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Enseignement - Education

  • Cameroun : des prêtres « prêts à mourir pour l'Évangile »

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    De Ngala Killian Chimtom sur Crux :

    L'archevêque du Cameroun déclare que les prêtres sont « prêts à mourir pour l'Évangile »

    25 août 2025

    YAOUNDÉ, Cameroun – L’archevêque Andrew Nkea Fuanya de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, déclare que les prêtres qui servent dans les régions anglophones du Cameroun ravagées par la guerre « sont prêts à mourir pour l’Évangile ».

    Nkea s'adressait à Crux en marge de la 78e réunion ordinaire des évêques de la Conférence épiscopale de Bamenda qui s'est tenue à Bamenda du 16 au 22 août.

    L'archidiocèse de Bamenda supervise les diocèses suffragants de Buea, Mamfe, Kumba et Kumbo et couvre l'ensemble des régions anglophones du Cameroun, zones dévastées par près de neuf ans de conflit en cours.

    Le conflit découle de l’héritage colonial complexe et des arrangements politiques post-indépendance du pays.

    En 1961, un plébiscite organisé par l'ONU a abouti à la réunification du Cameroun méridional britannique avec l'ancien territoire français pour former la République fédérale du Cameroun.

    La structure fédérale a été démantelée en 1972 à la suite d'un référendum controversé en faveur d'un État unitaire centralisé dominé par un gouvernement majoritaire francophone.

    Le ressentiment s’est intensifié face à la nomination systématique de francophones à des postes clés dans les régions anglophones, à l’exploitation de leurs riches ressources naturelles et à l’imposition perçue de la langue et des pratiques françaises dans les écoles et les tribunaux anglo-saxons.

    Les frustrations accumulées ont éclaté en manifestations à grande échelle en 2016, menées par des avocats et des enseignants exigeant des réformes.

    Le gouvernement a adopté une ligne dure, transformant finalement la crise en un conflit armé violent avec des groupes séparatistes déclarant l’indépendance de la république autoproclamée d’« Ambazonie ».

    Selon l'International Crisis Group, le conflit a fait au moins 6 500 morts. Près d'un million de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer, et plus de 70 000 d'entre elles ont cherché refuge au Nigéria.

    Le conflit a également rendu difficiles les investissements dans les infrastructures, aggravant un réseau routier déjà délabré.

    Nkea a déclaré à Crux qu'au milieu du conflit et des difficultés sociales, les prêtres et les évêques catholiques de la région ont gardé foi en leur mission de diffuser la Bonne Nouvelle.

    « Les prêtres ont donné leur vie pour la foi. Ils sont prêts à mourir pour l'Évangile, et donc, là où il y a un chrétien, il y a un prêtre », a déclaré l'archevêque à Crux .

    « Les prêtres sont déterminés, et nous avons des prêtres et des religieuses très héroïques qui dirigent des hôpitaux, des centres de santé, des écoles et d’autres services sociaux », a-t-il déclaré.

    L’archevêque a noté que même si les conflits et l’inaccessibilité présentent de réels défis, ils sont extérieurs à la mission fondamentale de l’Église.

    « Ces deux problèmes ne sont pas des problèmes d'évangélisation. Ce sont des problèmes sociaux, mais ils n'affectent pas notre diffusion de l'Évangile », a-t-il déclaré à Crux .

    « Personnellement, lorsque je me déplace dans des zones inaccessibles en voiture, je gare mon véhicule et je continue à vélo. Dans les endroits inaccessibles même à vélo, nous continuons à pied. Nous voyons des vidéos et des témoignages de prêtres et d'évêques parcourant de longues distances à pied pour rejoindre leurs communautés. Je tiens à souligner que ces difficultés de transport sont des problèmes sociaux, et non des obstacles à l'évangélisation elle-même », a expliqué l'archevêque.

    « Partout où il y a un chrétien, nous mettons tout en œuvre pour l’atteindre », a-t-il déclaré, soulignant la détermination des clercs et des religieux des deux régions à ne laisser aucun croyant « sans soutien spirituel », quels que soient leur localisation ou les défis à relever pour l’atteindre.

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  • « L'Église des gerbes » — préparer les prêtres à la réévangélisation de l'Occident

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    D'Edgar Beltran sur le Pillar :

    « L'Église des gerbes » — préparer les prêtres à la réévangélisation de l'Occident

    Le secrétaire à l'évangélisation du Vatican sur la formation des prêtres pour les diocèses occidentaux et l'héritage des premiers missionnaires

    Archevêque Fortunatus Nwachukwu. Crédit : Association chrétienne du Nigéria.

    Dans un discours prononcé plus tôt ce mois-ci, Nwachukwu a proposé de créer des « centres d’accueil missionnaires » pour les prêtres étrangers arrivant dans les pays occidentaux, dans lesquels « le clergé entrant d’Afrique et d’autres Églises plus jeunes pourrait apprendre la langue, la culture, les sensibilités et les attentes pastorales de leurs diocèses d’accueil ».

    Le Pillar s'est entretenu avec l'archevêque Nwachukwu, nommé à son poste au Vatican en 2023, au sujet de sa proposition, de l'héritage des missionnaires occidentaux, des défis plus larges des missionnaires non occidentaux dans un Occident sécularisé et des priorités du Dicastère pour l'évangélisation au début du pontificat du pape Léon.

