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Débats - Page 579

  • Saint Nicolas raciste ?

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    Après Tintin, saint Nicolas est sur la sellette de la nouvelle morale « droitdelhommiste ». Zwarte Piet à Anvers,  Père Fouettard à Mons, Hanscrouf à Liège , Hans Muff à Eupen, le petit valet du bon saint Nicolas qui châtie les garnements peut-il être de race noire ? Comme le ridicule ne tue pas, c’est la question sur laquelle s’est gravement penché le Centre interfédéral  de l’égalité des chances, qui a rendu un avis  « nuancé » : Père Fouettard pourra rester noir mais le Centre appelle néanmoins à un changement de mentalité de la part des citoyens belges. Lu sur Cathobel (site des médias catholiques de la Belgique francophone ) :

    « L’année dernière aux Pays-Bas, le débat avait suscité tellement d’émois que la bourgmestre d’Amsterdam a finalement décidé le mois dernier d’interdire le grimage noir des Père Fouettards défilant dans la ville le 16 novembre dernier. Les anneaux que l’associé de Saint-Nicolas a l’habitude de porter aux oreilles ont également été  interdits lors du défilé hollandais.

    En Belgique, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances a pris la question très au sérieux.  Il rappelle que l’image que les enfants se font du Père Fouettard est basée sur ce qu’en pensent les adultes. « Le Père Fouettard n’est pas non plus présenté de la même manière partout : parfois il est l’homme noir avec de grosses lèvres rouges pas très malin qui parle avec un accent étranger, parfois il est plutôt une figure blagueuse et acrobatique, parfois aussi le croquemitaine, et dans d’autres cas il est le personnage le plus amusant de la fête de Saint-Nicolas – l’homme qui distribue les cadeaux », précise le Centre pour l’égalité des chances.

    Pas d’intention raciste spécifique

    Le Centre a toutefois étudié la question du caractère discriminatoire et/ou raciste du personnage de Père Fouettard. Sa réponse est survenue quelques semaines avant la fête des enfants sages. « Dans la figure de Saint-Nicolas et du Père Fouettard  (figure stéréotypée ou pas) il ne peut être question d’une forme punissable de racisme ou d’une forme légalement prohibée de discrimination raciale », écrit-il sur son site Internet.

    La législation estime qu’un acte est punissable s’il y a une « intention spécifique », or on est bien loin de ce cas de figure, estime le Centre. « Ce serait le cas lorsque une représentation concrète de Saint-Nicolas et du Père Fouettard était associée à des propos ou à des actes punissables racistes », poursuit le Centre. Et d’ajouter que  « l’interdiction de discrimination au niveau civil sur base notamment de la couleur de peau ne serait d’application que si une personne est effectivement lésée par la fête de Saint-Nicolas, ce qui n’est pas davantage le cas. »

    Cette année, à l’occasion de la fête de Saint-Nicolas, le Père Fouettard pourra donc rester noir de peau. Le Centre estime néanmoins que le sujet mérite réflexion et qu’il peut amener à un « débat de société constructif » sur la manière de véhiculer cette coutume. Le Centre lance dès lors un appel à tous les adultes du pays pour que « la figure du Père Fouettard soit représentée autrement que comme un homme noir bête, inférieur ou dangereux ».

     Ref. Père Fouettard restera noir

    Bizarre : il y a Noir et « neur » n’est-ce pas ?  Dans mes souvenirs d’enfance de petit Liégeois, le Père Fouettard -ou plutôt Hanscrouf-  c’était le diablotin dispensateur des coups de vessies de porc aux garnements sermonnés par saint Nicolas : pas un Noir, mais plutôt un Blanc sali par la suie en entrant dans la maison par la cheminée. Allez bon, les temps changent et les obsesssions aussi (JPSC).

  • Les mises en garde du Pape François sont sans effet sur une politicienne lesbienne

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    Lu sur le site C-Fam  (Center for Family & Human Rights) :

    « NEW YORK, 5 décembre (C-Fam) Le Pape François a clairement mis en garde les députés européens la semaine dernière, leur expliquant qu’ils avaient perdu la confiance des citoyens en passant des législations « insensibles » ou « néfastes », qui serait à l’origine de l’image d’une « grand-mère, plus guère fertile », qui engendre des « styles de vies plutôt égoïstes ». Pour lui, ils devraient se garder de faire des usages impropres du concept des droits de l’homme.

