C'est une dépêche de catho.be qui nous l'apprend :
Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, était récemment de passage à Rome. Pour lui, la future rencontre entre le patriarche Kirill et Benoît XVI sera dépendante de la résolution des différents contentieux.
Le métropolite s'est félicité de la sensibilité de Benoît XVI à la tradition orthodoxe. S'il envisage positivement l'éventualité d'une prochaine rencontre entre Benoît XVI et Kirill de Moscou, il n'en pose pas moins une condition : « Nous aimerions recevoir des signes positifs quant à la résolution des problèmes existants. »
Parmi eux, le litige opposant l'Eglise orthodoxe d'Ukraine (autonome au sein du Patriarcat de Moscou) aux orientaux catholiques, ceux-ci ayant récupéré, après 1989, plus de 500 églises qui avaient été attribuées par Staline aux orthodoxes.
Des tensions étaient, également, apparues entre les orthodoxes russes, qui souhaitent pouvoir maîtriser l'ordre du jour de cette rencontre, et leurs homologues serbes, mécontents de l'éloge du bienheureux cardinal croate Stepinac (1898-1960) prononcé par Benoît XVI lors de sa récente visite en Croatie. Excluant que cette rencontre se tienne à Rome ou à Moscou, le métropolite Hilarion a manifesté sa préférence pour un « lieu neutre », tout en précisant : « Pour nous, ce qui compte, c'est, plus que le lieu ou la date, le contenu de cette rencontre. »
La rencontre attendue entre Rome et Moscou pourrait avoir lieu en 2013 à Nis (Serbie), ville natale de l'empereur Constantin, à l'occasion du 1700e anniversaire de l'Edit de Milan, promulgué par celui-ci et marquant la neutralité de l'Empire romain face à toutes les religions.
L’Ethiopie souffre. La terrible sécheresse qui frappe la Corne de l’Afrique engendre une famine mortifère, accrue par l’afflux des populations venues de Somalie.
Selon Jean-Marie Guénois (« Le Figaro »), derrière la bataille d'experts théologiques mobilisés dans les négociations entre Rome et les lefebvristes, se joue une évolution majeure dans l'Église catholique. A son sens, un cap décisif été franchi par le Saint-Siège : l'Église catholique semble retrouver ce qu'elle vit depuis des siècles avec les douze Églises catholiques de rite oriental. À savoir la possibilité et le respect d'une différence liturgique et d'une autonomie de fonctionnement et en partie, de doctrine. On pourrait parler de la coexistence de «particularismes »
Après dix ans d’épiscopat et à un an de sa retraite, l’actuel évêque de Liège tire déjà le bilan de sa charge. Sans trop en dire aux journalistes de la Gazette de Liège qui l’interrogent
Bulletin de l'IEB - 15 septembre 2011
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