    Né à Ntigha, au Nigéria, et ordonné prêtre en 1984, Nwachukwu est entré dans le corps diplomatique du Vatican en 1994, servant dans des nonciatures à travers le monde et dans la section des relations avec les États de la Secrétairerie d'État, jusqu'à ce qu'il devienne chef du protocole de la Secrétairerie d'État en 2007.

    En 2012, il a été nommé nonce apostolique au Nicaragua, poste qu'il a occupé jusqu'en 2017, date à laquelle il a été nommé nonce apostolique aux Caraïbes anglophones, au Suriname et aux Antilles néerlandaises. En 2021, il est devenu observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies à Genève, en Suisse, et occupe ce poste depuis 2023.

    L'interview a été éditée pour plus de clarté et de longueur.

    Vous avez récemment fait une proposition visant à créer des centres d’accueil missionnaires pour les prêtres africains en Occident.

    D'où vient cette idée ?

    Tout vient de l’idée du pape François d’une Église synodale.

    Une Église synodale comporte trois éléments principaux : la communion, la participation et la mission. Mais j’ai décidé de les envisager dans un ordre différent : mission, communion et participation, car l’Église elle-même commence par une mission, puisque Jésus envoie ses disciples.

    Mais avant de les envoyer, il appelle ses disciples à être ensemble, à être avec lui. Ils sont donc ensemble (« syn » en grec) en chemin (« hodos » en grec). D'où le mot « synode ».

    Mais on ne peut penser à une syn-hodos, à une Église synodale, sans penser à un « ex » (sortie), un « hodos » (chemin, route, sentier), une Église de l'« Exode ». Une Église qui marche ensemble est une Église envoyée en chemin.

    Et cela, bien sûr, nous ramène aux Israélites pendant l'Exode. Ils ne se contentaient pas de marcher quelque part, ils étaient en chemin ensemble. Leur voyage impliquait d'être ensemble, d'agir ensemble, de travailler ensemble, voire de courir ensemble, lorsqu'ils traversèrent la mer Rouge.

    Donc, toutes ces choses sur le fait d’être ensemble sur le chemin, de voyager ensemble, m’ont fait penser à l’Église comme à une communauté d’exode.

    On retrouve également cette « unité » de l'Église dans le Nouveau Testament. Les disciples sont réunis avant la Résurrection avec Jésus lui-même, ils sont ensemble à la Pentecôte. Ils étaient ensemble sur le chemin.

    Voilà donc tous les éléments qui aident à comprendre ce que signifie « être ensemble ». Et le pape François nous a donné le mot clé : communion. Il doit s'agir d'une communion avec la participation de tous les membres de la communauté.

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  • Repenser l'appel du pape Jean-Paul II à un « nouveau féminisme »

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    De sur le CWR :

    Repenser l'appel du pape Jean-Paul II à un « nouveau féminisme »

    La recherche d’une réponse à la question « À quoi ressemblerait un féminisme catholique ? » se poursuit encore aujourd’hui.

    Le pape Jean-Paul II embrasse une jeune femme lors de la messe de clôture des Journées mondiales de la jeunesse à Denver en 1993. (Photo CNS/Joe Rimkus Jr.)

    En transformant la culture pour qu'elle soutienne la vie, les femmes occupent une place, dans la pensée et l'action, unique et décisive. Il leur appartient de promouvoir un « nouveau féminisme » qui rejette la tentation d'imiter les modèles de « domination masculine », afin de reconnaître et d'affirmer le véritable génie des femmes dans tous les aspects de la vie en société, et de surmonter toute discrimination, violence et exploitation. — Saint Jean-Paul II,  Evangelium Vitae,  99

    La célèbre déclaration du pape Jean-Paul II dans son encyclique Evangelium Vitae de 1995,  selon laquelle il incombait aux femmes de « promouvoir un “nouveau féminisme” », a été accueillie avec surprise dans certains cercles, et avec enthousiasme dans d’autres. 1  Nombre d’entre nous connaissions déjà son enseignement sur les femmes, ayant lu sa lettre apostolique de 1988,  Mulieris Dignitatem. 2  Le « génie féminin » était devenu un mot presque familier. Et ce message aux femmes n’aurait pas pu arriver à un moment plus opportun dans l’histoire du mouvement féministe.

    Au moment de la promulgation de l'encyclique, la deuxième vague du féminisme était en pleine progression, réalisant de réelles avancées dans la culture, l'économie et le système juridique. 3 S'appuyant sur les avancées des années 1980, les femmes ont largement choisi des identités hors du foyer, poursuivant des études supérieures et entrant sur le marché du travail en nombre sans précédent. Le plus révélateur est peut-être que ce phénomène particulier a trouvé un appui juridique. La Cour suprême avait refusé d'annuler l'arrêt Roe v. Wade dans son arrêt historique de 1992, Planned Parenthood v. Casey, en partie parce que, comme l'indiquait clairement cet arrêt, « la capacité des femmes à participer sur un pied d'égalité à la vie économique et sociale de la nation » dépendait de l'accès à l'avortement. 4 Bien qu'au début du deuxième millénaire, les femmes se soient rendu compte que les efforts des féministes se retournaient contre elles, les années 1990 ont incontestablement été la décennie du « girl power ». 5

    Le féminisme et la définition des conditions appropriées

    Dans ce contexte, la référence singulière de Jean-Paul II à la nécessité d'un « nouveau féminisme » a sonné l'urgence pour celles qui l'écoutaient. Et elle semblait limpide, un signal d'alarme sans équivoque pour les femmes catholiques. Personne ne viendrait nous sauver. Ce sont les femmes elles-mêmes qui devraient mener la contre-offensive. On sentait qu'une nouvelle ère allait commencer. Et de nombreuses femmes se sont lancées dans cette initiative avec vigueur et détermination, animées par un désir sincère de répondre à une question qui semblait évidente : de quel « féminisme » parlait-il ? À quoi ressemblerait un  féminisme catholique  ?

