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Témoignages - Page 191

  • Liège: Semaine Sainte 2019 à l'église du Saint-Sacrement au Bd d'Avroy

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  • Benoît XVI et Robert Sarah : même combat

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    Lu sur le site web « Aleteia »:

    "Alors qu’on ne le soupçonnait pas, le pape émérite Benoît XVI a publié une longue tribune particulièrement forte (Voir ici)sur la question des abus sexuels et plus largement sur la crise de la foi dans l’Église.

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    C’est peut-être l’un des textes les plus forts livrés par Benoît XVI depuis sa renonciation au pontificat. Dans une longue tribune publiée dans le mensuel du clergé bavarois Klerusblattle pape émérite de 91 ans sort de son silence pour réagir à la crise des abus sexuels dans l’Église et ainsi « contribuer » à son « nouveau départ ». Il livre ainsi un témoignage sans équivoque sur ces années où il était encore pasteur de l’Église, afin de dénoncer la racine de la crise et proposer quelques remèdes. Aleteia a travaillé à partir de la traduction proposée par la Catholic News Agency afin de la décrypter à ses lecteurs.

    Lire aussi :Crise dans l’Église : sortir de l’épreuve par le haut

    Sans mâcher ses mots, l’ancien pontife revient ainsi sur les années 1970 et 1980 au cours desquelles, l’enseignement moral dans l’Église a été, selon lui, réduit à néant. Cela a eu pour effet, dénonce-t-il, « l’apparition d’une tentative de développer une espèce de nouvelles catholicité moderne ». On a alors assisté, dans certains séminaires, raconte-t-il encore sans détour, à la formation de « cliques homosexuelles » mais aussi à la projection de films pornographiques. Et ce, dans l’intention de rendre les séminaristes « capables de résister contre un comportement contraire à la foi ». Dans le même temps, les livres du cardinal Ratzinger d’alors étaient tout simplement bannis, et ceux qui les lisaient étaient « considérés comme non-adaptés au sacerdoce ».

    Pour lui, aucun doute possible, cette situation découle de façon directe de la « libération sexuelle tous azimuts » amorcée à la fin des années 1960 dans toute la société. Période pendant laquelle, en seulement deux décennies, « les standards normatifs précédents au sujet de la sexualité se sont entièrement effondrés ». À l’époque, rappelle-t-il, même la pédophilie était « diagnostiquée comme permise et appropriée ». Une « époque très difficile » pour beaucoup dans l’Église et en dehors, se souvient l’ancien pape.

    Lire aussi : Les trois points à retenir du sommet sur les abus sexuels

    S’abandonner à l’Amour du Christ, « l’antidote au mal »

    Ainsi, remarque-t-il, la tentative de créer une nouvelle Église a totalement échoué. À la question : « Que devons-nous donc faire désormais ? », l’allemand répond : remettre Dieu dans la société afin de retrouver les repères du bien et du mal. « Seul l’amour et l’obéissance à notre Seigneur Jésus Christ peuvent nous indiquer la voie juste », estime-t-il. « L’antidote au mal qui nous menace, et au-delà le monde entier, ne peut que consister dans le fait que nous nous abandonnions à cet amour », considère-t-il.

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  • A quelques jours de Pâques...

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    De Jean-Pierre Snyers :

    A quelques jours de Pâques

    Finalement, la doctrine du christianisme peut se résumer  en ces cinq mots qui sont: création, chute, incarnation, rédemption, résurrection. Telle est sa charpente et ce qui la distingue de toutes les philosophies et religions. Sans le Christ rédempteur, corporellement ressuscité, la foi chrétienne ne serait plus qu'un message philanthropique qui, loin de répondre aux trois questions essentielles de l'existence humaine (qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous?) , n'aurait plus de raison d'être.

    Hélas, tellement englué dans une conception uniquement matérialiste de la vie, l'être humain ne réalise plus aujourd'hui que son existence si brève sur cette terre est avant tout une salle d'attente; un lieu où il est invité à se préparer à aller au ciel.

