématique.
L’ouvrage de Buisson se distingue cependant par son style éblouissant, sa richesse et sa densité. Pour préparer son livre, l’ancien directeur de la chaîne Histoire s’est notamment plongé dans les archives télévisuelles de l’époque (émissions, feuilletons…), en extrayant foison d’images et luxe de détails.
Et si la plupart des penseurs déclinistes contemporains insistent sur les questions européenne et d’immigration, Buisson met l’accent sur la transformation des mœurs, des coutumes et des croyances. L’homo religiosus céderait la place à homo œconomicus : là est, selon lui, le vrai « grand remplacement ». La presse de gauche se moquera de sa nostalgie de la messe en latin et de son aversion pour les cheveux longs. Oubliant son côté anar et populaire. Car la France de Buisson, c’est aussi celle de Brassens et de Ferré, de Gabin et de Blondin. Celle d’Audiard.
La Fin d’un monde
Une histoire de la révolution petite-bourgeoise
de Patrick Buisson
publié le 5 mai 2021
chez Albin Michel
à Paris
528 pages
ISBN-13 : 978-2226435200
Extrait :
De kath.net/news :
Désobéissance à Rome : quelles sont les conséquences ?
3 mai 2021
Les appels dissimulés ou ouverts à la désobéissance contre l'interdiction romaine des bénédictions soulèvent la question de savoir si un tel comportement contre l'unité de l'Eglise reste sans conséquences. Entretien de kath.net avec le Dr. Gero Weishaupt, juriste canonique. Par Michael Koder
Cologne (kath.net/mk) Les réactions rebelles des évêques et autres responsables ecclésiastiques des pays germanophones au responsum (la décision) de la Congrégation pour la doctrine de la foi contre la bénédiction des partenariats homosexuels soulèvent de nombreuses questions : que peut-il arriver à un évêque qui appelle publiquement à la désobéissance contre Rome ou qui la tolère ? Un croyant qui ne se sent pas représenté par son propre évêque sur cette question peut-il faire appel directement à Rome ? Le Dr Gero Weishaupt, avocat canonique et juge diocésain de Cologne, a répondu à ces questions et à d'autres dans une interview accordée à kath.net :
kath.net : Dr Weishaupt, que peut-il arriver, en vertu du droit canonique, à un évêque qui, contrairement au responsum, procède lui-même à des bénédictions de couples de même sexe, les appelle ou les encourage expressément dans son diocèse, ou tolère délibérément de telles bénédictions ?
Dr. Gero Weishaupt : Si un évêque, en dépit du responsum de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dont le pape François a ordonné la publication et a ainsi exprimé qu'il l'avait fait sien, permet que des bénédictions aient lieu dans son diocèse, les encourage ou même tolère de telles bénédictions, alors il s'agit clairement d'un acte de désobéissance de la part de l'évêque envers le pape, dont l'autorité curiale en matière de foi et de morale a agi en son nom. La désobéissance concerne donc directement le Pape, et indirectement la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Par cette désobéissance, l'évêque rompt le serment de fidélité qu'il a prêté lors de sa prise de fonction. Outre la promesse de fidélité au Pape, l'évêque promet de protéger l'unité de l'Église universelle et de s'efforcer de toutes ses forces "de conserver pur et inchangé le dépôt de la foi transmis par les Apôtres". Il est donc "tenu de promouvoir l'ordre commun de toute l'Église, et donc d'insister sur l'observation de toutes les lois de l'Église".
La désobéissance qui découle du refus de mettre en œuvre le responsum papal perturbe donc l'unité avec le pape. C'est un acte schismatique, qui repose certes sur une hérésie, dans la mesure où la bénédiction des relations homosexuelles exprime au moins l'idée qu'il peut y avoir des relations autres que le mariage entre un homme et une femme qui sont ordonnées à la communion sexuelle. C'est en contradiction flagrante avec la vérité révélée sur le mariage (Gn 1, 26-27 : "Dieu créa l'homme à son image ; il le créa à l'image de Dieu. Il les créa mâle et femelle") et à la nature essentielle de l'homme, dont la raison humaine tire la loi morale naturelle.