    La quête d'une réponse à cette question se poursuit encore aujourd'hui. La voie à suivre pour le féminisme demeure un sujet de vive controverse, tant dans la culture laïque que dans les cercles catholiques, 6  même si de nombreux jeunes s'en distancient totalement.7 De fait, un débat houleux a éclaté parmi les érudits catholiques convaincus quant à l'existence – ou à la nécessité – d'une telle notion. D'autres soutiennent qu'il existe des raisons stratégiques légitimes d'examiner la place de la femme dans le monde sous la bannière du « féminisme ». Ceux qui s'y consacrent affirment qu'il est nécessaire de persuader les jeunes femmes que seule la conception catholique du « féminisme » est la véritable voie vers la liberté. Mais tous poursuivent une quête sincère pour trouver la réponse appropriée à l'appel du pape Jean-Paul II, en s'engageant à « suivre le pape ». Nous pouvons certainement présumer que leur cause est juste, même si nous proposons de la recadrer. Certes, en tant que catholiques, nous restons ouverts à la possibilité de l'option « à la fois/et ». Mais ce débat n'est pas notre sujet ici. La proposition proposée dans cet essai a un point de départ entièrement différent.

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  • Des programmes de l'UNICEF visent à formater sexuellement les enfants

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    D'Austin Ruse sur C-Fam :

    Des programmes de l'UNICEF visent à formater sexuellement les enfants

    AVERTISSEMENT : Le rapport suivant décrit le contenu sexuel explicite utilisé par l’UNICEF avec des enfants dès l’âge de dix ans.

    WASHINGTON, DC, 22 août (C-Fam) Une analyse menée par des chercheurs de C-Fam révèle que l'UNICEF dépense des centaines de millions de dollars pour promouvoir des contenus sexuels explicites, voire pornographiques, destinés aux enfants du monde entier. C'est l'UNICEF qui, il y a quelques années, a publié une étude, depuis retirée, qui prétendait démontrer que la pornographie est bénéfique pour les enfants.

    L'analyse de C-Fam, « UNICEF : Attaque contre les enfants du monde », examine des dizaines de programmes, de l'Ukraine à la Thaïlande. Malgré les affirmations de l'UNICEF selon lesquelles il ne propose que du contenu « adapté à l'âge », les documents découverts démontrent que l'UNICEF encourage les enfants à s'interroger sur leur sexualité, à adopter une conception non binaire du genre et à les exposer à des informations sur le plaisir sexuel, notamment la masturbation, les préliminaires et les fantasmes sexuels.

    Une brochure de l’UNICEF de 2024 explique aux jeunes de 15 ans qu’« il est normal de ressentir de la sympathie ou de l’attirance pour des membres de son propre sexe ou du sexe opposé… » et que « la masturbation est parfaitement acceptable dans les relations, aussi bien seule qu’avec des partenaires ».

    La brochure indique que la masturbation est peut-être « entourée de mythes, mais qu'il s'agit en réalité d'un moyen de soulager le stress, de satisfaire l'excitation et d'explorer son corps, sa sexualité et ses désirs ». L'UNICEF explique aux enfants : « Seules des expériences permettent de comprendre ce qui procure réellement du plaisir à soi et à son partenaire. »

    Le « sexe anal » y est présenté comme un acte sexuel parmi d'autres que les enfants devraient connaître. « Le sexe se produit… oral : stimulation des organes génitaux avec la langue ou les lèvres ; vaginal : pénétration du vagin avec un pénis, des doigts ou des sextoys ; anal : pénétration du pénis dans l'anus, avec les doigts ou des sextoys. »

    Une brochure explique aux enfants de 10 ans : « Les préliminaires et les caresses aident à se détendre, à se sentir à l’aise et à augmenter l’excitation sexuelle… Pour comprendre ce que vous et votre partenaire aimez dans les caresses, vous devez en parler. » La même brochure enseigne aux enfants que des expressions comme « orientation sexuelle traditionnelle ou non traditionnelle est incorrecte… Toutes les orientations sexuelles sont naturelles. »

    Un guide technique produit par l'UNICEF, en collaboration avec d'autres agences des Nations Unies, comporte une section consacrée aux « jeunes lesbiennes, gays et bisexuels, et autres jeunes hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes » (soulignement ajouté). La brochure préconise le recrutement d'« animateurs » plus âgés pour encadrer les enfants.

    Un programme développé pour les enfants thaïlandais inclut des dessins grossiers de pornographie en ligne montrant un pénis en train d'éjaculer et des poupées se masturbant. Un podcast et un site web appelés Laaha conseillent aux enfants d'« écarter les genoux et de tenir le miroir devant leur vulve et leur vagin. Utilisez délicatement vos doigts pour trouver la partie la plus sensible de votre vulve. Il s'agit probablement de votre clitoris. »

    Les partisans de ce type de contenu sexuel explicite affirment que cela retarde l’initiation à l’activité sexuelle.