    A la question: "Selon vous , quel est le plus grand mal de notre société?", le philosophe Gustave Thibon répondait: "Exiger du temps qu'il tienne les promesses de l'éternité. Dieu et l'homme sont comme deux amants qui se sont trompés sur le lieu du rendez-vous: l'homme attend Dieu dans le temps et Dieu attend l'homme dans l'éternité".

    Oui, pour le chrétien que j'essaye d'être tant bien que mal, une phrase de saint Paul dans son épître aux Philippiens résume mon espérance, une phrase que j'adresse à tous vos lecteurs, ainsi qu'à tous les humains: "Notre véritable patrie est dans les cieux, d'où nous viendra Notre Seigneur Jésus-Christ qui transformera notre corps humilié pour le rendre semblable à Son corps de gloire".

    Puissent tous les pauvres et les malchanceux de cette terre, se retrouver dans cette espérance prodigieuse!

  • La Vie des diocèses : Mgr Bonny, évêque d'Anvers sur KTO

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    De KTO :

    A la rencontre des forces vives de l’Église catholique en France et en Belgique. Chaque semaine, un évêque est reçu par Charles François Brejon  pour remettre en perspective la vie et l’actualité de son diocèse. Comment l’Evangile est-il concrètement annoncé ? Quelles sont les priorités pastorales ? Reportages et interviews nourrissent un échange franc et direct.

  • Seules les paroisses missionnaires survivront, les autres sont condamnées...

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    De Domitille Farret d'Astiès sur aleteia.org :

    « Il n’y a que les paroisses missionnaires qui survivront, les autres vont s’effondrer »

    Aleteia : Pensez-vous que nos paroisses soient vraiment en danger ?
    Père James Mallon : Absolument. Nos paroisses existent encore sur un modèle chrétien ancien. Aujourd’hui, elles ne vivent pas du tout leur identité missionnaire. Elles attendent que les gens viennent à elles. Or, un missionnaire va dehors, il dépasse les obstacles culturels. La plupart des paroisses ne font pas cela et s’attendent à ce que l’on vienne à elles. C’est exactement le contraire. En raisons de changements profonds dans notre culture, dans une génération, il n’y aura plus que les paroisses missionnaires qui survivront. Les autres s’effondreront. Si nous n’allons pas vers les gens, l’Église mourra. Seules les paroisses missionnaires ne tomberont pas. Une communauté qui prie, c’est d’une importance fondamentale mais ce n’est pas suffisant en tant que tel. La prière doit conduire à l’action. L’action sans la prière ne fonctionnera pas mieux. Les deux sont nécessaires.

    Quelles sont les clefs du changement ?
    J’en vois trois. La première, c’est de donner la priorité à l’évangélisation car c’est elle qui change les cœurs. L’Église publie des recommandations sur ce sujet, elle en parle volontiers, elle fait de la théologie. Mais il ne se passe finalement rien de bien concret. Nous prions, nous célébrons les sacrements, mais nous ne savons pas vraiment comment mobiliser. La deuxième clef, c’est la question du leadership. Il est nécessaire de passer de la maintenance à la mission...

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  • Quand la pratique de l'euthanasie transforme la gestion de la douleur en ordonnance de mort

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    De Lillian Quinones sur le site anglophone "The Federalist" :

    Cette infirmière belge a observé l'euthanasie transformer la gestion de la douleur en ordonnance de mort

    Sophie Druenne a été témoin du fléau du cadre légal de l'euthanasie légalisé en Belgique et de la dévalorisation de la vie humaine par des médecins chargés de la protéger.

    Après avoir administré une dose mortelle, le médecin a quitté la pièce. Mais le patient ne mourait pas. Pour Sophie Druenne, une infirmière en soins palliatifs exerçant sous l'autorité du médecin belge qui avait approuvé la demande d’euthanasie, ça a été un point de rupture.

    «La situation était tellement absurde que nous riions», m'a confié Sophie au début de notre entretien. «Nous avons dû rappeler le praticien pour lui dire que le patient était toujours en vie et qu'il fallait lui faire une injection supplémentaire. Et je me suis surprise à rire tout en me protégeant de ce qui se passait.