    Un député a qualifié ses propos d’ « avertissement à point nommé ». Un autre déclarait que sa « sagesse s’adressait à tout le monde ». Pour sa part Ulrike Lunacek, auteur d’une résolution sur les droits homosexuels qui a suscité une forte opposition citoyenne, a offert au Pape une écharpe aux couleurs arc-en-ciel en lui disant : « cela aurait été bien si vous aviez défendu le mariage homosexuel et l’usage des contraceptifs ».

    Et d’ajouter : « Mais je n’ai pas entendu cela, et c’était un peu décevant ».

    Dans son discours au Parlement européen, le Pape a abordé un grand nombre de problèmes, dont par exemple les brutalités que subissent les Chrétiens, l’indifférence envers les vies considérées comme inutiles, et l’isolement des personnes « seules ». Il a également proposé une recette de guérison.

    Protégez la dignité humaine, a-t-il conseillé. La famille, où père et mère élèvent les enfants, est l’ « élément le plus précieux de toute société, et donne une « direction aux nouvelles générations ».

    Ulrike Lunacek est co-présidente de l’Intergroupe du Parlement européen pour les droits LGBT.

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  • Pourquoi certaines paroisses se retirent-elles du téléthon ?

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    Par Arnaud Dumouch 

    Pourquoi certaines paroisses se retirent-elles du téléthon ?
    Analyse d’un théologien, par Arnaud Dumouch, 05 décembre 2014
    L’existence de l’âme immortelle des enfants conçus est une foi fondatrice et imprescriptible et du catholicisme. (Voir saint Jean-Paul II, Donum Vitae 5, Evangelium Vitae 60.
    En conséquence, un blocage absolu avec deux pratiques encouragées par le téléthon : l’eugénisme des embryons handicapés au lieu de la recherche sur leur guérison ; les expérimentations sur les embryons avortés.

  • Quand la Belgique invente le statut de "comaternité" automatique pour les couples de lesbiennes

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    Nous avions évoqué cette loi hier; J. Smits analyse et commente cette mesure :

    Belgique : et maintenant, la présomption de maternité

    En Belgique, on a décidé d'en finir avec l'adoption par les couples homosexuels. A partir du 1er janvier entrera en vigueur une loi adoptée en juillet dernier, qui invente le statut de « comaternité » automatique pour les couples de lesbiennes « mariées » et prévoit une simple démarche administrative pour celles qui ne le sont pas. Dans le cadre du « mariage », cela s'appelle (il fallait l'inventer) la « présomption de maternité » pour celle qui n'est pas la mère biologique de l'enfant.

    Et, non, ce n'est pas une histoire belge.

    C'est au nom de la totale égalité de droits que les couples de lesbiennes se voient reconnaître cette facilité. L'enfant qui naît dans le cadre du mariage est supposée être l'enfant des deux partenaires ; nul besoin de suivre la longue enquête en vue de l'adoption, pas de complication.

    Lire la suite sur le blog de Jeanne Smits

  • La descente aux enfers de l’occident chrétien : irréversible ?

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    Sur le chemin de l’enfer, Dante vit soudain une porte sur laquelle étaient écrits ces mots tracés d’une sombre couleur : « vous qui entrez, laissez toute espérance » ( La divine comédie, livre un, dantenf07-02-01 (1).jpgchant troisième, vendredi-saint, 8 avril 1300). Lu sur le « metablog », cette réflexion post-synodale :

    « La popularité du pape François, y compris auprès de publics éloignés de l’Église, est un phénomène massif et constant. Un pape qui fait l’objet de plusieurs couvertures de journaux à portée mondiale ; un pape qui suscite l’intérêt de personnalités éloignées de l’Église; etc. Certains hurleraient, d’autres s’en réjouiraient. Mais ce n’est pas la question. Et je crains que les discussions sur le pontificat bergoglien n’oublient certaines choses, à commencer par l’état précaire du catholicisme dans un pays comme la France, qui se vérifie dans tout l’occident sécularisé (de Los Angeles à Berlin ou de Stockholm à Barcelone). On raisonne encore comme si les jeunes de France et de Navarre étaient en contact permanent avec l’Église, comme si celle-ci continuait à drainer massivement les jeunes par ses aumôneries et son catéchisme… Nous ne sommes plus dans les années 1950, on en conviendra. Mais nous ne sommes plus non plus dans les années 1980: cela, on tend à l’oublier, tant chez les catholiques dits traditionnels que chez ceux qui ne le sont pas.