    Il est important de comprendre que l'UNICEF produit et promeut ce matériel sans l'approbation explicite des États membres de l'ONU en tant qu'organisme. De plus, il est probable que la plupart des gouvernements de l'Assemblée générale des Nations Unies désapprouvent ce matériel. L'UNICEF est une agence « indépendante » dotée de plus de 8 milliards de dollars de financement, dirigée par un conseil d'administration incluant les États-Unis. Ces derniers ont versé 1,4 milliard de dollars en 2023 et constituent le principal donateur gouvernemental de l'agence. En tant que principal donateur gouvernemental, les États-Unis nomment traditionnellement la directrice générale de l'UNICEF, actuellement Catherine Mashall, nommée par l'ancien président Joe Biden et qui a également servi dans l'administration Obama.

  • De quel bois se chauffe le nouveau Secrétaire général du SEGEC

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    De Vincent Delcorps sur cathobel.be :

    Alexandre Lodez, secrétaire général du SeGEC : « L’Eglise devrait redéfinir sa stratégie vis-à-vis du monde scolaire »

     

    A quelques jours de la rentrée scolaire, le nouveau secrétaire général du SeGEC avance une priorité: favoriser le regroupement des Pouvoirs Organisateurs de l’enseignement catholique. Parallèlement, il souhaite que l’Eglise investisse davantage le monde de l’école. Même s’il n’est pas forcément lui-même très en phase avec l’institution…

    Vingt années: c’est le temps qu’Etienne Michel aura passé à la tête de l’enseignement catholique. C’est dire si le défi de celui qui lui a succédé en novembre dernier pour un mandat de cinq ans n’est pas mince. Les deux hommes se connaissent de longue date – ils ont étudié ensemble à l’institut Cardijn de Louvain-la-Neuve. Ils n’ont toutefois pas (du tout) la même personnalité, et se sont parfois sévèrement opposés. Reste que la transition a été douce. "Une fois que j’ai été choisi, Etienne Michel m’a super bien accueilli et introduit", souligne Alexandre Lodez. "Il a toujours été très positif à mon égard. Et encore aujourd’hui, quand j’ai des questions, je sais que je peux retourner vers lui, et qu’il va m’aider…"

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  • La pensée de l'Église sur la femme

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    Sur le site web « Salon beige » on peut lire l'homélie, brève et dense à la fois, rédigée pour la Fête de l'Assomption par Dom Courau, père abbé de l'abbaye bénédictine de Triors: un texte écrit à lumière de la véritable anthropologie  chrétienne... (archive 2022)

    « + Signum magnum, mulier.

    Marie et le serpent 540b09a981652e55619bd2599d965696--quito-blessed-mother.jpgÀ partir du mystère de la gloire de Notre Dame au ciel, nous voulons contempler celui de la Femme, grand signe aussi sur la terre. Pourtant Ève, victime de confusions diverses, porte souvent le rôle de l’accusée. Guerric d’Igny au XIIème s. s’en fait l’écho amer : On l’appelle “mère des vivants” ; en réalité, elle est plutôt meurtrière des vivants, mère de ceux qui vont mourir. Pour elle, engendrer n’est rien d’autre que de communiquer la mort (Assomption, Serm. 2). Il ose l’appeler ‘marâtre’ plutôt que ‘mère’, alors que d’autres à l’inverse vantent la mère comme la relation protégée malgré la chute. Ces outrances verbales obligent donc à regarder de près le mystère de la femme sur la terre comme au ciel. Dieu ne fait rien en vain ; en créant, il ne nous tend pas de piège.

    Au début du siècle passé Charles Péguy aurait pu être tenté de le croire : sa conversion à la foi n’eût pas son prolongement sacramentel à cause du refus que lui imposait la femme qui partageait sa vie. Pourtant, derrière la femme-obstacle, il a respecté, patienté, allant à pied confier son souci à Notre Dame de Chartres peu avant sa mort, et de façon posthume, il fut exaucé. Il y a heureusement une foule de signes positifs en faveur de la femme sur la terre. Marie Goretti a fait des émules. Anne-Lorraine assassinée dans le RER il y a 10 ans avait écrit peu avant son désir du martyre pour la dignité féminine, Jeanne-Marie Kegelin est encore dans notre mémoire. Des chrétiennes irakiennes revenues à Qaraqosch après que Daech eût quitté la ville l’an dernier, veulent redonner la vie après la guerre : dans l’église vandalisée elles s’encouragent mutuellement selon leur vocation à refonder la vie sociale : Tout est difficile ici, dit l'organisateur, mais nous voulons reconstruire les femmes avant de reconstruire les maisons; car si nous reconstruisons les femmes, alors nous pouvons reconstruire les enfants, puis la famille, et après cela toute la communauté. Ces exemples héroïques donnent du crédit à la pensée de l’Église concernant la femme unie à l'homme dans le mariage.

    Sa pensée est-elle préhistorique ou prophétique, a-t-on ironisé à propos des 50 ans d’Humanae Vitae (La Croix, 27 juillet 2018) ? Avec sa lucidité tranquille, le Cardinal Sarah vient de répondre dans sa conférence à Kergonan (4 août 2018). En voici quelques passages : Dieu lui-même a pris soin de nous révéler les voies du bonheur et du Bien pour le couple humain... Accueillir 'Humanæ Vitæ' n’est pas d’abord une question de soumission et d’obéissance au Pape, mais d’écoute et d’accueil de la Parole de Dieu, de la bienveillante révélation de Dieu sur ce que nous sommes et sur ce que nous avons à faire pour correspondre à son amour. L’enjeu est en fait celui de notre vie théologale, de notre vie de relation avec Dieu... Annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile sur la sexualité et le mariage, c’est ouvrir aux couples la voie d’une vie heureuse et sainte ! C’est notre devoir de pères, de guides, de pasteurs ! Bien entendu, plus nous prêcherons avec force la vérité, plus nous saurons accompagner les personnes avec 'patience et bonté'. On le voit bien l'enjeu est à la hauteur de la crise qui étreint notre société au-delà de ses faux débats.