    Racontant l’histoire à ses amis et à sa famille à l’extérieur de l’hôpital, Sophie a pris conscience de l’horreur de cette situation et a commencé à remettre en question la soi-disant expérience sociale de la Belgique en matière d’euthanasie. Légalisée en 2002, l'euthanasie a été décriminalisée sous certaines conditions. Son champ d'action continue de s'élargir, avec l'inclusion des mineurs en 2016, et les législateurs envisagent maintenant d'élargir ce champ pour inclure les patients psychiatriques. Cependant, ce ne sont pas ces lois qui ont changé l’opinion de Sophie sur la politique de son pays en matière d’euthanasie, mais le système de soins palliatifs intégrés tel qu'il fonctionne en Belgique.

    Les soins palliatifs sont une aide médicale qui traite les symptômes d'une maladie généralement grave plutôt que la maladie elle-même, qui parfois ne peut pas être traitée ou pas facilement. Les soins palliatifs intégrés (IPC) englobent les soins palliatifs traditionnels dans le cadre de la pratique de l’euthanasie au XXIe siècle en Belgique. Dans ce nouveau modèle de soins pour les mourants, médecins et infirmières sont formés pour discuter de l'euthanasie en tant que dernière option médicale avec leurs patients. Les partisans des IPC le décrivent comme un «rapprochement».

    Historiquement, les soins palliatifs étaient définis par les convictions anti-euthanasie de sa fondatrice, Cicely Saunders, une infirmière britannique qui avait mis au point une méthode holistique de prise en charge des mourants dans les années 1940. Témoin de l’apparition de stratégies et de médicaments efficaces pour la gestion de la douleur au cours de sa vie, elle estimait que la demande d’euthanasie d’un patient traduisait un manque de prise en charge adéquate de ses besoins spirituels, émotionnels et sociaux.

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  • Le temps des saints évêques est-il révolu ?

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    D'Arthur Herlin sur Aleteia.org :

    Cardinal Sarah : « La peur est la grande faiblesse de l’Église aujourd’hui »

    © Antoine Mekary / ALETEIA

    Crise de la foi, crise de l’Église, déclin de l’Occident, le cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin, se penche sur toutes les crises du monde contemporain dans son nouveau livre-entretien : "Le soir approche et déjà le jour baisse", co-écrit avec l’essayiste Nicolas Diat. Rencontré par Aleteia, le haut prélat estime cependant que l’issue n’est pas fatale, si toutefois pasteurs, prélats et baptisés parviennent à s’affranchir de leurs peurs.

    Aleteia : Que répondre à ceux qui pourraient estimer que votre livre est pessimiste voire alarmiste ?

    Cardinal Robert Sarah : J’ai fait ce constat avec beaucoup de prudence et un grand désir de précision. Il me semble, par conséquent, qu’il ne se situe pas loin de la vérité. Bien sûr, le tableau peut paraître sombre, mais le pape Benoît XVI disait lui-même, juste avant son élection au Siège de Pierre, que l’Occident traverse une crise qui ne s’est jamais vérifiée dans toute l’histoire. La réalité est là : on ne peut pas dire qu’il n’y a pas une crise de la foi alors que les églises se vident. Je ne pense pas que par le passé nous avons assisté à des accusations telles que celles dirigées actuellement contre des cardinaux, des évêques, des prêtres, parfois même condamnés à des peines de prison… Dans la société, je ne sais pas quelle civilisation a légalisé l’avortement, l’euthanasie, a cassé la famille et brisé le mariage à ce point. Ce sont pourtant des aspects essentiels de la vie humaine. Nous sommes dans une situation difficile et la crise est profonde et grave, mais j’ai également consacré la dernière partie du livre à une longue réflexion sur l’espérance car chaque crise comporte en elle une dimension nouvelle, le début d’une renaissance.