    Permettez-moi une petite séquence rétro. Je ne vais pas vous parler de l’état de l’Église avant le concile, ou même de celui des dernières années pacelliennes ou même du bref intermède roncallien, mais bien de la situation des années 1980. Au cours de ces années, un nombre non négligeable d’enfants allaient au catéchisme et suivaient un parcours sacramentel complet, allant du baptême à la confirmation. Évidemment, ils allaient au catéchisme qui avait, pour ainsi dire, pignon sur rue, au point de susciter la curiosité de leurs collègues. Certes, les jeunes n’allaient pas à la messe tridentine, pas plus qu’ils ne suivaient un catéchisme sous forme de questions-réponses (le manuel Pierres vivantes existait) ; mais dans ces années 1980, le catholicisme existait encore dans l’espace public. Le catéchisme des enfants était un phénomène social. Malgré

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  • Avortement : le Grand-Duché passe à la vitesse supérieure

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    Lu ICI :

    "Une femme pourra maintenant avorter jusqu'à la 14e semaine de grossesse, sans devoir déclarer une raison déterminée pour ce faire.

    Que signifie concrètement cette légalisation de l'avortement jusqu'à 3 mois de grossesse? Lors du briefing qui a suivi le conseil des ministres vendredi, le ministre de la Justice, Felix Braz, a présenté le plan pour cette nouvelle loi sur l'avortement: une femme pourra interrompre sa grossesse jusqu'à la 14e semaine sans devoir fournir une raison ou démontrer une détresse.

    Et Daniele Ignite, la présidente du Planning familial, trouve cela très positif. C'est précisément ce que souhaitait le Planning. La pré-consultation a également été supprimée, ce qui est une bonne chose: la femme va enfin pouvoir décider seule de ce qu'elle fait avec son corps. En d'autres termes, le femme n'aura plus besoin d'un certificat d'un médecin qui autorise un avortement pour des raisons psychologiques ou sociales." (...)

  • France : le Parti Républicain Chrétien dresse le bilan de la Loi Veil

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    Quel bilan dresser de la loi Veil, 40 ans après ? (source)

    A l’heure du 40 ème anniversaire de la loi Veil du 26 novembre 1974, quel bilan faire du recours  à l’IVG ?

    La loi Veil a légalisé  l’interruption volontaire de grossesse afin de répondre à la situation de détresse (article 4*) dans laquelle se trouvaient certaines femmes socialement défavorisées qui n’avaient pas accès à la contraception, et qui faute de pouvoir assumer l’éducation de leur enfant, pratiquaient cet acte parfois dans les pires conditions.

    Dans l’esprit de cette loi, qui se voulait protectrice des personnes défavorisées, avorter restait une exception au principe du respect de tout être humain dès le commencement de la vie. C’est ainsi que l’article 1 de la loi rappelait qu’il  « ne saurait être porté atteinte à ce principe qu’en cas de nécessité et selon les conditions définies par la loi. »

    40 ans après, alors que la contraception est banalisée, il est légitime de nous demander si la mise en œuvre de cette loi a vraiment bénéficié aux personnes socialement défavorisées et si l’IVG est restée une exception au principe du respect de la vie.

    En France, le nombre d’avortements ne diminue pas. Il a même augmenté en 2013

    Depuis ces dix dernières années, il existe en moyenne  200 000 avortements par an. Ce chiffre est passé  à 217 000 en 2013 selon un rapport de la Direction des Etudes et Statistiques du ministère de la Santé (Drees) publié en juin. Cette situation s’explique par le fait que  l’IVG est remboursée à 100% par la sécurité sociale, alors que les pilules ne le sont pas, ce qui en fait un moyen de contraception plus accessible pour toutes les femmes. 

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  • Lorsque des médias catholiques se mettent à douter du pape : proposition de lecture

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    Nous remercions Arnaud Dumouch pour sa "lecture" inspirée par celle de Henri Hude au sujet du doute qui s'est fait jour dans certains milieux catholiques à l'égard du pape François et auquel n'échappent pas certains de nos amis. Cela ne veut pas nécessairement dire que nous adhérions sans réserve aux affirmations d'Arnaud Dumouch concernant le "saint" Concile Vatican II et les orientations suivies depuis par l'Eglise postconciliaire.

    Lorsque les médias catholiques se mettent à douter du pape François (7 mn).