    L'encyclique de 1968 répond au désarroi contemporain sur la sexualité qui n’a fait que s’accentuer depuis : l’actualité en la matière ressemble à d’impuissants soins palliatifs face à des affectivités déconnectées du réel. Seul contre presque tous, Paul VI voyait venir ces désastres, il fut réellement prophétique, comme l’ont dit ses successeurs. L’intuition profonde se ramène à cette notion toute simple de chercher dans le mariage à marcher au pas de Dieu, tandis que l’athéisme feutré agresse l’intimité des personnes. De plus en plus, il fait du plaisir sans sagesse une drogue qui asservit, tel un nœud coulant. Et c’est le piège. Ne regarde pas le vin, prévient le Proverbe du Sage (Prov. 23,31-35) : comme il est vermeil; comme il brille dans la coupe, comme il coule suavement. Mais il finit par mordre comme un serpent, et par piquer comme une vipère. Tes yeux percevront des choses étranges, et ton cœur s’exprimera de travers. Tu seras comme un homme couché en haute mer, ou couché au sommet d'un mât. On m'a battu, et je n'ai point de mal ! On m'a rossé et je n’ai rien senti ! Et à mon réveil j’en redemanderai encore ! Quel contraste avec l’harmonie conjugale et la paix qu’elle rayonne : les époux s’aiment dans la durée sans chercher à échapper au rythme périodique ; l’homme considère le cycle féminin comme une richesse, heureux de s’y adapter et de se mettre à son école (Cf. G. Vialla, Billings F, recevoir le féminin).

    Oui, il y a un joug, Jésus le dit et ajoute aussitôt qu’il est doux et léger (Mt. 11,30). Humanae Vitae cite le verset et insiste sur cette douceur (HN 25) : les époux qui entrent ainsi dans le beau projet de Dieu rendent visibles aux hommes la sainteté et la douceur de la loi qui unit leur amour mutuel. Coopérer ainsi à l'amour de Dieu auteur de la vie humaine sème la paix. Paul VI évoque bien sûr le prix à payer, l’effort moral, cet heureux piment de la vie. Il le confie au réalisme de la vie théologale et liturgique, spécialement au beau duo sacramentel que forment ensemble la Réconciliation et l’Eucharistie (Cf. HN 25 & 29). »

    Ref. La pensée de l’Eglise sur la femme

    JPSC

  • Âme du Christ: un commentaire sur la célèbre prière de saint Ignace de Loyola

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    Réflexion faite

     contrat Delta ingenieur stabilité339.jpg

    Âme du Christ

    La célèbre prière de saint Ignace de Loyola n’est en réalité pas de lui. Ses origines remontent au XIVe siècle au moins. Elle s’inscrit dans la ligne de la « devotio moderna »  mais son auteur reste inconnu. C’est le fondateur de la Compagnie de Jésus qui la rendit vraiment populaire, jusqu’à nos jours. Elle figure en tête du Testament spirituel du pape Pie XII (dont le confesseur était un jésuite allemand, le futur cardinal Augustin Bea). Lu sur le blog de l’église du Saint-Sacrement à Liège cet article destiné à la Revue Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle : 

    « L’Anima Christi est une belle prière, éminemment eucharistique, qui convient particulièrement pour l’action de grâce après la communion, ou encore, à un bon moment d’adoration du Saint-Sacrement.  

    De quand date-t-elle ?

    Elle n’est pas récente mais on peut la prier avec un cœur toujours nouveau. Elle s’inscrit dans une tradition séculaire et vénérable. Ses origines remontent au XIVe siècle au moins, car le British Museum en garde un manuscrit, datant probablement de 1370, fût-ce sous une forme légèrement différente de celle qui est devenue classique. On l’a retrouvée aussi dans l’Alcazar de Séville (palais des rois), à l’époque de Pierre le Cruel (milieu du XIVe s.). 

    Qui est l’auteur ?

    Là, on se perd en conjectures. Elle fut attribuée à Bernardin de Feltre, un franciscain (mais celui-ci est de la 2e moitié du XVe s). On l’a mise sous la plume de saint Thomas d’Aquin (1225-1274), et aussi du pape Jean XXII (pape en 1315). Celui-ci accorda à la prière une indulgence de 3000 jours et contribua à sa popularité. Mais en définitive, l’auteur reste inconnu jusqu’à nos jours. 

    Saint Ignace de Loyola.

    Beaucoup d’éditions des Exercices spirituels de saint Ignace font figurer l’Anima Christi au tout début des exercices, même dès avant le texte des Exercices, comme une sorte de portail d’entrée. On ne peut imaginer une plus belle recommandation. Sans conteste, saint Ignace a contribué à un accroissement de la popularité de cette prière. Dès la première semaine des exercices, pour le triple « colloque » (oraison) conclusif de la méditation, saint Ignace la met au même pied que l’Ave Maria et le Pater noster. C’est dire tout le fruit spirituel que le saint escomptait voir retirer de sa pratique par le retraitant. Mais à l’époque elle était déjà bien entrée dans la dévotion, elle était supposée connue, ce qui dispensait les premiers éditeurs des Exercices de la mentionner dans son entier. 