De plus, la bénédiction des couples homosexuels est un abus de la bénédiction qui est un sacramental. La bénédiction est une violation de l'ordre liturgique. Puisque, selon l'ordre actuel de l'Église, seul le Siège apostolique peut instituer de nouveaux sacramentaux, abolir les sacramentaux existants ou les modifier, une célébration de bénédiction pour les partenariats homosexuels serait, à proprement parler, une simulation d'un sacramental (inexistant), c'est-à-dire une fausse bénédiction.
D'Élisabeth Simonneaux sur le site de Famille Chrétienne :
« Carlo Acutis, mon fils, faisait chaque chose pour Dieu »
Le bienheureux Carlo Acutis aurait eu 30 ans ce 3 mai. À l’occasion de cet anniversaire, sa mère Antonia Acutis a accepté de nous parler de son fils et de son message pour les nouvelles générations.
3/05/2021
Carlo aurait fêté ses 30 ans cette année. Vous souvenez-vous comment votre fils a développé sa vie de foi ?
Carlo a fait sa première communion à 7 ans. À partir de ce jour, il est allé à la messe quotidiennement, et priait devant le Saint-Sacrement, avant ou après la célébration. Lorsque l’on partait en voyage, la première chose qu’il demandait était l’église la plus proche de notre hôtel pour avoir la messe quotidienne. Puis il s’est mis à dire le chapelet, lire la Bible, des ouvrages sur les saints et sur les apparitions, et à prier la liturgie des Heures. Il faisait cela de lui-même, tout en menant une vie d’écolier intense.
La rencontre avec Jésus dans l’eucharistie était le moment le plus important de sa journée. Carlo aimait dire que « l’eucharistie [était son] autoroute pour le Ciel ». Il estimait que nous avons beaucoup plus de chance que les personnes au temps de Jésus il y a deux mille ans, parce qu’eux devaient marcher des heures pour Le voir. Nous, il nous suffit d’aller à l’église la plus proche et nous avons Jérusalem avec nous. Il avait la certitude de la présence de Dieu dans le tabernacle. Il ne comprenait pas pourquoi des gens font la queue pour voir un match de foot ou un concert de rock, alors que personne ne se presse devant le tabernacle où Dieu est présent avec sa chair, son sang, sa divinité.
Carlo a suivi l’invitation du pape Jean-Paul II à ouvrir sa porte au Christ, quand celui-ci disait : « N’ayez pas peur ! » Son existence ordinaire est devenue extraordinaire parce qu’il mettait le Christ au centre de sa vie. Chaque chose qu’il faisait, il la faisait par Dieu, pour Dieu et en Dieu. Il me disait toujours : « Non io ma Dio », ce qui signifie : « Pas moi mais Dieu ».
Carlo était un garçon généreux. Comment cela se traduisait-il au quotidien ?
C’était un garçon ouvert, généreux, qui ne disait jamais de mal de personne. Il était toujours positif et disait : « La tristesse, c’est le regard vers soi, et la joie, le regard vers Dieu. » Nous vivions dans le centre de Milan, il s’était organisé pour apporter des boissons chaudes et de la nourriture à ceux qui étaient proches de notre maison. Pour Carlo, chaque personne était importante, sans distinction de race, de culture ou de religion. À ses funérailles, l’église était pleine et beaucoup de gens ont dû rester dehors. Je me demandais qui ils étaient, je ne les avais jamais vus. Tous étaient des amis de Carlo : des domestiques, des portiers, il connaissait tout le monde. Il avait une attention particulière pour les personnes étrangères qui avaient laissé leur pays pour venir travailler ici.