    Analyse d’un théologien, par Henri Hude et Arnaud Dumouch, 30 novembre 2014

    Traditionnellement, les grands médias travaillent à couper le peuple de Dieu du pape : il est l’Autorité rigide, le tueur de la liberté et de l’amour au nom d’une vérité périmée.

    Mais le peuple comprend de plus en plus que ces médias cherchent le manipuler et il ne se laisse plus faire. Alors, changement de tactique : Ces médias se mettent à dire du pape François le plus de bien qu’ils pourront. Ainsi l’élite catholique, par habitude, tendra à se méfier de ce pape dont les médias, chantre de la mondanité, diront du bien. Il faut ajouter que ça ne marche pas si mal et que des journalistes catholiques tombent de plus en plus souvent dans ce piège. La tactique a pourtant des chances limitées de succès, une fois passé un moment de flottement. De plus en plus, l’intuition du pape sera comprise, lui qui a canonisé ensemble Jean XXIII et Jean-Paul II, le pape symbole de l’amour pastoral et le pape symbole de la vérité lumineuse. 

    http://www.libertepolitique.com/Actua...

  • France : les opposants à l'euthanasie tirent la sonnette d'alarme

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    Du Figaro.fr (Agnès Leclair) :

    Fin de vie : les opposants à l'euthanasie tirent la sonnette d'alarme

    À quelques semaines des propositions de la mission parlementaire sur la fin de vie, un nouveau collectif «Soulager mais pas tuer» lance une campagne de mobilisation des opposants à l'évolution de la loi Leonetti.

    Les anti-euthanasie sont sur le pied de guerre. Avant même que les conclusions de la mission sur la fin de vie confiée au députés Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS) par François Hollande soient connues, un nouveau mouvement vient de se lancer pour mobiliser «contre toute forme d'euthanasie et pour le développement des soins palliatifs».

    Ce collectif baptisé «Soulager mais pas tuer» a organisé vendredi des rassemblements dans une soixantaine de villes et tenu sa première conférence de presse à Paris, à quelques mètres de l'Assemblée Nationale afin de plaider pour «le développement d'une culture palliative, préservée de toute intention de provoquer la mort». Des grandes silhouettes blanches en carton étaient tenues par des manifestants pour symboliser leur soutien «aux plus fragiles».

    Philippe Pozzo di Borgo, l'aristocrate tétraplégique dont l'histoire a inspiré le film Intouchables, a accepté d'être le parrain de ce nouveau collectif. «Ne touchez donc pas aux intouchables. Soulagez-nous, mais ne nous tuez pas. Quelle violence faite aux humiliés, à la vie aux extrémités!», a écrit en soutien au mouvement l'ancien patron de Pommery devenu tétraplégique.

    «On fait trop croire aux Français qu'il leur faudrait choisir entre souffrir et mourir», ont déploré les associations membres du mouvement. Parmi elles, Alliance Vita, une association pro-vie, engagée de longue date contre l'euthanasie mais aussi l'initiative Convergence Soignants Soignés qui réunit depuis 14 ans des professionnels de santé engagés pour la «sauvegarde de la confiance» avec les patients ou encore Soigner dans la dignité, association créée par des étudiants en médecine.

    «Une résistance est en train de naître»

    Au cœur de leurs inquiétudes, un nouveau droit à une «sédation profonde et terminale jusqu'au décès, et dans un délai non déraisonnable», évoquée par le député PS Alain Claeys dans un entretien accordé au journal Libération le 27 novembre. Le parlementaire est allé jusqu'à évoquer «une aide active à mourir» pour décrire cette sédation. Une «euthanasie masquée, qui ne dit pas son nom», se sont émus les porte-paroles de «Soulager mais pas tuer» pour qui la ligne jaune risque d'être franchie. «Ce n'est pas la même chose que la pratique de la sédation en phase terminale qui peut se révéler nécessaire et légitime. Nous contestons toute pratique de sédation ayant pour objectif de provoquer la mort, notamment quand cette sédation est accompagnée d'un arrêt de l'alimentation et de l'hydratation, quand ce procédé est destiné à arrêter la vie», plaide le mouvement. «Ce n'est pas le même geste que l'euthanasie. Cette possibilité existe déjà dans le code de déontologie, il faut la faire rentrer dans la loi», avait cependant estimé Jean Leonetti dans le Figaro, le 24 octobre dernier. Mais à moins de deux semaines de la remise de leur rapport, les deux députés doivent apparemment encore accorder leurs violons.