    Actuellement.

    La prière a été traduite dans la plupart des langues. Le cardinal Newman l’a traduite en anglais.

    Pie XII avait coutume de prier l’Anima Christi. La dernière fois, semble-t-il, lorsqu’il reçut les derniers sacrements, peu avant sa mort.

    On aurait pu croire cette vieille prière passée de mode, désuète, mais à l’heure actuelle, il en existe plusieurs versions chantées. On peut l’écouter sur YouTube. C’est en dire toute la jeunesse. 

    Pour mémoire, en voici le texte :

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  • Les universités catholiques sont appelées à devenir des « itinéraires de l'esprit vers Dieu »

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    D'Alessandro Di Bussolo sur Vatican News :

    Le Pape aux universités catholiques: «soyez des itinéraires vers Dieu»

    Dans son message pour l'ouverture de la 28e Assemblée générale de la Fédération internationale des universités catholiques, à Guadalajara au Mexique, Léon XIV a invité ces dernières, dans une époque marquée par «le chant des sirènes», à devenir des «itinéraires de l'esprit vers Dieu», le Christ-Sagesse, «la Vérité faite personne» selon saint Thomas d'Aquin. En effet, pour rencontrer d'autres écoles de connaissance, «il ne faut pas s'éloigner du Christ, ni relativiser sa place unique et propre».

    Les universités catholiques sont appelées à devenir des «itinéraires de l'esprit vers Dieu», parce que, comme l'a compris saint Thomas d'Aquin, dans le «Christ-Sagesse se trouvent en même temps ce qui est le plus propre à notre foi et ce qui est le plus universel pour l'intelligence humaine». Et c'est précisément pour cette raison que la Sagesse ainsi comprise «est le lieu naturel de la rencontre et du dialogue avec toutes les cultures et toutes les formes de pensée». C'est ce qu'a souligné en substance le Pape Léon XIV dans son message adressé, en espagnol, aux participants de la 28e Assemblée générale de la Fédération internationale des universités catholiques (Fiuc) qui s'est ouverte ce 28 juillet, à Guadalajara, au Mexique. Accueillie par l'Universidad del Valle de Atemajac (Univa), elle se poursuivra jusqu'au 1er août et célébrera le centenaire de la Fiuc sur le thème «Universités catholiques, chorégraphes de la connaissance».

    Le chant des sirènes

    Ce thème est évocateur. Le Pape parle d'une «très belle expression, qui invite à l'harmonie, à l'unité, au dynamisme et à la joie». Mais dans ce contexte, poursuit-il, «nous devons nous demander quelle est la musique que nous suivons».

    À notre époque, peut-être plus qu'à d'autres, les «chants de sirènes» abondent, dit-il, attrayants en raison de leur nouveauté, leur popularité ou, dans d'autres cas, de l'apparente sécurité qu'ils procurent. Mais par-delà de ces impressions, superficielles en elles-mêmes, souligne Léon XIV, les universités catholiques sont appelées à devenir des «itinéraires de l'esprit vers Dieu».

    C'est là, rappelle Léon XIV, une heureuse expression de saint Bonaventure, qui nous permet de réaliser «en nous l'exhortation opportune de saint Augustin», qui, dans ses Expositions sur les Psaumes, écrit que l'âme humaine «par elle-même n'a pas de lumière», et que la racine de la sagesse se trouve dans la «région de la vérité immuable: en s'éloignant de cette région, l'âme s'obscurcit ; en s'en approchant, elle s'éclaire».

    Le milieu universitaire et l'action de l'Église

    Le milieu universitaire, avec son dialogue caractéristique entre différentes visions du monde, a poursuivi le Souverain pontife, «n'est pas étranger à l'être et à l'agir de l'Église». Cela est démontré par l'expérience des premiers chrétiens, qui déjà au début de l'évangélisation (...) ont clairement perçu que «la Bonne Nouvelle ne pouvait pas être annoncée sans clarifier dans quelle mesure elle était compatible ou non avec d'autres façons de voir le monde et avec d'autres propositions sur le sens de l'être humain et de la vie en société».

    À cet égard, le Pape Léon XIV définit comme importante la question que saint Paul pose aux chrétiens de Rome, «les invitant à comparer leur mode de vie actuel avec celui qu'ils avaient auparavantquel fruit avez-vous récolté des choses dont vous avez maintenant honte ? Car leur but, c'est la mort». Le résultat de tous les raisonnements du monde classique, souligne le Pape, se résume dans le mot «mort». Car il leur manquait le Christ, «Verbe et Sagesse du Père, il leur manquait Celui par qui et pour qui tout a été créé».

    “Le Christ n'est pas étranger au discours rationnel, mais plutôt la clé de voûte qui donne un sens et une harmonie à toutes nos pensées, à tous nos désirs et à tous nos projets visant à améliorer la vie présente et à donner un but et une transcendance à l'effort humain.”

    Ne nous détournons pas du Christ pour dialoguer avec d'autres cultures

    Ainsi, saint Thomas, pour Léon XIV, a bien compris «qu'en Christ-Sagesse il y a, à la fois, ce qui est le plus propre à notre foi et ce qui est le plus universel à l'intelligence humaine et, précisément pour cette raison, la sagesse, ainsi comprise, est le lieu naturel de la rencontre et du dialogue avec toutes les cultures et toutes les formes de pensée». Il écrit dans son Commentaire sur les Sentences que la sagesse, qu'elle soit «une capacité intellectuelle ou un don [de Dieu], est d'abord concernée par le divin». C'est pourquoi, souligne Léon XIV, nous ne devons pas nous éloigner du Christ, ni relativiser sa place unique et propre, afin de converser avec respect et de manière fructueuse avec d'autres écoles de connaissance, anciennes et récentes.