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  • Je n’arrivais pas à croire que quelqu'un me recommandait de mettre fin aux jours de mon bébé uniquement parce qu'il était porteur de trisomie 21

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    ENCEINTE D’UNE PETITE FILLE PORTEUSE DE TRISOMIE 21, LE MÉDECIN LUI PROPOSE L’AVORTEMENT

     

    « Le médecin m'a demandé si ce bébé était prévu et m'a dit: ‘Vous êtes jeune, alors pourquoi voudriez-vous garder ce bébé alors que vos chances d'avoir un autre bébé porteur de trisomie 21 sont vraiment faibles ? Vous pourriez essayer de nouveau, pour en avoir un normal.’ » Lucas et Emily McCain sont les heureux parents de Lily, 10 ans et Ollie, 6 ans. Ils habitent Perth, en Australie. Lily, l’ainée, qui est porteuse de trisomie 21, « n’a jamais eu un seul problème de santé » depuis la naissance. Sa trisomie a été détectée dès la grossesse, à la suite d’une amniocentèse. Emily a alors été confrontée à des médecins qui l’ont poussée à avorter : « Je n’arrivais pas à croire que quelqu'un me recommandait de mettre fin à ses jours uniquement parce que mon bébé était porteur de trisomie 21 ». Elle ajoute : « nous n'avions aucune raison de considérer la trisomie 21 comme une raison de mettre fin à ses jours », d’autant plus qu’ « elle était en parfaite santé » se souvient la maman, qui avait éclaté en sanglots, « dévastée » face à l’indélicatesse du médecin. Son pédiatre, heureusement, « était très informatif et comprenait parfaitement [leur] décision ».

    Aujourd’hui, Lily est une petite fille de 10 ans pleine de vie. Si sa légère déficience intellectuelle lui a fait prendre du retard dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, sa mère reste confiante : « Je suis convaincue que c'est quelque chose qu'elle finira par atteindre, mais que cela pourrait lui prendre un peu plus de temps. ». Lily est aussi mannequin pour la marque de vêtements Target, une marque « ouverte à la diversité ». Elle « vit dans l’instant » et « adore être devant les caméras ». « Évidemment, nous nous tournons vers l'avenir pour Lily, mais nous n'essayons pas de nous attarder sur quoi que ce soit, nous essayons simplement de tirer le meilleur parti de chaque jour », conclut Emily, sa maman.

    Sources: Daily Mail, Emilia Mazza (01/04/2019)

  • Ils ont choisi le Christ

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    ils-ont-choisi-le-christ-tea-9791033608660_0.jpegJean-François Chemain, agrégé et docteur en Histoire, a enseigné dix ans en ZEP. Il répond ici aux questions que Christophe Geffroy lui pose pour le mensuel « La Nef » à propos de son nouveau livre consacré à la conversion des musulmans :

    « La Nef – Vous avez rencontré un certain nombre de musulmans devenus catholiques : comment se sont faites ces rencontres et, d’après cette expérience, qu’est-ce qui a poussé ces musulmans à la conversion, alors que rien ici ne les y incite et que quitter l’islam signifie risquer sa vie ?

    Jean-François Chemain – L’Église ne fait à peu près rien pour évangéliser les musulmans. Je suis donc frappé de constater que les personnes que j’ai interrogées ont été directement touchées par le Christ, ou la Vierge, qui leur sont apparus « réellement », ou en songe, ou encore qui ont réalisé pour eux des miracles. On ne peut non plus négliger deux facteurs importants : la rencontre avec des chrétiens vivant leur foi, sans esprit d’évangélisation, et aussi le rejet de l’islam perçu comme n’apportant pas de réponses satisfaisantes à des gens qui cherchent Dieu.

    Comment résumeriez-vous l’attitude des chrétiens face à ces conversions, depuis le chrétien du rang de la paroisse, jusqu’aux curés et aux évêques ? Est-ce reçu comme une bonne nouvelle ?

    L’accueil est très divers. Mais trop souvent on assiste à une certaine gêne de prêtres, peu préparés à la situation, ou inquiets des conséquences pour la sécurité de l’intéressé, ou encore engagés dans le dialogue interreligieux jusqu’au relativisme. Pour les laïcs c’est souvent la même chose. On a un discours convenu comme quoi il vaudrait « mieux être un bon musulman qu’un mauvais chrétien », comme si on ne pouvait pas aussi être « un bon chrétien » qui vaudrait mieux qu’un « mauvais musulman » !