    «Une résistance est en train de naître», a estimé Tugdual Derville, porte-parole d'Alliance Vita. Ce dernier craint par ailleurs que le débat parlementaire ne «dérape» si la mission Leonetti/Claeys et ses propositions «pseudo-consensuelles» donnaient naissance à un texte législatif comme s'y est engagé le président de la République. «N'oublions pas que Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale est favorable à la légalisation du suicide assisté», glisse-t-il. «Nous ne voulons pas arriver après la bataille, nous voulons informer, prévenir, être un détonateur».

    Les partisans de l'euthanasie, de leur côté, ont également déjà commencé à critiquer le travail de la mission. «Nous ne voulons pas d'une amélioration de la loi Leonetti car cette loi, faite par les médecins et pour les médecins, a échoué. Nous voulons un changement de logique plaçant la personne qui va mourir au centre», a ainsi indiqué début novembre à l'AFP Jean-Luc Romero, le président de l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité).

  • L'IVG, la solution la plus violente pour la mère et son enfant; témoignage

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    ANNE-HÉLÈNE VEUT « ROMPRE LE SILENCE » SUR L’AVORTEMENT

    (synthèse de presse de gènéthique.org)

    A l’occasion des 40 ans de la loi Veil et face à une volonté politique croissante de présenter l’avortement comme un « droit fondamental », Anne-Hélène, représentante en France de l’initiative ivg-romprelesilence.fr, publie son témoignage. Elle milite aujourd’hui pour que les femmes ayant avorté puissent être accompagnées.

    Anne-Hélène a avorté à l’âge de dix-huit ans. Face à une grossesse non planifiée et « en l’absence de soutien, en l’absence d’information, en l’absence d’alternatives positives pour la mère et l’enfants », elle considère que l’avortement n’est « pas un choix libre. »

    « Etait-ce un droit fondamental pour moi de vivre pendant des années avec ce cauchemar refoulé puis conscient d’avoir détruit cette merveille extraordinaire ? Etait-ce un droit fondamental pour moi de me retrouver submergée par un raz de marée de larmes avec la naissance de mon 2ème enfant en réalisant que je n’avais jamais fait le deuil du premier ? Etait-ce un droit fondamental de mettre plus de 10 ans ensuite à assécher cette marée de larmes avec l’aide de toutes celles passées par les mêmes souffrances que moi ? Etait-ce un droit fondamental pour moi de ne jamais connaitre les yeux, le visage, le caractère de mon enfant et de vivre jusqu’à ma mort sans pouvoir le prendre dans mes bras ? Etait-ce un droit fondamental pour moi d’avoir dit non à tous les possibles permis par cette nouvelle vie et de devoir passer ensuite toute ma vie à essayer de réparer tous les liens relationnels brisés par l’avortement ? », interroge Anne-Hélène.

    Elle peine à comprendre une société qui présente cet acte comme « un droit fondamental » alors qu’il est « la solution la plus violente pour la mère et son enfant ». Car des alternatives existent. Anne-Hélène évoque le recours à l’adoption ouverte, autorisée en Amérique du Nord, mais qui n’existe pas en France. Cette procédure « permet à la femme de ne pas avoir à assurer l’éducation d’un enfant si elle n’est pas prête, de ne pas avoir à continuer à être en relation avec le père de l’enfant, de pouvoir continuer ses études etc. A la différence de l’adoption à la française, elle permet de rester en relation avec l’enfant » qui sait ainsi « pourquoi il a été adopté et est rassuré sur ses origines. » La mère est quant à elle « rassurée sur l’avenir de son enfant », là où, avec l’avortement, elle « est plongée dans un processus de deuil quasi interminable, d’autant plus long que la perte est niée ». Pour une mère, termine-t-elle, « il est plus facile de vivre avec le souvenir que l’on a donné la vie qu’avec le souvenir que l’on a donné la mort ».  

    Source: La-croix.com 26/11/2014

  • Avortement : mais où sont les hommes ?

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    De Jean-Marie Le Méné, cette tribune sur Valeurs Actuelles :

    "Avortement : où sont les hommes ?"

    Jean-Marie Le Méné est président de la Fondation Jérôme Lejeune. 