    Le Christ-Sagesse comme impulsion pour une nouvelle évangélisation

    Le dernier souhait du Souverain pontife, avant sa bénédiction, est que «le Christ-Sagesse - la Vérité faite Personne, qui attire le monde à Lui - soit la boussole qui oriente la tâche des institutions universitaires que vous présidez, et que sa connaissance aimante constitue l'impulsion pour une nouvelle évangélisation de l'enseignement supérieur catholique».

    La journée d'ouverture de l'Assemblée générale de la Fiuc

    La cérémonie d'ouverture a été introduite par Isabel Capeloa Gil, Présidente de la Fiuc, Rectrice de l'Université catholique portugaise, Frère Ramirez Yanez, Recteur de l'Univa, le cardinal Josè Francisco Robles Ortega, archevêque de Guadalajara, et le cardinal José Tolentino de Mendonca, préfet du dicastère pour la Culture et l'Éducation.

    Mgr Paul R. Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États et les organisations internationales, est intervenu lors de la conférence inaugurale sur la diplomatie académique, accompagné de Mgr Joseph Spiteri, nonce apostolique au Mexique, de Miriam Coronel Ferrer, ancienne négociatrice en chef du processus de paix aux Philippines et membre du Groupe de médiation de haut niveau des Nations unies, et de François Mabille, secrétaire général de la Fiuc.

  • Scouts et Guides de France : une présidente pas très catholique...

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    D'Héloïse de Neuville sur le site du journal La Croix :

    L’élection de Marine Rosset à la tête des Scouts et Guides de France révèle les fractures du catholicisme français

    15 juillet 2025

    L’élection de Marine Rosset comme présidente des Scouts et Guides de France (SGDF) mi-juin continue de susciter des controverses dans une partie du monde catholique et du mouvement d’éducation. Au-delà de la polémique, cette crise montre la tension dans l’Église à concilier ouverture pastorale et cohérence doctrinale.

    Était-ce bien raisonnable d’avoir porté, à la tête des Scouts et Guides de France (SGDF), une élue socialiste du 5e arrondissement de Paris, ancienne candidate aux législatives sous la bannière du Nouveau Front populaire, mère dans une famille homoparentale et favorable au droit à l’avortement ? (la suite est réservée aux abonnés)

    Lire également : L’élection de Marine Rosset à la présidence des Scouts et Guides de France (SGDF) a déclenché d’importantes controverses

  • Bonaventure, homme d'action et de contemplation

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    BENOÎT XVI, lors de l'audience générale du mercredi 3 mars 2010, a consacré cet enseignement à ce franciscain, docteur de l'Eglise :

    Chers frères et sœurs,

    Aujourd'hui, je voudrais parler de saint Bonaventure de Bagnoregio. Je vous avoue qu'en vous proposant ce thème, je ressens une certaine nostalgie, car je repense aux recherches que, jeune chercheur, j'ai conduites précisément sur cet auteur, qui m'est particulièrement cher. Sa connaissance a beaucoup influencé ma formation. C'est avec une grande joie que je me suis rendu en pèlerinage, il y a quelques mois, sur son lieu de naissance, Bagnoregio, petite ville italienne dans le Latium, qui conserve avec vénération sa mémoire.

    Né probablement aux alentours de 1217 et mort en 1274, il vécut au XIIIe siècle, à une époque où la foi chrétienne, profondément imprégnée dans la culture et dans la société de l'Europe, inspira des œuvres durables dans le domaine de la littérature, des arts visuels, de la philosophie et de la théologie. Parmi les grandes figures chrétiennes qui contribuèrent à la composition de cette harmonie entre foi et culture se distingue précisément Bonaventure, homme d'action et de contemplation, de profonde piété et de prudence dans le gouvernement.

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  • "C'est dans notre cœur que Dieu nous parle..." (Léon XIV)

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    Le pape Léon XIV s'est adressé à des élèves et à des enseignants le samedi 5 juillet 2025

    Voici ce qu'Il leur a dit,  :

    (...) Vous suivez les traces d'innombrables pèlerins de vos différents pays, qui, depuis des siècles, accomplissent ce même pèlerinage vers Rome, la « Ville Éternelle ». Rome a toujours été une terre d'accueil privilégiée pour les chrétiens, car c'est là que les apôtres Pierre et Paul ont donné le témoignage suprême de leur amour pour Jésus en offrant leur vie en martyrs. En tant que Successeur de Pierre, je désire exprimer ma gratitude pour votre présence ici, et je prie pour qu'en visitant les différents lieux saints, vous puisiez inspiration et espérance dans l'exemple profond de la manière dont les saints et les martyrs ont imité le Christ.

    Un pèlerinage joue un rôle essentiel dans notre vie de foi, car il nous éloigne de nos foyers et de notre quotidien, et nous offre le temps et l'espace d'une rencontre plus profonde avec Dieu. De tels moments nous aident toujours à grandir, car à travers eux, l'Esprit Saint nous façonne avec douceur pour nous conformer toujours plus étroitement à l'esprit et au cœur de Jésus-Christ.