    Pourquoi les responsables catholiques n’ont-ils pas le souci de l’évangélisation des musulmans, comme si le nécessaire dialogue excluait l’évangélisation ?

    La cause me paraît en être une lecture erronée de Nostra Aetate, que beaucoup interprètent comme mettant islam et christianisme sur le même plan de vérité. Or la simple lecture du texte suffit à comprendre qu’il appelle à « respecter les musulmans » pour les aider à progresser. Le respect n’est pas un but en soi, mais le climat dans lequel doit se dérouler l’évangélisation. Et puis Evangelii nuntiandi dira dix ans plus tard qu’aucune considération d’aucune sorte ne doit faire obstacle à l’annonce. Les autorités musulmanes considérant que c’est leur manquer de respect que d’évangéliser les musulmans, certains acteurs du dialogue en déduisent pourtant qu’il ne faut pas évangéliser. Et puis dans un pays qui a fait de « l’islamophobie » un délit, les convertis sont des « islamophobes objectifs », puisqu’ils ont préféré le christianisme à l’islam. Les autorités d’un diocèse francilien n’ont pas hésité à qualifier une association de convertis de « lobby islamophobe », dissuadant leurs ouailles de participer à l’un de ses forums. Il est stupéfiant que dans les difficultés que traverse l’Église, certains n’aient rien de mieux à faire que de stigmatiser ceux qui veulent la rejoindre !

    Vous évoquez une autre raison à l’ostracisme dont sont victimes les convertis de l’islam : leur amour de la France ! Pourriez-vous nous expliquer cela ? Ces convertis n’ont-ils pas un rôle prophétique pour contribuer à nous redresser, à redonner du courage à nous qui sommes si engoncés dans notre confort et nos lâchetés ?

    Ce fut ma grande surprise, au cours des entretiens que j’ai menés, de découvrir cet amour charnel, filial, de la France que les convertis interrogés ont spontanément manifesté. Certes ce discours est peu audible aujourd’hui, il sentirait le « rance » et le « moisi ». De la part de personnes qui ont été touchées par l’Esprit, cela m’interpelle pourtant ! Le Christ a bien dit à Marcel Van, ou à Mariam, la petite sainte palestinienne, qu’il avait une affection particulière pour la France.

    Connaissez-vous des cas où un musulman a pu se convertir sans risquer de pressions et de représailles de la part de sa communauté musulmane ?

    Je n’en ai personnellement rencontré aucun. Tous les convertis que je connais vivent leur foi dans la discrétion, sinon la clandestinité, même si la contrainte familiale et communautaire s’exerce à des degrés divers. Cela ne laisse pas d’interroger dans le pays des « droits de l’homme », et de la laïcité, qui affirme le droit d’avoir la religion de son choix, et d’en changer. Et je n’ai encore pas connaissance d’élu qui soit prêt à monter au créneau sur cette question. Le sujet est bien trop « casse-gueule » !

    Jean-François Chemain, Ils ont choisi le Christ. Ces convertis de l’islam dont on ne parle pas, Artège, 2019, 168 pages, 15 €.

    © LA NEF n°313 Avril 2019

    Ref. Ils ont choisi le Christ

    De leur foi musulmane, les convertis conservent la radicalité. Ils se retrouvent logiquement beaucoup mieux dans la profession de foi « Dieu ou rien » d’un cardinal comme l’africain Robert Sarah que dans celle du pape François selon qui, de toute façon, Dieu autorise la multiplicité des religions, et mieux encore dans la parole de Jésus à Thomas qui l’interroge : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? »  et auquel le Christ répond : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et, dès maintenant, vous le connaissez et vous l’avez vu… » ( Jean, 14, 5-7) .

    Jean-François Chemain, agrégé et docteur en Histoire, a enseigné dix ans en ZEP. Il est l’auteur notamment de Kiffe la France (Via Romana, 2011), Une autre Histoire de la Laïcité (Via Romana, 2013), Tarek, une chance pour la France ? (Via Romana, 2017).