    Le 26 novembre, jour anniversaire de l’ouverture du débat il y a quarante ans, l’Assemblée nationale est appelée à voter une résolution affirmant un prétendu « droit fondamental à l’avortement ».

    Comment peut-on accepter de mettre aux voix la vie humaine ? Il n’y a qu’une façon de le faire : en trompant le peuple par un mensonge, en lui faisant croire que l’avortement ne tue personne et que celui qui ose émettre des doutes menace la République. C’est ce que l’historien Pierre Chaunu appelait « le mensonge qui tue ». Perpétré depuis quarante ans, ce mensonge tache la démocratie en apportant la preuve que le risque existe toujours de faire voter le pire. On rétorquera que, selon les sondages, une écrasante majorité de citoyens est favorable à l’avortement. Il faudrait voir … L’Etat en fait une promotion éhontée, la Sécurité sociale assimile l’enfant avorté à une maladie guérie, les médecins sont traduits devant le conseil de l’ordre s’ils ont le malheur de suggérer qu’une femme peut garder son enfant, les associations pro-life font l’objet d’une chasse aux sorcières et les autorités morales sont tétanisées à l’idée de prendre la parole publiquement sur le sujet.

    La démocratie est aussi rongée de l’intérieur par le mécanisme des « illégalités fécondes ». Le juge amorce le mouvement en ne punissant plus certaines infractions et une spirale libertaire s’enclenche. A l’image de l’avortement, l’interdit devient une tolérance, puis une exception légalisée, puis un droit commun, puis un droit fondamental, puis une obligation. Rappelons l’oukase du CSA enjoignant aux chaînes TV de ne pas passer une vidéo donnant la parole à des jeunes trisomiques pour ne pas culpabiliser les femmes ayant avorté. Le droit à l’avortement est supérieur à la liberté d’expression de ses rescapés ! Citons aussi ce qui s’est passé pour la recherche scientifique qui utilise et détruit des embryons humains. En quelques années, ce qui était considéré comme une horreur est devenue un droit pour les chercheurs. L’exception devient la règle. Il devient impossible de défendre les embryons humains qui sont moins bien protégés que les animaux ou que certaines espèces végétales. Et le dire conduit à être censuré par un gouvernement des juges. C’est ce qui ne manquera pas d’arriver avec l’euthanasie. Puisque de nombreux médecins délivrent déjà la mort par compassion et ne sont plus punis depuis longtemps, alors légalisons l’euthanasie. Il deviendra peu à peu interdit de s’y opposer, voire de s’y soustraire. Il suffit de voir les parents de Vincent Lambert déjà condamnés par une justice médiatique qui leur conteste le droit de résister à ceux qui attentent à la vie de leur fils.

    Enfin c’est surtout le « déclin du courage » qui anémie la démocratie. Quand la quasi-unanimité du personnel politique accepte d’être complice d’une désinformation massive qui nous ressert des slogans éculés sur la réticence du corps médical, les délais, l’exil à l’étranger, de qui se moque-t-on ? Ou plutôt qui a-t-on peur de contrarier ? Il n’est pas un jour où notre société ne déplore la perte des valeurs, l’effacement des repères et la dépression collective. Et la classe politique ne trouve rien de mieux que se prononcer sur un droit fondamental à faire mourir l’enfant avant sa naissance ? Au-delà du monde politique, on aurait envie de dire : où sont les hommes ? Ont-ils conscience que leur démission depuis quarante ans a précipité les femmes dans un piège, qu’elles mettent une vie entière à tenter d’oublier, à « lui » pardonner et à se pardonner ? Les sites, les blogs, les forums de discussion de femmes débordent de témoignages glaçants et bouleversants. Les hommes politiques qui vont voter demain comprennent-ils que les femmes restent toujours mères de l’enfant avorté et que le deuil n’est plus jamais possible quand il y a « un droit à » ? Toujours, jamais ! Ce ne sont pas les femmes qui avortent qu’il faut condamner, mais les hommes qui, en détournant le regard, les enferment par leur vote entre le « toujours » et le « jamais ».

  • Strasbourg : le pape-t-il cassé son image de "pape ouvert" ?

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    C'est ce que semble penser Bernadette Sauvaget, journaliste de Libération :

    Les trois messages du pape François à l'Europe

    ANALYSE : Dans ses deux discours à Strasbourg, mardi, Bergoglio a fustigé l’individualisme mais aussi l’avortement.