    Chers frères et sœurs, jeunes réunis avec nous ce matin, rappelez-vous en particulier que Dieu a créé chacun de vous avec un but et une mission dans cette vie. Profitez de cette occasion pour écouter et prier, afin d'entendre plus clairement la voix de Dieu qui vous appelle au plus profond de votre cœur. J'ajouterais qu'aujourd'hui, si souvent, nous perdons la capacité d'écouter, de vraiment écouter. Nous écoutons de la musique, nos oreilles sont constamment inondées de toutes sortes de contenus numériques, mais parfois nous oublions d'écouter notre propre cœur. C'est dans notre cœur que Dieu nous parle, qu'il nous appelle et nous invite à mieux le connaître et à vivre dans son amour. Et par cette écoute, soyez ouverts à laisser la grâce de Dieu renforcer votre foi en Jésus (cf. Col 2,7), afin que vous puissiez plus facilement partager ce don avec les autres.

    Et je m'adresse à vous, chers enseignants : ce que je viens de dire aux jeunes vaut également pour vous, compte tenu notamment de votre rôle important dans la formation des jeunes d'aujourd'hui : enfants, adolescents, jeunes adultes. Car ils vous regarderont comme des modèles : des modèles de vie, des modèles de foi. Ils vous regarderont particulièrement dans votre manière d'enseigner et de vivre. Je vous souhaite de nourrir chaque jour votre relation avec le Christ, qui nous donne le modèle de tout enseignement authentique (cf. Mt 7, 28), afin qu'à votre tour vous puissiez guider et encourager ceux qui vous sont confiés à suivre le Christ dans leur vie.

    Enfin, lorsque vous rentrerez tous chez vous, rappelez-vous qu'un pèlerinage ne s'arrête pas, il se concentre sur le « pèlerinage du disciple » quotidien. Nous sommes tous pèlerins, et toujours pèlerins, marchant à la suite du Seigneur et cherchant le chemin qui nous appartient vraiment. Ce n'est certes pas facile, mais avec l'aide du Seigneur, l'intercession des saints et l'encouragement mutuel, soyez certains que, tant que vous resterez fidèles, confiants en la miséricorde de Dieu, l'expérience de ce pèlerinage continuera à porter du fruit tout au long de votre vie (cf. Jn 15, 16). (...)

  • Pas de messe pour la rentrée académique en septembre à l'UCL !

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    De Vincent Delcorps sur cathobel :

    Petite révolution à l’UCLouvain: il n’y aura pas de messe de rentrée académique en septembre!

    3 juillet 2025

    Un mail envoyé à la communauté universitaire annonce le programme de la rentrée académique 2025-2026, qui se tiendra le 15 septembre. Comme chaque année, il y aura un cortège académique et une séance académique. L'eucharistie de rentrée, elle, sera remplacée par une "célébration de la parole".

    C'est une tradition dans les universités catholiques: la nouvelle année coïncide avec une eucharistie de rentrée. A Louvain-la-Neuve, elle est célébrée chaque année en l'église Saint-François, et présidée par l'archevêque de Malines-Bruxelles, Grand Chancelier de l'université. Plusieurs autres évêques francophones y assistent régulièrement.

    Le problème? Le manque de participation!

    C'est dire si le mail envoyé ce jeudi 3 juillet à la communauté universitaire marque une rupture. Comment l'expliquer?

    En réalité, cela fait plusieurs années que la messe de rentrée fait l'objet de réflexions - et de quelques frustrations. Un élément joue particulièrement: le fait que l'assemblée ait eu tendance à fortement se réduire au fil des ans. Si les autorités rectorales et de nombreux prêtres ont toujours répondu présents, les membres de la communautés universitaire se sont de moins en moins déplacés pour l'eucharistie - certains étudiants ayant même cours au même moment. Ce qui est problématique pour un événement censé être fédérateur... Si le recteur Blondel avait déjà ouvert la réflexion sur le sujet, c'est donc sous sa remplaçante, Françoise Smets, que le changement s'opèrera.

    "Célébration" pour les uns, "liturgie" pour les autres

    Il n'y aura donc plus de messe cette année. Ce lundi 15 septembre, à 16h, c'est toutefois bien une cérémonie à forte dimension chrétienne qui sera célébrée. Appelé "célébration de la Parole" (par le rectorat) ou "liturgie de la Parole" (par la paroisse), le temps a été préparé dans une étroite collaboration entre la pastorale universitaire et les services de l'UCLouvain. Il sera présidé par l'archevêque Luc Terlinden et concélébré par les évêques francophones. La célébration commencera par des mots d'accueil (de la rectrice et de l'archevêque). Elle comprendra aussi une oraison d'ouverture, la lecture de textes spirituels non bibliques, des courts témoignages, la proclamation de l'Evangile, une homélie, des intentions de prière, le Notre Père, et une bénédiction finale.

    Le curé se réjouit

    Du côté de la pastorale universitaire, on ne se montre pas déçu de ce changement. "Je m'en réjouis même", partage l'abbé Eric Mattheuws, responsable de la pastorale. "L'assemblée de la messe de rentrée était parfois un peu confidentielle. J'espère que ce changement permettra à davantage de monde de participer." Un élément y contribuera peut-être: les cours seront officiellement suspendus en cet après-midi de rentrée.

    Autre élément: une portée plus grande sera accordée à la messe de rentrée des étudiants. Celle-ci se tiendra deux jours plus tard, le mercredi, à 18h30, et sera également présidée par l'archevêque. "Nous estimons en effet important et nécessaire de continuer à proposer une eucharistie de début d'année académique", reprend Eric Mattheuws. Qui indique que les autorités académiques seront expressément invitées à y participer.