    JPSC

  • Quand le jour baisse sur l’Eglise catholique…

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    Sur le site web « Pro Liturgia » :

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    Quelques petites vidéos dans lesquelles le cardinal Sarah, à l’occasion de la parution de son dernier livre, rappelle des points fondamentaux:
    ... sur la crise de la foi : cliquer ici
    ... sur la crise de l’Eglise : cliquer ici
    ... sur les raisons du combat à mener : cliquer ici
    ... sur la crise sacerdotale : cliquer ici.
    Le cardinal Sarah sait que la situation est grave; il descend donc dans l’arène pour mener “le bon combat de la foi”.

    Ref.  https://www.proliturgia.org/actua.html

    JPSC

    A lire également l'article de Christophe Geffroy sur le site de La Nef : Un monde à reconstruire

  • "Le christianisme n'est pas là pour décorer !"

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    De Paul Sugy sur le site du Figaro Vox :

    Jean-Pierre Denis: «Le christianisme n'est pas là pour décorer!»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un essai très intime, le directeur de la rédaction de La Vie plaide en faveur d'un catholicisme «attestataire» ; c'est-à-dire sans fausses pudeurs et prêt à renouer avec l'apostolat. Quitte à parler davantage de foi chrétienne, et un peu moins de politique ou de morale.

    Jean-Pierre Denis est «un catholique libéré»: dans son dernier essai*, il raconte comment il a peu à peu pris conscience que le discours de l'Église perdait parfois de vue l'essentiel. Si la culture chrétienne est selon lui indissociable de la culture française, il appelle toutefois les chrétiens à regarder davantage vers l'avenir que vers le passé. Devenus aujourd'hui minoritaires, affaiblis qui plus est par la terrible crise des abus sexuels dans l'Église, les croyants peinent parfois à trouver leur place dans une société qui paraît n'avoir plus besoin d'eux. Faux, répond le journaliste: si le christianisme s'attache à répondre aux questions les plus essentielles, alors le sens et l'espoir qu'il peut apporter aux hommes de son temps sont plus que jamais nécessaires. Et de joindre le geste à la parole, car dans un texte magnifiquement illustré par les peintures de François-Xavier de Boissoudy, le journaliste se fait aussi poète et propose une belle méditation du chemin de croix (éd. Corlevour, mars 2019).

    *Un catholique s'est échappé , éditions du Cerf, 192 p., 18 €.

     
    FIGAROVOX.- Votre livre s'ouvre sur des funérailles, celles de votre père. Après ce jour, vous décidez de ne plus taire votre foi: «j'ai retrouvé la parole», écrivez-vous. Par ailleurs, beaucoup de gens n'entrent plus dans les églises que pour l'enterrement de leurs proches: la mort est-elle le dernier lieu où la foi a encore son importance?

    Jean-Pierre DENIS.- Je me souviens en effet d'un vieux prêtre des Pyrénées qui m'avait dit un jour: «heureusement que les gens meurent encore, ça me permet de les voir!» Cela me semble logique: l'ensevelissement des morts et le culte qui leur est rendu sont la marque l'hominisation et de l'humanisation: l'homme est un animal spirituel qui accompagne vers le grand passage les défunts. La mort pose aujourd'hui encore à tous les hommes une question essentielle et existentielle, car en réalité elle les interroge sur le sens de la vie. Et la seule vraie question qui compte devient alors celle que m'a posée mon père sur son lit de mort: «quel est le chemin?» Le christianisme n'a pas à répondre à grand-chose d'autre! Quel est le chemin? Où est l'amour? Pourquoi la mort? Ce sont des questions toutes simples, mais l'Église touche le cœur des hommes quand elle y répond, bien plus que quand elle fait la morale ou qu'elle parle de politique. Non qu'elle ne doive pas le faire aussi ; mais ce n'est pas là qu'elle atteint le cœur des gens.

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  • La Nuit des Témoins 2019

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    De KTO : La Nuit des Témoins (AED)