    Sans surprise, les longs applaudissements ont été au rendez-vous. Et pourtant, Jorge Mario Bergoglio a été, à Strasbourg, un pape sans concessions, offensif même. En deux discours, prononcés en italien devant le Parlement européen puis au Conseil de l’Europe, le pape François, en visite éclair ce mardi matin, a donné une feuille de route spirituelle et politique à l’Europe. Ce qui pourrait, une fois passée l’euphorie du voyage, en mécontenter plus d’un, notamment dans sa condamnation forte de l’avortement et de l’euthanasie. Retour sur trois déclarations forte du pape, prononcées ce mardi. 

    «NOUS AVONS DEVANT LES YEUX L’IMAGE D’UNE EUROPE BLESSÉE, FATIGUÉE, PESSIMISTE QUI SE SENT ASSIÉGÉE»

    Conforme à ce qu’il en évoquait déjà ces derniers mois, Bergoglio s’inquiète d’une Europe qui, de son point de vue, est à bout de souffle. En juin, il promettait de la réveiller. C’est donc bien ce qu’il est venu faire à Strasbourg, sur le même registre que le président du Parlement européen, Martin Schultz.

    A partir de ce constat, Bergoglio a voulu proposer un diagnostic. Vue d’Amérique latine, son continent d’origine, l’Europe traverse une sorte de nuit, liée essentiellement à la montée de la sécularisation. Ce qui, pour le pape, correspond à l’abandon de ses racines, un thème qu’il a martelé dans ses deux discours ce mardi à Strasbourg, se livrant à une virulente critique de l’individualisme contraire au développement du bien commun.

    «DE L’INDIVIDUALISME INDIFFÉRENT NAÎT LA CULTURE DE L’OPULENCE AUQUEL CORRESPOND LA CULTURE DU DÉCHET»

    Cette thématique de la «culture du déchet» est une constante dans la pensée bergoglienne; c’est un concept qu'il a forgé quand il était archevêque de Buenos Aires. Cassant son image de pape ouvert, il a clairement condamné le recours à l’euthanasie et à l’avortement qui appartiennent, selon lui, à cette «culture du déchet». Dans la vision de Bergoglio, il y a cette crainte très vive que, dans une société où l’économie et la technique sont reines, on se débarrasse de ceux devenus inutiles, notamment les personnes âgées qu’il a évoquées à plusieurs reprises à Strasbourg.

    «JE VOUS EXHORTE À TRAVAILLER POUR QUE L’EUROPE RETROUVE SA BONNE ÂME»

    On attendait un message très social du pape devant les institutions européennes, comme une sorte de prolongement de sa visite à l’île de Lampedusa, quelque mois après son élection. Il a de fait condamné le sort des migrants. «On ne peut pas tolérer que la Méditerranée devienne un grand cimetière», s'est-il écrié. Mais Bergoglio a surtout délivré un message philosophique, destiné à redonner du souffle à l’Europe. «Je vous exhorte à travailler pour que l’Europe retrouve sa bonne âme», a-t-il lancé aux parlementaires européens. Même s’il a rendu hommage aux différentes cultures qui ont fait l’Europe, mentionnant même au passage les Celtes, Bergoglio pense, bien sûr, que cette âme-là est d’abord chrétienne. Ce qui pourrait aussi, dans les jours à venir, faire grincer bien des dents !

    Voir l'émission sur KTO : "Le pape François et l'Europe"

    Edition spéciale à l'occasion de la visite du Pape François au Parlement européen et au Conseil de l'Europe à Strasbourg ce mardi 25 novembre 2014. La précédente visite d'un pape auprès de ses institutions remonte à 1988. A l'époque, Jean-Paul II venait à la rencontre d'un parlement où ne siégeaient que 12 pays. Le mur de Berlin n'était pas tombé. Depuis, l'Union Européenne s'est élargie à 28 Etats. Et la sécularisation s'est renforcée. A cette crise existentielle s'est ajoutée une crise économique durable. A Strasbourg, le pape François a choisi de s'adresser à l'ensemble du continent Européen. Retour sur son message et débat autour des points forts de ses deux discours avec nos invités : Martin Schulz, président du Parlement européen ; Gabriella Battaini-Dragoni, Secrétaire générale adjointe du Conseil de l'Europe ; Mgr Jean-Pierre Grallet, membre de la COMECE ; Philippe Lamberts, coprésident du groupe des Verts au Parlement européen ; Anna Zaborska, député européenne slovaque.