On le surnomme le « geek de Jésus ». Comment a-t-il développé son talent en informatique ?
Carlo était un génie en informatique et un autodidacte. Dieu lui avait donné un don. Il me demandait d’emprunter des livres à la bibliothèque de l’université polytechnique de Milan. Il lisait les instructions et comprenait tout. Il était capable d’utiliser tous les programmes difficiles à saisir et normalement utilisés par des personnes ayant fait des études spécifiques très particulières. Il a créé le site Internet des Jésuites pour le volontariat, ainsi que d’autres pour des paroisses. C’est pour cela que le pape François l’a cité en exemple dans la manière d’utiliser Internet pour parler de Dieu, lors du synode des jeunes en 2019.
De Vatican News (Xavier Sartre) :
Charles de Foucauld, futur saint de l'Église
Né le 15 septembre 1858 à Strasbourg, Charles de Foucauld devient orphelin à l'âge de six ans. Il est recueilli avec sa petite sœur par son grand-père. Lors de sa jeunesse, il perd la foi. «Je demeurai douze ans sans rien nier et sans rien croire, désespérant de la vérité, et ne croyant même pas en Dieu, aucune preuve ne me paraissant assez évidente,» écrit-il. En 1876, il intègre Saint-Cyr, l'école de guerre, puis l'École de Cavalerie de Saumur avant de rejoindre un régiment de hussards. En 1881, il quitte l'armée avant de la réintégrer quand il apprend que son régiment part en Algérie pour y mener une mission dangereuse. Mais si le jeune Charles ne s'épanouit finalement pas dans cette vie de garnison, il découvre une nouvelle passion : l'Afrique du Nord. Il prépare et mène une expédition au Maroc en 1884 au cours de laquelle, se faisant passer pour un rabbin, il découvre l'islam. Cette rencontre réveille en lui sa propre foi catholique.
En octobre 1886, il décide de se consacrer à Dieu. Il effectue un pèlerinage en Terre Sainte puis en 1890 il entre dans un monastère trappiste, en Ardèche. «Aussitôt que je crus qu’il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour Lui ; ma vocation religieuse date de la même heure que ma foi ; Dieu est si grand. Il y a une telle différence entre Dieu et tout ce qui n’est pas Lui,» écrit-il. Mais cette vie ne comble pas son désir de se dépouiller encore plus : «Nous sommes pauvres pour des riches, mais pas pauvres comme l'était Notre-Seigneur, pas pauvres comme je l'étais au Maroc, pas pauvres comme Saint François». Il désire alors «ajouter à ce travail beaucoup de prières, ne former que de petits groupes, se répandre partout surtout dans les pays infidèles si abandonnés et où il serait si doux d'augmenter l'amour et les serviteurs de Notre-Seigneur Jésus.»
C'est ainsi qu'il quitte la France en 1897 pour se rendre de nouveau en Terre Sainte où il sera domestique chez les clarisses de Nazareth jusqu'en 1900. Il retourne alors en France où il est ordonné prêtre le 9 juin 1901, à quarante-trois ans. C'est alors qu'il conjugue sa passion pour l'Afrique du Nord et son désir de vivre au milieu des plus pauvres en rejoignant Béni Abbès comme il s'en explique : «Sachant par expérience que nul peuple n'était plus abandonné que les musulmans du Maroc, du Sahara algérien j'ai demandé et obtenu la permission de venir à Béni Abbès, petite oasis du Sahara algérien sur les confins du Maroc.»
Là, il entend réaliser son rêve : «Je veux habituer tous les habitants, à me regarder comme leur frère, le frère universel… Ils commencent à appeler la maison "la fraternité", et cela m'est doux.» Sa vie s'organise ainsi : «De 4h30 du matin à 8h30 du soir, je ne cesse de parler, de voir du monde : des esclaves, des pauvres, des malades, des soldats, des voyageurs, des curieux.» Mais Charles ne se contente pas de cette mission et se sent de plus en plus attiré vers les contrées situées encore plus au Sud, là où vivent les Touaregs qu'il brûle de connaître. Il part alors début 1904, «allant de campement en campement, tâchant d'apprivoiser, de mettre en confiance, en amitié... Cette vie nomade a l'avantage de me faire voir beaucoup d'âmes et de me faire connaître le pays» confie-t-il. Il trouve enfin la paix qu'il recherchait : «Je vais rester ici, seul européen… très heureux d'être seul avec Jésus, seul pour Jésus.»
De l'abbé Christophe Cossement sur son blog :
Les médias catholiques suisses m’ont fait l’honneur de m’interviewer sur la question des unions homosexuelles. Cela a été l’occasion de dire un peu autrement mes convictions, que je mets à l’école de l’Église pour ne pas être le jouet des modes d’un moment ou des surdités de notre culture. Merci à Maurice Page pour le bel entretien. C’est par ici.
De KTO :
Surnaturel, nature et grâce
Du site des Missions Etrangères de Paris :
Hô-Chi-Minh-Ville : un jeune bouddhiste vietnamien se convertit grâce aux vidéos catholiques
30/04/2021
Près de six mois après son baptême et après avoir reçu les sacrements de l’initiation chrétienne, un jeune vietnamien d’origine bouddhiste témoigne de sa conversion. Truc Lam, né et élevé dans une famille bouddhiste dans la région de Can Tho, au sud d’Hô-Chi-Minh-Ville, confie s’être converti en 2017 à l’âge de 14 ans via des messes télévisées et des vidéos catholique sur Youtube. Le 24 octobre 2020, il a été baptisé dans l’église de Vi Hung, dans le diocèse de Can Tho. Aujourd’hui, le jeune vietnamien explique qu’il va à la messe tous les jours et qu’il aimerait devenir prêtre.
Le 24 octobre 2020, Truc Lam, un jeune vietnamien d’origine bouddhiste, a reçu le baptême et le sacrement de la Confirmation dans le diocèse de Can Tho.
Truc Lam, né et élevé dans une famille bouddhiste, a souvent accompagné sa famille au temple pour vénérer Bouddha et participer aux prières bouddhistes. Il raconte qu’un jour, son âme a vécu un changement brutal : « Je me souviens que j’étais en train de regarder une messe célébrée par Mgr Paul Bui Van Doc. J’étais curieux et j’avais cliqué sur un lien pour voir. Après cela, ma chaîne Youtube m’a recommandé beaucoup d’autres vidéos de messes célébrées par l’évêque [décédé à Rome en 2018]. » C’était en 2017. Il avait alors 14 ans et il était en 4ème au collège Chu Van de Rach Gia, dans la province de Kien Giang. Après quelque temps, il est tombé sur la vidéo d’une messe célébrée par Mgr Louis Nguyen Anh Tuan, évêque auxiliaire d’Hô-Chi-Minh-Ville. « J’ai beaucoup aimé ses homélies sur le mariage, la famille et l’immigration, cela m’a aidé à comprendre le sens de l’amour de Dieu. J’admirais aussi la ferveur des catholiques que je voyais durant la messe », explique Truc Lam. Admiratif des deux évêques vietnamiens, il s’est mis à chercher davantage d’informations à propos d’eux sur Internet. Malgré son jeune âge, il s’est posé de nombreuses questions. « Pourquoi l’archevêque a-t-il choisi ‘Dieu est la source de ma joie’ comme devise ? Il était toujours souriant. C’est peut-être à cause de Dieu qu’il était toujours aimant et heureux. Et les homélies de Mgr Tuan sont faciles à comprendre, elles me sont très utiles », confie-t-il.
Ces messes télévisées ont permis à Truc Lam de mieux connaître Dieu et la foi catholique. Mais quand il a parlé de vouloir devenir catholique, il explique qu’il y avait « une déception évidente de la part de ma grand-mère et de mes parents ». Il ajoute que ses parents sont ouverts d’esprit et qu’ils ont respecté sa volonté. « Il y a longtemps, alors que je n’avais pas encore entendu parler de l’Église, je me souviens d’une conversation avec mon père. Il disait : ‘Je vois beaucoup de bonnes choses dans l’Église catholique. Ils sont fervents et vont souvent à la messe. Mais de manière générale, chaque religion est bonne et chaque religieux apprend aux gens à vivre honnêtement et à être vertueux.’ » Bien que ses parents aient considéré qu’il était suffisamment mûr pour une telle décision, sa grand-mère était déçue : « Quand tu étais malade, j’ai apporté un poisson en offrande et j’ai prié le Dieu du Ciel et Bouddha pour ta guérison ; et aujourd’hui, tu oses te comporter de cette manière. » « C’est Dieu qui le veut, qu’est-ce que je devrais faire ? », a-t-il répondu. D’autres membres de sa famille étaient également critiques. Mais comprenant que ses proches ne connaissaient pas grand-chose au catholicisme, il a prié pour ses parents et sa famille. « J’ai souvent l’occasion de parler de Dieu à toute ma famille. Mes proches ont fini par s’apaiser. »
De Vatican News :
Culte divin: sept nouvelles invocations ajoutées aux Litanies de saint Joseph
Alors que le Saint-Père a publié la lettre apostolique Patris corde le 8 décembre dernier, dans l'intention «de faire grandir l’amour envers saint Joseph, pour être poussés à implorer son intercession et pour imiter ses vertus et son élan», la congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements a jugé «opportun» de mettre à jour les Litanies en l'honneur de saint Joseph, approuvées le 18 mars 1909 par le Siège apostolique (cf. Acta Apostolicae Sedis 1 [1909] 290-292).
Invocations tirées des réflexions de Papes
Sept nouvelles invocations à saint Joseph apparaissent donc dans cette lettre signée du secrétaire de la congrégation, Mgr Arthur Roche, et s’adressant aux présidents des conférences épiscopales du monde entier.
Elles sont tirées des interventions des Papes qui ont réfléchi sur certains aspects de la figure du Patron de l'Église universelle. Ce sont les suivants: «Custos Redemptoris» (cf. St Jean-Paul II, Exhortation apostolique Redemptoris custos); «Serve Christi» (cf. St Paul VI, homélie du 19.3.1966, citée dans Redemptoris custos n. 8 et Patris corde n. 1); «Minister salutis» (St Jean Chrysostome, cité dans Redemptoris custos, n. 8); «Fulcimen in difficultatibus» (cf. François, Lett. Ap. Patris corde, prologue); «Patrone exsulum, afflictorum, pauperum» (Patris corde, n. 5).
Traduction des Litanies
Ces nouvelles invocations ont été présentées au Pape qui a approuvé leur intégration dans les Litanies de saint Joseph. Il appartiendra aux conférences épiscopales de faire traduire les Litanies dans les langues de leur compétence et de les publier. Ces traductions n'auront pas besoin de la confirmation du Siège Apostolique. «Selon leur jugement prudent», explique Mgr Roche, les conférences épiscopales pourront également introduire, à un endroit approprié et en préservant le genre littéraire, d'autres invocations par lesquelles saint Joseph est particulièrement honoré dans leurs pays.
La LEV, la Librairie éditrice du Vatican publie la lettre apostolique écrite à l’occasion du 150e anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme patron de l’Église ...
Les Litanies de saint Joseph énumèrent, sous la forme d'une longue série d'invocations, toutes les qualités religieuses, les titres glorieux, les vertus et les divers patronages qu'exerce à notre égard, le saint patron de l'Église et des charpentiers. Les Litanies de saint Joseph sont principalement récitées ou chantées le 19 mars lors de sa fête.